



Images et chroniques de balades.
Vosges, Alsace et Forêt Noire… et parfois ailleurs





Tour de route ordinaire sur mes anciennes terres.
Même jeune, le lama apparait mécontent avec sa tête renfrognée. C’est dans sa nature. Il n’est sensible à rien, surtout pas à ma présence. Il m’ignore le lama avec son casque en duvet.


A coup de zig et de ,, j’obtiens un parcours patatoïdal qui me ramène à la maison. C’est le 1er septembre et comme par hasard, ce jour semble sorti de l’histoire ancienne. C’est à dire avec des brumes, de la fraîcheur et un soleil timide, bref un temps qu’on ne connaissait plus depuis longtemps.

Parcours trouvé sur Openrunner. Itinéraire agréable au cœur du Parc Régional du Morvan.




















J’essaie un support vidéo sur le guidon.

J’ai déjà essayé la vidéo dans le passé sans jamais aboutir à des résultats convaincants. La vidéo demande du matériel et du travail pour être intéressante.
Devenir youtubeur ce n’est pas mon truc. Je reste blogueur.
Ces essais ci-dessous ne sont donc pas destinés à être pérennisés.
D’autant que ce bazar installé sur le guidon est éminemment fragile et encombrant.
Passons à mes clips de ce soir bruts de décoffrage filmés avec un Iphone 11
Si vous avez eu la patience d’aller au bout, merci. On voit clairement les limites de l’exercice. Fixer un iphone sur le guidon peut convenir tant qu’on roule sur route, sur un chemin c’est inexploitable. Il faut du matériel qui compense les vibrations.
L’exercice s’arrêtera là. Je n’ai perdu que neuf euros avec ce support.


C’est toujours un peu émouvant lorsqu’on découvre la pente à la sortie de Rimbach-près-Guebwiller.
Openrunner va jusqu’à indiquer des passages à 18%. Non, c’est abuser à mon avis.
Mais on s’y fait.

51km et 800m de D+ en passant par les Violettes au retour.
Mon dernier passage à la Glasshütte remonte à 2018. J’étais à VTT


C’est un tour de mercredi, inhabituel pour moi.
C’est le jour où je coupe la semaine en deux. Un tour qui vient remplacer ceux du mardi et du jeudi.
Ce temps là me rend la vie impossible. Au lieu de profiter d’août, j’en souffre. C’est la marque des vieux, indéniablement. Ils souffrent davantage de la chaleur.
Pédaler avec 28 au compteur, non! Surtout que j’ai déjà donné en juillet.
Alors à onze heures, je suis at home-misé
J’ai finassé pour éviter de grimper un truc dur. D’abord, j’ai mal aux genoux, alors je dois me calmer.
Au Gros Chêne de la route du col Amic, j’ai pris les Violettes. Puis je me suis traîné jusqu’au Petit Prince et demi-tour.
Presque un tour de retraité-fonctionnaire du vélo!



Le Sundgau recèle des bosses redoutables pour les cyclistes. Prière de prendre son élan. La masse orageuse s’éloigne vers la Forêt Noire.
Il va falloir s’habituer à de nouveaux néologismes liés au climat.
Ma commune arrache du macadam là où elle peut pour le remplacer par du pavage béton. But de la manip: désimperméabilisation des sols qui empêchent l’eau de pluie de s’écouler sous terre.
Moi ce matin, j’ai inventé décaniculation. C’est à dire assister à la fin de la canicule. Ou décaniller, si vous préférez. Dix-sept degrés au départ, je n’ai pas hésité depuis que j’étais terré chez moi, somnolent, ruisselant à ne rien faire. On dit que les pluies ne reviendront qu’après le 15 août.
J’ai filé jusqu’à Altkirch avec un vent de travers du nord-est. Le Sundgau était encore mouillé par endroits en témoignage d’une averse récente.

Puis j’ai refait les bosses d’antan jusqu’à Landser.
A Schlierbach, j’ai cherché l’accès à la piste forestière de la Hardt pour commencer le retour.



Jean. Oui, dans cette grande ligne droite isolée, je croise Jean. On va bavarder de tout et de rien.
Puis je m’inquiète de l’heure et de la traversée de Mulhouse que j’aborde de biais. Un peu comme les Sioux à la nage. On perd beaucoup de temps à s’inventer un itinéraire qui n’existe que mentalement et qui soit le plus direct.


Curieuse ligne droite Thann-Heimsbrunn. Compteur arrêté, Garmin trace un segment de droite….et commence à compter à Heimsbrunn.
Je n’aime pas ça, j’ai le sentiment d’être volé de mes efforts.
Si je trace mon départ avec Openrunner, il me manque 15 km.
C’est puéril, je sais.



On a pris la route de Rammersmatt, Daniel et moi. Et comme ça allait bien, on a poursuivi jusqu’à Bourbach-le-Haut. Attention à Bourbach, la fontaine est fermée!
Après Bourbach, le Schirm est une formalité. Masevaux arrive vite.
Puis on prend la Seigneurie et un café. Merci Max! Les grosses carpes se dorent la pilule.
On rentre en longeant le Soultzbach jusqu’à Soppe-le-Bas. La grimpée de Soppe est casse-patte. Puis Michelbach, Cernay et Wattwiller pour finir. ça fait 700m quand même pour nos petites jambes.

A Wattwiller, la fontaine est ouverte.


J’ai fait « mon vélo » en soirée.
Hier soir, j’ai pris mon routier pour rejoindre la capitale mulhousienne.
A 19 heures, il fait bon. Je file même bon train le long de la Thur avant de bifurquer sur Wittelsheim et de rejoindre Pfastatt.
Après tout est question de flair. Je défie à quiconque de me dire quel est le meilleur chemin pour rejoindre à vélo la rue du Sauvage au centre de Mulhouse. Dans le passé j’ai révisé ce parcours avec mes amis du CADReS.
Il faut donc atteindre le fameux pont de Bourtzwiller qui enjambe l’A36 et qui fait tant causer les cyclistes…et ensuite se faufiler.
Une fois passé le pont de l’Ill, regardez où je passe…

J’emprunte un itinéraire fléché « centre historique ».
C’est tout simple et tout droit, c’est vite dit. Il faut compter avec les nombreuses intersections, une quinzaine (!), où vous risquez à tout moment la collision. ..et un chapeau de gendarme rue de l’Economie où l’on circule parmi les travaux. Donc avancer avec prudence.
Pour le retour de nuit, il faut être équipé en conséquence.
Lampes et gilet de sécurité. Avancer lentement pour quitter la ville car les jeunes riverains occupent souvent les rues. J’ai commis une erreur en prenant un sens interdit non autorisé aux vélos, la rue du Colombier et la voiture en face a été surprise…

Une fois hors l’agglo, tout va bien. La piste de la Thur est fraîche et déserte sauf sur la passerelle occupée par les jeunes du voisinage. Seules les pompes à maïs achèvent d’assécher la rivière et au passage je me prends une giboulée impromptue.
Il est indispensable d’avoir un bon phare qui éclaire toutes les aspérités du sol…et aussi les noctambules.
Cette piste de la Thur a mauvaise réputation la nuit, à tort ou à raison. Elle est pourtant indispensable en tant qu’itinéraire vélo.
Rouler de nuit implique la limitation d’éléments sensoriels indispensables à vélo comme la vue, on a moins de perspective et le ressenti de l’équilibre peut-être faussé par les aspérités du sol, le surgissement d’ombres parasites. Toujours se méfier du surgissement d’animaux sauvages.
A vingt-trois heures, je suis arrivé.

Pour éviter la chaleur, partir tôt. L’inconvénient de partir tôt, c’est qu’on rencontre le flux des actifs qui partent travailler. Bien garder la bordure!
EGLISE NOTRE DAME DE GILDWILLER
Ce site de pèlerinage remonte au début du christianisme. D’après une légende, les communautés de Gildwiller et Falkwiller avaient d’abord voulu construire leur église dans le vallon, entre les deux villages. Les ouvriers qui travaillaient à la construction ont eu la surprise un matin de ne plus retrouver leurs outils: ceux-ci se trouvaient sur le Mont de Gildwiller. La deuxième nuit, le même déplacement nocturne a eu lieu. La troisième nuit, les villageois firent dormir des gardes sur place: ils se réveillèrent avec les outils… sur le Mont ! C’était un signe la vierge voulait que l’on construise l’église à cet emplacement.

C’est cloche, alors…
Après un incendie en 1915, quatre nouvelles cloches ont été inaugurées en 1927. Elles pèsent respectivement 330, 275, 115 et 55 kilos. Richement ornées d’angelots et de frises, ces cloches ne sont malheureusement pas d’une grande justesse musicale. Il n’en reste pas moins que cette sonnerie est la plus grosse du canton de Dannemarie après celle de Balschwiller.


Salut à ce collègue qui au Vieil Armand m’a dit « salut Maxouvélo ».
C’est la montée que je n’aime pas, celle du Vieil Armand. Dès Uffholtz, ça grimpe. Il me faut une heure pour effectuer les 10 bornes avec un cardio qui oscille entre 140 et 150. Je ne peux donc faire mieux. Ce qui est « angoissant » c’est de voir des athlètes vous doubler, souvent des quadras qui me laissent admiratif. Ils filent. Je manque de peu le cul d’une bouteille de Smirnoff. Je descends, je retire tous les débris. Et puis sur les 10 kilomètres de montée, l’inévitable ce sont les motos. Je ne mens pas, au moins cinquante motos dont beaucoup de Britanniques aujourd’hui. J’ai mis mon feu rouge clignotant. Si ça peut servir à quelque chose…
Devant moi un cyclo qui débouche au carrefour de Wattwiller; un cyclo « à ma main ». Je veux dire qu’il grimpe comme moi et je resterai trente mètres derrière jusqu’au petit pont en bas de la dernière ligne droite. Je suis dans sa roue et il me dit qu’il cherche un dernier pignon. J’aime les gars humbles qui se laissent surprendre dans la dernière bosse par un petit coup de moins bien.
Il s’arrête à l’ossuaire.
Et il me dit la semaine dernière j’ai fait le tour de la vallée de la Thur à pied (100km).


Certains l’aiment dans l’autre sens. Aujourd’hui j’ai essayé le parcours en commençant par le col du Bannstein et Osenbach ensuite. Le parcours fait 72km et 600m de D+

Nous étions trois à explorer tous les ouvrages cyclables de ma connaissance, de façon à éviter les voitures.

Beau temps avec 28°C.
Petit détour par Le Val du Pâtre et arrêt sur les hauteurs d’Orschwihr pour admirer le vignoble et aux sophoras du Japon à l’église
A Osenbach, on a bu l’eau de la fontaine…
voir le parcours téléchargeable

C’est un truc de moins en moins facile pour moi avec le temps qui passe. Pour gravir le Grand Ballon, il faut de bonnes dispositions physiques et mentales.
C’est à dire s’entraîner à grimper des choses plus faciles les semaines qui précèdent, comme par exemple le col du Hundsruck, le col Amic, et le jour J il faut se sentir prêt. Choisir un jour pas trop chaud, pas trop venteux et partir tôt pour éviter les flux de véhicules, les motos notamment.
En saison estivale comme aujourd’hui, on croise de nombreux cyclistes venus « faire les Vosges », des Néerlandais notamment. En plus, dimanche il y a la Course du Grand Ballon et fatalement certains sont déjà là en repérage.
Lorsqu’on arrive à Goldbach en montant par Bitschwiller, on a déjà fait un bon segment. Pour moi depuis Thann, 12 km et 330m de D+ soit un 1/3 de la dénivelée totale.

A la sortie de Goldbach, il me dit « salut Maxou! ». C’est Raymond de Baldersheim qui s’apprête à redescendre dans la vallée. On échange des souvenirs sympathiques. Puis je reprends.
Au col Amic, on a droit à l’alternative, soit poursuivre soit redescendre à Soultz soit à Uffholtz. Il faut juger de l’état de ses réserves…je suis à 16km du départ et 550m de D+.
Il ne faut pas se mentir, il reste 7 km et (1050-550) 500 m de D+. Faites le calcul, ça fait du 7% de moyenne et à partir de la ferme-auberge du Ballon, prévoir des rafales de vent éventuelles.

Je monte. Et je ne prive pas de prendre tous les pignons. On pourrait dire que je monte à l’économie ou que je gère le bonhomme et je m’interdis de dépasser 150 au cardio.
Un cyclo me dépasse. Je l’admire. Il est lourd, âgé, et puissant à la fois. Je ne cherche pas à m’accrocher. Un autre plus svelte passe…il restera derrière jusqu’au bout. Puis un troisième, affuté, mais qui compatit et qui me dit qu’il souffre aussi. J’aime ces cyclos qui se respectent dans l’effort.

Je mets l’imper et je file vers l’abîme (Garmin m’enregistre entre 50 et 55 km/h).
Au col Amic, je n’ai plus d’appréhensions, je sais que je peux monter jusqu’à Freundstein sans me presser. Uffohltz, Cernay et la maison.



Curieux titre. C’est pour mon accroche. Il est Mimi mon West Highland.
Sûrement un bricolage génétique des english pour aller chasser dans les terriers. Cette race est reconnue par son utilisation comme blason pour la marque de whisky écossais Black & White, ainsi que sur l’emballage de la nourriture humide Cesar pour chiens.
Aujourd’hui, nous montons donc sur le dos du chien, c’est à dire le col du Hundsruck. Ouf, je suis retombé sur mes pattes avec mon histoire de chien.

Mon circuit ressemble avec un peu d’imagination à un West Highland.
A Bourbach-le-Bas, un bref passage au Jardin d’Eole

Un coté montagne et un coté plat. Comme si grimper le col n’était pas en soi une épreuve suffisante!
A la Fourmi l’excitation est à son terme, on plonge jusqu’à atteindre 75km/h dans la descente, histoire de gommer mes patins neufs, on fonce sur la voie verte jusqu’à Vieux-Thann. Avec une incorrection totale vis à vis des promeneurs en ce dimanche matin.
Puis on prend Schweighouse-Reiningue, Wittelsheim. Je traverse Wittelsheim à 35/40…il est déjà midi. Je vais être en retard à l’apéro, dirait l’autre.
Il y a des jours comme ça où l’irrépressible besoin d’aller vite me prend tellement les déconvenues s’accumulent tout au long de cette sortie depuis le départ.
Je n’en dirai pas davantage.
Le vélo est un sport de résistance. Et aussi de tolérance. Heureusement j’ai du métier.




Plan de la villa du Schimmeln 1863 85CMHA
Circuit de Hartmannswiller
Le Schimmelrain
L’ancienne villa romaine nommée ! « Schimmelrinuée sur la butte, près de l’ancienne voie romaine Soultz-Cernay. Cette villa fut détruite lors de l’incursion des Alemans (Alamans) au début du Vème siècle. Découverte par M. Reichenecker, ingénieur agronome, lors d’un bornage effectué en 1850, les fouilles furent réalisées en 1860 par la Société pour la Conservation des Monuments Historiques de l’Alsace » sous la direction de M. Maximilien de Ring, ce qui permit de mettre à jour les fondations de cette villa aujourd’hui disparue.

Chaud et juste en eau. Montée au Bannstein « à l’économie »





L’Alsace qui s’honore d’être une terre touristique est bien embarrassée par cette poussière qu’on planque sous le tapis
Ce dossier empoisonne l’Alsace depuis des années. Depuis 2002, après 3 ans de fonctionnement, le stockage de Stocamine a dû être arrêté.
Je résume.
L’Etat s’est mis en tête d’enfouir des centaines de tonnes (42000 t actuellement) de déchets dangereux et hautement toxiques à 500 mètres sous terre.
Rien de tel que de récupérer un puits de mine de potasse d’Alsace abandonné pour y planquer les précieux lingots.
Les écolos sont contre du fait des risques de pollution de la nappe phréatique, la plus grande d’Europe…et organisent des escarmouches périodiquement sur le site.
L’Etat peine à arbitrer. Faut-il remonter les bags enfouis dans les galeries?
Trop tard! des effondrements ainsi qu’un incendie l’interdisent.
C’est le problème des démocraties, on ne sait pas trancher. Avec Poutine, ce serait plus simple, il plongerait tout ça dans la Baltique sans rien demander à personne.





Depuis 2012, je n’étais pas retourné dans le Morvan.
J’y avais alors accompli le Brevet Cyclo Montagnard en deux jours. Cette année là 930 inscrits pour pédaler sous la flotte. voir aussi ici BCMF, un bon cru
Je n’étais pas très fier d’avoir osé intituler un billet Château-Chinon, son vin et sa flotte qui me vaut encore aujourd’hui de nombreux lecteurs interpellés pas ce titre qui prétend qu’on cultive la vigne dans le Morvan et en particulier à Château-Chinon.
Mais je ne me suis trompé qu’à moitié car à Vézelay (qui participe aussi du Morvan), on cultive 100 ha de vignes nouvelles depuis que le phylloxéra a anéanti les 1000 ha d’alors au XIXème siècle.
Je ne serais pas complet si je n’évoquais pas cette escapade en 2001 avec mon club ACRM de Mulhouse où déjà j’avais dû avoir le moral en berne puisque j’avais enfilé des sacs plastique sous mes chaussettes pour me protéger de la pluie.
Je retourne donc dans le Morvan à titre touristique sans but aucun de concourir à je ne sais quelle excellence.
Le lac des Settons

Le lac des Settons (360 ha) date du milieu du XIXème, il est celui que je préfère: il est accueillant pour les touristes car on peut le parcourir à pied sur toute sa périphérie, soit 14 kilomètres.

A l’origine, le lac a été édifié pour faciliter les flottage du bois par la rivière en direction de Paris. Le bois acheté par les marchands parisiens était coupé en tronçons de 1.14m de long, marqué puis jeté à la rivière La Cure. En aval des lacs et étangs, toute la famille morvandelle était employée sur le flottage
Le Morvan ce sont des chênes et des hêtres avant tout. Mais la sylviculture cherche à y implanter le sapin Nordmann (pour Noël), ce qui n’est pas sans susciter la désapprobation des écologistes.

Ouroux-en-Morvan

Avoir son lac pour une commune morvandelle est un plus touristique. C’est le cas d’Ouroux-en-Morvan. Une façon de capter un peu de touristes entre Les Settons et Panessière alors même que le pays souffre de sa désertification. Beaucoup de maisons semblent à l’abandon et les enseignes de commerces fermés sont légion.
Château-Chinon

Je n’ai pas de chance; à chaque fois il pleut à Château-Chinon. Mon parapluie se retournera plusieurs fois en grimpant jusqu’au calvaire d’où l’on ne verra rien de la ville noyée dans la brume.

Un chat errant nous accompagnera jusqu’à la table d’orientation avec bienveillance. Puis lors du retour, il nous quittera en se dissimulant dans un fourré.

On peut louer pour 89 euros la chambre 15 occupée par François Mitterrand entre 1962 et 1981, si l’on est fan et soucieux de communiquer avec l’au-delà et la spiritualité du personnage.
Le lac Pannecière-Chaumard

Ce lac est plus récent que Les Settons. Construit dans le milieu du XXème siècle, il occupe 520 ha et sert à protéger Paris des crues causées par l’Yonne et la Seine. On y produit aussi de l’électricité.

Peu facile d’accès et peu d’équipements touristiques. J’en ai profité pour aller glaner deux petits cols à proximité avec mon VTT. A pied pas de chemin hors la route.



Vézelay


Il ne faut pas manquer Vézelay dans la partie septentrionale du Morvan.


C’est donc en pèlerin que je me rends à Vézelay au départ du village voisin, soit à peine 4 km aller et retour. On n’échappe pas à la rue Saint-Pierre et à ses boutiques avant de rejoindre la basilique.
Autun

J’ai été conquis par Autun (13000 hab.) en Saône et Loire. Son cadre de verdure rappelle les Vosges. Mais Autun dispose aussi d’un potentiel architectural, les remparts gallo-romains le long du cimetière, son théâtre romain, sa cathédrale Saint-Lazare, son lycée militaire.
Le Plan d’Eau du Vallon aux portes de la ville est aussi un atout touristique.

Je monterai voir la Pierre de Couhard, pyramide à l’origine discutée et en mauvais état.


Curieusement, pas de vélos à Autun!

Le vélo à la fête aujourd’hui à Vieux-Thann. Ce dimanche s’annonçait moche avec de l’orage et de la pluie abondante. Mais à neuf heures, la pluie s’est arrêtée et le temps nuageux s’est peu à peu dissipé.
Le club Etoile 78 avait mis sa nouvelle tenue pour accueillir ses invités.
Au programme des réjouissances, deux parcours VTT et un parcours routier.
A 12 heures, on comptait déjà une cinquantaine de participants.
A neuf heures, j’ai pris la route jusqu’au lac de Kruth avec un groupe sympathique.





Dans ma série décroissance naturelle, voici un tour tout court. Au moins j’use moins la route et le vélo!
Si les motards causent de la gêne au voisinage, ils font toutefois le bonheur des aubergistes. A Bourbach-le-Haut, une vingtaine au moins venus de Suisse et d’Allemagne sont attablés. Alors le mécontentement se fait mezza voce. Et ce ne sont pas les cyclistes impécunieux qui seraient capables de les remplacer puis de remonter en selle ensuite. Alors on se tait dans les rangs.

Sur la route Joffre, les sinuosités sont un vrai régal. Quand une, puis deux, puis trois motos me dépassent avant de disparaître dans la courbe, je m’attends à un crash. Je préfère ne pas voir ça.
Comme j’avais une flemme profonde au départ, j’ai opté pour un tour court consistant à attaquer tout droit le col du Hundsrück par la route forestière du Steinby. C’est ma façon à moi de me punir. C’est idiot. C’est comme le type qui se donne un coup de marteau sur les doigts pour voir comment il a mal.

Oui j’ai galéré comme toujours dans la longue ligne droite avant la première courbe. Puis j’ai encore dû donner pour affronter les 10 à 11% avant la Fourmi.
Je suis aller reconnaître les lieux du collège de Masevaux où l’on doit sortir les écoles le 2 juin. Dur de monter là-haut pour les enfants!
Puis je suis rentré par la piste de la Doller. Les rafales de vent m’empêchaient de profiter de la pente, il fallait encore pédaler.


Je pars de Kruth.
Pas top le temps avec de la bruine. Pourtant la météo ne disait rien de tel.

Le route est un billard, ça aide à monter.

J’hésite entre aller sur la route des Crêtes par les « Américains » prévue à l’origine ou prendre le lac des Corbeaux…finalement je prendrai le lac des Corbeaux où je serai mieux protégé de la brume.



Je descends à Xoulces, puis je me trompe un peu avant de rejoindre Cornimont. Ensuite monter à Ventron.





Garmin donne 907m de dénivelée et Openrunner 846m. Eternel dilemme qui n’est pas grave en soi, l’essentiel étant d’y monter.
J’étais parti tôt et donc, à 10h30, j’étais déjà à la maison.
On a discutés en montant l’Amic et le temps a paru moins long.
Un cyclo montait derrière moi, je lui ai fait signe de me rejoindre et nous avons fait la montée de l’Amic ensemble. Echange de bons procédés: il n’avait pas envie d’en découdre, de forcer le train…et moi je n’en avais pas les moyens ni l’intention. En plus il avait la délicatesse de ne pas me sucer la roue (jargon trivial bien connu dans le milieu de la pédale) .

On a donc discutés en chemin et le temps a paru moins long.
Je pose mon vélo au bord du banc. L’équipement a démonté les barricades pourtant pratiques pour aligner ses vélos. La dame était contente, elle me dit que c’était la troisième fois qu’elle montait le col avec son vélo « muscu » après avoir quitté son vélo électrique. Ordinairement c’est plutôt l’inverse qui se produit, on passe du muscu à l’élec.
A Freundstein, j’allume les lampes clignotantes et j’enfile le coupe-vent. Excès de zèle penseront certains. Ben non, sous les frondaisons sans soleil, on fonce à toute blinde (locution adverbiale très usitée dans le milieu compétiteur) et on peine à distinguer le cyclo furtif venant en face. Il fait frais et le ciel s’est couvert. Les motos nombreuses me croisent dont un club de trike.

Je prends Wattwiller par le camping, puis je rentre à Thann.
A Cernay, ravito de l’ACTF. Je ne reconnais personne. Mais je ne suis plus à la FFVélo, alors pas de regret.
Mon club Etoile 78 de Vieux-Thann n’est pas trop routier, il manque de membres assidus, mais rouler seul a tout son charme et je ne suis tenu à rien.

Je quitte Montpellier et je pars vers Lattes. Le long du Lez est plutôt agréable car deux pistes l’encadrent.

Puis je poursuis jusqu’à Palavas





Puis je prends Carnon et ensuite La Grande Motte par les berges du canal du midi.
















Je pars depuis Chalampé.
Traversée du Rhin toute neuve.

Seulement pour passer à droite, il faut prendre un ring pas rassurant. Puis je traverse Neuenburg en travaux pharaoniques. Pour l’heure les cyclistes n’ont pas la part belle. Au retour me voila embarqué dans les jardins familiaux et aucun moyen de rejoindre Chalampé.
Je prends donc la grand route. Un type derrière moi klaxonne abondamment tellement je le dérange d’être là et pas sur la piste à gauche.
J’arrête mon vélo au milieu de la route. Fatalement il est bloqué. J’ouvre la portière et je lui pique les clés. Puis je repars. La voiture ne klaxonne plus. Je l’ai dépanné de son klaxon bloqué. Comme je ne vais pas traîner son trousseau jusqu’en France, je le balance dans les jardins. Il aura le temps de le chercher. Derrière moi, j’entends un beau concert de klaxons et de vitupérations. (voir mon nota bene en bas)
Neuenburg-Müllheim. Je retrouve mes itinéraires sympas d’antan.




Je grimpe à Badenweiler par les thermes. C’est pentu, puis je vais faire un tour au pied du château. Je repars vers Kandern. La sortie de Baden grimpe bien aussi.

A Sitzenkirch, j’hésite. Käzacker est à trois kilomètres… Va pour Käzacker. C’est gratiné entre 7 et 11% et ce n’est qu’une fois à Vogelbach qu’on peut souffler. Mais qu’est-ce que c’est beau!




Je dévale à Kandern et je m’arrête à la gare touristique tout en repliant mon coupe-vent.


Retour à Neuenburg par Schliengen et le camping.
50km et 900m



PS: Non je n’ai pas molesté l’automobiliste qui klaxonnait derrière moi. J’en ai juste rêvé pendant ma sieste. Ce qui fait la classe du cycliste, c’est qu’il garde son sang-froid. Souvenons-nous en. On ne gagne jamais avec ce type de vengeance, interpellation, coups et blessures éventuels, hôpital, tribunal,…et j’en passe.
Laissons les justiciers de la route dans leur délire!


Le nouveau gilet du club Etoile 78 à l’essai


La course cycliste du muguet à Rammersmatt



J’ai arrêté de chercher mes titres. Aujourd’hui « tour de roue ». J’y vais à tâtons, vu que j’use un Kleenex toutes les deux heures.
Bon, ça va. Deux Kleenex le tour.
Je varie comme je peux l’itinéraire. A Cernay, Wittelsheim, puis je change Richwiller et la fameuse route apaisée de Lutterbach.
Le Centre Pénitentiaire tout neuf à ma droite. Je ne sais pas si la piste cyclable a été reconstituée après les travaux…
A la chapelle du Chêne, une couche de plus sur le dos, j’ai froid. Puis je reprends.
A Burnhaupt, j’ai un surplus de courage pour aller jusqu’à Guewenheim avant de rentrer.
Aucune gloire. Mais je suis toujours content de l’avoir fait.

Je suis parti tôt depuis Thann pour aller voir la fameuse passerelle de Chalampé. C’est fait.
Je l’ai eue toute seule pour moi.
Après j’ai traversé Neuenburg en travaux. Direction Bad Bellingen. Puis montée à Blansingen.
A la sortie de Huttingen, stop!
La dame m’explique quelque chose que je ne comprends pas. Mais à force d’essayer, je capte « stein-dynamit« . Bon ok, il va y avoir un dynamitage. Effectivement, une sirène retentit puis « boum! », mes pieds tremblent.
La carrière en haut a pris des proportions gigantesques. Je longe le grillage et je plonge à Efringen-Kirchen.
Puis le parcours habituel du temps jadis. Märkt puis Kembs le long du grand canal. J’ai pris la Hardt pour rejoindre Mulhouse et je me suis faufilé jusqu’à Richwiller, puis Wittelsheim.
124km/500m




Mon club m’a dit « aujourd’hui, randonnée familiale ».
Ok, mais à l’heure dite, personne au rendez-vous. Alors je suis parti tout seul face à un vent de nord-est puissant. J’ai révisé mon plan qui prévoyait un parcours plus modeste et j’ai fait un huit élargi. Une fois rendu à l’Ecomusée, je suis reparti dans l’autre sens jusqu’à Bernwiller.

Carrefour du Nouveau Monde à Soultz

Ce carrefour est très « sportif » à traverser car il s’agit de routes à deux voies rapides. Il y a longtemps que le sujet de la dangerosité est évoqué surtout par les navetteurs à vélo qui rejoignent la gare SNCF de Bollwiller depuis Guebwiller.
Alors qu’est-ce que vient de faire le Département?
Un aménagement goudronné avec des stop. Pas pour les voitures, les stop, pour les vélos. Vous comprenez la différence? vous êtes obligés d’arrêter, puis de redémarrer, même s’il n’y a personne. Impossible de profiter de son élan. Donc on va traverser moins vite et donc être plus longtemps en danger.
Et, cerise sur le gâteau, si vous êtes renversé, on pourra dire que vous n’avez pas respecté le stop et l’automobiliste sera disculpé en regard du droit.
Encore une fois c’est le cycliste qui perd. Il y a un parti-pris chez les décideurs publics qui systématiquement donnent l’avantage à la voiture. Que faire? il faudrait intégrer comme au Pays-Bas un deuxième ring pour les vélos avec priorité à ceux qui sont le rond, voitures et vélos.
Pont de Chalampé

Jacques m’envoie deux photos de la toute nouvelle passerelle qui enjambe le Rhin à Chalampé. Merci à lui.
Combien de fois n’a t-on pas pesté sur le sort réservé aux cyclistes des deux rives se rendant soit en France soit en Allemagne.


Piste Heimsbrunn-Galfingue


C’est un beau travail qui vient d’être réalisé, la liaison cyclable Heimsbrunn- Galfingue (2km). On la prend rue du Saule (dir. Chapelle) à Heimsbrunn et on la quitte rue du Général de Gaulle à Galfingue.