Les potins du lundi

Fin de canicule humide pour mes amis des Cent Cols, le week-en dernier à Kirchberg. Après tant de chaleur, finir sous la pluie à la rencontre BIG/CCC c’était vraiment manquer de chance.

Au tour des Blouses blanches

C’est pendant les vacances que les Français apprennent les mauvais coûts, pardon les mauvais coups qu’on leur réserve pour la rentrée. J’entends dire cela depuis des lustres.

C’est la hausse des prix, de nouvelles taxes, les tarifs autoroutiers,…Nous sommes habitués.

En revanche ce à quoi nous ne sommes pas habitués, ce sont aux revendications diverses qui perdurent pendant les vacances. On avait cru le mouvement Gj éteint, mais aussitôt voici le mouvement Blouses blanches. Celui des urgentistes des hôpitaux.

A Mulhouse ils étaient 26 médecins il y a quelques mois. Ils sont 17 aujourd’hui. Ils seront une dizaine au mois de septembre. Le chef des urgences, le docteur Kacem est formel.

Pourquoi partent-ils ? Parce qu’à l’heure actuelle, à Mulhouse, plus qu’ailleurs dans la région, les conditions de travail semblent dégradées. (DNA du 3/08)

Les médecins ont encore ce pouvoir de quitter leur poste comme bon leur semble en raison de mauvaises conditions de travail, ce qui n’est pas le cas des OS pressurés dans leurs usines qui n’ont pas le choix d’aller voir ailleurs si la soupe est meilleure.

Je veux bien admettre que la situation est très dégradée par la bobologie quand des vététistes, des footeux et des randonneurs pédestres viennent grossir les rangs des patients le dimanche matin, mais quand même…il est permis de s’interroger sur ces désertions de médecins en plein été.

Franky superstar?

Quelques heures après sa traversée de la Manche sur son flyboard, Franky Zapata concentre déjà les critiques. Son engin ne servira à rien. C’est le pire exemple de gaspillage énergétique, « Je vais refroidir tout le monde mais cet « exploit » et cette invention c’est n’importe quoi. Ça ne servira à rien, aucune application civile ou militaire sérieuse, ça fait beaucoup de bruit et ça pollue. Un jouet d’adultes riches et casse-cou (propos recueillis sur tweeter). Dommage pour Franky, son invention arrive au mauvais moment.

C’est triste de voir partir un cyclo pour toujours

C’est en bas de page qu’on en parle comme pour s’excuser d’attrister un peu plus un billet en pleine période de vacances. Des amis, des confrères croisés au cours de nos balades nous quittent définitivement. En douce parfois parce que la maladie insidieuse les a éloignés de nous.

A Loisir Rixheim Vélo (LRV) un de mes anciens clubs, c’est le président du club Bernard Hassel qui annonce la pénible nouvelle sur le forum « ils sont désormais 2 à pédaler dans les étoiles, Nanou a rejoint Gégé » à quelques jours d’intervalles.

La grande famille cyclote pense à eux.

Ça fait combien déjà 1,50m?

Le code de la route préconise un espace d’une mètre cinquante pour dépasser un cycliste (hors agglomération). D’où vient cette distance?…on entend dire, avec humour, que c’est la place nécessaire pour tomber sans se faire écraser ensuite par celui qui vous dépasse ou pour éviter les nids de poule fréquents sur nos bords de chaussée…

Qui est capable d’apprécier au volant la place qu’il laisse réellement au cycliste? Parfois lorsque je suis frôlé par un véhicule, c’est à dire à moins d’1,50m, je tente d’identifier sur le sol là où est passée la roue arrière…pas facile! Évidemment, je ne vais pas jusqu’à sauter à terre un mètre pliant en main pour vérifier. L’appréciation de cette distance est fort aléatoire car la plupart d’entre-nous et des usagers ne savent pas ce que représente 1,50m.

En fait 1,50m, c’est en gros l’envergure de vos deux bras tendus. C’est donc beaucoup plus que ces écarteurs dont se dotent certains cyclistes sur leur vélo. Je ne recommande pas non plus à l’automobiliste qui me dépasse de tendre deux bras par la portière. On pourrait cependant imaginer des aides à la conduite avec un radar latéral comme on le fait pour le radar de recul…

Si vous prenez une chaussée étroite telle qu’une départementale de 6 mètres de large, le cycliste prend déjà un mètre, plus 1,50m d’espace de sécurité entre la voiture et vous…la voiture de 2m de largeur devra donc « prendre » 1,50m sur l’axe médian.

C’est pas simple du tout.

Dans les faits, beaucoup renoncent au vélo tout simplement parce qu’ils craignent, à juste titre, d’être fauchés sur la route par un usager peu respectueux du code de la route.

Moi, j’ai déjà renoncé au vélo en groupe du fait de l’inaptitude de beaucoup de cyclistes à comprendre la dangerosité de leur comportement sur la route et aussi de l’insouciance des autres usagers, voire de leur agressivité.

En fait, je me réfugie plutôt vers le VTT. Comme beaucoup d’entre-nous.

L’Arcadie pour les nus

Titre foireux, j’en conviens. Ce roman d’Emmanuelle Bayamack-Tam a reçu le prix des lecteurs France-Inter. Ce qui lui donne, j’imagine, une audience supplémentaire.

Si vous voulez vous placer en marge de la normalité convenue, lisez Arcadie.

L’héroïne, Farah, y vit depuis l’âge de six ans dans une communauté appelée Liberty House située du coté de l’arrière pays niçois. La sexualité y est sans tabou avec à sa tête une sorte de gourou nommé Arcady qui règne sur un petit monde déjanté (ce sera ma seule allusion au vélo).

Un monde libertaire confronté à la cruauté de la norme sociale. Surtout pour Farah qui découvre peu à peu ses conformations transgenres…

Un roman moderne mêlant poésie et trivialité de façon plus virtuose et réjouissante que jamais (Télérama)

On est loin du vélo.

Ed. P.O.L, 448 p., 19 €.

Les potins du lundi

Chaque année, lors de la transhumance bien-nommée, les bouchons autoroutiers font les délices des gazettes. De façon immuable notre modèle social reste inchangé, les vacances sont faites pour partir. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, on appelle vacances, l’ensemble des déplacements d’agrément comportant au moins quatre nuits consécutives hors du domicile… on en déduit donc que ne pas partir est synonyme de pauvreté. Pourtant on connait tous autour de nous des vacanciers très contents de rester chez eux. Sont-ils tous pauvres?…

Partir où?

Peu importe, ce qu’il faut c’est partir pour marquer le coup, pour changer les idées, pour voir du paysage, pour goûter à la mer ou à la montagne. Prendre l’autoroute avec sa voiture et sa famille, c’est quand même moins pire que partir à Phuket sur le plan de la pollution. J’ai cette intuition et je n’ai pas du tout envie de le démontrer. Mes lecteurs matheux le feront certainement pour moi.

Mais auparavant, il convient d’affronter la marée humaine qui se presse sur les autoroutes.

Équation insoluble: comment faire entrer en même temps sur l’autoroute 10.000 voitures par heure là où il ne peut en entrer que 1800?

Chaque année, Bison futé fait montre de son incapacité à ne pas être…futé. C’est même imbécile de croire qu’un bovin, tout bison soit-il, puisse être futé. Pourtant chaque année, on nous ressert le truc du Bison futé depuis au moins quarante ans.

C’est comme « mangez au moins cinq fruits et légumes chaque jour! »

D’où ça vient? où sont les preuves d’un bienfait pour la santé à partir de cinq?…et pourquoi pas à quatre?… jamais aucun expert n’a su nous le démontrer. Surtout avec les doses de pesticides contenues dans les fameux fruits et légumes!

Pour en revenir à la thrombose autoroutière, les solutions sont simples mais personne ne veut y recourir.

  • prendre son vélo et les itinéraires cyclables lorsqu’ils existent
  • commander son voyage autoroutier à l’avance comme on le ferait pour un voyage en train

On imagine que les concessionnaires d’autoroutes ne verraient pas d’un très bon œil qu’on restreigne l’accès à leurs ouvrages si peu chers acquis et tant rémunérateurs. Mieux vaut en effet enfermer tout le monde dans la nasse pour être sûr que chacun paie plein pot un service dégradé où il aura généré un max de pollution.

Ou alors il existe une solution libérale: installer des grilles horo-tarifaires en fonction du flux de véhicules comme on le fait pour le courant électrique avec des tarifs heures pleines ou heures creuses.

Toutes ces considérations apparaissent d’une grande futilité en regard de l’urgence climatique, j’en conviens. Mais en ce bas monde, nos semblables peinent à imaginer l’ampleur de l’écueil qui est devant nous.

Vous aimerez peut-être aussi mon billet des vacances 2017…et la constance du propos.

Alors comme ça Alaphilippe est déchu?

Déchu avant d’être oint. Pour le coup, il redevient humain, notre Alaphilippe. Son incapacité à résister dans l’Iseran le rend presque sympathique aux yeux des mortels incrédules.

Comme par malédiction, le Tour sombra peu après sous le déluge des Dieux, la grêle et les éboulements.

Inutile d’aller plus loin, le Tour était joué.

Gravel, réfléchissons avant!

Ces terrains que j’ai parcourus à VTT sont-ils propices au Gravel. Thierry Crouzet donne son avis

Faut-il s’équiper Gravel? C’est en forme de question que j’intitulais mon précédent billet concernant cette formule de vélo qu’on appelle Gravel, un cycle réunissant à la fois des qualités routières et tout chemin. On peut le relire ici

Mais voici que sur la toile s’annonce l’expérience de Thierry Crouzet, un Languedocien féru de vélo comme nous. Intitulé Où se situe la limite entre gravel et VTT ? il se pose la question que nous nous posons tous avant de franchir le pas et d’ajouter une bécane de plus dans notre garage.

Il se lance dans un circuit local du coté de Montpellier et de Sète qui mesure 77km spécialement conçu par le Gravel Bike Montpellier.

En 2013, j’ai parcouru le massif de la Guardiole à VTT. Le terrain peut-il se prêter au gravel?

Ses impressions sont parfaitement explicites…on peut les lire ici sur son blog de belle facture

Thierry Crouzet est aussi ingénieur en robotique, philosophe et auteur de nombreux ouvrages. Thierry Crouzet défend le revenu de base inconditionnel comme voie de sortie de la crise économique (wiki)

extraits: Pour moi, le gravel n’est pas un vélo d’aventure. C’est un vélo pour les itinéraires pensés pour lui, un peu comme le vélo de route d’ailleurs, à cela prêt que son terrain de jeu est plus vaste. Sur les itinéraires « homologués » pour lui, le gravel procure un immense plaisir, mais il suffit de quelques sections difficiles pour tout gâcher.

ce chemin de calcaire rougeâtre est typique du Languedoc, les chemins de barrière anti-feux sont nombreux dans la pinède.

Thierry Crouzet s’interroge Maintenant, quand je roule à VTT, je ne cesse de me dire « Là, c’est gravel, là, non. » On va sûrement tous se poser la question avant d’opter pour un Gravel…d’autant que je ne suis prêt à sacrifier mon confort de VTT tout suspendu à n’importe quel prix.

VTT à St Privat, une journée cuisante dont j’ai encore le souvenir. Le Gravel ne m’aurait pas facilité les choses

Si vous êtes un défricheur de cols en terres inconnues, prenez le VTT!

En conclusion, méfions-nous des terrains abordés! Par exemple si vous envisagez la Traversée des Vosges, mieux vaut un VTT

Mon triangle des Bermudes à St Privat

Pas de sursis pour les radars

Le radar « tourelle » de Preixan (Image Midi Libre) le coût d’un radar est compris entre 30 000 et 40 000 €

66 % des quelque 2 000 radars fixes ont été vandalisés et 250 auraient été détruits depuis mi-novembre, soit 10 radars par jour. (journal l’Alsace du 3 janvier 2019)

J’ai cherché sur le net. Depuis janvier 2019, on ne communique plus sur l’état des radars détruits. Pourquoi?… Comme près de  4.500 radars automatiques  sont installés sur les routes de France, cela représenterait 2.250 radars rendus inutilisables, d’après les Echos du 11/12/2018. Communiquer serait accroître le risque d’entretenir le mouvement destructif et en outre montrer l’ampleur du sujet.

Dans mon environnement proche, j’observe que la plupart des radars détruits le restent et qu’il subsiste à la place des carcasses calcinées.

Dans la nuit de jeudi à vendredi ce radar de l’Aude (image ci-dessus) a été scié à la disqueuse alors même qu’il venait d’être remplacé.

Le radar « tourelle » est diabolique: il filme tout y compris si vous êtes au volant téléphone à la main…(ainsi qu’éventuellement d’autres éléments de votre vie privée à l’intérieur du véhicule; mais ça le radar « de base » le faisait déjà)

On comprend donc l’enjeu qu’il y a à le détruire puisqu’il est désormais avéré que tout le monde téléphone au volant (et non pas seulement 30% comme semblent vouloir en attester les pouvoirs publics).

Va t-on devoir installer des caméras pour surveiller les radars? logiquement on peut s’y attendre. Mais il faudra aussi surveiller les caméras.

Derrière ces destructions systématiques de radars se dessine un mouvement profond de refus d’une société répressive dirigée en priorité vers les usagers de la route.

L’argument de la sécurité a vécu: les usagers se rendent compte que, tous les radars étant neutralisés, la mortalité routière n’a pas explosé pour autant (voir par exemple le site BZH info). C’est embarrassant pour le gouvernement car le radar n’a plus qu’une raison d’être: ponctionner les poches des contribuables…ceux justement représentés par le mouvement Gilets jaunes.

Et Maxou, qu’en pense t-il?

Mon avis compte peu. Petit conducteur, je profite comme beaucoup d’autres de l’absence des radars sur des tronçons où les modulations de vitesse sont tellement variables que se faire prendre à l’hameçon par un radar est devenu une loterie.

L’avenir de la route partagée

D’abord un constat simple pour se rendre compte de la complexité du problème de la concentration routière en France…et des conséquences environnementales engendrées:

  • En 1970, le parc automobile était composé de 14 millions de véhicules
  • 50 ans plus tard, le parc atteint près de 40 millions!

L’avenir de nos routes ne va pas s’arranger pour les automobilistes. Les contraintes environnementales (bruit, vitesse, pollution, encombrements) font que la puissance publique s’ingénie à trouver les moyens de dissuader l’auto de passer par là…et même de passer tout court.

L’arsenal de moyens, on le connait. En ville, il s’agit de faire baisser la vitesse tout en déviant le trafic inutile à l’extérieur des agglomérations.

voir le décret partage de la voirie

Zone 30, zone 20, ralentisseurs, rétrécissements, chicanes, feux « pédagogiques », sens interdits, rings obligatoires,…et stationnements interdits ou payants.

Mais les élus qui croient avoir rétabli la quiétude dans les quartiers résidentiels doivent à présent compter avec les GPS qui s’ingénient à déjouer les plans de circulation organisés par les agglos. Quelle n’est pas la stupeur de certains quartiers jusqu’alors paisibles de se voir envahis par de nouveaux Bisons Futés dotés de logiciels GPS à l’intelligence redoutable capables de contourner les embouteillages!

La chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) est un outil encore peu usité tant elle déconcerte l’automobiliste français. Le CVCB consiste à ne laisser qu’une voie aux voitures tout en aménageant deux rives cyclables pour les cyclistes. Aussi dénommée «chaucidou» (chaussée pour les circulations douces) ou Kernfahrbahn en Suisse ou en Allemagne.

CVCB aux Pays-Bas

Pour l’avoir expérimenté en tant qu’automobiliste, l’effet est immédiat. Si un véhicule surgit face à vous, vous ralentissez immédiatement et songez à vous « garer » sur la bande cyclable sans faucher le cycliste qui s’y trouve! La manœuvre est délicate et oblige à faire preuve d’attention.

Les Pays-Bas sont adeptes du genre car dans ce pays, chaque voie secondaire fait d’abord la place aux deux-roues.

Les clubs face à la révolution électrique

vélo à assistance électrique, la confusion des genres va t-elle fausser le jeu? celui-ci est électrique et pas facile à reconnaître

C’est en chemin, hier sur nos VTT, que Claude imaginait que le Club des Cent Cols pourrait accepter les vélos à assistance électrique autrement que sous le seul aspect médical du pédalant. Ne le répétons-pas: il soupçonne certains centcolistes de flirter avec la règle en grimpant les cols avec une aide électrique.

En effet, les clubs sont de plus en plus confrontés à des adhérents vieillissants qui ne peuvent plus « suivre » sans l’aide de l’assistance électrique.

Electrique ou pas, les clubs vont peiner à satisfaire tous les publics

Mais pas seulement!

De plus en plus nombreux, des cyclistes en pleine forme font de l’électrique une véritable discipline. Ils se détournent donc naturellement des clubs où l’acceptation est conditionnelle.

Par exemple au Club des Cent Cols où la règle fondatrice est de gravir des cols avec son vélo et l’unique force musculaire, comment faire pour adapter cette règle?

  • créer une section distincte réservée aux « électriciens »?
  • confondre les deux disciplines?

L’une et l’autre de ces solutions posent problème.

Un discipline distincte revient carrément à créer un second club avec ses propres tableaux et palmarès, sans que les cols gravis en « musculaire » puissent être confondus avec l’électrique…

Déjà en 2018, les organisateurs ne s’embarrassent pas, électrique ou pas, tout le monde est admis à concourir

Confondre les deux disciplines va engendrer naturellement des frustrations… ceux qui trouveront les parcours trop faciles (les électriciens) …et ceux qui se verront concurrencés injustement dans l’effort.

Je ne méconnais pas le fait qu’une perméabilité existe entre vélo et vélo à assistance; ainsi ce couple de cyclistes de forces inégales qui souhaiterait rouler ensemble…et qui donc se verrait mal devoir participer à des circuits distincts.

Il reste que la question est posée de savoir comment accueillir le vélo assistance en club…car entre vélo muscu et vélo électrique, il existe deux approches pour ne pas dire deux cultures du vélo. Celle des inconditionnels ou le vélo est synonyme d’effort et de dépassement de soi et celle des adeptes du loisir cycliste en mode assisté qui n’ont pas envie de se projeter dans une perspective contraignante demandant rigueur et entraînement permanent.

Du coté de la Fédération de cyclotourisme, l’essor du VAE interpelle, « Cyclotouristes, mes frères, ne rigolons pas, nous sommes également contaminés » déclare Bernard Lescudé dans son édito de Cyclotourisme magazine de juillet-août 2019. Le terme de contamination est-il bien choisi? Ne revient-il pas à percevoir le VAE comme une agression?

L’enjeu est donc gros.

Surtout que le possesseur de VAE est plutôt « investisseur » vu le prix des machines et qu’il y a fort à parier que les promoteurs touristiques vont se bousculer pour ferrer ce gros poisson adepte de plein air et de sorties organisées qui regardent peu à la dépense.

Les potins du lundi

Au boulot!

Ce sera donc 64 ans pour l’âge de la retraite. Le Nouveau Monde de demain est en marche. C’est un grand progrès social qui s’annonce puisqu’il sera plus juste, nous dit-on. Ces sottises proférées à l’envi dans les gazettes ressemblent à ces incantations des dictatures communistes d’antan. La vérité est que l’économie de l’Europe est atone, les tensions internationales élevées et qu’il est illusoire de croire que nos marges de progrès vont se restaurer à court terme.

Alors on taille dans le vif des acquis sociaux. Prendre à Pierre pour donner à Paul.

Il peut être fier Macron, il fait la peau à un ensemble de conquêtes sociales issues du lendemain de la Libération. Après la destruction de notre code du travail, la démolition de la SNCF, bientôt de l’EDF, que restait-il encore à dégommer? les régimes spéciaux de retraite.

C’est fait. C’est sûr, immoler les symboles du Conseil National de la Résistance sur l’autel du progressisme, voila de quoi faire people pour les classes laborieuses pressurées, précarisées, abonnées aux CDD. Vivre dans l’incertitude du lendemain plus longtemps encore, ce serait donc plus juste. C’est ce que nous promet Macron. Corvéable, malléable, la masse laborieuse rêvée par le capitalisme moderne, c’est cela à quoi nous allons être astreints.

Ce que l’histoire ne dit pas encore, c’est quelle sera l’employabilité des 55-64 ans qu’on peine à maintenir à leurs postes dans les entreprises new-look? dans quel placard à balais allons-nous planquer ces travailleurs quinquagénaires dont plus personne ne veut ? On sait déjà que Pôle-Emploi héberge nombre de ces sacrifiés de plans sociaux issus du libéralisme mondial. Je ne vais pas citer de noms, chaque semaine on apprend que telle ou telle usine ferme après avoir empoché les subsides de l’État.

Cet allongement de temps de travail aura des conséquences sur nos loisirs et notre temps libre, c’est indéniable. Moins de gens disponibles pour s’occuper des petits-enfants, moins de bénévoles associatifs et un marché du troisième âge forcément moins attractif.

En clair, nous allons travailler plus longtemps pour gagner moins. Inutile de tourner autour du pot, le Gouvernement ne veut pas consacrer plus de 13% du PIB aux charges de retraites; conséquence, la part du gâteau sera donc plus petite à l’avenir pour les têtes blanches.

Nos jeunes sont contents, eux qui pensaient n’avoir aucune retraite à l’avenir, les voila rassurés. Le Gouvernement joue une partition qui ressemble à une romance puisque personne ne comprend rien aux régimes de retraites. J’en connais parmi mes amis qui se marrent, ce sont tous ceux qui vivent leur retraite avec les fonds de pension accumulés en Suisse.

Le Nouveau Monde promis pas Macron ne devrait pas trouver en chemin beaucoup de contradicteurs. Quelques escarmouches de fonctionnaires et assimilés à la rentrée et le tour sera joué. Pas de problèmes de navigation aérienne: les contrôleurs échappent à la punition. Police, gendarmerie et pompiers aussi. Du coté des cheminots, quelques blocages de trains; à l’EDF les conducteurs de centrales nucléaires pourraient protester mais on sait comment faire taire le mécontentement avec quelques gratifications bienvenues.

Et les infirmières? et les profs? c’est embarrassant…attendons de voir!

Sibeth Ndiaye

Une qui n’a pas sa langue dans sa poche c’est Sibeth Ndiaye. Normal, c’est la porte parole du gouvernement Philippe. Elle aurait notamment déclaré à son entourage lors du décès de Simone Veil : « yes, la meuf is dead » (c’est contesté). On ne peut pas dire que ce type de langage excelle dans le bon goût. Mais ce qui nous surprend, nous les vieux de l’Ancien Monde, c’est l’accoutrement de la ministre. Disons qu’il est coloré et exotique pour une fonction de représentation de la République Française. L’eurodéputée Nadine Morano y voit une tenue de cirque. Libre à elle! De là à dire que ce propos est raciste…

Il est vrai que notre personnel politique de couleur n’est pas toujours bien accepté si l’on se souvient de la façon dont certains ont traité Christiane Taubira.

Tourmalet. Vous avez vu Julian Alaphilippe dans le Tourmalet?…et le beau Pinot?…du coup la France se sent ragaillardie. Il est normal que le sport cycliste dans lequel nous investissons tant nous redonne quelque espoir de fierté. Moi qui ne suis pas connaisseur de la chose cycliste dans ce registre de la compétition, je reste bluffé de voir comment des jeunes gars grimpent en quatrième vitesse à des altitudes stratosphériques. Surtout Alaphilippe qui n’a pas très bonne mine à la télé. Un qui est bien tombé, c’est Macron. Grimper le Tourmalet avec le Tour de France devrait le doper dans les sondages.

Existe pour enfant aussi…

VTT 24 pouces pour petites tailles

Je ne voyais que trois têtes casquées grimper le chemin derrière la vigne à Muggardt.

Les deux premiers de cordée semblaient mus par un tapis roulant. Étrange! Quant au troisième, son mouvement de tête laissait supposer un pédalage puissant en adéquation avec la pente.

J’ai compris pourquoi la dame et l’ado avançaient aussi bien une fois arrivés au col: l’assistance électrique!

Et l’ado chevauchait un VTT de 24 pouces. On peut donc apprendre tôt le vélo électrique, signe qu’une évolution profonde est en cours dans le domaine du loisir à vélo.

Retour en Forêt Noire

Sulzburg

On n’est pas obligés de faire un grand tour pour apprécier la Forêt Noire. Demain j’y retourne et je m’en réjouis d’avance.

Au programme une randonnée courte à VTT du coté de Sulzburg avec cinq cols au passage.

  • DE-BW-0610c Sattelplatz
  • DE-BW-0582a Kohlplatz
  • DE-BW-0647 Rimseck
  • DE-BW-0540b Nussbaumplatz
  • DE-BW-0402a Muggardter Höhe
Le château de Staufen et son vignoble

Les potins du lundi

Deux pédales

Les pédales, nous les cyclistes, on connait. Même qu’avec une seule on aurait beaucoup de mal à monter jusqu’au lac de la Lauch! Mais deux pédales pour les automobilistes, c’est encore trop: résultat, un candidat au tout automatique a défoncé la vitrine de BMW à Sausheim et envoyé deux ou trois clients à l’hôpital.

Rebelote à Munster. La dame au volant de son 4×4 BMW (encore!) a confondu vitesse et précipitation. Heureusement, à Munster les vasques florales ont la peau dure. Résultat: une piétonne qui passait par là gravement blessée et transférée à Hautepierre en hélicoptère.

Ces accidents à répétition de nos voitures en ville posent problème; en quoi une voiture à deux pédales serait plus compliquée qu’avec trois? je m’interroge…

Le terrorisme plane dans les esprits chaque 14 juillet

Comment empêcher les vélos de passer à Mulhouse en 2016.

Cela fait donc trois ans qu’un carnage s’est produit le 14 juillet sur la promenade des Anglais. Inutile de rappeler l’incurie de nos corps publics de l’époque; celle de la ville de Nice et celle de l’État. Aujourd’hui encore chacun se renvoie la balle de ses manquements.

Lors du passage du Tour de France à Bitschwiller jeudi dernier, la rue Joffre n’était pas accessible autrement qu’à pied, ou à vélo. Un camion de la ville barrait la rue de Longchamp et les voitures ne pouvaient pas pénétrer. Oui, simple et efficace! Pour les événements locaux, les communes ont reçu, semble t-il, des consignes simples et efficaces: disposer des engins communaux en travers des accès aux zones piétonnes. C’est tout bête mais Nice n’y avait pas pensé.

Bataille de chiffonniers en vue

Municipales 2020: les incivilités des sauvageons pèseront dans la balance

Ça y est, les Municipales suscitent des vocations. Mon maire (Thann) répond aux attaques à coup de droit de réponse dans les boites à lettres. « A mon arrivée en 2014 j’ai accumulé les mauvaises surprises » écrit-il.

  • 50.000 euros de déficit de fonctionnement
  • 400.000 de prêt à rembourser en un an
  • 7000.000 de travaux de voirie et 8000.000 d’entretien de bâtiments non anticipés

Des chiffres vertigineux comme ceux-là, les citoyens n’ont en évidemment cure; ce qu’ils voient les citoyens, ce sont les chaussées en miettes au centre-ville (et pas que!) les terrains de jeux vandalisés sans qu’un agent de ville n’y mette de l’ordre et la traversée de l’itinéraire cyclable de la Thur en jachère. Ne parlons pas de la signalétique cyclable, hors de prix selon les services…

Les doléances écrites sans réponses, les services désinvoltes qui oublient de vous inscrire sur les listes électorales…ce sont aussi des motifs d’insatisfaction du citoyen lambda qui voit les édiles s’éloigner des préoccupations de la vox populi. Dommage pour les élus: les citoyens s’en souviennent aux élections.

Le contentieux, le mien, est donc patent et je saurai m’en souvenir. Si toutefois je parviens à être inscrit sur les listes électorales!

Les écolos se réveillent

Je n’ai jamais eu de tendresse particulière pour les écologistes. Ils aiment nicher à droite, à gauche, au gré du vent. Voici qu’ils se fendent d’un communiqué assassin dans la presse d’Alsace pour se plaindre des effets de la canicule. D’un seul coup, ils veulent tout interdire, arrosage, lavage de voitures, irrigation (golfs, piscines, stations de lavage, arrosages non prioritaires). Ces écolos là sont des opportunistes nés. En revanche, ils se gardent bien de mettre en cause le modèle de développement de la planète et son mondialisme débridé. On ne sait jamais, des fois qu’un poste se libère… à droite ou a gauche comme a su en tirer parti le ministre de Rugy. A droite ou à gauche, c’est le problème de l’écologiste capable de manger à tous les râteliers. Pourvu que la soupe soit bonne!

Langmatt, des lotissements perchés sur les hauteurs en manque d’eau

En matière climatique, le pire est à venir. Nos populations ne sont pas préparées à des restrictions d’eau, des robinets à sec, des douches une fois de temps en temps comme dans les Ehpad. Encore moins préparées à la chaleur. On se camoufle comme on peut, on se réfugie dans les supermarchés, de préférence près des produits frais. Et on file le lendemain chez son médecin pour soigner la bronchite.

La Roche Albert, les sapins qui meurent sous l’effet de la sécheresse (juillet 2019)

Les oiseaux? Pour eux le pire est déjà là. Mes oisillons qui nichaient sous mon toit à la fin juin sont tous morts. Ils sont sauté du nid sous l’effet de la chaleur. Les plus anciens d’entre-nous nés à la campagne (j’en suis) ont connu le puits au bout du village et les allées et venues quotidiennes pour emplir les seaux, tandis que les plus modernes ont connu la pompe à bras sur la pierre à eau de la cuisine. Mais les plus jeunes? comment vont-ils découvrir cette pénurie d’eau qui se dessine dans le Grand Est?

En 2018, des camions-citernes ont ravitaillé des pompages de la Haute-Thur. Et en 2019, rien ne dit que la situation ne sera pas pire…

Pédaler mou

Si on fait de la culture physique au troisième âge, c’est parce que l’on a entendu qu’elle préserve des maladies et de la mauvaise santé. On connait tous aussi des octogénaires en pleine forme sans rien faire. Méfions-nous donc des idées reçues du corps médical. Ce qu’on ignore souvent c’est que la fameuse pratique sportive a tendance à vous casser les articulations en douce.

Leon Schiffman et Leslie Lazar Kanuk distinguent trois sous-segments : jeunes-vieux de 65 à 74 ans (young-old) ; les vieux, de 75 à 84 ans (old) et les vieux-vieux, de 85 ans et plus (old-old)

On a donc encore toutes nos chances puisque les paliers de la vieillesse nous donnent des perspectives envieuses.

Mais je subodore que les années passant, on fait du vélo avec attention, je veux dire en faisant attention. Attention à ma tendinite des doigts qui se réveillent dans les longues descentes sur les freins, attention à cette douleur au-dessus du genou gauche qui atteste que j’ai tiré un trop grand braquet en grimpant le Vieil Armand, attention à la rhinite qui se réveille pour un oui, pour un non…bref il faut savoir ou apprendre à pédaler mou pour durer.

Et tant pis pour la course au train qui vous tente lorsqu’un quadra vous fait la nique sur le plat!

Vous aimerez peut-être aussi mon billet de 2016 sur les vieux qui dégagent

Il est arrivé

La revue 2019 des Cent Cols est parue

La revue des Cents Cols est toujours attendue avec impatience de la part de ses membres.

Celle de 2019 vient de paraître. Une occasion de redécouvrir nos sites visités au cours de l’année écoulée, de lire ceux qui outre le vélo sont aussi de fins rédacteurs. Mais on ne peut passer sous licence l’Annexe.

L’Annexe, ce sont les pages de nos palmarès, le tableau d’honneur, la liste des membres de la confrérie, la liste des plus fidèles, bref cette fierté d’appartenir à une grande famille d’amoureux de la montagne.

Nos petits nouveaux figurent au tableau d’honneur dès les cent premiers cols atteints. Les plus « capés » alignent autour de 10.000 cols comme Pierre Brivet et Michel Verhaeghe.

Vélomaxou commence à plafonner avec ses 1179 cols. Je dois me résoudre à lever le pied un jour et ma progression va petit à petit ralentir vu que j’ai ratissé la plupart des cols autour de chez moi.

Rejoindre le Club des Cent Cols

Le Tour 2014 en Alsace

Le diable en personne.

Images préparatoires du Tour de France 2014 lors de son passage à Mulhouse.

Quelque deux cents coureurs cyclistes, des centaines de voitures suiveuses, des camions techniques (service d’ordre, secours, presse…), des bus qui parcourent des milliers de kilomètres le long de la « Grande Boucle », des hélicoptères, des avions, sans compter les 10-12 millions de spectateurs qui se déplacent, en camping-cars ou en voitures, pour admirer la course le long des routes : l’empreinte écologique du tour est énorme et cette célèbre course illustre bien la difficulté à gérer les effets environnementaux d’événements sportifs majeurs. source

Les potins du lundi

Le Tour de France continue de perpétuer chez nos voisins des clichés bien franchouillards

C’est une semaine fantastique qui s’annonce pour les adorateurs de course cycliste alsaciens avec la venue du Tour de France. Mercredi l’étape Saint-Dié-Colmar et Jeudi l’étape Mulhouse-La Planche-des-Belles-Filles.

Je comprends toute cette génération qui suit la Grande Boucle depuis des temps immémoriaux. Pour une fois les footeux seront dépassés à l’applaudimètre. Tous les acteurs économiques seront aux premières loges. Colmar, ville d’arrivée, va consacrer 300.000 euros de ses finances publiques pour accueillir le Tour! Un investissement qui rapporte: le maire dit que la ville retrouvera 15 à 20 fois sa mise avec l’hôtellerie-restauration.

La compétition cycliste est le miroir, l’exemple, de tous ces cyclistes en herbe qui le dimanche matin s’époumonent le long de nos départementales. J’en ai même été modestement un des acteurs dans une catégorie beaucoup moins exposée qu’on appelait « cyclotourisme »…voire « cyclo-sportif » pour les plus aguerris.

Tout cela pour moi est du passé. Le cyclotourisme d’antan a vécu et chacun vogue désormais vers un vélo plus solitaire, plus athlétique ou plus bucolique selon ses goûts.

C’est dire que le champ des pratiques a enfin réussi à se sortir du dogme de « la tête dans le guidon » et du « 52×14 ».

Enfin le spectre du vélo s’est élargi à la ville. Les cyclistes urbains pour qui le vélo est avant tout un instrument quotidien de déplacement vont se tenir à l’écart de cette envahissante caravane publicitaire suivie d’athlètes bodybuildés bariolés dans laquelle peu se reconnaissent.

Laissons passer le Tour et faisons notre vélo comme on l’aime.

Cette nouvelle adoration pour la Petite Reine en ville reste en tous cas marginale. La maire de Paris, Anne Hidalgo, en fait pourtant son cheval de bataille pour les prochaines échéances. « Nous sommes passés entre 2015 et 2019 de la 17e à la 8e place, derrière Copenhague, Amsterdam et Utrecht, dans le baromètre mondial des villes les plus favorables au vélo » (Le Point.fr du 7 juillet) …et pourtant nombreux sont ceux à lui reprocher d’avoir fait de Paris un vaste chantier où tout est bloqué. Il faut se méfier des déclarations hâtives à la veille des élections. Paris à la 8eme place mondiale: mon œil!

Amsterdam est à 40% de part modale pour le vélo et Paris…3%! (FUB) Faire un bond de 34% sur la part modale de Paris comme s’en enorgueillit Anne Hidalgo revient à passer Paris à 4% soit 10 fois moins qu’Amsterdam.

Les cyclistes mulhousiens du CADRes savent combien il est difficile de modifier les habitudes des automobilistes. Les restrictions nouvelles liées à la pollution vont peut-être enfin changer la donne.

Décroissance

le feu est passé au vert et notre homme, le mollet saillant, s’échappait déjà en quatrième vitesse en direction de Leimbach.

Je suis au feu rouge de l’Intermarché sur mon VTT.

L’autre confrère routier arrive au feu presque irrité de devoir marquer le pas. Salut amical. Je sens qu’il est pressé d’en découdre avec lui-même.

moi: ça y est, c’est parti pour un grand tour de Rammersmatt?…

lui: oui, Rammersmatt, Bourbach, Hundsruck, Vieil Armand, Amic, Grand Ballon, Markstein! Je pense éviter l’orage.

Heureusement, je n’ai pas entendu la suite des son périple dominical qui m’aurait gâché la matinée car le feu est passé au vert et notre homme, le mollet saillant, s’échappait déjà en quatrième vitesse en direction de Leimbach.

Je ne sais pas comment ces cyclistes, celui-là dans la force de l’âge, vont aborder fatalement un jour leur décroissance d’exploits.

Moi, j’ai déjà commencé à rouler en mode sauvegarde…pour ne pas dire secours. Ma décroissance est lente et je la commence tôt.

Le glyphosate a la vie dure

7500 tonnes de glyphosate en 2017

C’est le quotidien en ligne Médiapart qui publie la carte de France des pesticides 2017. Édifiant! L’Alsace n’est pas la plus mal lotie. Des communes de la Marne battent des records dans l’emploi des produits phytosanitaires…

Des communes rattachées au code postal 51320 spécialisées dans les céréales sont capables en 2017 d’utiliser près de 145 tonnes de pesticides! Coole, on y passe lorsqu’on se dirige sur Paris en prenant la Nationale 4 entre Vitry et Sézanne

Au chapitre des joyeusetés utilisées par nos amis agriculteurs, le glyphosate figure en tête avec 7500T achetées en 2017.

Achetées ne veut pas dire utilisées.Il semble que la profession fasse des stocks en prévision de l’interdiction.

Du coté de Orschwihr (vignobles essentiellement), on consommait près de 13 tonnes de pesticides en 2017

Voici les cinq matières dangereuses utilisées de façon croissante par l’agriculture dans le Haut-Rhin…………….

  1. Glyphosate:  38 tonnes en 2009/60 tonnes en 2016 (herbicide cancérogène probable)
  2. Metam-Sodium: 0.15t en 2009/0.42t en 2016 (herbicide interdit UE, dérogatoire en France)
  3. S-métolachlore: 41/59t (herbicide, cancérogène possible)
  4. Chlorothalonil: 1.8/5.2t (fongicide dangereux)
  5. dimethenamide: 8/14t (herbicide, cancérogène possible)

Les cols à vélo sont-ils dangereux?

Amic-Hundsrück, l’Amic est régulier, le Hundsruck déconcerte

Posée comme ça, la question interroge…Hélas, un cycliste est mort hier en escaladant le Hundrück, un col très pratiqué par « les locaux » et connu pour être exigeant coté Bitschwiller ou Thann.

Grimper un col à vélo est évidemment un exercice physique qui demande non seulement de l’entraînement mais aussi conscience de la difficulté rencontrée.

Le Stelvio, un must!

Si je me demande « est-ce que je peux grimper le Galibier? » je n’en sais absolument rien dès lors que je ne l’ai jamais gravi. Avant de mettre les pieds et les roues dans un col mieux vaut donc s’imprégner de la littérature de ceux qui l’ont déjà franchi.

Le Haag, voir l’auberge au bout de la dernière ligne droite, une délivrance

Outre l’entraînement, la difficulté tient dans plusieurs paramètres:

  • la pente
  • la distance
  • la météo

Par exemple, je sais gravir une pente comme la Bonette ou le Stelvio. Mais c’était déjà il y a longtemps. Le Glandon et les lacets de Montverdier sous la canicule, j’en garde un mauvais souvenir.

La Croix de Fer un truc épouvantable quand le goudron fond

La Bonette est longue (23km) mais la pente est régulière (6.6%). Aucun abri pour se protéger du soleil.

Dans les Vosges, il y a des grimpées faciles et d’autres « casse-pattes ». Par exemple, le col Amic est régulier coté Soultz, mais le Grand Ballon à la suite est plus difficile.

Le Molkenrain en vue, ouf!

Je n’aime pas certaines grimpées comme le Vieil Armand coté Uffholtz, ni le Markstein coté Guebwiller ou le Petit Ballon coté Wasserbourg ou pire le Haag coté Geishouse!

Le Petit Ballon demande méthode et application

Je sais par principe que certains cols ne sont pas mes copains, question de poids, d’entraînement et de motivation sans doute.

Chacun a donc son échelle de valeur intrinsèque.

Et il faut faire avec. L’essentiel étant de ne pas s’engager à la légère dans des parcours où l’on se surestime.

Les potins du lundi

Une image rafraîchissante ce matin. Celle du lac de Gérardmer au couchant.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a critiqué, ce jeudi dernier, ceux qui ont des comportements irresponsables en pleine canicule, comme le sport aux heures les plus chaudes notamment ceux qui « continuent de faire leur jogging entre midi et deux heures ». source

Nous avons besoin de faire le point, nous les cyclistes de loisir, après cette dernière semaine de juin. L’épisode de chaleur se prolonge et les répercussions sont déjà fortes. Bien sûr les activités ludiques sont touchées et notre passe-temps aussi. Voici donc juillet qui commence et pour nombre d’entre-nous, nos projets de vélo demeurent incertains voire compromis. Les organisateurs qui préparent parfois depuis plusieurs mois des rencontres sportives ou festives doivent battre en retraite.

D’autant que le fameux devoir de précaution incite facilement les préfets à bloquer les manifestations à risques potentiels. L’Alsacienne Cyclosportive du 30 juin au départ de Cernay où 2000 participants étaient attendus n’a pas été annulée. On sait pourquoi: trois mille nuitées réservées, ça dope le commerce quelques jours avant le Tour de France. Cependant l’épreuve-phare dite l’Indomptable, longue de 167 km et dotée de 4500 m de dénivelées positives a été supprimée la veille au soir de l’épreuve. Les compétiteurs de haut niveau ont donc du se rabattre sur L’Intrépide qui ne comportait « que » 125 km. C’est le Suisse Galetti qui a ravi la première place à plus de 29 km/h de moyenne.

Le 20 juillet est encore loin et espérons que cette canicule aura levé le pied d’ici là. Le 20 juillet c’est le début du Séjour à Saint-Dié de mes amis des Cent Cols (voir ici). Gravir des cols à vélo dans les Vosges en plein été, voila pourtant un truc sympa; il serait dommage que cet excès de chaleur vienne compromettre ce beau séjour.

J’ai en mémoire cependant que lors de la Semaine Fédérale de 2018 à Epinal, la canicule était déjà là et certains automobilistes ne manquaient pas de marquer leur énervement sur les réseau sociaux « comment des octogénaires osent-ils venir faire du vélo en pleine canicule? » disaient-ils…

J’ai le sentiment que ces désagréments ne sont rien en regard des conséquences générales sur l’activité de ce dérèglement climatique. Les météorologistes se sont fourvoyés encore une fois en expliquant que la vague de chaleur ne durerait que deux ou trois jours. Or nous en sommes déjà à une semaine…et l’épisode n’a pas dit encore son dernier mot.

Des cyclistes de passage sur les pentes vosgiennes

On ne va pas pour autant s’arrêter de « faire du vélo ». Hier, j’ai croisé de nombreux cyclistes. Souvent des groupes venus là pour tâter les pentes vosgiennes.Quand l’hébergement est réservé, difficile de ne pas rouler!

C’est aujourd’hui qu’entre en vigueur les nouveaux contrôles automobiles. Plus resserrés en terme de tolérance des rejets, nous devrions avoir moins de fumées nocives dans les poumons. En tous cas on peut toujours l’espérer. Mais l’automobiliste « lambda » s’interroge: il ne comprend pas vraiment où veut en venir le gouvernement. Manifestement personne n’est prêt à entendre la vérité sur l’avenir de la voiture. Alors on fait comme avant.

Au secours, ça brûle!

Nos sociétés modernes sont-elles préparées à la canicule? on peut se le demander en voyant le catastrophisme qui s’empare de nos politiques et médias.

Depuis que le dérèglement climatique est annoncé, on devrait avoir eu le temps de l’anticiper. Il semble que non: on fait comme avant, tant sur le plan de nos habitudes individuelles que collectives. On roule toujours en bagnole pour aller acheter son paquet de tabac, comme avant, et nos écoles, nos hôpitaux ne sont toujours pas pourvus de normes d’isolement suffisantes. Une fois la canicule terminée, on pourra passer à autre chose.

Certes les plus anciens parmi nous qui habitent au sud sont les moins anxieux. Ils connaissent les recettes de grand-mère pour se protéger. Éviter de s’exposer au soleil, garder sa maison fraîche,…et au besoin profiter de l’eau du puits.

Tout ça, en ville, ne marche plus.

Imaginez qu’une panne massive de courant électrique se produise, ce serait vraiment une catastrophe car avant de redémarrer la production, il faudrait « îloter » les lignes de transport interconnectées entre-elles…et attendre plusieurs heures un rétablissement.

Je ne parle pas d’un sujet beaucoup plus sensible qui est le refroidissement des centrales nucléaires qui assurent les 3/4 de nos besoins…

Conséquences: plus d’eau courante en l’absence de surpresseur, plus de chambres froides dans les magasins, d’ascenceurs sauf pour ceux qui ont un groupe électrogène en état de marche, plus de trains, de téléphone, de radio,…on peut multiplier les exemples à l’infini.

Mais des catastrophes moins gigantesques peuvent survenir avec les trains dont les matériels sont sensibles à la chaleur, rails, aiguillages, caténaires et motrices…sans parler de l’informatique qui commande tout et dont les composants sont fragiles.

Ce n’est pas sans raison que les grands data-center de la planète s’installent de plus en plus du coté de la Finlande ou des pôles.

Jeudi 11 juillet: courage, fuyons!

Sortie TDF du 11 juillet D188210

La Communauté d’agglomération du Ventoux Comtat Venaissin avait déclaré en 2012, avoir traité 20 tonnes de déchets, dont plus de 20.000 canettes et 30.000 bouteilles en plastique ramassés sur les pentes du Mont Ventoux après le passage du Tour (source)

Combien de tonnes d’ordures dans les Vosges sur le bord des routes et dans les chemins adjacents en 2019 ?

En 2016, j’avais recensé les ordures de la Cyclosportive des Trois Ballons dans le Hundsrück. Edifiant! (voir ici)

Certes le groupe Amaury ramasse ses ordures, mais les autres? celles laissées par le public qui s’amassent autour de la Grande Boucle parfois plusieurs heures avant, quand ce n’est pas la veille?…

c’est ce genre d’emballage qu’on trouve dans la montagne après le passage d’une course cycliste

Je ne suis pas adepte de cette grande foire au vélo qu’est le Tour de France. Je m’y sens même étranger. Je ne vais pas expliquer pourquoi pour la nième fois.

J’ai donc hésité sur mon titre. J’avais écrit « fuyons le Tour! » et puis j’ai renoncé face à la bronca prévisible de mes lecteurs admirateurs et inconditionnels du Tour. J’ai donc écrit « courage, fuyons! » ce qui laisse un peu de place à celui qui choisira d’aller faire du vélo rien que pour lui-même ailleurs que dans les parages du Tour.

Je prends soin de mes abattis car je sais que la Tourmania est omniprésente chez les compétiteurs du dimanche. Pas seulement: chez les ceusses de mes amis retraités qui font du vélo tous les jours particulièrement dans les cols vosgiens. Ce qui les bluffent complètement mes amis cyclos, c’est de voir des types bodybuildés grimper le Hundsrück en 52×14 à 30 à l’heure.

Donc le 11 juillet vous aurez le choix:

  • aller à la pêche et si vous n’êtes pas pêcheur…
  • …vous expatrier loin des miasmes de ce barnum: ses pollutions de bagnoles, de camping-cars, de décibels et du dégueulis de Cochonou en boite.
  • regarder le Tour à la télé en sirotant une bière si vous ne pouvez résister
moi aussi, j’veux mon Cochonou (vélomaxou 2009)

Bon allez, je vous file un tuyau. Si vous voulez voir les coureurs monter le Hundsrück comme s’ils étaient sur le plat, prendre le sentier de randonnée qui y monte depuis le Weierlé et arrêtez-vous au point de vue en aplomb de la barre rocheuse. Mais les places vont être chères…

Pollution, le match Mulhouse-Amsterdam

Pollution à Mulhouse le 26 juin à 16 heures indice polluants pondérés 98
Pollution à Amsterdam le 26 juin à 17 heures indice polluants pondérés 55

On va me dire comparaison n’est pas raison. D’autant qu’il n’y a pas de canicule en Hollande.

Je suis d’une mauvaise foi évidente.

Le libéralisme à l’épreuve du chaos

image Facebook

Le libéralisme économique marque le pas avec la canicule. Il semble incapable de faire face aux phénomènes climatiques qu’il a pourtant largement contribué à créer. La couche d’ozone déchirée, la fonte des glaciers, la pollution débridée, l’agriculture contaminée, les nappes phréatiques polluées, les mers envahies de plastique, les espèces animales et végétales anéanties, c’est le libéralisme.

Cette politique démontre ses limites mais elle garde ses adeptes parmi les élites mondiales. Le libéralisme, ne l’oublions-pas, c’est le capitalisme d’antan travesti sous une forme libertaire. Non pas le droit de tout de faire, un droit encadré par l’ordo-libéralisme avec ses règles imposées par le commerce international.

Mais le résultat est là et ceux qui comme La France Insoumise, les plus entendus, et les Economistes Atterrés et d’autres encore réclament un changement de modèle de développement ne risquent pas d’être entendus dans nos démocraties avides de progrès coûte que coûte. Vous avez dit décroissance? n’y comptez-pas!

Alors allons-y, continuons sur notre fuite en avant mais ne nous plaignons pas. Les remèdes libéraux, on les connait.

Pour la chaleur engendrée par le réchauffement de la planète: rien de plus simple, installons la clim partout, dans les EPHAD, les écoles, les mairies, les logements. Les nucléaristes se frottent les mains.

Pour les bagnoles polluantes, faisons de l’électrique massivement.

Les exemples sont nombreux de cette politique des petits pas, de ces faux-fuyants de nos démocraties aux abois face au dérèglement de la planète.

Finalement, on est amenés à se demander si la démocratie est encore capable de conduire les États ailleurs qu’au chaos.

Les potins du lundi

La fête de la musique à Wittelsheim (Haut-Rhin), une fête populaire célébrée dans des milliers de communes chaque année depuis 1982

Le 21 juin 1982, un certain Jack Lang donne le coup d’envoi de la fête de la musique. Le Ministre de la Culture de François Mitterrand répond à l’idée de Joël Cohen d’instituer des Saturnales lors des solstices d’été et d’hiver.

Le 21 juin est depuis fêté chaque année avec le concours des communes. C’est devenu une institution populaire, aussi populaire que le 14 juillet. La fête de la musique c’est aussi une reconnaissance pour toutes les musiques et les musiciens, une occasion fraternelle de se rencontrer.

Je vais de place en place pour écouter des formations qui laissent la place à toutes sortes de musiques.

Vendredi, j’ai terminé par un orchestre de rock à l’Espace Grün de Cernay. A minuit, le public était déjà clairsemé, mais la musique était bonne. Impossible d’aller au bout: les bénévoles peu respectueux des artistes se sont mis à plier tables et bancs avec fracas. La fête était terminée.

Alors comme ça la semaine s’annonce caniculaire (très fortes chaleurs le jour et la nuit pendant au moins trois jours consécutifs). J’en frissonne déjà. De peur. On se souvient trop de août 2003 avec 15.000 morts recensés en France et des températures ayant dépassé 40°C. J’étais alors à Aix en Provence pour mon travail. Même des douches fréquentes ne suffisaient pas à nous débarrasser de cette transpiration poisseuse. La France s’est particulièrement distinguée lors de cet épisode pour son imprévoyance à l’égard des populations fragiles et ce sont nos pompes funèbres qui se sont aperçues de l’ampleur des décès. Il était trop tard. La France était en vacances, nos vieux pouvaient attendre…

Cette semaine on annonce jusqu’à 43 degrés!

Fini de rire et de faire le clown sur un vélo, il faut au contraire rester à l’ombre et boire. De l’eau.

C’est l’été, c’est VTT

Vélo des villes, vélo des champs, le VTT décontracté

Le VTT a cette faculté de pouvoir vous satisfaire sans trop en faire. Ce qui n’est pas le cas de la route qui est synonyme de circuit consistant. Un pratiquant routier qui ne fait pas ses cinquante bornes le dimanche matin n’est pas entièrement satisfait.

En revanche si vous ne disposez que d’un créneau horaire réduit de moins de deux heures, le VTT est là, dans les champs autour de chez vous, avec des raccourcis nombreux si par malheur on vous rappelle de rentrer au plus vite pour allumer le barbecue.

Trottinette électrique, méfiance

trottinette Darty livrée en une heure à 499 euros, casse-gueule non remboursé

Naturellement ces engins là vont être déviés vers les pistes cyclables. Elles vous dépasseront la plupart du temps si vous roulez à moins de 25 à l’heure.

Sur la route, dans mon quartier l’une d’elles m’a dépassé alors que je m’apprêtais à tourner à gauche avec mon vélo de ville. Je ne l’entendais pas arriver.

Les accidents de personne vont se multiplier. Pourquoi?

Si vous vous souvenez de votre jeune temps, ces engins vous permettaient de garder contact avec le sol en patinant d’un pied.

Aujourd’hui vous êtes parfaitement catapultable depuis votre engin puisque vous n’avez rien pour vous retenir comme sur un vélo.

Dés lors on peut s’attendre au roulé-boulé de trottinetteurs qui finissent contre un poteau ou sous une voiture.

Cyclistes, comptez-vous!

17 cyclistes d’un coup et aucun sur le trottoir. On sait pourquoi https://velomaxou.com/2019/03/26/quand-vieux-thann-bricole-pour-les-cyclistes/

Le fait cycliste existe. Il suffit de compter les vélos qui passent. Les associations comptent comment se répartissent les modes de transport, ce qu’on appelle la part modale.

Au fait combien de vélos passent à Vieux-Thann?

Beaucoup d’élus éludent la question ne sachant pas combien de cyclistes passent ici ou là. D’ailleurs c’est commode de ne pas savoir, on s’entend souvent répondre « des cyclistes, il n’y en a pas » lorsqu’il s’agit d’améliorer une piste ou une infrastructure. Les maires préfèrent plutôt employer le terme itinéraire cyclable plutôt que piste cyclable. Pourquoi? parce que l’itinéraire fait perdre toute priorité au vélo et qu’on peut confondre voiture, piéton et cycliste sans trop de risques en confondant tout le monde dans le méli-mélo.

Vieux-Thann, c’est la ville où le tronçon Voie Verte 331 de la Thur justement est manquant. Alors on envoie les vélos sur les trottoirs en dépit du bon sens. Pas grave, des vélos « y’en a peu! »nous dit-on…

Alors aujourd’hui, j’ai compté.

Entre 15 et 16 heures ce mercredi 19 juin.

Bilan 43 vélos

Ce n’est pas rien en pleine après-midi.

  • 9 VTT
  • 2VAE
  • 9 urbains
  • 23 routiers

On a parfois du mal à identifier la nature du cycliste; est-il vététiste ou urbain? question de flair. Je me fie aussi à l’allure et à l’équipement.

Flux et reflux

A cette heure de la journée 31 dans le sens montant de la vallée et 12 descendants.

Les potins du lundi

Je trouve qu’on était un peu vintage dans le col Amic en 2011. Les codes vestimentaires ne sont plus ceux-là. La route venait d’être refaite à neuf pour le passage du Rallye de France en 2010. C’est depuis cette année là qu’on l’appelle la route Loeb.

Relâchement. On n’est pas des esclaves du vélo, non. On a le droit de s’accorder du non-vélo l’espace d’un week-end. Alors c’est fait, j’ai bullé tout le week-end. Si le vélo est universel, il n’est pas encore partagé par toute la famille chez moi. Alors il faut bien faire une entorse à la règle de temps à autre. (voir mon billet d’hier)

Elles étaient combien?…quatre? cinq?…peut-être six fourgonnettes vendredi au col du Hundsrück. Des marcheurs? je ne sais pas. Mais ces fourgonnettes portaient toutes le sigle de divers organismes publics, Parc des Ballons, Conseil Départemental, et j’en oublie.

Pour ces gestionnaires de la montagne, pas de covoiturage, tout le monde monte avec sa bagnole.

La route Loeb, tous les cyclistes la connaissent. Sauf les élus du Conseil Départemental qui s’interdisaient d’admettre que c’est pour le Rallye de France qu’on avait goudronné la route forestière qui mène de Soultz au col Amic. La montée du Col Amic par Wuenheim (ou Soultz) est un vrai régal depuis que la chaussée a été refaite pour la venue de Sébastien Loeb en 2010. Auparavant cette route était jonchée de trous et personne parmi les élus n’auraient admis sa réfection prioritaire au nom des cyclistes du dimanche.

Aujourd’hui, Loeb n’est plus là et le rallye non plus. Tant mieux! C’est le Tour de France cycliste qui sert à présent de guide aux élus dans la réfection des routes. La preuve en est que l’itinéraire du 17 juillet prochain de Mulhouse à la Planche-des-Belles-Filles a été complètement relooké. Y compris là où la route était encore potable comme la descente de Bourbach-le-Haut. Il ne faudrait pas que le successeur de Froome vienne se casser un abattis dans la descente à cause d’un gravillon malvenu!

On pourrait rire de ces sursauts de bonne volonté de nos corps publics pour améliorer nos infrastructures qui, toute rigueur budgétaire cessante, trouvent de l’argent au profit d’œuvres privées. Car le Rallye de France et le Tour de France sont des entreprises privées qui bénéficient de deniers publics sans même que la Collectivité ne soit appelée à délibérer. Pourquoi par exemple ne pas organiser un referendum pour savoir s’il fallait ou non un revêtement neuf au col du Hundsrück? combien ça coûte au fait ces travaux de macadams menés sans concertation sous la pression d’un lobby? La démocratie représentative nous montre chaque jour un peu plus ses limites. Voter et nous nous chargeons du reste, c’est la politique dont on ne veut plus.

Faut-il interdire la pub pour les bagnoles? Je réponds oui, sans hésiter dès lors qu’on priorise dans ces réclames les SUV et les véhicules énergivores. Des députés suggèrent en effet d’interdire ces pubs qui ne visent qu’à encourager l’achat et l’usage de la voiture polluante. Des torrents de pub se déversent sur les antennes et dans les journaux (3 milliards d’euros, dit-on). Il est temps d’arrêter puisqu’enfin on sait que le monde automobile est voué à disparaître sous sa forme actuelle. La France est bien partie pour se trouver face à un nouveau marasme avec sa politique de petits pas vis à vis de la voiture. Il faut sans délai reconvertir toute cette industrie appelée à disparaître faute de quoi nous allons nous retrouver avec des millions de chômeurs en plus…et des importations chinoises massives de véhicules à batteries.

La trahison sportive

C’est juste une réflexion à chaud. Un grand champion amateur qui s’est bâti un nom grâce à ses exploits dans l’extrême vient de mettre entre parenthèses sa pratique et sa communication abondante sur le réseau social Facebook. Cette parenthèse sera courte, n’en doutons pas car les ressorts qui l’animent ne sont pas morts.

Peut-être la sagesse lui permettra t-elle de faire le point sur les risques d’un ego surdimensionné qui vous conduit à perdre vos repères au nom de la performance.

Des repères simples comme celui de la limite humaine qui font qu’un jour il faut accepter de redescendre de son piédestal pourtant gravi avec opiniâtreté et admiration de son public.

Le sport extrême finit par vous trahir un jour, alors qu’on ne s’y attend pas. Plus dure est la chute.

Les potins du lundi

Depuis qu’un scepticisme planétaire envisage la fin du monde, les écrivains de science-fiction se mettent à phosphorer. Comme ici Manon Fargetton avec son bouquin « dix jours avant la fin du monde ». Je n’en suis pas encore venu à bout, mais je crains le pire.

Imaginez-vous que notre ex-député écolo Yves Cochet n’y va pas avec le dos de la cuillère, il prône tout simplement de ne plus faire d’enfants. A quoi bon, puisque la fin du monde est d’ores et déjà programmée selon lui en 2050!

Sur ce thème, ils sont nombreux à nous prédire la mauvaise aventure puisque selon eux tous nos indicateurs sont au rouge vif. A commencer par les tenants de la thèse selon laquelle nous avons déjà consommé toutes les ressources de la planète six mois avant la fin de chaque l’année, en poursuivant ensuite par ceux qui se désespèrent de voir la biodiversité réduite en pièce du fait de la disparition des espèces animales et végétales. Alors on voit les thèses les plus loufoques apparaître comme le parti des animalistes aux dernières Européennes. Ces thèses là vont-elles supplanter nos partis traditionnels déjà fortement déglingués depuis qu’un certain Macron s’est mis à vouloir tout régenter?

Le portrait dépeint de la planète n’est pas beau. Il ne manque plus que d’instiller une dose d’eugénisme comme le fait Yves Cochet pour comprendre qu’on n’a plus qu’à se suicider.

Selon l’imagination fertile de Manon Fargetton, la fin du monde viendra tout simplement d’une cyber-attaque extra-planétaire qui déclenchera des explosions destructives du genre humain, incontrôlables mais systématiques à partir de l’Extrême-Orient jusqu’aux Amériques. Tout le monde se rue vers l’ouest, vers la mer dans un chaos indescriptible rien que pour survivre quelques jours de plus.

Avec ce climato-scepticisme, il ne manquerait plus qu’un gourou annonce officiellement notre perte prochaine pour nous foutre la pétoche comme la secte du Temple Solaire en 1995. Il est vrai que les tensions internationales n’aident pas à garder la tête froide et que nos politiques de progressisme débridé semblent oublier que nos réserves sont limitées si l’on veut vivre en bonne intelligence avec notre planète.

Il serait donc plus que temps que les opinions se ressaisissent et comprennent qu’on ne peut pas tout avoir comme avant sans remettre en question nos dogmes libéraux et une croissance infinie.

Je le sens mal. Je sens mal cette inconsistance du modèle dominant qui donne l’impression qu’il ne contrôle plus rien. De la fiction à la réalité, il semble que le chemin est étroit.

Beaucoup plus prosaïque en ce lundi de Pentecôte, le temps. Le temps mauvais et ces tombereaux d’eau qui se déversent sur l’Alsace font que je n’irai pas ce matin à la Ronde des Etangs de Carspach. En 2016, j’avais abandonné à la suite d’une chute sur sol boueux. J’attendrai donc 2020…