
Je monte à Züber. Toujours un peu au pif pour y arriver. Je suis nul.
Dans la descente, je rode mes nouvelles plaquettes.



Je monte à Züber. Toujours un peu au pif pour y arriver. Je suis nul.
Dans la descente, je rode mes nouvelles plaquettes.



Je ne parle plus de mes lectures depuis longtemps.
J’ai calé sur Les Frères Karamazov. Commandé le 19 novembre 2022, je n’ai pas réussi à suivre les trois frères, le pieux, l’intelligent, le filou. C’était trop lent pour moi qui ne lit qu’au lit. Après tout j’en ai marre des Russes.
J’ai honte de renoncer à un monument de la littérature russe.
J’ai enchaîné avec le livre du confrère cycliste Thierry Crouzet (qui habite Balaruc), Cyclotrope. Il est offert en numérique. Et ça ne vaut pas tripette. Désolé Thierry. C’est un type qui se balade en VTT et ses sacoches qui rencontre deux nanas. Ils se baignent tous nus dans la rivière et le garde champêtre verbalise pour pollution.
Maintenant je suis sur Le Cercle de la Croix. Un gros pavé de 600 pages qui se passe en 1660 en Angleterre. Ecrit par Iain Piers, un Anglais bardé de diplômes, philosophe, historien, journaliste et qui parle français. C’est vrai que des bouquins anglais j’en lis peu, sauf des Agatha il y a longtemps.
Je ne sais pas pourquoi il était là dans un rayon de la bibli, ni qui l’y a mis. Evidemment tenir 600 pages à la place de la liseuse n’est pas simple. J’ai renforcé la loupiotte. En plus il faut un marque-page car je me relève parfois subitement pour éteindre l’ordi qui se remet en marche tout seul. Hier c’était Angèle, la peinteresse canadienne, avec son tuto sur les avantages et inconvénients de l’acrylique et de l’huile qui a redémarré toute seule. Je me suis dit « tiens ma femme à un drôle d’accent ce soir ».
Je me précipite dans mon lit pour en lire un chapitre chaque soir. C’est passionnant. C’est quand même mieux que CNews et Pascal Praud
Un jeune Italien a fait de courtes études de médecine en Hollande avant de traverser la Manche. A Oxford il se livre à des expériences sur l’humain avec des confrères capés, comme des transfusions sanguines à l’aide de plumes d’oie. Tout ça sans prophylaxie. Je ne suis pas dupe. De quoi avoir la chair de poule avant de sombrer. Mais les études de médecine au sortir du Moyen-Age devaient être courtes. Je crois me souvenir qu’au début du siècle passé Céline n’a fait que trois ans pour devenir médecin après la guerre de 14-18.

Après avoir regardé plusieurs tutos sur le net, j’ai purgé le frein arrière du VTT qui était devenu mou.
Dix ans d’utilisation sans remplacement du liquide alors que c’est prévu régulièrement tous les ans suivant usage.
Avant de se lancer, il ne faut pas se tromper en commandant le matériel.
–Freins à liquide DOT ou frein à huile minérale
Porter les gants fournis avec le kit et des lunettes car le DOT est corrosif.

Le changement de chaîne Shimano est un peu plus délicat qu’un chaîne normale.
Changer sa chaîne avant qu’elle ne soit trop allongée vous garantit d’économiser vos pignons. Je coupe la neuve à la longueur de l’ancienne en tenant compte de l’allongement qui peut correspondre à un maillon. Celle que je pose aujourd’hui est une Shimano 116 links CN-HG54 10-Speed vendue 17 euros chez Amazon.
Deux points à vérifier au cours du montage:
1/ bien positionner la chaîne selon la rotation.

Il y a trois façons de se tromper et une bonne position.
Je dois avouer que je me suis contorsionné et pris des photos en les grossissant pour m’assurer que le « HG-X » et « Shimano » étaient bien visibles sur le coté extérieur, lisible en entrée du double dérailleur dans le sens de la rotation.

Si vous ratez le montage, il n’y a plus qu’à démonter et mettre une attache rapide
2/ savoir monter l’axe autocassant fourni avec la chaîne 10 vitesses

Pour monter la chaîne Shimano, j’utilise le dérive-chaîne fourni sur mon « couteau suisse » TOPEAK.
Bien regarder dans la boite Shimano, la goupille auto-cassante est à part dans un étui séparé pour les chaînes 10 vitesses. Au besoin aller rechercher la boite dans la poubelle du garage!
articles connexes
Il existe de nombreux tutos Youtube sur la façon de procéder.
Celui-ci est pas mal

Je sens qu’avec un titre comme celui-là, je vais passer pour un hérétique. Et pourquoi pas finir brûlé sur le bûcher.
Relativisons donc mon propos et examinons la situation des mobilités douces telle qu’elle évolue dans les grands centres urbains.

Oui les cyclistes ont tenu pendant longtemps le haut du pavé de la contestation et du militantisme pro-mobilité douce en ville en opposition avec la voiture, sa place prise dans l’espace urbain, sa responsabilité dans les pollutions de l’air pour les particules émises et les gaz toxiques.

Alors les cyclistes en bons samaritains d’une cause verte se sont lancés dans des campagnes de plus en plus pertinentes en opposant le vélo à la voiture, sans oublier les transports en commun, eux aussi responsables d’espaces confisqués et de gaz pas toujours avouables.
Pêle-mêle, le mouvement cycliste s’est mis à demander des espaces dédiés, à exiger des places sécurisées et aussi certaines priorités et allègements dans un code devenu excessif en regard des plans de circulation commandés par la hausse du trafic automobile.
Mais tout est en train de changer car deux phénomènes complexes et s’additionnant vont mettre à mal le militantisme du vélo.
D’abord celui de l’avènement de la voiture électrique. Avec la voiture électrique en ville, plus moyen de contester son effet polluant; un argument de poids contre la voiture en ville est en voie de disparaître. Les vignettes ZFE (Zones à faibles émissions) viennent conforter les automobilistes dans leur bon droit en leur permettant de reconquérir la ville. Il ne restera plus que l’argument de la place utilisée par la voiture. Il est faible car les nouveaux immeubles et les centres commerciaux se dotent de parkings souterrains.

Ensuite la trottinette électrique. C’est l’engin qu’on n’a pas vu venir. Il conquit actuellement tout l’espace et aussi un public nouveau, jeune et geek pourrait-on dire du plateau à deux roues
Avec la trottinette, pas besoin de pistes cyclables, ni d’espaces réservés, elle se glisse partout et sans aucune contrainte routière avec une « vélocité » bien supérieure au vélo. Elle sait se faire discrète au besoin dans les transports publics ou dans le coffre d’un voiture et elle déjoue tous les obstacles qui se dressent devant elle et qui pourrait nuire à sa course.

Les pouvoirs publics observent le phénomène trottinette avec circonspection. Faut-il endiguer son développement? Les Parisiens ont même été appelés à délibérer. C’est dire l’embarras des élus.
En 2020, le Figaro notait deux millions d’utilisateurs de trottinettes électriques.

La plupart d’entre nous imaginent que pouvoir stationner avec sa voiture est un dû, voire un droit. Or il n’en est rien.
Ceux-là estiment aussi que posséder une voiture s’accompagne implicitement de la mise à disposition de chaussées pour pouvoir rouler mais aussi de places de parking pour pouvoir s’arrêter. Or une voiture est souvent davantage immobile que roulante. On parle même parfois de voiture ventouse dans certains quartiers au-delà de sept jours. C’est pourquoi les services de police font des marques parfois pour s’assurer que le véhicule est abandonné.

Sinon direz-vous, à quoi bon posséder une voiture si l’on ne peut pas s’arrêter. On serait alors condamné à rouler tout le temps. Jusqu’à rentrer chez soi dans son garage ou dans sa place de parking privé. Je pense au gag d’un giratoire sans sorties de Raymond Devos. (ci-dessus)

Stationner chez soi est payant
Posséder une place de parking sur son terrain est taxable. Deux fois. D’abord lors de sa construction au moment du paiement de la taxe d’aménagement. Ensuite tous les ans à travers la taxe d’habitation (la taxe d’habitation n’étant maintenue prochainement que pour les résidences secondaires).
Comment est calculée la taxe d’aménagement d’un parking privé?
Le calcul de la Taxe d’aménagement sera fait en fonction de ce nombre de places de la façon suivante : (nombre de places de stationnement) x (valeur de la place) x (Taux communal) + (nombre de places de stationnement) x (valeur de la place) x (Taux départemental). Stationnements non couverts et non clos
Alors mieux vaut en effet stationner dans la rue!
Stationner sur le domaine public à un coût


En effet lorsqu’on stationne sur le domaine public, non seulement on détourne une partie de l’espace commun à son seul profit privé en y immobilisant sa voiture, mais en outre on engage des frais de construction et d’entretien de l’espace utilisé. C’est pourquoi de nombreuses places de stationnement en ville où le foncier coûte cher sont devenues payantes et le seront encore davantage à l’avenir.

Oui c’est pour dire que je suis sorti car le temps n’invitait guère au voyage. De la bruine avec 5°C pour commencer le long des collines.
Mais le temps s’est maintenu avec quelques éclaircies.
Et j’ai donc pu faire mon vélo.

A Ungersheim, demi-tour.
52km


Il y a longtemps que je ne me suis pas livré à un comparatif sur les plaquettes de freins VTT.
J’avais pour principe d’acheter mes plaquettes dans le commerce local estimant que les achats sur internet n’étaient pas compétitifs.
En 2013, un comparatif m’avait permis de vérifier que les prix étaient semblables sur internet par rapport au marché local. (voir l’article)
Mais voilà une nouvelle donne. Amazon propose 4 jeux de plaquettes pour le prix d’une. En plus avec goupille!
Voici comment est proposé le produit

Est-ce une arnaque?
On emploie le terme arnaque un peu à tort et à travers.
Avant d’acheter, je lis les commentaires des acheteurs précédents tout en sachant qu’on peut y trouver des fake-news de gens rétribués par le vendeur, quand ce n’est pas le veneur lui-même. Il faut donc être perspicaces et savoir dénicher l’insincérité..
Ils ne sont pas spectaculaires mais ils ralentissent. Ils ne laissent pas trop de résidus. Bon prix.
La durée est adéquate.
Les deux paires ont passé un an à faire du vélo de montagne intense. Environ 3500 km. Dans le climat humide des Asturies et son orographie.
Acceptable.
Ils ne peuvent pas me convaincre. Ils ne rentrent pas très bien. La qualité n’est pas mauvaise.
Au début, je ne les ai pas bien compris et ils bougeaient.
Ces précautions étant prises, comment expliquer que des produits similaires se retrouvent sur le marché vendus quatre fois moins chers?
On pense à la moindre qualité de fabrication, à la qualité des matériaux utilisés comme pièce d’usure. S’agissant de plaquettes, le freinage doit être efficace et ne pas l’être au détriment de l’intégrité du disque et de la sécurité.
Je n’ose pas imaginer qu’on puisse faire 4 fois la culbute entre la fabrication et la vente à l’acheteur final
Pour 18 euros je prends donc ce risque (modéré) d’avoir acheté un produit frelaté. Je vous en reparlerai après usage tout en précisant que je ne fais pas un usage sportif de mon VTT.
En revanche, je suis encore timoré pour acheter un vélo entier sur internet. Mais je reviendrai vers vous si le cas se présente. J’aurai d’autant moins de scrupules que nos vendeurs locaux abandonnent « le musculaire » au profit du VAE bien plus rémunérateur face à une nouvelle clientèle prête à débourser des sommes astronomiques dans des vélos électriques.

Ce matin, inextricable dépouillement de mes traces enregistrées dans le sud. Je suis vénère comme on dit en novlangue car c’est un boulot de titan. C’est que je tiens à ma comptabilité quasi notariale des kilomètres, ascensions et collinets franchis.
Les cols de la quinzaine passée


En un mot, pour moi, c’est viral. Non j’ai voulu écrire vital. Mais viral, c’est bien aussi.
Mon GPS Map62S fait des facéties, il recrache pleins de trucs que je dois remettre bout à bout. Il ne se trompe pas mais il faut savoir le conduire.
723,42 km!
Parfois oubliant d’arrêter la navigation à la fin de la journée VTT, il ajoute tout bonnement les 680km du retour en Alsace le lendemain!
Bon, au bout d’une heure, je suis parvenu à retranscrire tous les fichiers dans Openrunner et dans Garmin Connect, la base qui tient à jour mon activité physique.

Vous me direz, à mon âge certain, je m’interroge sur mes certitudes d’être sur le bon chemin. Faut-il encore s’astreindre à tenir à jour ce palmarès?



Les parcours non construits à l’avance, c’est bien aussi. A coté des déconvenues, il existe aussi des découvertes


La trottinette électrique semble devenir la norme en ville.
Chez les jeunes scolaires j’ai compté. Ainsi au collège Gérard Philippe de Montpellier, on compte 23 trottinettes et… 5 vélos.


J’ai franchi l’autoroute par la passerelle et j’ai longé ces friches en attente de la voracité foncière.

Montpellier fait partie de cette mégalopole que seule la mer pourra arrêter.
Un cycliste des lieux me conduit jusqu’à Villeneuve suivant son itinéraire habituel. Son bon vieux Gitane est aguerri, il a des pneus increvables. C’est mieux pour aborder les scories de la périphérie.
A la cathédrale on se quittera.

J’ai été intrigué par le bziiiiii-bziiiiii que je n’attendais pas si tôt. Je savais que depuis plusieurs jours ce bruit caractéristique était celui de la mort des plaquettes de freins.


J’ai opéré sur le champ grâce à des plaquettes encore bonnes dans mon sac




Je pars à l’aventure urbaine. Rien qu’un itinéraire improbable comme ceux où je me plais à rencontrer l’inconnu.

Quitter la ville par l’ouest, un parcours du combattant de 8 kilomètres. Parfois j’hésite et je me réfugie dans des itinéraires incertains de quartiers puis je reprends de longues avenues et je prends les immenses giratoires à l’envers pour mieux voir l’ennemi en face.

Finalement j’arrive à Lavérune. Une victoire. La vieille route est attribuée aux cyclistes. Merci.

Derrière l’usine Jacques Vabre, me voici dans les vignes et face au vent violent.


Puis je trouve une piste roulante toute neuve qui me conduit à Juvignac. A Juvignac, je longe la Mosson sans trop savoir si je pourrais sortir à l’autre bout du chemin.

Les platanes le long de la Mosson exposent leurs généreuses racines


Miracle un tunnel pour traverser une voie rapide

Retour à Lavérune. But du jeu rentrer à Montpellier sans trop me tromper dans ce magma urbain. La ville a fait des efforts. Je trouve des axes cyclables qui font penser à des itinéraires post-Covid restés en place.


Très peu d’erreurs pour le retour. Mon gps m’a beaucoup aidé car aucune signalétique cyclable n’est en place sur les pistes. Tout reste à faire.
37km


J’évite de prendre la voiture pour ensuite courir. Un geste pour la planète. Alors je tourne en local. L’urban- trail est décrié. Il a de nombreux défauts. D’abord la ville serait incompatible avec la course alors qu’on se démène pour y installer des espaces dédiés aux piétons. Le coureur n’est rien d’autre qu’un piéton qui va vite. Ensuite les professionnels du trail garantissent qu’on se démolit les articulations en courant sur du dur et enfin la ville est un hébergeur de polluants. Pas faux tout ça certainement. Mais je cours tout de même cinquante minutes et je suis content.

Les grapheurs sous les noms sont des artistes. Ils ont leur nom en bas et ils le méritent. Je m’arrête. Puis je repars.




Je retourne dans le Gard au-delà de Sommières. Je quitte Vic-le-Fesq à 9heures sur mon VTT. Il fait froid avec 4 degrés. Je grelotte un peu.


Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/route-details/16220151

Le parcours fait 41km et 600 mètres. En théorie. Car le premier collinet me donne du fil à retordre. Je galère pendant une heure pour trouver un chemin non fermé. Le col de la Carrierasse est en effet compliqué a atteindre. J’y accède enfin par Cabanes à l’opposé en retournant sur mes pas. Un heure de perdue et 8km de rab.




Midi sonne à Carnas quand je descends le col . J’ai 20 km au compteur au lieu de 14. Je file au col suivant. Encore un col dénommé de la Carrierasse. C’est un chemin de roches. Je mange au pied. Au col, je descends de l’autre coté de la vallée jusqu’au Mas De Soulage.



Vient une grande traversée goudronnée sur 10 km. J’atteins le col de Cague Renard. C’est l’heure de rentrer par une route à grande circulation.

Au total j’ai 50 km et 800 m avec mes quatre petits cols. J’ai mis six heures.

Je n’ai pas la possibilité de télécharger ma trace enregistrée sur Garmin. Je mettrai à jour cet article ultérieurement.

Envie de mer?
Rien de compliqué, je prends le VTT et je vais à la mer.
J’ai renoncé à rouler sur la plage car le sable et l’eau de mer sont hautement corrosifs pour le vélo. Un gros Fatbike électrique et chargé de sacoches s’est engagé en direction de Mireval. Même pas peur pour son vélo.


A l’abbaye demi-tour. Je rentre par le chemin de halage le long du canal de Sète puis je longe le Lez





Je ne vais pas me lancer dans une vindicte contre Openrunner, non. Le site qui héberge nos traces est un outil formidable. J’y ai des centaines de traces en dépôt. Des traces effectuées à VTT.
A l’origine je traçais moi-même mes parcours. D’abord avec l’appli Base Camp de Garmin. Ensuite j’ai utilisé les tracés automatiques d’Openrunner, par commodité , en lui demandant de rallier mes points de passages obligés à savoir souvent des cols.
L’outil de traçage automatique comporte 3 options
– soit la marche ou le train
– soit le VTT, le Gravel
– soit le cyclotourisme
Pour mon parcours d’hier dans le Gard, j’ai donc choisi VTT et j’ai constaté très vite que l’itinéraire empruntait très souvent des traces impraticables à vélo. Autant j’accepte le principe de pousser mon vélo par manque de puissance musculaire, autant je m’interroge sur notre capacité à descendre des chemins de cailloux sur la bicyclette.
Si j’observe la trace au km 10, on grimpe perpendiculairement des courbes de niveaux serrées qui témoignent de la pente.

Que faut-il en conclure?
Une trace réputée cyclable ne l’est donc pas toujours et il faut se méfier car je connais de nombreux vététistes qui n’envisagent pas les parcours vélo poussé ou porté.
Il y a donc une information préalable à savoir avant de tracer des parcours en mode automatique sur Openrunner « les yeux fermés ».
Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/route-details/16220844

J’ai hésité à partir. Temps menaçant. J’ai réussi à grimper cinq petits cols dans le voisinage. Le vélo s’est gorgé de boue très rapidement. A 11h30, le déluge. Tout trempé j’ai renoncé au programme de l’après-midi.





Un parcours à découvrir sur Openrunner https://www.openrunner.com/route-details/16220844


J’y suis passé dimanche dernier avec mon vélo.
Arrivé en haut de la côte de Traubach, je m’arrête et je me retourne. J’adore ce paysage avec ses brumes, les Vosges dans le lointain et son village ramassé autour de son église fortifiée.
On pourra dire que c’est une pochade car le papier boit ma peinture malgré le fond de teint. J’ai essayé de respecter une certaine harmonie des couleurs, c’est surtout à quoi je me préoccupe à présent après tant et tant de tutos Youtube regardés.

Fabriqué en France. « Autour des 6 000€ », assure Toyota.

Après Soppe-le-Haut et sa grimpée, j’ai mis l’imper. Mais la pluie fine s’est arrêtée après Eteimbes. A Saint-Cosmes, seule la route était encore mouillée.
A Dannemarie retour par la piste cyclable, puis Saint-Bernard, Spechbach.



Alors comme ça Aya Nakamura est devenue ambassadrice de Lancôme, les parfums (groupe L’Oréal).
Aya Nakamura a 6 millions d’abonnés sur sa page Facebook. Les grincheux vont encore avoir mal à l’estomac.
Aussitôt la toile s’est enflammée de tous les poncifs racistes pour dévaloriser celle qui venue du Bamako a réussi à vendre en trois mois 100.000 exemplaires de son album Aya.
Je me marre.
Ce ne sont pas les vieux cons comme moi qui l’arrêteront.
Donc ce matin j’ai encore fait le tour du lac de Reiningue avec Djadja, son titre fétiche.

A 10 heures, mon sport du samedi est fait. Temps incertain, venteux, pluvieux.
Un vieux qui court, c’est déjà incongru. Si en plus il écoute Nakamura, c’est du délire. Vite, il faut consulter.
Je n’avais que deux couches sur moi dont le fameux blouson sans manches d’Etoile 78, mon club vélo de Vieux-Thann. Il est marqué 2XL et je suis serré à l’intérieur comme une sardine en boite. Heureusement qu’il est bourré d’élasthanne pour pouvoir mettre tout dedans.
Un peu de pub pour la Fourmi Immo et la Cabane à Pizzas, ça ne peut pas faire de mal. (Je vous recommande la Collioure)


Tout au bout de la Hague, après avoir dépassé l’immense complexe de retraitement des déchets nucléaires, un petit port sympa comme tout. Et son phare du Goury.
Brandir la tête de Palmade au bout d’une pique
Par un curieux focus, les médias ont voulu faire un coup avec l’affaire Palmade, histoire de donner le change à l’exécutif qui patauge dans son dossier des retraites. Or l’affaire Palmade n’est qu’une illustration de plus des addictions qui révèle un mal-être des sociétés modernes. « Aboyer avec la meute » (lire ci-dessous) et s’insurger que Palmade ne soit pas encore en prison, c’est accréditer l’idée qu’il y aurait deux justices, celle des riches et celle des pauvres, regarder plutôt le glaive de la justice et ne pas voir les tonnes de cocaïne déversées dans le pays pendant le même temps.

Pour 18 petits milliards dans l’océan de dettes causées par Macron, la France est donc chauffée à blanc.
Sur les pistes de ski, les canons crachent de la belle neige de culture. Il faut ce qu’il faut. Nos pommes viennent de Pologne mais la neige est bien de chez nous, même si on vient à manquer d’eau dans quelques semaines.
Pour trouver 18 milliards en 2030 (chiffre encore contesté), le gouvernement s’est pris les pieds dans le tapis avec le sujet des retraites, un sujet hautement épidermique puisque la politique n’a cessé de nous emmerder ces derniers temps avec le Covid et ses confinements à la maison, puis avec l’envolée du coût des énergies et maintenant les retraites.
Le personnel politique fait preuve d’une incompétence déconcertante et d’une méconnaissance affligeante du monde du travail.
J’en ai les frissons si par malheur on doit affronter le conflit russo-ukrainien et l’ignoble Poutine.
Faire la peau aux Français, « nous emmerder » comme il dit, Macron l’a voulu. Il risque fort d’en faire les frais.

Avez-vous déjà enfreint la loi sans vous faire prendre, si oui, comment ?
Je suis sollicité par Jetpack qui véhicule ce blog. Alors je réponds franco à cette question. Non je ne roule pas après avoir fumé un joint. Mais le code la rue à ma préférence plutôt que le code de la route qui est un truc de bagnoleux fait par eux et pour eux.
Par exemple au feu rouge sans personne car le feu rouge n’est pas encore intelligent. Il voudrait m’arrêter pour m’emmerder, n’ayons pas peur des mots. Les stop aussi. je les prends en biais pour observer l’intersection. Tout cycliste sait faire ça. En revanche les pistes cyclables sont pénibles. Mieux vaut les éviter car le non-droit est généralisé. Autrement dit moi ce que j’aime c’est TPMG. Sinon quand les bagnoles coincent, on prend le trottoir avec les piétons. Mais j’ai bien conscience d’être un petit joueur à côté des trottinetteurs.

Seuls les connaisseurs de la chose oseraient encore se promener sur une telle monture tellement éloignée du présent mais qui conserve une certaine élégance pour les puristes.
En 1974, Manufrance, la célèbre manufacture d’armes et de cycles de Saint-Etienne, proposait à la vente sur catalogue ce vélo de la gamme « Trainings ». Un terme anglais pour mieux s’entraîner sans doute.
Ce vélo vendu 1350 francs* avait tout pour plaire parmi les cyclotouristes d’alors. Un cadre brasé tout Supervitus 970, dérailleurs Simplex, 10 vitesses (sans triple) avec double plateau 45×52 et 5 pignons 14x17x19x21x23.
Sûr qu’avec un tel développement 45×23 ( développement 4.15m), il ne devait pas être facile d’aborder la montagne vosgienne. Mais les cyclos d’antan carburaient déjà au sans plomb!
Boyaux Wolber, pédalier Stronglight, freins Mafac, courroie cale-pieds Christophe, selle Idéal, pompe de compétition et garde-boues Zéfal.
Poids non précisé.
Manufrance a déposé le bilan en 1980. Bernard Tapie a tenté de la remettre en marche sans réussir; c’était un adepte des rachats de boites en péril.
Une SARL exploite actuellement la marque et quelques produits

La rue des Remparts donne un beau point de vue sur les ruines du château de l’Engelbourg en haut de la colline et sur le tribunal de proximité au bout de la rue

Aujourd’hui retour du vent de sud-ouest habituel. Nos cochonneries de particules fines ont été poussées chez nos voisins d’outre-Rhin.
En plus il fait chaud pour la saison avec 13 à 14°C.
Nouvelles infrastructures rencontrées sur le trajet

J’aborde la vallée noble et je grimpe à Osenbach. Puis l’itinéraire qui va bien ensuite avec Osenbach, Wintzfelden et col du Bannstein.

75km/500m/22.2/FCM 119

Avec l’Alsace en rouge ce matin, prendre son vélo, faire du sport est compromis.
J’ai vérifié, les pouvoirs publics n’encouragent pas le vélo dans l’agglomération mulhousienne. L’intention serait malvenue puisqu’elle reviendrait à nous faire gober de l’air pollué aux particules fines.
Alors depuis vingt ans nous en sommes là, contraints à subir la pollution sans autre action que des mesurettes comme prendre les transports en commun et prier pour qu’on réduise sa vitesse.
Or chacun sait que ces palliatifs sont de la foutaise. A commencer dans les vallées vosgiennes où prendre le TER (ou le tram-train à Thann) est loin de répondre au problème.
Le plus cocasse dans l’affaire, c’est que la mesure de réduction de vitesse sur la RD1066 s’affiche sur écran géant à la fin de la portion à 4 voies à hauteur de Leclerc Cernay.
Reste une solution: aller habiter à Brest l’une des villes les moins polluées de France, dit-on.


C’est Actu-Lyon qui l’écrit, même sans le « sauf vélo » on peut prendre le sens interdit à vélo si on est en zone 30.

Dans les rues à sens unique, les automobilistes sont souvent surpris de croiser un cycliste à contre-sens. Ces cyclistes ne sont pas en infraction. Un constat évident lorsqu’un panonceau « sauf vélo » accompagne le panneau « sens interdit », mais qui l’est moins lorsque ce n’est pas le cas.
Pourtant, même sans panneau qui l’indique, les cyclistes peuvent circuler dans les deux sens sur toutes les rues à sens unique, à la seule et unique condition qu’il s’agisse d’une voie limitée à 30 km/h.
J’avais des doutes. J’ai vérifié ici...et là aussi