C’est celle d’E. Czuka, le fondateur des cycles Singer, dont les
obsèques viennent d’être célébrées avant-hier.
Catégorie : Les chroniques cyclo-citoyennes de Maxou
On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.
Le Père Noël est passé
Vélomaxou a reçu son cadeau de Noël.
Un vélo « char d’assaut »!
Après tout, certains se paient bien des 4X4 pour aller en
ville!
Alors pourquoi pas un bon utilitaire à gros pneus aussi pour les
cyclos?
Des roues de 700 crantées, un triple plateau pour grimper les
escaliers de la Tour de l’Europe, une suspension avant, une selle
avec amortisseur, un halogène à l’avant, un feu rouge avec réserve
d’énergie pour l’attente aux feux rouges…
Bon, voila Maxou « habillé » pour l’hiver!
Poids suffisant.
Prix modeste vu que son propriétaire qui l’avait gagné à un
concours de pêche n’en voulait pas! Tant pis pour lui!
Sur le fond, qu’on ne s’y trompe pas: Vélomaxou est très content
de son achat. Et même autant que s’il avait acheté une voiture avec
la prime à la casse.
Vélomaxou est fidèle à ses principes. Il met ses actes en
conformité avec ses principes.
Il ne suffit pas de parler de vélo; il faut aussi le pratiquer
si l’on veut être un tant soit peu crédible.
Outre ses activités sportives, cyclotouristiques et de
cyclo-randonneurs, Vélomaxou entend bien choisir le vélo chaque
fois qu’une course simple se présente en ville ou à la
périphérie.
N’est-ce pas à ce prix là, en changeant nos comportements, que
nous gagnerons cette bataille de l’environnement?
Une bataille de l’environnement où tous nos politiques
trébuchent les uns après les autres. Faute de courage!
L’heure des comptes
Les avaleurs de bitume vont devoir faire leurs comptes.
Combien de kilomètres parcourus dans nos belles contrées?
combien de km de dénivelées?combien de pneus crevés? combien de
piles changées? combien de chaînes? combien de cassettes? combien
de chutes pour les plus téméraires?
combien?combien?combien?….
On n’en finit plus de compter, recompter, décompter.
Le plus déprimant, c’est de devoir remettre les compteurs à
zéro. Après tant d’efforts et de sueurs pour atteindre un
bilan au moins aussi honorable que celui de l’année
précédente.
Repartir à zéro, il n’y a rien de plus affolant. Surtout si le
début d’année est pourri et nous oblige à laisser notre vélo au
clou!
Vélomaxou a trouvé la solution: il calcule maintenant ses
kilomètres en année mobile…
C’est simple il suffisait d’y penser.
Mode d’emploi:
1/ vous terminez l’année 2009 avec 10.000km, par exemple.
2/ le 1er janvier 2010, vous commencez avec 10.000km.
Ce n’est pas volé; vous les avez encore « dans les jambes » même
si l’année est nouvelle, non?
3/ si le 2 janvier 2010, l’envie de rouler vous prend et que
vous parcourez 50km, vous totalisez 10.000+50 km soit 10.050km
desquels vous retranchez vos km effectués entre le 1er et le 2
janvier de l’année précédente, par exemple 40km.
4/ conclusion, vous avez donc 10km « d’avance » sur votre cumul de
l’année précédente soit 10.000+50-40=10.010km.
5/ il ne vous reste plus qu’à compter ainsi vos kilomètres jours
après jours: ajouter vos kms journaliers de l’année en cours,
retrancher vos kms de l’année n-1 correspondants…
Un excellent moyen de vous repérer par rapport à votre score de
l’année précédente et à tout moment de la saison.
Un tableur de suivi genre excel est préférable!…
Les forçats de la route
Bon! ce coup là, on l’avait un peu prévu.
On a goûté un peu à la neige bien fraîche cet après-midi.
De la neige lourde et bien blanche qui faisait de gros pâtés sur
nos cuissards.
Heureusement, l’averse s’est vite dissipée sur les contreforts
du Blauen et nous avons pu poursuivre notre route.
Au « Cirque » d’Hartheim, le film King-Kong sur RTL2 nous a
absorbé pendant une bonne heure. Le temps de sécher nos vêtements
et de reprendre ensuite la route.
Oui, nous avons renoncé à aller au-dela, de crainte d’être
surpris par le mauvais temps.
Retour à la maison engoncés dans nos couches de vêtements.
Avec à la clé, une crevaison inattendue peu avant
Fessenheim.
Sortie froide
Oui, sortie froide!
Maxou s’est harnaché pour la circonstance. Au point de
ressembler à un malfaiteur.
Mais un froid supportable en l’absence de vent.
Temps presque beau avec quelques plaques de verglas à
éviter.
On file vers Niffer et Kembs Ecluse.
On rencontrera Roger à Kembs qui fera un bout de chemin avec
nous par Efringen Kirchen.
A Istein, Roger qui connait son terroir comme sa poche me
raconta qu’au temps jadis, le Rhin prenait ses aises en irriguant
les terres villageoises et que les habitants de Rosenau
exploitaient des terres de l’autre coté du Rhin en s’y rendant à
l’aide de barques.
Mais c’était bien avant le grand canal.
Un belle journée de vélo en serpentant le long du vignoble
jusqu’à Bad Bellingen.
On rentre à la nuit comme d’habitude non sans avoir flâné en
route. Comme il se doit!
Un exercice salutaire
Après avoir festoyé le soir de Noël, rien de tel qu’une petite
mise en jambes avant d’attaquer à nouveau la dinde et la bûche de
Noël.
Il fallait quand même braver le vent du sud-ouest qui soufflait
en rafales.
On se contentera d’un regard sur cette morne étendue d’eau de
Kembs avant de rentrer et de se mettre à table.
Disparition
Elles étaient célèbres dans les années 70, les bicyclettes Alex
Singer.
Aux cotés des cycles Routens, René Herse, Bianchi, Motobécane et
autres, les cycles Singer constituaient le haut de gamme du cycle
sur mesure pour les cyclotouristes d’alors.
Les publicités Singer dans la revue Cyclotourisme ne manquaient
pas à l’époque de faire saliver ceux qui rêvaient d’avoir une belle
bicyclette.
Son concepteur Ernest Csuka n’est plus.
Ses obsèques seront célébrées le 28 décembre à
Levallois-Perret.
Ne pas rater la fenêtre de tir!
On commençait à voir la rouille apparaître sur nos guiboles.
Heureusement, une éclaircie s’est présentée aujourd’hui.
Il ne fallait pas la rater.
Juste le temps de s’assurer qu’on savait encore « faire du vélo »
avant la nouvelle année.
On l’a déjà dit: le vélo devient vite une addiction dès lors
qu’on le pratique régulièrement.
C’est pourquoi les arrêts prolongés nous placent en état de
manque.
Après la pause collation dans l’un de nos ports d’attache
favoris, nous voici ragaillardis.
Vivement la prochaine sortie!
Souriez, vous êtes filmés!
Le vélo ne serait donc qu’un prétexte. Un prétexte à rire. A
rire de tout et de rien.
C’est vraisemblable.
Car le vélo est une chose simple qui n’implique pas d’autre
exigence que celle de pédaler. Par tous temps, si l’on veut.
Aujourd’hui, malgré un thermomètre désespérement nul, on se
mettra donc en route pour Thann. A peine 25 km le long de la Thur
et autant pour revenir.
Est-ce une plaisanterie de devoir réparer une crevaison alors
qu’on se concentre à éviter les vents coulis froids venus du
nord?
Prenons le bien!
Avec notre bonne humeur coutumière et tout rentrera dans
l’ordre.
Juste le temps d’admirer le massif qui se pare de blancheur sur
le Vieil Armand et la Thur qui tressaute.
La collégiale Saint-Thiébaut à Thann mériterait plus le coup
d’oeil pour son tympan principal du XVième siècle que ces maigres
cabanons de Noël qui n’attirent pas foule vu la froidure.
Les cigognes de Cernay cherchent-elles à prendre un bain de
pieds?
On ne le sait pas.
Couverts de pieds en capes avant de rejoindre Mulhouse,
risquons-nous d’être pris pour un gang de malfaiteurs ainsi
revêtus?
Oui, sans doute!
Personne cependant ne pensera à nous arrêter. Pour cette
fois.
Une franche rigolade le vélo, on vous dit.
Avantage aux vélos!
En ville, les vélos sont devenus plus rapides que les voitures
et même les transports en commun.
A Strasbourg, en tous cas!
C’est ce que révèle le journal « l’Alsace » ce matin.
Schiltigheim-Strasbourg en 58 minutes pour les vélos, 1h10 pour
les bus et 1h49 pour les voitures!
Ce résultat surprenant est évident lié aux difficultés de
circulation urbaine et au temps passé à trouver où garer sa
voiture…
Bref, près de deux heures pour faire 10 bornes en voiture, mieux
vaut encore aller à pied!
Et en plus à vélo ou à pied, c’est bon pour le coeur!
On s’éclate!
Avec 13°C un 10 décembre, rien ne peut nous dissuader de
rouler.
La piste de Grünhutte a été balayée.
On peut donc rouler à deux de front et converser entre
bavards.
Au loin, les nimbus s’accrochent au Blauen et le funambule du
Cirque reste imperturbable sur son fil.
Ne tombez pas dans le panneau!
Les panneaux font causer.
L’idéal, pour nous cyclistes, serait de n’avoir affaire qu’à ce
joli petit panneau vert nommé Dv11 que l’on trouve pour indiquer
les itinéraires cyclables.
Dans la continuité de mon article « Bon à savoir« , voila que les discussions s’enflamment
à propos des interdictions de circuler aux
vélos.
Une occasion de réviser.
D’abord le panneau B0: interdiction de rouler dans les deux sens
aux véhicules motorisés. C’est un panneau d’interdiction enfreint
par de nombreux automobilistes.
Ensuite le panneau B1: interdit dans ce sens à tout véhicule y
compris les cycles…certaines municipalités commencent à autoriser
les vélos à passer comme dans certaines artères de Mulhouse.
Et puis il y a le fameux panneau B9b directement consacré aux
cyclistes…
…et dont la signification est sans
ambiguïté. C’est celui qu’on trouve notamment au rond-point de
Kingersheim en direction de Baldersheim.
D’autres panneaux sont moins évidents comme celui là, c’est le
C107

Les vélos n’ont pas le droit d’emprunter ces itinéraires.
On le trouve généralement aux entrées des voies express et il
est parfois couplé avec le B9b pour être bien explicite.
Enfin un panneau qui ne soulève pas en principe de discussion et
qui interdit aux vélos de prendre la route, c’est le C207…sauf si
vous empruntez cet itinéraire malgré tout après avoir abusé de la
Vodka!
C’est celui des entrées d’autoroute

Pour plus de précisions sur les panneaux, on peut se référer au
site de la Prévention Routière.
Suis-je assuré?
Beaucoup parmi nous adhèrent à un club cycliste pour participer
à la vie collective de l’organisation, ses sorties, ses projets,
voire pour prendre des responsabilités militantes.
On adhère aussi pour la licence qui comprend une assurance
obligatoire et les cotisations du club.
Mais sans licence, sommes-nous assurés?
Oui, si vous disposez d’une assurance multirisque
habitation.
La plupart du temps, cette assurance multirisque vous prémunit
contre les dommages que vous pourriez occasionner aux tiers du fait
de la pratique de votre sport amateur: c’est l’assurance
responsabilité civile.
Sauf, sauf….si vous pratiquez en tant que membre d’un
club (art. 37 de la loi n°84.610 du 16.7.1984).
En conclusion, si vous causez un accident et des dommages dans
le cadre d’une sortie individuelle non encadrée par un club, votre
assurance multirisque vous couvre. Dans le cas contraire, non!
Copenhague, l’effet de serre, l’effet buzz

Copenhague – Des vélos, des vélos et encore des vélos
Pourquoi Vélomaxou n’emboiterait-il pas le pas de ceux qui
choisissent de révolutionner nos modes de vie en Europe à cause de
l’effet de serre?
Béatement!
Puisque le projet qu’on va nous proposer, schématiquement, c’est
une forme de croissance à l’envers.
Mais une croissance à l’envers, c’est quoi, au fait?
Une décroissance? un retrait du pain de la bouche?
Une « génération vélo »?
On reste dans l’expectative…
Tous les Etats riches de la planète vont choisir avec l’appui
d’un groupe de scientifiques (le GIEC) de remettre en cause notre
modèle économique et social aujourd’hui à Copenhague. Au nom de la
sauvegarde de la planète. En amputant au besoin des pans entiers de
nos entreprises, de nos acquis, les maigres moyens des plus démunis
tout en préservant les plus riches.
Vaste programme!
Pourtant des voix s’élèvent pour dire que le réchauffement de la
planète n’est ni le premier ni imputable totalement au CO2 mais
plutôt au soleil et qu’il y a mille ans, on cultivait déjà de la
vigne à Lille ou à Londres…
On pourra notamment se référer aux thèses du
physicien Vincent Courtillot.
Méfions-nous donc des « sommets-symboles » comme Copenhague,
capitale du vélo, au nom desquels les Etats riches vont faire du
bruit pendant toute la semaine.
Au passage, un blog
sympathique du cyclo Guillaume Dimanche, artiste plasticien,
qui a parcouru Paris-Copenhague à vélo pour la circonstance et qui
arrive en principe aujourd’hui à Copenhague.
Marché de Noël de Colmar, l’ambiance
Pas de fête sans musique!
Et pas de musique sans musiciens!
Ils sont venus à Colmar
Ils étaient plus nombreux à l’origine, parait-il…Mais à
Colmar, ils sont venus à trois.
Les Rois mages Gaspard, Melchior et Balthazar ont eu beaucoup de
succès.
Colmar et son marché de Noël
On ne peut que rester circonspect devant le succès des marchés
de Noël et leur attractivité qui déplacent des visiteurs parfois de
loin.
Car après tout, cette féérie de Noël mise à la sauce commerciale
laisse toujours une arrière-pensée où le mercantilisme prend le pas
sur la fête.
Bon, ne chipotons!
Au moins, Vélomaxou et ses amis se sont payés une sortie
cycliste et n’ont pas boudé leur plaisir en s’offrant quelques
friandises et du vin chaud à la canelle tout en déambulant parmi
les échoppes.
L’avenir du cyclo-camping (2)
En écho à mon article l’avenir
du cyclo-camping du 1er juin 2008, une lectrice nous écrit:
Bonjour,
disposant de beaucoup de temps l’année prochaine et mordue
d’itinérance à vélo, je veux me lancer dans le vélo-camping.
Je voudrais profiter de votre expérience dans ce domaine, et aussi
trouver un(e) co equipier(e) pour des parcours en France et en
Allemagne.
Merci de me tenir informée.
Cordialement,
Beatrice
C’est un beau projet en perspective sans aucun doute.
Nos lecteurs intéressés peuvent se signaler à Béatrice et lui
donner des conseils utiles.
C’est aussi du sport
Heu….comment le dire?…
Oui, c’est bien du sport que nous faisons. Un exercice
hygièniste pour « garder la forme », comme on dit.
En tous cas, ce n’est pas une partie de plaisir par ces temps
dégradés.
Aujourd’hui encore, il faisait moche et on devait se forcer à
enfourcher nos bécanes.
Rien ne pouvait nous distraire sur cet itinéraire qui nous mène
à Guebwiller avant de grimper le Bannstein.
Sous casques vissés sur les oreilles, engoncés dans nos couches,
il n’était pas simple de deviser. Alors, on se tait dans les rangs.
Et on pédale. Comme des bûcherons haletants.
On ne peut même pas entendre un dérailleur mal calé;
l’essentiel, c’est d’avaler la route et les kilomètres. Travailler
ses trajectoires, éviter les plaques, les rustines de macadam,
écouter arriver ceux des automobilistes qui dans notre dos vont
nous frôler au plus prés comme par jeu pour mieux nous
intimider…et pester contre ces autos qui nous « serrent » et qui
s’arrêtent nous obligeant « à déchausser » et à reprendre notre train
en puisant dans nos énergies injustement.
La descente du Bannstein n’est même pas heureuse puisque l’air
froid glace notre sueur après la transpiration.
On rentrera au plus court sans s’offrir aucune fioriture de
parcours avec la pluie au rendez-vous aux portes de Mulhouse.
Vite, au sec!
Mais on dormira apaisé, dit-on…
Eguisheim et son marché de Noël
Ca y est!
C’est parti pour les marchés de Noël.
Les petits chalets d’Eguisheim sont une vraie féérie.
Mais les commerçants sont là avant tout pour vendre ce qu’ils
exposent alors que beaucoup de visiteurs sont là plutôt pour
contempler les décors.
On comprendra dans ces conditions que ces mêmes commerçants
apprécient peu d’être là uniquement pour le « decorum ».
Pourtant, il faut bien admettre qu’au fond de leurs petites
boutiques, ils ressemblent à des acteurs dans ce décor théâtral
propre à captiver le chaland.
Finalement, qui ne repartirait pas avec une petite bougie ou du
papier d’Arménie, rien que pour marquer le coup et récompenser les
efforts de ces exposants méritants?
Notre retour dans les rafales de vent n’a pas été une sinécure
même en s’abritant le long des collines viticoles jusqu’à
Rouffach.
Depuis les hauteurs, on a eu droit à une vue sur les Alpes
bernoises, maigre récompense de nos efforts à contre-vent.
Les illuminations de Noël font naître toutes sortes
d’initiatives privées chez les particuliers.
Si certaines sont un peu kitsch, d’autres ne manquent pas
d’intérêt comme celles ci à Wittenheim ou à Illzach…
Des primes pour les vélos électriques
vélo-scooter électrique (en vente 1000 euros actuellement à Carrefour)
Christian Estrosi, le ministre de l’industrie, annonce une prime de 400 euros pour les acheteurs de vélos électriques.
C’est certainement une mesure propre à faire redécouvrir le vélo à ceux qui s’en sont détournés depuis longtemps.
Mais pourquoi pas aussi une prime pour ceux qui achèteront un vélo sans assistance?
Les plus courageux pour pédaler sans assistance seraient-ils moins vertueux que les autres?
Cycler tard
Raymond Devos disait « se coucher tard… nuit ».
On pourrait plus modestement affirmer, nous aussi, que « cycler tard…nuit ».
C’est pourtant ce que nous aimons. Parcourir les chemins détournés à la nuit tombante.
Loin de la circulation urbaine.
Humer l’atmosphère, écouter la nature qui s’assoupit et concentrer nos regards vers nos maigres halos.
Installation de l’Avent
L’Avent se prépare pendant les quatre semaines qui précèdent Noël.
Ainsi, en Allemagne, on trouve déjà beaucoup de magasins et de fleuristes ouverts dès ce dimanche.
Couronnes, guirlandes, bougies…tous les objets de décoration sont déjà exposés aux devantures.
C’est la tradition religieuse ici. Les promeneurs commencent à faire leurs emplettes en vue de décorer leur logis.
Sur les hauts de Roderen
Grand beau, aujourd’hui!
On aurait pu filer sur les cimes, mais on se contentera des collines sous-vosgiennes. Du coté de Roderen.
Masevaux se prépare déjà à l’hiver, les animations de Noël sont
déjà en place…N’est-ce pas trop tôt?
En revenant, des libéristes traversent le soleil au dessus de
l’Oelenberg pour le plaisir des yeux.
Bacchus
La fontaine de Bacchus se devait d’être là!
A l’entrée de Voegtlinshoffen et au coeur du vignoble
d’Alsace.
Cet énorme Bacchus aux visages multiples ne manque pas de
surprendre tous les visiteurs qui abordent le village.
Hélas pour les amateurs de dégustation, c’est de l’eau qui coule
de cette fontaine et non pas du vin!
Fastoch!
Oui, c’était « fastoch » aujourd’hui de filer vers le nord.
Une petite brise de sud et 17°C au compteur.
Rien d’autre qu’un virus mexicain ne pouvait nous dissuader
d’enfourcher notre bécane.
Il serait bon, depuis le temps qu’on en parle, qu’on attrape
tous ensemble une fois pour toutes cette fameuse grippe; car il ne
fait pas de doute qu’on va l’avoir avant d’être vaccinés puisque
les « vieux cyclos » seront les derniers à l’être.Vaccinés.
La grande piste rectiligne d’Ensisheim nous tendait donc les
bras et puis on a obliqué vers l’est pour couper la plaine d’Alsace
en travers. Le grand toit de l’écluse de Rustenhart ne plait tant
que j’en ferai une aquarelle. Quand j’aurai le temps!
Après l’épisode des anguilles de Fessenheim, on poussera voir
les grands tankers ancrés devant l’écluse avant de rejoindre « le
cirque » d’Hartheim.
Mettons nos lecteurs dans la confidence: le cirque
d’Hartheim, c’est notre auberge allemande décorée de clowns où nous
aimons prendre un café.
En rentrant à Mulhouse, Jean arborera son gilet de sécurité dont
l’efficacité n’est plus à démontrer.
Avant d’atteindre Grünhutte, une vingtaine de chevreuils
s’étaient rassemblés dans le parc de la maison forestière pour
goûter à la quiétude du crépuscule.
82km.
Signalisation douteuse
Les anguilles de Fessenheim

Aujourd’hui, curieuse attraction à Fessenheim.
Des hommes sur des bateaux pneumatiques se livrent à une pêche
miraculeuse; ils récupèrent des anguilles qui viennent de passer
dans les turbines de la centrale hydroélectrique.
Un système goniométrique de localisation est en place sur la
berge.
Certaines, parait-il, n’ont pas apprécié l’exercice périlleux du
passage dans les pales de la turbine et les variations brutales de
pression qui règnent dans les parages.
Avant d’être expédiées en amont des turbines par une conduite
forcée en plastique, les anguilles-cobayes sont équipées de petits
ballons sonde accrochés dans leurs chairs au moyen
d’hameçons…
Cette étude déjà conduite sur la Loire aboutissait à conclure
que 10 à 25% des anguilles ne sortaient pas vivantes de
l’épreuve!…
On ne sait pas si cette étude sur le canal du Rhin vise à
mesurer les mêmes paramètres que sur la Loire…
L’anguille est une espèce menacée à cause de sa surpêche, des
barrages et des pollutions.
Lorsqu’elle est en « dévalaison » vers la mer pour se reproduire,
l’anguille doit donc franchir les dix turbines d’EDF qui jalonnent
le Rhin à partir de Kembs…Un vrai parcours du combattant!
Pour les jours sans…
Pour les jours sans vélo, on pourra toujours se consoler avec sa
collection de plaques de vélo.
A part quelques noms encore gravés dans nos mémoires, comme « les
cycles Mercier » qui a fabriqué jusqu’au milieu des années 80 des
cycles pour « tous les jours » mais aussi des cycles de course.
Hélas, ces plaques n’évoquent plus rien d’autre que le temps où
les manufactures de bicyclettes possédaient leur marque de noblesse
comme les grands noms de l’automobile d’antan.
Comment le dire?
Oui, je sais, c’est difficile à dire…mais aujourd’hui, en
dépit de l’annonce de temps maussade, on a pris les voitures pour
cycler un peu plus au nord.
Sur place, hélas, il fallut se rendre à l’évidence, il pleuvait
à gros bouillons.
Trop en tous cas pour entamer la balade prévue autour du
Kaiserstuhl.
Il ne restait plus qu’à visiter la cathédrale Münster
St.Stephan de Breisach dont les plus anciennes parties romanes
datent du 12éme siècle, son Jubé en grès et la chaire Renaissance
en marqueterie artisitique…Et rentrer ensuite à Mulhouse sans
fatigue.




























