Kruth, le lac

la digue semble rénovée

Je monte à Kruth cette fois par la rive droite.

A Oderen, je me trompe tout le temps Bref je finis sur la RD.

Le Schlossberg est en vue. Tant mieux car j’ai froid et hâte d’arriver.

Les chemins sont traversés de rigoles à la suite des pluies.

le vent a renversé les protections de chantier
l’écolage du décollage
le TER en provenance de Kruth va entrer en gare, éloignez-vous du quai!

Le TER corne deux fois au passage à niveau des libéristes. Malgré tout, le chien continue sur sa lancée. Je m’attends à le voir écrabouillé. Subitement pris de peur, il retourne et s’enfuit. Ouf!

Le retour rive gauche est autant casse-pattes à la descente qu’à la montée. Surtout à Saint-Amarin.

Stères

Tous ces stères vont être évacués par la Voie Verte. On peut craindre le pire…

Parcourir la campagne

C’est un privilège de pouvoir parcourir la campagne à vélo. Tout le monde ne le peut pas s’il est au cœur d’une agglomération qui l’en dissuade.

Je suis aux portes de la nature et c’est une chance. Les itinéraires pour sortir sont malgré tout souvent les mêmes.

  • Piste de la Thur-Cernay
  • Piste de la Thur-Willer
  • Piste d’Aspach
  • Leimbach
  • Roderen

Et après il faut savoir être inventif. Je ne m’assigne rien, j’agis en fonction de mon ressenti, le froid, le chaud, le vent et ma motivation. Aujourd’hui je suis parti avec l’idée que j’aurais froid et j’ai donc mis la grosse veste. Mais j’ai eu chaud avec 16°C au retour.

Bien sûr, les grimpées sont pour moi une douleur que je m’inflige. Je dois réduire mon ambition et gérer la pente.

D’autant qu’à présent l’arthrose des genoux me rappelle à l’ordre. Je connais les segments des déclivités par cœur, là après la ligne droite, un zigzag et un faux plat en reprenant la ligne droite suivante, après ce virage, je vais voir le village, je serai soulagé. La récompense à vélo est instantanée: après la montée, on a droit à la descente. Ne pas aller trop vite pour en profiter davantage.

Monter à Bourbach-le-Haut m’est devenu familier. La sortie du village est faite de courbes jusqu’au pont du Bourbach. On ‘ »relance » dans la courbe de sortie de pont et la ligne droite jusqu’au premier lacet est plutôt facile. On « s’accroche » ensuite pour atteindre le village.

J’ai toujours mes repères pour chaque grimpée et c’est un avantage de les connaître.

Diagramme temps Une moyenne de 21 et un cardio de 123. Il faut savoir s’en contenter, comme les vieux diesel sauf que moi je ne pollue pas.
Diagramme vitesse

60km/600m

Rudipontaine à VTT

Il a fait beau comme partout ailleurs pour cette sortie VTT dans le Doubs à Pont-de-Roide-Vermondans, deux communes fusionnées en 1973.

Il fait frais au départ avec le passage à l’heure d’été (7°C)

Caractéristique: la mairie face au pont qui traverse le Doubs.

trace Op https://www.openrunner.com/r/10988705

On a choisi avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann le parcours de 33km et doté de 650m de D+.

première descente, ne pas rater la trace!

Belle ambiance comme souvent dans ces concentrations de cyclistes qui aiment la nature.

parcours bucolique

Trace exigeante avant d’atteindre le premier ravito à 15km au belvédère de Mandeure qui surplombe le Doubs face à la commune de Mathay.

au terrain de BMX à proximité rassemblement au public nombreux.

beau point de vue au ravito 1 belvédère de Mandeure

Mais il fallut poursuivre avec une succession de toboggans vertigineux qui en a fait hésiter plus d’un. J’ai préféré les shunt soft plutôt que de risquer une chute fatale.

la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours à Mandeure, très jolie
on arrive à Mandeure
décontracté
un peu de griserie sur le goudron
on commence à creuser grave

Mais après le second ravito, on a du encore ramer et puiser dans les réserves.

arrivée au deuxième ravito à Mathay

Fait notable, la grande proportion de VTTAE qui remontent les files caillouteuses et qui peinent à doubler dans les single.

ici aussi, il faut puiser quand d’autres préfèrent mettre pied à terre

Cela dit ambiance bon enfant avec des familles et des compétiteurs compréhensifs dans les bouchons.

une belle aventure
un grand merci à l’Avenir Cycliste Rudi pontain qui avait bien fait les choses

les prochaines dates dans la région…

Amic

il faisait beau aujourd’hui sur les crêtes vosgiennes

Je ne suis pas monté sereinement à l’Amic. Il est vrai qu’on n’a pas encore beaucoup de km dans les jambes en 26 mars.

A la sortie de Willer, je me retourne…j’avais un type dans ma roue.

« Ah, mais on est deux…ne vous privez-pas, passez devant…« 

« Non, non je n’en ferai rien…« 

Je suis donc monté comme ça avec un type derrière qui avait eu la bonté de laisser 100 mètres d’espace.

J’ai horreur de ces situations. Pour moi c’est pire que s’il était devant car mentalement j’ai l’impression de mener le train…et j’atteins des cardios de folie.

Bon à Goldbach, j’étais raide comme un passe-lacet. Mais j’ai puisé, j’ai ratissé au fond des réserves car j’ai du métier et mon dérailleur a cru que je devenais fou. A Blanschen, je sais que c’est encore difficile. Du coté du terrain de foot il y a un méchoui à renifler.

A l’Amic, je souffle sur le parking. Mon suiveur se prend en photo devant le monument du capitaine. Il semble hésiter à prendre le Grand Ballon.

Je descends à Wuenheim qui est encore fermé jusqu’au 1er avril. Je sais que s’il y a un comité d’accueil en bas je suis bon pour le PV. Mais je croise des cyclos qui montent, c’est bon signe.

46km/700m

La pente coté Willer semble plus difficile (9.2km/456m) que coté Wuenheim (11.86km/536m) avec des passages nombreux à 7,8,9%
Je me traine comme je peux dans la montée

Economie

Ecomusée d’Alsace

Un parcours économique. Sans difficultés…et sympa à l’abri de la circulation

Etoile 78 Vieux-Thann

Sortie familiale aujourd’hui pour le club Etoile 78 Vieux-Thann.

Nous étions sept et nous avons emprunté la piste de la Thur jusqu’à Saint-Amarin. Beau temps mais un peu frais au retour sur la rive droite.

Une agréable journée avec malheureusement une chute peu avant Thann (derrière Super U) que nous espérons sans trop de gravité.

Inéluctable déclin

Au plan d’eau de Reiningue, je m’arrête. Blosen Air est là avec son cerf-volant. « salut Max! » Nous sommes voisins au Blosen. Saviez-vous que le Blosen (souffler) à Thann c’est un quartier où le vent souffle fort et souvent en rafales. Je laisse Roland D’Alessandro manœuvrer sa machine aux couleurs de l’Ukraine sans trop m’approcher. C’est un ventilé qu’il a fabriqué lui-même, prévu pour vent fort, une partie de la voilure transparente permet au vent de s’écouler à travers. Il pose l’engin là où il veut, au sol, sur le dossier d’un banc, traverse entre les arbustes,…puis il remonte. Roland est un virtuose. voir sa page Facebook
passer entre les branches, c’est possible, il suffit de se pencher. Facile à dire!

C’est en roulant que je médite. C’est curieux méditer s’apparente à dire du mal de soi. Alors soit, je dis du mal de moi.

Je peaufine mon parcours car je pars souvent « à reculons », c’est à dire sans vraiment le vouloir.

Je tire à pile ou face: soit vélo de route, soit VTT? mais j’ai un joker, un jogging de 40 minutes et j’ai contourné l’obstacle de ma flemmingite aigüe. L’indicible serait justement de ne rien choisir du tout et de rester à la maison en s’inventant un prétexte, je ne sais pas moi….ranger le garage, faire une peinture,…

Mais quand viendrait le soir, j’aurais du remord d’avoir abandonné mon rythme de vélo pour un motif fallacieux.

Je suis comme ça, je fonctionne à l’affect.

Et en même temps, comme dirait l’autre, j’ai des raisons de santé qui pourraient justifier de faire une pause: les genoux arthrosés qui font mal à chaque tour de pédale.

je vais laisser les dames traverser (Sentheim)

Ce soir j’ai terminé par Rammersmatt et j’ai du tout mettre à gauche pour éviter d’avoir trop mal. Il me restait la grande couronne en dernier recours. Je regardais la vitesse s’effondrer, j’étais comme un marcheur.

Au total j’ai récupéré une part d’estime de moi-même. Tout est donc bien.

Cela dit, je me demande toujours si ma « décroissance vélo » est inéluctable, si elle est dans ma tête seulement ou aussi dans mes jambes…

Pour en avoir le cœur net, il faudrait retourner dix ans en arrière et regarder de quoi on était capable en pareille saison.

Chiche!

Je me suis arrêté à 2016: le 17 mars 2016, j’avais déjà 600km de route et 600km de VTT!

Madeleine

C’est la première fois que je vois un navire de CroisiEurope sur le canal de Dannemarie.

Le MS Madeleine est une superbe péniche 5 ancres à dimension humaine, mesurant 38,50 mètres de long et 5,07 mètres de large. Elle peut accueillir 22 passagers, dans 11 cabines disposées sur deux ponts. Chacune d’entre elles, d’une superficie variant de 8 m2 (plus une cabine PMR de 11 m2), dispose de toutes les commodités et offre les meilleures conditions de séjour. À bord, tout est soigné dans les moindres détails et les 5 membres d’équipage garantissent un service personnalisé. (voir plus ici)

Beaucoup de cyclistes et de promeneurs le long du canal. Parfois, c’est chaud car certains parents laissent divaguer les enfants, le chien traverse avec sa laisse élastique, cinq promeneurs alignés, je sonne cinq fois…personne ne bouge.

Bref ne pas aller là-bas le samedi!

67km/330m avec la grimpée de Gildwiller-le- Mont

Felon

Seigneurie

C’est un parcours de bosses. De petites bosses qui à la longue s’accumulent.

55km/500m

Après Petitefontaine, je prends Felon avant de revenir à Leval. A la Seigneurie calme plat.

Je rentre par Roderen. Je dis bonjour aux CCK. Ils ne répondent même pas.

La galaxie cycliste est à l’image du reste. Chacun s’ignore. J’ai parfois de l’amertume d’en être arrivé là. Mais il faut faire avec.

De la route et du plat

Aucun mérite particulier. Le parcours à plat était facile. Un léger vent de nord qui facilite le retour.

Point capital

C’est un parcours qui me rapporte des points. C’est donc un point capital.

Plus exactement les points sont des kilomètres sans grand intérêt.

Et je suis allé à la capitale, c’est à dire Mulhouse. Je sais, c’est un peu tiré par les cheveux. Traverser Mulhouse par la gare du nord, puis Bourtzwiller, puis Wittenheim n’a rien de folichon. Après Pulversheim, je prends la piste de la Thur.

Bien se méfier des portières, et sur la piste des promeneurs en famille.

Bref un samedi pas vraiment fait pour le vélo. Mais le temps sec avec 5°C était encourageant. Alors…

Premiers cols

Premiers cols en 2022.

C’est toujours une fierté d’en avoir gravi au moins un. En fait aujourd’hui j’en ai gravi trois. Mais les puristes diront que ça ne fait qu’un. Le triptyque Diebold, Hunsdrück, Schirm s’enchaîne facilement.

Je monte par Bitschwiller. La route pour moi tout seul et donc…le silence. C’est un vrai régal.

Mais les cinq cents derniers mètres avant la Fourmi, j’ai dû les franchir à pied à cause des restes de congères.

Puis j’ai terminé par la vallée de la Doller avec retour par Cernay.

Foncier

elle est mimi la petite chapelle Notre Dame de Bellefontaine

Merci aux cinq cyclos Thannois qui m’ont emmené jusqu’à Saint-Bernard. C’est toujours ça de pris. Il est vrai que calé derrière à 28/30, comme on dit « ça décoiffe ».

On dit qu’on travaille le foncier, c’est à dire l’endurance qui consiste à réaliser des efforts longs mais peu intensifs.

Oui OK.

Mais pour moi à cette vitesse là mes efforts pour rester accroché derrière sont quand même intensifs dans les bosses.

Puis j’ai repris mes quartiers d’hiver tout seul.

A Saint-Bernard la piste du canal jusqu’à…Retzwiller. Puis je quitte et je prends Reppe. Naturellement je pousse jusqu’à Petitefontaine.

La suite, on la connait. Je ruse pour ne pas épuiser mon reste de capital…foncier.

La Seigneurie, Lauw, Sentheim, Bourbach-Roderen.

Pas toucher!

La cartouche est blanche de givre, elle colle aux doigts

J’ai pris la piste pourrie qui relie Richwiller à Staff et dont M2A s’honore et j’ai crevé. D’un seul coup j’étais sur la jante. J’ai la flemme. Faut s’installer, déballer le matériel, retirer les gants,…heureusement j’ai la cartouche de CO2. Ne pas la rater!

Ne pas toucher à la cartouche, l’été on peut tremper sa bière en même temps pour la rafraîchir.

Je me lave les mains dans l’herbe mouillée. Impeccable!

C’est quand même dur le vélo. C’est presque un truisme pour celui qui ne connait pas… et aussi pour celui qui connait. On peut être armé comme un baracuda, armé jusqu’aux dents, revêtu d’une carapace et d’un moral d’acier. Alors dans ce cas le vélo est une simple formalité.

Mais pour les faibles, c’est plus dur.

J’écoutais ce matin Eric Leblacher expliquer son dispositif mental sur la Race Across France une épreuve de 2500km. C’est Pascal Bride qui en parle sur sa page FB. Il faut être accro pour s’attaquer à ce type d’épreuve, être dans une forme olympique et travailler son mental pour savoir déjouer tous les pièges qui attaquent le moral.

Je ne joue pas dans la même cour. Pourtant au bout de 40 km, je suis quand même fier de ma prestation car il fait froid et il y a du vent dans la plaine. En plus la crevaison m’a stressé car j’imagine toujours que la réparation peut ne pas tenir. Un vieil atavisme de cycliste qui a connu beaucoup de choses, sans doute.

La dernière de l’année

https://i0.wp.com/img.over-blog.com/239x300/4/42/47/52/divers/VTT-noel-humour.jpg

Je ne me suis pas fait prier vu le temps printanier…ou automnal. Je ne sais pas.

les étonnantes éoliennes de Francis Willmé
Bourbach-le-Bas (poteau gommé)

Etes-vous bigorexique?

Un temps à ne pas mettre un cycliste dehors

Je ne connaissais pas le vocable

Le bigorexique est addict au sport. On ne parle pas d’une simple passion mais bien d’une dépendance à la pratique excessive d’un sport. Rien à voir avec la messe, donc.

J’ai vu un reportage à la télé. La femme se lève à 4 heures chaque matin et elle se met à pédaler pendant cinq heures sur son home-trainer au salon. Elle est bigorexique ou accro au sport.

Elle doit être aussi bling-bling dans sa tête, à mon avis.

Elle ne se sent en forme qu’à partir d’une certaine dose ou si vous préférez d’un dose certaine.

Il est désormais acquis que certaines disciplines, et le running vient en première position de celles-ci, favorise la sécrétion d’endorphines, cette molécule naturelle qui déclenche (ce que les Américains nomment) ‘le runner high’, autant dire l’ivresse du coureur.(source Ouest-France)

Dopé, le Maxou? C’est vrai qu’on le constate tous plus ou moins; au retour d’une sortie jogging ou vélo, on se sent fatigué mais aussi plutôt de bonne humeur…sauf si on a crevé trois fois en route.

J’ai eu peur de faire partie aussi de ceux-là, les bigorexiques. Mais non, je me contente de quatre sorties vélo par semaine et…à petite dose. Ouf! j’échappe à la maladie.

Ce matin, 2 ou 3 degrés, je me suis fait violence pour partir sur mon vélo. Il n’y avait pas de verglas mais le vent d’ouest sur l’Alsace était désagréable.

Les pistes cyclables ne sont pas toutes déneigées, on l’oublie parfois. J’ai du modifier mon itinéraire.

A Gildwiller, j’ai pris Burnhaupt, Heimsbrunn et Reiningue.

Bien assez pour son sport favori en cette saison.

Rien que pour moi

Ils ont parfois de la chance les cyclistes, on leur octroie les voies ferrées abandonnées.

Alors je m’engage avec délice dans ce joli chemin arboré et fait rien que pour moi. Finalement qu’un vélo succède à un train, c’est une belle transition écologique.

Je suis d’une naïveté déroutante, ce soir.

Le lit de la Thur à Cernay a été arrangé. On a dévié les usagers sans trop de ménagement. Mais les barrières ont été vite démantelées par les autochtones
A l’écomusée, on est déviés sans autre forme de procès. Les cyclistes? qu’ils prennent la route! On aurait pu a minima aménager un passage provisoire. Mais non c’est trop pour de simples cyclistes

La France continue d’ignorer le cycliste-usager. Comment promouvoir le vélo dans ces conditions?

Route

C’est indicible, je n’ai pas envie de VTT actuellement. Une paresse inexplicable. Pourtant la route n’est pas à mon avantage, il me faut pédaler longtemps pour avoir un tour qui me contente.

La petite grimpée avant Wuenheim fait jusqu’à 7%. Je ne l’aime pas. A Soultz, je pousse jusqu’à Readersheim, puis Ungersheim, Ensisheim, les fermes avant Battenheim. Un itinéraire fait des dizaines de fois lorsque j’étais Mulhousien.

Puis je vais rechercher la piste de la Thur à l’Ecomusée pour rentrer chez moi.

Une surprise: la piste est interrompue à l’Ecomusée, un pont absent. Néanmoins on peut passer à pied. Plus je me rapproche de Thann, plus j’ai froid (je n’avais emporté que deux épaisseurs), la température avoisine 2 degrés.

Tour ensoleillé

La maman des poissons pas contente

Vauthiermont

Temps médiocre avec seulement 4°C mais sans vent ni précipitations.

J’oscille entre du moyen court et du moyen long. Je suis un centriste du vélo. En partant à 13h30, il ne faut pas s’attarder au-delà de 17h car la nuit tombe vite. Bien sûr j’ai mes lampes, ma veste rétro, fluo mais à certains endroits comme la route d’Altkirch à Burnhaupt le trafic est chargé et à 16h on est déjà moins visible

Quatre cyclos tristes sur la piste. Ils pédalent avec opiniâtreté. Ils s’appliquent, même. Ils ne sont pas là pour rire manifestement. On a l’impression qu’ils vont à l’enterrement ou qu’ils en reviennent. Le leader devant, silence dans les rangs. Je les aborde. « Vélo » annonce celui qui est derrière. « Je ne suis pas pressé, bonjour!… »

J’ose « vous rentrez à Mulhouse? »…histoire de ne pas passer comme un sauvage…d’autant qu’ils ont un bon train de 20-22

La dame me dit « à Burnhaupt ».

Je passe car manifestement je suis de trop.

Plus tard je sors à Saint-Bernard et je ne les vois plus derrière moi. Ils ont du quitter la voie verte plus tôt.

A l’entrée de Burnhaupt-le-Bas, je les retrouve. Je m’arrête au feu pédagogique. Ils passent en maugréant.

La sortie de ce groupe ne ressemblait pas à une partie de plaisir. Finalement, je me dis que tout seul, c’est bien aussi le vélo.

Travaux à l’écluse d’Hagenbach.
Les poissons manifestent

Grisaille

Notre Dame du Chêne. dans la grisaille, ces bougies annonçaient un peu la féérie de Noël. Le monsieur a glissé une pièce dans la fente, puis il a allumé deux bougies qu’il a placées à gauche. Ça équilibre lui ai-je dit, puis, acquiesçant, il a fait un signe de croix et s’est recueilli.J’ai regretté cette observation trop rationnelle dans cet univers de foi.

Je suis parti dans la grisaille. Un truc qui vous remplit d’humidité sans vous mouiller vraiment. Parfois ça gicle sur les surchaussures. Méfiance avec les feuilles mortes, toujours les aborder en ligne droite. C’est le long des collines que le brouillard a eu du mal à se dissiper.

J’ai toujours imaginé que cet édifice religieux préfigurait nos fusées à étages de Kourou en Guyane. (Burnhaupt le nieder)

Finalement, parti avec un corsaire un peu fin pour la saison, au bout de 50km tout rond, j’étais content de rentrer.

Cherchez l’erreur typographique

Kruth, le lac

Le lac est toujours à sec

Je suis monté au lac. Il était vide. Des types en bas tentent de boucher les fuites depuis des mois.

Heureusement, le trottoir est accessible au public sur le barrage. On peut donc traverser.

le petit lac est rempli en attendant la remise en service du grand

A Fellering, un groupe de libéristes atterrissent sous le contrôle de leur moniteur avec liaison radio

atterrissage impeccable

C’était pas le jour

Le froid et la pluie. Je rentre.

Grande ensoleillée à 14.heures. Je prends la route. A Leimbach, la route de Rammersmatt est barrée. Je fais demi-tour et je grimpe par Roderen, plein de courage. Tous mes paramètres de compteur sont absents à l’écran. Je monte donc à l’estime. A Rammersmatt, pluie. J’enfile l’imperméable pour descendre à Bourbach.

Puis je choisis de rentrer. Froid plus pluie, mieux vaut éviter.

J’aurai au moins essayé.

Tour instinctif

De la couleur schtroumpf dans les champs

On pourrait dire tour de base.Ou si vous préférez le tour à l’instinct, celui que l’on fait sans réfléchir. Tous les cyclos connaissent ça. Il en existe même qui ne font qu’un tour. Toujours le même. C’est aussi bien que de tourner sur son home-trainer où la porte du garage devient monotone.

L’avantage du tour instinctif, c’est qu’on en connait toutes les ficelles, les points durs et les mous. Les creux et les bosses, les regards d’égouts effondrés et les tranchées mal rebouchées qui nous secouent la carcasse. On n’a donc pas d’inattendus.

Il n’y a plus qu’à regarder le paysage défiler. Méfiance tout de même sur l’Eurovélo 6 qui comme à l’accoutumée est parcourue de promeneurs avec chiens. Il faut rester en éveil, calculer les trajectoires de dépassement, sonner gentiment, prévoir les écarts inattendus, la dissociation de part et d’autre du groupe, la laisse à chien retors qui ne rétracte pas comme prévu,…et ne pas rouler sur les cannes à pêche en bordure.

Zillisheim, le lycée

Un jeune et fringant vététiste m’a doublé à la sortie de Zillisheim. Il a rapidement pris de la distance. Piqué dans mon amour propre, j’ai tenté de le rejoindre. J’affichais 30 à l’heure face au vent.

de 1h23 à 1h56, j’ai mis mon booster en marche mais ça n’a pas suffi

Au bout de 30 minutes, j’ai arrêté de jouer. J’avais affaire à un plus fort que moi et je ne l’ai revu qu’au retour de Dannemarie lorsqu’il m’a croisé.Parfois on est doublé par des gens en survitesse qui « s’effondrent » rapidement ensuite. Ce n’était pas le cas, on ne jouait pas dans la même cour. J’étais un petit joueur. Comme toujours.

Heureusement pour mon retour j’avais une composante de vent arrière car j’avais plutôt entamé mon capital retour le long cette branche Eurovélo.

Alfeld, le barrage

Il est un peu bas, l’Alfeld (1888).

Temps magnifique alors je m’offre l’Alfeld en aller-retour.

La piste de la Doller est autrement plus confortable que celle de la Thur.

C’est tout pour aujourd’hui.

Le tour du samedi

La première pente à la sortie de Willer est intimidante

Lorsque je grimpe le col Amic de ce coté, je sais à quoi m’attendre. J’ai besoin de mobiliser mes forces. Un peu plus chaque année qui passe.

Avant Goldbach, je connais le passage à 8-9% avant le moulin. Puis viennent les lacets avant d’atteindre le village. On est un peu à mi-chemin de cette pente qui fait…8,8km jusqu’au col Amic.

Après Goldbach, on a encore un passage à 8-9% au niveau de la rue du Ruisseau à la sortie du village.

Bien sûr que je rame avec mon cardio qui flirte le 150! Je ne me permets donc aucune fantaisie du genre passage en danseuse.

  1. à Willer km8 (376m)
  2. à Golbach km 14
  3. au col Amic km16.8 (828m)
A Kohlschlag, la forêt revêt sa tenue d’automne

Dans la descente de l’Amic, prudence! J’ai mis ma lampe à flash dans la pénombre pour bien me signaler des voitures qui montent.

Descente de l’Amic coté Soultz

A l’entrée de Bollwiller, un plat! Un plat rapide qui indique un pincement sur un raccord de voirie en traversant la 4 voies. Je ne trouverai les deux trous caractéristiques du pincement qu’à la maison en gonflant avec ma pompe à pied. Je jette la chambre comme toujours car je suis incapable de réparer ces caoutchoucs.

Jungholtz et son vignoble

Crever rarement réserve des surprises: par exemple impossible de gonfler avec la vieille pompe. Heureusement j’ai une recharge de CO2 16gr qui va marcher impeccablement. Faut juste savoir s’en servir. J’ai déjà vidé des cartouches sans rien gonfler du tout et j’ai parfois eu affaire à des cartouches vides!

C’est donc une question de méthode: s’assurer que la vanne de perçage est ouverte avant de visser la cartouche, c’est préférable et installer l’embout correctement sur la valve avant toute chose. Le gonflage est instantané. A Staff, je m’arrête pour tâter le pneu…toujours autant de pression. Quelle chance j’ai eu aujourd’hui!

Point de vue

Bitschwiller-lès-Thann

Je commence par le plus dur, grimper au Hundsrück. Je redoute toujours ce coté là car c’est une épreuve physique millimétrée où chaque pourcent de pente, chaque pulsation compte dans le bilan final, à savoir parvenir en haut. Et après? après vogue la galère! on se laisse filer dans le vent.

Je rentre à point nommé: la pluie est revenue.

Le travail cardiaque dure pendant les 50 premières minutes
le profil du Hundsruck coté Bitschwiller, puis le Schirm

Basse-cour

L’Alsace a arrêté de « fidéliser » les cigognes. On comprend pourquoi, elles se plaisent tellement qu’elles forment à présent des troupeaux de quarante à cinquante individus. Je me demande où elles logent la nuit…(ici à la sortie de Battenheim)

Ça commence a bien faire aurait dit l’autre!

En guise de contact avec mon ancien fief, j’ai commencé à errer du coté de Peugeot-Mulhouse

Muhouse, grand canal

Avec mon ami Jean convalescent, on a pris plein nord face au vent le long des maïs.

Puis à Hirtzfelden, on a changé de bord

Ancien canal

Soudain un coin sympa au cœur de cette morne plaine…

Les Vosges en arrière plan (km 45) Oben zum Rustbaumweg Fessenheim

https://www.openrunner.com/r/13605753

Qui l’eût Kruth?

Quelques belles images sous le ciel gris

C’est un truc que je n’aime plus trop faire, le lac de Kruth.

Un genre de jeu à vélo dans un dédale de pistes cabossées où nous sommes secoués tout le temps.

Si le cœur vous tente, le parcours de cet invraisemblable circuit aller et retour sur la VV31 est là

https://www.openrunner.com/r/13594270

oui, nous sommes dans la bonne direction

Barrières consolidées. Faut du lourd!

Allemand

cimetière allemand de Cernay non loin de l’usine Aubert)

On passe le long de la rue sans même y prêter attention car il est discrètement dissimulé derrière une haie.

J’avais garé mon vélo à l’intérieur du bâtiment d’accès.

Des croix, des croix, des croix de tous ces soldats tombés à la guerre de 14-18.

Et même une croix pour deux avec deux noms distincts de part et d’autre. Et quelques pierres de soldats de confession juive.

Très bien entretenu. C’est à notre honneur.

article en relation, le cimetière d’Illfurth

Rammersmatt, Schirm pour commencer, le plus facile ensuite ou comment soigner sa flemmengite. C’est une question de choix: le plus dur avant ou après?