Les potins du lundi

Aurons-nous un train-fantôme à Noël?

Noël approche et je n’ai pas encore repris mon vélo des champs. Ni celui des vicinales. Je m’y complais. J’ai des arguments et même des certificats à présenter en cas de réquisition.

Je dis avoir la tousse, pour m’amuser à dire la toux autrement. C’est mon langage d’enfance. La tousse de l’hiver venant va t-elle m’empêcher de remonter sur la bécane avant Noël? Non, je sens que je vais trouver un créneau cette semaine.

Mardi j’peux pas, j’ai manif

Pas mardi. Et vous, vous le suivez cet incroyable jeu de Bonneteau entre l’État et les grévistes? Moi oui.

Ce qui est passionnant, ce sont les intrigues de pouvoirs. Le pouvoir légitime de la rue de ceux qui actionnent le mécontentement et de l’autre le pouvoir de ceux qui actionnent les épouvantails en peau de lapin. La bataille du rail est loin d’être gagnée, c’est d’abord celle de l’opinion qui compte, l’opinion cette vague ondulante offerte aux courants contraires.

La bataille du rail, c’est une bataille des métropoles qui intéresse peu la France profonde qui a gardé ses bagnoles pour se déplacer. En bon théoricien, ce qu’il faudrait pour mettre la France à genoux instantanément, c’est l’absence de pétrole et les coupures de courant.

On n’en est pas là, heureusement.

Une réforme d’abord idéologique

Pour tout dire mon opinion est faite, cette réforme est d’abord idéologique: faire la peau aux régimes spéciaux, le totem de 1946 à abattre, et se délester de la dette sociale en direction des appétits voraces de l’assurance privée.

Macron pourrait réussir. Il a pour lui cet incroyable talent d’ignorer notre histoire sociale. Sa fascination pour le Nouveau Monde est une obsession. Heureusement pour nous, il traîne derrière lui une armée de serviteurs douteux capables de faire trébucher sa réforme à points en rase campagne tellement ils ne maîtrisent pas leur sujet. Cette semaine verra certainement sombrer son grand ordonnateur, le zélé Delevoye. Delevoye de garage? suggère le distingué magistrat honoraire Philippe Bilger. Oublier de déclarer ses salaires ? une enseignante rencontrant Jean-Michel Blanquer vendredi à Nancy s’en est émue : nous, nous n’avons qu’un seul métier, ancré dans le réel, et nous ne pouvons pas oublier que nous sommes profs…

Isabelle et le vélo se livre cette semaine sur son blog à une comparaison surprenante entre les transports en commun et la voiture en ville.

Elle a de l’à propos Isabelle. Surfant sur la grève des transports en commun, elle rassure ceux qui tentent de rallier la Capitale en bagnole. Selon Isabelle, les bus et les trams ne sont pas moins polluants ni moins chers que la voiture! De là à encourager l’usage de la voiture en ville, il n’y a qu’un pas. Ne le franchissons pas!

On sait bien évidemment que remplacer tout le trafic des bus et des trams par des voitures (même électriques) conduirait à une paralysie totale de la circulation faute de place suffisante.

Je vous laisse découvrir cette étude qui me laisse songeur.

Cycliste malgré tout

Cycliste enrhuBé

J’ai abandonné l’idée de manifester aujourd’hui contre la réforme des retraites. Je délègue mes pouvoirs de nuisance. Le Français est un rouspéteur, c’est pour ça qu’il manifeste dès que l’occasion se présente. Finalement, je prends la mesure pleine et entière de mon statut de retraité avec ses pathologies habituelles de vieux.

Remarquez qu’ici, en Alsace, on fait le gros dos face au mécontentement. On attend que l’orage passe. L’Alsacien n’est pas gaucho pour deux sous, même trois. Le désordre de rue, il aime pas, l’Alsacien. C’est un atavisme ancien auquel il s’accroche. Un vieux fonds de social-chrétienté l’anime; prendre des coups sur la tête depuis Paris? non, ça ne lui fait pas mal. Il ne sent rien. Sa retraite en miettes, façon puzzle, dans quarante ans, après avoir voltigé de gros boulots en petits boulots au nom de la flexibilité libérale? non, ça ne le dérange pas.

Moi, pour l’heure je traine ma carcasse d’un bout à l’autre de la ville, médecin, pharmacien, maison. Maison, pharmacien, boulanger, radiologue. Je n’ose pas sortir mon mulet de campagne.

Le vélo sert à tout. Même malade, je ferme les écoutilles qui enserrent mon cou, un bonnet d’âne sur la tête bien enfoncé et je roule. Oui, ça racle dans la pente. Gober de l’air froid, la trachée se plaint. Devant la pharmacie, une contorsion. Pour sortir mon gant de la main, le doigt arthrosé (je ne sais pas si ça se dit) n’est pas content quand on lui tire dessus. Je me tourne face au mur pour ne pas montrer mon rictus.

Le sirop, il n’est pas gratuit. Le collutoire non plus. Si c’est pas remboursé, c’est que c’est pas efficace, me dis-je…la pharmacienne hausse les épaules comme pour acquiescer.

Puis elle ajoute, je vous fais six pour cent de remise! Bon reconnaissons l’effort salvateur.

Oui parce que vous ne savez pas, en plus de ma crise d’arthrose qui me fait mal partout, j’ai attrapé une rhinopharyngite. Chez moi rien n’est simple. D’abord un mal à avaler puis rhinite abondante, puis toux et sensation de bronches enflammées…et après, tout en même temps! Tas de mouchoirs au pied du lit, quand y’en a marre, je me lève. La nuit est foutue.

Mais le vélo me transporte malgré tout. Celui de la ville. Quand j’aborde les bordures, je trace un segment bien droit et oblique, ce qui me permet de décramponner la main droite douloureuse du guidon. J’évite la puissance qui fait avaler de l’air froid comme un carbu de turbo. Autrement dit, je presse mou.

Bref je suis devenu une Gordini avec un moteur de deux chevaux sous le capot.

Je ne vous oublie pas.

Les potins du lundi

Rouler dans la boue, le gravel bike s’inspire parfois du cyclo-cross. C’est pas Gravel ça 😂 il faut un tracteur Ça tiens pas dans la merde, mais ça roule sur le dur 🤣 les membres du Gravel Bike se taquinent entre-eux

L’amateurisme en question

Gravel Bike, encore un anglicisme à faire bondir. Le groupe Gravel Bike France sur Facebook rassemble tous les adeptes de la formule qui consiste à rouler sur des chemins plus ou moins cyclables avec des vélos de route à gros pneus.

J’ai de la sympathie pour eux car derrière cette découverte d’une nouvelle pratique, les membres du Gravel Bike France sont en proie parfois à des expériences déroutantes. Quels pneus? quels freins? le Gravel Bike France de Facebook est devenu un banc d’essai qui suscite parfois la tendresse tant les adorateurs font preuve d’amateurisme en la matière tout en oubliant que le VTT répond déjà à la plupart des sollicitations.

Cet amateurisme là est réconfortant car il montre que le vélo attire de nouveaux adeptes…et je ne pense que du bien d’eux, pourvu qu’on roule.

800.000!

En revanche, au Gouvernement, c’est le grand n’importe quoi. Même les adorateurs macroniens sont dans la crainte: leur poulain ne va t-il pas capituler en rase campagne avec sa réforme des retraites?

Nous étions donc 800.000 à manifester contre la réforme des retraites jeudi 5 décembre. Le nombre n’est pas contesté. J’ai fait presque 50 km à vélo pour m’y rendre! Mais le mouvement du 5 décembre a entrainé de curieuses répliques qui risquent de se propager jusqu’à Noël.

On annonce que mardi, ça recommence. Chouette!

Oui, c’est vrai, se réjouir n’est pas de bon ton à quelques jours des fêtes de fin d’année.

Le projet du gouvernement semblait séduisant. Sur le papier. Beaucoup y ont senti l’arnaque. Réduire les différences entre les régimes au nom de la justice sociale, favoriser les carrières hachées, prendre en compte les petits boulots,…oui c’est de bon ton.

Mais on découvre jour après jour l’énorme complexité du système à mettre en œuvre pour rapprocher des régimes fort différents. Comme si nous avions eu affaire à des amateurs. Comprendre que les enseignants vont avoir des pensions rétrécies, que les CRS vont devoir bastonner les Gilets jaunes sur les ronds-points jusqu’à 64 ans,…tout cela n’avait pas été pensé, hiérarchisé. Où sont les simulations? les modèles de transition? je crains que le gouvernement navigue à vue.

Des amateurs. Oui on a bien des amateurs au pouvoir. Des apprentis-sorciers? peut-être! Dans ce cas il va falloir beaucoup d’incantations pour convaincre le bas peuple.

3600 trottinettes hors d’usage

Extinction-rebellion, le mouvement social écologiste qui revendique la désobéissance civile en s’appuyant sur des actions coups de poing non violentes a saboté le 5 décembre 3600 trottinettes électriques.

Dans un communiqué le mouvement précise le sens de son action…Contrairement à leur image de mode de déplacement « doux » et « vert », les trottinettes électriques sont une catastrophe écologique. En raison de leur production très énergivore, de leur faible durée de vie, et de la nécessité de les transporter tous les soirs pour les recharger, elles émettent en moyenne 202g de CO2 [1] par passager et par km parcouru. Cela représente 25 % d’émissions de gaz à effet de serre de plus qu’une voiture en voyageant seul, et 40 fois plus qu’un trajet collectif en tram ou métro par km parcouru [2].

Leurs batteries au lithium sont produites dans des conditions destructrices pour la nature et les êtres humains [3], et ne sont pas forcément recyclées.

source

Pour la défense de nos retraites

Belle mobilisation à Mulhouse contre la réforme annoncée de nos retraites.

Reconnaissons-le, la CGT s’impose et règle le ballet d’une main de maître. La police devant se charge de la circulation. Tout est parfaitement orchestré.

On parle de 2500 participants. Bonne ambiance et de nombreux corps de métiers représentés. Sans parler des anonymes, comme moi, qui n’avaient pas de banderoles mais qui tenaient à afficher leur solidarité contre les mauvais coups que nous préparent le pouvoir.

Près de moi un ingénieur en retraite de l’industrie textile. « J’ai manifesté deux fois en vingt ans ». « Aujourd’hui, c’est la deuxième fois ». « Avec Sarkozy, on a déjà donné, avec Hollande aussi et voila que ça recommence » me disait-il. Puis il ajoute « Surtout que moi avec Macron, je subis déjà la hausse de la CSG et je paie la taxe d’habitation plein pot!… »

Thann-Mulhouse
Mulhouse-Thann

J’avais pris le VTT pour revêtir une tenue civile plus apte au défilé.

Avec mes grosses pompes de montagne, je pouvais marcher pendant plusieurs heures, même avec mes semelles ferrées qui faisaient penser à un cheval.

Aller 22km avec moins trois degrés.

Retour 23.8 km avec 1°C. Je me suis un peu trompé en quittant Mulhouse ce soir, j’ai longé la gare du nord pour aller à Lutterbach, puis j’ai repris Pfastatt et Wittelsheim.

Le long de la Thur est un peu sinistre de nuit. Je suis arrivé liquéfié avec toutes mes couches anti-froid sur le dos.

Quelques images de cette belle journée populaire et solidaire sur ce lien…

https://photos.app.goo.gl/RYAKb95jFN2ErbEu6

Rouler sous la pluie est-il fréquent?

Un étude vient modérer une idée reçue: rouler sous la pluie est un frein au développement du vélo en ville.

Dans cette étude, Alexandre Trajan de la Direction inter-régionale Nord-Est, Météo-France, Strasbourg entend démontrer qu’à vélo, il est possible de simuler des trajets matin et soir, et de compter le nombre de fois où un cycliste se fait mouiller en allant ou en rentrant de son travail et constater que rouler sous la pluie est moins fréquent qu’on l’imagine

savoir qu’il pleut 115 jours par an à Strasbourg ne permet pas de dire que l’on est mouillé à vélo un jour sur trois

Selon lui, les cyclistes quotidiens affirment qu’il n’est pas si fréquent de se faire mouiller lors d’un déplacement à vélo.

S’arrêter sous un pont est parfois salutaire

Je suis aussi de cet avis pour mes déplacements quotidiens en ville, le nombre de fois où je roule sous la pluie se compte sur les doigts de la main (y compris ceux qui ont de l’arthrose!)

Dire qu’on ne prend pas son vélo par crainte de la pluie serait donc une fausse excuse.

De façon scientifique, l’étude permet de savoir combien de fois il pleut réellement lors d’un trajet domicile-travail selon le temps passé sur le vélo matin et soir.

Ainsi à Strasbourg, pour un trajet de 5km, la pluie ne surviendra que 16 fois dans l’année

Nombre annuel de trajets à vélo mouillés (axe des ordonnées) dans 16 villes de France pour des trajets d’une durée allant de 60 à 6 minutes.

Accéder à l’étude d’Alexandre Trajan

Quand l’arthrose survient

On m’a dit c’est de l’arthrose. Qui est « on »? c’est mon médecin.

L’arthrose est une maladie du cartilage.

Tout de suite. on a peur; on se voit déjà revendre ses vélos sur le Bon Coin.

J’ai des amis cyclistes qui ont souffert d’arthrose de la hanche et qui ont du recourir à une prothèse. Ils re-pédalent tous. Quand on est sportif, on est surpris d’être atteint par ce type d’affection. Comme n’importe quel quidam, on se sent puni injustement par le sort. Toute affection retentit fatalement sur le moral du sportif.

prothèse de hanche

L’articulation est délimitée par la membrane synoviale qui secrète un liquide (le liquide synovial) qui lubrifie l’articulation. Autour de l’articulation se trouvent les ligaments et les muscles amarrés sur les os grâce aux tendons. (voir ce site de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris qui répond à 100 questions sur l’arthrose)

Sans même s’y intéresser, mes douleurs dans les genoux, les chevilles, les phalanges lui ont suffi au diagnostic.

Vous avez quel âge? 68 ans. Alors c’est normal. L’arthrose touche près de 10% des hommes et 18% des femmes de plus de 60 ans selon le site Doctissimo.

Pourtant on peut lire ailleurs…

Le cartilage est un tissu vivant qui se renouvelle perpétuellement (même chez les personnes très âgées). La cause principale de l’arthrose n’est certainement pas l’âge.

Vous sortez de chez votre pharmacien avec une boite de chondroïtine sulfate sodique (15 euros non remboursé). Et c’est tout. La chondroïtine est efficace d’après la littérature du net (je parle du littérature du net car sur le net on trouve de tout, du vrai et du faux, ce qui rend le corps médical furieux), mais ne répond pas aux poussées inflammatoires.

Je ne prends pas d’automédication, je consulte pour avoir un avis de sachant.

Mais il est vrai que la médecine de ville est de moins en moins accessible. Idem dans les Urgences…et l’arthrose n’en est pas une.

Le problème dans une arthrose diffuse, c’est le handicap car on a mal partout à la fois. Quand je marche, quand je pédale et avoir un seul doigt gonflé sous l’effet de l’inflammation vous prive de vos gestes quotidiens. Il faut ruser, serrer le pain ou la tasse avec les autres doigts…et donc leur infliger des efforts anormaux.

Une poussée congestive qui vous réveille en sursaut en pleine nuit. Quand c’est gonflé, mieux vaut laisser le membre au repos

Enfiler un gant, oui. Mais pour le retirer, la souffrance est là.

Mais le pire n’est pas atteint. Le pire c’est quand vous êtes réveillé en pleine nuit avec une douleur aiguë dans le doigt. C’est comme des coups d’épingles permanents. Aucune position de la main n’est satisfaisante. Impossible de se rendormir.

J’enduis mon doigt gonflé de Voltarène…rien ne se passe. Je prends du paracétamol et au bout de deux heures, j’arrive à me recoucher et à m’endormir. A propos du paracématol, la littérature du net dit qu’il n’est pas efficace…

Le médicament le plus efficace contre les douleurs liées à l’arthrose s’est avéré être l’anti-inflammatoire diclofenac (Voltarène, commercialisé par Novartis et génériques) à une dose de 150mg/jour, devant d’autres anti-inflammatoires tels que l’ ibuprofène, le naproxène ou le celecoxib. (doctissimo)

Inutile de dire qu’au petit matin on est déjà fatigué.

L’arthrose semble encore bénéficier d’une prise en charge hésitante…et le patient se demande si son cartilage ne va pas être bouffé définitivement.

Il reste à connaître les causes et les facteurs aggravants. L’hérédité est évoquée, le surpoids pour les genoux, l’alimentation « trop grasse, trop salée, trop sucrée » évoquée aussi dans plein d’autres maladies.

Pour ma part je ne crois pas à l’homéopathie face à ce type d’affection. En revanche je crois aux anti-inflammatoires tout en ayant conscience de leur toxicité.

100 questions sur l’arthrose

Les potins du lundi

Les élections municipales approchent. N’attendons-pas pour parler vélo.

On fait comme avant

Les Municipales approchent à petits pas. A Thann, deux listes sont en d’ores et déjà en présence; celle du maire sortant Romain Lutringer intitulée Thann, Nouveaux Horizons et celle du premier adjoint sortant, Gilbert Stoeckel, accompagné de la plupart des membres de l’ancienne équipe municipale Thann demain avec vous.

Pourquoi changer une recette gagnante alors que 70% des votants renouvellent les sortants? C’est un peu ce que se disent ceux qui votent et qui se penchent rarement sur les affaires de la commune, c’est à dire notre bien commun. C’est un peu le vote par procuration qui délègue les décisions à d’autres tous les quatre ou cinq ans. Dommage, car regarder les comptes de la commune et comparer avec les voisins est souvent source d’étonnement. Les comptes sont le révélateur d’une politique et permettent de voir comment la commune consomme ses ressources. Fait-on volontiers un rond-point plutôt qu’une crèche? investit-on dans des caméras de surveillance plutôt que dans des infrastructures cyclables?

Querelles de chef en vue aux Municipales.

Soyons clair, il n’existe aucune raison de se faire des illusions sur le résultat des élections municipales. Tout restera comme avant car tout est verrouillé d’avance et les successeurs découvrent parfois l’ampleur de la dette cachée sous les tapis. La caractéristique des électeurs, c’est à dire ceux qui votent, c’est qu’ils se contentent très bien du quand-à-soi.

La réserve et la distance. C’est ce qui définit l’électeur type aujourd’hui. C’est ce qu’on pourrait nommer le conservatisme. Ces forces là ne sont pas des forces vives, ce ne sont pas celles qui défilent dans les rues contre ceci, contre cela; non, ce sont des forces inertes. Des poids morts.

Dès lors à quoi bon se faire suer le burnous à changer quoi que ce soit à notre mode de vie puisque la majorité ne veut rien, ne demande rien d’autre que le statu quo. Que rien ne bouge!

Mon maire est-il un nul?

On a tendance aujourd’hui à tout rejeter sur le maire. Si la délinquance croît c’est la faute à mon maire, si ma rue n’est pas balayée à l’automne, c’est la faute du maire, si les commerces périclitent, c’est la faute du…Ce qui décourage nombre de maires de petites communes qui ne veulent plus se représenter.

Alors oui, à quoi bon changer d’équipe municipale, puisque rien ne changera se disent les électeurs. C’est un peu ce que pensent ceux qui se désintéressent de la vie communale et qui considèrent parfois leur ville comme une cité-dortoir. Et rien d’autre.

Le tram-train à Thann. Trop peu utilisé

En vue des élections de 2020, ce à quoi nous assistons à Thann ou à Mulhouse par exemple, c’est à la dissidence des équipes en place pour mieux occuper tout le spectre représentatif de la majorité silencieuse, celle qui ne s’oppose pas mais qui vote. En gros on a la moitié du corps électoral qui votent et le reste…qui ne vote pas. On comprend donc que les postulants n’ont pas intérêt à présenter des programmes pour ceux qui ne votent pas. C’est une évidence.

Alors laissons ces maires qui dit-on sont de plus en plus vilipendés, découragés, achever leurs querelles picrocholines.

Intéressons-nous néanmoins à nos communes!

Le recueil de circuits VTT autour de la commune date de …2002! Thann est clairement en perte de vitesse par rapport à ses voisines comme Saint-Amarin qui assure la promo du VAE.

A quoi pourrait ressembler un programme utopique? un programme qui n’a donc aucune chance d’être mis en œuvre dans la cité? Alors mieux vaut regarder d’abord les chiffres en face. Dans les villes de moins de 10.000 habitants, on a tendance à gérer les crises les unes après les autres…et à subir les contre-coups du national qui taille dans les dotations.

La suppression de la taxe d’habitation par Macron est un très mauvais coup donné aux maires car rien ne permet de savoir comment s’opérera dans le temps la compensation promise. Pour les retraites, le système par point pourrait ne rien augurer de bon non plus pour les futurs retraités.

Une fermeture de maternité, une fermeture des urgences, une fermeture de classe, une trésorerie en moins, un tribunal d’instance, une poste en suspens un marasme endémique du commerce local, des contraintes environnementales insurmontables sur le plan routier, une population qui s’appauvrit. On se demande ce que vont devenir les chefs-lieux de canton.

Avoir une ambition pour sa ville

Thann. La ville a des atouts mais elle peine à les mettre en valeur. Le trafic pendulaire dans la vallée la pénalise beaucoup et son tram-train est boudé car trop cher.
Il a suffi d’un coup de vent. Où sont les vélos? et les ancrages?

Pas facile de se faire une opinion à partir d’un ressenti lorsqu’on est simple citoyen. Moi qui suis cycliste et adepte du vélo en ville, je me rends compte que la ville ne fait rien (ou si peu pour le vélo) alors que les dispositifs pro-vélos ne sont pas les plus chers à produire. Mais il faut contrer certaines habitudes, fermer des parkings, « rétrécir » des rues pour limiter le trafic et la vitesse, rendre certaines artères aux piétons,…autant de choix auxquels nos élus ne sont pas prêts, faute de conviction et de courage politique.

Des atouts touristiques trop peu mis en valeur

La vie de la cité c’est d’abord celle qui prend le parti de faire des choix audacieux. Sur le plan économique, social et culturel. Mais avant de se lancer dans un programme féérique et illusoire, consulter les finances de votre commune…http://www.proxiti.info/infocommune.php?o=68334&n=Thann

Comment ça marche les finances communales?

Cliquer sur cette vidéo. En 2019, la taxe d’habitation n’est plus payée que par les habitants les plus riches

Thann, 8000 habitants-8 millions de dettes!

Thann a 8 millions de dettes! soit la totalité ou presque de ses revenus de fonctionnement. C’est difficile à croire mais c’est comme ça. Avec un tel endettement, on comprend que la ville a des semelles de plomb en terme d’entretien de son patrimoine et d’investissement. Le désendettement est en cours, mais il reste du chemin…et des rues qui vont continuer pendant longtemps à se dégrader. On peut donc s’attendre à voir nos nids de poule perdurer pendant encore 25 ans.

Dette de Thann. Un pognon de dingue dirait Macron; où est passé notre pognon dirait Jacline Mouraud

Si Thann est dans la moyenne des villes comparables en terme d’endettement, en revanche son annuité d’intérêt croît en fléche…

La palme de l’endettement à Rammersmatt 3300 euros par habitant!

Depuis 2014, les résultats ont changé
qu’est-ce qui vaut à Rammersmatt un tel endettement? sa nouvelle mairie-école?

Vous l’avez compris, Vélomaxou est un cyclo-citoyen. Je pédale avec mes pieds et je vote avec ma tête.

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Erbenheim, le village manquant

Réalisée par la famille de cartographes Cassini entre 1756 et 1815, la Carte générale de la France  est la première carte générale et particulière du royaume de France. On distingue sur cette carte Erbenheim à 1.64 km au nord d’Aspach.

Erbenheim n’est pas à proprement parlé manquant, mais il a disparu.

C’est en lisant Braudel « L’identité de la France, espace et histoire » (Flammarion) que je découvre un passage consacré à Thann au Moyen-Age et à sa zone d’affluence.

Braudel y cite les villages du chef-lieu de la seigneurie au XIVeme siècle.

  • Vieux-Thann
  • Aspach-le-Bas, le-Haut
  • Cernay
  • Lutterbach

…et aussi trois villages dont les noms ne me disent rien:

  • Erbenheim
  • Otzenwiller
  • Ernwiller

S’agissant d’Erbenheim, ce village a disparu lors de la guerre de Trente Ans (1618-1648). Erbenheim était situé entre Aspach-le-Bas et Aspach-le-Haut. Le ban de ce village est resté longtemps indivis entre les communes d’Aspach-le-Bas et d’Aspach-le-Haut  précise le site iSundgau des villages disparus. Mais on trouve d’autres indications ici sur le même site avec cette précision différente de la précédente Erbsheim ou Erbenheim : entre Cernay et Aspach-le-Haut. Schoepflin dit qu’il en reste une ferme et une chapelle (18e siècle). Les habitants ont dû se transplanter à Thann, vers 1544.
Erbsheim est nommé Arabacshaim, dans un titre de 784. Un autre titre de 1187 écrit ce nom Herbheim. …
Il existe une rue d’Erbenheim à Aspach-le-Haut peut-être en souvenir de ce village disparu…

Étonnamment si je trace une ligne passant par la rue d’Erbenheim à Aspach partant de l’église, au bout de 1640m, j’aboutis au calvaire devant le parc d’activités du Pays de Thann

Otzenwiller…je n’ai rien trouvé. Normal: je n’ai pas cherché.

Ernwiller était localisé entre Burnhaupt et Guewenheim ou entre Burnhaupt et Aspach selon les sources.

Je vais mettre à jour mon article générique sur les villages disparus du Haut-Rhin

La pub vélo d’antan

Le vélo ne fait plus rêver. Imagine t-on des écrans publicitaires à la télé vantant telle ou telle marque de vélo? Non, bien sûr!

Aujourd’hui seule l’automobile se dispute les plages de pub.

Au début du siècle dernier, les affiches publicitaires étaient de véritables œuvres d’art capables d’introduire du rêve dans les scènes de la vie quotidienne.

Vous aimerez peut-être parcourir ce site de belles affiches

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Les potins du lundi

La France centralisatrice a montré l’exemple avec le rond-point des Champs-Elysées

J’ai le sommeil léger. Alors la nuit je songe. Qu’est-ce que je vais pouvoir raconter à mes lecteurs du lundi? Ma mémoire m’apporte les sujets qui s’entrechoquent les uns les autres dans un impossible récit qu’il me faut mettre en ordre le matin venu.

France: record du monde du nombre de ronds-points

La France détient le record du monde du nombre de ronds-points – six fois plus qu’en Allemagne ! On estime qu’il existe environ 30 000 ronds-points, et que 500 nouveaux sont inaugurés chaque année pour un coût, pas vraiment modique, de 200 000 à 1 million d’euros selon la complexité de l’ouvrage et le prix des parcelles à acheter. (source)

Dada est en tôle d’acier « cortène », son nom est « Bucéphale ». C’était le cheval que seul Alexandre le Grand a réussi à dompter.
Dans les vestiges romains d’Illzach apparaît une tête de cheval . A Illzach passait aussi une voie romaine. On peut également remarquer le fer à cheval dans l’emblème de la ville. Sur cette route à fort trafic certains voient l’emblème du C.V. Ferrari. (2012)

Vous savez ces choses qui emmerdent les vélos…

Jean Viard, le sociologue, sur une chaine d’infos nous expliquait comment les ronds-points sont nés; vous savez ces choses qui emmerdent les vélos… Jean Viard nous disait donc que les ronds-points sont là pour organiser le transit pendulaire qui nous conduit à la ville le matin et qui nous ramène le soir dans nos village périphériques.

Travailler à la ville, vivre à la campagne

Nos jeunes générations se serrent la vis chaque jour et ne voudraient pour rien au monde repeupler la ville. Elles se serrent la vis disait Jean Viard pour payer sept ares de terrain, pour rembourser le crédit-bail de deux bagnoles diesel nécessaires à parcourir les trente kilomètres quotidiens jusqu’à son lieu de travail. Rien à voir avec le « vivre et travailler au Pays » des années 70….et encore moins avec le paternalisme d’antan des maîtres de forge qui construisaient les logements derrière l’usine. Ce qu’on veut aujourd’hui, c’est fuir la ville et ne pas participer à la fameuse mixité sociale urbaine tant elle effraie par certains aspects.

giratoire voie verte Moselle/Moselotte à Dommartin les Remiremont . La frénésie de ronds-points s’est propagée aux pistes cyclables avec la signalétique des voitures, s’il vous plait! Un ingénieur TPE est passé par là, sans doute

Alors les maires ruraux font le forcing pour aménager des lotissements sur de bonnes terres agricoles…et les ronds-points qui vont avec. La noble cause, on la connait: lutter contre la désertification de nos campagnes, la fermeture de nos écoles, de nos maternités, de nos trésoreries, de nos tribunaux. Ce qui n’empêche pas le pouvoir central de fermer chaque année toujours plus de services publics dans les cantons! L’antidote à la désertification des maires ruraux serait donc inutile puisque le repeuplement de nos campagnes s’accompagnent de toujours plus de bagnoles facteur de pollution.

La France est condamnée à ses bagnoles

Zone commerciale et bagnoles, le couplé gagnant

Le constat est sans appel: la France est condamnée à ses bagnoles...et à ses ronds-points. Ce qui n’est pas le cas de l’Allemagne ou des pays nordiques qui nous entourent. Par exemple l’Allemagne est peuplée de 236 habitants au kilomètre carré quand la France n’en possède que 120. En Allemagne le transport collectif des banlieusards est donc possible alors qu’il est illusoire en France de mettre en marche des trains pendulaires, voire même des bus réguliers. Question de flux. Ne parlons pas de la Belgique avec 379 ha/km2…ni des Pays-Bas avec 500 ha/km2.

Le marché de la voiture en France a de l’avenir combien même serait-il à maturité sur le plan marketing. Les constructeurs s’ingénient à nous maintenir captifs avec toutes sortes de nouveautés technologiques comme l’hybride ou l’électrique. Ils n’ont pas de craintes à avoir: sans la voiture, point de salut pour les adeptes de la France profonde! En revanche, le matériel chinois risque fort de faire capoter les constructeurs locaux, car la Chine apprend vite. Quand Gifi et consorts vont vendre de la bagnole…

Redonnons leur humanité aux ronds-points

A Bourbach-le-Bas (Haut-Rhin), on ressort des cartons le projet de rond-point au carrefour de la D466 et de la D35. En cause la dangerosité au moment des pointes de trafic. Les usagers de la vallée sont évidemment contre le principe d’un nouveau rond-point qui les ralentirait au moment d’aller au boulot à Mulhouse ou de rentrer au plus vite pour la sortie des classes.

Les Gilets jaunes me réconciliait avec les ronds-points. L’écriture hésitante tenait lieu d’exercice

Avec les ronds-points, les maires ont oublié de construire une cabane pour les gilets jaunes, une cabane bien utile pour recréer du lien, où l’on pourrait boire un coup, histoire de faire connaissance. Le grand rond-point d’Aspach était vide de gilets jaunes samedi 16 novembre pour leur premier anniversaire. Dommage, j’avais pris l’habitude d’aller m’y chauffer au bord du feu de palettes et de tailler bavette avec les manifestants.

Les Super U, les Leclerc et les Carrefour (bien nommés) savent depuis longtemps que le rond-point est vital pour capter la clientèle abonnée au transport pendulaire.

Selon les DNA (25/09/2013), l’opération de Carrefour Mulhouse de l’Ile Napoléon – estimée à 2.1 millions d’euros HT – a été financée par la société immobilière Carrefour (1.1 M €), la société Sogemo (177 000 €) et le conseil général (458 000 €)

Les maires plutôt que d’y installer des décorations souvent douteuses et dispendieuses feraient mieux d’y promouvoir des buvettes (sans alcool), des boites à livres et des distributeurs de pain. Une façon de redonner un peu d’humanité à ces lieux de girations impétueuses qui font peur aux cyclistes.

Cyclotourisme, la revue

n°695 novembre 2019

La revue « Cyclotourisme » de novembre est arrivée. C’est le magazine de la fédération française de cyclotourisme.

Avec ce numéro de novembre, la fédé nous délivre un mystérieux message dans son édito en constatant que « le niveau de nos abonnés, et par voie de conséquence de nos lecteurs, ne cesse de baisser » écrit Gérard Pliquet.

En clair le magazine est « malade »…mais « la maladie pourrait être éradiquée »… « les remèdes existent »… « si leur mise en œuvre, individuelle et collective, avait été efficiente, nous n’aurions pas y revenir. » « D’autres solutions seront prochainement proposées… »

Que la revue ne se vende pas bien, ce n’est pas nouveau. Cela fait des années que le lectorat s’étiole et que le journal doit être mis sous perfusion. Déjà en 2015 « Le lectorat de la revue est réduit à l’extrême: 17000 abonnés pour 120.000 licenciés alors qu’elle coûte 150.000 euros à produire (hors expédition). Soit 11% des licenciés seulement! »… (source)

Personne n’ose tenter une explication: les cyclotouristes ne lisent pas ou ne lisent plus, accrochés qu’ils sont à leur Facebook. Ils pédalent le temps restant. Certains ne savent peut-être même pas lire si je voulais être perfide quand je vois le niveau sur les réseaux sociaux.

Pourtant, si l’on parcourt la revue, elle est plutôt bien faite.

  • Des actualités qui sortent du cadre FFCT stricto sensu
  • Un portrait sur le handbike
  • Du VTT sous forme de raid inter-bases
  • Un reportage « jeunes »
  • Un voyage organisé à St Jacques de Compostelle
  • Une promo de la Haute-Saône
  • Des images d’Eurobikes (voir ci-dessous)

Et pourtant la revue se vend mal.

J’ai ma petite idée sur la question. Puisque la revue se vend mal, pourquoi tout simplement ne pas en tirer une version numérique que tout le monde pourra consulter à sa guise sans engager des frais d’impression et d’acheminement dispendieux?

La fédé a engagé sa transition numérique en élaborant une stratégie digitale. Gageons que dans les cartons des disques durs figure aussi le projet d’une revue numérique.

Des nouvelles d’Eurobikes…

détecteur de perte de pression pour VAE équipé d’ABS!
vélo en bois Qirubike.de
Karcassbikes.com cadre en tôle d’alu ajourée
Convercycle.com, la roue arrière se replie et l’ensemble devient un vélo normal

Bunkers bis

Le Club Etoile 78 de Vieux-Thann est un club familial. On y pratique le cyclotourisme et depuis peu le VTT. Si vous souhaitez nous rejoindre, on roule le dimanche matin à 9 heures. RDV derrière la mairie. Page Facebook…et en plus vous pourrez voir ma bobine en live.

J’ai copié mon parcours de mars 2018 intitulé Bunkers à VTT. Et ça donne Bunkers bis. Logique, non. Avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann, on s’est fait un peu violence ce matin car les premiers frimas sont arrivés en Alsace. A 6h30, j’ai pris mon courage à deux mains pour aller acheter ma baguette de pain à la boulangerie Kieffer rue du… Général de Gaulle. Faut pas croire, les Alsaciens sont des patriotes, on n’imagine pas le nombre de rues rattachées à la Libération. J’ai vu que de la glace recouvrait les pare-brises des autos, alors j’ai resserré toutes les écoutilles et j’ai pédalé. J’étais en mode hibernation (si vous ne savez pas ce qu’est le mode hibernation à vélo, lire ici). A 9h45, inspection des travaux routiers au centre de Vieux-Thann.

Inspection des travaux routiers de Vieux-Thann. Les cyclistes ont à craindre que le centre ville deviennent pavé.

Ces travaux là durent, durent des mois pour le plus grand bien des riverains à qui l’on a ôté le trafic routier. Je tourne, je tourne, attendant neuf heures. A neuf heures, le départ est donné. Comme vous pouvez le voir, je mets longtemps sur le blog (15 lignes) à m’échauffer. C’est comme les vieux machinistes de locomotive à vapeur qui se levaient quatre avant le départ du train pour allumer le feu de la chaudière sans contrôleur. Sinon le parcours plat choisi fait 35km, ne tenez pas compte de mes circonvolutions en attendant le départ.

Les vététistes ont leurs secrets. Des itinéraires improbables avec surprises et d’autres éprouvés, ceux que l’on connait pour les avoir déjà expérimentés.
Ce que je trouve agréable dans un parcours, c’est de pouvoir jalonner son itinéraire de points d’intérêt afin qu’au retour on ne dise pas « on n’a fait que pédaler, c’est trop nul les parcours du Maxou ». C’est d’autant mieux de s’arrêter que cela permet de redonner un peu de cohésion au groupe qui a parfois tendance à s’étirer au gré du potentiel de chacun.


Aujourd’hui au programme…tin-tin-tin!…(roulements de tambour)

– Lutzelhof

Les chiens aboient mais sont enfermés


– Chapelle de Deckwiller

On a soif tôt ce matin. C’est de l’eau, pas de la mirabelle. J’ai consacré un billet aux villages disparus en 2016. Sur ce site existait Deckwiller, village disparu au XVIeme siècle
Notre joyeuse équipe
On passe à pas de loup. Aucune balle perdue.Ouf!

– Bunkers de Burnhaupt

On passera vite devant les bunkers, mais on peut visiter ce site en touriste si l’on est intéressé aux ouvrages militaires de la Grande Guerre; j’y ai consacré un billet en 2014

circuit des bunkers à Burnhaupt-le-Bas
Un single agréable parmi le circuit des bunkers

– Lavoir du Dick

Le lavoir du Dich construit avant la Révolution était encore en fonction en 1960.La grande lessive donnait lieu à une fête de la jeunesse, à des papotages, des cancans et des disputes pour avoir la place la plus en amont.
C’est dommage, cet abri en plein air menace ruine.Si un chantier est annoncé, je veux bien participer

– Barrage de Michelbach

A Pont d’Aspach, on profite d’un peu de goudron
La seule côte de la matinée au km 30 se fait sentir. Qu’on me pardonne!
jolie cavalière

Si vous voulez faire ce parcours 35km/200m

https://www.openrunner.com/r/10699056

Roscoff

Je me réfugie sous le porche de l’église Notre-Dame de Croaz Batz attendant que l’averse passe. Puis je vais sur le port. La Reine du Léon est là, chargeant sa cargaison de touristes au départ pour l’ile de Batz

Braudel et rien d’autre!

Mes trois Braudel m’attendent

J’ai ressorti mes Braudel. Les trois tomes que je m’étais offert dans les années 90. Pour un cycliste qui aime voir du pays, avec Braudel on est servi.

Fernand Braudel, historien géographe de renommée mondiale, nous rabiboche avec la France, notre France éternelle.

Braudel, c’est presque un conteur pour moi. Il commence à la première page par citer Péguy : « regarder la France comme si on n’en était pas ». Voila un programme réjouissant…et Braudel d’ajouter: « je tiens à parler de la France comme s’il s’agissait d’un autre pays, d’une autre patrie, d’une autre nation ».

Je suis parti pour 1089 pages. Du nanan. Car à la fin on doit en sortir réconcilié avec soi, avec les démons du nationalisme xénophobe que l’on tente de nous instiller. Loin des clichés rabougris des extrêmes. C’est le moment.

A Sionne, Luméville était déjà derrière moi et il ne me restait qu’un banane ratatinée à me mettre sous la dent Pour un cycliste qui aime voir du pays, avec Braudel on est servi.

Pour la petite histoire, je suis passé le week-end dernier à Luméville-en-Ornois (Meuse). Fernand Braudel y est né et une plaque est apposée sur sa maison. C’était donc un Lorrain.

Lors de mon passage à vélo le 13 mai 2018, je n’avais pas vu cette plaque car elle était dans le sens opposé au carrefour de Chassey-Beaupré.

Mon parcours du 13 mai 2018 en France profonde sur Openrunner. Ce jour là j’avais parcouru 156 km sous la pluie

Les potins du lundi

Trottinette M365 Xiaomi 400 euros chez Fnac, Amazon, CDiscount. De quoi rentrer pas fatigué du tout de sa balade dominicale sur les bords du Rhin

Trottinons!

J’ai l’air malin avec ma trottinette Oxelo de chez Décathlon, à trottiner sur le trottoir. Avec la trottinette électrique, on ne trottine plus, c’est devenu ringard. On se translate sur une latte électrique à dix centimètres au-dessus du sol. L’analogie avec le vélo s’éloigne. Il reste deux roues minuscules et un guidon, le tout mu par un effet gyroscopique qui vous tient en équilibre dès qu’on roule.

C’est à un véritable phénomène de société que nous assistons en ville avec l’explosion des trottinettes électriques. Du moins, c’est ainsi que les choses nous sont présentées, nous qui, en province, n’assistons à rien de tel. Alors il faut le croire.

Le magazine Gyronews, adepte de toutes les nouveautés en matière d’Engins de Déplacement Personnel (EDP) déplore l’attitude des médias vis à vis de ce nouveau moyen de déplacement qu’est devenu la trottinette électrique… L’essor de la trottinette électrique engendre un problème de cohabitation avec les autres usagers de la voie publique, à commencer par les piétons. (relevé dans Gyronews)

Du coté des pro-trottinettes, on cite volontiers l’immense avantage de la trottinette en libre service qui permet de traverser Paris en une trentaine de minutes tout en profitant du soleil et de la vue.

Trottinette Dualtron Ultra coréenne capable d’atteindre 90 km/h

Qu’est-ce qui rassemble ces nouveaux tenants de la route urbaine, de la rue? ont-ils une sociologie particulière? attendons de voir si le phénomène va au-delà du bobo BCBG parisien et des grands centres urbains…Cependant déjà tout un microcosme besogneux s’est mis en branle derrière le phénomène trottinette avec ces précaires qui ramassent les engins le soir pour les recharger en électrons et qui les rapportent au petit jour là où ils seront réutilisés. Ne nous trompons pas: ce qui semble dessiner un trait commun entre les utilisateurs, c’est une défiance, une défiance des convenances et des codes. Pas seulement du code de la route mais aussi du code des civilités. On est dans ce que nommerait Pierre Sansot une sorte d’anarchie joyeuse qui défie les lois.

Et du coté des cyclistes?… les cyclistes?… ils font le dos rond. Eux qui peinent depuis des décennies à aseptiser la ville de ses voitures sans y parvenir, à tenter de montrer une image moderne et écolo et comment bien se comporter en ville, les voila relégués avec leurs vélos au rang de primitifs antédiluviens. Le vélo est devenu non avenu, inutile, rétrograde et encombrant. Combien de divisions chez les cyclistes? s’amuseraient les corps constitués face à nos revendications multiformes. Rien de cela chez le trottineur, il prend la rue. La rue l’a pris. Au diable les autorités! Finalement le mouvement trottinette est révolutionnaire avant l’heure.

Il suffisait d’y penser

Il fallait s’en douter. Avec une simple planche à roulettes et un guidon, (plus quelques kilos de technologies à base de lithium issu de nos terres rares) les urbains ont trouvé d’un coup la parade aux embarras de la ville. Plus besoin de bagnoles, de transports en commun, de métro qui oblige à vivre comme des rats, de scooters (la grande sœur de la trottinette),…la trottinette répond à toutes les attentes, y compris la contrainte environnementale. Absence de bruit, de pollution locale, de place mangée sur le domaine public, et même…absence de code de la route puisqu’il est avéré que ces engins se faufilent partout en toute impunité. Qui va croire que la maréchaussée sera en mesure d’endiguer ce flot d’indiscipline!

Bien joué, les trottinetteurs!

Le gouvernement subitement se réveille et décrète. Les nouveaux engins de déplacement personnel mettraient gravement en question le dogme du tout bagnole et son corolaire « le code de la route ». Alors on réglemente (voir mon article) dans l’urgence. Car les trottineurs n’ont cure des conventions: tout l’espace public leur appartient et n’a plus de limites. Grave déconvenue pour ceux qui s’escriment à édicter des règles de partage du domaine public, à commencer par les cyclistes! La trottinette s’instille en zigzaguant sur les bandes cyclables, lorsqu’elles existent, au grand dam des inconditionnels de la bécane. Expulsés les cyclistes? oui il y a des risques.

Alors tout le monde attend. Attend de voir le soufflé trottinette retomber. Le seul espoir. Déjà les loueurs se désespèrent du vandalisme qui ronge leur business-plan à grande vitesse. Du coté chinois, des cargaisons entières de trottinettes sont prêtes pour remplacer celles jetées à la Seine.

Si la trottinette électrique plait tant, c’est qu’elle est simple à mettre en œuvre et ne nécessite aucun effort musculaire, contrairement au vélo sans assistance. Elle redonne aux citadins la maîtrise de leurs mouvements dans un environnement de plus en plus contraint…et en plus on rentre dans sa supérette avec l’engin!

Lire Isabelle et le vélo au sujet de la réglementation trottinette

De l’EDP à l’ADP, ça ne décolle pas

la carte des soutiens anti-privatisation ADP à cinq mois de la date de clôture du referendum

Êtes-vous d’accord pour un referendum sur la privatisation de l’aéroport de Paris (ADP)?

De l’eau a coulé sous les ponts et les Français ont d’autres chats à fouetter plutôt que de se préoccuper si Roissy doit être privatisé. Après tout, privatiser l’aéroport, ce n’est pas pire que les autoroutes, Gaz de France ou EDF!…On ne le dit pas, mais on le pense. Et moi qui suis un peu écolo sur les bords (sur les bords seulement), je me dis que privatisation = augmentation des prix et donc c’est bon pour éviter des vacances planétaires à crédit à Phuket ou au Caraïbes qui détériorent la couche d’ozone.

Il faudrait obtenir 4,7 millions de soutiens pour enclencher le processus référendaire, on n’en est qu’à 900.000. A l’heure où tout le monde réclame plus de démocratie participative, force est de constater que l’opinion semble avachie quand on lui demande de se mobiliser.

Ou alors, tout simplement, cela signifie qu’on est d’accord pour vendre nos aéroports…

Le pouvoir en place se garde de faire un appel au peuple pour inviter les Français à prendre position contre son projet. C’est compréhensible. En revanche pour la réforme des retraites, aucun problème pour communiquer à tout va.

Il faut se munir d’une carte d’identité, être inscrit sur les listes électorales, connaître par cœur le code Insee de sa commune de naissance… Et entre les bugs, les problèmes d’accent, les erreurs de localisation, le site a la fâcheuse manie de planter. (Médiapart)

« L’avion, c’est pour les bourgeois et Paris, c’est loin. Voilà ce que j’entends dans ma circonscription »
« Quand on explique que la privatisation des aéroports aura les mêmes conséquences que la privatisation des autoroutes, ça fait “tilt” dans la tête des gens. 

Recycler l’air rapporte gros

Eolienne de Schönwald en Forêt Noire (vélomaxou)

Recycler l’air, des petits malins savent faire. J’ai vu cette semaine des champs éoliens à perte de vue qui se dressaient dans la plaine céréalière de la Marne entre Chalons et Sézanne. Plus près de nous, il existe ceux du Barrois entre Void et Ligny-en-Barrois.

On est loin des vertueuses solutions de nos écolos verts lorsqu’on apprend que tous ces énormes mâts qui surgissent dans nos campagnes ne sont que le fait de financiers étrangers venus pomper la manne des subventions accordées par l’Etat à ces aimables investisseurs.

En fait si les éoliennes se répandent ça et là, c’est tout simplement parce que le gâteau vient d’EDF qui ponctionnent ses abonnés sur les factures d’énergie…pour le redonner ensuite aux fonds de pension qui émargent dans les sociétés de l’éolien.

A propos du gâteau d’EDF, il est temps d’en profiter car cette boite née en 46 est en quasi-faillite comme beaucoup d’autres fleurons français. Bruxelles est passé par là car dézinguer une boite publique qui produit du courant peu cher, ça arrange la concurrence.

C’est ce qu’on entend dire.

Du coté des communes et des agriculteurs, l’intéressement n’est pas moindre. On parle ainsi de 30.000 euros de loyer par an pour un seule éolienne! Pour une paysannerie en jachère, le calcul est vite fait, à la place des veaux, mieux vaut élever des éoliennes.

Reste un hic: au bout de vingt ans l’éolienne est morte et le démantèlement reste à charge du propriétaire des lieux… sans parler des 200 tonnes de béton enfouis dans le sous-sol et de tous les câbles souterrains destinés à évacuer l’énergie.

Ces aimables joujoux qui produisent un mégawatt les jours de vent (20% du temps) n’ont rien à voir avec les deux tranches nucléaires de Fessenheim (1800 mégawatts/80% du temps, la moitié de la production alsacienne) qu’EDF vient d’abandonner sous les hourras écolos (500 millions de manque à gagner que l’Etat (donc nous) s’engage à verser à EDF)

Si j’ai faux dans ce minuscule billet, les verts pourront me corriger et j’en serai rouge de honte.

Dimanche, la Commanderie

VVT et route.

Dimanche, les Randonnées de la Commanderie organisées par Loisirs Rixheim Vélos.

Une valeur sûre que je vous recommande.

Tout est décrit ici

Musique maestro!

Je commence comme ça ce matin. Je ne dérange personne. Pas de bureau partagé dans mon home, pas d’Openspace. De la musique à volonté.

Et puis après, je me pose. Qu’est-ce que je pourrais bien entreprendre de constructif avec moi-même?

Participant : moi-même

Moi-même, c’est mon ego ou mon autre. Mais je ne suis pas toujours d’accord avec lui. Des crispations, des mésententes surviennent sur la marche à suivre. La marche à suivre? Mon confrère et ami Pierre Brunner me surprend toujours lorsqu’une fois de retour de sa marche, il raconte sa balade avec lui-même sur son blog LTD RANDO 68.

Participant: lui-même, écrit-il. Comme pour se prouver qu’il était là et que ce n’était pas son double qui a accompli ce périple souvent exigeant. En somme, une sorte de confirmation s’il venait à douter en découvrant ses belles images du jour. Non, ce n’était pas un rêve, il était bien là.

Alors, aujourd’hui?

J’ai ce vague projet d’organiser une rencontre régionale à destination de Amis du Randonneur ( des gens à vélo). J’ai du temps devant moi car il faudra au préalable passer sous les fourches caudines de l’administration du Randonneur pour caser une date.

Alors voila, je vais tenter de construire un parcours n’excédant pas quatre-vingt kilomètres de vélo entre Masevaux et Belfort au pied de nos collines sous-vosgiennes.

la vallée de Saint-Nicolas

Au menu touristique, il y aurait donc Masevaux, Rougemont, ses arrosoirs, Saint-Nicolas, Lamadeleine-Val-des-Anges, puis une incursion dans cette zone des étangs autour d’Eloie, le fort de Roppe au cœur de la forêt, la Seigneurie, la gare de Sentheim, le train Thur-Doller,…

Autour d’Eloie

Le Randonneur dans le désert

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Le Randonneur N°71 de septembre 2019 est là.

Je ne sais pas pourquoi ce mois ci, le rédac. chef s’ingénie à nous mettre une couverture de Une avec un type qui pédale dans le désert, des chameaux d’Arabie face à lui.

Est-ce une façon de préfigurer l’Europe qui nous attend avec le réchauffement climatique?

Alors oui, je distingue au fond dans la brume matinale les contreforts des collines sous-vosgiennes, puis plus loin nos ballons ronds. Le chemin caillouteux? Oui, je l’imagine aussi. La nationale 66 Mulhouse-Epinal, une fois débarrassée de ses encombrements routiers, faute de pétrole est revenue à l’état de piste romaine puisque l’enrobé bitumineux ne sera plus qu’un souvenir.

Trêve de plaisanterie, je ne m’imagine pas visiter à vélo des contrées exotiques . Le Randonneur cherche toujours des rédacteurs pour sa rubrique « le p’tit coin méconnu ». J’en connais des p’tit coins, mais ils sont connus par la plupart d’entre-nous, alors j’évite l’exercice. Surtout que le comité de lecture ne rassure pas les postulants en « s’attardant sur chaque mot ». S’attarder sur mes mots? jamais! Maxou reste Maxou et je refuse de me plier à un censeur. Je reste chez moi avec ma prose vérolée.

Cela dit j’invite les cyclistes-cycliques, c’est à dire ceux qui prennent le temps de descendre du vélo de temps à autre à lire le Randonneur. Lire, c’est notre gymnastique du cerveau chaque matin. Ne le décevons-pas!

En plus le Randonneur vient de comprendre, un peu tard, que payer avec la monétique Paypal son abonnement à 24 euros c’est moins chiant que de faire un chèque qui reste sur le frigo pendant des semaines.

Une bonne nouvelle: les nouveaux abonnés appartiennent plus souvent à la tranche 30/39 ans.

Le site du Randonneur est là

Fin mai 2019, les randonneurs se sont retrouvés à Montpazier (Dordogne). J’y étais.

https://velomaxou.com/2019/06/03/quatre-jours-de-voyages-1-4/

https://velomaxou.com/2019/06/04/quatre-jours-de-voyages-2-4/

https://velomaxou.com/2019/06/05/quatre-jours-de-voyages-3-4/

https://velomaxou.com/2019/06/06/quatre-jours-de-voyages-4-4/

J’ai parcouru tous les itinéraires. Force est de constater qu’un certain nombre parmi nous n’ont plus la force due à l’âge de les réaliser en entier. Il conviendrait de tracer des parcours plus adaptés.

L’eau, l’énergie, allons-nous vers un conflit mondial?

Colline du Bollenberg. Préfiguration du climat méditerranéen étendu à toute l’Alsace?

Doit-on s’inquiéter des pénuries à venir? la pénurie d’eau? la pénurie d’essence?…et corrélativement la pénurie de courant électrique d’origine nucléaire, hydraulique et…solaire (car le solaire a ce défaut d’être moins bon en période de canicule).

Pour l’heure, on fait comme si. Comme si la canicule n’était que passagère. Or voici plusieurs années que le phénomène se reproduit: une baisse de la pluviométrie, un asséchement des cours d’eau, une baisse des nappes phréatiques.

Combine te temps encore le monde agricole va t-il pouvoir disposer d’eau à profusion pour la compétitivité de ses cultures?

Ne plaisantons pas! les conséquences sont là: des communes ravitaillées en eau, des centrales nucléaires qui doivent réduire leur production à cause du réchauffement de l’eau, des bétails qui manquent de pâtures, la faune piscicole qui meurt, les cultures agricoles qui pompent de l’eau là où elles peuvent et notamment dans des rivières déjà exsangues…la forêt vosgienne qui dépérit (100.000 m3 de sapins morts dans le sud vosgien).

Dès lors, que faut-il attendre de ces pénuries?

  • des restrictions tous azimuts
  • des rationnements
  • des coûts de marchés qui vont exploser

Est-ce un scénario catastrophe? je ne le crois pas. Le problème, c’est que les pouvoirs tardent à prendre des mesures de crainte d’affoler les populations…on le voit notamment avec le laxisme lié à la pollution automobile aux abords des agglomérations.

Nos anciens savent ce que veut dire rationnement. Pendant et après la guerre, il y avait les tickets de rationnement. Aujourd’hui sommes-nous prêts à être rationnés? avoir de l’eau ou du courant quelques heures par jour?

Vingt litres de gas-oil par semaine. Et débrouillez-vous avec ça.

Le scénario du pire aurait de graves retentissements sur l’humain, des conflits possibles sur les droits d’usage et aussi des pathologies cognitives probables chez les individus incapables de s’adapter. Nos congénères habitués à la profusion de tout seront-ils capables d’accepter cette nouvelle donne en lien avec le réchauffement de la planète? Il est vraisemblable qu’aucun État démocratique ne sera en mesure de prendre les mesures qui s’imposent pour inverser la tendance. D’ailleurs, seul, quel État pourrait entraîner le reste de la planète et les climatosceptiques comme Trump ou Bolsonaro?

On peut donc s’attendre à un conflit mondial généralisé entre les impérialismes qui vont s’entre-choquer pour conserver leur leadership face aux enjeux climatiques.

C’est pessimiste, je sais. Mais avons-nous des raisons de croire que la tendance du monde peut s’inverser?

Les potins du lundi

Réforme des retraites, enterrement ou enfumage?

Qui perd gagne!

On ne sait pas encore qui du Gouvernement ou qui du retraité va perdre ou gagner cette bataille qui s’engage autour de la réforme des retraites.

Certes les jeunes générations sont devenues individualistes et imaginer une convergence des luttes est illusoire. Le syndicalisme a perdu son aura et il aura beaucoup de mal à mobiliser. Mais un mouvement populaire est toujours possible, solidaire et incontrôlable comme celui des Gilets jaunes. Ce qui serait pire pour le Gouvernement…et attendu par les mouvements anarchistes.

Il faut reconnaître que le gouvernement est habile à présenter des pertes de droits en avancée sociale.

Réforme: changement de caractère profond, radical apporté à quelque chose, en particulier à une institution, et visant à améliorer son fonctionnement (dictionnaire Larousse)

S’agissant de la réforme des retraites, le Gouvernement joue gros car il a contre son projet un certain nombre de professions. Je pense aux avocats, aux agents EDF, aux fonctionnaires qui disposent d’un pouvoir d’influence pour les uns et d’un pouvoir de nuisance pour les autres. Et si demain la France était plongée dans le noir par manque de courant électrique?…(un sujet hautement risqué et prévisible que se gardent d’aborder les commentateurs) et les contrôleurs aériens?… imagine t-on les remplacer par des contrôleurs militaires comme en mars 1973 où deux avions se sont percutés?

Dans un régime par points, le montant des retraites n’est pas garanti (comme il l’est actuellement) puisqu’il varie en fonction de la « valeur du point » Ainsi, en Suède, les actifs peuvent partir dès 61 ans mais l’âge moyen auquel ils prennent leur retraite était de plus de 65 ans en 2014, contre moins de 60 ans en France, selon l’OCDE.

Plus juste! Vraiment?

Plus de justice nous dit-on. Certains comprennent que derrière le plus de justice , il y a surtout plus de pauvreté. Le niveau des retraites n’est plus garanti a priori : si la situation économique s’améliore, le niveau des pensions augmente ; si la situation, au contraire, se dégrade, le niveau des pensions baisse. Mais dans la situation actuelle beaucoup ont à perdre. Par exemple les professions libérales, comme les avocats, risquent de voir doubler leurs cotisations retraite (de 14 à 28%) alors même que leur caisse est autonome et ne coûte rien à l’État. Les avocats manifesteront lundi 16 septembre…et d’autres professions, après la RATP cette semaine passée, vont suivre.

On comprend jour après jour que cette réforme conduit à beaucoup d’interrogations comme le recul de l’âge de la retraite, la valeur du point et la remise en cause unilatérale des acquis sociaux.

In fine, ne soyons pas dupes, derrière cette réforme se cache en fait la volonté des États de réduire la part des pensions dans leur PIB pour mieux affronter la capitalisme mondial.

Étiquettes…

est-ce encore du pain?

Vous allez rire. Je l’espère.

De nos jours, on est à cheval sur les normes. Alors on étiquette tout.

Le pain du Leclerc où l’on s’aperçoit qu’on mange en fait beaucoup d’autres choses que de la farine et du levain…et les étiquettes de nos t-shirts.

Des étiquettes pas agréables à porter

Pour les t-shirts, c’est une torture. Je ne les supporte pas sur le coté gauche du ventre. J’ai tout essayé. Les couper? c’est pire, le moignon d’étiquette est devenu une épingle. Alors la solution, c’est de les découdre! Oui mais ensuite il faut recoudre et je n’ai pas ce talent de refaire une couture aussi nette. Alors? je vous avoue tout: je mets mon t-shirt à l’envers.

Je plains les dames…

Je suis passée à la boutique Petit Bateau, même leur coton bio a des étiquettes, et la vendeuse ne semblait pas très à l’écoute de mes pb de gratouille. J’ai quand même pris deux culottes en test, car je rencontre en + un pb avec les élastiques des culottes qui irritent et là c’est plus compliqué  

Je n’ai pas encore essayé le Découvite : (nom masculin!) invention très utile pour les couturières permettant de défaire rapidement une couture.

La Bonette à l’index

Inutile de chercher à frimer dans le Hundsrück avec ce maillot de la Bonette acheté à Intersport Jausiers en 2012. Il est cousu avec un fil de nylon qui vous perfore les flancs mieux qu’une aiguille. Je ne suis quand même pas un cheval

Pédale et tais-toi!

Je sais, pour en rencontrer de temps à autre, que certains de mes lecteurs n’apprécient pas cette chronique du lundi. Pour eux le vélo se suffit à lui-même. Nul besoin d’y ajouter des considérations d’ordre politique, sociétal ou économique. Le vélo serait donc un attribut désincarné de la personne, notre prolongement minéral disait Jarry, et rien d’autre. Nul besoin d’en faire plus. Ce n’est pas ma conception du vélo militant…et je suis triste à l’idée qu’on pourrait pédaler uniquement pour son plaisir personnel, par goût et non pas aussi avec le regard que l’on porte à la société et l’image qu’on lui donne pour contribuer à un monde meilleur.

Bâle, le SlowUp fait le plein

Bienvenue au départ de Huningue
Le SlowUp de Bâle, trois boucles inter-frontalières et le long du Rhin

Je ne sais pas combien nous étions. Trente mille?…quarante mille?…Seuls les organisateurs pourraient le dire. Chapeau à ces centaines de bénévoles présents aux intersections pour garantir la sécurité et le succès du SlowUp de Bâle 2019.

on passe en Suisse sans montrer patte blanche exceptionnellement

Nous avions donc au choix trois boucles à parcourir autour de Bâle.

31 km : Bâle – Riehen – Lörrach – Weil am Rhein – Huningue – Saint-Louis – Bâle

21 km : Bâle – Birsfelden – Muttenz – Pratteln – Augst – Wyhlen – Grenzach – Bâle

18 km : Augst – Wyhlen – Herten – Rheinfelden – Kaiseraugst – Augst.

les faubourgs de Bâle sont occupés par l’industrie

On partait d’où l’on voulait et on parcourait une, deux ou trois boucles. Une seule obligation: tourner tous dans le même sens. Pourtant on a croisé quelques cyclistes dans l’autre sens qui prenaient de grands risques de collision.

baisse de pression dans portique pneumatique
Attention au tram!
dès qu’un ralentissement intervient, de gros bataillons de cyclistes se forment
il fait déjà chaud dès 10 heures ce matin
idéal pour les familles d’être mis à l’abri du trafic
bonjour Madame

Ce qui est bien dans le SlowUp, c’est que la route est à nous. Tous les accès sont neutralisés et le balisage est parfait. Heureusement car les itinéraires sont compliqués. Passer d’un grand axe à quatre voies à une simple piste génère automatiquement des bouchons.

nous voici sur les bords du Rhin
à vélo et faire des photos
peu de tandems, mais beaucoup de VTT et VAE
transport familial
Une petite bosse pour quitter le rivage

Le voyage nous fait découvrir Bâle et aussi ses extérieurs bucoliques le long du Rhin.

Une moitié d’avenue rien que pour les cyclistes, c’est abusé…
silhouette étonnante animée
promotion de produits suisses. Miam!
la vache Swissmilk monte sur ses grands chevaux

Il faut cependant être vigilant: tout le monde ne roule pas de façon disciplinée à droite, non. Beaucoup tiennent la gauche et empêchent les dépassements. Les cyclotouristes « patentés » piaffent parfois d’impatience derrière. Mais en venant au SlowUp, on sait que c’est d’abord une fête, alors restons tolérants!

pour petits et grands
je présume que c’est du bio…
on retraverse le Rhin
tour Roche
transport combiné
vous avez votre vignette?
Bâle
Comme au Tour de France
Une connaissance amicale

On n’échappera pas aux immenses « ravitos » qui jalonnent le parcours, dotés de jeux pour les petits et de restaurations généreuses.

C’est où déjà?
un des innombrables bouchons
je confirme, il y a de la verdure autour de Bâle
usine électrique
j’ai pas encore essayé, mais ça me semble pas facile
il n’est pas très content
police à vélo
Pub pour Skoda, j’ai gagné combien?
qu’est-ce que c’est que tout ce monde?
arrêt obligatoire
A l’Ardéchoise aussi ça bouchonne?
ambulant déambulant
ce cyclo s’est échappé et je lui ai filé le train un bon moment
cherchez l’erreur…

Amusant de voir ces petits enfants à vélo et ces parents tractant la remorque des tous-petits. Respect à toutes ces familles qui ont choisi de promouvoir la nature, à pied, à vélo, à roller.

y’a pas plus petit?
des échappés
un échappé
Huningue, la passerelle

https://www.openrunner.com/r/10513432

Un Cowboy pour dompter vos ardeurs

Cette machine va t-elle trouver son public? Une courroie à la place de la chaîne, un algorithme pour remplacer les leviers de vitesse traditionnels et un smartphone pour contrôler le tout.

Oberkirch, des cols routiers

Rebstock Waldum Hôtel Kappelrodeck. J’adore cet habitat traditionnel de Forêt Noire

Oberkirch, c’est là-haut du coté d’Offenburg en Forêt Noire. On y va donc grimper un dizaine de cols à vélo proposés par le Club des Cent Cols.

Au retour, je compte et recompte, il manque trois cols à l’appel, la trace GPS enregistrée est formelle. C’est rageant.

907/756/621, trois cols qu’on a zappés sans s’en rendre compte

Cette chaude journée se soldera donc pas un parcours de 73 km, 1500m et 10 cols. La faute à qui? à moi qui n’ai pas vu que je manquais deux « aller et retour » sur la trace pourtant affichée sur le GPS. GPS vieillissant, soleil éblouissant et contre-jour sur l’écran.

Quel dommage! Surtout qu’on ne va pas là-bas tous les jours…

Cela dit, sur le plan physique, on était plutôt limite et la montée à la cote 998 nous a « tuer » comme disait l’autre. Le compteur thermique affichait jusqu’à 34° et il fallait économiser le bidon.

Le paysage en vallée est toujours aussi éblouissant, c’est un paysage à la Heïdi, façonné par des siècles de culture germanique. Ici l’agriculture est composée de vignes et de fruits. On secoue aujourd’hui les pruniers. Un câble attaché au tracteur muni d’un vibreuse et les fruits tombent par centaines sur la toile déployée au sol.

Les grosses pommes rouges font envie, mais ne sont-ce pas celles qu’on retrouve dans les supermarchés, farineuses et sans goût? je ne le sais pas.

Les cols grimpés….

  1. DE-BW-0307
    Tiergartner Höhe
  2. DE-BW-0390a
    Rotebene
  3. DE-BW-0835
    Bosensteiner Eck
  4. DE-BW-0998
    Kohlgrübe
  5. DE-BW-1005 Hübscher Platz
  6. DE-BW-0761a
    Horneck
  7. DE-BW-0643
    Kleine Steig
  8. DE-BW-0405
    Kleinebene
  9. DE-BW-0514
    Hochebene
  10. DE-BW-0466
    Hütten

Même préparé, un voyage à vélo réserve des surprises inattendues.

En Allemagne, ce sont les déviations « umleitung ». En ville, ça va. En montagne demerden sie sich! comme vous allez le voir…

Je croyais que les motards allemands étaient plus raisonnables chez eux que lorsqu’ils viennent sur la route des Crêtes vosgiennes. Que nenni! Sur la Schwarzwaldhochstrasse, c’est un festival, plus exactement un circuit de vitesse. D’autant que le revêtement est hautement sécurisant! Pas comme chez nous.

Fini de rigoler, à nos vélos!

A la sortie d’Oberkirch, on commence par une belle piste cyclable au cœur des pommiers
Avec le Tiergartner Höhe, notre premier col nous donne un avant-goût de ce qui nous attend. Pourtant il n’est qu’à 307m perché sur les hauteurs du vignoble de Ringelbach

On s’applique et on songe à la suite
les sorties de boucle sont propices à découvrir la suite de la pente
Et en plus c’est un aller-retour! faire des cols pour les redescendre ensuite, c’est un jeu cynique, non?
En redescendant, on se rend mieux compte de la pente qui avoisine 15%.
Aller-retour au col de Rotebene
A partir de Kappelrodeck, c’est la grimpée au col de Bosensteiner qui nous attend
La montée à la Haute Route de Forêt Noire est terminée. On a grimpés 800m de dénivelée assez harassante depuis Kappelrodeck.
La pause casse-croûte bien méritée au Schliffkopf
Au Zuflucht, voici une route barrée qui compromet notre retour. Que faire? on va tenter quand même…
En face, on distingue la route descendante en travaux. Ne pourrait-on pas descendre en parapente avec nos vélos accrochés aux pieds?
qu’est-ce qu’ils veulent les raders?
décollage
C’est samedi, l’entreprise n’est pas là
Ouf, sauvés! le tronçon en travaux est terminé. Le Kleine Steig est juste après la barrière.

A Oppenau, on n’est pas tirés d’affaire. D’abord le centre est en travaux, puis le concepteur du parcours nous envoie dans une galère au-dessus de la ville…une pente à 16% et plusieurs kilomètres dans les cailloux où il faudra marcher

Sympa le centre ville d’Oppenau, les lieux semblent inhabités
Les vieux grognards en déroute à Oppenau dans une pente à 16%. C’est pas juste!
Oppenau en contrebas
Kleine Ebene
A Hütteneck, le fermier est sympa. Il a mis en libre-service la bière Rothaus, le kirch, la poire…et l’eau pétillante, tarif unique 1 euro, hic!. Mais c’est pas frais
Retour à Oberkirch.

Trace GPS

https://www.openrunner.com/r/10454507

Question de posture

prout! à dada sur mon bidet le moyen le plus sûr de vous délester de votre pognon

Comptoir du café. Non, pardon pas le bike-café, le comptoir du vélo. Alors je prends la posture du mec qui s’interroge. Vous voyez, la tête baissée et la main qui saisit son menton. Je n’en perds pas une miette du stammtisch improvisé.

Un peintre qui croque vite le portait aurait pu en faire une étude de la bobine du vélomaxou. Une étude posturale.

Alors comme ça, ne le répétez pas, y’a des mecs qui en douce vous font une étude posturale pour pas cher. 90 balles pourvu que vous rameniez avec vous tous les frustrés du quartier qui s’interrogent…qui s’interrogent si le mal là, ou le mal ici, ne serait la faute du cheval mal gaulé qu’ils enfourchent tous les après-midi.

L’étude posturale fait fureur. Et sème même la terreur. Ton vélociste t’a refilé un vélo pourri. Non ce n’est pas toi avec tes petites pattes et ton bedon, ton grand cou qui est en cause. C’est ton vélo qui va pas.

Il y en a même qui partent en voyage organisé se faire posturer en douce comme celles qui vont se faire des réductions mammaires sans en avertir le landerneau.

250 balles l’étude. Sans l’hôtel ni la bouffe.

On veut des noms!

Des noms ? mais vous les connaissez les noms. Ce sont toutes ces marques de vélos qui sponsorisent les marchands de rêves qui vous torturent sur un banc d’essai.

https://velomaxou.com/2018/02/17/velo-et-poids-resoudre-lequation/

Les Cent Cols au Petit-Ballon

Une belle photo de famille au Petit-Ballon

Cette année, le Club des Cent Cols a organisé sa rencontre régionale du Grand Est au Petit-Ballon le 24 août.

Le Petit-Ballon et sa belle vallée de Munster suscitent toujours autant l’engouement des randonneurs de tous poils.

Rassemblement à Sondernach avant la montée

Satisfaction des promoteurs de la journée, Arsène et Jean-Christophe, puisqu’une quarantaine de grimpeurs centcolistes ont répondu à l’appel, dont certains venus de Suisse et d’autres de Belgique. A noter le premier col du petit Lucas, 7 ans, accompagné de son grand-père et aussi quelques nouveaux membres heureux de découvrir « l’esprit Cent Cols »

Bravo à Lucas et bienvenue aux nouveaux membres!

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Lucas a franchi son premier col

L’attrait de la montagne vosgienne ne se dément pas et il faut dire aussi que nous étions plusieurs à vouloir gravir ces deux nouveaux cols, le Petit Ballon (FR-68-1163) et le col du Strohberg (FR-68-1155) 1 km plus loin, fraîchement entrés dans le catalogue des cols français de la Confrérie.

Comment faire pour rejoindre les Cent Cols?

Maxou est membre des Cent Cols n° 6785. J’y ai adhéré un peu tard à 60 ans grâce à mes amis mulhousiens qui m’ont permis de découvrir la Confrérie et encouragé à franchir les 5 cols de plus de 2000 mètres que je n’avais pas à mon palmarès. C’est grisant de faire connaissance avec la haute montagne comme la Furka , le Nufelen , le Gothard…et le Stelvio. J’ai bien aimé aussi les 7 cols de l’Ubaye avec Jean. Aujourd’hui je totalise un peu plus de 1000 cols grâce au fait, en particulier, que je me suis mis au VTT qui permet de trouver des cols inaccessibles par la route. Le concept des Cent Cols est un formidable émulateur de randonnées en montagne.

Revenons à notre rencontre du jour…départ depuis la gare de Munster et montée par Sondernach pour les routiers et par les chemins pour les vététistes.

Le Petit Ballon se grimpe par trois itinéraires. Par Sondernach, par Wasserbourg et par Eichwald. Par Sondernach, c’est le moins difficile …et tout le monde est content! (19km/765m)

Alain toujours aussi fringant
La Suisse était représentée par Michel
Lucas et son bel Orbéa avec GPS svp!
Raymond, le repos du guerrier
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Casse-croûte sympathique en haut du Petit-Ballon après avoir fait l’aller et retour au col du Strohberg.

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Jean-Luc Ceccato a reçu son diplôme des 1000 cols des mains de Guy Harlé, secrétaire national
les chèvres du Petit-Ballon
Jean-Christophe et Arsène pendant le mot d’acceuil
L’auditoire est satisfait de la rencontre

Puis chacun a repris sa route du retour.

La descente est grisante
Dans ce sens, c’est plus facile indéniablement
Il fait chaud mais le goudron ne fond pas
Jean dans la descente de Wasserbourg. Il est venu avec son vélo depuis Osenbach, il a donc encore des kilomètres à faire…
Village d’Alsace
Avec Guy un Perrier menthe à la Cigogne de Munster

Traversée de la France sud à VTT

Thierry Crouzet nous conte sa traversée de la France sud de Balaruc-les-Bains à Biscarrosse.

C’est agréable à lire.

Thierry voyage avec un camarade. Ils évitent la route au maximum.

682 km et près de 10 000 mètres de D+

Ils pratiquent le bikepacking, c’est à dire qu’ils emportent duvet et tente et qu’ils mangent ce qu’ils trouvent en chemin. Certains jours, c’est la disette.

Si vous êtes attentif à ce genre d’expédition, vous noterez que le matériel est savamment choisi.

Lecture en ligne du périple

Article connexe… la traversée des Vosges à VTT

Paris-Brest, aller et retour

Paris-Brest, le gâteau a été créé en l’honneur du raid cycliste existant depuis 1891

Paris-Brest-Paris se termine. Ou presque.

Long de 1200 km, il a réuni cette année près de 6000 participants. Avec ce palmarès, vous atteignez le Graal du randonneur cycliste. On ne peut évidemment que rester admiratif devant cet exploit qui doit être réalisé en moins de 90 heures pour être homologué par l’Audax Club Parisien.

Aller vite n’est pas interdit: 42 heures et 26 minutes, c’est un coureur allemand qui le détient depuis 2015: Björn Lenhard soit à 30 de moyenne arrêts compris. Lors du retour, il a du croiser beaucoup de monde!

300 km. Mon plus grand trophée Audax

Paris-Brest-Paris n’est « rien d’autre que la fierté de terminer le parcours au plus tard le 22 août » avec le gain d’une breloque à l’arrivée comme l’écrit le Point.fr. C’est dire si c’est nul dans notre monde marchand où le vélo est encore perçu dans le grand public comme un accessoire de compétition et de course.

Se faire mal quatre jours et trois nuits sur une selle, est-ce raisonnable? Disons que c’est une victoire sur soi-même…tant pis si en retour vous gagnerez quelques tendinites bien méritées!

Personnellement, ce genre de démonstration cycliste ne me fait pas « vibrer » et je ne l’ai jamais désirée. Mon seul exploit Audax s’est limité au « 300km » et je n’en ai pas demandé plus.

A quoi bon, d’ailleurs? faire du vélo comme un esclave sans profiter du paysage , non merci.

Trottinons un peu!

Trottinette Kickbike de luxe 540 euros. Un peu cher pour moi

Ce matin, j’ai changé de monture. J’ai emprunté ma trottinette et mon coursier à pédales a fait la gueule.

J’avais entrepris ces jours passés de prendre en mains cet engin qu’on a tous au moins une fois utilisé dans notre jeunesse. Le grand luxe, c’était la trottinette à pédale avec roues à rayons et garde-boues en alu.

5km, la distance optimale pour un déplacement de quartier à trottinette

Aujourd’hui, la trottinette est passée entre les mains des adultes tandis que les plus jeunes préfèrent la planche roulettes, toute seule. Oui, je sais, on doit dire skateboard ; ça fait plus fun.

Donc revenons à ma trottinette. Est-ce un outil de mobilité intéressant?

Oui, sans aucun doute. Certes je dois affronter les regards des badauds dans leur jardin qui s’étonnent de voir passer un original à cette allure.

Le pharmacien: 12 minutes

Un léger sac à dos fera l’affaire. Je pars chez mon pharmacien. Tout juste deux kilomètres au rond-point de Vieux-Thann ZI. Certes les trottoirs sont parfois trop défoncés alors je dois prendre la chaussée, en douce. Ne pas me faire voler ma trottinette. Je la plie et je la dépose à l’intérieur de l’officine. Personne ne l’a aperçue.

Le boulanger:15 minutes

Je reprends ma route. Je veux dire mon trottoir. Remonter le long de la nationale 66 n’est pas très agréable, le flux de véhicules est envahissant. Je me faufile rue de Provence et je profite des quartiers au calme. Au lycée, je fatigue un peu car « le patinage » doit être presque permanent. Profiter de grands élans nécessite de l’énergie. Ma jambe droite vient en secours de la jambe gauche, le temps de la reposer.

Retour sur la plaque comme disent les cyclistes; ça descend tout le temps.

Bilan positif

Un peu plus de 5km parcourus. Cinq kilomètres me semble la distance optimale à parcourir en ville avec une trottinette sans s’embarrasser d’un vélo. D’autant qu’on redevient piéton très facilement dans les passages encombrés ou les carrefours. Mais c’est indéniablement plus dépensier sur le plan physique que le vélo…et les capacités d’emport sont réduites.

Par rapport à la marche, la trottinette est sans conteste supérieure en rapidité pour les petits déplacements urbains.