Deux vététistes à Vieux-Thann pour la Virade de l’Espoir
Aujourd’hui Virade de l’Espoir pour vaincre la mucovicidose, cette maladie qui affecte les bronches et empêche de bien respirer de jeunes enfants.
J’y ai participé avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann. On a construit deux parcours VTT pour accueillir les participants, on a planté des panneaux directeurs la veille qu’il faudra retourner déposer ce soir. Sauf un qu’on nous « barboté » autour du lac.
Deux participants!
Le Président et moi-même. Il faut avoir la foi chevillée au corps pour renouveler d’année en année ces animations humanitaires. On a donc fait nos parcours à l’envers, histoire de ne pas refaire la même chose que la veille.
Du coté de la Moto-Virade à Cernay, une participation exceptionnelle avec forces de gendarmerie pour protéger le cortège aux carrefours et énormes pétarades sur la route de Michelbach à Guewenheim.
Tous les espoirs de la Virade ne sont donc pas perdus.
J’ai voulu tester un parcours pour accueillir des randonneurs l’été prochain. J’ai bien préparé une trace à suivre du coté de Lamadeleine-Val-des-Anges et retour par Anjoutey. Jusque là tout va bien. (mon article de ce matin)
Sauf que quand j’allume mon GPS à Guewenheim, endroit projeté du départ, je m’aperçois que je n’ai pas chargé le bon parcours. Une erreur de « bleu » quand on part dans la précipitation!
Donc jusqu’à Lamadeleine, je connaissais les lieux.
La Chapelle à Lamadeleine-Val-des-Anges.La montée avec ses deux lacets à la fin est… « sélective »
Mais après j’ai navigué au pif, et je n’ai pas trouvé le chemin.
A Eloie, je n’ai pas trouvé la route bleue menant au fort de Roppe. Il est vraisemblable que c’est terrain militaire.J’ai donc fait un détour route rouge jusqu’à Roppe (le village) et ensuite je me suis embarqué sur la D83 très fréquentée. J’ai rejoint Anjoutey par les Errues.Entre Etuffont et Eloie, la route est jalonnée de nombreux étangs.
A Eloie, je n’ai pas le choix, je dois aller à Offemont, c’est à dire la banlieue de Belfort. Je trouve une piste cyclable propre qui me conduit à Roppe. Mais c’est la sortie des écoles avec de nombreux enfants sur le chemin. Prudence!
A Offemont, une piste cyclable « espace partagé avec les piétons ». Je la prends
90km/1000m, ça me fait des kilomètres mais ce n’était pas une partie de plaisir à cause du temps médiocre. Comme disent les cyclos dans ces cas là, il faut avoir « la niaque ».
Le terroir viticole, un patrimoine chéri en Alsace (Le Rangen Thann)
J’ai hésité. La Collégiale, le cimetière juif, le musée, le château d’Engelbourg…Finalement ce sera les vignes du Rangen et pour finir « l’Aubiergiste ».
J’ai attaché mon cheval à la balustrade le long de la piste cyclable et j’ai emboîté le pas à Eugène Schnebelen qui cultive quelques arpents de vignes au-dessus de Thann sur la pente du Rangen. (Ils sont huit vignerons à Thann se partageant 20 hectares)
Nous saurons tout ou presque des secrets de la vigne, de sa fragilité et des moyens de l’entretenir. Riesling, guewurstraminer, pinot, les vins d’Alsace portent le nom des cépages.
mesure de l’indice d’alcool au réfractomètre. l’indice de réfraction d’une substance permet de mesurer la densité.
La particularité du Rangen c’est sa pente qui atteint jusqu’à 50° et sa roche provenant de l’effondrement rhénan. Le pied de vigne doit donc s’insinuer entre les failles de schiste pour puiser l’humidité et les sels minéraux.
Quand la vendange a lieu, la terre et les pierres s’amassent vers le bas de la pente sous l’effet du passages des vendangeurs. Il convient donc de les remonter chaque année. UUn travail de forçat.
Pendant son exposé Eugène Schnebelen mesure l’indice d’alcool des raisins avec son réfractomètre. Entre 10 et 15°. On attend encore pour vendanger car la vigne est haute ici (Thann est à 328m) et mûrit moins vite que vers Colmar.
La crainte de la sécheresse avec ces canicules répétées est là. Pas question d’arroser. C’est interdit.
Eugène Schnebelen est intarissable sur sa vigne. Il est fier de son abri tout neuf exécuté par un charpentier des Vosges. Les 2000 tuiles émaillées sont fragiles, surtout les vertes qui s’écaillent rapidement.
Les distributeurs de phéromones sont posés pour tromper la reproduction des insectes. La drosophile, les mouches sont redoutables. Quand une odeur de vinaigre est détectée, c’est qu’il est trop tard: des bestioles ont percé le raisin.Le grain est pourri et contrairement à la pourriture noble, il n’est plus récoltable.
Les rosiers en bout de parcelle ne sont pas là pour faire beau mais pour avertir d’un attaque d’oïdium.
Et les usines chimiques de Thann? Aucun risque nous dit Eugène Schnebelen. Il n’y a plus de nuages de mercure au-dessus de la ville!
j’ai rejoint la piste par l’escalier sans compter les marches
Bon j’ai redescendu les escaliers du vignoble quatre à quatre, j’ai sauté sur mon cheval qui s’impatientait et je suis parti boire…une bière à l’ortie/ sureau chez « l’aubiergiste » de Thann
Visite chez l’aubièrgiste de Thann, rue de la 1ère Arméeje suis d’accord.Du houblon, d’accord, du malt, d’accord et de l’eau. J’ai très soif, la démo est passionnante mais j’ai hâte de goûter au nectarPour moi ce sera cette bière ortie/sureau, un vrai régal par ce temps orageux
Bienvenue au départ de HuningueLe SlowUp de Bâle, trois boucles inter-frontalières et le long du Rhin
Je ne sais pas combien nous étions. Trente mille?…quarante mille?…Seuls les organisateurs pourraient le dire. Chapeau à ces centaines de bénévoles présents aux intersections pour garantir la sécurité et le succès du SlowUp de Bâle 2019.
on passe en Suisse sans montrer patte blanche exceptionnellement
Nous avions donc au choix trois boucles à parcourir autour de Bâle.
31 km : Bâle – Riehen – Lörrach – Weil am Rhein – Huningue – Saint-Louis – Bâle
les faubourgs de Bâle sont occupés par l’industrie
On partait d’où l’on voulait et on parcourait une, deux ou trois boucles. Une seule obligation: tourner tous dans le même sens. Pourtant on a croisé quelques cyclistes dans l’autre sens qui prenaient de grands risques de collision.
baisse de pression dans portique pneumatiqueAttention au tram!dès qu’un ralentissement intervient, de gros bataillons de cyclistes se forment il fait déjà chaud dès 10 heures ce matinidéal pour les familles d’être mis à l’abri du traficbonjour Madame
Ce qui est bien dans le SlowUp, c’est que la route est à nous. Tous les accès sont neutralisés et le balisage est parfait. Heureusement car les itinéraires sont compliqués. Passer d’un grand axe à quatre voies à une simple piste génère automatiquement des bouchons.
nous voici sur les bords du Rhinà vélo et faire des photospeu de tandems, mais beaucoup de VTT et VAEtransport familialUne petite bosse pour quitter le rivage
Le voyage nous fait découvrir Bâle et aussi ses extérieurs bucoliques le long du Rhin.
Une moitié d’avenue rien que pour les cyclistes, c’est abusé…silhouette étonnante animéepromotion de produits suisses. Miam!la vache Swissmilk monte sur ses grands chevaux
Il faut cependant être vigilant: tout le monde ne roule pas de façon disciplinée à droite, non. Beaucoup tiennent la gauche et empêchent les dépassements. Les cyclotouristes « patentés » piaffent parfois d’impatience derrière. Mais en venant au SlowUp, on sait que c’est d’abord une fête, alors restons tolérants!
pour petits et grandsje présume que c’est du bio…on retraverse le Rhintour Roche transport combinévous avez votre vignette?BâleComme au Tour de FranceUne connaissance amicale
On n’échappera pas aux immenses « ravitos » qui jalonnent le parcours, dotés de jeux pour les petits et de restaurations généreuses.
C’est où déjà?un des innombrables bouchonsje confirme, il y a de la verdure autour de Bâleusine électriquej’ai pas encore essayé, mais ça me semble pas facileil n’est pas très contentpolice à véloPub pour Skoda, j’ai gagné combien?qu’est-ce que c’est que tout ce monde?arrêt obligatoireA l’Ardéchoise aussi ça bouchonne?ambulant déambulantce cyclo s’est échappé et je lui ai filé le train un bon momentcherchez l’erreur…
Amusant de voir ces petits enfants à vélo et ces parents tractant la remorque des tous-petits. Respect à toutes ces familles qui ont choisi de promouvoir la nature, à pied, à vélo, à roller.
y’a pas plus petit?des échappésun échappéHuningue, la passerelle
J’ai puisé dans le panier de Pierre Brunner sur son site LTD Rando68 un parcours pédestre au départ de Masevaux qui conduit au Baerenkopf à 1074m.
Mon ami Pierre classe ce parcours 3/6 un peu difficile. Avec 14km et 665m.
Je suis parti un peu avant le point de départ prévu à Stoecken (1.2km), quartier de Masevaux
Au retour 18 km et 815m sur le GPS tps déplacement 6h53 vitesse moy.4.9 km/h .
Et Openrunner, qu’est-ce qui dit?
17.46km et 715m
Je ne mens pas: j’ai ramé. La montée forestière est …physique, avec des passages à 25%.
Qu’on en juge on passe du km 1.1 à 483m au km 4.6 à 902m soit 12% de pente moyenne. Pas grand chose à se mettre sous la dent. Deux refuges à la montée et la Roche Marchal où l’on a un point de vue.
Le refuge du Grambaechle avant d’entrer en forêtPendant plusieurs km, on longe l’ancienne frontière allemande de 1870nichoir taillé dans la masse à la tronçonneuseRepas pique-nique au refuge de Neuberg km7.7champignon non comestible A la Roche Marchal, 1022m, un beau point de vue sur la vallée de la DollerMur frontalier
Au sommet, rien à voir non plus.
Baerenkopf, rien que ma bobine à voir
A la descente, c’est vertigineux aussi mais bien carrossé.
J’entame la descenteParfaitement roulant pour la descenteAnimal préhistorique
Au GR 531, une grande prairie avec la ferme-auberge du Lochberg au loin. Trop loin pour faire l’aller et retour.
Au loin Lochberg, je présume
Je poursuis ma descente et j’arrive à la ferme-auberge de Bruckenwald. Les convives finissent leur repas. Je ne trouve pas le sentier pour Masevaux…un client me fait remonter au-dessus de la ferme…alors qu’il suffit d’aller au portillon au bout de la ferme.
BruckenwaldLes cochonnailles de BruckenwaldLes vaches de Bruckenwald font la sieste
Pour accélérer le chemin monotone, je trottine un peu. Mon sac ballote.
On approche de la fin Hameau du Stoecken, une fontaine eau potable. C’est rare.
A Didenheim, j’ai traversé un chantier à pied. Un riverain exprime son raz-le-bol. Depuis mai, me dit-il, Didenheim est en travaux et je dois faire un grand tour pour rentrer chez moi. Les habitants de Didenheim subissent la double peine, envahis par le trafic routier, ils doivent en plus subir les pelleteuses et les routes défoncées.
Une fois sur la piste de Dannemarie, un Montpellierain. On bavarde. Il m’invite à sa sortie du 12 octobre…à Montpellier.
Ce matin la froideur de septembre était au rendez-vous. A peine plus de treize degrés.
Le bassin déversoir de la station de Cernay est immobileTous les 10 ans environ, le Conseil Départemental se souvient qu’une piste cyclable est à entretenir le long de la Thur. Les racines font leur œuvre lentement. Je suis blasé.
J’ai pris la piste de la Thur. Puis à Wittelsheim, j’ai poussé jusqu’à Richwiller et Lutterbach.
Ensuite demi-tour.
Je remonte la piste de la Doller. La brume reste accrochée au massif
Reiningue, Schweighouse et Pont d’Aspach.
Fabrice Wozniak expose ses photographies à Sentheim
A la gare de Sentheim, Philippe Wozniak expose ses cyanotypes. Un procédé ancien de photographies sur plaques de verre et sur papier. Datant de 1842, cette technique a disparu à la naissance de l’argentique mais elle conserve de l’intérêt pour qui aime les belles photos monochromes bleutées.
Philippe Wozniak a construit son appareil de prise de vue lui-même, sa chambre noire à l’ancienne et aussi son matériel de développement. Il me propose une initiation. Je choisis un négatif de la gare de Sentheim avec une locomotive. Je badigeonne un papier-photo de révélateur et l’on passe au développement.
L’image apparaît
Puis le bain fixateur…et le tour est joué. Je repars avec mon tirage de la gare de Sentheim
Vélo retrouvé dans les ruines du château de Burg.Il remet sérieusement en question l’âge de l’apparition de la bicyclette sur terre. Celui-ci remonterait au Pléistocène. C’est à dire sensiblement à l’époque des mammouths. On voit nettement l’état de conservation de ce spécimen qui porte encore de la laine sur le cadre qui lui permettait de résister à des froids sibériens.
A pied sur la frontière suisse, nous avons suivi le chemin des douaniers en compagnie de Prosper Ruetsch, notre animateur du jour.
Toujours à Burg, un tracteur antique muni de sa couleur de camouflage qui le rend parfaitement indétectable dans les feuillages. Il est vrai que l’armée suisse est orfèvre en matière de dissimulation d’engins stratégiques.
Avec pour objectif la montée au Raemelspitz , point culminant du Sundgau à 832 mètres d’altitude.
Burg le château avec sa tour qui accueille l’ancienne horloge du Spalentor de Bâle.
Auparavant nous avons traversé le délicieux village suisse de Burg im Leimental, puis grimpé au château de Burg par la cluse, un éperon rocheux long de 540 mètres.
La grande prairie de Rittimatte
A Rittimatte, une grande étendue herbeuse avec tout à coté la demeure de feu Albert Hoffmann qui a découvert le LSD.
La tour du Raemelpitz de 8m de hauteur (alt.832m) construite en 1901. Par beau temps, on peut voir les Alpes vue panoramique depuis la tourLes aplombs sont vertigineuxBorne-frontière franco-suisse, coté français on devine un D à la place du F pendant la période allemande
Sébastien me l’a dit : faut faire vite le parcours VTT de la Virade de l’Espoir 2019 de Vieux-Thann
Il s’agit d’un repérage des lieux au pas de charge sous le cagnard.
On a testé deux parcours, un de 20 km et un autre de 10 km. Faut faire attention à ne pas mettre en danger les postulants qui seront peut-être des familles…
Je pense que les familles apprécieront ce beau point de vue
Alors on évite les coins « casse-patte », les carrefours dangereux, les chemin pourris,…Bref, à la fin il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent.
Il est possible qu’on aille du coté du lac de Michelbach.
Avec Sébastien, on a testé un parcours moins long et plus roulant du coté de Cernay
On laisse passer la chaleur de midi, puis quand le soleil de cinq heures se fait moins dardant on part en balade. La balade du dimanche. Moins de tohu-bohu dans la ville et sur la nationale.
Thann est une jolie ville. Pour peu qu’on ne regarde pas de trop près les stigmates de l’abandon public des voiries. (les images sont en mode Bazaar de Google photos) A trottinette, on rejoint le centre facilement (5km AR)Ce petit engin là est idéal pour mouiller le maillot en mode sport. J’ai appris à franchir les bordures sans tomber. Il faut coordonner le saut de bordure avec vos pieds. Vacarme assuré!Vieux-Thann joue au football devant les vignes du Rangen. Un privilège! L’arbitre siffle la mi-temps et les joueurs se ruent sur les bouteilles d’eau après avoir réprimandé le capitaine qui se plaint d’un sifflet de hors-jeu. Du calme! Le code du foot ne tolère pas les débordements, le code de la route, si.
Sur la balance, j’accuse un kilo 400 de moins après ma randonnée dominicale. J’ai même perdu plus si je compte le demi-litre bu qui est venu s’ajouter au poids de base pendant le parcours. Tout de suite, les amateurs de maigreur vont sauter de joie. Le vélo ferait donc maigrir?
Pas du tout, j’ai perdu de la sueur. La bouée de sauvetage sera toujours là demain matin.
Bon passons!
La montée au Vieil Armand, c’est tout ce que je peux donner. Et c’est toujours une belle victoire sur moi-même car j’y mets beaucoup de courage. Quatre cyclistes m’ont doublé. Et moi aucun!
La grimpée du Vieil Armand. Enchaîner avec le Grand Ballon est hors de mes forces.A 6% ça va, ce qui me fait mal, c’est les 7,8,9 qui reviennent souvent
En revanche les motos prolifèrent mieux que les vélos. Devant le Vieil Armand, les randonneurs achèvent de boucler leurs chaussures sorties du coffre. Voila Poupou dit l’un, non il a un maillot jaune dit l’autre.
Je ne sais pas pourquoi, j’ai cru percevoir de la moquerie venant des marcheurs…
Une halte au point de vue de Freundstein et je descends à Wuenheim. Plusieurs dizaines de cyclos qui montent…j’ai cru reconnaître quelques Belges qui m’ont dit « hello ».
Les perspectives d’Altkirch ne sont pas toujours à son avantageMême en s’approchant, rien n’y fait. J’aurai toujours ces silos en béton devant moiMiracle de la photo
C’est une fable.
Appelons-le Monsieur Muscle.
Monsieur Muscle est ganté dans une belle tenue rouge, les muscles saillants et bronzés. Avant d’aborder les lacets de Guewenheim, il s’approche de Madame… »mets toute la puissance », lui glisse t-il à l’oreille.
Madame est une fée. La fée électrique. Aussitôt dit, aussitôt fait. Madame la Fée se propulse en haut des lacets…tandis que Monsieur Muscle en bave à l’arrière.
Une fois sur le plat, Monsieur Muscle a repris les commandes avec plus d’aisance. Ça barde à l’avant. Mais Madame la Fée est limitée à 25 km/h avec son beau vélo électrique, elle ne peut pas aller plus vite. Alors Monsieur Muscle fulmine, Maxou est là derrière la Fée électrique…et Monsieur Muscle n’ose pas abandonner sa moitié électrique.
C’était un jeu puéril.
Tagolsheim et les Vosges au loinla même en plus prèsce que j’aime dans ce cliché, c’est le village délicatement posé dans son écrin de verdure
Par quel chemin cette écriture normative est-elle devenue absconse? Moi qui suis un lettré…normal, je pense, je me demande toujours comment un établissement industriel important comme celui qui gère les lieux de l’Ochsenfeld à Vieux-Thann a t-il pu laisser se multiplier en nombre des panonceaux à l’orthographe défaillante.
A quel niveau grammatical faisons-nous appel dans un cursus scolaire afin d’écrire « défense d’entrer » et non pas « défense d’entrée »? CE1?…CM2?…
En 2012, les militaires de la Hardt avaient-ils faits appel au même rédacteur?En 2007, le pont de la Doller au rond-point d’Aspach nécessitait une mise en garde pleine de poésie qui me faisait bien rire
Cette confusion lexicale m’interpelle. Comment ceux qui rédigent l’interdit comprennent-ils ce qu’ils écrivent? et pourquoi la hiérarchie de l’entreprise ne réagit pas à une bourde qui met sa notoriété en question?
J’ai repris ma route et je suis arrivé à temps pour arrêter cette balle de paille qui s’échappait en douce sur la route.
AIR FRANCE Cargo est tombé bien bas. Son image de marque a atterri à Aspach-le-Haut depuis au moins 15 ans chez un cultivateur du lieu. Pour sûr, l’image de marque d’AIR FRANCE en a pris un vieux coup. Il est vrai que le mondialisme économique a taillé ds croupières à AIR FRANCE Cargo depuis longtemps, depuis que KLM est entré dans le jeu.
Air France-KLM Cargo a entrepris de réformer son modèle pour renforcer sa place sur ce marché hautement concurrentiel. Le Groupe met davantage l’accent sur les capacités offertes par les soutes de ses avions passagers, tirant parti de son vaste réseau mondial.
N’en parlons-plus, on se quitte sur une belle image.
Pédale douce est un terme qui appartient au piano. Il s’agit de la pédale droite qui atténue le son et donne de la nuance au son.
Le monsieur m’a dit « attendez que la barrière soit entièrement levée! »
Le terme est galvaudé. On l’emploie pour demander de la modération en tout.
Et à vélo? pourquoi pas aussi! Aujourd’hui j’appuie en douceur sur les pédales car j’ai mal à un genou. Un truc qui frappe de nombreux cyclistes et qui à la longue devient rédhibitoire pour la poursuite du vélo.
On voit nettement le col sur l’horizon, il ne semble pas haut depuis Houppach
Alors je me modère. A mon avis, humble avis, c’est de l’arthrose, une dégradation du cartilage. Un truc de vieux, quoi!
J’ai croisé une dizaine de cyclistes dont la plupart semblait découvrir la grimpée du Hundsrück. Avec curiosité et émoi, deux comparses détonants.
C’est dommage de devoir se limiter en pleine saison d’été. Je fais contre mauvaise fortune bon cœur.
Mon attention est attirée par cette boite à livres. Le monsieur qui jardine tout près me demande si je lis…c’est lui qui a eu cette initiative. Trois ou quatre livres dont des livres de classe. Il a aussi installé une poubelle et emporte les ordures déposées à la ville. C’est son jardin empli de nains de jardin qui borde la Voie Verte en direction de Bitschwiller. Il nettoie aussi les rives de la Thur face à chez lui, la Renouée est tenace. Parfois, me dit-il, des voitures s’engagent sur la piste et un jour les Brigades Vertes ont arrêté un attelage avec une caravane. Le GPS en cause, selon lui.Attendons de voir combien de temps la boite à livres va garder son intégrité…
Là où je m’exprime le mieux, c’est dans les descentes, et encore! J’ai aussi trois ou quatre doigts qui souffrent du même mal sur les poignées de freins.
Mon parcours du jour fait 38km et 860m avec 10 cols. On a terminé à 12h30 sans tarder vu la température.
La Hallière, c’est cette scierie mue par un moulin à eau à quelques kilomètres de Celles sur Plaine. Parfaitement rénovée, elle se visite à titre touristique. On part de là ce matin.
Scierie de la Hallière vallée de Celles. Parfaitement entretenue et exploitée à titre historique
Tôt car la chaleur menace déjà. On va tourner entre Allarmont et Angomont dans la forêt domaniale de Bousson.
10 cols sur notre chemin avec une première partie un peu délicate dans des chemins peu empruntés couverts de banches mortes et de cailloux.
Avec mon copain Claude, on en a un peu bavé au départ
Heureusement par la suite nous profiterons de chemins forestiers goudronnés qui nous permettront d’avancer plus vite.
Claude tient à la main son sac à dos. Il tient qu’on voit son beau maillot d’Annecy Abri du sapin Marie-Louise construit par l’ONF en 1962Cette stèle évoquant un accident aérien de Lancaster lors de la guerre est en construction. Elle est encore masquée dans l’attente de son inauguration. Non loin de la scierie de Machet. Je pense que la forme ovale représente une dériveUne belle demeure forestièreChapelle au col de la Chapelotte
Et pourtant Vieux-Thann fait tout pour embellir la commune
Je n’en veux pas à Vieux-Thann. La commune se pare de belles fleurs comme toutes les communes. Si les revêtements de chaussée s’effondrent ça et là, ça ne gène que les cyclistes. D’ailleurs la piste de la Thur est à nouveau à l’abandon en aval de Cernay. Ce qui démontre que tout le monde s’en fout.
Qui s’en plaint? Personne. A part moi.
Les pailles se ramassent à grande vitesse Cette descente est assez grisante car on prend vite de la vitesse et on a un beau point de vue.
Alors que la maison dort encore, j’aperçois un ballon au loin. J’attrape mes jumelles. Il semble descendre.
Ma femme s’interroge. Le journal du jour est à peine déployé, le petit-déjeuner en plan. Toute affaire cessante, je suis parti encore en pyjama à la chasse au ballon sur mon VTT.
J’ai vu le ballon arriver vers chez moi, puis descendre. Aussitôt j’ai sauté en pyjama sur le vélo et j’ai foncé sur la piste d’Aspach pour faire une photo.
Mais le ballon semblait inatteignable…alors j’ai poursuivi mon chemin jusqu’à Aspach pensant enfin le voir toucher le sol…
A Aspach, je l’ai vu disparaître au-dessus du lac…j’ai donc grimpé dare-dare le chemin forestier jusqu’à Michelbach…
J’arrive au lac, le ballon semble hésiter sur son atterrissage en bas de la digue du lac…
Je descends en bas de la digue…il a disparu! Je suis déçu.
Je longe la rigole de déversement jusqu’au pont de la Doller, pas de ballon!
Au rond-point d’Aspach, je l’aperçois qui frôle les peupliers au-dessus la D466, il traverse la gare d’Aspach…
vol à basse altitude
…puis il semble enfin se poser sur la zone industrielle d’Aspach…
…trois coups de gaz et ça repart. Traversée de la D483. Je file vers l’église de Burnhaupt…
il rase les toits, les chiens aboient, les riverains ouvrent leurs voletsl’imposante masse semble cette fois se diriger vers le sol… perdu! il repart et traverse la rue haute à Burnhaupt
Je tente de le suivre…je suis dans une impasse. Je contourne le pâté de maisons…
Il est là, posé, majestueux
Le pilote m’interpelle…avez-vous vu une voiture suiveuse?
Oui, elle est déjà derrière moi.
L’heure est venue de remballer
Le VTT en pyjama est tout de même moins confortable qu’en tenue (de capitaine) ad hoc.
La matinée en juillet est prioritaire pour le vélo.
Je croise de nombreux cyclistes. La norme passe doucement à l’électrique. J’entends un sifflement derrière moi en montant le Bannstein.
La dame me dépasse avec son panier d’osier sur le porte-bagage sans omettre de me saluer. Quand j’arrive au sommet, elle est déjà loin. C’est pas juste, je vais me plaindre au syndicat des vélos. Qu’on ait du mal à grimper les côtes sans l’assistance, admettons! mais qu’en plus on double les augustes gugusses à guibolles flageolantes sans indemnité, y’a d’l’abus!
On les repère les pépères qui partent à la fraîche décontractés sur leur VTT à électrons. Pour eux le challenge est terminé dès le départ. Ils font confiance au canasson. Les touristes viticoles arpentent le vignoble à l’électrique. Les pentes? quelles pentes?
Le couple de cyclo-campeurs arrivent face à moi, arnachés, sacoches et remorques, chien et marmot. Ça pédale avec allégresse, sans déhanchements…l’exercice est devenu une formalité très éloignée de l’effort musculaire à produire.
Je quitte Thann tôt après la pluie de la nuit. Il fait encore frais. Direction Kruth. Mais en chemin, je fais un détour par Geishouse. Rien que pour le paysage et aussi pour avoir un peu de dénivelée sur le parcours. Je descends par Meerbaechel à Moosch. Les voiles se posent à Fellering. C’est magique. Puis à Kruth je fais le tour du lac. Il est déjà étrangement bas…vraiment ça interroge sur le degré de sécheresse. A Urbès, je prends Storckensohn. Le torrent est à sec…Mollau, Wesserling et la suite.
Geishouse dans son écrin écolage à Fellering Ces deux cyclos vont bon train, à Kruth ils prendront le MarksteinKruth, le lac Storckensohn, le torrent à sec
Une De Dion haut-rhinoise. J’aime la valise sur le marchepied.
Une fois en haut, je flâne. Grimper le Vieil Armand, c’était mon exercice du jour. Je le sais, je n’aime pas ce machin là car je dois aller puiser au fond de mes ressources pour réussir. Je grimpe au mental. C’est comme ça quand on manque de puissance, il faut gérer habilement . Tantôt je vois un lacet arriver et c’est l’occasion de se reprendre car la courbe est souvent plate surtout si elle tourne à gauche. Mais les sections rectilignes, je les crains car c’est entre deux courbes qu’on doit se hisser plus haut. Bien sûr, je calcule pendant toute la montée, addition, soustraction, ce qui est fait, ce qui reste à faire.
C’est les vacances, les motards sont au rendez-vous de la montagne
Quand le col du Herrenfluh est là, j’exulte. Je descends et je grimpe sur la butte voir la plaine et les ruines du château.
Le Herrenfluh, ouf!Au Vieil Armand, je suis un peu atteint
J’arrive à Freundstein. Je m’assois sur le parapet et je contemple la montagne. Un bruit de moteur étrange…j’ai juste le temps de saisir une De Dion-Bouton qui monte fièrement.
Ce parcours comprend quatre cols, on l’oublie souvent:
le Herrenfluh 835m
le Silberloch 906m
le Freundstein 860m
l’Amic 828m
Deux cyclistes allemands arrêtés devant l’auberge
Sind Sie müde? (ce sont tout mes restes germaniques)
Nein!…ils me désignent le Ballon… Weltraum
Au Nouveau Monde, la bâtisse des GJ est démontée. Le marchand ambulant de fruits me dit qu’ils vont reconstruire de l’autre coté du rond-point…
En attendant le Tour, on sort les reliquesStaff n’est pas en reste
Bollwiller attend le Tour. On a ressorti les vélos qui pourrissent dans les greniers. C’est marrant, quand le Tour vient en Alsace, toutes les communes sont cyclophiles…alors que le reste du temps elles ne font rien pour le vélo. Surtout Bollwiller!
Thann manque de E cruellement, Macron a encore frappé
L’amour-propre est l’amour de soi dans le regard des autres selon Jean-Jacques Rousseau. Finasser ne sert à rien. Il faut ne pas tricher avec soi-même. J’ai cette fâcheuse habitude de toujours vouloir accomplir un parcours minimum qui ressemble à quelque chose.
C’est sûr, je suis un philosophe à deux balles. Au bacho, je serais éliminé.
J’en connais qui sont capables de rentrer au bout de 20 km. Moi pas. Il me faut de la consistance. C’est combien le service minimum, déjà?
Je n’ai pas beaucoup de marge de manœuvre, il fait beau, c’est la pleine saison…tout au plus un peu de chaleur…et cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, l’âge venant, qu’il faut dompter avec sagesse. Je veux parler de cet exercice physique pas anodin qu’est le vélo. Certes il existe de sports autrement plus violents peu indiqués lorsqu’on devient quinca, sexa et la suite…
Mentalement, je construis mon itinéraire « in situ », ou sur le tas si vous préférez.
A rond-point d’Aspach, tiens! une école qui traverse à pied et des motards qui font la circulation. Tiens! encore des motards, des douaniers, …au lieu de prendre le train Thur-Doller je tourne à gauche vers Burnhaupt…encore des gendarmes!
Bon allez! le chemin de l’étang et je file à Diefmatten puis je monte la vallée du Soultzbach et je mijote…Est-ce qu’au bout je vais me dégonfler et ne pas rentrer par le Schirm?… C’est la question.
Bon, je temporise, je file à la Seigneurie, comme ça j’ai encore du temps pour réfléchir car ça chauffe sec sur le goudron.
Arrosamania
Aux arrosoirs, je me mets à la lecture.
Cambriolers 2 fois…merci de me rapporter mes tiroirs…bonne récompence…merci
Bruno, l’arroseur, ne manque pas d’humour. A Masevaux, le feu est vert et la grande côte face à moi m’attend.
La chaleur et les sapins de Houppach me rappelle le Babaou
Je grimpe en dix-huitième vitesse rien que pour ne pas affoler la pendule. Je suis déjà tout étonné d’être à Houppach, les deux zigzag à l’ombre sont agréables, puis vient la colo et la rampe qui mène au col. C’est super, j’y suis déjà!
La montée au Schirm après Houppach est un vrai billard et l’affreux décrochement dans le sens de la descente qui nous déstabilisait a été arasé.
Faut dire que la route toute neuve pour le Tour facilite la grimpée. Quand le cardio arrive à 160, je le laisse refroidir en pédalant mou pour qu’il redescende à 150…puis je repars.
A Bourbach, j’ai l’air malin, je ne vais quand même pas redescendre…surtout que de ce coté, c’est fastoche.
Devant le sapin là-haut, il y a le GR et son parapet métallique. Idéal pour voir les grimpeurs dans la dernière ligne droite du Hundsruck
A Plan Diebold, panneau qui indique que la route du Steinby sera fermée le jour du Tour. La descente du Steinby est pourrie, il faut descendre sur les freins, nombreux nids de poule.
Méditez cyclistes qui êtes rendus à mi-parcours de votre palmarès annuel. Nous abordons le deuxième semestre de l’année.
Si vous vous interrogez, comme moi, sur votre bilan des six premiers mois, marquez le pas et faites le point. J’admire les stakhanovistes qui se disent intérieurement « pédale et tais-toi! ». Moi je ne sais pas faire ça. J’ai ma conscience qui flanche, non pas ma conscience, je veux dire mon moral et je ne sais pas très bien pourquoi, c’est comme une espèce de frousse de devoir s’arrêter. Pourtant sans me vanter, j’ai des capacités physiques qui me permettent de faire mon vélo trois à quatre fois par semaine. Le problème lorsqu’on est au pied d’un massif, c’est de se sentir obligé de grimper plus que de raison.
Alors j’ai le sentiment de devoir recommencer tout à zéro, remettre cent fois sur le métier son entraînement pour garder un niveau acceptable. Le niveau, c’est le mot clé que tous les cyclos ont en tête…sans le dire. C’est quoi d’abord, un niveau acceptable? c’est la capacité à s’étonner soi-même de pouvoir encore le faire? oui, c’est un peu ça. D’année en année, on se plait à encore accomplir un exploit personnel en redoutant le jour où on ne pourra plus.
La canicule récente m’a fait peur car cette chaleur inhabituelle me semble indomptable. Je dors très mal et peu à peu j’accumule de la fatigue sans rien faire. Alors dès la première baisse de température j’ai sauté sur le vélo et j’ai fait du plat comme en hiver.
Ça marche, me voila rasséréné. Ce devoir du soir, si vous doutez de votre motivation, faites-le aussi et trouvez les raisons d’une nouvelle motivation.
Mon club Etoile 78 avait sorti les routiers, alors je suis parti seul sur mon VTT.
J’ai tout de suite cherché de l’ombre où me réfugier. Dans la forêt j’ai entendu le train siffler; alors j’ai attendu au passage à niveau non gardé. Qu’il arrive…et il est arrivé, loco à l’envers. Et son machiniste m’a fait un grand bonjour de la main. C’était sympa car il doit être une grande vedette des vidéos familiales.
Puis j’ai grimpé en sirotant l’eau de l’embout de mon camelbag qu’un mauvais goût de plastoque chaud m’obligeait à recracher.
le sentier botanique m’abrite
Après le sentier botanique, Rammersmatt.
Ensuite le petit sentier qui longe le Rueslochbeachle m’a ramené sur les hauts de Roderen.
La chapelle est ouverte, les bancs recouverts d’une assise confortable. Je m’y installe.
En 1666, il est mentionné sur les biens de l’abbaye de l’Oelenberg « Alt Kappel » et » Auf der Heyde ». Je m’arrête. La chapelle est ouverte, les bancs recouverts d’une assise confortable. Je m’y installe. Même un infidèle est capable de s’assoir là sans qu’un orage divin ne vienne l’y déloger!
Branle-bas de combat à Thann. Préparatifs de la crémation des trois sapins ce soir. Un surplus de chaleur bien inutile.
Les quatre compères se sont mis au green de bonne heure. Par malchance, la balle de l’un d ‘eux s’est plantée dans un bunker. Le golfeur se positionne, puis simule un shoot plusieurs fois pour bien ajuster son tir.
Enfin, l’heure est venue de déloger l’intruse. Dans un geste auguste, il plante le golf dans le bunker, un énorme geyser de sable s’élève vers le ciel. Mais la balle est restée sur place.
le fleuriste n’ouvre qu’à 10h15. je n’ai pas voulu attendre de savoir s’il avait prévu pour la canicule des pébroc, c’est à dire des brocs équipés de parasols
J’ai repris ma route, amusé, profitant de l’ombre de la forêt.
les jours de canicule, je vous recommande les sous-bois
A Dannemarie, j’ai bombardé jusqu’à Zillisheim.
Le canal de Dannemarie est en pleine eutrophisation due au manque de trafic. L’eau stagne.
Puis après Lutterbach, j’ai pris Reiningue. Je ne sais pas pourquoi je manquais subitement de watts avec mes jambes en coton alors je devais relancer en danseuse à la moindre pente.
Hôtel à antennes en tous genres, le dernier étage est encore libreles portes du pénitencier vont bientôt se refermer et notre piste cyclable attendrales types qu’on croise sur un vélo n’en mènent pas large, les braquets se font légers
A Schweighouse, le cimetière me dépanne en flotte. J’ai louvoyé comme j’ai pu vers le cimetière à chiens d’Aspach, histoire d’ôter de ma vue les grandes lignes droites que je prenais pour des mirages.
j’ai commencé par arpenter le cimetière avant de trouver le lavabo contre le mur de l’église. Ah qu’il est beau le lavabo! (Schweighouse)
Pas de doute, la canicule a du chien.
La promo du vélo à Schweighouse porte-elle ses fruits les jours de canicule? je n’en suis pas sûr
Vélo des villes, vélo des champs, le VTT décontracté
Le VTT a cette faculté de pouvoir vous satisfaire sans trop en faire. Ce qui n’est pas le cas de la route qui est synonyme de circuit consistant. Un pratiquant routier qui ne fait pas ses cinquante bornes le dimanche matin n’est pas entièrement satisfait.
En revanche si vous ne disposez que d’un créneau horaire réduit de moins de deux heures, le VTT est là, dans les champs autour de chez vous, avec des raccourcis nombreux si par malheur on vous rappelle de rentrer au plus vite pour allumer le barbecue.
Meroux, l’ouvrage est classé, il est fermé aux visites et il est mal entretenu. Voila qui est dit!
C’est insolite comme nom, Meroux. A ne pas confondre avec le gros poisson. Je n’étais encore pas allé par là. C’est le hasard de la balade de ce matin qui m’y a conduit.
C’est un fort et pourtant on l’appelle ouvrage, l’Ouvrage de Meroux. Étonnant bâtiment militaire construit avant 1914 pour fortifier la Place de Belfort face à un envahisseur en devenir.
J’ai compris que c’est le plus abouti de la série; il est tout en béton armé et pouvait contenir 425 hommes de garnison. Il y avait l’électricité fournie par deux moteurs Peugeot de 15 HP. Au total 13 kW en 110 Volts. On peut se référer à ce site pour en savoir plus.Visiter un site militaire le jour anniversaire de l’appel du 18 juin, je ne l’ai pas fait exprès.
Une descente agréable à Gildwiller
Avant cela, j’avais pris l’Eurovéloroute 6 sans autre ambition que de rouler.
Dannemarie, le charme de la plaisancePont canal en traversée de la LargueRestez groupés les enfants, le monsieur fait la photo…
Puis vint le moment où je décidais à Froidefontaine de faire demi-tour. J’étais au km 43. Je me fie à mon instinct et je commence à naviguer « au pif »… je tombe sur la francovélosuisse, « boucle des trois voies vertes »…c’est agréable.
Allons sur la francovélosuisse!la traversée forestière est confortable
La grande gare TGV de Belfort-Montbéliard apparait, baptisée Axion, c’est la première fois que je la découvre. Je la traverse…
gare TGV Jonxion 1, un truc futuriste, je présume vu le faible trafic…
Ensuite je bénéficie encore d’un bel itinéraire cyclable qui me conduit à Meroux puis à Bessoncourt.
J’ai hésité à prendre la direction du fort Ordener après Meroux, dommage!Jusqu’à Chèvremont, l’itinéraire cyclable est parfait, on est tout seul
A partir de Bessoncourt, ça se complique, je traverse le grand échangeur autoroutier jusqu’à la D83.
Je me fais tout petit le long de cette route D83 jusqu’à la sortie de Lachapelle-sous- Rougemont.
Je quitte la D83 pour prendre Soppe. Ouf!
Dommage que je n’ai pas su éviter ce tronçon routier éprouvant de la D83. trace GPS