repos au contrôle de Châtenois km 602 (image Gilles Esselin)
On compte déjà 21 abandons à l’issue de cette deuxième journée consacrée à ce TriRhena 2018 organisé par le Cyclo Club Kingersheim.
Il faut dire que ce raid à vélo est vraiment difficile puisqu’il comporte 1000 kilomètres et 18000 mètres de dénivelé.
A Châtenois au kilomètre 602, les premiers engagés sont passés à partir de 13h18 avec Christophe Wolf dossard n°50
Sur les 68 participants ayant pris le départ, il ne reste donc plus au contrôle de Châtenois (Haut-Rhin) que 47 concurrents…où tous ne sont pas encore arrivés …
L’organisateur de l’épreuve, Pascal Bride, a annoncé sur Facebook qu’il renonçait sur ennui mécanique et suite à un début de tendinite au bout de 500 kilomètres.
J ai voulu y croire mais, même si mes jambes étaient pas trop mal sur ces 24 premières heures, j étais total épuisé sur le sommeil et la concentration….Mon corps n a pas mis longtemps pour me rappeler que je n étais pas en bonne condition générale et j’ ai dû anormalement faire des pauses sommeil à peine après 16h de vélo,ce qui n est pas logique au vu de mon passé Ultra (Pascal Bride qui a du abandonner)
…et incident mécanique sur une jante carbone « Pour faire simple ,je me suis retrouvé sans freins avant dans la descente du Schauinsland ce matin vers 9h…et ma jante carbone quasi ouverte si j avais donné un seul coup de patin de plus…!!!«
Aujourd’hui, jour de 15 août, tour de chapelles à VTT.
Je quitte Thann de bonne heure et de bonne humeur. Les canards accourent, je suis reconnu.
Je commence par monter à Waldkapelle.
C’est le plus dur.
Waldkapelle, carrefour de randonneurs bien connu
Puis je redescends à Silberthal.
Je m’arrête en passant à une cabane de chasse fort bien dotée au plan cuisine.
cabane de chasse Silberthal
Au Silberthal, j’observe les trois randonnées minières à faire à pied.
Trois randonnées dans le vallon minier de Steinbach
Puis je grimpe à la chapelle Sainte-Thérèse construite par de jeunes gars en souvnir de leurs copains incorporés de force. Le texte dit qu’ils l’ont construite en douce avant que le clergé la baptise…
J’ai poussé le vélo jusqu’à la chapelle Ste-Thérèse
Je redescends à Silberthal.
Puis je contourne Steinbach et je file à Uffholtz.
Parallèle à la route du Vieil Armand, la chapelle Saint-Antoine.
chapelle Saint-Antoine Uffholtz
Je remonte dans le vignoble de Cernay et je contourne la chapelle Saint-Morand.
chapelle Saint-Morand Cernay ou Steinbach
Enfin, pour finir, je passe devant la chapelle Notre-Dame de Birlingen.
Mathieu Flonneau, maître de conférences en histoire contemporaine
Le vélo en ville est-il la petite reine tant attendue ou le méchant dictateur de nos mobilités?
A force de tourner en rond, on commence à se poser la question.
Quand je dis « on », je pense aux élus, aux décideurs et aux militants de la cause du vélo en ville…et aussi bien évidemment aux usagers du vélo eux-mêmes.
Du coté national, la cause semble entendue: on ne peut rien attendre d’un Plan Vélo vide de sens.
Isabelle Lesens dit regretter l’absence de rupture avec le passé tout en constatant des mesures floues d’accompagnement loin de conduire le vélo à une part modale de 15 à 20% en ville.
Il est vrai que la France patine depuis vingt ans au moins avec 3% de part modale dans la plupart de ses grandes villes, à l’exception de Strasbourg.
Du coté de la Fédération des Usagers (FUB) on continue d’espérer…et de vouloir accompagner les Collectivités pour la création de réseaux cohérents de pistes cyclables, en dotant les villes de moyens contre le vol de vélo, et en systématisant l’apprentissage du vélo dans les écoles.
Mais le nerf de la guerre des politiques publiques, c’est l’argent.
Bercy freine des quatre fers pour déverrouiller par exemple l’Indemnité Kilométrique Vélo (IKV) à ceux qui souhaitent aller au boulot à vélo plutôt qu’en voiture.
Pour Mathieu Flonneau, Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, si le vélo joue un rôle dans le bouquet des mobilités, il ne faut pas en attendre la panacée. Selon lui, la pédagogie repose depuis vingt ans sur un échec très large en France du report modal des mobilités en faveur du vélo.
Devant ce mur écologique, cette transition « mobilitaire », des tensions très larges apparaissent autour de ce bouquet de mobilités: la culture vélo a des limites qu’il ne faut pas nier.
Il y a des tensions, des inerties, des chemins de dépendances qui font que Strasbourg aura de la peine à atteindre 15% de part modale ajoute t-il.
Pour Olivier Schneider de la FUB, l’interrogation reste sans réponse: pourquoi, dit-il, 80% des gens veulent plus de pistes cyclables alors même que seulement 3% des usagers utilisent le vélo en ville? l’inconfort des ouvrages?… la dangerosité de l’environnement?…
La FUB revendique des efforts dans le domaine des comportements (?) et sur les infrastructures….comme par exemple imposer l’effort physique.
Agir sur les comportements n’est pas simple dès lors que l’automobile omniprésente n’a jamais autant eu le vent en poupe d’un point de vue culturel et que les démocraties libérales n’ont nullement l’intention de peser sur les choix économiques
L’automobile a t’elle été une intruse dans la ville? s’interroge Mathieu Flonneau
Non!
Au contraire, il y a eu co-construction de l’espace urbain en facilitant des trajets domicile-travail plus longs éloignant les populations des villes et transformant les modes de vie.
Ce qui parasite le débat, c’est que beaucoup de centre-ville ont changé d’affectation en devenant touristique. De ce fait les mobilités pour le vélo deviennent plus légitimes dans l’hyper-centre.
Mais le vélo perd rapidement sa légitimité dès lors que les agglomérations s’allongent.
La piste cyclable deviendrait alors plus utile dans les périphéries non conçues sur le mode « revanchard » de l’automobiliste.
Il ne faut donc pas essentialiser les comportements et nier l’intermodalité conclut-il.
Comme on le voit, les théoriciens du « tout-vélo » en ville sont loin de convaincre.
Les décisionnaires urbains sont aussi imprégnés de doutes.
On les comprend dès lors que la conception des inter-modalités est devenu un casse-tête insoluble où les enjeux divergents parasitent le débat.
Le Cyclo Club Kingersheim renoue cette année encore avec son raid TriRhena 1000 km lors du grand week-end du 15 août.
Un raid hors norme comme se plait à le rappeler son promoteur Pascal Bride.
Doté de 1000 kilomètres et 18.000 mètres de dénivelé, ce parcours exigeant qui chevauche France, Suisse et Allemagne autour du Rhin supérieur réunira cette année 74 participants dont 3 femmes.
Ce n’est pas une course, mais des délais sont imposés.
Pascal Bride se lancera lui-même dans ce défi comme les années précédentes.
Parallèlement, il existera simultanément un Trirhena « light » comportant aussi 1000 kilomètres avec « seulement » 12.000 m de dénivelé.
Parmi les régionaux, Jean-Marie Landherr de Wattwiller déjà finaliste en 2017.
Elle complète son offre avec des vélos à assistance électrique louables chaque mois au prix de 37 euros.
Cette offre est destinée particulièrement au trajet domicile-travail des personnes n’ayant que cinq à dix kilomètres à parcourir. Les retraités semblent aussi intéressés par ce nouveau mode de déplacement.
Les vélos sont fabriqués par la société Arcade Cycles basée en Vendée.
Pour louer, il faut s’adresser à Médiacycles, gare SNCF de Mulhouse (0389452598).
Je m’étais égaré sur un chemin de liaison entre deux villages.
Un chemin, allez comprendre pourquoi, qui manquait de goudronnage à mi-parcours…comme si ces deux cents mètres de linéaire vicinal n’appartenait à personne.
Allez comprendre pourquoi!
Ce sont les hasards de mes pérégrinations qui me font découvrir des itinéraires jusqu’alors inconnus de moi.
La France est parait-il championne en chemins et routes.
Un million de kilomètres!
Et beaucoup de nids de poule depuis que la France des champs coute trop cher à nos princes.
Le tracteur vient vers moi tandis que les génisses dans le pré se mettent à presser le pas à l’annonce de l’arrivée du patron.
D’un geste adroit le paysan déverse quelques centaines de kilos d’ensilage de maïs à ses bêtes qui n’ont plus d’herbe depuis trois semaines.
Puis il arrête son moteur et l’on bavarde.
M’arrêter et échanger avec d’autres; mon vélo est un trait d’union entre ceux qui ne se parlent plus beaucoup tant les occasions manquent.
Ceux dont on dit souvent du mal, qu’on accuse de polluer la planète.
Ce paysan là va s’arrêter et prendre sa retraite.
Le lait?
Inutile de s’entêter! dit-il
D’autres font beaucoup mieux dans l’est de l’Europe ou en Nouvelle-Zélande.
En plein mois d’août, il commence déjà à entamer ses réserves de l’hiver, alors…
Alors, me dit-il, on ne fera plus de lait…et à la place on sèmera des céréales, celles avec lesquelles on nous accuse de polluer!
Défilé cycliste, c’est quand y’en a beaucoup que l’automobiliste devient fou
Pour une fois, je me contenterai de recopier Facebook.
Ce réseau social est un excellent reflet de l’opinion des gens et des automobilistes en particulier vis à vis des cyclistes.
Sans filtre.
La Semaine Fédérale de Cyclotourisme qui se déroule à Epinal permet aux automobilistes de se défouler et de dire leur ressenti à la suite de l’envahissement de leurs routes par plus dix mille cyclistes.
En temps normal, les Vosges comptent à peine plus que quelques centaines de cyclistes et le principe de déplacement dans cette région rurale, c’est le tout voiture.
C’est quand y’en a trop que ça dérange comme disait un ancien ministre de Sarkozy.
Extraits de réactions parues dans Facebook le 10 août 2018…
C’est normal, ils ont en moyenne plus de 65 ans, et on eut le permis à une époque où certaines règles passaient par dessus leur tête… Bref, digne d’un permis dans un paquet de Bonux… Aujourd’hui, ce sont ceux que l’on retrouve à 70km/h sur les routes avec une limitation à 80 !!!
Honteux!!!! Ils font n importe quoi…. pk les faire venir en centre ville??????
Intolérance quand tu nous tiens! 😂 franchement dur à lire vos commentaires ! Même s’il y a des infractions au code de la route je trouve ça génial de pouvoir voir autant de personnes, surtout de cet âge, prendre le vélo pour aller découvrir nos superbes paysages vosgiens… c’est une belle vitrine pour le département… mais bon.. il faut voir un peu plus loin que le bout de votre nez…enfin de votre capot!
Oui une vrai plaie ces cyclotourristes… on en bouffe tous les jours en peripherie d epinal..
Il nous font chier et ne pense pas à ceux qui travaille il s arrête en plein milieu des rond point et il se croit seul sur la route
les lois de circulation sont les mêmes pour tous sauf pour eux trottoirs rond point rien à faire !!
Remiremont ,Gérardmer , Bruyères,Épinal et Vittel le bazar partout et ,on nous dit que les Vosgiens ne sont pas acceuillants
Toujours en train de se plaindre ces Vittelois, après on dit que ça ne bouge pas à Vittel
Jsuis d’accord mais j’ai roulé toute l’aprem et ils me doublaient par la droite c’est un peu dangereux quand même ^^’
Mais traverser de Golbey jusqu’au Decathlon d’Épinal derrière eux là ça fout la haine mdrr
Il paraît que les cyclistes mangent les enfants,pillent les tombes et violent les femmes aussi….
vivement qu’ils partent !!!!!!!!!!!!!!!!
Que les Vosgiens se rassurent, la Semaine Fédérale ne revient en moyenne dans une même région que tous les vingt ans!
La semaine fédérale de cyclotourisme qui se déroule actuellement à Epinal ne fait pas que des heureux.
La population semble découvrir un mouvement cycliste envahissant sans en comprendre forcément le sens.
Lu sur Facebook…
Que font-ils là?
A quoi ça sert?
Pourquoi ici?
Ils vont rester combien de temps?
D’autres plus perfides interrogent…
« comment des octogénaires osent-ils venir faire du vélo en pleine canicule? »
Bref, le grand raout de la Fédé de Cyclotouriste (FFVélo, ex FFCT) censé valoriser le cyclotourisme de masse semble rater son rendez-vous annuel dans les Vosges.
Mais la semaine n’est pas terminée…
Il n’y a pas de quoi se réjouir de telles réactions car le cycliste de loisir a au contraire besoin de valoriser son image.
Déjà les années passées on sentait que la grande messe des fervents de la petite reine dérangeait dans les bourgades et les chefs lieux de canton.
En cause la trop grande masse de cyclistes – 12000 dit-on – concentrée en un seul point.
Contrairement à l’Ardéchoise, l’autre rassemblement cyclo-sportif, qui a lieu chaque année en Ardèche, la FFVélo ne bénéficie pas de ce capital sympathie qui associe toute une population au vélo avec des relais puissants sur le terrain au niveau des communes et des associations.
La Semaine Fédérale doit à chaque fois roder ses équipes puisqu’elle se tient à chaque fois dans un lieu différent.
En 2019, ce sera Cognac.
On avait déjà vu dans les réseaux sociaux depuis le début de la semaine un certain mécontentement s’exprimer dès le lundi quand les automobilistes se rendant au boulot ont du faire face à des encombrements inhabituels dans les rues d’Épinal, préfecture des Vosges.
Cette fois, c’est le journal Vosges Matin (8 août) qui dans un article intitulé
Des cyclotouristes pas très respectueux des règles
constate le comportement de cette population à deux-roues venue de tout l’hexagone et de quelques pays voisins…
Sens interdits empruntés par les deux-roues, feux rouges grillés, non respect des cédez-le-passage et stops ou bien circulation sur les trottoirs ne sont qu’un petit florilège des règles bafouées par certains adeptes du vélo.
…et d’ajouter:
Mais la palme revient à quelques cyclotouristes qui, peut-être par mégarde, ont été surpris en train de circuler sur la RN 57 !
Encore une fois la FFVélo va devoir se poser la question du devenir de sa formule qui consiste à rassembler autant de cyclistes au même endroit sans mesurer tous les inconvénients qui en résultent.
Si l’argument économique satisfait le commerce local et les institutions – on parle de 5 millions d’euros de retombées – du coté de l’acceptation de la population, ça coince sérieusement.
VAE Ikéa. Va t-on acheter un vélo avec ses meubles?
Vélomaxou vous l’annonce en exclusivité: la mort du vélo est pour bientôt.
Tant mieux!
Non, je ne plaisante pas.
Ne pleurons pas, mes amis, adeptes de la route, de la montagne et des chemins.
Non, je ne suis pas victime d’un coup de chaleur.
Oui, bientôt nous parlerons du vélo au passé.
Pourquoi pas!
On se réunira le soir à la veillée pour évoquer le bon vieux temps.
Celui de nos épopées célestes parmi les ballons vosgiens ou même nos tribulations le long de la plaine du Rhin.
Le Tour de France sera enfin devenu une ringardise, rangé au rayon des antiquités, visité par les tour-opérators avec le Mont-Saint-Michel, la Tour Eiffel, le saucisson, le béret basque et la baquette.
Le Tour de France a fait beaucoup de mal à l’image démocratique du vélo. Son élitisme a privé des générations entières d’un moyen de locomotion simple, économique, non polluant et bon pour la santé. Contrairement aux Pays Nordiques où le vélo est plébiscité dans les grands centres urbains.
Ne me dites pas que vous n’avez rien vu venir…
Mais si, on en voit partout.
Ce matin France Inter en faisait sa une.
Des types grimpaient le Galibier, comme ça, pour la frime, sans l’once d’une appétence quelconque pour le vélo.
« Oui, on a vu ça dans un magasin au pied de la montagne » disait le monsieur
« …c’était 50 euros la journée, alors ma femme et moi on n’a pas hésité. »
Le Vélo à Assistance Électrique (VAE) représentera un vélo sur deux vendus en…2025.
2025, c’est demain.
Il ne faut pas se voiler la face: en 2005, il se vendait 3900 VAE, en 2016…102000, et en 2017…255000!
Bon ne chipotons pas, si vous voyez venir en face de vous un ou une cycliste qui pédale un peu « carré » (qui ne soigne pas le passage des points morts (en bas et en haut du cycle de rotation) avec un vélo qui file à bonne allure, c’est un VAE.
Il ne faut pas s’en offusquer: si vous êtes rattrapés par trois compères un peu enveloppés qui sortent de l’auberge du Grand Ballon, à coup sûr ils chevauchent des VAE et vont faire tous les troquets de la route des Crêtes jusqu’à la Schlucht avant de redescendre frais comme des gardons au camping de Xonrupt.
Un p’tit coup de Molkenrain en passant?
Ne pleurez pas mes frères, l’heure des compétiteurs à vélo se termine.
Le vélo musculaire va mourir de mort lente.
Ne pleurez pas mes frères, nous y viendrons tous un jour
Ceux qui vont pouvoir enfin souffler, ce sont tous les militants du vélo en ville qui s’escriment depuis des décennies pour négocier des plans vélo, des double sens cyclables, des tourne à droite au feux, des sas aux intersections et qui manifestent à chaque nouvelle place de parking construite.
Du coté des vélocistes, ça regimbe un peu. Certains trainent les pieds. Pourtant le vélo haut de gamme se vend moins bien qu’un vélo électrique, et pour cause: l’acheteur n’y connait souvent rien!
A l’instar de Décathlon qui vend ses VAE comme des petits pains.
Les cycles Mannheim de Vieux-Thann en profitent pour exposer à la Semaine Fédérale de Cyclotourisme (Epinal) des VAE; il est vrai que la FFCT va jouer son va-tout si elle veut conserver encore un peu ses plus vieux adhérents.
Serge Mannheim sent le vent du vélo de course tourner. Il a conçu ce VAE avec discrétion au point qu’on pourrait s’y méprendre. (voir mon essai)
Avec la montée en puissance du VAE en ville, le match est gagné.
Le VAE, c’est d’abord le vélo utilitaire, de voyage, de balade…puis celui du VTT.
Les chiffres sont là pour en témoigner: Plus de 255 000 VAE ont été vendus en 2017, ce qui correspond à un volume de ventes doublé par rapport à 2016. Les ventes de VTT à Assistance Électriques atteignent 35 340 unités. (source Volto Vélo)
Enfin une nouvelle sociologie du vélo va naître.
Exit les coureurs du dimanche, exit les cyclo bodybuildés du dimanche, exit la FFCT ringardisée.
Il faut l’admettre, l’image du vélo de compétition va voir son étoile se ternir et c’est tant mieux.
Nos sinistres ministres vont être dépassés par le phénomène sociétal alors qu’ils sont incapables de boucher les nids de poule des chaussées et de concevoir un plan vélo.
Même Decaux a perdu la bataille avec ses Vélibs!
Ceux qui à partir d’aujourd’hui se mettent au vélo sont majoritairement des adeptes de VAE. Ils vont peu à peu peupler nos villes et nos campagnes.
Vous pouvez me croire, j’en vois chaque jour.
A VTT, et aussi en ville.
Cette nouvelle population cycliste semble complètement ignorante de nos pratiques, elle s’en défie même. Nul besoin de cycliste en lycra ou de maillot bariolé.
Sam le pompier, tout droit venu du Pays de Galles, fera t-il des émules?
Plus grand, je veux faire pompier.
Un métier qui a de l’avenir.
A la ville, à la campagne et aussi dans les entreprises et les locaux recevant du public.
A l’heure matinale où je vous écris ce billet, j’ai un ventilateur tout près de moi qui brasse de l’air et qui me gonfle les oreilles.
Le feu est devenu une menace permanente avec l’élévation des températures et des pays comme la Suède, peu impactés jusqu’alors sont confrontés à des feux de forêt.
Que toute la planète s’embrase n’inquiète pas encore le système économique dominant.
L’essentiel sera de freiner à temps ce modèle avant qu’il n’explose.
Sera t-il encore temps?
Les États auront-ils encore les moyens de régulation capables d’endiguer le phénomène climatique dès lors que la concorde sur les moyens à adopter n’est plus à l’ordre du jour?
Les plus jeunes n’ont pas connu l’impôt sécheresse de 1976
Cette année là, on voyait défiler à travers la France des convois de pailles sur des camions et des remorques attelées à des tracteurs agricoles.
En juillet de cette même année, l’armée prêtait mains fortes aux agriculteurs pour transporter du fourrage vers les régions déficitaires.
Aujourd’hui, on ne parle pas encore de sécheresse même si certaines sources commencent à se tarir.
En Alsace, les maïsiculteurs arrosent grassement les champs et tout ce qui gravite autour, chemins, routes et voitures de passage; avec quelle eau? à quel prix?
Non, aujourd’hui ce qui inquiète le plus c’est la montée des températures.
Une France rouge écarlate, c’est peu courant. Surtout pendant plusieurs jours.
Le temps où l’on pouvait laisser portes et fenêtres ouvertes dans les villages pour aérer est révolu.
C’est la France des villes qui a pris le relais.
Pas question de s’en aller avec la porte ouverte pour faire de l’air.
Les ventilateurs s’arrachent dans les magasins et aussi les brumisateurs.
Des ventilos qui envoient de fines gouttelettes d’eau et dont on espère qu’en se vaporisant elles feront baisser la température d’un demi degré ou plus.
On va donc pouvoir en attendant la fraîcheur se pencher sur nos cours d’antan, la courbe adiabatique, l’enthalpie et le diagramme de Mollier.
Pendant que nos climatologues revoient leurs prévisions, les climatiseurs tournent à plein régime. Jean Jouzel parle de 50° en 2050. Je ne veux pas voir ça. Arrêtons l’acharnement thérapeutique!
Vivre confiné toute l’année dans des immeubles étanches, c’est ce qui nous attend
Comme en Chine où l’air est devenu irrespirable ou aux States, champions de la consommation par tête de pipe.
Il est désormais clair que les normes énergétiques de construction vont devoir intégrer la clim dans leurs programmes puisque les États se sont montrés impuissants à endiguer le réchauffement.
De simples mesures préventives (et symboliques?) comme la limitation de vitesse sur nos routes sont bafouées, personne ne les respecte.
C’est dire le peu d’implication de nos contemporains dans ce phénomène planétaire où les pays riches sont pourtant les plus responsables de la situation.
Les camping-caristes ont des droits mais aussi des devoirs
Cette année, une aire de camping-cars est née au Grand Ballon, le sommet des Vosges.
Cette aire est-elle légale?
Je ne le crois pas.
Pourtant j’ai compté jusqu’à une douzaine de camping-caristes installés derrière le restaurant de la Vue des Alpes.
Aucun point de ravitaillement, ni d’évacuation, est-il normal qu’au cœur du Parc Naturel Régional des Ballons on tolère ce type d’installation sans que personne ne réagisse?
D’habitude le temps de chien, c’est le sale temps.
Mais la chienne de temps, c’est la canicule.
Trois nuits sans descendre au-dessous de vingt degrés et c’est la canicule dit Météo France
Soit!
Un qui se frotte les mains, c’est le journal l’Alsace.
La rubrique nécro s’allonge, s’allonge, comme un col de cinquième catégorie.
Nos vieux quittent le navire sans attendre le port
Vu de l’Afrique équatoriale, les bédouins restent impassibles à notre désarroi.
En France, ça cogite.
Pendant que Macron étrenne sa piscine toute neuve avec Theresa à Brégançon, on commence à s’inquiéter des effets durables de ce réchauffement qui revient chaque été.
Les curistes de Vittel vont-ils manquer d’eau pour leurs ablutions?
Nestlé-Waters jure que non.
La vague de décès prématurés dans les Ephad ne va t-elle pas se transformer à la rentrée en affaire d’état comme pour Benalla?
Une qui ne quitte pas Paris, c’est Agnès Buzin, la ministre de la santé.
Pas question de se promener en bras de chemise sur le Vieux Port comme un de ses prédécesseurs!
Buzin, elle est un peu comme sa consœur Bachelot, prévoyante.
Elle a parait-il acheté des milliers de masques à gaz pour contrer la pollution.
je vais aller siroter un verre de vin bleu
Dans le Haut-Rhin, le Conseil Départemental s’interroge; depuis que les lacs de montagne virent au vert de gris, on se penche sur le phénomène des cyanobactéries.
Les viticulteurs songent déjà aux vendanges, les saisonniers seront-ils revenus de vacances à temps?
Les marchands de clim sont au bord de la rupture tandis qu’EDF peine à faire tourner ses centrales.
Histoire de faire tourner la planète à fond la caisse
Pour faire bonne mesure, Trump encourage la production de ses 4×4 à huit cylindres.
Histoire de faire tourner la planète à fond la caisse.
Passer ses nerfs avec un Rubik’s cube, c’était un peu mon projet du jour.
A Cernay, « Leclerc se met au vert ».
C’est son nouveau slogan après « le halte à la vie chère« .
La grande surface ne craint pas d’arroser amplement ses espaces de verdure dès que le soir tombe.
Le résultat attendu est au rendez-vous, on se croirait transporté en Irlande.
Les touristes qui débarquent en Alsace par la RN66 s’empressent de regarder la carte et de vérifier leur GPS. Non, ils ne sont pas en Bretagne mais en Alsace. Le ch’ti qui fait boire son chien au pied du camping-car en est tout ému « avec toute cette pluie, il a pas fini par marcher dans la boue » me dit-il en désignant le gazon immaculé.
La canicule? Leclerc connait pas.
Pourtant les communes de la vallée de Saint-Amarin commencent à tirer la langue; les sources de surface connaissent des débits à la limite des besoins particulièrement au quartier du Frenz à Kruth.
Leclerc non!
Je n’ai pas résisté, j’ai traversé en diagonale la belle pelouse avec mon VTT afin de m’affranchir de tous ces haricots bitumés qui conduisent au parking géant.
Puis j’ai posé mon destrier sous son auvent en lui demandant sagement d’attendre sans graisser le sol en béton avec l’huile de chaine proche de la fusion.
La jeune stagiaire d’été qui approvisionnait le rayon a déjà tout compris de son job et de sa relation avec la clientèle…
Savez-vous si vous avez des rubik’s cube?
si vous avez parcouru tout le rayon, c’est qu’il n’y en a pas!
En gros la leçon managériale pour les jeunes embauchés accédant aux rayons doit être à peu près cela: « si vous avez besoin de rien, je peux vous aider ».
Mais à Gifi, le magasin tout proche de Leclerc, la vendeuse qui range les rayons est déjà plus experte en contact clientèle…
Savez-vous si vous avez des rubik’s cube?
c’est un produit de saison qu’on approvisionne plutôt à Noël, allez voir à Leclerc, ils en ont toute l’année!…
J’ai compris que je pouvais aller me brosser avec mon rubik’s cube et j’ai repris mon vélo.
La police, la gendarmerie passeront à maintes reprises devant ce véhicule mal garé.
Sans songer même à le verbaliser.
Ils ont perdu leur réflexe élémentaire qui est de protéger le citoyen lambda en ville.
Ce n’est qu’un cas parmi d’autres.
Hier encore, tout près de chez moi, un véhicule stationné sur le passage piéton pendant des heures.
A deux pas de la gendarmerie.
Rien ne se passe.
Aucune verbalisation. Je peux donc me garer en toute impunité pensera le riverain.
J’essaie de comprendre…puisque se faire justice à soi-même est interdit par la loi.
Je ne sais pas moi…crever les pneus, rayer la carrosserie, casser le pare-brise, emporter les clés souvent laissées sur le contact, …tout acte de vandalisme puni et impossible à justifier autrement que par un acte de colère.
A mon humble avis, il s’agit avant tout d’une question de formation des policiers et des priorités fixées par la hiérarchie.
Toutes tournées vers les délits, les crimes, les enquêtes, nos forces de l’ordre abandonnent les contraventions et délaissent le piéton, le cycliste, la mère et son landau.
police à vélo encore trop rare dans les bourgs faute de moyens suffisants
Se garer, sortir de son véhicule, rédiger un PV, non c’est trop!
Dans sa bulle automobile, le policier, le gendarme, a perdu de vue le B.A BA de son rôle civique et citoyen: protéger les plus faibles, ceux qui marchent sur des trottoirs étroits parfois réduits de moitié par les plantations riveraines et les cyclistes obligés de raser les murs des cités faute de mieux.
C’est dans la moiteur qu’on enfourche les bécanes.
On ne peut quand même pas attendre un grand cataclysme planétaire pour savoir si on pourra toujours faire du vélo.
Comme ma grand-mère.
En désaccord, on l’est.
Le climatoscepticisme a fait son œuvre et on en est réduit à colmater les incendies avec des seaux d’eau fuyards.
Des mesures timides de restriction de la vitesse en France pour se donner bonne conscience et on fait comme avant.
Moi ce qui m’enchante c’est la Californie qui brûle, l’état le plus peuplé des US avec 40 millions d’habitants.
C’est au moins la monnaie de la pièce pour Trump.
On se doute dans ces épisodes caniculaires qu’on nous cache une part de la vérité puisque nos grands chambellans sont tous affairés à ventiler le prince et à lui gonfler sa piscine.
La planète brûle par endroit quand en d’autres elle déborde.
Je ne sais pas si c’est que l’on nomme la théorie du grand remplacement…de l’eau pour noyer les plus pauvres et du feu pour les plus riches?
De l’eau sur Mars et à Michelbach
De l’eau sur Mars!
Ah c’était donc ça les véhicules inter-stellaires qu’on nous prépare, s’exiler sur Mars.
Le monde agricole peine à comprendre l’utilité des pistes cyclables
A quoi servent les pistes cyclables ?
C’est ActuVélo qui pose la question et qui y répond.
A titre de boutade, je suis tenté de répondre » à permettre aux voitures de s’y garer.
J’exagère.
Mais je ne suis pas loin de la vérité.
Si l’on a construit des pistes cyclables, c’est d’abord pour éloigner les cyclistes des routes et permettre ainsi aux voitures d’occuper toute la place libre sur les routes.
Puis ce sont les cyclistes qui réclament à corps et à cris des pistes…par peur de la route.
En parlant de mobilités, on ne peut que constater l’extrême précarité des moyens de voyage modernes.
J’en veux pour preuve que la SNCF continue de cafouiller juste pendant le chassé-croisé des voyageurs à la gare de Montparnasse où le courant électrique a manqué à la suite de l’incendie d’un poste de l’EDF.
J’en veux pour preuve qu’une compagnie low cost comme Ryanair subit une grève sans précédent avec ses pilotes embauchés sous le statut d’autoentrepreneur.
Des pilotes précaires pour des voyageurs…précaires.
Du coté de l’automobile, gare à la pollution! Les agglomérations commencent à s’inquiéter des diesels et des microparticules. Il serait temps. Le jour viendra où une fois votre voyage terminé, vous devrez laisser votre voiture aux portes de la ville et continuer…à pied ou à vélo.
Pour conclure provisoirement ce sujet inépuisable, il est très difficile de constater que nos mobilités deviennent de plus en plus compliquée sous la contrainte environnementale.
Un dernier mot s’agissant des croisiéristes et des paquebots assurant des navettes: le fioul lourd non désoufré est devenu insupportable tellement il pollue l’air.