
Jean-Pierre Snyers nous envoie une photo du col de la Barrière sous la neige.
Non loin de Liège.
Merci Jean-Pierre.



Jean-Pierre Snyers nous envoie une photo du col de la Barrière sous la neige.
Non loin de Liège.
Merci Jean-Pierre.



On se tortille sur la selle, on pédale debout, on s’arrête, on repart, rien n’y fait.
Sujet gravissime pour nombre de cyclistes, l’incontinence à vélo.
J’ai regardé dans les définitions, l’incontinence n’est pas le bon terme car l’incontinence donne lieu à des pertes incontrôlables et involontaires d’urine selon le corps médical.
On a plus affaire à des besoins irrépressibles, qu’on ne peut contenir ou maîtriser.
Ne nous voilons pas la face, l’âge venant, l’envie d’uriner plus fréquemment se fait sentir sur nos bécanes. En cause nos sphincters moins performants et écrabouillés sur la selle. Alors on patiente, avant de trouver un coin salutaire, un coin qui ne dérogera pas aux bonnes mœurs.
C’est une incontinence d’impériosité: on ne peut plus résister.
Si l’on est en ville, c’est la cata car les sanisettes sont peu nombreuses et mal signalées lorsqu’elles existent…et seul, on peut se faire piquer son vélo tout carbone appuyé contre le mur. Pisser en gardant l’œil sur son vélo est un exercice périlleux.
Pisser tout en pédalant l’est encore davantage. Je vous le déconseille. Sauf en compétition!

L’urinoir d’antan n’a plus cours et l’on est souvent pris de court. Dans un village, l’option « derrière l’église » ou « derrière le cimetière » est vraiment une faute de goût. Comment avoir bon goût dans l’urgence!
L’homme n’est pas plus affecté que la femme contrairement à la croyance. La pression prostatique chez l’homme est souvent évoquée mais aussi la pression du bec de selle. Les hommes qui se redressent sur le vélo en relevant la potence sont-ils des victimes innocentes de besoins urgents? je l’imagine.

La femme moins serait moins exposée à l’urgence irrépressible mais est aussi plus en difficulté lorsque le moment presse, il lui faut trouver le cadre adapté au soulagement. Pas simple lorsqu’on pédale en rase campagne sans bosquet confortable avec une cohorte de mecs. Derrière le calvaire? attention aux foudres de Dieu ou d’un diacre tatillon. Il restera les containers à bouteilles au bout du village.

Cela dit, le problème reste entier, il ne faut pas s’interdire de boire pour compenser sa transpiration, mais il faut éviter les boissons diurétiques comme le café ou le thé.
Un effet réel

Ce médicament contient un extrait végétal qui a des propriétés décongestionnantes sur l’appareil urinaire. Il freine l’action de l’hormone mâle sur la prostate, permettant de retarder le développement des adénomes prostatiques.
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Face au vent de 25 km/h, j’ai vite compris que je devais aller dans l’autre sens au plus tôt. D’autant que mon thermomètre affichait -1°C.
A Staff, chose faite, je suis rentré.
Les automobilistes ne sont plus habitués à voir des vélos.
Je quitte chez moi habillé en jaune citron:



Je suis dégoutté. Il est temps de rentrer.


La route du Haag qui permet de rejoindre le col du Haag depuis Geishouse est peu empruntée du fait de ses nids de poule. C’est tant mieux!
Pourtant les édiles locaux ne désespèrent pas d’obtenir des subsides pour y faire passer le Tour de France.
Une façon détournée de créer une voie de plus pour faire monter un peu plus de monde en voiture et à moto sur la route des Crêtes.

La nouvelle société est ainsi faite.
Qu’est-ce que tu vas faire dans une manif qui ne te concerne pas puisque tu es en retraite depuis longtemps?
Pourtant ce sont eux qui paient ma retraite, je leur dois bien une marque de reconnaissance.
Oui, c’est vrai, les nouveaux comportements sont ceux-là, on ne s’intéresse qu’à soi.
La société de classe? baliverne de l’ancien monde!
Moi j’ai gardé mes anciens réflexes, ceux de l’école ouvrière qui nous a appris qu’en face il y a un ennemi de classe, le monde capitaliste qui ne s’intéresse qu’à notre exploitation, nous les salariés qui trimons tôt le matin ou tard le soir, qui raclons les fonds de tiroir dès le 15 du mois. Alors deux ans de plus au turbin, il faut comprendre que beaucoup en sont incapables, surtout ceux qui font des métiers difficiles, les routiers, les lignards, les instits, les infirmiers, les policiers, les pompiers, les caissières, les ouvriers du bâtiment, de l’industrie,…j’en oublie beaucoup.
A la différence d’autres, je peux en parler librement, j’en ai été.
A tous ceux-là, il faut redonner de la dignité, de la reconnaissance, exprimer une solidarité de classe au lieu de les asservir deux ans de plus.
C’est le sens de ma participation ce matin. Relever la tête et ne pas courber l’échine.

La température n’a pas dépassé zéro ici à Thann.
Mon tour du jeudi s’est résumé à cinq kilomètres de course à pied. J’ai évité de glisser sur une plaque de glace mais dans l’ensemble les trottoirs sont dégagés. Je ne me hasarde pas encore du coté des chemins non déneigés.
Prudence car une chute peut compromettre son sport pendant plusieurs semaines.
Cette vidéo date d’un an. Antenne MBF Massif des Vosges vient justement de la signaler sur Facebook.
A mon avis, cette vidéo a un mérite, c’est qu’elle fait le point de la situation de façon modérée en expliquant la problématique des différents usagers qui se côtoient sur le massif et les situations potentiellement conflictuelles qui peuvent y naître.
En tant que cycliste et vététiste, j’ai deux approches distinctes.
Sur le plan routier, j’évite de grimper sur cette route les jours de grande affluence, particulièrement l’été et les week-end. Je préfère laisser l’espace aux autres usagers. Cette forme d’auto-régulation ne peut donc être que profitable aux autres.
S’agissant du VTT, je pratique la plupart du temps seul mes randonnées et je ne m’interdis rien, je passe où bon me semble et je laisse le passage aux promeneurs.
S’agissant de l’enduro, du VTT de descente rapide, il est préférable de l’inscrire dans des circuits dédiés, sinon les chemins seront vite érodés.
Pour les motos, les autos et les camping-cars, j’ai un avis radical et indéfendable: tronçonner la route des Crêtes…et la rendre définitivement à la nature.



https://www.openrunner.com/route-details/16070989
Un tour de 21km/270m. La neige est annoncée alors mieux vaut sortir avant.



Une invention, monter à Rammersmatt par le raidillon et redescendre par le sentier botanique. Une invention peu inédite que beaucoup connaissent.

Je m’en contenterai pour aujourd’hui, les chemins sont parcourus de rigoles et on est « repeint » à l’arrivée.





Combien ça coûte?
A/En individuel (hors club) Vélo balade/mini-braquet 61 euros

B/ En club, Vélo balade/mini-braquet 49,50 euros à LRV Rixheim
exemple ci-dessous Club LRV Rixheim

vérifier qu’il n’y a pas de cotisation club…
C/ En club, Vélo balade/ petit-braquet 65,50 euros à Audax Illzach
exemple Audax Alsace Illzach

D/ En club , Vélo balade/petit-braquet 63,50 euros à Cyclo-touristes du Florival

Abonnement à la revue numérique gratuit pour tous les licenciés
En conclusion, il est parfois plus avantageux de prendre sa licence en club même si on préfère rouler tout seul.
Attention, pour pouvoir adhérer, il faut produire un Certificat Médical de Non Contre-Indication à la pratique du cyclotourisme.
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L’AG de la FFCT s’est tenue à Niort les 10 et 11 décembre 2022.
En substance, ce qui a été dit et ce qui m’a intéressé.
Les caractères en italiques sont des copies du rapport de l’AG
La vie des clubs
Ce qui est écrit me semble conforme au vécu local
…bien des clubs ont oublié d’ouvrir à nouveau leur porte, ils
pratiquent certes régulièrement mais en vase clos, entre
amis, sans inviter ou intégrer de nouveaux venus
Hélas, trop de pratiquants se comportent
aujourd’hui comme des clients, des consommateurs à
la conduite inacceptable.
il existe des velléités de mettre en place
des péages pour les utilisateurs de l’espace nautique. Les
voies sur berges sont propices aux activités de randonnée (cycliste, pédestre, voire équestre), nous souhaitons
en maintenir le libre accès pour tous les randonneurs.
Les effectifs de la Fédération enregistrent une quasi
stabilité des effectifs en ce mois de septembre, voire légère
hausse (105 000 licenciés). (voir les chiffres antérieurs) C’est une bonne nouvelle,
mais cette légère progression appelle aussi à la vigilance, dans la mesure où la moyenne d’âge du licencié continue d’augmenter. La question du renouvellement de
générations et de dirigeants, se pose. Nous constatons une hausse des clubs inactifs, qui arrêtent faute de volontaires pour s’occuper du club et faute d’avoir anticipé une passation de pouvoir. La Fédération a perdu une quinzaine de clubs sur la période, malgré un rebond de trente-sept nouvelles associations.
Savoir Rouler à Vélo (SRAV)
-15 667 attestations sur 180 000 délivrées depuis avril
2019 ce qui ne représente que 8,7 % des attestations
délivrées en France.
Ce résultat n’est pas satisfaisant au regard du travail
mené par la Fédération et des aides de l’État possibles via
l’ANS soit au travers du PST soit par les appels à projets
lancés par les DRAJES. Force est de constater qu’avec
de tels chiffres il est difficile de revendiquer auprès des
institutions, d’être parmi l’élite dans la mise en place
de l’éducation routière à vélo.
Les cyclo-sportives hors jeu dans le collimateur
Je pense notamment à la GFNY organisée à Thann sans avoir la preuve qu’elle n’est pas dans les clous de la réglementation française…
MANIFESTATIONS (ULTRA BIKE)
Une nouvelle pratique se met en place, venant des États-Unis : l’Ultra bike, sur longues distances, en autonomie, dans un esprit d’aventure, dont les clauses des règlements peuvent ne pas être conformes à la loi française ou constituer des clauses abusives (pas d’assurance, organisateurs exigeant une décharge de responsabilité)
dès lors qu’il s’agit de contrats dits d’adhésion sans discussion possible.
Problèmes :
SEMAINES FEDERALES A VENIR
Finalement les cyclistes de la FFCT ne seraient-ils pas des bagnoleux qui s’ignorent?
Le Tour cyclotouriste
Le Tour cyclotouriste n’était pas prévu en 2022, mais nous sommes en train de préparer celui de 2023.
Il partira de Niort (79) le 19 août pour un retour le 9 septembre. Il sera composé de 20 étapes de 120 km en moyenne avec une journée de repos.
Depuis Niort il partira vers la Loire pour rejoindre le nord-est de la France ; puis il descendra vers le sud en passant par les Vosges et le Jura. Il fera une incursion en Suisse pour rejoindre les Alpes du Nord, nous traverserons le Rhône au sud de
Lyon pour filer vers la Lozère, le Limousin et regagnerons Niort.
Certificat médical
On sent enfin que le fameux certificat prive la fédé d’adhérents qui n’ont pas envie de se plier à cette règle. J’en suis et je suis parti.
CERTIFICAT MÉDICAL DE
NON CONTRE-INDICATION À LA PRATIQUE
DU CYCLOTOURISME
L’État laisse à chaque fédération de juger utile si ce certificat est un document indispensable pour l’inscription
et le renouvellement de la licence. La responsabilité
de la FFCT risque d’être directement impliquée. Une
réflexion et des consultations de spécialistes médicaux,
de l’assurance et juristes sont menées avant de proposer
un avis technique qui sera soumis au vote du Comité
directeur fédéral.
Effectifs Grand-Est

La suite demain avec les questions/réponses des clubs représentés à l’AG. Toujours très intéressantes car elles reflètent les préoccupations du terrain, parfois en décalage avec le national.
Il faut savoir qu’en terme de démocratie interne, la FFCT ne répond qu’aux questions préalablement écrites et déposées lors de l’AG.

200 est arrivé dans les boites.
Dans la rubrique « Débuter » de ce mois, un article dénommé « Va te faire voir » consistant à dénoncer ceux qui roulent sans qu’on puisse les voir sur la route.
Ils sont nombreux et ce ne sont pas que des débutants, je peux en témoigner.
200, chiffres à l’appui, calcule qu’à 90km/h un automobiliste peut nous apercevoir à seulement 100 mètres derrière nous…soit quatre secondes avant de nous percuter.
En revanche, bien signalé avec une veste de pluie orange ou un gilet fluo, vous serez vu de jour bien avant 100 mètres. De nuit, c’est différent. Le gilet rétroréfléchissant homologué et un feu arrière est obligatoire. Sans parler du reste, à savoir le feu avant, les dispositifs réfléchissants latéraux dans les rayons et ceux des pédales ainsi qu’à l’avant et à l’arrière du vélo.
Le 30 novembre une démarcheuse commerciale d’une boite de vêtements cyclos que je ne nommerai pas m’a demandé de collaborer sur mon blog.
Vu que dans le catalogue il y avait des vêtements noirs, j’ai décliné l’offre.
Ainsi des fabricants continuent encore de proposer à la vente des vêtements cyclistes noirs. On devrait les interdire puisque nous sommes nombreux à rouler en noir. La tenue des enterrements.
Bravo donc à 200, magazine sentimental, qui ce mois-ci encore nous abreuve de belles randos façon baroudeurs qui ne se prennent pas trop la tête.
L’un d’eux a même fait un malaise cardiaque à cause de son impréparation dans un raid sur le plateau de Millevaches.
Ô la vache!

Ciklet.fr a choisi de se placer sur le haut de gamme d’occasion pour vendre des vélos reconditionnés.
Révisés et tout comme neufs comme pour les bagnoles ou les smartphones.
Tel ce vélo de route, ci-dessus, Specialized Venge Vias S-Works Sram Red eTap Black vendu 3400 euros au lieu de 9900 neuf.
Le second marché a le vent en poupe et c’est tant mieux pour ceux qui aiment changer souvent de matériel pour un oui, pour un non.
Sur le site de Ciklet on trouve des routiers (41 modèles), des gravels (8 modèles), mais pas encore de VTT.
Attendons de voir si Ciklet va réussir à vendre du VTT puisque sa rubrique est déjà prête.
Il est vrai qu’acheter un VTT d’occasion, c’est plus délicat car beaucoup de composants auront soufferts et le prix du reconditionnement risque de dépasser celui du neuf.
Aller sur le site de Ciklet

A défaut de vélo, je cours. 16 degrés ici. Short et tee-shirt suffisent.



J’ai profité d’une accalmie pluvieuse pour sortir le long de la plaine d’Alsace.
L’ami Jacques (de Morschwiller) rencontré à Reiningue m’a accompagné jusqu’à Schweighouse. Comme Jacques parcourt 22.000 km sur son vélo chaque année, je suis arrivé plus tôt que prévu chez moi car son rythme est évidemment plus soutenu que le mien.
Je n’aime pas décevoir.



J’ai entrevu une éclaircie sur la montagne et j’ai vu que le Thannerhubel était recouvert de neige.
J’en ai profité pour mettre le nez dehors.
Mais au bout d’un kilomètre la pluie s’est remise à tomber et j’ai couru le long du Rangen dans une brume qui masquait à nouveau le massif.
Le tour habituel qui me va bien, aller jusqu’au centre du bourg et revenir en alternant chaussée et trottoirs troués. J’ai la hantise de me tordre une cheville en courant, ou mieux, de m’étaler en sautant les trottoirs.
C’est la vie de vieux. Il faut faire avec comme dit l’autre.
Une fois à la maison, je vais mieux. Courir est aussi une thérapie pour les anxieux.

Demain E.Borne, notre première sinistre, va déballer sa réforme pour les vieux travailleurs. Un beau paquet cadeau avec un ruban tricolore qui traînait sous le sapin de l’Elysée.
C’est une régression sociale qui va de pair avec un pays en déclin. Comme toute l’Europe à la démographie en berne qui ne sait plus comment boucher les déficits.

Mesnil-Saint-Père est au bord du lac du la Forêt d’Orient dans l’Aube.


En compagnie de Lionel, JB, Sébastien
On a enfin trouvé la Vue Zuber. J’en ris presque parce que la fois dernière je l’ai ratée.

Une fois au col de Teufelsgrund, ne pas se tromper, prendre soit en face soit le chemin qui monte légèrement à droite.
C’est d’une simplicité biblique diraient les autochtones.

Aujourd’hui on commence fort la nouvelle année par la grimpée à la Croix Républicaine (ou la Croix de Lorraine si vous préférez) qui domine Thann. Quinze pour cent derrière le cimetière juif au bout de la rue Humberger. Ce qui me vaut de pousser dès le départ.

Ensuite on prend le col du Staufen. Les chasseurs veillent à ce qu’on ne rentre pas dans leur zone de combat. Tout se passe bien.
Puis au col du Plan Diebold on profite un peu du feu de bois.

Au chalet Baumann du Weïerlé, on s’abandonne dans la douceur du feu à l’âtre.

Au col de Teufelsgrund, je prends une ornière cachée sous les feuilles …et boum! Je m’arrête brutalement. J’ai la visière du casque qui tape et les neurones qui s’agitent. Bizarrement en me relevant, j’ai le guidon à l’envers…comment est-ce possible? un compagnon me fait observer qu’un 180° règlera l’affaire.
Le choc à fait crac dans le poignet gauche et la jambe me picote.
Rien de grave cependant puisque je n’ai pas demandé quel jour on était. J’ai rebooté le disque et run. Mais le GPS s’est quand même éteint…peut-être un airbag interne!…

La descente après Zuber est agréable. Au-dessus du parcours Vita, on musarde le long de Saint-Theobaldwald.

Je ne sais pas dire si on peut parler de la reprise du Club Etoile 78 puisque la météo d’hiver ressemble encore ici à l’automne avec 10 degrès.


17km/444m


Je n’ai pas cherché longtemps pour trouver mon titre. Qu’on m’en excuse.


Cette fois en traversant Issenheim, j’ai surveillé mon GPS…et il s’est éteint comme les fois précédentes pour la troisième fois et c’était en face du numéro 59 de la rue de Guebwiller. Le mystère demeure. (voir mon billet du 25 novembre 22)








Mon vélociste, Serge Mannheim, est toujours fier de me présenter ses cycles « fait main ».
Contrairement à la plupart de nos vélos « assemblés en France », plus rien n’est fabriqué chez nous.
Serge Mannheim a encore des commandes pour des vélos sur mesure et c’est lui qui fabrique le cadre…puis ajoute les composants au goût de l’acheteur.
Ce vélo pour dame va partir bientôt.
Le fait main est devenu rare. Concurrencé par le vélo d’usine, les artisans peinent à se faire une place car le fait main est forcément plus cher. C’est donc le coup de cœur qui parle avant le porte-monnaie de l’acheteur. Mais ne nous trompons-pas, le cadreur sait aussi faire du vélo électrique et Serge Mannheim a été un précurseur depuis plusieurs années.
Electrique, il est muni d’une batterie de 530 Wh et pèse 15kg.
Prix à partir de 4900 euros!
L’électrique assure le quotidien du vélociste
S’agissant des vélos électriques, ils représentent à présent 40% en chiffre d’affaires. Il ne faut donc pas négliger cette clientèle nouvelle qui veut « du lourd ».

les utilisateurs rognent les trois premiers pignons
Pour les amateurs de VTT, le choix est grand. Je suis désormais quasiment seul en semaine avec mon VTT muscu à sillonner le massif.
Serge Mannheim se frotte les mains: l’entretien des VTTAE assure son quotidien. Des chaînes, des transmissions…et des pannes liées à l’électronique fragile.
En outre, souvent les utilisateurs rognent les trois premiers pignons plus vite que la cassette, car ils oublient parfois, me dit-il, de pédaler, préférant passer l’électrique en mode pleine puissance la plupart du temps.
Je n’y connais rien en VTTAE, mais je comprends. Un peu.
Trottinettes, ils viennent me voir pour changer les pneus.
Serge ne veut pas s’occuper de trottinettes. De nombreux engins sont achetés sur le net et après ils viennent me voir pour changer les pneus. Je ne suis pas d’accord pour prendre en charge ces engins, d’autant que l’électronique à bord souffre des vibrations et est sujette à des pannes
Le Gravel se porte bien
Le gravel se porte bien. Muni de pneus crantés, de freins à disques, un beau Look tout carbone revient à 3000 euros. 9,700 kg

Encore une tentative de garage public pour vélo. Un réceptacle potentiel à ordures. Le bac s’ouvre sans clé.



L’essayer c’est pas l’adopter

En langage cycliste, nous dirons que c’est un tas de ferraille. Passons.
Pour accéder au service, il faut télécharger l’application M’ticket puis enregistrer sa carte bleue. C’est une action qui requiert de la confiance. Après quoi on vous débite 150 euros de garantie et on peut ensuite prendre un vélo à la première station disponible. Le service est facturé 50 centimes l’heure.

Après avoir entré sur le tableau de bord du vélo mon numéro de compte et mon code pin délivré en retour de l’inscription, mon vélo est déverrouillé de sa borne d’ancrage.
Vérifier que les pneus sont gonflés et régler la selle.
Je pars. Première impression ça n’avance pas. On a le sentiment de conduire un poids lourd. Le pédalier craque et grince. Le développement est nul. Trois vitesses. La une et la deux sont très courtes et la trois vous assure le mode courant. Pas de danseuse, trop casse-gueule. Pas de freins non plus avec les gros tambours. Au bout de 25 minutes j’ai rejoint le centre-ville 3,7km!

Je vais en reprendre un autre pour rentrer. Finalement le tram est plus sympa…
…même si le deuxième vélo était plus roulant. Il est évident que ce type d’engin est incapable de vous conduire confortablement à plus de 10km.

Trouver une station et vite se débarrasser de la bête ! Vérifier à l’écran que votre vélo est bien ancré.

J’aurais au moins essayé. Réflexion faite la trottinette muscu est plus pratique sur de courts trajets

J’ai sorti mon chevalet tout neuf et j’ai cherché un endroit désert pour peindre en « direct » sur le motif. Mais un samedi, c’est un jour de loisirs. Alors j’ai vu des cyclistes, des runners, des promeneurs en nombre qui regardaient tous dans ma direction le bonhomme qui peignait dans une légère bruine. J’ai cadré
à la hâte dans ce vignoble envahissant. Au fond des pins parasols et le domaine de Fangouse. Au bout de deux heures avec un peu de vert olive, d’ocre jaune et de terre d’ombre, j’ai estimé que je ne pourrais pas faire mieux. Il fallait remballer.

Les plus anciens d’entre-nous se féliciteront d’aborder une nouvelle année en bonne forme physique et de pouvoir faire encore du vélo par tous temps. Il est vrai que la météo devient plus clémente au fil des années. Ce qui n’est pas forcément un gage de bonne santé pour la planète.
À tous mes lecteurs je souhaite une bonne et belle année 2023.

Aujourd’hui Montpellier à trottinette musculaire. Je détonne un peu parmi les trottineurs à batterie. À Montpellier ils sont plus nombreux que les cyclistes.

Je pousse pied gauche. Le droit est subsidiaire, moins efficace. Je sais permuter aisément. Je sais sautiller sur les raccords. Étant musculaire je prends les trottoirs généreux et je sors sur la chaussée lorsque c’est plus simple. Sac à dos indispensable. Au centre commercial du Polygone, je plie l’engin et j’ai la bandoulière. Avantage indéniable sur l’électrique.
Au programme Comédie, préfecture, Peyrou, Polygone, Antigone, le Lez












Dix kilomètres. Plus pratique que le tram car je me faufile dans le centre historique . Attention quand même à regarder où l’on met ses roues car de nombreux pavés glissants.

Ces perpectives linéaires ne sont pas habituelles. En courant mon altitude varie entre -3 et +10 m. C’est l’incertitude du GPS. Mais en réalité je cours sur du plat pendant 10km. Rejoindre d’abord l’abbaye de Maguelone, c’est le bon plan. Je longe le canal du Rhône à Sète. Une fois arrivé à l’abbaye je suis forcément obliger de rentrer au point de départ. On me demande parfois si j’étudie mon parcours: non. Je me contente d’estimer la distance de mon point de retour au fur et à mesure que j’approche.

Au retour la route qui longe la mer est glissante, curieux phénomène avec 12 degrés. Quand j’aborde le camping je sais que je vais trouver l’esplanade de la rive droite de Palavas. Presque déserte.

J’ai bouclé mes 10 bornes. Je suis bien, je vais bien.