Outre le VTT, marcheur autour du lac je le suis aussi.
Ce matin j’ai tenté le footing. Le circuit mesure 4,400 km. Pour un amateur comme moi c’est bien assez. Je croise tellement de gens faisant leur footing que j’ai voulu essayer afin de comparer.
Ne pas se tromper: courir demande beaucoup d’énergie et de la méthode. Traîner un handicap de poids n’arrange rien!
Runkeeper, l’appli enregistre votre trace et vos performances
En courant, on monte vite en température ce qui évite de prendre froid. J’ai tenté d’éviter le footing fractionné en adoptant une petite foulée.
Pas facile d’adapter son rythme. J’ai du marcher cinq fois sur le parcours. Enchaîner un footing de 4 km sans s’arrêter, je n’y arrive pas encore. Le tour du lac est sympa et on a droit à trois types de sols: du spongieux, du tarmac et du chemin caillouteux…je ne sais pas dire lequel est préférable.
Travailler ses foulées. C’est un vrai exercice corporel que de courir et j’avoue avoir le sentiment d’être un peu cagneux, de manquer de souplesse. J’admire peu le paysage, trop appliqué à conduire ma carcasse et à éviter de m’aplatir de tout mon long.
Le long de la digue, je courais sur l’ombre du mur, comptant les foulées entre deux créneaux.
J’avais dans mon Camelbag l’application Runkeeper qui parlait mais je ne distinguais les infos…il faudra que j’améliore le dispositif.
A l’arrivée, piètre satisfaction, 7 km/h. A peine le double qu’en marchant. Les coureurs préfèrent compter en min/km, ce qui me fait 8:34 au km
Et le cœur?
Avec un cardio moyen de 142, il est clair que l’exercice sollicite davantage le muscle cardiaque comparablement à un circuit route à vélo. On est plus proche à VTT.
Je n’ai rien contre Cernay contrairement ce qu’on pourrait croire. C’est une jolie petite ville florissante le long des bords de la Thur.
En revanche Cernay ignore le fait cycliste. Or les cyclistes ont des droits comme tout usager et notamment celui de jouir des ouvrages qui leurs sont dédiés comme la Voie Verte qui traverse la localité.
La Voie Verte n’est pas spécialement réservée aux cyclistes, elle l’est aussi aux piétons, aux rollers et même parfois aux cavaliers. Mais pas aux voitures.
Or il se trouve qu’aujourd’hui deux camionnettes affectées à des travaux sur le terrain de jeux communal barraient entièrement le passage. Aucun panneau de chantier, aucun arrêté de travaux affiché, bref à Cernay on fait comme on veut.
Que dit la loi? Article R417-10 Modifié par DÉCRET n°2015-808 du 2 juillet 2015 – art. 11
I.-Tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à gêner le moins possible la circulation. ……….. 10° Sur une voie publique spécialement désignée par arrêté de l’autorité investie du pouvoir de police municipale. ……….. IV.-Tout arrêt ou stationnement gênant prévu par le présent article est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. V.-Lorsque le conducteur ou le propriétaire du véhicule est absent ou refuse, malgré l’injonction des agents, de faire cesser le stationnement gênant, l’immobilisation et la mise en fourrière peuvent être prescrites dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3.
Je m’arrête…et je commence à expliquer aux employés qu’ils gênent le passage.
C’est la commune qui nous a dit de rester sur la voie verte (sous-entendu, comme le sol est meuble autour, ne pas faire d’ornières sur le terrain de jeux)
Mais je fais observer que les voitures sont en infraction et que la voie verte ne relève pas de la municipalité mais du conseil départemental…à quoi les braves employés me répondent « nous, on travaille monsieur » (deuxième sous-entendu, moi je m’amuse sur mon vélo et je n’ai qu’à me taire) et perfides, les employés d’ajouter « si vous continuez (!), on va mettre une banderole et couper la piste cyclable »
Et moi, je vais écrire au maire de Cernay pour lui dire tout le bien que je pense de cet état de fait.
Le pouring est un art abstrait qui consiste à une application de coulée aléatoire , d’accumulation de cellules, d’écailles colorées sans utiliser de pinceau .
Tout est dit. Aucun mérite. On peut faire ça au patronage en gardant les gamins.
J’ai essayé et voila le travail. Après, on peut doser le choix des couleurs. Ici j’ai utilisé une dominante de bleu.
Au séchage plus ou moins long, les cellules changent encore d’harmonie jusqu’au durcissement final.
C’est un réflexe conditionné. Tout cycliste arrivant face à vous a droit à un regard vers le bas. Je veux dire vers le pédalier. Est-il électrique ou pas? Même les marcheurs nous croisent d’un air soupçonneux!
Nous sommes encore en France devant un phénomène nouveau, celui de l’essor du vélo électrique, appelé communément VAE. En Allemagne, le VAE est complètement abouti et la plupart des cyclotouristes du troisième âge voyagent avec l’assistance embarquée.
Pousser sur le bouton lumineux et sélectionner la puissance mise à disposition sur votre vélo. Le vélo électrique révolutionne le rapport de l’humain à la machine
Les « musculaires » ne seront bientôt plus qu’une minorité tant l’assistance est plébiscitée. Il faut en convenir, l’assistance électrique attire aussi un nouveau public pas forcément adepte du vélo « ordinaire » et qui y trouve un nouveau moyen de parcourir la campagne et ses côtes nombreuses le long des sous-collines vosgiennes.
Du coté des marchands, c’est l’euphorie. Mon vélociste est encore tout étonné de voir débarquer dans son échoppe des couples d’inconnus repartir chacun avec des VTT électriques de bon prix. De bons prix? et comment! un VVTAE se négocie au moins à trois mille euros et plutôt cinq mille pour peu que l’on souhaite de la qualité renforcée. Des retraités riches. Assurèment, l’Alsace n’en manque pas. Macron va s’en occuper.
Elections, pièges à cons?
Mon maire sortant se représente. Contre son premier adjoint qui a fait sécession. Pourquoi pas! Lorsqu’un couple se désunit, il divorce. A Thann, le divorce est donc consommé. Une question d’argent qui divise comme dans bien des ménages une fois que la vaisselle est en miettes.
Mon maire sortant se plaint amèrement dans sa dernière gazette www.thann-nouveauxhorizons.fr d’avoir découvert un déficit de fonctionnement de 50.000 euros plus un emprunt de 400.000 euros contractés en 2013 pour couvrir d’autres remboursements d’emprunts que nous devions solder dès 2014.(sic)
En cause l’ancienne municipalité qui aurait laissé une ardoise impayée…sans le dire. La ficelle est un peu grosse. On peut tout au plus y voir un coup de griffe en direction de l’équipe adverse déjà aux affaires en 2013.
Nos maires sont-ils de droite?…ou de gauche?…ou de droite et de gauche?…
Le ministre Christophe Castaner avait trouvé un moyen commode de masquer la déconfiture annoncée de LREM aux Municipales en supprimant la couleur politique des listes dans les communes de moins de 9000 habitants. Retoqué par le Conseil Constitutionnel. Il faut dire que nombre de maires préfèrent ne pas afficher leur couleur politique, c’est plus facile pour ratisser les suffrages des uns et des autres.
Moi je reste attaché aux valeurs. Celles de gauche notamment. Les maires qui se camouflent avec des faux-fuyants du genre « Sans étiquette », je m’en méfie. On en voit bien le résultat avec LREM qui revendique n’être ni de gauche, ni de droite alors qu’elle assume jour après jour des positions de droite, pour ne pas dire franchement réactionnaires comme avec les retraites et les Gilets jaunes qui sont matraqués par une police politique à tout-va.
Honte à Aurore Bergé
Aurore Bergé, l’archétype du Macronisme en Marcheles députés LREM qui ont voté contre le congé de 12 jours
Aurore Bergé, cette députée LREM que j’exècre lorsqu’elle se trémousse sur les plateaux de télé a voté contre le congé de douze jours aux parents d’enfants morts.
chapelle saint Urbain Thann (origine XV eme siècle) acrylique sur toile 30×40
Il fait décidemment mauvais en Alsace ce week-end. J’en profite pour m’exercer à l’acrylique. Cette petite chapelle qui surplombe la Voie Verte le long de la Thur, les vététistes et les promeneurs la connaissent. Elle jouxte le sentier viticole du Rangen et sa célèbre vigne.
Le marquage des vélos est-il convaincant contre les vols?
Le marquage de nos vélos, c’est la parade trouvée pour endiguer les nombreux vols qui dissuadent de plus en plus d’acheter de bons vélos tout en dévalorisant ce mode de déplacement en ville.
On parle de 400.000 vélos volés chaque année sans qu’on sache d’où ces chiffres sont tirés.
Actuellement, c’est le système Bicycode qui tient la corde en matière de marquage. Préconisé par la FUB, le Bicycode est le plus répandu, d’autant que le Ministère de l’Intérieur pense s’impliquer dans le suivi de sa base de données.
Cependant, le Bicycode présente deux inconvénients de taille:
1/ il nécessite une machine de gravage onéreuse pour les commerçants
2/ il est inadapté aux vélos en alliages légers et fragiles ou en carbone.
Outre le gravage Bicycode (10€), il existe deux autres produits de marquage:
le Paravol doté d’un sticker inarrachable à coller soi-même après inscription dans une base de données (12€)
le Recobike doté d’une étiquette numérotée dans une registre informatisé, collée par les artisans avec une résine sur le cadre. (25€) (en image, l’étiquette Recobike et ses deux tubes d’injection de résine)
Cela dit, les sceptiques (dont je suis) pensent que ces procédés ne seront pas suffisamment dissuasifs pour retrouver votre vélo volé. Surtout s’il a été balancé au fond d’un canal! Je reste partisan d’un bon antivol en U homologué.
Pas de regrets aujourd’hui, une pluie drue s’est installée dès 13h30.
J’ai essayé la neige à l’acrylique. Et des sales gosses se sont amusés à faire de la luge dans la pente.
J’arrête de plaisanter.
L’acrylique est pâteuse et ça aide à faire le rendu. Pour le reste mon éducation est à parfaire. Je me mets passable car la tenue du couteau demande un vrai apprentissage.
En plus je travaille avec de l’entrée de gamme en couleur. Peut-être qu’en mettant plus cher, ça rendrait mieux…
J’ai réussi à bricoler une plate-forme pour avoir ma peinture à proximité. Tout est donc artisanal. Au bout de deux heures, je suis aussi fatigué qu’à vélo.
Lapierre se met à faire du vélo électrique avec moteur dans le moyeu et batterie dans le tube. Une façon comme une autre de séduire la clientèle en perte de ressources physiques. Je résiste.
Une chaîne, une cassette. C’était l’heure de passer à la caisse ce matin.
Depuis le 22 février 2019, je n’avais pas encore changé ma chaîne. Un terme assez éloigné par rapport aux années précédentes. Normal, je roule moins.
3750 km, c’est dans la moyenne. La cassette? pas changée depuis le 27 avril 2018 commencer à grogner.
Bon, je n’ai pas tergiversé.
Au moment de reprendre ma bécane, Jacques me dit « tes jantes feront encore deux mois, pas plus… » Je ne discute pas, le creusement est prononcé. C’est la montagne et c’est aussi toutes les scories que je traîne sous les patins les jours de pluie.
Roue Aksium, 70 gr de plus que la Mavic. La qualité Mavic à un prix accessible. Grâce à ses jantes élargies et ses moyeux résistants, l’Aksium est un excellent choix pour des sorties quotidiennes sur route.
Roue arrière changée le 14 mars 2013. Il y a prescription, rien à redire! Bon allons-y pour deux roues. Des Aksium me suffiront amplement, les Mavic coûtent deux fois plus.
T’as vu ton pneu arrière?…une entaille sur le flanc…Mon Conti 5000 n’a pas fait un an, je suis déçu. Entre-nous, le Conti 5000, c’est de la d….., n’achetez-pas! restez avec vos quatre saisons!
Bon, allons-y pour deux pneus!
Tes patins? t’as-vu, ils sont raides…quatre patins. Ton frein avant, il est grippé, faut tout démonter…je ne réponds pas, je suis tout penaud.
Finalement ma matinée s’est terminée par une ardoise plutôt salée.
Jusqu’au XIXe siècle, les croisades étaient tenues responsables de l’introduction de la lèpre en Europe.La transmission de Mycobacterium leprae est mal connue, elle remonte souvent à l’enfance par inhalation de « postillons » d’un lépreux contagieux. Par Pierre Arents — Pierre Arents printed the photographs for Leloir’s monograph on leprosy titled, Traité pratique et théorique de la lèpre, published in 1886. This image is Plate VIII from that atlas. Vide: http://www.artandmedicine.com/biblio/authors/french/Leloir.html, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=325260
Relire Giono quand Angelo parcourt la campagne aixoise…
Il y sévissait une variété d’épidémie de caractère effrayant.Les malades étaient d’abord attaqués d’une sorte d’ivresse pendant laquelle ils se mettaient à courir de tous les cotés en titubant et en poussant d’horribles cris. Ils avaient les yeux brillants, la voie rauque et semblaient atteints de la rage. Les amis fuyaient les amis. On avait vue une mère poursuivie par son fils, une fille poursuivie par sa mère, de jeunes époux qui se donnaient la chasse; la ville n’était plus qu’un champ de meutes et de gibier. On venait, parait-il, de se décider à assommer les malades, et au lieu d’infirmiers c’étaient des sortes de chiapacan armés de gourdins et de lassos qui se promenaient dans les rues. (Le hussard sur le toit- Jean Giono)
les zones touchées
Dès mon retour de ma sortie VTT hier soir, une rhinite me prend. Éternuements, yeux brillants, nez bouchés,…j’ai tous les symptômes. Pas de doute, c’est viral.
Cet affolement qui s’empare de la planète mérite le respect car au fond de nos mémoires, les épidémies laissent des images de terreur.
Les grandes épidémies du Moyen-Age ont été contenues là où les populations vivaient recluses au fond des vallées. Aujourd’hui, point de salut possible, tout le monde voyage au bout du monde et rapporte avec lui les contaminations, à son insu.
On assiste à des situations ubuesques comme ce navire de 7000 voyageurs bloqués à Civitavecchia en Italie, coronavirus suspecté à bord…et aussi ces habitants de Carry le Rouet inquiets de voir s’installer nos rapatriés de Chine placés en quarantaine tout près de chez eux. Nos nouveaux pestiférés ne sont pas mieux admis que les délinquants en maison de correction. Triste spectacle.
Imaginer la fin du monde pour nos contemporains, c’est insupportable. En même temps, voila qui va mettre en question notre modèle de développement planétaire et ses incontournables aléas. Et c’est salutaire.
Du haut de Rammersmatt, les Alpes apparaissaient ensoleilléesMon parcours du jour à VTT
Je grimpe au Hundsrück par le Steinby. Plus qu’une formalité pour moi. Je renâcle jusqu’à la première courbe en quittant Thann où c’est du 8-10%, puis il faudra encore grimper cette pente en forme de toboggan après le Plan Diebold.
ça passe sans difficultéla grisaille approche
Pour moi un travail cardiaque soutenu dans la montée du Hundsruck
Après le monument, je descends par le chalet du Hochburg jusqu’à Rammersmatt, puis je rejoins le lac de Michelbach
Cyclistes, débrouillez-vous! Imagine t-on un automobiliste à qui l’on dirait « coupez le moteur et poussez votre voiture? »(Thann)
La pauvritude du cycliste. Voila une formule que Ségolène Royal pourrait revendiquer. Mais Ségolène ne fait pas de vélo.
Cela dit, alors qu’à la veille des Municipales tous les activistes de la cause du vélo s’agitent dans les villes pour demander des améliorations susceptibles d’encourager le vélo, il faut se résoudre à constater que rien n’avance là où il est urgent d’agir.
L’irresponsabilité des corps publics en matière d’infrastructures cyclables s’affiche chaque jour (Vieux-Thann) Ce type d’ouvrage est susceptible de poursuites devant les tribunaux en cas d’accident. La municipalité en est-elle consciente?
Les points névralgiques, ceux qui rendent le vélo dangereux, ceux qui dissuadent les gens de changer de mobilités, sont toujours là, immuables et personne ne semble s’en préoccuper.
Un vrai cycliste, au fait des chausse-trapes qu’il rencontre dans sa ville, pourrait en dresser des catalogues entiers. Des catalogues à la Prèvert.
Des bordures par centaines qu’aucun corps public ne se résout à faire disparaître, des balises de priorité sans cesse à l’avantage de la voiture, des trottoirs partagés hors normes, des itinéraires morcelés, …et en 2020? en 2020, il y a fort à parier que rien ne changera.
La cause, je la connais: elle est d’abord culturelle. La France n’est pas un pays de cyclistes. Seulement le dimanche…et les jours de grèves des transports publics! Ensuite, et c’est plus problématique, les corps publics ne comprennent pas les exigences basiques du vélo: des itinéraires directs, protégés où l’on peut rouler sans devoir s’arrêter à chaque intersection. Comprendre cela, c’est accepter d’inverser des priorités qui privilégient systématiquement la voiture.
Dès lors, militants de la cause cycliste, contentons-nous de notre anarchie joyeuse. En attendant mieux.
Le vélotourisme en ville, une façon de découvrir la ville et son patrimoine autrement (Mulhouse)Vélotourisme à Sète
Visiter la ville à vélo, c’est bien aussi. Il suffit de savoir s’extraire du trafic automobile. Rien de tel que les ruelles, les espaces protégés ou interdits au trafic lorsqu’ils existent.
Thierry Crouzet vous propose de visiter Sète…avec en prime le Mont Saint-Clair…qu’on pourra monter à pied car il est sévère si vous n’avez pas d’entraînement.
A Mulhouse aussi, on peut visiter la ville à vélo. En 2014, j’ai publié un Tour de Mulhouse sans quitter la ville. Ce tour fait 40 km, vous pouvez prendre la journée et vous arrêter là où bon vous semble. Vous allez découvrir des coins sympas souvent méconnus. Prendre un antivol si vous délaissez votre vélo!
En grimpant le col Amic par Soultz, je m’arrête souvent au Rote Rain. Et de là, je contemple le vignoble et Jungholtz dans le creux. Puis je repars, encouragé.
L’autoroute une barrière à faune et cyclos. Passerelle bienvenue. (Montpellier)
La phrase du jour
« On ne remet pas sans cesse en cause l’élection d’Emmanuel Macron mais sa faible représentativité par rapport aux votants comme aux inscrits aurait dû naturellement conduire ce dernier vers une politique qui, plutôt que de cliver, aurait rassemblé.(Ph Bilger).
Le discrédit est tel dans l’opinion qu’il semble que l’usage du mot LREM est proscrit dans les tracts des prochaines Municipales.
Histoires autoroutières
Rentrant du sud vendredi, je me suis trouvé sur une autoroute remplie de camions et de voitures. Vitesse réduite de 20 km/h sur toute la vallée du Rhône et même au-delà sur l’A40. En cause la pollution. Les micro-particules du diesel qui se combinent parfois avec le sable venu du Sahara.
des camions peu pollueurs?
Pas de punition pour les camions, ils peuvent continuer à rouler sans être limités et donc inquiétés. Ils pollueraient 10 fois moins que les voitures! (source). Méfions-nous donc des idées reçues. En bon citoyen, j’ai adapté ma vitesse. Tant est si bien que j’étais coincé derrière un train de camions la plupart du temps. Incapable de doubler tant la restriction de vitesse est inobservée par ceux qui se constituent en file de gauche permanente.
Il faut en conclure que les mesures de limitations sur route ne sont pas respectées dès lors qu’on invoque la pollution. Pourtant les panneaux lumineux mentionnent que des contrôles radar ont lieu. Sans effet sur les comportements.
Observons que les automobiliste se sentent très peu concernés par les questions de pollution dès lors qu’ils ne sont pas contraints autrement que par des alertes peu dissuasives. La conscience écologique a ses limites.
L’autre slogan des sociétés autoroutières qui ne manque pas d’à propos, c’est cet affichage « grèves: pensez covoiturage »
En voiture, avec des personnes qui vivent la grève comme vous, vous pouvez discuter, échanger, partager une expérience… Vous verrez, vous arriverez au travail le cœur plus léger ! (site Vinci autoroute)
Martinez et la CGT seraient donc de précieux alliés du covoiturage dès lors qu’ils bloquent les transports en commun. On imagine alors d’autres formules tout aussi briseuses de grèves…
Contre la CGT, covoiturez!
Martinez, non! covoiturage, oui!
Je vous laisse en deviner d’autres.
Derrière les sociétés d’autoroute, on devine la patte du gouvernement qui tente de contourner la gène des manifestations. Piètre manœuvre!
Une prune à 10 euros
Ils sont sympas les Allemands. Ils m’ont gratifié le jour de l’An d’une prune de 10 euros Schützenalletunnel à Freiburg au motif que je roulais au-dessus de 50 km/h. Vitesse retenue: 57.
C’est involontaire de ma part car en principe j’ai l’œil rivé sur les panneaux.
Chez les Allemands, les limitations sont parfois diaboliques aussi, on passe de 120 à 50 sans toujours s’en rendre compte…et la traversée de Freiburg est désormais entièrement à…30km/h et truffée de radars.
Il est pressé
Rouler sur la bande d’arrêt d’urgence ou comment s’affranchir des bouchons
Le monsieur est pressé. Il arrive derrière moi, me double par la droite et se positionne pour doubler un train de cinq camions…un véhicule est en train lui aussi de doubler devant moi…pas de problème! il prend la bande d’arrêt d’urgence et double les cinq camions. Ces nouveaux comportements font de la route une jungle.
A la bretelle de Burnhaupt, la voiture est sortie puis, hésitante, a repris l’autoroute vers Belfort. Peut-être avait-il oublié sa belle-mère à une station?…
J’ai retrouvé un peu de froidure en rentrant en Alsace. VTT suffisant pour cette repise de contact. Les terrains sont gras et mes pneus en fin de vie. Je me suis tenu sur une crête d’ornière dans la forêt. Puis la roue est tombée dedans et moi par terre.
les chemins forestiers sont boueux
Ma première interrogation est « m’a t-on vu? ». Le randonneur à pied que je viens de dépasser n’a rien vu, il n’a pas encore franchi la courbe forestière. J’ai mal mais l’honneur est sauf. Je suis tout crotté mais je repars avec un tibia douloureux. C’est un gros bleu qui réchauffe.
J’ai tellement bataillé dans la glaise que je sens la fatigue au retour. Au loin une épaisse fumée au-dessus de Thann.
J’approche…c’est le cours de tennis couvert de la route du Steinby qui flambe.
Malgrè le temps médiocre, je réussis à faire un tour de mer. Inhabituellement agitée, je profite du beau spectacle.
Écluse sur le Lez
Je quitte Montpellier par le Lez. Le plus simple pour éviter la route, c’est de suivre le cours d’eau bien équipé pour les cyclistes le long des berges.
Palavas les Flots
Le longe la côte jusqu’à Carnon, puis je contourne l’étang
Finalement, l’hiver n’est pas venu. Viendra t-il? Ici dans le Grand Est, manquer d’hiver est inhabituel. Pour nous cyclistes, les sorties s’accumulent comme si l’automne et le printemps disposaient d’une passerelle pour sauter le fossé hivernal.
Je lis sur les réseaux sociaux que les avaleurs de bitume totalisent 400, 500 km, voire plus depuis le début de l’année nouvelle. Réjouissons-nous!
Cependant, tout le monde ne voit pas les choses avec enthousiasme dès lors qu’on imagine que ce dérèglement du climat est aussi la confirmation que la planète va mal. Ne feignons-pas de l’ignorer
Il reste encore deux mois à l’hiver pour nous ressaisir….
Les cyclos du coin apprécient monter à Osenbach. Les plus endurcis poursuivent vers le Firstplan ou vers Gueberschwihr.
Mon plan est moins entreprenant. Je redescends à Wintzfelden, puis je prends le Bannstein. Dans la montée du Bannstein, je m’arrête au panneau du col. Un camion vient de me dépasser dans un nuage de fumée noire. Je suffoque. Je bloque ma respiration du mieux que je peux…et j’attends que le nuage se dissipe.
bande cyclable à Buhr, un vrai billard
Bien assez pour aujourd’hui. 15°C un 16 janvier, c’est remarquable, au point que j’avais mis le corsaire.
Thann demain avec vous conduite par le premier adjoint sortant Gilbert Stoeckel publie la liste de son équipe pour les prochaines Municipales.
Vingt-neuf candidats dont une partie de l’équipe sortante.
En tête du programme, le redynamisation de la ville. Véritable talon d’Achille de l’équipe sortante, le centre-ville est dans un état déplorable pour une cité qui se veut touristique et accueillante avec sa Collégiale au centre. Sans parler des commerces dont les enseignes sont pour la plupart vides et le reste moribond.
On imagine mal comment cette équipe va pouvoir convaincre alors qu’elle a échoué lors de la précédente mandature.
Enfin une timide percée en faveur de l’environnement! Si Thann est encombrée et polluée par le trafic pendulaire de la vallée, il lui reste à promouvoir les déplacements intra-cité alternatifs à la voiture.
Faciliter et sécuriser les déplacements à pied et à vélo
C’est la phrase qui fait tilt et que j’attendais. Elle figure parmi les engagements de la liste. En cas de victoire, il restera à passer à la phase concrète.
Voici les principales actions à mener à Thann pour promouvoir le vélo
d’abord faire respecter la zone 20 au centre-ville dont les automobilistes se contre-foutent (beaucoup ignorent ce qu’est une zone 20)
généraliser les double-sens cyclables qui facilitent les déplacements aux vélos
définir des axes prioritaires cyclables et protégés
sécuriser les abords de la route nationale 66 et ses traversées face au lycée professionnel, face à la Poste notamment.
jalonner les itinéraires cyclables et notamment la Voie Verte le long de la Thur
Entrée de Thann faubourg des Vosges. Sympa le massif en pierres pour les vélos!
Attendons de voir si la liste concurrente du maire sortant, Romain Lutringer, va relever le défi…
Articles en relation avec les Municipales 2020 à Thann….
Je lis dans votre récent article que vous étiez parti faire du vélo et que vous étiez au bord de l’ hypoglycémie. Voilà des choses à ne pas faire, le sucre étant le carburant des muscles. Je ne peux que vous recommander vivement de lire le livre de Michel Desmurget: « L’ Antirégime » chez Belin et aussi ceux de Zermatti. Très bonne route pour cette nouvelle année.
Pas d’affolement, reprendre son vélo exige de la patience.
Même si je n’ai jamais arrêté le vélo au cours de l’hiver, j’ai quand même levé le pied comme on dit.
D’abord l’hiver on roule moins et moins longtemps et en plus je me bagarre avec cette arthrose diffuse qui outre que c’est douloureux joue sur le moral.
Ensuite grimper un col en cherchant ses forces, c’est normal quand on cumule des handicaps de poids et de rythme cardiovasculaire.
Pour le rythme cardio vasculaire, je le maîtrise ordinairement en ne dépassant pas 160 pulsations (validé par mon cardiologue pour un cœur entraîné).
Pour le poids, c’est clair, je suis en surpoids. Pourquoi? parce que je mange trop et pas toujours des mets recommandés. C’est tout simple. Et le poids est l’ennemi du cyclo qui fait de la côte…même si c’est enviable dans la descente ensuite du fait de la masse cinétique accumulée.
Manger trop et donc grossir, c’est le mal de nos sociétés qui fait des ravages. Pourquoi mange t-on trop et mal? question complexe liée à toutes sortes de facteurs, l’éducation, la sédentarité, la malbouffe, le stress,…
En mai 2018, j’avais atteint 75 kg en suivant un régime. Deux ans après, rebelote, tout est à refaire
Donc je suis en surpoids. De combien? 10 kilos! Et ça m’agace bien que je suis complètement conscient et responsable de cet état. C’est l’indice de masse corporelle qui permet de le savoir (IMC) Avec un IMC de 28.9 je suis largement au-dessus de la norme. Pour être dans la norme, il faudrait un IMC de 25 et moins, soit 72 kg, chiffre que je n’atteindrai certainement jamais. Je me contenterai donc de viser 75 kg.
Pour y parvenir, toutes sortes de méthodes existent. Plus ou moins contraignantes…et chères si vous cédez à « Comme j’aime » qui nous gonfle avec Benjamin Castaldi à la télé. Dans le passé, il y avait la méthode Montignac, idéale pour les scènes de ménage…
Du coté de mon toubib, il me dit réduiser la taille de l’assiette. Pourquoi pas!
Finalement, je fais le régime avec Yazio, je pèse et je note tout ce que je mange en respectant un ratio glucide/ protide/ lipide. J’ai choisi 50%/20%/30%
Attention au phénomène de yoyo avec le poids: dès que vous arrêtez le régime, le risque est grand de retomber dans vos travers diététiques. J’en sais quelque chose notamment pendant la période des fêtes.
Commencé le 2 janvier 2020, mon régime Yazio m’a fait perdre 3.2 kg soit 250 gr/jour
N’oublions pas que le surpoids est d’abord lipidique, la graisse stockée dans votre corps comme la marmotte et aussi tout le sucre en excès transformé en graisse.
Faire du sport consomme de l’énergie et faire un régime consiste à moins en avaler. L’équilibre est donc subtil. Pendant le sport il existe une zone, propre à chacun, où le pourcentage de graisses brûlées est optimum notamment en fractionnant les efforts.
Les théoriciens de la chose ne manqueront pas d’ajouter toutes les recettes plus ou moins fiables qui s’adressent d’abord à des compétiteurs jeunes. Or je ne suis ni l’un, ni l’autre.
Rien à cacher, j’ai manqué de ressource pour affronter ce premier col de l’année. Je l’ai grimpé mais en « raclant les fonds de tiroir ». Comme vous l’imaginez, c’est désagréable de consommer tous ses pignons par cette face de Bourbach pourtant réputée la plus facile.
Comme je fais un régime à basses calories, il est clair que je frôle l’hypo. J’ai pris deux sucres pendant la montée. 6gr, 24 kcal
L’essentiel, c’est de l’avoir fait!
Ouah!
Je me suis trainé au retour jusqu’à Cernay pour ne pas avoir un kilométrage ridicule.
La fierté du cycliste, quelle connerie! On est tous pareils.
C’est ma première peinture de l’année. Je l’appelle Altes Lager (Vieux camp), le lieu dit derrière la déchetterie d’Aspach. Je l’ai ratée (celle en dessous de ce texte, pas celle de dessus). Manque de motivation? perte de confiance? technique compliquée? tout à la fois sans doute.
Mais comme je n’aime pas jeter ma feuille, la déchirer. Je l’ai recyclée. J’ai d’abord lavé l’avant plan moche avec de l’eau et un pinceau plat, puis j’ai repeint avec une technique de mosaïque qui a l’avantage de couvrir la misère.
Redonner du lustre à l’avant-plan avec des couleurs chatoyantes, ça met en valeur en même temps mon plan d’eau et je laisse le reste en place, la lisière d’arbres au fond et mon ciel de brume que je trouvais bien.
J’ai frôlé la correctionnelle en ce début d’année.
Cycliste, un sous-citoyen au quotidien semé d’embûches
Cycliste au quotidien? si vous l’êtes, alors vous méritez une décoration dans ce monde de brutes.
Parfois je m’interroge sur mon identité cycliste. Nous en avons tous une, mais laquelle?
Se situer dans la galaxie cycliste, c’est une question de repères. Cette question là pourra paraître futile, voire iconoclaste pour ceux qui ne pratiquent le vélo qu’à titre sportif.
J’ai été de ceux-là, le dimanche matin. Et rien d’autre. C’est dire si je dois tout à ma première pratique du vélo, le vélo sportif. Et encore: je n’ai jamais été tenté par la compétition. J’exclus l’enfance où l’on avait tous un apprentissage intuitif du vélo contrairement à aujourd’hui.
Au dehors de cet environnement cycliste en club d’une ville provinciale le dimanche matin, rien ne nous prédisposait à un autre usage du vélo. Ni les voyages, ni les transports quotidiens pour l’école, les courses, le travail. Encore moins la fédération de cyclotourisme qui imprimait sa marque, son style, ses sorties, et même ses types de vélo calqués sur la compétition, le triple plateau en sus. Du tourisme autour du bourg et c’était tout.
Imaginer un autre monde, celui du vélo « utilitaire », du vélo porte-charges avec porte-bagage, c’était impensable. Cela n’appartenait qu’à la ruralité pour porter la marmite ou à la grande ville pour se défier des encombrements et alors même que les questions de pollution et d’environnement étaient ignorées. Le vélo est aujourd’hui totem de tous ceux qui se réclament d’un meilleur air et d’une meilleure santé. Il n’est hélas parfois qu’un alibi pour rallier une noble cause. Je pense aux élus en quête de suffrages, on connait la musique.
Du coté des grands voyageurs, un champ clos de passionnés souvent méconnus.
Est venue l’heure de la contestation de notre espace sur la route avec le VTT. Un façon de se dérober à l’envahissement et à la suprématie du monde automobile. Finalement le VTT a été un révélateur de nos fragilités sur la route. Non, le vélo routier n’a jamais atteint sa légitimité au pays du tout-voiture. Encore aujourd’hui, on en souffre. Aucun complexe commercial, par définition hors la ville, n’a fait une place au vélo. Les axes structurants sont d’abord pour la voiture. Et on en a encore pour au moins cinquante ans. Il est donc illusoire de revoir les centres-villes retrouver leurs commerces et leur dynamisme attractif en dépit des intentions pieuses des candidats-maires qui vont se présenter dans quelques semaines à nos suffrages.
Cycliste des villes et des champs? oui je m’en contente. L’âge venant, je me sens de plus en plus en insécurité sur la route. La semaine dernière, j’ai été frôlé par une voiture à la sortie de Bollwiller. J’ai eu le souffle coupé tellement elle est passée près de moi. D’habitude, je tente d’estimer le mètre qui nous sépare…ici pas possible! Du vélo routier dans les zones peuplées est devenu de plus en plus anxiogène. Le cycliste n’est pas lui non plus à une incivilité près, lui qui frôle bêtement les groupes de piétons sur les voies vertes sans prévenir, ni ralentir.
Un dernier mot pour dire que je prends aussi le volant et que je m’aperçois que les comportements des automobilistes sont beaucoup plus agressifs au volant de leurs puissantes et confortables autos. Toute opportunité de doubler est bonne à prendre. On n’attend plus derrière le vélo, on le frôle comme si le cycliste était inhumain.
Cycliste au quotidien? si vous l’êtes, alors vous méritez une décoration dans ce monde de brutes.