Les potins du lundi

Le docteur Gérard Porte nous met en garde, le cycliste aura tôt ou tard sa petite pathologie

Je cours après mes kilomètres à vélo. Et cette année je cours du mieux possible, rien n’y fait, j’ai toujours mille kilomètres de retard. Les mille kilomètres de mon voyage à sacoches à Valjoly en 2018. Finalement, sans m’en apercevoir, je suis un cycliste décroissant. J’use moins mon corps et mes vélos. Relativisons, faire cent bornes tous les jours avec des sacoches n’est pas difficile dès lors qu’on est entrainé. Si l’on doit grimper le Tourmalet, c’est différent évidemment. Tout est relatif. Idem si tu pars avec tes sacoches l’été pendant les vacances sans s’y être préparé.

Les voyages, ça forme la jeunesse. La vieillesse aussi.

En parlant de vieillesse, il faut se préparer à tout. Y compris au pire. Je découvre petit à petit les affres du cycliste qui un matin a mal ici…et là. Pour moi ça commence par des souffrances articulaires. Trois heures de guidon et j’ai les phalanges douloureuses et gonflées le soir même. Pour d’autres, ce sont des restrictions cardiaques. Bref si faire du vélo entretient la forme, ça la démolit aussi un peu. Comprenne qui pourra!

J’entrevois déjà un jour où mes escapades vosgiennes ne seront plus que dans les rêves. Il me restera les images du temps jadis.

Col du Calvaire 2017, une convivialité assumée qui se perd peu à peu

Puisque nous en sommes là, il est temps de parler du nouvel artifice de ceux qui ne peuvent plus grimper (à vélo!). Alors ils passent à l’électrique et se donnent de nouvelles perspectives et illusions. Mais, il y a deux ans, un centcoliste émérite rencontré au col du Calvaire (le bien-nommé) m’avait confié qu’une fois qu’il ne pourrait plus pédaler, son vélo serait remis au clou. Et pas question de passer à l’électrique. C’était un principe pour lui, pour ne pas dire une fierté.

Pourquoi les élus seraient-ils épargnés ?

Ramassage des ordures à Louvain-la-Neuve

C’est la question que pose Philippe Bilger sur son blog à propos de ce maire de Signes écrasé par un véhicule venu déposer des gravats sur sa commune.

Oui pourquoi seraient-ils épargnés ces maires? La République les a abandonnés depuis longtemps et celui qui veut jouer les Rambo risque sa vie comme tout pékin victime d’un délit routier. C’est un constat.

Le président de la République est intervenu pour appeler à être « sans complaisance et ferme » à l’encontre des « incivilités » et de la dégradation « du sens de l’Etat de la Nation »

décharge moniteurs informatiques en Chine

Autrement dit, circulez, y’a rien à voir!

La République est devenue la République des Pleureuses. Nos braves soldats du feu sont honorés d’une médaille lorsqu’ils décèdent. Le maire de Signes aussi.

Mais quoi d’autre? rien!

Il faut en convenir: nous sommes en face d’un Etat impuissant incapable de faire sa police et qui laisse les voyous nous pourrir la vie. Chaque jour.

Pleurons mes frères de toutes nos larmes puisque la République nous y invite.

Restent les déchets. Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de toutes ces ordures produites par la société de consommation. Dans le temps, on avait juste droit à rien. Chacun faisait avec rien. Son compost avec les épluchures de pomme de terre, ses manches de râteau avec du cornouiller et sa lessive avec une …lessiveuse. Pour l’eau on avait le broc et la cruche en porcelaine sur la table. Aujourd’hui, on a tout, parfois en double voire en triple et ça déborde partout dans les placards, les greniers et au garage. Une fois que la place manque, qu’est-ce qu’on va faire de tout ça?

Pour les particuliers, fastoche, on les fait payer via la redevance d’enlèvement des ordures. Et si ça déborde encore, on a inventé les déchetteries…et même le mot dont l’orthographe peut être variable. Ne plaisantons pas avec les déchetteries: on est en face d’une véritable industrie du déchet. Pas question d’abandonner les bouteilles en plastique: les déchetteries en vivent. On est coincés pour longtemps avec le plastoque, avec Wattwiller et Vittel. Si vous buvez l’eau du robinet, sacrilège! vous allez mettre des types au chômage et faire monter le coût de la redevance.

Ce dépôt de gravats pourra servir à renforcer un chemin forestier. Admettons!

Et pour les tonnes de gravats des entreprises? dès lors que c’est payant, on comprend le comportement de certains entrepreneurs indélicats qui préfèrent benner derrière un buisson. Pas grand risque de se faire prendre.

désamiantage d’un tour HLM à Wittelsheim

Les Parisiens sont-ils irresponsables? Oui puisqu’ils ne semblent pas prendre conscience du danger constitué par l’importante pollution au plomb consécutive à l’incendie de Notre-Dame. Les pouvoirs publics réagissent mollement. Le pire du mal n’est-il pas déjà fait? Pour les touristes, les badauds qui regardaient le sinistre, c’est déjà trop tard. Mais pour les habitants, il apparait que la pollution s’étend sur plusieurs kilomètres au sein de la capitale. Du Monoxyde de Plomb PbO (jaune au rouge), et Dioxyde de Plomb PbO2 (teinte noirâtre) dispersés partout et des ouvriers qui caracolent dans tous les sens sur le sinistre. Construire un sarcophage comme on le fait pour désamianter les immeubles? vous n’y songez pas, ça coûterait bonbon!

Dechambenoît, le munster fermier

C’est vous qui êtes dans le journal de ce matin? oui on me l’a dit…mais je n’ai pas vu l’article… Je vais vous le chercher. La fermière est contente, elle va pouvoir afficher la page des DNA à sa ferme comme un trophée.

Ce sont les DNA du jour qui consacre un article au munster fermier ou Munster-Géromé de la ferme Dechambenoit installée au Frenat du Haut à Le Ménil (Vosges).

La vache de race vosgienne se distingue par son dos blanc (vaches du coté du Champ du Feu)

Le munster fermier, ou Munster-Géromé, est un fromage au lait de vache, à pâte molle à croûte lavée provenant d’Alsace ou des Vosges et contenant 45% de matière grasse. Pourquoi Géromé? parce qu’au fil des siècles la fabrication du Munster (Alsace) s’est répandue sur le versant lorrain des Vosges et popularisé lors des foires de Gérardmer (Géromé)

Le munster fermier voyage à vélo parfaitement

Aussitôt lu, aussitôt je suis parti à mon marché acheter le fameux munster fermier au lait cru.

la ferme est au km 24 de notre parcours à coté de la Passe du Sêcheneux

Le Frenat du Haut, on connait avec l’ami Jean. La ferme perche, c’est le cas de le dire à coté de la Passe du Sêcheneux.

Ce jour là, en 2014, on en avait bavé avec Jean pour grimper la passe du Sêcheneux

C’est sympa, la fermière vient chaque samedi à Thann vendre ses produits laitiers, Munster et autre bargkass ou Bergkäs si vous préférez, le fromage de montagne.

Si l’envie vous prend d’aller faire ce parcours routier du coté de la ferme Dechambenoît, voir mon billet d’alors…ici

Deux décès à la Semaine

C’est dans FR3 Nouvelle Aquitaine qu’on apprend que deux cyclistes participant à la semaine fédérale de cyclotourisme de Cognac sont décédés suite à des accidents cardiaques.

Voir l’info ici

D’année en année, force est de constater que le risque cardio-vasculaire s’accroit avec l’âge des participants.

Certaines images de la vidéo parlent d’elles-mêmes…on se demande si le cameraman ne l’a pas fait exprès. Il va falloir hélas se résoudre à admettre que l’âge d’or du cyclotourisme pratiqué à la FFVélo est derrière nous. Et c’est triste.

L’avenir de la route partagée

D’abord un constat simple pour se rendre compte de la complexité du problème de la concentration routière en France…et des conséquences environnementales engendrées:

  • En 1970, le parc automobile était composé de 14 millions de véhicules
  • 50 ans plus tard, le parc atteint près de 40 millions!

L’avenir de nos routes ne va pas s’arranger pour les automobilistes. Les contraintes environnementales (bruit, vitesse, pollution, encombrements) font que la puissance publique s’ingénie à trouver les moyens de dissuader l’auto de passer par là…et même de passer tout court.

L’arsenal de moyens, on le connait. En ville, il s’agit de faire baisser la vitesse tout en déviant le trafic inutile à l’extérieur des agglomérations.

voir le décret partage de la voirie

Zone 30, zone 20, ralentisseurs, rétrécissements, chicanes, feux « pédagogiques », sens interdits, rings obligatoires,…et stationnements interdits ou payants.

Mais les élus qui croient avoir rétabli la quiétude dans les quartiers résidentiels doivent à présent compter avec les GPS qui s’ingénient à déjouer les plans de circulation organisés par les agglos. Quelle n’est pas la stupeur de certains quartiers jusqu’alors paisibles de se voir envahis par de nouveaux Bisons Futés dotés de logiciels GPS à l’intelligence redoutable capables de contourner les embouteillages!

La chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) est un outil encore peu usité tant elle déconcerte l’automobiliste français. Le CVCB consiste à ne laisser qu’une voie aux voitures tout en aménageant deux rives cyclables pour les cyclistes. Aussi dénommée «chaucidou» (chaussée pour les circulations douces) ou Kernfahrbahn en Suisse ou en Allemagne.

CVCB aux Pays-Bas

Pour l’avoir expérimenté en tant qu’automobiliste, l’effet est immédiat. Si un véhicule surgit face à vous, vous ralentissez immédiatement et songez à vous « garer » sur la bande cyclable sans faucher le cycliste qui s’y trouve! La manœuvre est délicate et oblige à faire preuve d’attention.

Les Pays-Bas sont adeptes du genre car dans ce pays, chaque voie secondaire fait d’abord la place aux deux-roues.

Les clubs face à la révolution électrique

vélo à assistance électrique, la confusion des genres va t-elle fausser le jeu? celui-ci est électrique et pas facile à reconnaître

C’est en chemin, hier sur nos VTT, que Claude imaginait que le Club des Cent Cols pourrait accepter les vélos à assistance électrique autrement que sous le seul aspect médical du pédalant. Ne le répétons-pas: il soupçonne certains centcolistes de flirter avec la règle en grimpant les cols avec une aide électrique.

En effet, les clubs sont de plus en plus confrontés à des adhérents vieillissants qui ne peuvent plus « suivre » sans l’aide de l’assistance électrique.

Electrique ou pas, les clubs vont peiner à satisfaire tous les publics

Mais pas seulement!

De plus en plus nombreux, des cyclistes en pleine forme font de l’électrique une véritable discipline. Ils se détournent donc naturellement des clubs où l’acceptation est conditionnelle.

Par exemple au Club des Cent Cols où la règle fondatrice est de gravir des cols avec son vélo et l’unique force musculaire, comment faire pour adapter cette règle?

  • créer une section distincte réservée aux « électriciens »?
  • confondre les deux disciplines?

L’une et l’autre de ces solutions posent problème.

Un discipline distincte revient carrément à créer un second club avec ses propres tableaux et palmarès, sans que les cols gravis en « musculaire » puissent être confondus avec l’électrique…

Déjà en 2018, les organisateurs ne s’embarrassent pas, électrique ou pas, tout le monde est admis à concourir

Confondre les deux disciplines va engendrer naturellement des frustrations… ceux qui trouveront les parcours trop faciles (les électriciens) …et ceux qui se verront concurrencés injustement dans l’effort.

Je ne méconnais pas le fait qu’une perméabilité existe entre vélo et vélo à assistance; ainsi ce couple de cyclistes de forces inégales qui souhaiterait rouler ensemble…et qui donc se verrait mal devoir participer à des circuits distincts.

Il reste que la question est posée de savoir comment accueillir le vélo assistance en club…car entre vélo muscu et vélo électrique, il existe deux approches pour ne pas dire deux cultures du vélo. Celle des inconditionnels ou le vélo est synonyme d’effort et de dépassement de soi et celle des adeptes du loisir cycliste en mode assisté qui n’ont pas envie de se projeter dans une perspective contraignante demandant rigueur et entraînement permanent.

Du coté de la Fédération de cyclotourisme, l’essor du VAE interpelle, « Cyclotouristes, mes frères, ne rigolons pas, nous sommes également contaminés » déclare Bernard Lescudé dans son édito de Cyclotourisme magazine de juillet-août 2019. Le terme de contamination est-il bien choisi? Ne revient-il pas à percevoir le VAE comme une agression?

L’enjeu est donc gros.

Surtout que le possesseur de VAE est plutôt « investisseur » vu le prix des machines et qu’il y a fort à parier que les promoteurs touristiques vont se bousculer pour ferrer ce gros poisson adepte de plein air et de sorties organisées qui regardent peu à la dépense.

VTT à Celles sur Plaine

Je suis parti pour ce circuit organisé par mon club au-dessus de Celles sur Plaine non loin de Saint-Dié.

Dès 9h30 la chaleur se fait sentir sous les bois.

Il y avait 9 cols dans le massif du Coquin.

Heureusement au km 30, il n’y avait plus que la descente.

J’ai zappé le pique-nique.

A 12h30, j’étais rentré.

Pyjama

Alors que la maison dort encore, j’aperçois un ballon au loin. J’attrape mes jumelles. Il semble descendre.

Ma femme s’interroge. Le journal du jour est à peine déployé, le petit-déjeuner en plan. Toute affaire cessante, je suis parti encore en pyjama à la chasse au ballon sur mon VTT.

J’ai vu le ballon arriver vers chez moi, puis descendre. Aussitôt j’ai sauté en pyjama sur le vélo et j’ai foncé sur la piste d’Aspach pour faire une photo.

Mais le ballon semblait inatteignable…alors j’ai poursuivi mon chemin jusqu’à Aspach pensant enfin le voir toucher le sol…

A Aspach, je l’ai vu disparaître au-dessus du lac…j’ai donc grimpé dare-dare le chemin forestier jusqu’à Michelbach…

J’arrive au lac, le ballon semble hésiter sur son atterrissage en bas de la digue du lac…

Je descends en bas de la digue…il a disparu! Je suis déçu.

Je longe la rigole de déversement jusqu’au pont de la Doller, pas de ballon!

Au rond-point d’Aspach, je l’aperçois qui frôle les peupliers au-dessus la D466, il traverse la gare d’Aspach…

vol à basse altitude

…puis il semble enfin se poser sur la zone industrielle d’Aspach…

…trois coups de gaz et ça repart. Traversée de la D483. Je file vers l’église de Burnhaupt…

il rase les toits, les chiens aboient, les riverains ouvrent leurs volets
l’imposante masse semble cette fois se diriger vers le sol…
perdu! il repart et traverse la rue haute à Burnhaupt

Je tente de le suivre…je suis dans une impasse. Je contourne le pâté de maisons…

Il est là, posé, majestueux

Le pilote m’interpelle…avez-vous vu une voiture suiveuse?

Oui, elle est déjà derrière moi.

L’heure est venue de remballer

Le VTT en pyjama est tout de même moins confortable qu’en tenue (de capitaine) ad hoc.

Jeudi 11 juillet: courage, fuyons!

Sortie TDF du 11 juillet D188210

La Communauté d’agglomération du Ventoux Comtat Venaissin avait déclaré en 2012, avoir traité 20 tonnes de déchets, dont plus de 20.000 canettes et 30.000 bouteilles en plastique ramassés sur les pentes du Mont Ventoux après le passage du Tour (source)

Combien de tonnes d’ordures dans les Vosges sur le bord des routes et dans les chemins adjacents en 2019 ?

En 2016, j’avais recensé les ordures de la Cyclosportive des Trois Ballons dans le Hundsrück. Edifiant! (voir ici)

Certes le groupe Amaury ramasse ses ordures, mais les autres? celles laissées par le public qui s’amassent autour de la Grande Boucle parfois plusieurs heures avant, quand ce n’est pas la veille?…

c’est ce genre d’emballage qu’on trouve dans la montagne après le passage d’une course cycliste

Je ne suis pas adepte de cette grande foire au vélo qu’est le Tour de France. Je m’y sens même étranger. Je ne vais pas expliquer pourquoi pour la nième fois.

J’ai donc hésité sur mon titre. J’avais écrit « fuyons le Tour! » et puis j’ai renoncé face à la bronca prévisible de mes lecteurs admirateurs et inconditionnels du Tour. J’ai donc écrit « courage, fuyons! » ce qui laisse un peu de place à celui qui choisira d’aller faire du vélo rien que pour lui-même ailleurs que dans les parages du Tour.

Je prends soin de mes abattis car je sais que la Tourmania est omniprésente chez les compétiteurs du dimanche. Pas seulement: chez les ceusses de mes amis retraités qui font du vélo tous les jours particulièrement dans les cols vosgiens. Ce qui les bluffent complètement mes amis cyclos, c’est de voir des types bodybuildés grimper le Hundsrück en 52×14 à 30 à l’heure.

Donc le 11 juillet vous aurez le choix:

  • aller à la pêche et si vous n’êtes pas pêcheur…
  • …vous expatrier loin des miasmes de ce barnum: ses pollutions de bagnoles, de camping-cars, de décibels et du dégueulis de Cochonou en boite.
  • regarder le Tour à la télé en sirotant une bière si vous ne pouvez résister
moi aussi, j’veux mon Cochonou (vélomaxou 2009)

Bon allez, je vous file un tuyau. Si vous voulez voir les coureurs monter le Hundsrück comme s’ils étaient sur le plat, prendre le sentier de randonnée qui y monte depuis le Weierlé et arrêtez-vous au point de vue en aplomb de la barre rocheuse. Mais les places vont être chères…

VTT et canicule

C’est un parcours facile qui emprunte de nombreux chemins forestiers. Le but de cette balade étant de se préserver de la chaleur sans mettre son système cardio-vasculaire en émoi. C’est donc un parcours plat, ou presque. Il y a deux côtes, celle de Soppe-le-Bas dans la Vieille Rue qui mène à l’aérodrome et le single de remontée de Guewenheim (camping) jusqu’au lac de Michelbach.

Ne pas oublier d’emporter de l’eau avec soi. Pour un parcours comme celui-là par trente degrés, je prends 1,5 litre (camelbag plus bidon). Tête couverte évidemment! Il faut éviter de sentir la sécheresse buccale, c’est un signe de déshydratation. A la fin, vous rentrerez sans fatigue excessive et il faudra encore boire pendant une heure.

le parcours mesure 43km et D250m

Le point critique, c’est la traversée du gué de la Doller après Schweighouse. Ne pas tenter de traverser sur le vélo, l’enrochement est glissant. Avancer pieds nus en poussant le vélo.

Attention le débit de la Doller est très variable et le courant peut être fort. Renoncer si vous avez de l’eau au mollet!

Remettre ses chaussettes sur les pieds humides est agréable pour la suite du parcours

Essayez de passer avant l’arrivée du jet d’eau

Aujourd’hui le gué de la Doller est franchissable à pied.
les pompes au guidon
pédaler pieds nus pour rejoindre une zone herbeuse
Etang de Burnhaupt-le-Bas face à la ferme Paradisvogel. Très agréable.
on n’arrivera pas à venir à bout de cette sale habitude de laisser ses déchets sur place
Ceux-là ont même abandonné les planches à voile. J’ai vérifié, personne sur place!
je vous recommande le sentier des bunkers
Erbaut (construit) en 1917
c’était du solide
la source Hagendorn. Dommage que les chasseurs n’aient rien trouvé de mieux que d’installer leur cabane en tôle ondulée sur la source!
Je sais enfin pourquoi ces remorques pourrissent là à Burnhaupt. Parce que le propriétaire y stocke des chalets de Noël à l’intérieur. Véridique!
En toute impunité cela va de soi.
Avant Gildwiller, je prends le sentier de mémoire.
Je suis sur le ballast courbe en briques d’une ancienne voie ferrée de 1914
étang privé discret
j’arrive à Soppe-le-Bas
En haut de la Vieille rue, je prends le Tour des 4 Bans
Les Vosges dans « une brume de chaleur »

https://www.openrunner.com/r/10158966

Autres parcours VTT en relation

https://velomaxou.com/2014/08/10/sentier-des-bunkers-de-burnhaupt-le-haut-a-vtt/

https://velomaxou.com/2018/12/01/gildwiller-le-sentier-de-la-memoire/

https://velomaxou.com/2014/07/10/barrage-de-michelbach-a-vtt/

Le libéralisme à l’épreuve du chaos

image Facebook

Le libéralisme économique marque le pas avec la canicule. Il semble incapable de faire face aux phénomènes climatiques qu’il a pourtant largement contribué à créer. La couche d’ozone déchirée, la fonte des glaciers, la pollution débridée, l’agriculture contaminée, les nappes phréatiques polluées, les mers envahies de plastique, les espèces animales et végétales anéanties, c’est le libéralisme.

Cette politique démontre ses limites mais elle garde ses adeptes parmi les élites mondiales. Le libéralisme, ne l’oublions-pas, c’est le capitalisme d’antan travesti sous une forme libertaire. Non pas le droit de tout de faire, un droit encadré par l’ordo-libéralisme avec ses règles imposées par le commerce international.

Mais le résultat est là et ceux qui comme La France Insoumise, les plus entendus, et les Economistes Atterrés et d’autres encore réclament un changement de modèle de développement ne risquent pas d’être entendus dans nos démocraties avides de progrès coûte que coûte. Vous avez dit décroissance? n’y comptez-pas!

Alors allons-y, continuons sur notre fuite en avant mais ne nous plaignons pas. Les remèdes libéraux, on les connait.

Pour la chaleur engendrée par le réchauffement de la planète: rien de plus simple, installons la clim partout, dans les EPHAD, les écoles, les mairies, les logements. Les nucléaristes se frottent les mains.

Pour les bagnoles polluantes, faisons de l’électrique massivement.

Les exemples sont nombreux de cette politique des petits pas, de ces faux-fuyants de nos démocraties aux abois face au dérèglement de la planète.

Finalement, on est amenés à se demander si la démocratie est encore capable de conduire les États ailleurs qu’au chaos.

Born To Ride 2019, un défi à vélo

Stéphanie et David ont accompli leur raid Montmédy-Ramatuelle

1127 km et 14000 de D+ de Montmédy à Ramatuelle.

Je vous recommande la lecture du raid à vélo effectué par Stéphanie et David. Prenez votre temps, c’est passionnant. Et vous allez les admirer tellement ils ont été courageux. J’en suis sûr.

Se mettre au green

comment sortir d’un bunker

Les quatre compères se sont mis au green de bonne heure. Par malchance, la balle de l’un d ‘eux s’est plantée dans un bunker. Le golfeur se positionne, puis simule un shoot plusieurs fois pour bien ajuster son tir.

Enfin, l’heure est venue de déloger l’intruse. Dans un geste auguste, il plante le golf dans le bunker, un énorme geyser de sable s’élève vers le ciel. Mais la balle est restée sur place.

le fleuriste n’ouvre qu’à 10h15. je n’ai pas voulu attendre de savoir s’il avait prévu pour la canicule des pébroc, c’est à dire des brocs équipés de parasols

J’ai repris ma route, amusé, profitant de l’ombre de la forêt.

les jours de canicule, je vous recommande les sous-bois

A Dannemarie, j’ai bombardé jusqu’à Zillisheim.

Le canal de Dannemarie est en pleine eutrophisation due au manque de trafic. L’eau stagne.

Puis après Lutterbach, j’ai pris Reiningue. Je ne sais pas pourquoi je manquais subitement de watts avec mes jambes en coton alors je devais relancer en danseuse à la moindre pente.

Hôtel à antennes en tous genres, le dernier étage est encore libre
les portes du pénitencier vont bientôt se refermer et notre piste cyclable attendra
les types qu’on croise sur un vélo n’en mènent pas large, les braquets se font légers

A Schweighouse, le cimetière me dépanne en flotte. J’ai louvoyé comme j’ai pu vers le cimetière à chiens d’Aspach, histoire d’ôter de ma vue les grandes lignes droites que je prenais pour des mirages.

j’ai commencé par arpenter le cimetière avant de trouver le lavabo contre le mur de l’église. Ah qu’il est beau le lavabo! (Schweighouse)

Pas de doute, la canicule a du chien.

La promo du vélo à Schweighouse porte-elle ses fruits les jours de canicule? je n’en suis pas sûr

Voir le parcours

https://www.openrunner.com/r/10150434

Le Gravel fait son chemin

L’exemple type du Gravel avec son barda genre baroudeur. C’est ce qui plait aujourd’hui

Ce n’est pas moi qui vais dire du mal du Gravel, ce vélo pour gravier, venu tout droit des US en 2016.

Au diable le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse dit le dicton! Derrière le Gravel ne se cache rien d’autre qu’un coup de com qui exploite le marché du vélo et qui tente d’installer une niche entre la route et le chemin.

Soit!

Image glanée sur le net; le Gravel vous autorise le sur-mesure en fonction de vos goûts

Le Gravel Bike France sur Facebook avec ses 9000 membres assure le SAV du bouche à oreille; il n’en faut pas plus pour un engouement pour ces nouvelles machines souvent haut de gamme et dont chacun cherche encore la justification pour se lancer à l’aventure.

Lorsqu’on est « routier » et « vététiste », a t-on besoin d’un Gravel? le vélo tout chemin VTC ne suffit-il pas à faire l’affaire? Ce sont les questions à se poser. Ne tournons pas autour du pot: il y a d’abord beaucoup de geeks parmi les inconditionnels du Gravel, des cyclistes venus de la route qui voudraient faire du chemin tout en conservant l’aristocratie, l’académisme de la route.

Un Gravel de base pour commencer

Je me souviens que les compétiteurs ont inventé le cyclo-cross; avec le Gravel, nous n’en sommes pas loin. Les Graveleux, appelons les ainsi, ne manquent pas d’humour entre eux. Lorsqu’ils se posent la question de savoir quelle est la différence entre Gravel et cyclo-cross, ils répondent « ça s’écrit pas pareil! ».

D’autres le définissent ainsi : le Gravel c’est la version cyclotourisme du cyclo-cross. Comme quoi on peut s’autoriser la définition qui plait sans trop se prendre la tête.

Le Gravel made in Orbéa

Mais pour le dire autrement, je dois reconnaitre que le Gravel est capable de séduire aussi ceux qui peu à peu souhaitent se « défaire » du routier sophistiqué incapable de quitter l’asphalte. Alors oui, c’est un Gravel qui conviendra dès qu’on abordera les chemins forestiers vosgiens sans ornières. Alors vous pourrez construire des itinéraires mixtes: des départs par la route et des sections forestières bucoliques et poétiques à l’abri des pots d’échappement.

Mais finalement, vous l’aurez compris, le Gravel c’est d’abord un état d’esprit qui vous éloignera des records tout en vous rapprochant du vélo-nature.

Alors chiche, essayez le Gravel!

Cyclistes, comptez-vous!

17 cyclistes d’un coup et aucun sur le trottoir. On sait pourquoi https://velomaxou.com/2019/03/26/quand-vieux-thann-bricole-pour-les-cyclistes/

Le fait cycliste existe. Il suffit de compter les vélos qui passent. Les associations comptent comment se répartissent les modes de transport, ce qu’on appelle la part modale.

Au fait combien de vélos passent à Vieux-Thann?

Beaucoup d’élus éludent la question ne sachant pas combien de cyclistes passent ici ou là. D’ailleurs c’est commode de ne pas savoir, on s’entend souvent répondre « des cyclistes, il n’y en a pas » lorsqu’il s’agit d’améliorer une piste ou une infrastructure. Les maires préfèrent plutôt employer le terme itinéraire cyclable plutôt que piste cyclable. Pourquoi? parce que l’itinéraire fait perdre toute priorité au vélo et qu’on peut confondre voiture, piéton et cycliste sans trop de risques en confondant tout le monde dans le méli-mélo.

Vieux-Thann, c’est la ville où le tronçon Voie Verte 331 de la Thur justement est manquant. Alors on envoie les vélos sur les trottoirs en dépit du bon sens. Pas grave, des vélos « y’en a peu! »nous dit-on…

Alors aujourd’hui, j’ai compté.

Entre 15 et 16 heures ce mercredi 19 juin.

Bilan 43 vélos

Ce n’est pas rien en pleine après-midi.

  • 9 VTT
  • 2VAE
  • 9 urbains
  • 23 routiers

On a parfois du mal à identifier la nature du cycliste; est-il vététiste ou urbain? question de flair. Je me fie aussi à l’allure et à l’équipement.

Flux et reflux

A cette heure de la journée 31 dans le sens montant de la vallée et 12 descendants.

Meroux

Meroux, l’ouvrage est classé, il est fermé aux visites et il est mal entretenu. Voila qui est dit!

C’est insolite comme nom, Meroux. A ne pas confondre avec le gros poisson. Je n’étais encore pas allé par là. C’est le hasard de la balade de ce matin qui m’y a conduit.

C’est un fort et pourtant on l’appelle ouvrage, l’Ouvrage de Meroux. Étonnant bâtiment militaire construit avant 1914 pour fortifier la Place de Belfort face à un envahisseur en devenir.

J’ai compris que c’est le plus abouti de la série; il est tout en béton armé et pouvait contenir 425 hommes de garnison. Il y avait l’électricité fournie par deux moteurs Peugeot de 15 HP. Au total 13 kW en 110 Volts. On peut se référer à ce site pour en savoir plus.Visiter un site militaire le jour anniversaire de l’appel du 18 juin, je ne l’ai pas fait exprès.

Une descente agréable à Gildwiller

Avant cela, j’avais pris l’Eurovéloroute 6 sans autre ambition que de rouler.

Dannemarie, le charme de la plaisance
Pont canal en traversée de la Largue
Restez groupés les enfants, le monsieur fait la photo…

Puis vint le moment où je décidais à Froidefontaine de faire demi-tour. J’étais au km 43. Je me fie à mon instinct et je commence à naviguer « au pif »… je tombe sur la francovélosuisse, « boucle des trois voies vertes »…c’est agréable.

Allons sur la francovélosuisse!
la traversée forestière est confortable

La grande gare TGV de Belfort-Montbéliard apparait, baptisée Axion, c’est la première fois que je la découvre. Je la traverse…

gare TGV Jonxion 1, un truc futuriste, je présume vu le faible trafic…

Ensuite je bénéficie encore d’un bel itinéraire cyclable qui me conduit à Meroux puis à Bessoncourt.

J’ai hésité à prendre la direction du fort Ordener après Meroux, dommage!
Jusqu’à Chèvremont, l’itinéraire cyclable est parfait, on est tout seul

A partir de Bessoncourt, ça se complique, je traverse le grand échangeur autoroutier jusqu’à la D83.

Je me fais tout petit le long de cette route D83 jusqu’à la sortie de Lachapelle-sous- Rougemont.

Je quitte la D83 pour prendre Soppe. Ouf!

Dommage que je n’ai pas su éviter ce tronçon routier éprouvant de la D83. trace GPS

Les potins du lundi

Je trouve qu’on était un peu vintage dans le col Amic en 2011. Les codes vestimentaires ne sont plus ceux-là. La route venait d’être refaite à neuf pour le passage du Rallye de France en 2010. C’est depuis cette année là qu’on l’appelle la route Loeb.

Relâchement. On n’est pas des esclaves du vélo, non. On a le droit de s’accorder du non-vélo l’espace d’un week-end. Alors c’est fait, j’ai bullé tout le week-end. Si le vélo est universel, il n’est pas encore partagé par toute la famille chez moi. Alors il faut bien faire une entorse à la règle de temps à autre. (voir mon billet d’hier)

Elles étaient combien?…quatre? cinq?…peut-être six fourgonnettes vendredi au col du Hundsrück. Des marcheurs? je ne sais pas. Mais ces fourgonnettes portaient toutes le sigle de divers organismes publics, Parc des Ballons, Conseil Départemental, et j’en oublie.

Pour ces gestionnaires de la montagne, pas de covoiturage, tout le monde monte avec sa bagnole.

La route Loeb, tous les cyclistes la connaissent. Sauf les élus du Conseil Départemental qui s’interdisaient d’admettre que c’est pour le Rallye de France qu’on avait goudronné la route forestière qui mène de Soultz au col Amic. La montée du Col Amic par Wuenheim (ou Soultz) est un vrai régal depuis que la chaussée a été refaite pour la venue de Sébastien Loeb en 2010. Auparavant cette route était jonchée de trous et personne parmi les élus n’auraient admis sa réfection prioritaire au nom des cyclistes du dimanche.

Aujourd’hui, Loeb n’est plus là et le rallye non plus. Tant mieux! C’est le Tour de France cycliste qui sert à présent de guide aux élus dans la réfection des routes. La preuve en est que l’itinéraire du 17 juillet prochain de Mulhouse à la Planche-des-Belles-Filles a été complètement relooké. Y compris là où la route était encore potable comme la descente de Bourbach-le-Haut. Il ne faudrait pas que le successeur de Froome vienne se casser un abattis dans la descente à cause d’un gravillon malvenu!

On pourrait rire de ces sursauts de bonne volonté de nos corps publics pour améliorer nos infrastructures qui, toute rigueur budgétaire cessante, trouvent de l’argent au profit d’œuvres privées. Car le Rallye de France et le Tour de France sont des entreprises privées qui bénéficient de deniers publics sans même que la Collectivité ne soit appelée à délibérer. Pourquoi par exemple ne pas organiser un referendum pour savoir s’il fallait ou non un revêtement neuf au col du Hundsrück? combien ça coûte au fait ces travaux de macadams menés sans concertation sous la pression d’un lobby? La démocratie représentative nous montre chaque jour un peu plus ses limites. Voter et nous nous chargeons du reste, c’est la politique dont on ne veut plus.

Faut-il interdire la pub pour les bagnoles? Je réponds oui, sans hésiter dès lors qu’on priorise dans ces réclames les SUV et les véhicules énergivores. Des députés suggèrent en effet d’interdire ces pubs qui ne visent qu’à encourager l’achat et l’usage de la voiture polluante. Des torrents de pub se déversent sur les antennes et dans les journaux (3 milliards d’euros, dit-on). Il est temps d’arrêter puisqu’enfin on sait que le monde automobile est voué à disparaître sous sa forme actuelle. La France est bien partie pour se trouver face à un nouveau marasme avec sa politique de petits pas vis à vis de la voiture. Il faut sans délai reconvertir toute cette industrie appelée à disparaître faute de quoi nous allons nous retrouver avec des millions de chômeurs en plus…et des importations chinoises massives de véhicules à batteries.

Marcher à Bouzey

Barrage réservoir de Bouzey (Vosges)

Marche à Bouzey. C’est ma seule activité de ce dimanche.

J’ai déjà parlé de Bouzey dans le passé, ce barrage réservoir situé à huit kilomètres d’Epinal (Vosges). Bouzey c’est d’abord une immense catastrophe survenue le 27 avril 1895. Le barrage mis en eau en 1880 cède. Sa vague de choc fera 87 victimes.

la stèle rappelant le drame de Bouzey

Pourquoi Bouzey?

Bouzey repose à l’époque sur un besoin: permettre la navigation entre la Moselle et la Saône. A cette époque la France ne dispose pas du Rhin, l’Alsace étant allemande depuis 1870. On construit donc le Canal des Vosges entre Dognéville (Vosges) et Corre (Haute-Saône).

Ce matin le loueur de la Maison du Vélo n’a loué que deux vélos .

Le réservoir de Bouzey est desservi par une rigole de 42km de long qui prélève son eau dans la Moselle à Saint-Etienne-lès-Remiremont.

Bouzey est à présent un lieu de villégiature et de loisirs.

On fait aisément le tour du lac à pied. Sept kilomètres. En revanche à vélo, c’est plus délicat car certains tronçons piétons parallèles à la route sont interdits aux vélos.

Bouzey, havre de paix pour les marcheurs

Les conflits d’usage sont permanents puisque j’ai constaté que de nombreux cyclistes empruntent la partie réservée aux piétons; ça rappelle un peu ce qu’on connait sur certains sentiers du massif avec le Club Vosgien.

Cela dit, les immenses bois alentour sont propices au VTT et l’on trouve de nombreux tracés sur Openrunner autour de Bouzey.

https://www.openrunner.com/r/10112161

Tour républicain

La croix républicaine de Thann.J’y accède par l’ancien cimetière israélite. Le chemin est bétonné mais sacrément difficile jusqu’au relais hertzien.

Je savais qu’il allait pleuvoir. J’ai donc pris un chemin pas trop éloigné avec le VTT.

C’est sympa comme parcours, le plus dur est en premier. Grimper à la Croix de la Résistance Républicaine qui surplombe Thann.

Thann, j’ai forcé sur le piment vert pour exciter les pixels. Ils ont réagi comme il se doit.

Une fois là, se laisser guider jusqu’au carrefour du Roi de Rome et rejoindre le Plan Diebold.

le bûcheron qui empile aussi haut prend des sacrés risques si un môme grimpe la-dessus

Un peu de goudron jusqu’au Hundsruck et rejoindre le monument du Premier Bataillon de Choc.

je sais que Pierre Brunner déteste qu’on salope les panneaux. Beaucoup d’anglo-saxons. Normal, chez eux, y’a pas de cols

C’est tout. Il n’y a plus qu’à se laisser descendre au refuge du Hochburg, puis à Rammersmatt.

Transhumance pullman sur deux étages
Patou à fait content, le maître lui retire ses moutons
Pas toucher à la Vierge, c’est aux bûcherons
La Vierge est effarouchée d’apprendre la nouvelle
Le haut du bourg s’est fait refaire le panneau
Mary a oublié la gamelle du chien (made in Holland)
C’est bon, le ménage a été fait

Prendre le sentier botanique coté Bourbach et rejoindre l’oratoire au Eichwald.

La flotte arrive de Belfort sans prendre de raccourcis
Avis aux connaisseurs!
J’en ai compté vingt. Combien de sans papiers? que fait la police!

Pour finir en douceur, le tour du lac de Michelbach.

Elles se méfient de l’intrus sur son vélo

28km et 550m

https://www.openrunner.com/r/10101720

Tour de vis

Cette vue là, on l’adore (Bitschwiller-lès-Thann)

Pourquoi tour de vis? parce que je voulais lutter contre ma flemme, alors je me suis infligé des pentes.

Les pentes, pour moi, c’est un exercice difficile; il me faut transporter ma personne et son vélo là-haut. J’admire ces jeunes hommes qui sprintent en grimpant. Je n’ai jamais su le faire, ni pu le faire. Heureusement le spectre du vélo est large, il y a de la place pour tout le monde.

Donc aujourd’hui, Amic puis Hundsrück, Schirm et Rammersmatt pour finir.

https://www.openrunner.com/r/10094153

Au milieu, le petit dernier

La Planche des Belles Filles à VTT

Je pars de Lepuix et je grimpe le long de la Savoureuse en direction du Ballon d’Alsace.

Je passe devant la Roche du Cerf, je traverse les gouttes du Lys, Boileau, des Oeillets sans même être mouillé!

Il faut croire que c’est vrai. Qu’est-ce qu’on n’invente pas comme conneries. On peut aussi la boire?

Après 6.5km sur la RD 485, je quitte à gauche pour prendre le Rummel. Et je poursuis jusqu’à l’Etang des Roseaux à la cote 863.

Le Pont du Rummel est bardé de panneaux

Il reste encore un peu à grimper jusqu’au Refuge de la Grande Goutte à l’altitude 1020. Ensuite je me maintiens sur la crête en contournant la Tête des Fougères. Je suis sur le GR533.

L’étang des Roseaux et son ile rocheuse
Au refuge de la Grande Goutte, j’ai mis les grandes chaussettes pour éviter les tiques
Le refuge de la Grande Goutte
le ménage est à faire
La signalétique « Planche des Belles Filles » est mise en œuvre à l’approche
J’ai manqué cette direction alors je suis revenu sur mes pas car le chemin en-dessous descend trop bas par rapport à la Planche
GR533, pourquoi tricolore?
je débouche au niveau du téléski, il me reste la dernière rampe à escalader, celle qu’on verra dans le Tour de France 2019
le zigzag salvateur pour les coureurs en manque de braquets
pose des barrières en cours pour une course qui a lieu demain
La Planche des Belles Filles

J’aboutis au téléski du Chalet. Face à moi le raidard qui affole les coureurs du Tour de France. Une fois en haut, je me faufile dans un single rond rouge jusqu’à la Roche Fendue. Puis je dégringole le Querty.

Je quitte la Planche par le sentier Rond Rouge, FFI: c’est un chemin de mémoire qui conduit à la stèle des FFI
http://www.cancoillotte.net/spip.php?article1013
Vue sur le Ballon d’Alsace en face
Vue sur la plaine depuis le Querty

Je prends le chemin forestier losange vert qui traverse la Goutte Guillaume et je me laisse descendre par le Pré Colin et le Pré Montendon jusquà Chauveroche le long du ruisseau des Belles Filles.

la scierie communale de Lepuix-Gy date de 1878. La commune devait face à la disparition des scieries du lieu qui entraînait la dépréciation des bois.
la roue à augets de la scierie, une conduite d’amenée de l’eau en bois arrive en haut de la roue

J’arrive à Lepuix par la scierie municipale. 27km/800m

https://www.openrunner.com/r/10069766

Vous aimerez peut-être aussi mes six cols à VTT depuis Giromagny

https://www.openrunner.com/route/10069766/embed/fr/63796e6c41515a337276324f4c416a6c66766c37795a586163467465536f762f6b4a2f724a51794f7968493d3a3a78684345ee118749d2664db8afb27259

Quatre jours de voyages (3/4)

J’ai pris mon grand bi ce matin

Je reprends mon récit avec cette troisième journée en compagnie des Amis du Randonneur à Monpazier (Dordogne)

Le parcours du jour comprend 90km et consiste, entre autre, à découvrir les rives de la Dordogne
A l’abbaye de Cadouin, il fait déjà chaud. Alors on se réfugie à l’ombre du cloître
on s’attarde même dans l’abbaye

†

l’épaisseur des murs préserve de la chaleur
voici la Dordogne à Limeuil. Nous la traverserons pour parcourir l’autre coté de la rive

Le méandre se dit cingle ici. Nous montons donc au cingle de Trémolat où se trouve un belvédère qui surplombe cette boucle de la Dordogne, après celle de Limeuil.

Cingle de Trémolat et ses falaises calcaires
deux confrères quittent le cingle en direction de Mauzac-et-Grand-Castang
beau viaduc ferroviaire à Mauzac
Je retraverse la Dordogne à Couze
le beau château de Bannes sur la route du retour en montant la vallée de la Couze
je traverse Beaumont-du-Périgord
Me voici arrivé à Monpazier, camp de base

voir le parcours GPS https://www.openrunner.com/r/10048373

https://www.openrunner.com/route/10048373/embed/fr/6a634c567144527970636575624b624458616356666f4e486653744a2b6f71754c79426b6664703739754d3d3a3ad82a9cf26f1ee69199c55f00922b35bc

Billet d’humour

Vague verte en Europe. Tout va mieux. Cette après-campagne des Européennes tente de nous faire oublier l’état déliquescent du monde avec ses dictateurs de tous poils qui rêvent d’en découdre avec la planète toute entière.

Fin des voitures essence et diesel en 2040…et même 2030 si Jadot est élu président après Macron. Youpie! Dépêchez-vous d’user vos bagnoles au plus vite car après elles ne vaudront plus rien.

Tout le monde croit-il en ces conneries? Il suffit de le croire. Pour la faisabilité, c’est autre chose. Il va déjà falloir convaincre les Gilets jaunes dans les ronds-points de ranger leur attirail. Ce n’est plus la peine de lutter contre la hausse du gasoil puisque du gasoil, y’en aura plus.

Ah bon!…vous croyez?

Bien sûr qu’il faut le croire puisque les Verts de tous les pays vont s’unir…et régler tous les problèmes.

Résumons:

  • plus de bagnoles gasoil ou essence
  • les autoroutes électriques pour les camions
  • plus d’avions pour lignes intérieures
  • taxation du kérosène
  • fin du glyphosate
  • trottinette électrique pour tout le monde

Elle est pas belle la vie? Il ne manque plus qu’à attendre l’importation massive des bagnoles électriques venues de Chine.

Cette actualité est tout à fait farfelue puisque seule l’urgence écologique la commande. Or l’urgence écologique n’est qu’un leurre qui succède au développement durable. Tout ça pour continuer à vendre des bagnoles.

Les potins du lundi

Une nouvelle jeunesse pour cette randonneuse avec l’électrification

Retour du Périgord.

J’ai choisi de vous parler des machines. Je veux dire des vélos. Des vélos qu’on croise parfois chevauchés par de courageux voyageurs le long de l’Eurovéloroute. Ces vélos me donne l’impression de sortir de temps antédiluviens dès lors qu’on les dépouille de leurs sacoches. Pourtant tout est nécessaire, une patte soudée ici, un tube rajouté là, …, les spécialistes de la chose sont intarissables sur le sujet. Sans parler de la Confrérie des 650 qui honnissent le 700! Aujourd’hui il semble que Vagabonde, la marque, prend le relais des Singer et autres grands noms des bâtisseurs de vélos cousus à la main.

Mais je dois l’avouer, ces machines là perdent un peu de leur lustre dès lors qu’elles ne servent plus à rien d’autre qu’à quelque balade dominicale. Alors oui tous ces accessoires un peu suranné parfois deviennent superflus voire bien inutiles.

Ce n’est qu’un avis mais je crois qu’il sera partagé.

Dès lors ces manifestations cyclistes ressemblent un peu à un rallye de voitures anciennes.

Pourtant ces inconditionnels du « beau vélo » ne rechignent pas à adopter une certaine modernité pour peu qu’elle apporte des avantages indéniables.

Par exemple la boite de vitesse intégrée dans le moyeu et ses onze vitesses qui fait perdre au triple plateau toute légitimité, oui elle est la bienvenue à condition d’y mettre le prix. Et cette autre dynamo venue tout droit du Japon est aussi adoptée.

L’adorateur du vélo ancien est donc un inconditionnel qui se réserve les options modernes.

L’autre innovation qui fait fureur chez les adeptes de la belle randonneuse, c’est l’assistance électrique. D’année en année, elle fait un tabac. Normal, avec le temps il manque des watts dans les mollets.

Comment doit-on appeler le vélo ordinaire avant sa disparition totale? celui qui n’a pas encore de moteur auxiliaire? 

J’ai eu le malheur d’appeler le mien « vélo musculaire » … »moi aussi je pédale » m’a vertement rabroué l’autre sur son vélo électrique.

A force de confondre les disciplines, on ne sait plus qui est qui.

Bon! restons amis: un vélo léger suffit amplement à faire l’affaire dès lors qu’il s’agit de parcourir 50 kilomètres autour de chez soi.

Henri Bosc a retrouvé la sérénité après son terrible accident de 2016

Villefranche-du-Périgord

jour de marché à Villefranche

Départ huit heures. Je ne sens pas encore les volutes de chaleur du retour dès que je sors des châtaigneraies.

Je commence par me tromper à Soulaures. Une petite rallonge pour atteindre Aygueparses.

J’ai idée que les 65 km prévus vont faire plus.

Loubéjac. Le monsieur qui tente de faire ses chiens au passage à niveau me dit que par là « c’est dur »…alors je rallonge encore un peu. Trois compères arrivent devant l’église. Je pars jusqu’à Villefranche. Seul devant, je croyais l’être vu que j’avais bien « tartiné « . Pas du tout, les confrères arrivent de partout. Un gilet jaune qui manifeste devant le marché me dit qu’il y a plusieurs itinéraires…j’en doute. En fait les randonneurs ont refait les parcours à leur goût.Comme tout le monde s’apprête à casse-croûter au bord de l’étang, je me carapasse ne voulant attendre midi à Villefranche.gilets jaunes sans vélos à Villefranche

Besse arrive. Très bien Besse. Je fais le tour du patelin. Les marcheurs « voici le maillot jaune »…j’acquiesce en me réfugiant dans l’église romane où il fait si bon. Les fresques murales ont souffert du temps.

Puis je repars.abri rond

Plats-du-Perigord. Midi et la torpeur. Les flonflons de la fête foraine n’ont pas encore commencé…la faim commence à me creuser.à l’arrivée du maillot jaune toute la volaille s’enfuit

Il ne faut trouver de l’ombre et de quoi m’asseoir, je ne vais quand même pas pique-niquer dans l’église devant Dieu!

Je repars sous le soleil de plomb et je commence à pédaler en mode secours, je joue des manettes et les pignons font des étincelles.vitraux à Villefranche

Un arrêt de bus bien couvert et un banc feront l’affaire. La salade de riz avec le thon achève de me plomber.

La grande descente sur Monpazier est bienvenue.

Au total 83km et 1150m.

A la sieste!

Trémolat

Aujourd’hui le nord.

Nous rejoindrons les bords de la Dordogne.

Parcours classique sans grande difficulté.

J’ai 90 km et 1000m au retour en début d’après-midi. Après le pique-nique il me restait 30 km depuis Lalinde pour rentrer à Monpazier. Ce n’était pas le plus beau, juste une route de transit alors je me suis pas attardé d’autant que le soleil était haut et chaud. Soyons juste, le beau château de Bannes sur son piton rocheux est une pure merveille.

Mais sans conteste j’ai aimé Cadouin où j’ai pris un café place de l’Abbaye. Une abbaye massive qui témoigne du temps.

Puis à Limeuil, la Dordogne majestueuse et pleine de fierté et sa tumultueuse Vézère qui s’y jette. Je monterai au Cingle de Trémolat. La grande noue du fleuve est invisible au fond. Dommage!

Mauzac a des allures de station nautique avec son grand plan d’eau que constitue le fleuve. Je longe le canal et je passe devant le centre pénitentiaire.

A Couze et St Front je trouve un bel herbage au bord de la Couze pour le pique-nique. Je ne vois plus de randonneurs. Ils s’attardent certainement en chemin vu le grand beau temps qui s’est installé.

Périgord

Nos randonneurs sont habitués à transporter leurs sacoches. Combien même les parcours tiennent dans une journée. C’est une tradition. Aujourd’hui visite de vieilles bâtisses, la pierre du Périgord. Avec Montferrand du Périgord, Molières, Saint-Avit-Senieur, les jambes ont été soumises à l’épreuve. Le relief plonge dans les abysses puis on galère pour remonter à la surface. A ce petit jeu, la dénivelée progresse sans qu’on s’en rende compte tout de suite.Monpazier

pique-nique de Montferrand

Châteldon

Chateldon est un joli bourg. On dit que Laval y avait acheté le château. Pratique pour aller chaque jour à Vichy!

Je pars à 8 heures, je rentre 14h30. Pas terrible pour faire 75 km et 1700m de dénivelé.

Je n’avais pas prévu que le col des Planchettes et celui de la Charme au-dessus de 1000m m’en ferait baver autant. J’ai fait du cyclo-cross autour du Puy de Montancel pendant bien 10km. La plupart à pied dans des dédales de cailloux.

Bon, mission accomplie, j’ai fait mes six cols prévus dans cette forêt qu’on nomme les Bois Noirs.me voilà sorti de ces chemins de cailloux et mon vélo est bon pour un nettoyage

Malgré un GPS et mon tracé sur carte, je me suis souvent trouvé dans des voies non goudronnées qui m’ont considérablement ralenties.

Le réseau routier de l’Allier et du Puy de Dôme est inextricable avec tous ces hameaux désertifiés sans âmes qui vivent.le joli village de Chateldon où j’ai passé la nuit

Le Gazon Vert vous accueille

De nouveaux gérants, Lætitia et Martial Ott, prennent la direction du Gazon Vert, ce chalet-refuge entre Storckensohn et Rouge-Gazon. On n’y accède pas en voiture. Tant mieux!

L’endroit est magique pour celui qui recherche la nature vosgienne à l’état sauvage.

On peut y dormir et manger pour 55 euros en demi-pension. 20 couchages -7 chambres.

Mes parcours à VTT qui passent à proximité de Gazon Vert sont ci-dessous…

chalet de Rimbach sur mon parcours à VTT

https://velomaxou.com/2017/06/29/thann-neuweiher-rouge-gazon-a-vtt/

https://velomaxou.com/2013/10/19/rouge-gazon-ballon-dalsace-a-vtt/

https://velomaxou.com/2014/11/04/urbes-rouge-gazon-a-vtt/

C’est pas tout d’y dire faut y faire

Régis repart à l’assaut des provinces françaises sur son vélo

Régis est besogneux. Il repart à l’assaut de ses BPF commencés en 2016.

Régis Paraz, c’est notre sympathique ex-président du club des Cent Cols. Il se concentre désormais sur le parcours de la France à vélo en long, en large et en travers.

Son but est de participer aux challenges du Brevet de cyclotourisme national ou au Brevet des provinces françaises (BCN – BPF).

En tout 500 hauts-lieux touristiques! accéder à la carte interactive des sites à visiter

Ce quatrième voyage itinérant en cyclo-camping, va m’emmener cette fois dans le centre, le nord et l’ouest de la France. Le parcours prévu fait 2600 km et passe par 61 BPF.

Cette année, Régis se concentre sur la Normandie

Miracle de l’internet, Régis nous conte chaque jour sa journée, une fois installé à son bivouac d’un soir. Il ne faut rien rater des sites répertoriés dans chaque département, c’est un travail de fin limier.

Hier c’était le deuxième jour de son périple à Orléans. Suivre Régis jour après jour

Les potins du lundi

C’est donc dimanche que nous allons voter aux Européennes. Quand je dis nous, j’exagère. Nous ne serons au mieux que la moitié et au pire 4 sur 5 à nous déplacer. C’est dire comme l’Europe nous inspire peu d’enthousiasme et beaucoup de désaveu.

En cause l’esprit européen. Celui de Jean Monnet, promoteur de l’atlantisme et du libre-échange, était d’abord économique en réponse au modèle communiste qui faisait loi au-delà du rideau de fer.

Du modèle économique au modèle culturel, au modèle social, quarante après on attend encore. Le modèle s’est arrêté là, à l’Europe du fric, à celle qui s’apprête à livrer en pâture nos paysans aux Chinois, aux Américains, aux Australiens. Celui qui met les peuples en concurrence et qui étrangle vers le bas, cassant nos systèmes de solidarité, nos services publics.

Mais le pire c’est de voir dans quel état se trouve la France 40 ans après: une vaste friche où tous les corps publics, un à un, (La Poste, EDF, l’Equipement, France Télécom) ont dévissé face à nos voisins. La France, notre France, est une France en péril. Certes les grandes métropoles font comme si tout allait bien. C’est la France qui a voté Macron, celle qui feint de ne pas voir le monde interlope qu’elle a généré, les petites gens qui tard le soir retournent fourbus dans leur banlieue.

Non, il faut venir ici au pied des collines sous-vosgiennes pour constater les dégâts. Les équipements publics délabrés, les routes défoncées, les trottoirs en ruine, les magasins abandonnés, les écoles fermées, les hôpitaux menacés, …les ouvrages cyclables en jachère.

Alors les quatre dixièmes qui vont se déplacer dimanche devraient songer à mon humble avis à bouter dehors cette bureaucratie bruxelloise qui met en danger nos forces vives et nos lendemains.