C’est souvent à regret que le cycliste abandonne son vélo lorsque la neige est là. L’occasion d’essayer la marche, par exemple. Aujourd’hui j’ai fait le tour du lac de Kruth. Une balade familiale de 5 kilomètres. Juste de quoi admirer les couleurs de l’hiver. Les cascades sont en action et le réservoir retrouve un niveau correct qui contraste avec celui de la sécheresse de l’automne.
Mobil-Idées
Séance Mobil-Idées aujourd’hui à Wegscheid (vallée de la Doller).
Au programme, une réflexion proposée par le Collectif Festi-Débat. Quelles mobilités dans la vallée? Une vingtaine d’usagers, militants, élus réunis pour étudier les moyens d’améliorer nos conditions de transport et de faire des propositions alternatives en faveur de déplacements doux. Au cours de cette journée, plusieurs démonstrations de véhicules destinés aux personnes à mobilités réduites, comme cette draisienne tricycle, ou ce vélo-cargo pour personne en fauteuil…
J’en veux un!
Joindre l’utile à l’agréable
Un original ce Maxou. Il prend son vélo pour faire une course à cinq kilomètres de chez lui et alors qu’il fait moins deux.
Bon d’accord!
J’ai la flemme de mettre en route le diesel. Ma conscience au fond de moi me l’interdit.
J’ai posé des jalons, j’avance par étapes en évitant les chausse-trappes.
Une grande quatre voies mais pas d’itinéraire vélo, bien sûr.
Alors je zigue et je zague entre les grillages d’usines et les labours.
Toujours penser à faire des moulinets en abordant les ronds-points pour épouvanter la gent bagnolesque.
Au Leclerc, le casque à la main et les grolles à crampons, ça impressionne dans les rayons.
Puis je repars mon achat accompli.
Où est passé notre pognon?
Comment s’appelle cette manifestante déjà?… Jacline Mouraud. (à ne pas confondre avec Jacqueline Gourauld ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales)
Elle avait lancé le mouvement Gj en novembre en posant une question presque incongrue et désobligeante sur Facebook. Si on réécoute sa vidéo attentivement, on mesure avec le recul la justesse de ses propos que beaucoup jugeront démagogiques…les cyclistes apprécieront tout particulièrement ses propos à la minute 3
Qu’est-ce que vous faites du pognon Monsieur Macron?
La question a le mérite d’être franche à défaut d’être courtoise. Evidemment, la classe politique dirigeante en a profité pour tourner en dérision Jacline Mouraud qui passe aujourd’hui pour une ingénue. Voyons Madame Mouraud, tout le monde sait bien que la République a besoin de moyens pour faire fonctionner ses institutions. Depuis cette classe dédaigneuse ne cesse de répéter aux manifestants que de l’argent il en faut beaucoup pour atteindre le niveau d’exigence des citoyens. Ce qu’il manque, c’est un juge de paix capable de comparer notre efficacité économique par rapport aux autres pays de la zone euro.
Parlons-en justement de notre niveau d’exigence.
J’exclue le monde cycliste où décidément la France fait figure de ringarde en terme d’équipements cyclables. Je l’ai déjà dit: décideurs publics, ne faites plus rien pour le vélo, vous êtes trop nuls! chaque euro investi dans le vélo est un ratage.
Mais prenons en revanche les grands thèmes qui intéressent les Français.
La police et les armées. Quelle n’est pas notre surprise d’apprendre que nos corps républicains sont en état de faillite. Nos chars sont rafistolés, nos hélicos sont cloués au sol dans le désert faute de pièces et nos engins blindés de l’avant sont pour la plupart vieux comme Hérode. Je ne parle même pas de nos policiers qui doivent acheter leurs équipements pour être au top!
Les hôpitaux. Chez nous on ferme les hôpitaux locaux comme à Thann ou à Altkirch au nom de la logique comptable et de notre sécurité qui ne serait plus assurée. Mais on embauche à tour de bras des médecins étrangers sous contrat qu’on va finir par titulariser dans l’emploi tellement c’est le marasme au niveau du recrutement. Dans les maisons de retraite, les fameux Ephad, Agnès Buzin va offrir une prime aux aides-soignantes tellement les salaires sont bas…et en retard dans tout le monde soignant. Je n’aborderai pas le sujet des conditions de vie de nos anciens, j’y ai animé pendant trois mois un atelier d’aquarelle et j’ai vu les indignités de vie dans lesquelles nos vieux sont plongés. Ne parlons pas des spécialistes qui vous donnent rendez-vous dans six mois!…
L’école. Ah oui! voila le premier corps public de l’Etat qui marche bien. Je plaisante! Aujourd’hui les profs sont tellement à bout de forces qu’ils lancent le mouvement « stylos rouges ». Et les résultats scolaires de la sixième nation mondiale?
La France arrive 26e (en 2016) sur 70 pays et économies, d’un classement pour lequel elle avait terminé 25e en 2012. Attendons le classement 2018 avec confiance…
Faut-il parler du réseau routier? non, tout le monde peut juger chaque jour de l’état de délabrement des chaussées, des trottoirs urbains et des accotements.
Finalement tout réflexion faite, Jacline Mouraud pose une question pas si idiote: où passe le pognon de dingue Monsieur Macron? Souhaitons à Jacline Mouraud de réussir aussi bien dans son entreprise politique!
La French Tech du vélo

Figurez-vous, cycliste dernier de cordée, que des gens surdoués pensent notre vélo de demain. Pas le vélo de compét, non! le vélo des courses à l’Aldi.
Alors le voici, je vous le présente. Les connaisseurs de la chose vont se marrer, en douce. Je parierais que ce machin là avec sa grosse poutre en forme de pyramide renferme une batterie au lithium. Mais je me trompe peut-être.
Évidemment, ni sacoches, ni porte-bagage, ça ferait trop people.
Si c’est tout juste pour se promener le long du canal le samedi et frimer un peu, alors pourquoi pas!
Quand Bloctel débloque

Bloctel nous a délivré du mal. Jamais un gouvernement n’avait autant pris conscience de l’intérêt qu’il y avait à interdire les appels téléphoniques indésirables.
C’était en 2014.
Depuis nous déchantons.
Le fameux Bloctel n’est plus qu’un lointain souvenir.
Sous les tropiques, un nouveau sous-prolétariat est né, la génération du clic ou encore le digital labor, auxiliaire de l’intelligence artificielle censé suppléer provisoirement à la venue du grand remplacement technologique. Il suffit d’un doigt et d’un casque sur les oreilles pour rendre dingue les trois-quarts de la planète.
Dans les années 80, on a tenté d’installer des centres d’appels téléphoniques en France dans les zones en voie de désertification. Peine perdue, le personnel a vite compris qu’on avait réinventé un nouvel esclavage.
Chaque jour, le démarchage téléphonique reprend à l’heure des repas, l’heure où l’on a le plus de chance de trouver un interlocuteur chez lui.
Je me suis fait une raison.
Une grave anomalie a été détectée sur mon isolation thermique, ma consommation téléphonique, de gaz, d’électricité…je ne sais plus.
J’abandonne, je me rends.
J’avais tenté au début de savoir si le temps était beau à Madagascar, histoire de passer un bon moment avec ma télé enquêtrice. Puis j’en ai eu marre. Je suis carrément devenu méchant, j’ai joué les inspecteurs de police, nom, prénom, adresse, date de naissance, profession du père, de la mère, nationalité,…il était devenu impossible à mon enquêteur d’enquêter, j’avais pris l’ascendant sur cette nouvelle génération du clic qui débitait son télé-scénario devant une console d’ordinateur.

Je connais la chanson.
Chaque oui, chaque non prononcé amène le télé-prospecteur au graal: il obtient de vous enfin une promesse de rendez-vous pour remplir tout votre grenier d’une épaisse couche de laine de verre.
Finalement, j’ai débranché mon téléphone fixe pensant me mettre à l’abri définitivement des appels émanant de l’océan indien. Peine perdue, maintenant on m’appelle sur mon smartphone.
La bonne affaire du siècle
Quatre organisations viennent de collecter 2 millions de signatures, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France ( à lire ici)
Je ne peux pas passer à coté de cette nouvelle sans réagir.
Ensemble, les signataires disent « stop à l’inaction » climatique. La pétition pour « l’Affaire du siècle », c’est un recours contre l’État devant son manque d’action face au réchauffement climatique.

Ed Hawkins, un spécialiste du climat britannique, rattaché à l’université de Reading, a synthétisé en un GIF les températures de ces 166 dernières années.
Je connais la réponse de l’Etat: « allez vous brosser avec votre pétition! » La réponse de notre écolo-ministre compatible LREM De Rugy n’a d’ailleurs pas tardé « ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre »
Cette mauvaise humeur en rappelle une autre diamétralement opposée, celle des Gilets jaunes (encore eux!)
D’un coté, ceux qui veulent sauver le climat tout en faisant comme avant et de l’autre ceux qui veulent du pognon pour vivre…et rouler en bagnole, diesel inclus.
On n’est pas sorti de l’auberge.

Mais derrière cette opposition contestataire se cache en fait un mépris de classe. Ne tournons pas autour du pot, ceux qui signent pour le climat les yeux fermés ont du fric et n’en ont rien à cirer des gilets jaunes autour des ronds-points qui émargent à Pôle Emploi ou qui font la queue pour gratter la Prime d’Activité généreusement offerte par Macron.
CADReS Thur-Doller, l’assoc
J’en avais parlé en septembre dernier.
La petite sœur du CADRes Mulhouse est née. Elle s’appelle CADRes Thur Doller.
Avec l’ambition de défendre et promouvoir l’usage du vélo et des transports doux comme la marche, CADRes Thur Doller va exercer son action sur nos deux vallées haut-rhinoises débouchant sur la plaine d’Alsace. Représentant 46 communes et 68.000 habitants, CADRes Thur Doller tombe à point: sa venue coïncide avec la publication du Schéma Directeur Vélo Thur Doller le 20 décembre 2018.
L’association CADRes Thur Doller a son siège à Ranspach (68470), 20 rue du Général de Gaulle.
On peut la joindre sur sa page Facebook …et aussi y adhérer (10 euros/an ouvrant droit à réduction d’impôt au titre des œuvres ou organisme d’intérêt général) profitons-en avant que Macron ne s’en occupe!
Thur-Doller, le schéma vélo

Le Schéma Directeur Vélo Thur Doller est publié (document accessible ici)
Destiné à développer la pratique du vélo, il vise aussi indirectement à peser favorablement sur l’enjeu climat-air-énergie.
Le Pays de Thur-Doller, c’est la conjonction de deux vallées vosgiennes coté haut-rhinois comprenant 46 communes et 68.000 habitants.
Tout est dit!
Y’a plus ka!

Facile à écrire, mais les connaisseurs des lieux comme Vélomaxou en mesurent en même temps les difficultés.
Les freins à l’usage du vélo, on les connait!
Deux vallées où les villages se succèdent et où deux axes routiers d’importance remontent vers la Lorraine, d’où un trafic soutenu, et surtout des engorgements consécutifs au trafic des navetteurs, ces usagers qui se rendent chaque jour travailler vers Mulhouse et qui en reviennent le soir…sans parler d’une résistance naturelle à prendre son vélo pour se déplacer dans les quartiers ou les villages.
Du coté des ouvrages cyclables, des installations existent. Notamment avec la véloroute VV31 de Vieux-Thann à Kruth (25km) et la voie verte de la vallée de la Doller (20km). Du coté des communes, de nombreux progrès restent à réaliser sur le plan intra-urbain comme à Thann, à Cernay, à Saint-Amarin ou à Masevaux. Il reste en particulier à délimiter et à sécuriser les axes menant aux établissements scolaires qui dissuadent les parents d’engager leurs enfants à prendre le vélo…et rendre plus aisé l’accès à la gare de Thann avec son vélo.
L’association CADRes Thur Doller qui vient de voir le jour à Ranspach aura sans nul doute toute sa place à jouer dans la mise en œuvre de ce schéma directeur vélo.
Ombre au tableau qui laisse planer un doute sur les intentions du schéma directeur vélo Thur-Doller, la possibilité d’affecter la voie verte de la Thur aux véhicules lorsque la nationale RN66 est paralysée. Une éventualité à laquelle s’opposera fermement le CADRes Thur-Doller. voir mon billet du 10 novembre 2017.
Signe extérieur de richesse

Faut pas croire! Chez les cyclistes, il y a des signes qui trompent. Prenez moi, par exemple. Avec mon vélo pourri acheté 30 euros à la foire aux puces de Sausheim en 2007, on pourrait croire que je suis pauvre. Perdu! en réalité, pour les finances publiques, je suis riche, riche de l’intérieur, j’ai du pognon plein les fouilles et de l’or au bout des doigts. Bref, à présent je vais pouvoir faire mon kéké dans le hall d’accueil de ma mairie. Je serai un peu proprio des murs et de la moquette, un citoyen de luxe promu par Macron 1er pour renflouer le manque à gagner de l’ISF. Je serai en effet un des vingt pour cent de privilégiés qui s’entêtent à payer la taxe d’habitation. En signe de reconnaissance, quand je vais utiliser les jardins publics, le maire s’est engagé à m’affecter un personnel détaché, chargé de nettoyer les bancs, ramasser les clopes et les emballages de friandises, les boites de coke en alu. Tout ça rien que pour moi. J’aurais même droit à un agent de police dédié, pour évacuer tous les mauvais payeurs qui viendront faire pisser leur chien dans le gazon.
Il est fou Afflelou

Afflelou, le célèbre lunetier se lance dans le casque pour vélo, après avoir investi le marché de la surdité.
Le dispositif de Cosmo Connected fonctionne sur le même principe que le troisième feu de stop des voitures. Pour les motards, il leur offre une meilleure visibilité. Pour les cyclistes, il apporte tout simplement la possibilité de bénéficier d’un feu de stop et de clignotants. Le feu de stop s’allume quand le vélo ralentit, grâce à des accéléromètres; et les clignotants se commandent à partir d’un petit boîtier de commande qui se fixe sur le guidon du vélo. Vendu une centaine d’euros.
Le Cosmo Bike, (sans le casque) qui se compose d’un feu à fixer sur le casque et d’une commande au guidon est lui disponible à partir du 8 janvier, à 69 euros. Pour encore plus de sécurité, il est même possible d’en fixer deux, un sur le casque et un sur la tige de la selle ou le porte-bagages du vélo. Le feu de stop s’allume automatiquement au freinage et les clignotants se pilotent depuis le boîtier à fixer sur le vélo. Ce boîtier est un peu plus petit qu’une petite boîte d’allumettes. Le feu peut se recharger sur une prise et offre huit heures autonomie. «Plus besoin de lâcher le guidon pour indiquer que l’on tourne!»
Noir et blanc
Dettinger/Jouanno

Figurez-vous que notre Chantal Jouanno va toucher 176.000 euros pour organiser le dialogue avec les Gilets jaunes.
Une somme rondelette pour discuter avec des gens qui émargent pour la plupart à 800 euros.
De l’autre coté, Christophe Dettinger qui a oublié qu’il n’était plus boxeur face aux gendarmes samedi à Paris.
La fédération de boxe, elle, est plus sévère. Elle fustige « le comportement inacceptable et honteux » de Christophe Dettinger dans un communiqué, quand son dernier entraîneur en date, Laurent Boucher, le traite de « con » sur France Inter. « En boxe anglaise, on apprend à ne pas taper un homme au sol. Jamais. Et lui, il l’a fait », regrette le coach.
Celui-là risque d’écoper de la peine max. Peut-être cinq ans.
Sa cagnotte solidaire atteint actuellement 118.252 euros.
En deux jours.
Je vais faire en sorte, comme d’autres, que Christophe Dettinger face mieux que Chantal Jouanno pour subvenir à ses frais de procès et à sa famille.
Osons!

Je passe devant chaque jour. J’ai cette vanité qui consiste à exposer chez moi pendant une semaine, voire plus, mes œuvres. Puis elles disparaissent dans un carton, dans l’oubli. Celle-ci par exemple est une drouille infâme qui, étrangement, a pris de la valeur chaque matin en passant devant. Je la trouvais de plus en plus belle, je veux dire sensible avec cette mer de glace qui ondule légèrement, sa noirceur qui révèle des abysses angoissantes, et ses roches déchirées.
Elle a une histoire. Au début c’est un paysage de brume de Longemer le 1er janvier à l’aquarelle. Raté! J’attrape de la pâte bleue et blanche acrylique et je tartine le raté. Les herbes fanées de l’avant-plan destinées à donner de la profondeur en prennent un coup aussi de pâte bleue. Comme pour marquer mon dépit.
Puis, pris de remord, je glisse l’ensemble dans une marquise et j’observe les dégâts. Un jour, deux jours,…Finalement mon mix aquarelle-acrylique va rester en carton sans être détruit. Je la donne à qui veut prolonger sa vie.
Les potins du lundi
Difficile de faire l’impasse sur cette nouvelle année et sa transition chaotique avec la fin de la précédente.
Comme une coup de baguette magique, on aurait pu croire que le phénomène Gj était rentré dans le rang. Je sais, c’est facile d’accuser un pouvoir aux abois que tout le monde accuse. Y compris parmi les adorateurs de la première heure.
Non! la baguette magique s’est transformée en matraque. Le roi est nu, le roi est seul.
Le 27 janvier est encore loin. C’est à cette date que la marche de soutien à Macron organisée par le collectif « Stop, maintenant ça suffit » et le mouvement des « Foulards Rouges » doit se dérouler à 14h place de la République. 7300 participants inscrits sur Facebook.
Contre-manifestant face à un mouvement populaire est un pari risqué. Attendons de voir!…
Manifestement les mesures destinées à calmer le mécontentement de la France d’en bas, des gens de peu, de rien, dirait Macron (je ne sais plus comment on doit l’appeler cette France des ronds-points) n’auront pas suffi.
Pire, c’est dans les chefs-lieux que le phénomène s’est déployé ce dernier samedi.
Ainsi Epinal…et Colmar…

Un ouragan a parcouru la ville et le mobilier urbain a beaucoup souffert.
Certes on ne peut pas parler comme tentent de le faire les médias (BFM TV et LCI en tête) – et le pouvoir effrayé – de phénomène insurrectionnel ou conspirationniste…voire putschiste.
On n’en est pas (heureusement) aux sabotages qui pourraient entraver le fonctionnement de l’Etat. On n’a encore rien vu de tel. Pour l’heure, la France, ses institutions, ses infrastructures, son énergie, ses télécommunications, son industrie, ses services fonctionnent. On peut tout juste parler d’une chienlit que notre démocratie molle et très peu représentative est incapable de raisonner et d’endiguer. Surtout avec des députés recrutés sur CV!
Prenons l’exemple de Madame Claire O’petit, députée LREM de l’Eure, qui parade sur les chaines d’infos en continu et aussi aux Grandes Gueules sur RMC (une référence, en sorte). Ancienne commerçante, son CV est édifiant. Elle est passée successivement du PS, à l’UDF, au Modem, …et pas tout à fait au FN. Elle voulait surtout être assurée d’avoir une rémunération déclarera Nicolas Bay, cadre du FN. (source wikipédia) On pourrait dire que Madame O’petit est une députée marcheuse politico-compatible avec n’importe quel mouvement politique.
Force est de le reconnaître, Sarkozy avec son Karcher et son « casse-toi pov’con » est un enfant de cœur à coté de nos branquignoles d’aujourd’hui:
C’est du vaudeville. Macron dit « Qu’ils viennent me chercher », les Gilets jaunes répondent « Vos désirs sont des ordres, M. le président, on vient vous chercher ». Griveaux dit : « Soyons radicaux ». Les Gilets jaunes répondent : « D’accord. On va être radical. On va te casser la gueule ».
Se réfugier derrière l’État de droit tout en usant d’arrestations et de gardes à vue arbitraires est une bien piètre réponse de la part de pouvoirs publics complètement dépassés par le phénomène Gj.
Derrière ces escarmouches citoyennes se cache en fait une réalité: l’ingouvernabilité de la société tant la concorde s’éloigne de jour en jour. Il ne manque qu’une inconnue: quand le dépôt de bilan va t-il intervenir?
C’est aujourd’hui que la France recommence vraiment l’année avec la fin des vacances scolaires. Ceux qui reprennent le travail vont découvrir à la fin du mois leur nouveau salaire amputé du fameux prélèvement à la source. Un mauvais signe de plus pour le pouvoir d’achat. Les pensionnés, eux, ont déjà expérimenté la nouvelle formule dès le 1er de l’an.
Ah salut! comment tu vas?…
Le type dans la galerie marchande semble m’avoir reconnu, mais je ne le connais pas.
lui: Je t’ai pris pour un autre…
moi: Ce n’est pas grave, cela arrive…
lui: J’attends mon copain, pour nous le boulot est terminé. Notre camion a été renversé au rond-point par les Gilets jaunes et tout est foutu. L’assurance prend en charge la moitié mais le reste est perdu. Tiens comme t’as l’air sympa, je fais te faire un cadeau récupéré suite au sinistre, où est ta voiture?
Justement, ma voiture est là, devant la galerie marchande.
Le gars me dépose sur le siège une montre bracelet, un bracelet plaqué or (pour madame) et un flacon de parfum.
lui: Y’en a pour mille euros! me dit-il
Tu me donnes juste un petit billet de 50 euros.
Cheap, mon vélo?
Cheap.
Parler anglais est très tendance.
Il faut s’approprier quelques mots d’anglais pour rester dans le vent.
C’est fun.
Alors cheap, qui veut dire bon marché, est aussi employé pour désigner de la camelote.
Aujourd’hui, je peux dire que j’ai fait un tour cheap, un tour camelote, bon marché si vous préférez.
A la faveur d’une ensoleillée, je suis parti à dix heures. Dix heures, c’est au moins l’heure d’un sportif qui a fait la nouba la veille, non? Pourtant non, je n’ai pas fait la nouba. J’avais six degrés au compteur. Le 6 janvier 2017, je le rappelle, nous avions moins neuf en Alsace.
Avant d’arriver à Wattwiller, je suis ébloui par l’usine d’embouteillage. Ça fait cheap, ou toc si vous préférez une usine comme ça.
Puis j’ai poussé jusqu’à Bollwiller avant de tourner face au vent. Arrivé à l’étang de Reiningue, surprise! je n’ai que 27 km…Je suis dépité, mon compteur doit retarder. Un vieux Rox 8.1 Sigma qu’a plus de chrome autour. Bref un compteur cheap.
Même mon vélo est cheap, c’est dire!
Je l’observe…j’ai envie de lui dire « t’es moche aussi toi »
Il a l’air attristé de me voir ainsi, mon vélo. Lui et moi, c’est déjà une vieille histoire; j’ai regardé, il a dix ans…et quelques milliers de bornes.
Plus personne n’oserait rouler sur un vélo aussi mal foutu, et d’abord c’est de sa faute si je n’ai que 27 bornes au compteur.
Finalement, je lui tourne le dos, je fais semblant de le laisser tout seul.
Puis je le reprends. Je ne vais tout de même pas rentrer à pied.
A Reiningue, j’allonge. Je grimpe à Heimsbrunn derrière un type affûté comme une lame.
Je tiens le grand braquet jusqu’au sommet…puis la lame devant moi prend la tangente pendant que mes guibolles flageolent. Il me met tout de suite 300 mètres. Au stop, il a déjà disparu.
Je rentre penaud par Burnhaupt.
Midi sonne à Vieux-Thann.
Ça suffira pour aujourd’hui.
Que c’est dur de faire 50 bornes cette année!
Hopla Geiss
Je ne vais pas me défiler.
J’assume ce qui peut paraître une caricature de notre chère Alsace…d’autant que cette vidéo commence à dater.
Si je dis notre chère Alsace bien que n’étant pas « de souche », j’en accepte néanmoins sa culture et ses traditions. C’est aussi ça l’intégration.
Hopla! amusons-nous à mesurer notre alsacitude…sans rien nous interdire
Courage!
Il faut préparer des couches de vêtements et réussir un savant dosage vestimentaire qui tout en vous protégeant du froid ne va pas vous handicaper dans les chemins glaiseux.
Pour tout dire, je m’impose parfois la sortie dominicale à l’insu de mon plein gré!
Le passe-montagne qui évite d’avaler de l’air glacé est aussi inconfortable dès lors qu’il faut aller chercher de grandes bouffées d’air dans les côtes.
Bref, le vélo l’hiver est presque un métier.
Quand j’ai fait mes vingt bornes, je vois déjà poindre devant le home salvateur.
Indemnisé pour aller bosser

Le forfait mobilité durable prévu dans le grand plan vélo pour aller bosser à vélo fait son chemin. L’idée qu’on puisse vous indemniser pour rouler à vélo sans rien dépenser alors que d’autres triment pour assurer leur fin de mois et remplir leur réservoir ne va pas manquer d’en surprendre plus d’un.
C’est d’ailleurs pourquoi je m’étonne que ce modeste encouragement à pédaler (qui peut atteindre jusqu’à 400 euros) soit présenté comme la contre-partie d’un préjudice subi.
Non, le forfait mobilité durable n’est pas une indemnité mais plutôt une prime visant à nous récompenser.
En 2020, ce forfait sera obligatoire pour tous les employés communaux à vélo.
Voir ce sujet de France tvinfo
Autre article en relation: les courses à vélo, un bon plan aussi
Le Mini Fat Bike selon Boulanger

C’est électrique, donc ça se vend aussi chez les électroménagistes.
900 euros!
Trouvera t-il son public?
France de friches
Difficile d’ôter de notre vue ces vestiges devenus hideux d’une ère industrielle qui a vécu et qui encombre nos paysages et nos territoires. Dès lors on se demande comment on va pouvoir réconcilier cette France des territoires qui vit au milieu de décombres et de ruines et celle de là-bas, celle des métropoles qui vivent à l’échelle mondialisée.
Borne à tout faire…
Ces bornes anti-intrusion sont en principe destinées à empêcher le passage d’un véhicule à quatre roues, ou plus…on en trouve parfois remplacées par des rochers. Ce qui ne rebute par les agriculteurs de les déplacer avec leurs tracteurs tout en salopant les chemins.
En même temps (comme dirait qui vous savez), ces obstacles en pleine voie sont aussi des dangers pour les usagers cyclistes. Surtout à la nuit tombante. Sans parler de la nuit tout court! Une bonne âme l’a peinte en jaune fluo. Comme les gilets!
Il est everybody, le gilet jaune
En notre absence, la revendication continue! Il reste les stigmates ça et là d’une crise dont les acteurs ont déserté la place. Sur les ronds-points, depuis que les Gj sont partis, on assure la permanence du mouvement avec des slogans plus ou moins convaincants inscrits sur les murs. Il est non seulement le peuple notre gilet jaune, il est tout le monde! Je me souviens d’une époque déjà lointaine où l’on inscrivait sur les cabines de transformation de l’EDF dans les campagnes « Poujade avait raison ». De quoi avait-il raison Pierre Poujade? plus personne n’en sait rien. On peut dès lors s’attendre pendant de années à voir sur ce rond-point de Saint-Amarin « Je suis les Gilets jaunes » bien au-delà de notre souvenir de ce mouvement protestaire, une génération du « like » que tous les contempteurs de l’intelligentsia médiatique s’arrachent et tentent de maintenir en vie sous perfusion. Juste de quoi occuper la vacuité de notre espace politique décérébré.
Geishouse
C’est ma première sortie de l’année 2019. Les vélos n’ont pas eu beaucoup de repos. Moi non plus. Je suis monté à Geishouse. Ce n’est pas loin de chez moi et on peut faire un peu de montagne sans trop de kilomètres.
Bonne année 2019!

On ne résiste pas à la tradition des vœux. Les vœux, c’est un peu un moment de fraternité dans ce monde brutal. Mes vœux vont donc à mes amis, à mes lecteurs. Ceux qui sont cyclistes, randonneurs à vélo ou à pied, les deux à la fois et tous les autres. Je pense à ceux qui parmi nous aiment la nature, nos Vosges adorées, notre plaine d’Alsace, ceux aussi qui, loin d’ici, sont heureux de découvrir nos beaux paysages et ceux qui aiment me lire. Bonne année à tous!
Du jaune au vert-de-gris


Une dernière pour la route

Ce sera ma dernière sortie de l’année. J’ai pris la route et mon courage à deux mains. J’ai commencé tout de suite par Rammersmatt, puis à Bourbach-le-Haut, j’ai pris la rue du Schirm et la rue du Eschbach, ce qui me permet de visiter une partie inconnue du village. Le col du Schirm, Masevaux. Je descends la vallée du Soultzbach jusqu’à Soppe, Guewenheim, rond-point d’Aspach et retour par Aspach. C’est tout pour aujourd’hui. Je suis content, j’ai réussi mes 600 mètres de dénivelée.
A tous mes lecteurs et amis, un bon nouvel-an et à l’année prochaine!
Bilans et projets

L’heure est à la réflexion.
Les comptables entament leurs bilans, les cyclistes font les RAZ.
Comprenez les Remises à Zéro.
Les RAZ du routier, les RAZ du VTT, …puis on pourra repartir pour une nouvelle année.
Résumons! Bon alors cette année, je n’ai fait que 23.000 km, en net retrait par rapport à 2017 avec 34.000 km… Rassurez-vous, ce n’est qu’une fiction.

J’accepte l’idée d’une décroissance progressive.
Vous le savez, parmi la gent cycliste, il y a des stakhanovistes, des fous du kilomètre. Le reste importe peu pour eux…et puis il y a tous les autres dont je suis.
Je deviens de plus en plus zen, un contemplatif du paysage où ma machine n’est plus qu’un alibi. C’est ma philosophie du vélo. Elle n’a pas toujours été celle-là.
J’ai commencé par le nez dans le guidon, puis au fil du temps, je me suis calmé. Il est vrai que l’âge aidant, on tire moins sur la corde pour ne pas qu’elle se rompe trop vite.
Avec le VTT, je suis rentré dans une forme de vélo universaliste, moins voyant, plus seyant.
Regardez autour de vous, les types sexygénaires (néologisme de Gérard Mermet: personne de plus de 60 ans à l’apparence et au mode de vie calqué sur ceux de personnes plus jeunes) préfèrent le retour à la nature.
Bon alors…tu vas où en 2019, vélomaxou?
Après avoir oté le nez du guidon, je lève le pied.
Moins de choses programmées qui vous enferment dans un planning.
J’ai toujours en tête un ou deux voyages à sacoches.
J’aimerais un raid à Constance et le tour du lac.

Cette année 2019, les Amis du Randonneur organisent leur rencontre à Montpazier (29 mai-2 juin) dans le Périgord.
Je n’irai pas jusque là-bas à vélo, mais je les rejoindrai pour les circuits organisés.
Cet été, il y aura des cols à vélo du coté de Saint-Dié avec les Club des Cent Cols.

J’ai aussi une tentation pour la Bretagne…encore jamais pratiquée à vélo et les lacs d’iTalie

Et pourquoi pas de la marche! J’y songe aussi. Je ne m’interdis rien

Les bûches à vélo
Beaucoup de ces chutes se passent hors de France et témoignent d’une grande insouciance de la part des cyclistes…

