Il me semble qu’on parle beaucoup de l’Afrique du Sud
actuellement.
Je ne sais pas pourquoi…
Bicycle Portraits – Staying
Alive from Bicycle
Portraits on Vimeo.
On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.
Il me semble qu’on parle beaucoup de l’Afrique du Sud
actuellement.
Je ne sais pas pourquoi…
Bicycle Portraits – Staying
Alive from Bicycle
Portraits on Vimeo.
Il y a des jours comme ça.
On doit chercher l’ombre pour s’abriter.
Surtout en montant à la Glashutte!
La chaleur étouffante fait perdre une bonne part de sa
motricité: le vélo est à la limite de l’équilibre et on ne trouve
aucun faux-plat pour épargner les mollets.
On arrivera tant bien que mal jusqu’à l’auberge de la Glashutte
après avoir mobilisé toutes les réserves.
On aura beau jeu pour se rassurer de savoir si la pente
atteignait 16 ou 18% par endroits, ce fut une journée
difficile.

Carfree
On ne sait pas si on va l’aimer, cet été, cette marée habillée
de noir.
Enfin, c’est chez oncle Sam qu’elle a choisi de convoler.
Avec les cormorans et autres goélands, garçons d’honneur
englués.
Le By Pass british de BP n’a pas fonctionné et toute la mauvaise
humeur des entrailles de la planète remonte à la surface.
Comme un égout bouché.
Les pédalos des vacanciers n’ont plus qu’à remuer cette
maillonnaise visqueuse pour tenter de voir danser la mer le long
des golfes clairs.
Espérons quand même qu’à force de se vider de sa substance,
notre terre ne va pas imploser et rejoindre le vide
inter-planétaire!
Les copains aiment bien se voir pédaler.
Ils ressemblent à des coureurs…
Mes lecteurs sont parfois sensibles à ma prose.
Même lorsqu’il s’agit parfois de simples repiquages d’infos.
Comme en témoigne Jean-Claude à propos de ce « vélotafeur » assidu qui parcourt 46km chaque jour pour
aller au boulot.
Selon Jean-Claude, c’est le mauvais exemple.
« …il ne sert pas trop la cause des vélos
taffeurs car sachant que 50% des déplacements en voiture font moins
de 3km, ils auraient du faire un reportage sur quelqu’un habitant à
2.5km de son travail et s’y rendant à vélo et n’ayant pas besoin de
prendre de douche à l’arrivée. »
C’est fondé.
Devoir prendre une douche à l’arrivée accrédite l’idée que le
vélo fait transpirer …et vous rend « impropre » au travail.
Une perspective capable de décourager tous les vélotafeurs
potentiels qui préfèrent écouter le 6h30-9h de France Inter en
fumant une cigarette au volant.
C’est cet autre lecteur, DevilInsidE, qui
n’apprécie pas du tout ma chronique « Vélocité en Agenais »…où la police municipale
entendait verbaliser les vélos dans une zone piétonne s’ils
n’allaient pas à pied.
« …Je pense que tu es bien
réfractaire à tout…
Il faut bien des règles pour qu’une société
tourne avec un minimum de cohérence…
L’anarchie ne mène à rien… Et le monde où tout est permis
n’existe pas, on est pas chez les bisounounours, tu es l’exemple
même de l’humain par tes propos sur ce blog… »
Il est vrai que parmi la gent cycliste, il existe de nombreux
réfractaires aux règles du code de la route, règles qui ont été
édictées surtout par des automobilistes et pour les automobilistes.
Comme des « stop » implantés là juste pour couper la vitesse des
voitures…là où une balise suffirait amplement.
Chaque cycliste sait parfaitement que dans un monde dépourvu de
voitures, les forêts de feux tricolores et de panneaux qui peuplent
nos villes et les enlaidissent seraient inutiles aux « transports
doux ».
vélomaxou
N’importe quoi!
Maxou est prêt à tout pour trouver des titres accrocheurs.
Nous ne sommes pas allés à l’hôtel, mais tout simplement à
Eguisheim en décrivant une boucle dans la plaine jusqu’à Sainte
Croix…
Après Eguisheim, on rentrera comme il se doit en montant à
Voegtlinshoffen.
Non, non et non!…on rentre d’abord en montant
à Husseren les Cinq Châteaux.
Maxou, combien de fois on doit te le dire?
Cette côte là, c’est le coup de bambou qui nous sort de la
torpeur après le café d’Eguisheim où chacun papotte à sa guise.
Avec 14% au « pentomètre ».
cliché vélomaxou
Les Jardins du Temps à Illzach nous le
précisent:
la visite est seulement à 4 euros pour les cyclistes. Au lieu de
6.
Qu’on se le dise!…
Mulhouse
Même si nos économies libérales peinent à le dire, l’Europe
citoyenne, si elle existe, a des jours difficiles devant elle.
On pourrait même déjà s’entraîner à regarder derrière nous pour
imaginer jusqu’où nous allons devoir « rétropédaler »…ou
rétrograder dans nos modes de consommation.
Suffit-il de revisiter le film des 20,30,…,ou 50 dernières
années pour que les jeunes générations apprennent de quoi pourrait
être fait leur avenir?
Avec quelques privilèges hérités de nos dernières découvertes
technologiques, le recul n’en sera que moins brutal.
Il n’y aura évidemment pas un seul expert du monde politique
« autorisé » à tenir pareil langage.
Trop dangereux!
Mais les tensions en tous genres qui gagnent les vieilles
démocraties pourraient bien augurer de pires reculades si nous n’y
prenons pas garde.
D’une façon plus directe, la grande déconvenue inéluctable qui
se dessine va être la remise en cause, outre les acquis du monde du
travail, de nos modes de déplacement. Et aussi celle de notre
consommation énergétique effrénée.
Trop chers, trop polluants, il faudra bien se résoudre à
redécouvrir les micro-sociétés centrées autour de la ville ou du
canton.
Mais tout n’est pas négatif: mettre en cause nos déplacements,
c’est aussi imaginer ou promouvoir d’autres rapports sociaux et de
proximité plus soucieux de l’autre et plus humains.
Ne plus succomber aux charmes des grands voyages planétaires
sous-tendus par le Mondial de ceci ou de cela et les escapades à
Phouket, c’est aussi redécouvrir les contrées proches et leurs
charmes souvent insoupçonnés.
Redécouvrir aussi les organisations d’entreprises à
implantations locales et autonomes et pourvoyeuses d’emplois?
Impensable pour les grands capitaines d’industrie qui ont
beaucoup misé sur des logiques de concentration et de
délocalisation à grand rendement capitalistique.

vélomaxou
C’est Rue89 qui le révèle: « il
apparait clairement que pour certaines agglomérations, les vélos en
libre service s’apparentent plus à une opération de communication
qu’à une volonté de révolutionner les modes de
déplacement. »
Rue89 constate que dans les grandes villes qui se sont
dotées d’un parc de vélos locatifs- Paris, Lyon, Marseille,
Bordeaux- les abonnements annuels au service ne décollent pas.
Ainsi Lyon qui a devancé Paris Véliv avec son service
Vélo’v en mai 2005 ne recueille que 6% d’abonnés annuels
au bout de 5 ans.
Explication proposée: les stations ne sont pas assez proches des
utilisateurs pour enclencher un processus de fidélisation.
cliché vélomaxou
Le projet a germé pendant plusieurs années: Les Jardins du
Temps, rue des Vosges (à coté du collège Jules Verne en
construction) ont ouvert leurs portes.
Au programme de la visite: des vivaces, des arbustes, des
graminées, des grimpantes, des fleurs, des fragrances, le tout
autour de deux bassins, de bambous, de fougères et de
cascades…
6 euros l’entrée.
Un peu cher selon certains…
3 chambres d’hôtes si vous voulez loger sur place dans un cadre
agréable.
Les Jardins du Temps à Illzach, 81 rue des Vosges
Alain et Frédérique Koeberlé vous y attendent…
09 54 52 34 96
vélomaxou
Ce vélo couché là est diabolique.
C’est presque un vélo furtif sur la route: on ne le voit pas
arriver. Ni même s’enfuir.
Il y a bien un pilote à bord. Installé dans son habitacle,
le corps est immobile. Seules les jambes sont en action.
Les avant-bras sont recouverts de cuir comme les gladiateurs de
l’Antiquité. Mais on me dit que c’est pour prévenir les blessures
en cas de chute. Pas pour se protéger des coups de glaive.
vélomaxou
C’est dans la tête ou dans les jambes? Ou dans les deux?
On ne sait pas.
Il y a des jours comme ça.
Ce qui peut-être une banalité devient vite une épreuve quand le
sommet tarde à venir.
On s’en approche en puisant dans ses maigres réserves.
Le Hundsrück a ses secrets.
Du coté de Bitschwiller, il vous offre un joli regard sur la
vallée de Thann, comme une récompense…Puis dans la forêt, on se
rassure avec seulement quelques lignes droites ponctuées de courbes
avant d’atteindre le Plan Diebold.
Mais ne soyons pas présomptueux: Maxou met des pignons.
Pourtant sa vitesse sombre dans le coma…au point qu’il
pourrait deviser avec les marcheurs en contrebas!
Anxieux, il jette même un regard derrière lui, sur le pignon,
pour compter les couronnes restantes…Il en reste deux…
Enfin, ce dernier raidillon à…combien?…8, 9, 10%?
On joue avec ses boutons de pente pour faire passer le
temps.
« Scotché au sol! »
C’est le mot qui convient.
Enfin, l’auberge de la Fourmi est en vue!
De l’autre coté, Maxou descend fièrement comme s’il venait de
vaincre l’Annapurna.
Il donne des petits signes d’amitié et de compassion à ceux qui
montent dans l’autre sens.
vélomaxou
Les Cyclos de Staffelfelden nous attendaient aujourd’hui sur les
hauteurs de Roderen.
Un effort inhabituel pour ceux qui sont habitués à la plaine et
aux circuits plats.
Une simple formalité pour les amoureux de la montagne.
Un accueil bien sympathique pour tous ceux qui avaient choisi de
répondre à l’invitation.
Il est parfois agréable d’emboîter le pas au Cyclo Club
Kingersheim (CCK) pour rentrer chez soi au plus vite.
Mais l’exercice demande de la ressource.
Devant, le vélo couché file bon train sur le plat.
Derrière, il faut s’accrocher, sinon point de salut pour les
retardataires: ils rentreront seuls.
Une conception du vélo qui n’a pas que des adeptes.
Le gagnant du1er prix – cliché
vélomaxou
Ambiance bon enfant dans les rues de Mulhouse aujourd’hui.
Tous à vélo a été fêté par petits
et grands sous une chaleur torride où les points d’ombre étaient
disputés.
A l’issue de la randonnée dans les rues de Mulhouse, le tirage
de la tombola du CADRes a eu lieu devant le temple Saint
Etienne place de la Réunion.
1er prix: un VTT remporté par un jeune cycliste.
L’ASPA est venue se joindre à la fête du vélo avec un
triporteur bourré d’instruments de mesures de l’air.
Le reniflage des rues de Mulhouse l’a confirmé: la caravane de
vélos a fait baisser la pollution. Temporairement!
Seule ombre au tableau: le pic d’ozone (O3) dû à la chaleur qui
irrite cornée oculaire et bronches.
Non, pas tous à vélo.
Quand même pas.
Mais assez pour constituer une masse critique en ce jour de fête
de tous les vélos.
Une bien belle journée chaude et ensoleillée.
Une des premières de l’année, enfin.
Avec encore une pleine page consacrée au vélo ce matin, le
journal « l’Alsace » ne cesse de nous étonner.
On a même droit à une petit dessin malicieux du dessinateur
Giefem montrant Sarkozy quittant l’Elysée sur le porte
bagage d’un vélo, cramponné à la veste de son
chauffeur-cycliste.
Pour ne pas le confondre avec les vélos du vulgus pecum, le vélo
présidentiel est muni d’un drapeau tricolore.
Avec un titre ravageur « la France gagnerait 17 milliards
d’euros en pédalant comme l’Alsace », le journal mulhousien ne
manque pas d’audace, lui qui engrange jour après jour la manne
publicitaire de l’industrie automobile.
Il est vrai qu’un fois n’est pas coutume: aujourd’hui, c’est la
fête de tous les vélos.
Alors ne boudons pas notre plaisir!
Rappelons qu’un rassemblement est prévu place de la Réunion à
Mulhouse aujourdh’ui 5 juin à 14h!
Avec concours du vélo le plus original.
Nombreux lots à gagner.
vélomaxou
Au programme annuel du club, aujourd’hui le Mehrbachel.
Cette ferme auberge qui ferme le vallon au dessus de Saint-
Amarin, dans les Vosges, sera le terme de notre voyage. Avant le
retour.
Pas encore de grand beau temps en Alsace.
Il faudra se contenter d’un temps couvert, de 17°C et même de
bruine en montant à Geishouse.
Dommage!
Car le paysage est vraiment charmant.
Il suffit de regarder la vallée depuis la rue du Panorama à
Geishouse pour s’en persuader…
Après la ferme auberge du Mehrbachel, on rejoindra la vallée de
la Thur et Saint-Amarin dans une descente forestière
vertigineuse.
88km/775m
vélomaxou
La base aérienne 132 de Colmar-Meyenheim est désormais
fermée.
Cette base aérienne construite en 1951 était très connue dans
les milieux aéronautiques et militaires.
Elle sera occupée dorénavant par le Régiment de Marche du Tchad
venu de Noyon.
La commune de Meyenheim a installé un petit monument-souvenir
constitué d’une dérive d’avion de chasse au carrefour qui conduit à
la base.
Un souvenir modeste pour la grande escadre Normandie-Niemen.
vélomaxou-Zienken
Nos agriculteurs français n’ont pas cette faculté qu’ont les
allemands, nous dit-on. Celle de recruter de la main-d’oeuvre
étrangère temporaire.
La cueillette des fraises bat son plein actuellement de l’autre
coté du Rhin.
Des récoltants à la nationalité incertaine venus dans des bus
qui ne sont pas de la première jeunesse. Et qui rentrent aussi vite
qu’ils sont venus chez eux, une fois le travail accompli.
Une forme de dumping social au grand jour.
Une nouvelle piste cyclable.
C’est la liaison de l’écluse de la Hardt jusqu’à Battenheim.
L’écluse de la Hardt, c’est celle qui est située à la maison
forestière de Battenheim, non loin de Grunhutte.
Curieusement, le panneau de signalisation indique la direction
« Baldersheim-Mulhouse ».
Une façon de rallonger le parcours de 3km pour les cyclistes qui
ne sont pas d’ici!
En effet, une fois arrivés à Battenheim, il faudra rejoindre la
piste qui longe le Quatelbach jusqu’à Baldersheim.
En fait, la plupart d’entre-nous continueront vraisemblablement
de passer devant les sablières Michel et le stade de
Baldersheim pour rejoindre l’agglomération mulhousienne.
D’autant que cet itinéraire est peu emprunté par les
voitures.
cliché vélomaxou- Serena Williams
2010
Ils s’y mettent tous!
L’empreinte écologique des grandes manifestations sportives pose
un réel problème de (mauvaise?) conscience aux organisateurs.
Roland Garros n’échappe pas au décompte sinistre.
Mulhouse-Paris à quatre dans une voiture: 1000km, aller et
retour!
Soit 60 kg d’équivalent CO2 par passager.
Sans compter les transports parisiens. A moins de prendre un
Vélib!…
C’est en tout cas ce que nous apprend le guide du spectateur de Roland Garros.
Idem pour les Grands Prix de Formule1, de motos, les matchs de
foot-ball, de rugby, le Tour de France…
Ces grandes messes du sport de compétition drainent avec elles
des cohortes de spectateurs, d’entraîneurs, de techniciens recrutés
au plus profond de notre hexagone et bien au-dela pour ces sports à
vocation planétaire.
Il reste qu’assis confortablement devant son petit écran branché
sur France 2 et 3, on réduit quand même sensiblement
l’équation tragique tout en continuant à regarder d’un oeil par la
fenêtre pousser ses radis…et de l’autre oeil à regarder Serena
Williams rattraper sa baballe!
Les paris sont ouverts, mais personne ne se hasarde à dire quel
sera l’âge légal de départ à la retraite demain.
Notre temps libre est devenu tellement précieux que la question
est devenue explosive.
Ne pas se tromper: l’allongement de l’âge de départ à la
retraite est d’abord la victoire idélologique de ceux qui ont les
moyens de se payer une retraite dorée.
Pas de ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois, voire de
ceux qui n’ont plus rien dès le 10 du mois.
Ceux-là pourront continuer d’attendre une date
hypothétique de départ en inactivité, de se serrer la ceinture et
d’aller bosser à vélo.
On connait le principe qui consiste à courir après une carotte
qu’on peine à attrapper. C’est tout à fait ce qui va se produire
pour les gens en âge de partir: de trimestre en trimestre, le terme
ne cessera de reculer.
A ce petit jeu là, nos gouvernants n’ont pas fini de se faire
des ennemis!
vélomaxou
Peu fréquenté par les cyclistes, la ferme-auberge de la
Glashütte mérite pourtant le détour.
On y accède par le vallon de Rimbach-Zell.
Endroit paisible, on monte la pente du vallon à partir de
Jungholtz. Peu de circulation, à l’abri du vent, il suffit de
pédaler!
C’est que la pente se fait vite rude au fur et à mesure de la
montée.
Il ne reste pas beaucoup de réserve sur les pignons lorsqu’on
atteint la ferme auberge.
Avec quelques animaux exotiques comme les lamas pour nous
accueillir.