Jusqu’à -13° cette nuit, nous dit le journal « l’Alsace »!…
L’ami « Météo Mulhouse » a enregistré « seulement »- 8,1°
à Chalampé.
Bref! il fait froid.
On en profitera pour ravitailler les canards et les poules
d’eau.
On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.
Jusqu’à -13° cette nuit, nous dit le journal « l’Alsace »!…
L’ami « Météo Mulhouse » a enregistré « seulement »- 8,1°
à Chalampé.
Bref! il fait froid.
On en profitera pour ravitailler les canards et les poules
d’eau.
Immobilisé dans le brouillard, le grand Monet de Croisi-Europe
attend des jours meilleurs…
| De 30 novembre 2010 |
Ah bon?
L’eau gèle à zéro degré Celsius?
En principe, oui!
Sauf en la salant. Elle dégèle.
Le sel solide se dissout dans l’eau et passe
en phase liquide.
Cette réaction du sel de la phase solide à la
phase liquide appelée endothermique dégage de la chaleur (la
chaleur latente) et fait fondre la glace.
Le problème, c’est que la saumure produite
(l’eau salée) pollue l’environnement et est agressive pour nos
bécanes.
(les chimistes ne vont pas hésiter à me
reprendre si je dis des bêtises)
C’est pour ça que les pays voisins plus écolos que nous ne
salent presque plus, préférant encourager les usagers à rouler
prudemment avec des pneus neige.
En attendant, il faut bien rincer son vélo après une balade dans
l’eau salée pour arrêter la réaction corrosive, détacher les
congères accumulées autour des roues. Et sécher l’ensemble.Surtout
la chaine!
Il reste que la conduite des vélos par temps de gel, outre qu’on
peut « se casser la margoulette » facilement sur le verglas,
nécessite de la prudence du fait que vos gaines de cables vont
geler et rendre freins et dérailleurs inopérants.
Evidemment, on peut toujours recourir à des freins hydrauliques
comme sur les VTT!…
On devrait être euphorique en cette veille de fin d’année dans
la vallée de la Thur et pourtant la naissance du tram-train
Mulhouse-Thann (22km) ne fait pas que des heureux.
Cette vallée dont les habitants réclament à cor et à cri le
désengorgement de la RN66 vont enfin profiter du tram-train
et se « rapprocher » de Mulhouse sans être obligés de prendre la
voiture.
Sans compter les cyclistes qui vont pouvoir bénéficier de 124
places de stationnement dans les gares dont 99 dans des garages
fermés. L’idéal pour être sûr de retrouver son vélo en descendant
du tram-train!
A peine inaugurées, les huit nouvelles stations de la ligne et
la mise en service commerciale attendue le 11 décembre, le
tram-train déclenche déjà des avalanches de mécontentements.
Il est vrai que sa naissance aux forceps repose sur un
malentendu de taille: le tram-train prévu à l’origine pour aller
jusqu’au fond de la vallée à Kruth-Wildenstein s’arrête en fait à
Thann, soit au début de la vallée de la Thur.Trop cher pour aller
jusqu’au bout du projet!
Conséquence: « rupture de charge et rupture
psychologique » pour les habitants de la Communauté de Communes
de la vallée de Saint-Amarin (Francois Tacquart
Président de la Communauté, journal l’Alsace 28
novembre).
Cette mésaventure là reste en travers de la gorge des habitants
du fond de la vallée qui ne profiteront pas du tram-train mais du
TER habituel avec des cadencements moins fréquents.
Autres mécontents: les usagers du nouveau tram-train. Il serait
moins rapide que le TER. Un comble!
Il faut dire que huit points d’arrêt nouveaux ont été
créés…Ceci explique peut-être cela et au total le trajet
Thann-Mulhouse serait plus long de 8mn!..
Plus rapide quand même qu’en voiture dès lors que le tram-train
vous dépose en centre-ville et que les accès en ville et le
stationnement à Mulhouse sont plus que problématiques à certaines
heures…
Quant aux handicapés à mobilité réduite, ils sont plutôt
satisfaits car l’accès aux voitures est plus bas mais il nécessite
une aide de personnels qui ne seront pas toujours présents dans
chaque rame pour déployer la rampe d’accès.
Enfin les cyclistes de la région sont déçus eux aussi: ils
avaient souhaité pouvoir obtenir une bande cyclable contigue à la
voie pour se rendre de Thann à Mulhouse, ils ne l’ont pas eue. Ils
se contenteront donc de la piste dégradée de la Thur.
Pour ceux qui aiment le train, cette vidéo de 35 minutes sur le voyage
inaugural qui a eu lieu le 3 juin 2010
Une discipline peu connue et pourtant spectaculaire ou comment
faire du vélo l’hiver…
La banque Crédit Mutuel vient d’accomplir « sa
révolution » en rachetant la totalité des parts du journal l’Est
Républicain, le dernier journal qui manquait à son trophée de
chasse.
Ce rachat est « un mauvais présage pour l’emploi dans les
entreprises comme pour le pluralisme de l’information« , selon
le Syndicat national des Journalistes (SNJ).
En une phrase, tout est dit.
L’information, la communication, les blogueurs en raffolent.
La plupart sont des amateurs à la fois lecteurs et
rédacteurs.
Ils sont, à leur manière, de petits vecteurs d’opinions.
A leurs cotés, la Presse professionnelle.
Une presse de journalistes?
Oui! mais pour combien de temps encore?
Une Presse de plus en plus formatée et monocolore entre les
mains de magnats.
Ainsi, aujourd’hui, la totalité de la Presse régionale
quotidienne de l’Est de la France est entre les mains d’un
banquier: le Crédit Mutuel.
Les Dernières Nouvelles d’Alsace, l’Alsace, Vosges Matin, le
Républicain Lorrain, le Journal de la Haute-Marne, le Bien Public,
le Journal de la Saône et Loire, le Progrès, le Dauphiné
Libéré, tout appartient dorénavant au Crédit Mutuel.
Ne nous trompons-pas, l’uniformité et l’angle d’attaque de
l’information est déjà en marche depuis longtemps dans la Presse
écrite régionale.
Le dernier exemple en date est bien le traitement qui a été
réservé par l’ensemble des journaux de l’Est au Rallye de
France automobile dont le pricipal sponsor était….le Crédit
Mutuel.
Un traitement univoque entièrement tourné vers l’automobile et
sa mascotte Sébastien Loeb. Sans aucun esprit critique parmi les
journalistes pour éclairer la face obscure de ce show
médiatique.
Des journalistes déjà aux ordres?
Comment pourrait-il en être autrement?
Encore une petite course avant de finir la journée…
La course aux prix bas, les commerçants en usent et en abusent
pour faire courir les clients.
Les consommateurs sont parfois prêts à faire le tour de la ville
pour gratter quelques euros sans se rendre compte de l’argent
qu’ils dépensent au volant de leur véhicule.
La cartouche d’imprimante ne se justifie que dès lors que le
document papier est indispensable.
Arrive cependant un jour où la cartouche est vide…
20 euros!
C’est le prix courant. Soit le tiers du prix de l’imprimante.
Une belle arnaque diront certains…
Avec une remise d’un euro, si on rapporte la cartouche vide à
l’atelier magasin.
4,5 km pour s’y rendre et…4,5 km pour revenir.
Coût pour s’y rendre à vélo: zéro!
Et avec une voiture?
Monsieur ViaMichelin, qu’est-ce qui dit?
Avec une voiture ViaMichelin nous rassure: 0,60 euro
x 2 = 1,20 euro.
Et en plus, vous écoutez la radio, sans vous faire mouiller,
confortablement dans votre fauteuil molletonné.
Pourquoi s’en priver!
Il ne s’agit que du coût de l’essence; pas de celui de
l’utilisation de la voiture.
Combien en réalité?
Pour une Peugeot 107: 28 centimes le km.
Soit en réalité, 2 euros 52 pour l’achat de la cartouche
d’imprimante à 19 euros.
Sans parler du coût de l’empreinte écologique!…
vélomaxou
207.
C’est, si je compte bien, le nombre de ronds-points qu’aura
construit le Conseil Général du Haut-Rhin.
Pour fluidifier la circulation et réduire les accidents.
Attention! si l’on construit autant de ronds-points, c’est
d’abord pour les voitures.
Pas pour les vélos!
Les cyclistes n’ont d’ailleurs rien à gagner des giratoires
(c’est ainsi qu’on nomme les ronds-points dans
l’Administration).
En effet, les grands giratoires sont plutôt dangereux pour les
cyclistes qui ne savent pas trop où ils sont le mieux en
sécurité.
C’est pour cela qu’on en profite pour « évacuer » les cyclistes
sur des giratoires extérieurs où ils doivent marquer le pas à
chaque intersection.
Belle invention de génie!
Ainsi donc, demain, 24 novembre, va s’ouvrir le 207ème giratoire
du Haut-Rhin à Chalampé. Celui de la Départementale D39 à la
frontière allemande.
Cyclistes, n’attendez rien de neuf pour la traversée du Rhin,
vous conserverez toujours le même trottoir piteux, étroit et
rapiécé!
Au fait, ça coûte combien un giratoire?
Jusqu’à 5 millions d’euros selon l’hebdomadaire Fémina.
Les météorologistes nous l’annoncent: le froid
pourrait être vif la semaine prochaine avec des moins huit degrés
au Grand-Ballon et de la neige en plaine d’Alsace.
On risque donc de devoir trouver d’autres occupations en
attendant…
vélomaxou
« Nous avons 25 ans de retard dans nos modes déplacement; il
faut faire évoluer les comportements! » (Olivier
Becht, Maire de Rixheim, l’Alsace 20 novembre)
Nos élus font des efforts en terme de cyclabilité.
C’est indéniable.
L’Etat leur fournit des outils pour les encourager: « les zones
30 », « les zones de rencontre », « les double-sens cyclables » et…le
petit nouveau: « le tourne-à-droite ».
Mulhouse n’a pas à rougir de ses réalisations même s’il reste
des « zones noires » à éliminer.
La nouvelle agglomération mulhousienne MAA présidée par
Jean-Marie Bockel fait preuve de bonne volonté même si elle peine à
trouver ses marques…
Riedisheim aussi a fait des efforts en renouvelant sa
voirie.
Illzach prend un bon chemin même si les barrières le long de
l’Ill restent en travers de la gorge des usagers cyclistes.
D’ailleurs le Maire d’Illzach est-il fondé à installer des
équipements sur un itinéraire jalonné dit « des Trois Pays »
qui relève du Conseil Général du Haut-Rhin?
D’autres communes restent en marge du mouvement.
Comme Sausheim et Baldersheim qui ont malheureusement mis
en place, à grands frais, des itinéraires mixtes sur trottoirs qui
s’avèrent ratés.
Hélas le mal est fait et il va durer plusieurs décennies.
Quel dommage!
Il reste aux Maires à convaincre leurs administrés qui sont
avant tout des automobilistes convaincus (n’oublions pas que nous
sommes dans le berceau de Peugeot-Mulhouse (12000
employés)) et accessoirement des « vététistes » le dimanche
matin.
Des administrés qui ne comprennent pas toujours qu’on accepte
les double-sens cyclables pour les vélos, là où ils voudraient bien
passer, eux-aussi, avec leurs voitures!…
Des administrés qui rechignent à ouvrir aux vélos la voie sans
issue au fond de leur lotissement…
C’est que le vélo urbain est souvent perçu comme un concurrent
déloyal. C’est ainsi que les férus du volant s’accrochent becs et
ongles au code la route pour justifier leur ire à l’égard des
cyclistes: les cyclistes ne respecteraient pas la règle du jeu.
Ne l’oublions pas le code de la route a été créé d’abord pour
les voitures qui sont potentiellement des armes par
destination et les cyclistes inoffensifs pourraient très
bien se contenter d’un « code de la rue »…en l’absence de voitures
en ville.
Les handicaps sont donc nombreux pour les élus:
– le mille-feuilles administratif des Collectivités
Territoriales où chacun se renvoie la balle et peine à construire
un schéma directeur
– les tiraillements dans les instances délibératives où les
« pro-vélos » n’ont pas que des amis
-…et n’ayons pas peur des mots, nombre d’élus font preuve
d’une bonne dose d’incompétence en terme de réglementation et
d’infrastuctures cyclables.
Voici en illustration les huit kilomètres (et non
pas 5.5 comme mentionné sur un panonceau) de l’axe cyclable
nord-mulhousien qui va de Mulhouse à Baldersheim*…un des plus
directs et qui comportent néanmoins de nombreuses imperfections
comme la traversée de la Porte Jeune, la traversée boueuse des
Grands Bassins et les « montagnes russes » de Sausheim et
Baldersheim.
*L’axe nord est aussi partie intégrante de
l’itinéraire dit « des Trois Pays » qui permet de joindre Friburg en
Allemagne.
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De 20101118 |
vélomaxou
L’essentiel, c’est de participer!
Pendant que d’autres préfèrent « faire du vélo dans leur
garage »…nous choisissons de garder le contact avec la nature
que l’on aime tant. Et qui nous le rend bien!
Nos sociétés modernes ont tellement encouragé le cocooning qu’on
ne sait plus toujours affronter les éléments.
Aujourd’hui, une légère bruine nous faisait craindre un retour
anticipé.
Chemin faisant, la situation s’est améliorée.
Le décret (2010-1390 du 12
novembre) instaurant le « tourne-à-droite » aux feux rouges pour les
vélos est à peine paru que déjà le doute s’installe…
Aucun média ne l’a souligné et pourtant ce « tourne-à-droite »
s’appliquera aussi aux cyclomoteurs!
Lisons le texte du décret:
Art. 18. – L’article R. 415-15 est remplacé
par les dispositions suivantes :
« Art. R. 415-15. – Aux intersections, l’autorité investie du
pouvoir de police peut décider de :
« 1o Mettre en place sur les voies équipées de feux de
signalisation une signalisation distincte destinée à une ou
plusieurs catégories de véhicules ou indiquant une ou plusieurs
directions ou remplissant ces deux fonctions de manière
concomitante ;
« 2o Mettre en place sur les voies équipées de feux de
signalisation communs à toutes les catégories d’usagers deux lignes
d’arrêt distinctes, l’une
pour les cycles et cyclomoteurs, l’autre pour les autres
catégories de véhicules ;
« 3o Réserver une voie que les conducteurs de cycles et de
cyclomoteurs sont tenus d’emprunter pour contourner
l’intersection par la droite. »
Cette disposition ne convient pas du tout aux cyclistes
puisqu’elle va instaurer le droit pour les cyclomotoristes
d’emprunter les voies jusqu’alors réservées aux cyclistes.
Deux catégories d’usagers à l’accidentologie bien différente et
qui n’ont rien à voir ensemble du fait que les vitesses ne sont pas
homogènes.
On arrive à se demander si le législateur a bien anticipé la
portée de ses décisions…
Manon Giger parle des vélostations sur la Radio Suisse Romande
(RSR)…à l’occasion de l’inauguration du parking pour vélos de la
gare d’Yverdon-les Bains (Vaud)
La cité se dote d’un dispositif qui facilite les transports
doux.
Après les « zones 30 », les « zones de rencontre », les « double-sens
cyclables, voici les « tourne-à droite ».
J’entends déjà ceux du « tout bagnole » se plaindre qu’on accorde
trop d’égards aux vélos: le « tourne-à-droite » au feu rouge devient
légal…pour les vélos.
Dès lors que la signalisation sera en place…
On connaissait déjà la flêche orange depuis plusieurs décennies;
à présent, certains carrefours vont pouvoir bénéficier d’un signal
identique réservé aux cyclistes.
C’est une mesure de bon sens que Strasbourg a déjà
expérimenté.
Il reste que les cyclistes devront faire preuve de prudence en
abordant le « tourne-à-droite » et ne pas s’engager
nonchalamment sans regarder ce qui vient par la gauche.
Si les mulhousiens ont leur montagne « dominicale » avec « la
Rammersmatt », les montpelliérains ont leur Pic Saint-Loup.
C’est la bosse préférée de ceux qui profitent de leur loisir
favori le dimanche matin pour s’oxygéner au nord de la grande
métropole de l’Hérault.
Le plus dur étant de quitter la ville sur son vélo.
On ne s’offusquera pas ici de vous voir rouler sans casque; le
port du casque est encore perçu comme un accessoire emprunt
d’inutilité propre au tempérament méridional.
Paradoxalement, plus l’on est rapide sur son vélo, plus le port
du casque semble désuet et tous cas contraire à l’image
sportive.
( Il faut dire que dans l’Hérault et
autour de Montpellier, les pistes cyclables sont rares et que les
voiries hors grands axes sont étroites et souvent sans
accotement.
L’automobile y est reine et le cycliste peu
respecté.
Intra-muros, il est déconseillé d’utiliser
son vélo dans la ville.
Et si l’on songe parfois aux vélos dans les
infrastructures nouvelles, c’est souvent pour « le
décor ».
Exemple, avec cette nouvelle voie de tram en
construction aux Près d’Arènes où la piste vélo est en
zigzag… »C’est pour les faire freiner! » me dit mon ami
Pierre-Yves, à l’humour inoxydable et célèbre montpelliérain très
au fait de la circulation urbaine.
Bref! cette voie des Près d’Arènes qui
devrait permettre de rejoindre la route des plages n’est pas tout à
fait le genre d’ouvrage qui va faciliter la vie aux
cyclistes.
Il demeure que se hasarder sur le pont de la
« Languedocienne » en direction de Palavas reste un tour de
force!)
Mais dès que le pied du massif du Pic Saint-Loup est atteint,
alors les cyclos peuvent se lâcher et se lancer le défi d’arriver
en haut le premier.
En haut de quoi?
En haut d’une petite bosse sympathique qui « culmine » à 244
mètres!
L’arrière pays montpelliérain vaut le déplacement avec ses
villages qui, en dépit de l’urbanisme débridé, ont su préserver
leur caractère typique en leur centre.
Grabels, Saint-Gély du Fesc, les Matelles, Saint-Mathieu de
Tréviers, le Mas de Londres, Viols le Fort, Murles,…autant de
lieux ensoleillés au coeur des chênes verts et du vignoble.

Le Caylar-Vélomaxou
Juste une escapade!
Histoire d’agrandir mon petit tableau de chasse de cols de la
Confrérie.

Un temps bouché avec les nimbus accrochés sur le causse.
Il faudra naviguer entre les brumes pour se frayer un chemin
jusqu’au Caylar.
La montée en direction de Soulage vous met tout de suite en
condition avec 8 à 9 km d’ascension qui vous porte à 800m
d’altitude.
« Non aux éoliennes! »
Apparemment, les autochtones ne veulent pas de ces grands
oiseaux à trois ailes dans leur paysage.
Pourtant, j’en aperçois quand-même au loin.
Fait étrange et singulier, on découvre au détour d’un virage le
temple
bouddhiste de Lerab Ling!
Chassons les cols!
La carte Michelin n’est pas d’une grande précision pour dénicher
ces cols dont la plupart des habitants ignorent l’existence.
Avec 4°C de température, il faut rester vif dans ses mouvements
pour résister aux vents d’ouest qui balaient le causse.
Enfin, mes cinq cols collectés, je mettrai le cap sur Le
Caylar.

Le Caylar, porte d’entrée en Languedoc est vide.
Seuls quelques habitants endurcis au climat s’accrochent à cet
univers moyenâgeux, tant prisé l’été par les touristes.
Puis, je mettrai le cap sur Saint-Pierre
de la Fage, à travers le causse désertique qui semble ne mener
nulle part…
A Saint-Pierre, je fondrai sur Lodève alors que la pluie me
surprend à 5km à peine de l’arrivée.
65km-1150m
vallée du Salagou-vélomaxou
Voyage du coté de Clermont-l’Hérault.
Au départ de Clermont-l’Hérault, on rejoint facilement Liausson
qui domine le lac
du Salagou et ses roches rouges dénommées ruffe,
chargées à la fois d’argile et de fer et dans lesquelles les
promeneurs prennent plaisir à inscrire leur prénom ou à déclarer
leur flamme à l’aide de petits cailloux blancs.
Construit dans les années 60, le barrage permet l’irrigation des
cultures et au tourisme de se développer alentour.
Il sert aussi occasionnellement aux avions « Canadair » à se
ravitailler en eau pour combattre les feux de l’arrière pays.
Plus loin, on aborde Salasc, puis Mérifons en remontant la
vallée du Salagou jusqu’au col de la Merquière.
Si l’on est courageux, on poursuit jusqu’à Dio
et Valquières au pied des Cévennes dans un cadre exceptionnel
de vieilles pierres et de landes sauvages.
Plus au sud en traversant la D908 Clermont-Bédarieux, il ne faut
pas manquer le village médiéval de Pézènes-les-Mines…
Dommage, la nuit tombe et je ne peux m’y attarder!
A revoir…
La petite route qui mène à (Montesquieu) Mas-Rolland est
sauvage, à l’abri des grands axes, jusqu’à Vailhan où j’installerai
mes lumières pour rentrer jusqu’à Clermont l’Hérault.
Avec un vent d’ouest salutaire.
Les automobilistes languedociens ne sont pas réputés pour leur
prudence et ne sont guère prévenants pour les cyclistes.
Rouler la nuit est donc un exercice périlleux sur les grands
axes.
Heureusement mon gilet rétroréfléchissant attire
l’attention…les deux ou trois cyclistes croisés tous vêtus de
sombre ne semblent pas (encore) convaincus du bien-fondé d’être vus
à la nuit tombante et même de jour face à un soleil rasant.
82km
1250m
vélomaxou
20 degrés; presque l’été indien!
Un ciel tourmenté et un soleil bas qui projette sa lumière
limpide sur les contreforts vosgiens.
Un temps étrange…
Peu à peu, les maïs disparaissent entre les dents des
moissonneuses.
Les cyclistes n’ont plus qu’une lande infinie pour parcourir la
plaine d’Alsace.
Chacun se protège derrière son voisin…comme il peut.
Une piste cyclable dans le cerveau?….
Cette fois, c’est sûr, Maxou a bien un petit vélo dans la
tête!
Oser s’attaquer à de telles lectures à 22 heures, c’est
l’insomnie assurée!
Selon « Vélo, potager et cerveau », notre cerveau
comporte « une autoroute avec un jalonnement
prioritaire, qui est la voie naturelle, celle de l’action sans
réflexion sous impulsion aversive (légère haine a priori), et qu’en
alternative à cela il n’y a qu’une petite piste cyclable mal
indiquée pour offrir un cheminement alternatif. »
Tout cela pour expliquer les phénomènes « d’imitation rivalitaire qui gisent dans notre
cerveau » et qui provoquent tant d’agitation et d’échecs
parmi notre jeunesse.En cause, les carences de notre système
éducatif…
Dans ce registre là, celui de « l’agitation » de nos jeunes, tout
le monde ne peut pas être d’accord avec les explications avancées
par Vélo, potager et cerveau.
Il en serait ainsi des images à caractère sexuel dans les arrêts
de bus qui seraient libératrices de testostérone chez nos jeunes
mâles et facteur d’agressivité excessive…
En revanche, on est moins dubitatif en lisant qu’une demi-heure de vélo (Vélotaf) par jour
ferait plus pour endiguer le déficit de la sécurité sociale que
toutes les campagnes de prévention réunies.
Une économie chiffrée à 15 milliards d’euros par Inddigo-Intermodal.
Problème: il faudrait que les français parcourent au moins 300
km de vélo par an…au lieu de 75!
300km, cela semble si dérisoire aux « drogués de vélos » que nous
sommes qu’on se demande pourquoi on n’y arrive pas…
J’invite mes lecteurs à se transporter sur le site Carfree pour
lire l’article « les hommes sont tombés sur la tête ».
Cette histoire m’en rappelle une autre entendue à la radio
récemment.
Les conducteurs niçois adeptes du stationnement en double file
pour acheter pain et cigarettes sont offusqués.
Pourquoi?
Parce qu’un maire inconvenant, Christian Estrosi, je crois, a
cru bon d’installer des caméras qui relèvent automatiquement les
numéros des plaques minéralogiques des automobilistes
contrevenants…et qui génèrent des PV à 35 euros!
Réaction d’un usager désabusé: « il faudrait nous faire plus de
parkings!… »
Si Christian Estrosi est un piètre MInistre de l’Industrie, en
revanche, il excelle comme Maire de Nice. Mais sa réélection peut
s’avérer problèmatique…
lire l’article « PV vidéos » dans Nice-Matin.
Evidemment, la circulation en ville est un vrai fléau et les
élus commencent enfin à comprendre qu’il faut dissuader les usagers
de prendre leurs voitures pour quelques centaines de mètres.
Le problème, c’est que beaucoup de maires ont encore des
difficultés à tenir un langage de vérité à l’égard de leurs
administrés: il faut désengorger les villes des voitures.
Quand les gens vont commencer à comprendre cela, tout ira
mieux.
Mais ce n’est pas chose facile car il faut user de la contrainte
en taxant encore davantage le coût du stationnement, en
restreignant les places disponibles et en modifiant nos modes de
vie comme par exemple habiter et travailler sur place…
Vaste programme!
Normal, on a mis 50 ans à prendre de mauvaises habitudes.
Maxou cultive vraiment son impopularité.
Normal, il n’est candidat à rien!
vélomaxou
Schauenberg?
Pourquoi pas!
Juste un alibi de voyage avec son raidillon à mi-chemin et son
revêtement tout neuf qui rend la montée agréable.
Un point de vue sur la plaine d’Alsace brumeuse et le retour
juste avant la nuit.
Les scores kilométriques commencent à s’envoler en cette fin de
saison cycliste…8500 km ici, 10.000 là!
Sans parler des dénivellées fantastiques de 30 à 40.000
mètres!…
Nul doute que les machines comme les organismes vont avoir
besoin de marquer le pas…