Difficile de reprendre pied avec l’actualité. Huit jours en quasi autarcie dans l’emprise d’un commando VTT efface tout esprit critique et citoyen. Plus de radio, plus de 📺, plus de journaux.
On est dans l’attente du lendemain. Comme dans le désert des Tartares.
J’avais cependant un nouveau terrain d’étonnement, celui de mes compagnons de route.
Des cyclistes 🚴♀️ au tempérament bien trempés qui ne s’embarrassent pas de circonvolutions dans l’actualité.
Justice d’expédition pour les délinquants, précarité pour le monde salarié, expulsion des zadistes,…autant de sujets avec lesquels mes confrères sont en principe d’accord.
Mais n’en parlons pas puisque les associations n’ont pas d’objet politique.
Ici c’est un terrain privé donc vous me montez pas au col nous dit le monsieur.
Il est venu promptement tout nu défendre son territoire à bord de sa moto.
Étrange camp de nudistes pyrénéen!
La bête nous regarde.
C’est une pauvre vache tombée du rocher les pattes brisées.
Combien de temps va t-elle agoniser avant de rendre l’âme ?
Ces vaches sauvages pyrénéennes sont une vraie découverte pour moi.
Une ferme isolée.
Les vaches y sont grasses et parquées dans un minuscule pré sans herbe.
Du fourrage en quantité pour engraisser ces bestiaux.
Comment cette modeste économie de montagne peut-elle survivre sans les aides massives de l’Europe?
Je ne peux pas m’empêcher de verbaliser tous les sujets qui m’encombrent au retour d’un raid à vélo en montagne catalane.
On y reviendra sans doute.

Savoir s’arrêter et contempler le paysage, c’est le vélo qui me plaît.
Les bornes à l’effigie catalane
Notre voyage avec en arrière plan les neiges du Canigou.
Le poids du bagage surprend parfois le cyclo routier.
Castelnou, je n’y entre pas. Dommage! Le groupe est en grimpée, alors il ne s’arrête pas.
Église de Calmeilles et à côté son petit cimetière et son point d’eau.
Finalement Calmeilles est l’endroit rêvé pour pique-niquer: de l’ombre, du calme, de l’eau et une banquette pour s’asseoir.
Avant dernière journée de la Confrérie.

Doté de 14 cols et 35 km, ce tour commence à l’ancienne douane espagnole au coll sels Belitres, puis on descend à Portbou par la nationale. On remonte en face au dessus du tunnel au col del Frare.
Portbou et son complexe ferroviaire sur l’image ci-dessus.



Après 30 km, 1000m et 14 cols, notre parcours est bouclé.
…mais ça réserve des surprises. Certains cols muletiers sont difficiles à atteindre avec nos vélos.
Des vaches sauvages en nombre. Étonnant !
Puis un retour qui roulant avec quelques cols cachés qu’on peinera à dénicher. Puis des traversées de ruisseaux avec bain de pieds assuré. À la fin de ce quatrième jour de VTT, la fatigue s’accumule.
C’est à Colera à la frontière espagnole que nous montons pour notre parcours de montagne. 40 km, 1200m et 12 cols au programme.
Notre ami britannique Gerald fidèle parmi les fidèles de la Confrérie ne se sépare pas de son coursier léger.

La semaine de la confrérie se poursuit avec un départ du Boulou ce matin. Au programme 19 cols 50 km et 1600m.
C’était le nom du circuit du jour.
















Oui temps incertain.


