On avait un très joli ciel aujourd’hui avec une nébulosité active à fort développement vertical
Oui, inventif, je tente de l’être pour renouveler mes itinéraires cent fois parcourus.
Le cyclo qui fait toujours le même parcours doit s’ennuyer. C’est ce que je me dis lorsque je tente d’innover.
Mon équation est compliquée car j’intègre toutes sortes de facteur qui visent à ruser.
Ruser avec le vent, ruser avec sa motivation, ruser avec le relief et trouver la bonne variable, celle qui fera qu’une fois rentré, on sera content.
Je pense que nous sommes tous plus ou moins comme ça, nous les routiers.
Il y a ceux qui s’interdise de rentrer en-dessous d’une certain plancher kilométrique. Je suis de ceux-là, bien que d’année en année, je m’autorise un plancher de plus en plus bas, je devrais dire un sous-sol!
Parcourir l’été ce que je faisais l’hiver, oui c’est un peu ça.
Pourtant physiquement, je suis en forme, je tiens encore sur du plat des « pointes » à 30 et je ne rechigne pas à grimper des trucs déjà réputés difficiles vingt ans auparavant.
Alors?
Alors je ne supporte plus les sets supérieurs à 2h30.
Au-delà, non.
Etorre
On m’a dit que c’est un souffleur rue André Malraux à Thann. Non c’est « le philtrant » du à Cheni qui symbolise la filtration de la rivière Thur supposée polluée (le site de Cheni)
Sur le net je ne trouve rien sur cette sculpture que j’ai appelé provisoirement Etorre Bugatti
19 aout 2020, madame Madeleine WM m’apporte une explication
Il y a plus 25 ans.. Il y avait un groupe d artistes de Thann qui avaient décidé de mettre des sculptures dans la thur.. Cela a duré quelques années.. Cette sculpture est de Cheni… Il l’avait baptisé.. Le philtrant… Je crois me souvenir que c’était suite à une pollution de la thur.. et le janus qui est devant le relais est de mon neveu Gilles Koch.Il me semble que après avoir passé un moment dans la thur la ville en a fait l acquisition et les a placés au relais culturel.Il y a aussi une sculpture de femme couchée devant le relais qui était l œuvre d’une femme qui était dans le club des arts mais je ne me souviens plus de son nom..
Bonhomme (petit)
Sur la route, je trouve un petit bonhomme tout seul sur son vélo. Il a peut-être trois ans. Il se concentre sur la route en descendant pas rassuré du tout et même au bord des larmes. Le petit pont des bunkers enjambe l’autoroute à Heimsbrunn avant le Paradisvogel.
Personne derrière.
La maman est sur le pont avec une chaine emmêlée.
Zorromaxou est arrivé. J’ai un kleenex en main pour opérer. La dame a déjà les mains couvertes de cambouis. Mettez votre vélo debout madame!…
Puis je tourne la poignée à indexation sur le numéro 2. Je tourne le pédalier à la main. Geste classique et la chaine se décoince. Je tends mon Kleenex immaculé à la dame toute étonnée.
La nouvelle municipalité de Thann semble décidée à relever le défi du vélo en ville.
Elle a convié hier 17 août une brochette de cyclistes pour lui faire part de ses projets et recueillir l’expression des divers points de vue des utilisateurs là où des points critiques de circulation sont encore à améliorer.
Pilotée par Sylvie Kempf, adjointe au maire de Thann, déléguée au Développement durable, Nature, Environnement et Démocratie participative ainsi que par Mr Caty directeur des services techniques de la ville, le groupe de cyclistes a parcouru les différentes artères de la ville où nous ont été exposés les projets à venir notamment dans les rues
Kléber
Malraux
Gubbio
L’accent sera porté sur la lisibilité des itinéraires au moyen de signalisation horizontale renforcée ainsi que de panneaux indicateurs facilitant le déplacement en ville des visiteurs.
Certaines voiries comme la rue du Steinby qui est en double sens cyclable seront améliorées afin que les automobilistes fassent davantage attention aux cyclistes arrivant en face. Certains emplacements de stationnement seront supprimés à proximité des intersections.
La rue des Bangards le long du centre culturel sera reformatée et dédiée aux vélos.
La circulation bidirectionnelle sur trottoir non conforme rue de la Paix et rue Jean Flory sera abandonnée et les cyclistes vont retrouver l’usage de la chaussée avec une zone 30.
Cette bande bidirectionnelle sur trottoir rue de la Paix va disparaître pour non conformité. Les piétons vont donc retrouver l’usage de l’intégralité de leur trottoir
Prolongement naturel de cet axe rue de la Paix/ rue Flory, la rue Saint-Georges et la rue des Martyrs sont des point critiques. Rue Saint-Georges, la voirie est étroite en double-sens et avec une bande de stationnement. Personnellement je ne suis pas convaincu.
Remonter la rue des Martyrs pour rejoindre la ville ou remonter la rue Kleber pour rejoindre la rue de la Paix n’est pas une solution performante pour les vélos. Personne ne sera convaincu.
La municipalité est consciente du problème, mais la traversée de la voie ferrée et de la nationale 66 ne permettent pas d’innover.
Cela dit les cyclistes feront « comme avant », ils prendront le chemin piéton (le long de la voie ferrée) en bas de la rue des Martyrs qui est bien plus direct à la condition de traverser aux feux piétons.
Devant le lycée, avenue de Gubbio une voie cyclable en site propre sera créée jusqu’à l’entrée du parking.
L’avenue de Tonneins est appelée à devenir itinéraire cyclable en direction de Leimbach. On traversera ensuite le passage paysager qui rejoint l’avenue Pasteur. Dans le sens Leimbach-Thann, le débouché sur l’avenue de Tonneins n’est pas sécurisé, l’angle des propriétés masque la visibilité.
Le secteur de la place des Alliés traversé par la voie verte est possiblement appelé à être équipé de bornes automatiques d’accès réservées aux riverains…
Le débouché de la rue du vignoble est obstrué par un massif abritant un siphon en traversée du Finsterbach. Une amélioration est attendue pour les cyclistes arrivant de Vieux-Thann
La rue de l’Engelbourg traversée par la voie verte de la Thur pourrait voir son revêtement de surface amélioré, ce qui ne serait pas un luxe…et des bornes escamotables télécommandées pour les seuls riverains.
Il est aussi question de normaliser l’itinéraire vélo de la rue Humberger et ses affreux dos d’âne censés dissuader les automobilistes de l’emprunter pour court-circuiter le trafic de la nationale. Il est envisagé à la place des bornes escamotables télécommandées pour les riverains.
Enfin, il est évoqué (non officiellement) une passerelle en traversée de la Thur depuis la Voie Verte pour rejoindre la zone commerciale « Super U » de Bitschwiller sans devoir emprunter la nationale 66.
Beaucoup de projets en attente pour les usagers cyclistes. Attendons de voir…
Suite à l’arrêté du 13 août 2020 pris par le préfet de Seine-Maritime, le port du masque est obligatoire en extérieur sur certaines zones à Rouen. Pour les piétons certes, mais les cyclistes n’échappent pas à la règle. Une décision que le groupe des Écologistes, solidaire et citoyen de la Métropole associés aux élus rouennais du groupe Rouen – l’écologie en actes qualifient d’« autoritaire, injuste, inefficace et contre-productive».(Paris Normandie 14/08)
Inspirez! Expirez!
Le masque anti-Covid pour cycliste a une double fonction. D’un part il sépare la vapeur d’eau expirée de l’air vicié rejeté par le cycliste et d’autre part l’eau récupérée dans un bidon peut ensuite servir à se désaltérer.La séparation de l’air et de l’eau expirés se fait par un filtre à membrane. (Breveté SGDG)
Les grandes capitales européennes peinent à trouver une solution pour les cyclistes en ville. Madrid ne veut pas entendre parler d’exception pour le vélo, ni la trottinette. Il faut porter le masque
C’est tout le problème auquel nous sommes de plus en plus confrontés, nous les cyclistes. En rendant le port du masque obligatoire dans certaines rues fréquentées, les cyclistes n’échappent pas à la règle.
On ne va pas faire un cours ici de mécanique respiratoire, mais chacun sait qu’un cycliste respire beaucoup plus qu’un piéton rien que pour animer le mouvement de son vélo.
Donc fatalement le cycliste rejette un plus grand volume d’air, de même qu’il « avale » tout ce qui est à sa portée. Ce que nous avalons comme cochonneries, on le savait déjà: toutes sortes de polluants chimiques générés par la ville et ses encombrements.
Là où ça devient très compliqué, c’est que le masque en tissu qu’on voudrait nous imposer est trempé en quelques minutes du fait de la vapeur d’eau rejetée par notre respiration.
Il va donc falloir imaginer un système plus élaboré qui récupère la vapeur d’eau avant d’atteindre le système filtrant l’air expiré …d’autant qu’il apparait de plus en plus que le phénomène Covid est là pour durer.
Les néocyclistes
Il existe une nouvelle race de cyclistes, les néocyclistes. Florent Laroche dans le Journal l’Opinion les a rencontrés. Ces néocyclistes dotés de vélos électriques, comme il va de soi de nos jours, découvrent l’univers kafkaïen du réseau français de pistes cyclables
Intéressant! Ces nouveaux cyclistes vont-ils venir empêcher de tourner en rond le microcosme politique et sa constellation d’acteurs qui nous bercent d’illusions depuis des décennies?
« Si vous souhaitez rejoindre la Bourgogne depuis la capitale, il faudra s’armer de patience, de pneus adaptés et d’un bon GPS pour composer avec les chemins de traverse terreux, les pistes de halages condamnées et les routes départementales aux trafics équivalents à ceux des nationales»
Je vous invite à lire Florent Laroche (maître de conférences en économie à l’université Lumière Lyon 2 et membre du Laboratoire d’aménagement et d’économie des transports (LAET)) qui tente de traverser la France du Jura à la Normandie. C’est une rigolade d’un bout à l’autre.
Du coté de Fontainebleau: on trouve plus de prostituées sur le bord des départementales au trafic routier étonnement dense que d’itinéraires cyclables.
La conclusion est optimiste:« A quand une politique nationale de déploiement coordonnée des principaux axes cyclables pour mailler la France d’un véritable réseau, pour faciliter l’entrée dans les villes, encourager aux nouvelles mobilités, douces et électriques, aux nouveaux modes de voyage ? »
Je poursuis ma rencontre avec les grands auteurs contemporains, ceux qui marquent.
C’est un pavé qui prend au moins cent mégaoctets de mémoire!
C’est tout à fait fortuit. Mon inculture littéraire me conduit à Thomas Mann et sa Montagne magique (der Zauberberg). Ma liseuse indique encore 19 heures de lecture, à condition de lire vite, sans s’égarer entre les lignes.
Thomas Mann me rendra moins bavard pendant le temps d’avaler ce roman moderne que je lis petit à petit. J’avais vu « la Mort à Venise » (du même auteur) adapté au cinéma et je m’étais ennuyé. Là je suis en sanatorium à Davos au milieu de malades friqués qui se reposent et qui mangent.
La phtisie va en emporter plusieurs. Sans nul doute! Vu qu’à Davos en 1920 on lutte avec le pneumothorax artificiel intrapleural : par une injection d’air dans la cavité thoracique, entraînant la rétraction du poumon infecté, [on]obtient une amélioration de la maladie.Ce n’est qu’en 1943 qu’on guérira de la tuberculose avec de la streptomycine. Le héros Hans Castorp est venu rendre visite à son cousin malade Joachim. Mais Castorp peine à nous convaincre qu’il est bien portant. Va t-il faire le jeu des médecins?
Faire du vélo autour de Davos est quand même plus agréable que séjourner au sana. C’est d’ailleurs le sana qui a fait au début du siècle passé la réputation du village. Puis plus tard les congrès de milliardaires. En 1952 Thomas Mann a été pressenti pour devenir Président de la République fédérale d’Allemagne.
12 minutes!
le 5 kilomètres en 12 minutes
Je dois vous faire une confidence qui ne vous étonnera pas: la compétition n’est pas mon truc. Je ne vous apprends donc rien. C’est une question plus morale que physique car je considère que la compétition détruit l’homme plus qu’elle ne le sert. Vaste sujet qui fera réagir certainement.
En revanche je n’ai rien contre la culture physique et ses développements sportifs dès lors qu’ils échappent à tout esprit de concurrence.
J’ai relu plusieurs fois l’article dans l’Equipe : l’Ougandais Joshua Cheptegei bat le record du monde du 5000m dans un meeting exceptionnel (12’35 »36)
J’ai fait de tête un rapide calcul, 12 minutes pour parcourir 5 kilomètres équivaut à une vitesse de 25 km/h. Autant que moi à vélo!
L’Ougandais Joshua Cheptegei s’il habitait Thann pourrait mettre 12 minutes pour aller à Leclerc Cernay acheter une tablette de beurre. Mais du beurre, Joshua ne doit pas en manger.
Si Joshua parcourt cinq kilomètres en 12 minutes, moi qui me suis mis au jogging pendant le confinement j’ai encore besoin de…40minutes.
Peterbilt avec une cabine couchette de 110 pouces (2,80 mètres), et une cabine de jour. Puissance 350 CV. Pendant les vacances peut servir de camping-car
On ne peut pas le rater. Il est à l’entrée du chemin du Zuhren à Vieux-Thann. Ce camion hors norme vient d’Amérique. Le chauffeur en est-il content? on l’espère pour lui.
Je grimpe à pied et je me trompe en prenant à droite je file tout droit sur la cote 425. C’est idiot. Je grimpe dans un sentier pourri non balisé et j’arrive enfin sur le circulaire qui mène à Iffis.
L’oratoire est occupé par un couple qui tente de se repérer sur une carte. Je pars cette fois sur Hirnelestein. Peu avant d’arriver, un bruit de machine à laver sur ma droite…
C’est l’agrainoir à sanglier qui se met en marche. Je vais sur la placette…le maïs se répand tout autour de la machine pendue en l’air.
A 20 mètres de là, le mirador.
Imparable!
J’arrive au mégalithe d’Hirnelestein. Le hibou m’accueille.
Il faut laisser mûrir son choix. A force de me convaincre qu’il me faut du neuf, j’aboutis à une formule « mi figue-mi raisin » qui consiste à se tourner vers le Gravel.
Mon raisonnement est très personnel. Il n’est donc pas partageable. Ma situation est la suivante…
Je ne vais pas épiloguer trop longtemps: le comportement routier et des automobilistes et des cyclistes n’est plus acceptable. Je botte en touche sachant que le trafic en Alsace est de plus en plus accidentogène. C’est fou le nombre de types qui commettent des délits de fuite après vous avoir accroché. Notre vie ne compte plus.
2/ j’ai un VTT tout suspendu (de 2013) entretenu en 650 qui ne se fabrique plus mais qui me convient très bien aussi pour aller partout où le terrain est accidenté. Pour sûr à bientôt 70 ans je n’ai plus la force pour faire de grands trucs
3/ il me manque un polyvalent pour faire à la fois la route et les chemins…quitte à le porter sur mon dos quand ça devient « chaud ». Exemple grimper sur le massif par la route et m’éclipser dès qu’il y a trop de monde et dénicher des coins perdus.
C’est ma stratégie pour les prochaines années et peut-être aussi du bike-packing de temps à autre.
Ce sera donc un Gravel puisqu’on les nomme ainsi. Des vélos plus légers que le VTT, moins confortables aussi puisque non suspendus. Avec des gros pneus jusqu’à 38 et des freins à disques.
J’ai encore du temps pour réfléchir, il faut précommander. Inutile d’investir dans des composants dispendieux trop raffinés vu l’usage qui lui sera réservé et en tenant compte aussi de mon inévitable « décroissance » cycliste due à l’âge.
Rencontre inattendue, je tombe sur la Vierge Marie en pleine lumière.Quand j’aborde la digue de Michelbach, les randonneurs sont déjà là en masse. Ainsi qu’en témoigne ce flot de voitures garées en contrebasLe lac est une petite mer d’huile Aux Bouleaux, ça bosse sec, comme si l’évêque était attenduLes Hauts du Soultzbach sont paisibles. Les Aubrac ruminent à l’ombreMortzwiller est planqué derrière les arbresJe traverse fissa Sentheim par les faubourgs du bas
On ne le sait peut-être pas, Sentheim dispose d’un Chemin de Croix fort bien entretenu.
Jésus tombe. Je m’arrête. C’est embarrassant. Mais il y a déjà du monde pour le relever.
Je ne sais pas pourquoi les Chemins de Croix grimpent souvent ici en Alsace. Comme celui de Schauenberg ou de Gildwiller.
Peut-être pour que Jésus qui doit porter sa croix tombe plus facilement?
J’adore la facture très moderne de cette statue de la Vierge à l’enfant. Et c’est un païen qui le dit.Au moins ça nous change des Vierges ripolinées. J’espère qu’un couillon ne va pas oser la peindre un jour.
Toujours est-il qu’une fois arrivé en haut de ce Chemin de Croix de Sentheim, je tombe sur la Vierge Marie en pleine lumière.
Tomber sur Marie le jour de l’Assomption n’est pas donné à tout le monde. Chacun sait que ce jour là, le 15 août, on célèbre à la fois la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la Vierge Marie.
Marie tient Jésus encore petit dans ses bras. Perché là-haut dans le vide au-dessus de la Doller, Jésus n’en mène pas large, même si sa mère Marie tente de le rassurer avec un regard plein de douceur.
Sentheim vu depuis la Vierge
Tout de suite après Marie, penser à prendre le pré à gauche qui vous mènera à Bourbach-le-Bas.
Veuillez respecter la pâture et ne pas approcher les bêtes! Yes!Mairie de Bourbach-le-Bas. Je l’adoreL’antenne Free est dressée. J’ai vérifié, mon Iphone est chauffé à blanc. Voila un édifice de choix pour les autonomistes en herbeIci, il y avait un vieil arbre qui mourait paisiblement. Un abruti l’a arraché ainsi que le banc.
C’est un beau parcours pour sexa, voire plus si affinités. Je vous le recommande. J’y ai mis du coeur.
J’ai enfermé dans un carton de vieilles aquarelles de Sausheim, commises en 2010, trop moches à mon goût. Je les « bricole » une à une pour leur redonner vie. Ici les deux petits commerces face à la mairie. Elles témoigneront d’une tranche de vie le temps qu’elles voudront bien.
Enfin il pleut!
J’en profite pour « revisiter » mes aquarelles planquées dans un carton. Elles ont pris de l’âge, comme moi. Je les ai enfermées dans le noir pendant tout ce temps. Les remettre en lumière?
Oui, je les sors, une à une. Certaines mériteront d’être réhabilitées par leur auteur, un peu comme si je décidais de les lever d’une indignité pour cause de laideur.
Quittant la chapelle Saint Anne de Sentheim fraîchement restaurée avec un beau crépi tout neuf, je constate que je me trouve sur ce qui ressemble à un ancien ballast.
La Doller à Lauw
De part et d’autre du sentier, un fossé. C’est donc que la main de l’homme est passée par là.
Effectivement ce secteur était pourvu en voie ferrée jusqu’en 1920. Je ne parle pas du train de la Doller dont la ligne fut déclassée après Sentheim le 26 juillet 1973.
Puis dans la forêt on traverse la Doller à l’aide d’une passerelle dont les piles en pierre témoigne d’un ancien pont ferroviaire.
Pour l’heure nulle mention.
Mais en arrivant à Lauw, on a conservé des bornes en langue allemande…qui doivent correspondre à la ligne de la Doller et ne pas évoquer cette ligne de Montreux construite en 1916 et fermée en 1918 à la fin du conflit.
Borne à 67.5km de la frontièreUn riverain a racheté le clocher de LauwLauw au temps de l’industrieboite à livres généreuse à Lauwchâteau d’eau de Mortzwiller 1968Je vous salue Marie6 petits kilomètres en forêt à l’abri de la chaleur
Autres sources concernant les installations ferroviaires…
Il en fut ainsi de celles de la gare de Sentheim qui, considérée comme un nœud ferroviaire stratégique pour l’armée française, fut bombardée en 1916 : un chemin de fer à voie de 60 la reliait à Belfort via la forêt de Mortzwiller ; il fut démantelé après la guerre. Une autre ligne, à voie normale celle-ci, établie entre les gares de Lauw et de Montreux-Vieux, assurait le ravitaillement des troupes françaises ; intégrée au réseau civil, elle fut déferrée en 1925 faute de voyageurs.(source)
Vaste sujet! Pourtant il faut bien se poser la question et tenter d’y répondre. D’aucuns pensent que le réseau routier secondaire est appelé à péricliter. Absence de moyens pour entretenir nos routes départementales (380.000 km) du fait de la paupérisation des finances décentralisées, croissance des besoins en infrastructures périurbaines et en voies rapides, phénomène d’appauvrissement des zones rurales, le tout forme un ensemble concourant au délaissement du réseau routier peu emprunté.
Le cycliste de demain se doit donc d’en tenir compte pour choisir son futur vélo.
Un Kona avec garde-boues?
Rouler avec des machines ultra-légères et dotées de pneus fins n’est plus la solution. Plutôt l’oublier. Le VTT? oui mais…le VTT reste lourdingue et peu véloce. C’est donc vers une machine intermédiaire qu’on se tournera, un genre de machine à tout faire, route, chemin, courses en ville et voyages à sacoches.
Ce qu’il nous faut ce sont des machines à la fois solides et roulantes pour affronter des routes mal entretenues, confortables sur le plan des postures et polyvalentes pour exploiter toutes les ressources d’un itinéraire tantôt roulant tantôt mal pavé.
Qu’on les nomme Gravel, Tout Chemin, Trekking, peu importe, ils ont tous en commun d’être adaptés à la polyvalence que nous recherchons.
Un Génésis?
Autant dire que l’équation n’est pas simple.
Ne nous leurrons pas: la France ne sera jamais les Pays-Bas, pas même l’Allemagne et leurs immenses réseaux cyclables dédiés, sécurisés et entretenus. Ce n’est pas dans notre culture politique. Il suffit pour s’en convaincre de constater combien les associations militantes urbaines éprouvent du mal à se faire entendre.
Alors sur route, n’espérons pas être entendus avant longtemps. Pour aller de A à Z, il faudra continuer d’échafauder des plans d’évitement de tous les pièges qui nous menacent en secteur périurbain pour quitter la ville ou y revenir. Savoir que le chemin derrière le Midas nous permet de contourner la rocade et que le grillage le long du Lidl est justement découpé pour éviter la nationale, et que la passe à animaux sous l’autoroute, c’est aussi pour nous, faute de passerelle, le seul moyen pour rejoindre notre zone de quiétude.
Dans cette démarche de recherche du meilleur compromis, il y a les composants…
le cadre: acier ou alu ou carbone ou titane? personnellement j’élimine carbone et titane, j’aurais trop de peine à les martyriser dans ma campagne vosgienne
les roues: solides, bien rayonnées et compatibles sans chambre
les pneus: pouvoir monter du 38
les transmissions: mono-plateau ou pas? je ne me suis pas encore fait une religion. Faut-il gagner en poids, en prix avec du mono-plateau en sachant que l’entretien chaine et cassette en pâtira?
les freins: acceptons les disques hydro-méca puisqu’en chemin il est démontré que c’est mieux que le patin sur jante.
les réservations du cadre pour fixation de garde-boues et sacoches
Puis viendra l’heure du choix final et la dose « émotionnelle », je veux parler du prix qu’on est prêt à mettre et de la marque. Je l’ai déjà écrit, actuellement Décathlon me surprend car il est capable de nous montrer la voie avec sa gamme…tout en restant abordable. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse!
Spécialized Séquoia
Alors c’est là qu’intervient la qualité des composants et le poids global. Inutile de tergiverser, le poids ne devrait plus être un argument majeur sur une machine qui se veut avant tout polyvalente.
Ce sera donc entre 10 et 12kg sans les pédales. Avec une telle marge voici la liste des vélos en vue sur le marché
Triban 500/520 Décathlon
650/850€
KONA Sutra AL/ ROVE
1000/1500€
Spécialized SEQUOIA
1200€
GENESIS Croix de Fer 20
1600€
Je ne vous dis pas celui que je préfère. Devinez?
Vous allez en trouver beaucoup d’autres…et parfois plus chers. Tout dépend du prix qu’on est prêt à accorder à notre plaisir.
Méfiance avant d’acheter: penser au SAV et être sûr que vous avez vraiment besoin de ce vélo si celui en votre possession vous donne déjà parfaite satisfaction.
Il existait déjà. Le giratoire de Thann situé aux intersections Kleber/Malraux/Poincaré se refait une jeunesse.
C’est une grande opération destinée à recentrer le rond-point, parait-il.
Mais au total beaucoup d’argent dépensé pour les voitures qui ne se justifiait pas en priorité vu les finances de la ville. Les cyclistes le savent, ils n’ont rien à gagner des ronds-points qui sont et restent difficiles pour la plupart surtout si les voies se resserrent et obligent les automobilistes à vous frôler davantage pour vous dépasser quoi qu’il en coûte.
Tout cet argent aurait pu être affecté aux mobilités douces, à la sécurisation des piétons et des cyclistes dans les points névralgiques.
Si la rue piétonne est à présent passée dans les mœurs, il n’en va pas de même pour la vélorue.
La vélorue est une rue affectée aux vélos prioritairement et où les voitures doivent rester derrière.
C’est une façon de limiter peu à peu le trafic automobile dans les centres urbains sans pour autant l’interdire totalement.
Seulement la réaction des riverains ne s’est pas fait attendre là où le dispositif est expérimenté.
Ainsi qu’en témoigne cette habitante de Mulhouse qui s’exprime dans les colonnes du journal DNA…
CES VÉLORUES QUI FONT FULMINER.- La Mulhousienne Cynthia semble particulièrement remontée contre les vélorues. « Nous habitons au Nouveau Bassin et sommes pour le moins gâtés par ce nouveau dispositif. De chez nous au Diaconat Roosevelt, c’est un parcours du combattant, notamment avenue de Colmar, devant le cinéma Palace. Et pour le retour par l’avenue Kennedy, c’est encore pire. Une seule voie avenue de l’Europe et allée Nathan-Katz, la deuxième étant déclarée vélorue également. Ces deux parcours sont des entrées/sorties de ville, faut-il le préciser ? Est-ce que les concepteurs de cette idée fumeuse se rendent compte qu’ils isolent le centre-ville des visiteurs venus des villes voisines ? Notre municipalité veut-elle tuer le commerce du centre-ville ? On me rétorquera qu’il y a le P + tram, sauf que tout le monde ne veut pas utiliser ce système. Cette soi-disant politique verte me révulse, d’autant plus que nous avons le premier constructeur automobile à une dizaine de kilomètres qui procure un travail à des milliers de personnes […] Depuis quand les cyclistes sont-ils les meilleurs touristes et consommateurs ? On n’entend parler que de recul du tourisme en France du fait de la désaffection des étrangers et on dégoûte les locaux par des mesures débiles. De grâce, madame, messieurs les politiques, appliquez votre programme et arrêtez cette politique prétendument écologique qui n’est en fait qu’une immense démagogie. »
L’argument de la perte de vitalité commerciale est souvent évoqué sans jamais qu’une preuve y soit apportée. Sans Vélorue, le commerce mulhousien est déjà en berne du fait des grande surfaces périurbaines. Derrière cet argument se cachent en fait ceux qui refusent de considérer que la voiture est une source importante de pollution en ville préjudiciable à tous, riverains comme visiteurs.
En revanche on comprend que les citadins qui misent sur le tout-voiture pour se déplacer soient particulièrement circonspects face à cet intrusion du vélo en ville devenu outil de distanciation physique du fait de la Covid.
Une vélorue à Oss. Les bandes situées de chaque côté de la rue font office de bandes rugueuses et rétrécissent visuellement la chaussée. La bande centrale est légèrement surélevée pour servir également de bande d’avertissement et pour obliger les automobilistes à dépasser à bonne distance (en se déportant complètement sur la voie opposée).
Agriculteurs et cyclistes, une cohabitation pas évidente
De plus en plus souvent en Alsace, les agriculteurs se chargent d’implanter sous les chemins ruraux des canalisations pour irriguer leurs champs.
Des travaux dont on peut se demander s’ils ont exécutés légalement…ou avec les autorisations nécessaires telles que la Déclaration d’Intention de Commencement de Travaux (DICT) pourtant obligatoire sur domaine public. J’ai des doutes car souvent les cyclistes sont mis devant le fait accompli sans affichage préalable des travaux, sans panneaux et en une journée le tour est joué.
C’est le cas sur la piste cyclable de Leimbach à Aspach encore dénommée rue du Traineau, la seule piste d’Aspach, empruntée par les cyclistes qui se rendent vers le massif et qui évite ainsi la D103 très fréquentée et peu large.
Des graviers envahissent la route à hauteur de la ferme, les virages sont défoncés par les engins agricoles et les traversées souterraines héritent de revêtements bâclés en béton.
La dernière tranchée réalisée sur la piste a été rebouchée grossièrement avec du béton. (Travaux peu professionnels). Si on peut admettre un béton maigre en matériaux de rebouchage, la couche de surface doit être remplacée à l’identique.
Pour qu’un riverain puisse effectuer des travaux sur une voirie publique, il faut y avoir été préalablement autorisé par l’autorité responsable. C’est ce qu’on appelle une autorisation d’occuper le domaine public. A moins qu’il s’agisse d’un chemin de l’association foncière…ce qui n’est pas mentionné dans le PLU de la commune.
Dans l’affirmative, ces travaux doivent respecter une certain nombre d’obligations dont celle d’être réalisée en conformité avec les règles de l’art et les prescriptions réglementaires, avant, pendant et après les travaux.
Or que constatons-nous?
1/ les travaux sont exécutés sans préavis et sans mise en place de déviation pour les usagers que sont les cyclistes
29 mars 2018, la piste transformée en bourbier
2/ les travaux sont le plus souvent exécutés à la hâte sans toujours respecter les régles du métier.
3/ les rebouchages, les compactages, et les revêtements sont systématiquement réalisés sommairement sans remise en état à l’identique.
Corrélativement, ce sont les usagers cyclistes qui sont les premiers impactés par ces imperfections: des revêtements disjoints, des rives rongées par les engins et des gravillons qui vont perdurer pendant des années et qui mettent en danger la sécurité.
Que dit le Plan Local d’Urbanisme d’Aspach/Michelbach?
La commune est traversée par le seul itinéraire cyclable départemental «Aspach-le-Bas-Thann-Kruth». Cet itinéraire, en provenance de Leimbach, traverse la commune d’Aspach-le-Haut par la rue du Traineau et la RD34. Aucun aménagement n’a été réalisé dans la commune. Il ne s’agit que d’un itinéraire fléché et non tracé au sol. Aucun itinéraire cyclable ne passe ni à Michelbach, ni à Aspach-le-Haut-gare.
Une méchante luxation du pouce l’a contraint à arrêter le vélo provisoirement.
Lundi, on lui ôtera la broche qui immobilise son doigt. Mardi il reprendra le bateau (Bernard habite la Corse) et mercredi il sera au séjour des Cent Cols à Chessy-les-Mines.
Il m’a confié qu’il se limitera au vélo de route pour sa prochaine reprise.
J’ai posé le lapin au sol. Il a couru manger vers sa caisse. Moralité: poser un lapin n’est pas toujours immoral.
Ma rando du jour était conditionnelle. Donner à manger au lapin. Mais avant cela, j’ai voulu tâter un peu la pente autour de chez moi car la chaleur n’était pas encore là.
A Rammersmatt, j’ai pris Bourchach-le-Haut, puis le col du Schirm.
Vous ne m’avez pas vu? Je montais avec Elégance. Elégance est à mon avantage, elle monte mieux, elle s’octroie quelques frivolités de danseuse d’une pédale sur l’autre les fesses en l’air, ce dont je me garderais bien dans un état normal.
Puis je me suis installé devant la cabine de France Telecom. La démarque est totale. Comment le marketeur en chef FT peut-il accepter de voir sa marque ainsi trahie? et sa cabine remplie de bouquins de seconde main?
Maintenant il y a plein d’annuaires à l’intérieur. Le 22 à Katmandou? pas de problème le Guide du Routard est là.
Après les lacets de Houppach tous lisses, j’avais le vertige comme sur un Circuit des Neiges. En pleine ivresse, j’ai manqué le mur du mécano de peu.
Carrefour Hahn, je me suis arrêté devant la fontaine surmontée d’un Manneken-Pis.
Pisser en tenant un chapeau chinois sur sa tête est un exercice périlleux. Les dames installées derrière la vitre ont ouvert les ombrelles par crainte qu’un vent contraire venu du creux de la vallée ne projette les effluves sulfureuses du Manneken-pis.
Quand je suis arrivé au lac de la Seigneurie, le gérant masqué m’a interpellé, « si vous voulez boire un coup, allez chez mon confrère, à coté… »
Le croquis aquarellé permet d’alimenter ses carnets de voyages. Beaucoup s’y adonnent. En plus le croquis accepte le pardon si des erreurs sont présentes. Ce ne sont que des esquisses pour mémoire d’un coup de cœur fugace.
Peint sur place aux Pays-Bas un jour de pluie, je n’avais pas d’encre avec moi
Le croquis aquarellé est donc appelé à faire « une mise au propre » plus tard, à la maison si le cœur nous en dit.
A la différence de l’aquarelle, on dessine des contours d’abord avec de l’encre, puis on colorie des masses sans chercher à détailler.
Le rendu est parfois intéressant…comme il peut être décevant.
Sur mon vélo, difficile de peindre, je ne prends que des photos que je convertis en croquis une fois rentré. Il est vrai que je transgresse un peu la règle.
Mais le croquis, c’est aussi un peu l’esquisse du futur. Il permet les recadrages, l’harmonie des tons et des volumes, d’essayer divers plans.
J’arrête là car je me rends compte que j’en parle mieux que je n’en peins.
Derrière le masque anti-covid se cache l’impuissance scientifique face à l’épidémie
C’est une mascarade.
Après la crise de Covid, la crise de masque!
La République est saisie d’une épidémie aiguë de masques. On en trouve dorénavant partout, des masques. Et la grande question qui se pose est de savoir si le Pays va offrir le masque aux plus nécessiteux de nos concitoyens. La France est une terre fraternelle, elle ne l’oublie pas. Elle est même socialiste jusqu’au bout du nez.
Soyons généreux avec nos masques depuis que nous croulons sous les arrivages. Les têtes de gondoles des grandes surfaces rivalisent d’audace depuis que le marché du masque est devenu une marque de salubrité publique.
Et vous ma chère, où achetez-vous vos masques?
A l’Aldi, pourquoi?
Le port du masque est devenu très tendance. Les quartiers chics en sont friands. Les marchés aussi. Les grandes villes commencent à édicter des règles très sélectives selon le quartier, la rue et aussi selon les heures…comme à Paris ou à Nice.
Égoutiers en colère
Les égoutiers sont en émoi et commencent à alerter leurs syndicats: si le masque jetable se généralise, on risque de boucher les égouts et même les stations d’épuration. Quelle chiotte si les WC se bouchent à cause des masques! Normal: un masque jetable et bientôt gratuit, comment s’en débarrasser autrement? De quoi rendre les Verts fous de rage!
Une appli pour smartphone va bientôt sortir. Couplée à votre géolocalisation, votre vibreur vous avertira quand le port du masque sera exigé…en attendant la sortie du masque automatique qui remontera tout seul sur votre nez grâce à un ingénieux système connecté.
Je me prépare à porter le masque pour mon jogging du soir et pour ma sortie VTT du dimanche matin, un genre de toro-piscine pour le nez et la bouche
Finalement je me demande si l’Etat n’a pas choisi de botter en touche avec le Covid. Comme plus personne parmi les sachants ne sait comment venir à bout de cette épidémie depuis que le professeur Raoult a choisi de se taire, alors on a finalement choisi le masque comme antidote. Une sorte de cautère sur une jambe de bois.
Et maintenant, lavez-vous les mains!
Les inconduites à risques
Le mal se diffuse à nouveau mais on se garde de nous dire où. Je veux parler encore une fois du Covid-19. Tout se passe comme si plus personne ne maitrisait rien dans la reprise de l’épidémie. Maintenant qu’on a ouvert les vannes en grand de la transhumance estivale, chacun fait comme il veut. Mes voisins turcs partis chez eux pour leurs vacances vont-ils pouvoir revenir sans encombre? Les règles évoluent de jour en jour…
On verra bien à la rentrée lorsqu’il va falloir affronter ensemble toutes les thromboses du virus maléfique, les surcharges de Pôle-Emploi…et la petite grippe saisonnière annuelle en prime.
Cycliste malgré tout
Je ne sais pas si le Tour de France aura lieu. Pour faire un peu de vélo, j’imagine tous les miasmes que rejette un cycliste de compétition lors d’un sprint. Pas seulement parmi le peloton mais aussi parmi les spectateurs avec les bidons projetés en l’air. Pour que le Tour reste inoffensif, il faudrait écarter les spectateurs ou les protéger derrière d’immenses plaques de plexiglas.
Le Tour commencera pas un prologue à Nice. Se tirer la bourre sur l’Esplanade, voila de quoi tester l’efficacité des masques par les Niçois! Réponse avant l’arrivée aux Champs…
Les Niçois sont invités à tester leurs masques lors de la première étape du TDF 2020
Sinon, il reste l’impensable: que le Tour se fasse avec lenteur, sans dépasser les 20 km/h, le maillot jaune devant fermer la marche
Ce ne sont pas les assemblées de cyclistes qui inquiètent dès lors qu’on ne se crache pas à la figure et qu’on évite « de toucher à tout » sans discernement. Si nous gardons nos distances tout ira bien. Mais plutôt éviter les pots de fin de journée où l’on se raconte des histoires.
En revanche, j’ai des craintes pour les assemblées rapprochées, celles des plages, des bars et des équipes de foot. On a vu que l’équipe du Racing de Strasbourg est à genoux et qu’elle est suspectée d’avoir contaminé Montpellier lors d’un jeu amical et sans troisième mi-temps, dit-on! Des joueurs qui coûtent bonbon sur le flanc, ça fait désordre et nul doute que les tribunaux vont avoir du mal à rétablir les scores des parties en présence.
Finalement je vais choisir l’inconduite intérieure. Beaucoup moins risquée!
Nos amis suisses des Cent Cols organisaient samedi 8 août une rencontre VTT autour du lac de Joux (Jura suisse).
Trente participants au départ au col du Mollendruz à 1180m au-dessus du lac de Joux.
Les cols grimpés
– Col du Pré de l’Haut (CH-VD-1306a) – Col des Croisettes (CH-VD-1312) – Les Vyfourches (CH-VD-1045) – Col du Mont d’Orzeires (CH-VD-1061) – Col des Epoisats (CH-VD-1079) – Col du Golet (CH-VD-1154) – Col d’Agiez/Plâne (CH-VD-1111) – Col de Pétra Félix (CH-VD-1144) – Col du Mollendruz (CH-VD-1174a)
L’histoire
Direction Le Pré de l’Haut Dessous. Christophe et son beau gravel en Titane
Le départ est bon enfant on commence par descendre le col du Mollendruz et son immense parking goudronné par la route, puis l’on prend un chemin « gentil » qui nous mène au sud (km4) au col du Pré de l’Haut Dessous (1306m)… Ainsi l’on découvre toute la magie des mots jurassiens.
Pierre qui a organisé cette belle rando accompagné de Yann
Aux Croisettes, le col des Croisettes (1312m)…
Il n’y a pas que l’herbe qui est plus verte chez nos voisins suisses, les chemins sont asphaltés comme sur une autoroute vélomaxou in live (image Jacques L.)Un compatriote du Bas-Rhin en têteJacques teste son tout nouveau VTT KonaMichel avec le sourireNotre vétéran de l’étape, jamais le dernier dans l’épreuveFrançois, notre rédac-chef de la revue Cent Cols
Puis l’on longe les hauteurs du lac avant de le rejoindre par la route qui mène à Le Pont. Le Pont ressemble à une station balnéaire avec ses touristes, ses pédalos, sa plage et son train.
La magie changeante des paysages à véloEn Suisse, on arbore son drapeau. Y compris sur les établesImage du lac de Joux saisie en roulant
En été, on dit que l’eau du lac peut atteindre 24°CPassage à niveau de Le Pont. J’ai les noms de tous ceux qui sont passés au rouge clignotant!
On ira ensuite chercher un modeste col (km14) sur une colline qui jouxte le plan d’eau, les Vyfourches (1045m) au centre d’une grande prairie verdoyante.
La Dent de Vaulion face à nous qu’on escaladera plus tard…ça roule! finalement le VTT c’est fastoche…
A Charbonnières, on longera l’Entonnoir de Bon Port par un sentier agréable qui débouche à la Torne.
Au km20 on montera à la queue leu-leu en direction de Vallorbe jusqu’au col du Mont d’Orzeires (1061m), col routier de grande circulation qui nous oblige à « faire les bordures ». Dans ces grandes processions de cyclos, j’ai pris l’habitude de laisser de la marge avec celui qui me précède.
On revient à Le Pont, et on commence à retrouver nos terrains de prédilection, les chemins non carrossables aux véhicules urbains. Mon voisin suisse me dit que le sentier permettait jadis le charroi de la glace du lac vers les capitales pour les hôpitaux, les restaurants, y compris Paris!
On quitte le lac pour entamer la longue montée à la Dent de VaulionAu début on chemine gentiment avec les marcheurs au fur et à mesure qu’on s’éloigne du lac
Mais notre souffle deviendra court après le col des Epoisats (1079m) km25. C’est qu’il nous faut grimper à la Dent de Vaulion située à 1400m d’alitude avec des passages de 20% sur la partie sommitale. Au milieu des marcheurs, chacun hisse son vélo comme il peut, soit en poussant dans d’improbables sentes qui serpentent entre la roche soit en portant le vélo à l’épaule. Mon voisin marcheur emprunte la voie nord tandis que je prends à l’estime la voie sud.
vélo qui dort devant le lac de Jouxla fin de la grimpée sera éprouvante, la chaleur ne nous facilite pas la tâche
On arrive enfin! le spectacle du lac est magnifique…et l’on s’adossera non loin face au massif du Mont Blanc immaculé dans le soleil, le temps de savourer le paysage…et nos sandwichs bienvenus.
la nourriture céleste……et la nourriture du ventre
Au km 33, le col du Golet (1154m) et le col d’Agiez ou col de Plane (1111m), voisin.
Avec un routier, c’est plus périlleux. Bravo!
On atteindra le col de Péra Félix (1144m) en cheminant à mi-pente jusqu’à la route de la Vallée…et on achèvera notre parcours en rejoignant le col du Mollendruz (1174m), terme de notre périple dans le Jura suisse.
Sur la route de Pétra Félix. Une simple formalité.
Il y a du Joux partout
Il faut se pencher sur le vocable pour le trouver dans le Jura avec le lac de Joux, dans le Rhône avec la commune de Joux, le col de Joux Plane dans les Alpes au départ de Samoëns. Joux viendrait de Jupiter, nom de dieu!
Bref, hier j’ai fait joujou autour du lac de Joux, celui de nos amis suisses situé dans le massif jurassien à 1004m d’altitude.
Pour s’y rendre, il faut traverser le Doubs du nord au sud jusqu’à Pontarlier, passer la frontière franco-suisse à Vallorbe où coule l’Orbe. La douane est gentille, elle ne stocke que les candidats à la vignette autoroutière sur la file de droite.
Le circuit du jour comportait 9 cols, 45 km et 1000m
Pourquoi ce titre « Mise en Joux à VTT »? Ce n’est qu’après l’avoir publié que j’ai réfléchi à l’ampleur du titre. Au départ j’ai voulu attirer l’attention par l’erreur orthographique…et pour compliquer la chose, j’ai ajouté un e à mis. Tiens une vététiste mise en joux, ça m’intéresse. Mais les lecteurs perspicaces ne s’en laissent pas compter.
Si l’on est mis en joue par un chasseur qui épaule son fusil près de sa joue confondant VTT et sanglier, ce que je ne souhaite à personne, on peut être aussi sous le joug d’une condamnation ou sous le joug d’une puissance divine.
Samedi, nos amis suisses des Cent Cols organisent une randonnée à VTT autour du lac de Joux.
Voila de quoi parcourir de beaux paysages jurassiens.
Une brochette de cols à VTT
Je ne prépare pas. Ou presque. Je me contente d’un vague croquis puisqu’il suffit de suivre le mouvement de nos organisateurs. Je vais malgré tout charger l’emplacement des cols sur le GPS, on ne sait jamais…même sans un fond de carte, ça peut toujours servir.
A Freundstein, j’ai pris l’habitude de la photo souvenir
C’est presque festif de grimper le Molkenrain. Il n’y a qu’à pédaler à l’ombre de la forêt.
Puis quand la prairie surgit, il reste un dernier set pour son arrivée victorieuse sous les hourras des spectateurs attablés.
C’est un délire.
Le Molkenrain. Quelques convives seulement
Personne ne m’attendait, ni ne m’a remarqué. Je suis donc redescendu dans l’anonymat le plus total. Et j’ai dépassé le marcheur qui m’avait dit en montant « c’est plus facile dans l’autre sens ».
L’humour des marcheurs vis à vis des cyclistes est décapant.
3 cols au passage, Amic, Silberloch, Herrenflüh
Aucune gloire dans ce parcours. J’habite au pied de la montagne. Je monte, puis je redescends.
Ma paresse est à moitié récompensée puisque j’ai gravi 850m sur 42 petits kilomètres.
Un peu de technique…
Je ne me presse pas. Et tout me semble facile. Je vous dois une explication, j’ai perdu 8 à 10 kg et j’ai gagné 10 pulsations au cardio. Pas de quoi pavoiser. Je me contente de ce résultat pourvu que la montagne me semble plus facile!
J’écris son nom comme s’il m’était familier. Mais non, je ne connais pas le Moulin du Boël situé près de Rennes.
C’est la magie de la peinture, on peint des trucs qu’on n’a jamais vu « en live » et au fur et à mesure, à force d’étudier les formes, les textures, les reflets, les couleurs, on s’imprègne du sujet jusqu’à se l’approprier et imaginer qu’on a été en face, un jour.
Je ne verrai peut-être jamais le Moulin de Boël. Peut-être n’existe t-il même pas!
Finalement en peignant, on entre sans le savoir dans l’abstraction.
C’est à cet endroit qu’un cycliste a été renversé par une voiture (D32-Nods-Doubs)
67 ans. La vie s’arrête brutalement au bord d’une vicinale. On ne sait pas pourquoi. Pourtant le lieu semble peu emprunté. A deux pas de chez nous, de l’Alsace. Revenant du Jura, j’ai vu des routes étroites et des zones touristiques peu indiquées pour les cyclistes. Mais là d’après cette image Google, on ne comprend pas comment l’accident s’est produit.
Je ne sais pas si je suis plus sensible aux articles de presse relatant des accidents de cyclistes, mais j’ai l’impression que la route nous tue plus aujourd’hui.
On pourra épiloguer sur le fait qu’il y a plus de voitures, plus de cyclistes et que par conséquent les risques augmentent. On pourra aussi spéculer sur la moindre attention des automobilistes, le manque de prudence des cyclistes,…
Mais il reste que notre cohabitation routière est de plus en plus problématique. Le partage de la route semble un vain mot dès lors que les deux types de mobiles (voiture et vélos) sont tellement différents par leur vitesse, leur encombrement sur la chaussée.
Le port du masque se généralise dans le domaine public. Cet accessoire va t-il devenir un attribut naturel dès lors qu’il semble un des seuls moyens de se protéger en cas de présence rapprochée.
Masque pour marin
Si le masque évite de contaminer l’autre, il n’en demeure pas moins problématique lorsqu’il s’agit de faire du sport ou plus simplement pour manger ou boire.
Masque pour cycliste, la nuit…et pour Gilets jaunes, accessoirement
On oublie la kinesthésie du visage masqué. Ne pas savoir à qui l’on a affaire, ne pas surprendre son sentiment d’un simple regard facial est un handicap pour nos futures relations…surtout amoureuses.
Masque pour patriote
Mon facteur masqué est-il le bon facteur?
Êtes-vous celui ou celle que vous dites? ou que vous prétendez être? on imagine que les quiproquos ne vont pas tarder…sans même évoquer ceux qui vont s’engouffrer dans la brèche du masque pour commettre larcins et agressions et déjouer la reconnaissance faciale qui nous attend en tous lieux…
Masque pour la piscineMasque pour nudisteMasque carnassierMasque sous-vêtement pour sortir le soir…ou pour rester chez soiMasque pour rouge à lèvresMasque porte-monnaieMasque quand on a faimMasque pour boire. A assortir à la boisson
Anticorona. C’est nouveau comme mot. Les anticoronas, à ne pas confondre avec les anticorridas, sont ceux qui refusent les gestes-barrières pour se protéger contre l’épidémie de coronavirus.
C’était prévisible.
Ne pas avoir peur, s’exposer à la maladie, c’est tout à fait un réflexe de « trompe-la-mort » auquel sont tentées les jeunes générations. Estimer que le virus perd de sa vigueur, mettre en cause son existence même, refuser des mesures sanitaires jugées excessives, c’est le lot des objections entendues parmi ceux qui manifestent et qui ne veulent pas se laisser imposer un nouveau mode relationnel dans la vie courante.
C’est du même ordre que ceux qui s’opposent à la vaccination. On oublie que sa propre défiance puisse mettre les autres en danger. Un peu comme si l’on habitait une contrée déserte de la planète. Ce mouvement anticorona qui prend naissance inquiète en Allemagne, pays peu touché par l’épidémie jusqu’alors. La distanciation sociale imposée par les autorités passe mal. On comprend pourquoi puisque ces mesures ont pour corolaire d’empêcher un certain nombre de libertés de se pratiquer normalement. Comme par exemple le droit de se réunir ou de se croiser dans la rue sans être muni d’un masque.
Mais cette fronde indirectement contribue à marginaliser les populations fragiles au virus que sont les plus âgés. On pourrait y voir une forme de contestation générationnelle vis à vis des mesures sanitaires. Comment vont réagir les États face à ce nouveau grain de sable dans la lutte contre la pandémie?…
Le cycliste décroissant
Vieux vélo ou vélo de vieux?
Une évidence s’impose: la culture physique du sujet vieillissant est mise en question année après année. Il faut réduire le niveau. Ceux qui ne l’entendent pas préfèrent faire comme avant. C’est leur droit. C’est du même ordre que la défiance vis à vis du coronavirus. L’acceptation de moindres limites pour son corps est pourtant une fatalité avec laquelle il faut composer.
Mais le culte de la performance du monde moderne laisse peu de place au sportif « décroissant », je veux qui dire à celui qui prenant de l’âge doit choisir des modes doux.
Faire comme avant, c’est s’imposer à vélo des dénivelés vertigineux et des kilométrages qui vous tiennent jusqu’à la nuit tombante. Et puis, un jour, vient l’accident. L’accident cardiaque? non généralement pas car ces cyclos sont entraînés et surveillés. Mais l’accident articulaire, c’est à dire celui où sournoisement le squelette coince. C’est le corps qui refuse. Je me souviens de mon médecin traitant qui le lundi dans son cabinet recevait des jeunes sportifs que la compétition du dimanche usait prématurément et de façon irrémédiable.
Certes, on le voit venir le moment où il faut réduire le niveau, il y a des signes avant-coureurs, oserais-je dire. Des douleurs passagères, une frilosité à se mettre au guidon l’hiver, sous la pluie et tous les autre symptômes qu’on feint d’ignorer: de moindres réflexes à l’évitement des nids de poule, une moins bonne perception de son équilibre, une surdité progressive et une vue moins précise et quelques raideurs à enjamber sa bécane.
Tous ces symptômes doivent nous faire prendre conscience qu’il faut adapter ses pratiques…quand d’autres s’arrêtent tout simplement et parfois brutalement. Pour ceux-là le phénomène déclencheur, c’est la chute dont on gardera des séquelles, un mauvais souvenir ou un presqu’accident de la route évité de justesse.
Et puis il y a la gestion adaptée. Celle que je souhaite pour moi comme pour beaucoup de mes confrères qui prennent des postures mesurées. Le vélo le permet et c’est une chance.
C’est notre décroissance cycliste.
Faire moins de vélo, mais en mieux
La décroissance est un mot moderne. On l’entend beaucoup actuellement face aux dangers qui menacent la planète. On l’entend et pourtant très peu sont prêts à la mettre en œuvre tout simplement parce qu’elle met en question nos modes de vie dans les pays riches et qu’elle pèse sur nos choix politiques. Décroître, on le sait, passe par une remise en question de notre rapport à la consommation du bien commun.
Par exemple moins prendre sa voiture semble irréaliste à un péri-urbain dès lors qu’il n’a pas d’autre choix que d’aller chaque jour à son travail avec sa voiture. On voit bien que tout est lié. Pourtant la malédiction du Covid a fait jour de façon tout à fait inattendue à de nouveaux modes de rapport au travail avec le télétravail réduisant le recours à la voiture et aux transports en général.
La décroissance de ses moyens physiques est aussi inéluctable…et c’est parfois un crève-cœur que de l’admettre. C’est d’autant plus difficile que dans notre monde qu’on dit moderne, la place de senior est à assumer; il doit rester autonome le plus longtemps possible. C’est déjà une performance.
C’est un vrai boulet à traîner, tous ces vieux désœuvrés qui nous font chier avec leurs vélos sur le bord des routes.
Heureusement qu’il y en a un de temps à autre qui pète une durite dans le Boenlesgrab ou le Molkenrain!
Comme le dit Nathalie Kosciusko-Morizet chez Cohen ce matin, « ils ont en marre, les jeunes, de payer des retraites qu’ils n’auront pas quand on ne sera plus là… »
Comme on le voit l’image du vieux n’est pas toujours reluisante vis à vis des plus jeunes!
Adapter son vélo à l’âge
Je tente un vélo fugace, celui où je ne me fais pas trop remarquer par la génération active, celle qui produit des biens, comme si je devais m’excuser d’être mis réglementairement sur la touche.
Si le vélo maintient en forme, il faut aussi l’adapter à sa forme. C’est ainsi que je résume ma façon de voir les choses, je la traduis en quelques préceptes qui vont tous vers une adaptation ciblée de mes pratiques:
Pas de sorties cyclo-sportives du type « la tête dans le guidon » tant décrié dans les clubs
Des circuits plus courts et moins énergivores
Privilégier le vélo tout chemin à l’abri des itinéraires peu sécurisés
Opter pour le voyage itinérant doux
Recourir à l’assistance électrique si l’on est tenté par la découverte de la discipline
Conserver son autonomie
Ne rien s’interdire plutôt que tout arrêter, c’est un peu mon credo. Ma tentative de recourir à des activités annexes comme la marche, le jogging ou la natation est en partie assurée. Mais le jogging, je l’assume, après 350 premiers kilomètres depuis le confinement est un sport très impactant pour le squelette et le système cardio-vasculaire; je ne saurais donc trop le recommander. En revanche, la natation est un bon plan à condition d’aimer l’eau. Interrompue à cause du Covid, je n’ai pas encore repris la piscine.
Bref, en prenant de l’âge sachons prendre aussi les bonnes directions en terme de sport pour conserver le plus longtemps possible son autonomie.
C’est complètement bidon comme titre, VTT vacances. Ça ne veut rien dire puisque à VTT je suis toujours en vacances. Essayez, vous verrez. C’est comme aller à la pêche. Donc quand j’entends dire qu’un Français sur deux ne prend pas de vacances, méfiance! il faut être sûr que ceux qui restent at home ne font pas de VTT…ou ne vont pas à la pêche.
Au sortir de la ville, l’embarras du choix
Brandir en étendard ce slogan du Français sur deux qui ne va pas en vacances serait un indice de pauvreté selon certains, des chomdus désespérés, des oubliés des plages bondées coronavirées, une résurgence du communisme d’antan.
Ce matin, la volupté du départ sans nom, je veux dire sans but.
C’est mon préféré. Une fois sur le vélo, je commence à pédaler et je laisse mon cheval aller à sa guise.
Je commence par me hisser sur les hauteurs de la ville en mode doux. Le mode doux, c’est quand j’utilise tous les pignons et quand je regarde par les fenêtres si quelqu’un m’observe grimper. La ville dort encore après l’orage de la nuit. Le sommeil doit être réparateur de canicule?
Puis au parcours sportif (sans sportifs), je rejoins la D36 au sortir de Leimbach. Vers où aller? Je roule sur le goudron cherchant une occasion…
Je choisis le plan Croix Rouge qui n’est pas toujours aussi roulant
A la cote 455, Croix Rouge! Je prends la Croix Rouge faisant semblant d’oublier que c’est peu roulant. La Croix Rouge monte au col de Teufelsgrund mais le premier kilomètre est un champ de cailloux. Non compatible dirait l’ami Pierre Brunner qui fête ses 300.000 visiteurs uniques.
Le chalet Baumann attend ses randonneurs
Et après? le chalet Baumann est une suite logique. Je lis la prose du carnet de bord du chalet « j’ai dormi là, votre fille est une sacrée gourgandine ». Le Club devrait surveiller ses installations. J’admire la mécanique du barbecue montée sur roulement à billes…
Puis je poursuis jusqu’à la Vierge des Bûcherons.
Même pas effarouchée!
Au chalet du Hochburg, je prends l’interminable sentier du Kohlerberg qui débouche dans les lacets de Rammermatt
Cinq kilomètres de descente depuis le chalet du Hochburg par le chemin forestier du KaltenbachLaisser la fendeuse sans surveillance n’est pas indiqué
Je remonte à Rammersmatt et à la ferme je prends le sentier botanique.
L’antenne Free de Bourbach-le-Bas n’attend plus qu’à être mise sur pied. Free met les bouchées doubles car l’ARCEP a trouvé que Free abuse de l’itinérance fournie par les relais d’Orange.
Descente au barrage-retenue de Michelbach.
Les Jardins Autonomes Liber-Terre sont installés sur le chemin du château d’eau de Guewenheim
le TRIBAN de Décathlon se décline en 16 produits de 260 à 1000 euros selon les équipements. En milieu de gamme, le RC500-520 intéresse plus particulièrement les amateurs de Gravel ou de Trekking, deux pratiques à la mode actuellement.
Loin de moi l’idée de faire la pub à Décathlon, il n’en a pas besoin. Cette firme en terme de cycles occupe une place de choix dans la vente de vélos tous segments confondus.
Il ne faut pas croire: Décathlon ne se contente pas de monter en gamme sur ses produits cycles mais aussi en prenant en compte les remarques de ses clients
Si Décathlon a pendant longtemps vendu des vélos réputés « bas de gamme » et de piètre qualité, aujourd’hui la firme souhaite clairement marquer son empreinte avec des produits éprouvés en terme de fiabilité et de moyenne gamme sur le vélo de loisir et de sport. (je modère mon propos pour le VTT: avec ses vélos Rockrider, Décathlon a imprimé sa patte et son savoir-faire)…et le vélo BTwin de ville et de loisir est maintenant très répandu.
Outre les produits BTWIN bien connus, Décathlon souhaite à présent se faire reconnaître avec des vélos siglés TRIBAN et VAN RYSEL
Intéressé par le vélo TRIBAN et à deux doigts de me laisser tenter, (voir mon sujet du 16 juillet) j’avais interrogé Décathlon sur son Triban depuis que je m’étais aperçu que les possesseurs mettaient clairement en doute et à plusieurs reprises la fiabilité des réglages des dérailleurs Shimano SORA (qui est un dérailleur d’entrée de gamme) et aussi les nombreux déboires avec les roues (nombreux éclatements (!) et impossibilité de remonter les pneus sur la jante).
Le dérailleur SORA Shimano du Triban 500 a donné beaucoup de fil à retordre à ses possesseurs. On sait pas expérience que le point faible de Décathlon, c’est le SAV puisqu’il faut prendre RDV et attendre parfois longtemps pour être servi alors qu’un simple coup de tournevis pourrait suffire.
Hier, j’ai reçu un courrier électronique personnalisé de …
Pierre-Alain FERU de ROAD CYCLING TEAM que je vous livre in extenso
Bonjour Monsieur
Effectivement nous avons rencontré quelques problèmes aux débuts de notre offre RC 500& 520.
Le dérailleur Sora, si il est bien réglé à l’origine, ne vous posera aucun soucis bien sûr le 105 sur le RC520 sera beaucoup plus précis et fiable dans la durée Concernant le changement de pneu & chambre à air, nous avons progressé sur le sujet, il reste encore quelques ajustements à faire sur la jante mais nous ne sommes plus sur les problématiques du début, la petite astuce pour remettre un pneu dans une jante est de bien pincer le pneu afin de faciliter le remontage, tous les détails dans cette vidéo https://www.youtube.com/watch?v=Tt1WHA7gHEE
Je roule personnellement sur un RC520 lors de mes bikepacking, et n’ai jamais été déçu par ce vélo j’espère que ce mail vous confortera dans votre achat bonne route.
Ce matin, panneaux sur mon trajet urbain. Une des rues la plus pourrie de la ville, la rue du Commandant Cluny, va se refaire une beauté à l’aide d’une technique appelée Blow Patcher. Autrement dit « un pansage des plaies » qui affectent nombre de nos chaussées par manque d’entretien programmé.
Ironie de l’histoire cette rue qui comporte une douzaine de maisons a la largeur d’un boulevard et abrite le centre technique municipal et les services de l’Equipement Départemental.
Un camion, deux employés, un compacteur.
Et voila le travail!
En une journée la chaussée est rendue dans un état acceptable pour les vélos
Le seul problème c’est qu’il a fallu attendre longtemps et slalomer entre les nids de poule pendant en moins trois ans avec ma bécane..
Cette pub pour le vélo de marque VanMoof a été interdite en France par l’Autorité de la Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP).
Pourquoi?…parce qu’elle «créerait un climat d’anxiété»…
Anxiété? comment ça?
En fait si cette pub pour le vélo a été interdite c’est tout simplement parce qu’elle déplait au monde de la bagnole et alors même que le gouvernement inonde les fabricants de subventions par milliards pour faire repartir le marché de l’automobile.