Le fixie de Gitane est sorti.
Rien qu’une épure de vélo!
700 euros.
En attendant que ce vent
tempétueux fasse son oeuvre, on en réduit à rester chez
soi…
Cliché Chicks and Bikes
Elles sont là.
Puis, elles disparaissent.
Les filles à cyclos.
C’est comme nos âges canoniques.
Ils étaient là, encore hier…et aujourd’hui, ils ont
disparu.
Comme par enchantement, la rédemption du cycliste est arrivée.
Avec les Perce Neige annonciateurs du printemps.
Vivent les jeunes filles évanescentes à vélos!
Le Cyclo Club Kingersheim organisait sa traditionnelle randonnée
des Perce Neige aujourd’hui.
Cette sympathique réunion marquait le retour des randonnées
cyclistes 2010 organisées par les clubs de la région.
L’occasion pour certains de se remettre en selle après quelques
semaines d’interruption.
Outre les membres du CCK venus nombreux honorer ce premier
rendez-vous officiel de leur club, on notait aussi une
representation des cyclos de Staffelfelden ainsi que de l’ACRM.
Les parcours proposés conduisaient le long des collines
sous-vosgiennes depuis Aspach le Haut jusqu’à Merxheim.
Malgré un temps médiocre, cette journée a permis de renouer avec
la ferveur et la bonhomie habituelle du monde cyclotouriste.
Reportage en images…
Un dessin animé d’Osvaldo Cavandoli, célèbre dessinateur disparu
en 2007.

Jamais un cyclo alsacien ne songerait à aller visiter le
Bioscope avec son vélo. A deux pas du massif vosgien.
Cette usine à touristes inventée de toutes pièces par Pierre
et Vacances à Ungersheim sur un ancien site minier a été
portée sur les fonds baptismaux à grands coups de millions par la
Région.
Tout cela pour concurrencer un Eco-musée qui ne
demandait qu’à vivre et qu’on visitait avec bonheur en famille.
Si les Verts d’Europe Ecologie sont élus à la
Région d’Alsace, ce qui est loin d’être invraisemblable, ils
déclarent vouloir tout arrêter.
Je dis « chiche! »
C’est l’hallali chez les pétroliers: les ventes de pétrole sont
en baisse; au point qu’il va falloir fermer la raffinerie de
Dunkerque. Quand les syndicalistes seront calmés.
Pour commencer.
Cette baisse là, on ne l’attendait pas de sitôt. Elle n’était
que dans des esprits chagrins: des écologistes attardés et des
décroissants utopiques.
Mais essayons de faire un peu de politique-fiction!
Ne va t-on pas droit à l’affrontement devant tant de déconvenues
du monde croissant ?
Entre les tenants d’un productivisme outrancier et ceux qui
prônent un autre mode de développement plus respectueux de la
planète?
Transport doux, dites-vous? n’est-ce pas un euphémisme quand il
s’agit de nous faire redécouvrir la marche à pied et le vélo?
Retourner au Moyen-Age?
Jamais!
Partout, les esprits se crispent.
Les véhicules électriques tardent à dépasser le stade de la
planche à dessin; les écologistes sentent le débat nucléaire leur
échapper avec de nouveaux besoins providentiels en centrales EPR,
pain béni contre l’effet de serre.
Les élections régionales n’arrangent rien puisque les transports
sont au coeur de la problèmatique; comme en Ile de France où gauche
et droite se déchirent sur les solutions propres à sortir de la
thrombose parisienne.
Pour corser le tout, la SNCF ne cesse de s’enfoncer dans le
rouge et AIR FRANCE enregistre son plus fort recul avec un déficit
d’1,3 milliard d’euros en 2009.
En attendant que des solutions émergent de cette crise de
société, il ne reste plus qu’à enjamber nos bécanes.
Doit-on se satisfaire de la situation?
Certes, non!
Mais il faut encore attendre…attendre que le monde politique
prenne conscience qu’il n’est pas à la hauteur des enjeux.
Il ne suffit pas de stigmatiser des comportements imbéciles chez
les automobilistes; les cyclistes savent aussi se faire
remarquer.
Après 35 ans de pratique cycliste et d’observation de nos modes
de vie à vélo, Maxou croit pouvoir identifier non seulement les
individus porteurs du gène de compatibilité avec la
« beaufrerie », mais aussi les organisations qui en
facilitent le développement et en tirent profit.
Il est vrai que parmi la confrérie du beauf à vélo, on
trouve tout.
Du beauf léger au beauf profond; ce dernier
étant inguérissable.
Il est vrai que l’étude de la beaufrerie cycliste
mérite quand même un bref retour historique pour mieux comprendre
ses origines.
C’est dans la compétition cycliste qu’est né au siècle passé le
beauf: porté par l’enthousiasme d’une course populaire et
d’une reconnaissance qui le fera sortir de l’anonymat, le
beauf n’hésitera pas à courir sur son vélo mono pignon
pour gagner le cochon offert par le club cycliste cantonal. C’est
dans ce prolongement du « courir pour bouffer gras » que
l’entreprise Cochonou, au damier rose et blanc, perpétue
la tradition beauf en vendant son saucisson sur la
caravane du Tour de France.
Mais, restons humbles!
Avant de gagner la course, et accessoirement le cochon, il
fallait aussi savoir boire « cul sec la potion magique »
avant le départ et pisser dans les rayons en soulevant le
cuissard sans quitter la bécane.
Aujourd’hui, le beauf à vélo porte beau: il est capable
de poser son vélo carboné et de traverser la rue à pied sur ses
cales TIMES à bascules, sans tomber, les Rayban
sur le front, pour aller boire le pastis chez Bébert avant
d’allumer le barbecue.
Le beauf pulsatile réagit inopinément.
Il choisit de franchir les feux rouges et les stop
sans appréhension en balançant au besoin un coup de
latte dans la carrosserie qui va le perturber et apostropher
le quidam récalcitrant.
Gardons pour la fin les clubs de beaufs; ceux qui
cultivent le mythe du cyclisme de compétition pour les vieux
beaufs sur le déclin. En somme des maisons de retraite
pour beaufs coureurs.
Ces clubs là, à l’enseigne cyclo-sportive, sont des officines
théâtrales. Elles apprennent aux jeunes à devenir beauf au
contact des vieux beaufs. Et vous décernent même de beaux
diplômes colorés de « beauf premier degré ».
Il suffit pour cela de crever le maximum de copains lors d’une
tournée. Puis de se retourner, 10 km après, et de s’étonner que
Paul, Martin, Jacky et même Marie-Hélène, la groupie, ne soient
plus dans la roue.
Mais ce n’est pas tout. Le but de la sortie beauf,
c’est aussi de ne pas dire, ni même de savoir où on va…et de se
perdre aux carrefours.
Le beauf malgré lui, avouera en haut de côte, à
l’agonie, « je connais le chemin, les gars, je rentre tout
seul! »
Ne nous trompons pas!
Parmi les cyclistes urbains, il existe aussi des
beaufs: ceux qui du haut de leurs destriers effraient le
petit peuple à pied, petits vieux et enfants, grand-mère hésitante
en se jouant des espaces piétons. Et ceux qui sans vergogne
vous dépassent dangereusement.
A tout ces beaufs là, Maxou délivre un brevet de
beaufitude.
En marge du cyclisme, cette semaine, un article très intéressant
dans Carfree sur l’avenir des lotissements.
« les lotissements sont toujours nommés d’après ce
qu’ils détruisent. Si cela s’appelle “Clairière
des écureuils”, cela veut dire que tous les écureuils ont été
exterminés. Si c’est “La chênaie”, il n’y a
plus de chênes”!
On connait bien le phénomène en Alsace où chaque année les
écologistes se désolent de voir les surfaces agricoles sans cesse
amputées par des zones pavillonnaires nouvelles.
L’agglomération mulhousienne en est l’exemple même avec ses
cités héritées depuis l’ère potassique et aujourd’hui encore
copiées à Kingersheim, Wittenheim,…
Avec tous les dégâts collatéraux inéluctables: destruction des
espaces naturels, bétonnage des surfaces, gaspillages énergétiques,
accroissement des distances de transport, inondations,…
A lire dans Carfree
On reste circonspect…
Cette belle demoiselle a t-elle vraiment choisi de faire la
sieste avec son vélo? de crainte qu’on lui ravisse pendant sa
pause?
Ou bien veut-elle s’assurer les charmes de son séducteur en lui
confisquant sa roue?
Osera t-il venir chercher l’objet du désir?
Etre bien vu la nuit à vélo, c’est nécessaire.
Ce cyclo là a vu rouge lorsqu’il a décidé de s’attaquer au
problème.
La double potence, vous connaissez?
Pour les quatre mains?
Non!
C’est juste pour fixer le sac de guidon.
Plus de détails ici.
35 centièmes!
Voila un titre facile.
35 centièmes de millimètre, soit 17.5 centièmes de millimètre
sur chaque joue.
C’est le creux du petit sillon que les patins de freins ont
dessiné sur ma jante Campagnolo arrière.
Oui, nos jantes s’usent.
Comme les disques des voitures.
On m’a même dit qu’on arrive à percer la jante!…
Le plus tard possible serait le mieux.
Mais il faut surveiller l’usure qui fragilise la jante et peut
entraîner au pire l’éclatement du pneu par détachement du
métal.
En écho à mon article « 35/100 », un fidèle lecteur nous adresse cette photo
d’une jante « découpée » par suite de l’usure…
Edifiant!
Pour ceux qui veulent s’instruire ou apprendre à rayonner une
roue…c’est ici!
C’est quoi, au fait, l’esprit club?
Maxou reste perplexe…
Les comités ont été réélus, les licences distribuées, les
calendriers publiés.
Alors, ça roule!
Quoi demander de plus?
C’est que le club n’est plus ce qu’il était: des gens partageant
une passion, un passe-temps ou plus simplement un intérêt
commun.
Bref, une communauté!
Non, il n’est plus ce qu’il était le club; les intérêts de l’un
ne sont plus tout à fait les intérêts de l’autre et des grincements
se font entendre ça et là.
Comme ces dirigeants qui peinent à faire respecter la cause
commune et les réglements. La gestion des tensions s’est donc
invitée dans les clubs avec plus ou moins de réussite pour des
administrateurs parfois peu préparés aux contorsions sémantiques
avec leurs membres.
« Si t’es pas content, prends la porte! »
Evidemment, ce n’est pas la bonne méthode. Il faut au contraire
y mettre les formes et ébaucher des compromis.
Pas des compromissions.
Les compromis ont l’énorme défaut de décevoir les
inconditionnels, les absolutistes.
Même à vélo, on ne veut plus rouler en file indienne. Chacun
veut en faire à sa tête. Pas question de rouler à allure modérée,
ni derrière un capitaine.
Aujourd’hui, il faut « cracher le feu ». Faire impression. C’est
de bon ton dans une société qui vous avantage. Pourvu que ce soit
au péril de l’autre.
Au point que certains rechignent à porter le casque sur route,
en dépit du règlement.
C’est vrai, quoi! Porter le casque, ce n’est pas fun;
c’est même ringard aux yeux de certains compétiteurs en retraite
venus se recycler dans les clubs cyclos.
Va t-on vers la fin des clubs associatifs cyclistes, tant
l’intolérance et l’indiscipline prend le pas sur tout?
C’est la question.
Le bénévolat n’attire plus, tellement les contraintes de tous
ordres dissuadent les postulants et tellement les titulaires s’y
accrochent becs et ongles comme la profession politique.
On reste donc sur sa faim: des formules cyclos qui s’étiolent et
qui peinent à se renouveler, des « francs tireurs » qui s’ingénient à
semer la zizanie au sein des groupes.
La boucle est bouclée.
Les clubs deviennent peu ou prou des officines qui distribuent
des assurances et hébergent des coucous.
L’imagination fertile de Vélomaxou est mise à l’épreuve.
Comment trouver un titre attrayant, novateur pour illustrer une
balade cent fois répétée au cours de l’hiver?
Encore une fois aujourd’hui, on se contentera de rouler « à
plat », sur un parcours rodé et tellement monotone qu’on pourrait
s’en lasser…
Non!
On ne se lasse pas.
Pourvu qu’on sacrifie à notre irrépressible besoin de pédaler et
de deviser avec les nouveaux venus.
Cheminement vent portant avec quelques crevaisons qui permettent
de réviser notre savoir-faire et de vérifier notre bonne
humeur.
Qui cherchera le petit gravier inséré subrepticement au fond de
la bande de roulement?
Qui pompera aujourd’hui avec une bonne « Zefal » des familles?
C’est au retour que nous prendrons la douche avec une eau « qui
mouille » comme il convient.

On ne le répètera jamais assez: le vélo est un moyen de
locomotion formidablement économique.
Il ne consomme que des pneus!
Après 7112km, mes « Conti* » sont nazes.
C’est un beau score après tant d’essais avec d’autres marques qui ne dépassaient pas 5000
km.
Il faut donc se résoudre à les remplacer par des neufs.
On peut toujours essayer de tirer un peu sur la corde, garder
celui de l’avant…Mais le risque de crevaison va aller
grandissant, alors mieux vaut franchir le pas. Et changer les
deux.
Finalement, mes deux pneus Continental m’auront coûté à
peine 84 centimes d’euro au 100 kilomètres.
*Continental Grand Prix 4 saisons
C’est le vélo du jour.
Ce curieux vélo pliant Micro Bike 16 a une allure
sympathique.
Oui, et alors? un vélo de pliant de plus!
Non, pas seulement.
Celui là possède une transmission acatène ou par cardan. Donc
pas de risque de salissures avec la chaîne lors du pliage et du
transport .
En plus, trois vitesses au moyeu. Et une astucieuse poutre
permettant d’assurer la rigidité de l’ensemble et d’ajuster
l’empattement de l’engin à votre morphologie.
Pédales pliables.
550 euros chez Go-Sport. Quand même.
Ils veulent faire le Tour de France. Ce sont, pour l’heure, trois
cyclotouristes de l’Amicale des Cyclos Randonneurs Mulhousiens
(ACRM).
Du 17 juillet au 31 août 2010.
Un beau challenge! à n’en pas douter.
28 étapes, 4672 km et un peu plus de 30.000 mètres de
dénivellées.
Sans aucun transfert, ni saut de puce en avion…ni journée de
récupération.
Rien qu’un cheminement minutieux de l’hexagone!
Avis aux amateurs …
Ca y est!
J’ai le précieux sésame qui va me permettre d’accèder au rang de
cyclotouriste patenté.
La licence 2010 de la FFCT.
Un moment de délice qui commence par un exercice périlleux:
celui de coller sa bobine dans une mini fenêtre réglementaire de
deux centimètres sur trois.
Tête ronde, s’abstenir!
Ou alors, laisser les oreilles dehors!
Une fois la bagarre terminée avec le film plastifié autocollant,
vous allez pouvoir comparer votre licence toute neuve avec celle de
2009; celle qui a subi les outrages d’une année cycliste
endiablée.
Il faut de temps en temps se « déraciner » et aller voir le « Pays
d’ailleurs ».
Avec cette randonnée cycliste cévenole, Maxou a profité de
l’azur bleu méditerranéen. Au sein des chênes verts.
Aux portes du Parc National des Cévennes, le réseau se prête
bien à la bicyclette. Loin des encombrements du littoral, à
cinquante kilomètres à l’intérieur de terres, on peut échapper à
l’effervescence de Montpellier et de Nîmes.
Non loin de moi, j’apercevais le Mont Lozère enneigé qui culmine
avec son sommet de Finiels à 1699mètres.
Les hauts plateaux de calcaires et le causse de l’Orthus sont
vraiment une attraction de la région riches aussi pour son histoire
et son architecture médiévale.
Terre d’affrontements religieux entre catholiques et
protestants, villes et villages ne manquent pas de témoigner de
leur passé par leurs vieilles pierres et leurs monuments.
C’est le cas de Saint
Hippolyte et de son fort censé surveiller les attaques
protestantes dans l’ancien temps.
Monoblet est un village typique aux portes des Cévennes sur la
route qui relie Saint Hippolyte à Lasalle par le col du
Rédarès.
Anduze en lisière du parc des Cévennes est
longée par le Gardon, affluent du Rhône. Réputé pour sa
bambouseraie et son train touristique à vapeur.
Quissac, entre vignes et guarrigues, ne manque pas non plus
d’intérêt avec ses rues étroites et son pont à arcades qui enjambe
le Vidourle bordé de platanes centenaires.
On termine sa balade en cheminant par les villages verriers que sont Vacquières,
Sauterargues, Claret et sa halle du verre, Embrusqualles et
Ferrières et sa verrerie archéologique de Couloubrines.
Les verriers du Moyen-Age possédaient un savoir faire reconnu et
exploitaient le quartz des galets de l’Hérault soufflé à la chaux
et au bois.
Tout le reste en images…
Oui, on me l’a dit: « c’est juste des côtes les cols
cévenols! »
Donc, j’en ai mis 7 ou 8 l’un derrière l’autre sur mon parcours
pour bien m’imprégner de cette région du Gard.
Au petit matin, j’ai donc mis en route la bécane.
Départ de Pompignan au sud de Lasalle.
Direction St Hippolyte du Fort.
Après le petit café de St Hippolyte, un cyclo très sympa de St
Jean du Gard va m’accompagner sur mon parcours jusqu’au col de
Bane.
Le passage par Monoblet permet de « mettre en la chaudière en
marche », à la limite du triple plateau…avec seulement 4°C au
thermomètre.
C’est à Anduze que j’ai choisi de « redescendre » vers le sud
jusqu’à Quissac puis le col de la Croix Gailhan.
Pour terminer mon parcours, je devrai affronter un fort vent
d’ouest le long du chemin des Verriers jusqu’à Ferrières les
Verreries.
96km et 1250m de dénivellée.
Pleins d’images plus tard…
Une région vraiment attachante avec des routes idéales pour le
cyclisme et la randonnée et des points de vue sans cesse
renouvelés.
Je suis parti promener mes vélos.
Je reviens de suite…
Je vous laisse la garde de mes chats.
Vous verrez, ils sont gentils.
Malice dort toute la journée sur son canapé et
Saphir s’autorise quelques escapades par la chatière.
Heureusement, je communique avec eux. Périodiquement.
Par télépathie. Une sorte de GSM inventé par mes soins
avant l’heure.
Les « Verts » d’Alsace se préoccupent pour nous de la centrale
nucléaire de Fessenheim et de ses générateurs de vapeur
entartrés.
Soit!
En revanche, on ne les entend guère sur les micro-particules qui
encombrent quotidiennement notre plaine alsacienne et
accessoirement nos alvéoles pulmonaires de cyclistes.
Pourtant, cette pollution là, elle est permanente et aussi
insidieuse que les fuites hypothétiques de radiations
nucléaires…
Vélomaxou va faire un peu de pédagogie sur les micro-particules
(PM10).
Figurez-vous qu’en Alsace, les seuils d’alerte PM10 (fixés à 80 microgrammes
par mètre cube) sont dépassés quotidiennement en cette
période d’hiver.
En cause, le trafic automobile et les chaufferies
d’immeubles.
La palme revient à Strasbourg avec son autoroute A35, qui jouxte
la ville, et où le taux de particules est en dépassement permanent
atteignant près du double du seuil recommandé.
Pour une ville qui se targue d’être une capitale du vélo,
chapeau!
Les cyclistes strasbourgeois font le gros dos: pendant qu’on
aménage des tourne à droite aux feux rouges pour les vélos, ils
avalent sans broncher le surplus de micro-particules
généreusement volatilisés par les camions sur l’autoroute.
Le Cadr67, association locale des cyclistes
strasbourgeois adhérente à la FuBicy, se garde bien d’évoquer le
sujet sur son site.
Ne devrait-il pas au contraire dissuader ses membres de prendre
le vélo?
Source d’information ASPA :
http://www.atmo-alsace.net du lundi 22 mars 2004″.
L’organisme de surveillance de la qualité de l’air en Alsace
(ASPA) ne manque pas d’humour.
Sur la première page de son site, il nous souhaite meilleurs voeux.
Pendant ce temps là, la plaine d’Alsace est recouverte d’une
masse d’air de qualité médiocre (niveau 7) et une alerte est même
lancée à Mulhouse pour le seuil des micro-particules franchi ce
matin.
Le beauf automobiliste, ça existe!
Vélomaxou en a débusqué un dans les colonnes du Midi Libre.
Celui là sait au moins écrire…Sait-il tout le bien qu’il fait à
ses coreligionnaires?
C’est en lisant dans le journal Midi Libre (édition du 17 février) un article intitulé « pour les cyclistes » que l’on découvre
qu’il ne faut pas sous estimer le pouvoir de nuisance des
automobilistes. On devrait parler de « l’esprit beauf » en ce qui
concerne ce lecteur qui réagit sous le pseudonyme de
matou34 (ça ne s’invente pas!)
« pouvoir de nuisance » des automobilistes et motards
dites-vous. Que dire alors du cycliste qui se pavane au millieu des
deux voies d’une rue à sens unique aux heures de pointe ? C’est lui
qui méprise les autres usagers naturellement plus rapides du haut
de sa qualité surestimable de protecteur de la planète. Idem pour
le même au volant qui squate la file du millieu sur l’autoroute
sous prétexte qu’à 110 on pollue moins qu’à 130…. Je ne parle pas
des feux rouges ou des stops brulés avec des regards style « je suis
faible, ne voyez-vous pas ? » Pour moi le vélo est totalement
inadapté en ville hors des pistes pour véhicules spéciaux. Tant
qu’on ne peut pas s’adapter à la vitesse moyenne des autres
véhicules, on gène.
C’est en parcourant le site ohoh2
(doubleohtwo) qu’on comprendra combien le vélo est aussi
capable de susciter émotion, rêve, imagination, étonnement.
Et d’engendrer des phénomènes de mode, d’attirance. Une réaction
de connivence.
Autant de stimuli déclencheurs de bonnes pratiques!
En accord avec nous-mêmes, oui, nous le sommes, cyclistes du
moment, cyclistes de tous les temps.
En harmonie avec les nécessités du moment, avec ce qui ne
peut pas ne pas être: des contraintes environnementales
grandissantes et inéluctables si nous ne changeons nos habitudes
voraces de consommation.
Ne l’oublions pas! si la chose vélo progresse dans les
esprits, c’est aussi grâce à tous ceux, inventifs, qui sont
capables de promouvoir le cycle et de faire du beau.
Et aussi à ceux qui sont capables d’en parler. A leur manière.
Avec passion. Et parfois de façon fusionnelle.
Un habile bricoleur a réussi cette synthèse: résoudre
le problème du logement et des encombrements urbains dans un volume
réduit.
Une prouesse!
On imagine déjà toutes les avantages de cette formule.
– Pouvoir coucher sur place devant son usine pour être sûr
d’être à l’heure le matin.
– Eviter les retours délicats les soirs de beuverie
– Faire les courses et charger le frigo immédiatement
-…
Le rêve!
Le modèle n’existe encore qu’à une place…