Voir des images d’Alsace

Stéphane, un de mes lecteurs me signale deux sites d’images d’Alsace.

Deux très beaux sites. J’ajoute celui de Robert Bischoff avec ses images aériennes.

https://alsacevosges.fr/

https://visiter.alsace/

https://www.skypixel.com/users/bischoff-robert

Les potins du lundi

Macron, on aura ta peau! La concorde est-elle encore possible avec les Gilets Jaunes?

Comment faire pour sortir de cette crise?

C’est l’interrogation des commentateurs depuis maintenant plusieurs mois. Et en off, les politiques se demandent la même chose. C’est le grand désarroi dans la classe politique complètement discréditée à droite comme à gauche.

Même le Grand Débat n’imprime pas. Pourtant Macron y a mis du cœur et y a consacré du temps.

Pour se convaincre que ça n’imprime pas, ce qui se dit en off dans l’opinion, c’est qu’aucune suite ne sera donnée à ce Grand Débat. Les gens ne sont pas dupes, ils disent « oui, on nous écoute, mais rien ne changera ».

Macron, c’est le Bordeaux de la politique! entend-on dire en écho de ce mépris de classe illustré par la bourgeoisie des grandes villes et les petites phrases assassines du Président dont il est coutumier à l’égard du petit peuple.

Il semble que la France s’est arrêtée, tétanisée par cette irruption incontrôlable d’un mouvement qui se veut sourd à toute politique. Aucun parti, aucun corps intermédiaire n’a de prise sur le mouvement Gilets Jaunes. Et c’est bien embêtant pour ceux qui avaient l’habitude d’être des leaders convenus de l’opinion. A cela s’ajoute cette détestation du parlementarisme dès lors que la classe au pouvoir est loin de représenter la France d’en bas, ce nouveau Tiers-Etat inconnu d’en haut.

Alors?…

Le pouvoir tente de jouer la montre espérant faire la jonction avec les Européennes et voir s’éteindre le désaveu tout seul. C’est un pari risqué. Les Européennes, beaucoup de Français n’en attendent plus rien et savent que le jeu de l’économie mondialisée de Bruxelles ne sera pas remis en cause. Pour comprendre l’entêtement des Gilets Jaunes, il faut prendre conscience de la haine persistante que suscite la classe politique et Macron sur les ronds-points. A qui la faute? la faute à tous ces politiques qui depuis quarante ans se sont couchés devant le dogme du tout libéral, à droite comme à gauche.

A Burnhaupt, une croix au bord du rond-point et qu’y lit-on? Macron, on aura ta peau.

C’est de funeste augure.

2034

J’ai du poser mes deux mains sur le scanner de la mairie. Deux mains, celui qui en perd une n’est-il plus qu’un demi citoyen? et si une grenade vous déchire la main, on pourra vous retrouver avec l’empreinte de l’autre.
La carte d’identité biométrique est équipée de deux puces : une puce pour nos données personnelles d’identification et l’empreinte de nos deux index. La deuxième servira de signature électronique pour les démarches administratives en ligne.

Qu’est-ce qui se cache derrière ce nombre, 2034? (50 ans après « 1984 » de George Orwell)

C’est la date de validité de ma toute nouvelle carte d’identité. Ma bobine est donc là gravée sous cette fine couche de plastoque. J’ai du batailler pour la faire renouveler, bien qu’elle me sert peu souvent (voir mon billet du 20 avril 2017). Nos pouvoirs publics si sourcilleux sur le thème de la nationalité ont tout simplement décidé qu’une carte d’identité pouvait être valable cinq ans encore après sa péremption. Facile à dire, mais aux frontières on peut se faire refouler. Les Italiens seront tentés comme on l’imagine de nous refouler vu l’ambiance actuelle.

Ouf, je suis conforté dans ma nationalité pour encore au moins 15 ans. Age, taille, mais pas le poids, je peux donc faire bombance à mon gré.

A moins qu’une loi scélérate n’en décide autrement en me rendant apatride. Pourtant certains jours je m’interroge…2034, c’est loin et comme la préposée de la mairie me l’a confirmé, d’ici là elle sera en retraite si retraite il y a a t-elle ajouté comme en boutade… Moi illico, je lui ai répondu, rassurez-vous, d’ici 2034 je ne serai peut-être plus de ce monde pour venir renouveler ce sésame et la prorogation de cette carte en plastique sera rendue caduque.

Au-delà de l’anecdote, l’identité est un sujet très actuel qui aiguise les passions, surtout à droite de ma droite.

Finalement si nous étions tous apatrides, nous n’aurions plus de problèmes. Nous serions tous citoyens du monde.

Les potins du lundi

Tomi Ungerer a fait un tour de France à vélo en 1946. Il est mort le 9 février 2019

Le niveau zéro.

Nous cyclistes, on connait le niveau zéro. C’est celui du trottoir abaissé au niveau du fil d’eau qui permet de franchir les intersections sans tressauter. Un concept qu’aucun maître d’ouvrage ne sait réaliser correctement. En Allemagne, en Belgique, c’est automatique. En France, non. On ne sait pas pourquoi.


Les trottoirs partagés piétons-cyclistes à l’étranger

Pour la politique, le niveau zéro, c’est tout différent, c’est celui du caniveau aussi, mais celui où on touche aux affaires nauséabondes celles que les politologues sont à la limite d’y voir une affaire d’État comme l’affaire Benalla. Je ne m’étendrai donc pas sur cet abaissement du plus haut sommet de l’État qui fait de ses acteurs au mieux des bateleurs de gymnase en manche de chemise, et au pire des pieds nickelés qui désespèrent ceux qui croyaient encore aux Institutions de la République.

Passons!

Ni à l’école, ni à la maison, ni dans la rue, Linky Stop

Je regardais à la télévision ces millions d’hindous venus se baigner dans les eaux du Gange. Ils sont venus se laver de leur péchés. Des millions de pèlerins hindous étaient rassemblés, dimanche 10 février, sur les rives du Gange, lors de la journée jugée la plus propice de la Kumbh Mela, le plus grand festival religieux au monde qui se tient tous les douze ans à Allahabad, dans le nord de l’Inde. (France TV)

Cette croyance me fascine. Toutes les croyances me fascinent. Dans nos sociétés modernes, certaines ont franchi allègrement les siècles mais elles ne revêtent plus ces manifestations ostentatoires que les divinités hindoues continuent d’entretenir.

Sur le plan hygiènique quel européen serait capable de résister à un tel bain dans cet océan de bactéries véhiculées par le Gange? oui, un dieu hindou existe!

A Bourbach-le-Bas, la croyance au compteur Linky maléfique s’affiche sur toutes les façades. La persistance à croire à sa nocivité est supérieure à toute rationalité au point d’en devenir suspecte.

Ainsi, le département unique d’Alsace semble renaître en douce. Souvenons-nous que le referendum de 2013 avait poussé dehors l’idée de la collectivité unique et son usine à gaz institutionnelle. La collectivité unique revient par la fenêtre…un peu comme un remake du traité de Lisbonne qui a effacé le référendum sur le traité de Maastricht en 1992 .

Le 7 avril 2013, le referendum avait abouti à une structure pléthorique et finalement au Non à la Collectivité Unique. On nous ressert le même plat. Froid cette fois.

Embrassons-nous Folleville ! Bas-Rhinois et Haut-Rhinois filent à nouveau l’amour fou depuis que Hollande a inventé le Grand Est. C’est du Labiche, les deux conseils départementaux sont prêts au mariage. Avec quel assentiment populaire?… aucun!

Reste maintenant à savoir où vont élire domicile les jeunes mariés…Le Haut-Rhin risque de tomber bien bas. Voila un mariage arrangé que la famille Grand Est risque d’avoir en travers de la gorge pour longtemps.

Alphorn

Les potins du lundi

De la neige en hiver, certains s’en étonnent. Jusqu’à Trump qui y trouve une occasion de plus de railler le réchauffement climatique.

Chez nous, en France, la neige provoque aussi son lot de déconvenues chez ceux qui ne comprennent pas cette intrusion météorologique dans leur quotidien.

Les milliers de camionneurs qu’on bloque à titre préventif alors que chez nos voisins, disent-ils, tout se passe très bien même avec deux mètres de neige.

Bloquer est devenu une affaire de précaution.

Par précaution, Monsieur, je vous empêche d’aller manifester car vous pourriez commettre un délit. Ça rappelle un peu le délit de sale gueule. Finalement, chez nous, on ne sait plus trop comment accepter notre liberté citoyenne tout en la restreignant. Nous sommes en liberté surveillée. Comme le lait sur le feu.

En démocratie seules les violences policières sont légitimes. Et en dictature?

Si vous n’êtes pas content, adressez-vous à votre maire ou à votre député! C’est ça la démocratie représentative, vous élisez un inconnu ou un notable avec du bagout et il décidera pendant cinq ans, voire plus, ce qui est bon pour nous et ce qui l’est moins. Il fera même plus, il votera des lois qui seront supérieures à toutes nos objections.

En France, les lois émanent le plus souvent des propositions du gouvernement et les députés ne sont là que pour dire amen. C’est ce qui se passe en ce moment. Très peu de lois émanent des députés eux-mêmes et la plupart des amendements sont retoqués. On peut donc dire que cette démocratie est confisquée par l’exécutif.

Ce genre de délégation de pouvoir a assez duré, nombre de Français ne sont plus d’accord pour l’accepter. Alors ils manifestent et le font savoir tous les samedis. C’est pénible pour tous ceux qui pensaient être débarrassés pour cinq ans de tout engagement politique. C’est pénible aussi pour le service d’ordre obligé de faire des heures sup mal payées et fiscalisées à coups de flash-balls et c’est pénible pour la France qui se raidit, une France qui se recroqueville au nom d’un bien-pensance institutionnelle dont le concept craque de partout. Il faut que ça tienne, alors on rafistole, on bricole des lois d’exception, on racle les fonds de tiroirs pour que le peuple d’en bas se calme.

On ne sait pas encore par quoi remplacer notre représentation, vu que les gens de la base ne veulent être représentés que par eux-mêmes.

A mon humble avis, il n’y a qu’une assemblée constituante qui pourra nous sortir de l’impasse, mais il faut encore que les esprits murissent…que les gilets jaunes s’en chargent et que Macron consente à partir un peu plus tôt avant le chaos généralisé.

La neige fait donc son œuvre. Elle va tenir au moins jusqu’aux vacances de février et les stations de sports d’hiver vont pouvoir afficher complet aux remontées mécaniques et empocher la manne bienfaitrice de la classe moyenne sup. D’ici là, d’aucuns pensent que le calme sera revenu sur les ronds-points et que tout repartira comme avant.

Comme avant.

Hansi, sa peinture

On retrouve à présent les images d’Hansi sur toutes sortes de produits dérivés qui pérennisent son nom

Tous les Alsaciens connaissent Hansi pour ses dessins qui célèbrent l’Alsace, son univers peuplés de petits enfants, de cigognes au milieu de paysages typiques de l’Alsace. De son vrai nom Jean-Jacques Waltz était aussi un peintre aquarelliste de renom, ce que l’on sait moins.

sC’est cette peinture d’Hansi que j’aime. J’y trouve le romantisme de l’Alsace, ses couleurs, son architecture typique et l’exploitation de clairs-obscurs étonnants
Pour découvrir l’autre face moins connue de Hansi à travers sa peinture, ce livre
Jean-Jacques Waltz dit Hansi (1873-1951). Il s’est distingué aussi pour son franc engagement anti-allemand comme caricaturiste

Pour moi, c’est un maître.

Êtes-vous insomniaque?

Je dédie ce billet à tous les insomniaques qui ne manqueront pas de se reconnaître tandis que leur moitié dort paisiblement.

C’est ce qui m’arrive à chaque nuit, ou presque. Rien à faire, à trois heures du matin je me réveille et je suis frais comme un gardon. La nuit est terminée pour moi. On me dit que les grands hommes dorment très peu, mais je n’ai pas cet orgueil et quand je me réveille en pleine nuit c’est contre mon gré car j’aimerais encore profiter du sommeil.

A mon grand regret! Inutile d’insister, je ne me rendormirai pas. Alors j’attrape mon bouquin et je vais lire devant l’ordi. Puis je passe à la lecture des mails, des nouvelles de la nuit,…à cinq heures et demi du matin, je suis fatigué, je pique du nez. Alors je fais semblant de me recoucher en m’allongeant jusqu’à six heures et demi sans pour autant retrouver le sommeil.

Les sites pour insomniaques sont légion. Chacun a sa combine. Le magnésium, les gélules d’artichaut pour le foie, le bain avant le coucher, la promenade du soir, la mélatonine, le millepertuis, …sans parler des prescriptions de neuroleptiques dont raffolent certains.

La dernière trouvaille, c’est de dormir avec ses chaussettes: ça fait gagner une demi-heure en plus, parait-il!…

Et puis il y a ceux qui acceptent le mauvais sort, ne plus dormir chaque nuit au bout de quatre à cinq heures de sommeil. Ils se lèvent et vaquent à des occupations nocturnes, vider le lave-vaisselle, mettre du bois dans le feu ou regarder la télé.

On dit dans les chroniques médicales que l’insomnie masque une maladie en préparation ou en développement ou des troubles psycho-somatiques.

Bref, quand c’est le jour du vélo et que l’heure approche, je suis déjà tout raplapla comme si j’avais parcouru cinquante kilomètres avant de l’enfourcher.

Les potins du lundi

Confiance en la presse: une image vaut parfois mieux qu’un long discours

Ayez confiance!

Les journalistes se sentent mal aimés. Et ils le font savoir… dans la presse. Je serais tenté de dire dans leur presse. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Ils ont même lancé une enquête, pas de police, d’opinion. C’est l’enquête du baromètre annuel Kantar de référence sur la confiance dans les médias.

En cause, la confiance. Près de six personnes sur dix pensent que les faits rapportés dans notre journal quotidien ne sont pas conformes à la vérité. Ce n’est plus de la confiance, c’est de la défiance.

Les professionnels de la profession sont comme on l’imagine affligés qu’on puisse ainsi mettre en question leur travail qui consiste à rapporter des faits, les hiérarchiser, les vérifier…et lorsqu’ils en ont le temps les commenter.

A qui la faute de cette défiance?

Chacun aura une explication. Les journalistes invoquent en premier lieu l’internet qui colporte de fausses informations, les fameuses « fake news » et les réseaux dits sociaux comme Facebook accusé de propager par algorithme de fausses nouvelles. C’est de bonne guerre d’invoquer l’autre média qu’est la toile pour ne pas voir ses propres défauts et la façon dont les comités de rédaction pointent plutôt telle info qu’une autre. Il ne faut pas être grand clerc pour constater le pilonnage des partis radicaux que sont le RN de Marine Le Pen et la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Si tout le monde joue au journaliste, où va t-on?

Si la presse est devenue tant décriée, j’ai ma petite idée. Insipide, mono-colore, dupliquée, inféodée aux puissances d’argent, complice des lobbys et du pouvoir politique, la presse ferait bien de faire sa propre autocritique. Le dernier plus beau exemple en date de cette complicité, c’est la campagne électorale européenne menée tambours battants par Emmanuel Macron dans les territoires, baptisée pompeusement Grand Débat, et relayée abondamment par les médias publics. Ce n’est pas moi qui le dit, tout le monde en parle, c’est la presse qui a fait gagner Macron aux dernières élections de même que c’était déjà la presse qui a pris parti contre le non au referendum de Maastricht et contre la volonté du peuple. Est-ce que je désinforme en disant ça? Mais la presse écrite n’est pas en reste. Ainsi Marianne (pour ne citer que celui-là) , l’hebdo qui se veut citoyen avec à sa tête Natacha Polony. Il vient d’être racheté par un oligarque tchèque du nom de Kretinsky qui fait des affaires dans le monde de l’énergie. Mais Marianne a semble t-il encore des difficultés puisqu’il lance des appels quotidiens à ses lecteurs pour l’aider à traverser une mauvaise passe financière. Je ne parle pas de la presse régionale Grand Est qui est toute entre les mains du Crédit Mutuel. (lire l’article)

La presse reste un outil bourgeois au service de la bourgeoisie.

Ainsi quelle presse met en question aujourd’hui ouvertement le dogme libéral mondial qui opprime les peuples alors même qu’elle en est l’obligée? quelle presse met en cause l’inféodation du monde politique au capitalisme qui détruit la planète? Certainement pas nos journaux locaux d’information écrits ou télévisuels. La presse reste un outil bourgeois au service de la bourgeoisie. Il existe entre média et politique une connivence, une perméabilité qu’on aurait tort d’ignorer. Mêmes cursus, mêmes écoles, mêmes parcours mondains, et parfois conjoints dans la vie privée. Quand une information parait, il faut toujours la décrypter et apprécier son potentiel parti-pris. Je me méfie aussi de la presse particulièrement dans les moments de tension sociale car elle choisit vite son camp.

Les gilets jaunes l’ont bien compris en créant leur propre chaine d’info avec Vécu. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les journalistes fassent l’objet d’intimidations au contact des gilets jaunes…eux au moins savent dans quel camp sont les journalistes.

Courir

Le tour du lac à pied hier. Je me suis mis à faire des étapes en petites foulées. Depuis le gros tronc d’arbre jusqu’au banc là-bas, puis marche, puis footing jusqu’au banc suivant,…ce qui est amusant avec mon appli Wahoo, c’est de voir sa performance immédiatement 6’21 » au kilomètre en courant et 12’57 » pour la marche.

J’ai commencé hier. Pour voir…

J’ai regardé le dico en rentrant à la maison.

Courir, verbe du troisième groupe. C’est déjà bon signe vu que pédaler est du premier groupe. Marcher aussi. Donc tous les trailers qui défilent le soir sur le trottoir n’ont plus qu’à bien se tenir!

J’essaie. Sur l’ordi. J’ai mis mon cardio, branché Wahoo sur l’Iphone, et j’ai compulsé les sites de courses à pied pour débutants. Commencer à courir, c’est le premier sur lequel je suis tombé. Vingt conseils. Je butte un peu sur le cinquième…
Pour bien courir il faut faire reculer le pied dans la chaussure à chaque foulée pour passer d’une course en cycle arrière à une course en cycle avant moins traumatisante et bien plus efficace …

…et aussi sur le onzième
Se mettre à courir impose de faire des exercices de gainage pour éviter les douleurs lombaires …

Là ça se corse, je vais essayer à la maison

Je suis réaliste. Je sais que le footing est un sport difficile qui doit supporter son squelette et pas que! tout le reste dont la surcharge pondérale. Je vais souffrir.

Vélo+train= galère assurée

Son vélo dans la train? d’autres préfèrent le cheval

Je viens de lire le blog de ma consœur Isabelle et le vélo. Elle y expose la situation du cycliste qui veut voyager avec son vélo. Le vélo, éternel allié incompris du train, c’est le titre de son article.

Lire l’article d’Isabelle et le vélo

Isabelle, comme d’autres cyclistes, tient à voyager en train avec son vélo. En France, la SNCF freine des quatre fers comme du temps de la diligence et souhaite ne pas trop s’investir sur le sujet. On comprend pourquoi: les vélos sont encombrants et peu au goût des autres voyageurs qui se plaignent de la place prise. Sans parler que les vélos en question sont aussi parfois source de salissures pour les autres voyageurs lorsque le train est bondé.

sVélos de travailleurs sur la ligne Mulhouse-Strasbourg

Mais passons! En France, voyager avec son vélo reste difficile dans les trains. La SNCF ne préfère pas accueillir ce genre de voyageurs qui se rendent parfois très loin accompagnés de leurs bagages. En revanche la SNCF accepte les cyclistes qui vont travailler et préconise de posséder deux vélos, un dans la gare de départ et un autre dans la gare d’arrivée comme pour le trajet Mulhouse-Bâle ou Mulhouse-Strasbourg.

Je ne suis pas en situation de prendre position face à ce problème, n’étant pas utilisateur. J’ai pourtant la vague impression que ce type de voyage reste marginal. Alors on va me dire que je ne défends pas la cause des cyclistes. Un peu, oui! Les désagréments recensés par ceux qui l’expérimentent ne m’encouragent pas à postuler pour ce type de voyage combiné.

Il faut que les consciences s’éveillent, certes.

Article de vélomaxou en relation

Le massif et les grumiers

Vaste sujet pour les amoureux de la nature. La forêt est un carrefour d’enjeux, ceux des exploitants forestiers, ceux des chasseurs et ceux des randonneurs. La forêt, ne l’oublions pas est avant tout un biotope où le monde végétal, minéral et animal vit en symbiose. Comment concilier ces intérêts pas toujours convergents et respecter la nature?

Je ne suis pas expert et pourtant, je suis capable d’écrire cette introduction sans l’aide de personne. Plus pointus sont les experts. Transition et permaculture de la Doller nous invite à une réunion publique. En cause le Sprickelsberg où des dessertes géantes pour grumiers sont envisagées.


Au croisement de la question de la mobilité, des espaces de randonnées et celle de la gestion forestière, qu’en est-il de ces dessertes géantes en plein massif forestier destinées à faire pénétrer les camions grumiers et les pratiques de cultures industrielles intensives avec pesticides au coeur des massifs ? C’est la question qui se pose pour le Sprickelsberg dans la haute vallée où un collectif de défense du massif et des riverains impactés se constitue contre un projet de mise en place d’une desserte  entre DOLLEREN et KIRCHBERG (293 hectares).
Réunion publique vendredi 25 janvier 2019 à 20 heures à la Maison de Pays de Wegcheid.
Au programme, projection et débat. Le dialogue de sourd est-il une fatalité ?

Pascal Bitsch
Transition et Permaculture dans la vallée de la Doller

C’est fabuleux

C’est un tic. Je le passe en boucle. Et puis je l’oublierai. Un jour.

Les potins du lundi

Dix gilets jaunes flottent au vent autour du rond-point, les dix morts depuis le début du conflit, me dit-on…

J’y passe en rentrant de temps à autre lorsque c’est ma route.

Le grand rond-point du Pont d’Aspach s’est transformé. Je ne suis pas expert mais on me dit que ce mouvement est installé pour durer. D’ailleurs des constructions discrètes ont pris le relais des barrages filtrants. Elles sont en terrain privé comme au rond-point du Nouveau Monde à Soultz qui serait devenu un lieu de rencontre appelé « le petit jaune ». Le militant qui m’aborde ne ressemble pas à ceux du début. Il m’accueille. Avec jovialité. Et me propose une photo avec mon vélo sur le grand giratoire.

Dis à tes copains qu’il faut venir nous voir. Des dizaines de voitures passent en klaxonnant comme au premier jour et les petits enfants à bord nous font coucou de la main.

Un observateur expert, Philippe Corcuff, juge qu’un confusianisme s’est installé parmi les Gilets jaunes. C’est le développement de domaines où circulent des passages entre des thèmes de gauche, de droite et d’extrême droite. Ce ne sont pas les extrêmes qui se rejoignent : le confusianisme peut être présent chez des gens modérés dit-il dans Médiapart.

Je l’ai senti dès le début, la gauche radicale à laquelle j’adhère ne se retrouve pas dans cette confusion des genres, cette porosité de thèmes contraires. L’effondrement des valeurs de gauche, son émiettement, nous oblige à vivre dans un brouillard idéologique. Étrange cohabitation! Il est vrai qu’on ne peut pas demander aux gilets jaunes de rejoindre une culture politique faite de trahisons et de compromissions néo-libérales depuis trente ans. Au moins.

Il faut donc vivre avec ce fameux brouillard des idées, celles qui incarnent un besoin de justice, de renouveau démocratique et d’autres franchement réac., pourtant rares, que l’on découvre sur les ronds-points.

La France en friche (filature Ziegler, Buhl vallée du Florival) saura t-elle renaître?

Le mouvement semble déterminé. Insensible au Grand Débat qui tente de récupérer les modérés. Ce qu’ils veulent eux, c’est le départ de Macron.

De l’autre coté, le raout à répétition de Macron avec les maires ressemble à une campagne bis. Les maires qui s’exposent dans ce jeu avec Macron prennent à leur tour le risque de se couper de la base sociale qui s’exprime. C’est en campagne qu’il est bon Macron. Il sait entortiller son auditoire sans jamais mettre en cause son credo libéral. Ses recettes sont connues d’avance, ses chiffres implacables qu’il assène comme des vérités de l’ordolibéralisme de Bruxelles. Regardez le Brexit! dit-il, c’est ça que vous voulez? comme pour nous convaincre qu’aucune alternative n’est jouable. Attendons de voir!

Vendre sur Facebook

Vendre sur Facebook, je tente…

Pendant plusieurs années, j’ai vendu ma modeste production d’aquarelles sur EBay. Je ne vais pas mentir, une fois tous mes frais payés, il ne me restait rien. Juste de la motivation. A EBay pouvoir être vu dans le monde entier se paie cher; entre le prix d’insertion, la commission sur la vente et les frais de Paypal, votre revenu est vite rongé. Reste en plus les charges sociales à la Maison des Artistes auxquelles sont assujettis les artistes amateurs.

Le Bon Coin? à éviter!

L’art n’y a pas sa place sauf pour ceux qui vident le grenier de la grand-mère défunte.

Le Plan Diebold a moins de succès que la ferme du Gsang. Pourtant je l’aime bien mon Plan Diebold. Quand j’arrive là avec mon vélo je sais que j’ai fait les deux-tiers du chemin qui mène au col

Alors voici un nouvel acteur sur le marché de la vente entre particuliers, Facebook.

Je tente le coup. C’est gratuit comme pour le Bon Coin et une petite place est prévue pour les artistes amateurs.

Je ne vends pas cher ente 5 et 20 euros la feuille.

Souvent le toponyme est porteur comme ici le Gsang. Sur Facebook, cette aquarelle a été vue 150 fois.

On peut voir ma production de peintures ici

Moins trois

Le sport et le froid. Savoir se protéger

Ce matin temps sec mais froid.

Moins trois degrés.

La sortie vélo va être compromise d’autant que la météo ne prévoit pas de réchauffement. Avec tout juste deux degrés dans le meilleur de la journée, on pourra tenter un peu de VTT.

Le problème du vélo lorsqu’il fait froid, c’est le vent relatif qui accentue le ressenti. C’est ce qu’on appelle le refroidissement éolien très bien décrit ici.

Ainsi, par zéro degré si vous roulez à 20 km/h, le ressenti est de moins cinq degrés. Bien sûr, si vous affrontez un vent contraire, le refroidissement augmente.

Quand on prend de l’âge, il ne faut pas plaisanter avec ce supplément d’énergie que doit fournir le corps pour compenser le froid. Outre l’effort musculaire fourni, il faut aussi que le système cardio-vasculaire compense le froid qui resserre les vaisseaux. La pompe cardiaque est donc davantage sollicitée. Penser à bien se vêtir. Les cyclistes savent en général comment se protéger mains et pieds avec des équipements adaptés.

Il reste une solution: faire de la marche! En marchant d’un bon pas, le refroidissement ne sera plus que d’un degré et demi par zéro degré.

Contre la montre

Pour ou contre la montre?

L’heure tourne

La question n’est pas d’être pour ou contre la montre. L’heure tourne, un point, c’est tout. Le vélo est aussi un sport où chacun se mesure à l’autre et il est inutile de le nier. Sur la route, le constat est là: une nouvelle génération de cyclistes s’impose; la génération de cyclistes charpentés pour tenir à la fois la distance et la montre. C’est particulièrement l’hiver que le phénomène est remarquable. Pourquoi? parce que l’hiver, le randonneur hiberne. Ou alors il passe à autre chose comme la marche ou le VTT.

L’allure Audax n’attire plus (2008)

Les cyclo-sportifs ne s’abandonnent pas l’hiver. Si la route est trop mauvaise, ils roulent à la maison dans leur garage. C’est le home-trainer.

Deux pratiques, deux mondes aussi

On ne peut pas parler de rencontre. Je les croise ou ils me doublent. Deux pratiques, deux mondes. Moi aussi, j’aurais aimé tenir des moyennes fulgurantes de 30 km/h et rentrer chez moi au bout de trois heures avec 90 km au compteur. Mais je ne peux même pas invoquer mon âge car si je consulte mes carnets anciens, je n’ai jamais atteint de telles moyennes. Peut-être 25 ou 26 km/h, mais jamais 30.

Inutile de chercher, mes balades à vélo n’ont rien de performantes

Tenir une allure Audax à 22.5, c’était déjà une performance. C’était du cyclotourisme. Un concept qui peut paraître aujourd’hui complètement dépassé. Les cyclosportifs engrangent aujourd’hui des scores vertigineux de vitesse, de distance et de dénivelé. Il faut le constater, cette nouvelle génération est plus athlétique, plus légère, plus grande aussi.

Les grands deviennent très grands


Dans le même temps, les Français sont passés de 170,1 cm pour 72 kg en 1970 à 175,6 cm pour 77,4 kg de nos jours. Leur tour de taille est de 89,4 cm, leur tour de pectoraux atteint 102,2 cm et leur pointure oscille entre 41 et 42.
Plus étonnant, on voit apparaître un groupe de très grands, plus de 1,91 m. Ce phénomène inédit en 1970 concerne aujourd’hui les jeunes adultes de 15 à 25 ans. Les hommes se divisent ainsi en 19,5 % de petits (1,65 m en moyenne), 41,5 % de moyens (1,73 m), 30,8 % de grands (1,81m) et 8,2 % de très grands. « En résumé, les petits restent petits et les grands deviennent très grands » résume Patrick Robinet, responsable de la campagne mensuration pour le compte des l’Institut Français du Textile et de l’Habillement (IFTH). Les plus grands et les plus corpulents se trouvent là-encore dans le Nord-Est de la France. (Doctissimo)

RFID, l’étiquette anti-vol

L’étiquette de mon pull, je la coupe. ça me gratte. parfois il faut même la découdre pour retirer le morceau qui reste. Pas facile à recoudre ensuite.

Si on ne la coupe pas, on se fait repérer en passant au prochain passage en magasin.

La puce RFID à l’intérieur fait sonner comme si vous étiez un voleur. Si on veut garder l’étiquette, mieux vaut retirer la puce. La puce, c’est plus qu’un banal circuit imprimé qui fait sonner; elle comporte les caractéristiques du produit, se charge en électricité à proximité d’un émetteur électromagnétique dans sa bande de fréquence et envoie grâce à son antenne son signalement. RFID veut dire radio frequency identification

la puce RFID contenue dans l’étiquette

La radio identification est de plus en plus utilisée dans notre vie courante. Dans les cartes bleues pour le paiement sans carte, sous la peau des animaux domestiques, pour démarrer sa voiture, pour le télépéage,…

Coût 10 centimes et portée pouvant être détectée jusqu’à 200 mètres. Pourquoi pas sur nos vélos?

Etes-vous inquiet? oui, il y a de quoi l’être. L’application de RFID peut se généraliser à l’humain à l’avenir au moyen d’une impression à même la peau. Plus besoin de passeport! Pour tout savoir aller sur wikipédia

Connaissez-vous TransiStop?

TransiStop, c’est quoi?
C’est de l’auto-stop en toute confiance, grâce à l’utilisation d’un macaron bien reconnaissable et gratuit qui permet à l’automobiliste et à l’auto-stoppeur  de ne plus être totalement étrangers l’un envers l’autre.
L’objectif est que les automobilistes se sentent plus en confiance pour prendre des auto-stoppeurs, et que, ceux-ci, voient ainsi davantage de voitures s’arrêter pour les transporter.
Sans réservation préalable, le Transistop  met en relation des automobilistes qui ont de la place dans leur voiture et des personnes ayant besoin d’un moyen simple et rapide pour rejoindre un arrêt de bus, une gare, un lycée ou tout simplement une commune voisine.

Transistop est déjà proposé dans la Vallée de Munster, au Florival et dans d’autres secteurs en Alsace.

aller sur TransiStop Doller

aller sur TransiStop Florival

aller sur TransiStop Munster

C’est non!

C’est non!

Je ne participerai pas au grand débat proposé par le Président Macron.

Pourquoi?

D’abord, il faut revenir un peu en arrière. Macron a été élu avec une majorité hétéroclite. Des Français de gauche, pas beaucoup, de droite plutôt et tous ceux qui par peur du FN ont voulu lui faire barrage.

Ne pas s’étonner aujourd’hui du désastre politique, social et économique dans lequel nous sommes. C’était à prévoir. Après s’être essuyé les pieds sur tous les corps intermédiaires, Macron est en face d’un champ de ruine de la représentation démocratique et la République est à bout.

A bout de tout puisque plus personne ne croit à ceux qui sont censés la représenter. Ce n’est donc pas Macron avec son débat truqué qui va changer quoi que ce soit à la donne.

Il faut quand même une bonne dose de culot pour oser récupérer la rancœur des Français après avoir asséné pendant dix-huit mois des petites phrases assassines à l’égard de ceux d’en bas, ceux de la France oubliée obligée de se signaler sur les ronds-points.

Débat truqué?

Oui, car dans cette effervescence qu’il tente de récupérer, Macron n’a pas compris qu’il n’est plus l’homme de la situation et qu’il a définitivement rompu la confiance. Ce qui est en cause c’est la démocratie de la République et particulièrement la façon dont nous sommes représentés. Il faut donc d’abord changer notre représentation, ses règles et ses méthodes avant d’entreprendre un grand rafistolage dont personne ne sait ce qu’il en adviendra.

Rafistolage?

Oui, car dans ce débat qui vise à rassembler tout et son contraire, on ne fait pas une politique. Personne ne pourra en faire la synthèse ni ne sait comment elle sera orientée et par quelle autorité. Questions tronquées et orientées, dans sa lettre le Président de la République a choisi de continuer sur sa lancée, celle d’un libéralisme mondialisé.

Vivre et travailler au pays! Certains s’en souviennent peut-être. Ce slogan dans notre France défigurée et martyrisée n’a jamais été autant d’actualité. Il est temps de rebâtir le Pays de nos propres mains.

C’est non!

Je ne participerai pas au grand débat proposé par le Président Macron.

La bonne affaire du siècle

Gilets jaunes ou effet de serre, deux combats diamétralement opposés

Quatre organisations viennent de collecter 2 millions de signatures, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France ( à lire ici)

Je ne peux pas passer à coté de cette nouvelle sans réagir.

Ensemble, les signataires disent « stop à l’inaction » climatique. La pétition pour « l’Affaire du siècle », c’est un recours contre l’État devant son manque d’action face au réchauffement climatique.


Ed Hawkins, un spécialiste du climat britannique, rattaché à l’université de Reading, a synthétisé en un GIF les températures de ces 166 dernières années.

Je connais la réponse de l’Etat: « allez vous brosser avec votre pétition! » La réponse de notre écolo-ministre compatible LREM De Rugy n’a d’ailleurs pas tardé « ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre »

Cette mauvaise humeur en rappelle une autre diamétralement opposée, celle des Gilets jaunes (encore eux!)

D’un coté, ceux qui veulent sauver le climat tout en faisant comme avant et de l’autre ceux qui veulent du pognon pour vivre…et rouler en bagnole, diesel inclus.

On n’est pas sorti de l’auberge.

Glacier du Rhoneglestcher (cliché vélomaxou)

Mais derrière cette opposition contestataire se cache en fait un mépris de classe. Ne tournons pas autour du pot, ceux qui signent pour le climat les yeux fermés ont du fric et n’en ont rien à cirer des gilets jaunes autour des ronds-points qui émargent à Pôle Emploi ou qui font la queue pour gratter la Prime d’Activité généreusement offerte par Macron.

Les potins du lundi

En attendant le nouveau monde promis par Macron 1er

Difficile de faire l’impasse sur cette nouvelle année et sa transition chaotique avec la fin de la précédente.

Comme une coup de baguette magique, on aurait pu croire que le phénomène Gj était rentré dans le rang. Je sais, c’est facile d’accuser un pouvoir aux abois que tout le monde accuse. Y compris parmi les adorateurs de la première heure.

Non! la baguette magique s’est transformée en matraque. Le roi est nu, le roi est seul.

Le 27 janvier est encore loin. C’est à cette date que la marche de soutien à Macron organisée par le collectif « Stop, maintenant ça suffit » et le mouvement des « Foulards Rouges » doit se dérouler à 14h place de la République. 7300 participants inscrits sur Facebook.

Contre-manifestant face à un mouvement populaire est un pari risqué. Attendons de voir!…

Manifestement les mesures destinées à calmer le mécontentement de la France d’en bas, des gens de peu, de rien, dirait Macron (je ne sais plus comment on doit l’appeler cette France des ronds-points) n’auront pas suffi.

Pire, c’est dans les chefs-lieux que le phénomène s’est déployé ce dernier samedi.

Ainsi Epinal…et Colmar…

Manifestation GJ Epinal (Epinal Infos)

Un ouragan a parcouru la ville et le mobilier urbain a beaucoup souffert.

Certes on ne peut pas parler comme tentent de le faire les médias (BFM TV et LCI en tête) – et le pouvoir effrayé – de phénomène insurrectionnel ou conspirationniste…voire putschiste.

On n’en est pas (heureusement) aux sabotages qui pourraient entraver le fonctionnement de l’Etat. On n’a encore rien vu de tel. Pour l’heure, la France, ses institutions, ses infrastructures, son énergie, ses télécommunications, son industrie, ses services fonctionnent. On peut tout juste parler d’une chienlit que notre démocratie molle et très peu représentative est incapable de raisonner et d’endiguer. Surtout avec des députés recrutés sur CV!

Prenons l’exemple de Madame Claire O’petit, députée LREM de l’Eure, qui parade sur les chaines d’infos en continu et aussi aux Grandes Gueules sur RMC (une référence, en sorte). Ancienne commerçante, son CV est édifiant. Elle est passée successivement du PS, à l’UDF, au Modem, …et pas tout à fait au FN. Elle voulait surtout être assurée d’avoir une rémunération déclarera Nicolas Bay, cadre du FN. (source wikipédia) On pourrait dire que Madame O’petit est une députée marcheuse politico-compatible avec n’importe quel mouvement politique.

Force est de le reconnaître, Sarkozy avec son Karcher et son « casse-toi pov’con » est un enfant de cœur à coté de nos branquignoles d’aujourd’hui:
C’est du vaudeville. Macron dit « Qu’ils viennent me chercher », les Gilets jaunes répondent « Vos désirs sont des ordres, M. le président, on vient vous chercher ». Griveaux dit : « Soyons radicaux ». Les Gilets jaunes répondent : « D’accord. On va être radical. On va te casser la gueule ».

Se réfugier derrière l’État de droit tout en usant d’arrestations et de gardes à vue arbitraires est une bien piètre réponse de la part de pouvoirs publics complètement dépassés par le phénomène Gj.

Derrière ces escarmouches citoyennes se cache en fait une réalité: l’ingouvernabilité de la société tant la concorde s’éloigne de jour en jour. Il ne manque qu’une inconnue: quand le dépôt de bilan va t-il intervenir?

C’est aujourd’hui que la France recommence vraiment l’année avec la fin des vacances scolaires. Ceux qui reprennent le travail vont découvrir à la fin du mois leur nouveau salaire amputé du fameux prélèvement à la source. Un mauvais signe de plus pour le pouvoir d’achat. Les pensionnés, eux, ont déjà expérimenté la nouvelle formule dès le 1er de l’an.

Ah salut! comment tu vas?…

Le type dans la galerie marchande semble m’avoir reconnu, mais je ne le connais pas.

lui: Je t’ai pris pour un autre…

moi: Ce n’est pas grave, cela arrive…

lui: J’attends mon copain, pour nous le boulot est terminé. Notre camion a été renversé au rond-point par les Gilets jaunes et tout est foutu. L’assurance prend en charge la moitié mais le reste est perdu. Tiens comme t’as l’air sympa, je fais te faire un cadeau récupéré suite au sinistre, où est ta voiture?

Justement, ma voiture est là, devant la galerie marchande.

Le gars me dépose sur le siège une montre bracelet, un bracelet plaqué or (pour madame) et un flacon de parfum.

lui: Y’en a pour mille euros! me dit-il

Tu me donnes juste un petit billet de 50 euros.


Indemnisé pour aller bosser

Le forfait mobilité durable prévu dans le grand plan vélo pour aller bosser à vélo fait son chemin. L’idée qu’on puisse vous indemniser pour rouler à vélo sans rien dépenser alors que d’autres triment pour assurer leur fin de mois et remplir leur réservoir ne va pas manquer d’en surprendre plus d’un.

C’est d’ailleurs pourquoi je m’étonne que ce modeste encouragement à pédaler (qui peut atteindre jusqu’à 400 euros) soit présenté comme la contre-partie d’un préjudice subi.

Non, le forfait mobilité durable n’est pas une indemnité mais plutôt une prime visant à nous récompenser.

En 2020, ce forfait sera obligatoire pour tous les employés communaux à vélo.

Voir ce sujet de France tvinfo

Autre article en relation: les courses à vélo, un bon plan aussi

France de friches

Mine Alex

Difficile d’ôter de notre vue ces vestiges devenus hideux d’une ère industrielle qui a vécu et qui encombre nos paysages et nos territoires. Dès lors on se demande comment on va pouvoir réconcilier cette France des territoires qui vit au milieu de décombres et de ruines et celle de là-bas, celle des métropoles qui vivent à l’échelle mondialisée.

stèle des mineurs morts à la tâche Wittenheim
cathédrale potassique
chapelle abandonnée Ensisheim

Usine PPE mort-née

https://youtu.be/wkhjyAwBbUU

Bonne année 2019!

Xonrupt-Longemer 1 janvier 2019

On ne résiste pas à la tradition des vœux. Les vœux, c’est un peu un moment de fraternité dans ce monde brutal. Mes vœux vont donc à mes amis, à mes lecteurs. Ceux qui sont cyclistes, randonneurs à vélo ou à pied, les deux à la fois et tous les autres. Je pense à ceux qui parmi nous aiment la nature, nos Vosges adorées, notre plaine d’Alsace, ceux aussi qui, loin d’ici, sont heureux de découvrir nos beaux paysages et ceux qui aiment me lire. Bonne année à tous!

Du jaune au vert-de-gris

Bilans et projets

L’heure est à la réflexion.

Les comptables entament leurs bilans, les cyclistes font les RAZ.

Comprenez les Remises à Zéro.

Les RAZ du routier, les RAZ du VTT, …puis on pourra repartir pour une nouvelle année.

Résumons! Bon alors cette année, je n’ai fait que 23.000 km, en net retrait par rapport à 2017 avec 34.000 km… Rassurez-vous, ce n’est qu’une fiction.

J’accepte l’idée d’une décroissance progressive.

Vous le savez, parmi la gent cycliste, il y a des stakhanovistes, des fous du kilomètre. Le reste importe peu pour eux…et puis il y a tous les autres dont je suis.

Je deviens de plus en plus zen, un contemplatif du paysage où ma machine n’est plus qu’un alibi. C’est ma philosophie du vélo. Elle n’a pas toujours été celle-là.

J’ai commencé par le nez dans le guidon, puis au fil du temps, je me suis calmé. Il est vrai que l’âge aidant, on tire moins sur la corde pour ne pas qu’elle se rompe trop vite.

Avec le VTT, je suis rentré dans une forme de vélo universaliste, moins voyant, plus seyant.

Regardez autour de vous, les types sexygénaires (néologisme de Gérard Mermet: personne de plus de 60 ans à l’apparence et au mode de vie calqué sur ceux de personnes plus jeunes) préfèrent le retour à la nature.

Bon alors…tu vas où en 2019, vélomaxou?

Après avoir oté le nez du guidon, je lève le pied.

Moins de choses programmées qui vous enferment dans un planning.

J’ai toujours en tête un ou deux voyages à sacoches.

J’aimerais un raid à Constance et le tour du lac.

Cette année 2019, les Amis du Randonneur organisent leur rencontre à Montpazier (29 mai-2 juin) dans le Périgord.

Je n’irai pas jusque là-bas à vélo, mais je les rejoindrai pour les circuits organisés.

Cet été, il y aura des cols à vélo du coté de Saint-Dié avec les Club des Cent Cols.

J’ai aussi une tentation pour la Bretagne…encore jamais pratiquée à vélo et les lacs d’iTalie

Et pourquoi pas de la marche! J’y songe aussi. Je ne m’interdis rien

Vélomaxou, retour en images sur 2018

Janvier 2018: Thann et la tempête Eléanor

Je suis peut-être comme vous, je ne sais plus quels ont été les faits marquants de 2018.

Je pars à l’aveuglette consulter mon année 2018.

Et comme vous le voyez, j’expérimente un nouvel outil de mise en page fortement recommandé par WordPress, mon éditeur en ligne.

Il suffit de dérouler l’année, jour après jour et de s’arrêter là où bon nous semble.

Commençons ensemble.

Début janvier 2018, catastrophe! la tempête Eléanor s’abat sur la France.

Thann n’est pas épargné

accéder à l’article… Et l’Alsace voit ses cours d’eau déborder…

Février 2018: Heureux les maigres! C’est ce que se disent tous les grassouillets, ceux qui vont plus vite que vous dans les descentes. On peut toujours essayer de gagner quelques grammes superflus sur nos vélos en y mettant des matériaux allégés, la margarine du cycliste restera prédominante. Surtout dans les côtes.

En février, l’épreuve de la grimpée est un test redoutable. Il faut résoudre l’équation vélo et poids

Mars 2018 a été propice a de belles images de neige grâce au VTT

…des images qu’on peut voir ici

Avril 2018, exil à Argelès-sur-Mer, la mer, la montagne et du VTT (voir les images)

Collioure
Collioure

Mai 2018, un raid routier à Valjoly. Ma deuxième expérience avec sacoches. Je n’ai pas été déçu. voir les images

le voyage avec sacoches, un charme incomparable pour voir du paysage

Juin 2018, fête du vélo à Mulhouse, au rendez-vous de la ferveur cycliste (voir les images)

les gilets jaunes n’ont rien inventé!

Juillet 2018: Thann-Molkenrain à VTT, une valeur sûre

Camp Turenne ou Thomannsplatz sur la route du Molkenrain

Août 2018, canicule en Alsace. On se protège comme on peut en préférant la forêt

la sécheresse s’est installée

Septembre 2018: la montagne, ça vous gagne! ce sera mon premier raid de trois jours à VTT autour du col de Tende avec bagages en compagnie de mes amis des Cent Cols. Une découverte!

Octobre 2018: octobre est toujours propice à de belles images d’automne dans nos Vosges adorées

Les Hauts-Rupts de Gérardmer

Novembre 2018: voila ce que j’écrivais le 17 novembre, acte 1 du mouvement des Gilets jaunes…
Je n’ai pas de complaisance particulière à l’égard du mouvement gilets jaunes. Ce sont des gens comme vous et moi qui manifestent. Ils illustrent notre temps. Mais j’observe qu’ils n’ont dans leur démarche qu’une vision consumériste de la société dans laquelle ils vivent. Quand tout tourne autour de la bagnole, fatalement on en dépend fortement. Pour aller au travail, pour aller faire ses courses, pour mener les enfants à l’école, à la danse, aux sports…et pour aller en vacances s’il reste de l’argent. Ce qui est regrettable c’est de voir que l’affadissement du monde politique a définitivement tué notre conscience politique des choses. La seule solution est donc de refonder, de rebâtir notre contrat social autour d’un autre modèle. Aujourd’hui je ne retirerais rien à ce texte.

17 novembre, Cernay

Décembre 2018, lumières dans la ville

Thann illuminations de Noël

Je suis rassuré

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Parfois je doute, je grimpe en haut de la colline trouver une inspiration. Puis je redescends.

C’est rare que j’expose ma bobine civile.

Rassurez-moi!

Pas besoin.

C’est quand la fin de l’année approche qu’on se penche avec anxiété sur la fréquentation de son blog. Une forme d’introspection où l’on juge de la pertinence de son action, de sa façon d’être et de communiquer.

A quoi bon mettre en ligne des articles, des photos, des points de vue, consacrer des centaines d’heures devant son ordi si c’est pour rien?

Je suis un vieux routier du vélo, mais ça ne suffit pas. Il faut encore trouver les raisons d’intéresser, de trouver à partager un étonnement.

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Mes lecteurs 2018 par pays. Ils se reconnaîtront.

J’imagine que mes lecteurs me ressemblent et m’accompagnent, certains depuis longtemps.

Voila, combien?, je ne sais plus…si ça me revient: douze ans depuis 2006 que je raconte des histoires sur le vélo, autour du vélo…et parfois même complètement en dehors du sujet.

Hors sujet, vélomaxou! me crient dans la marge certains lecteurs.

C’est comme si je prenais une mauvaise note.

Comme ils ont raison!

Un jour, j’en ai eu marre des forums de clubs où l’on rabâchait toujours la même chose.

J’ai crevé l’abcès, je suis parti, vivre ma vie sur un blog, parler de tout et de rien et aussi un peu de vélo. Des vélos? j’en mets de moins en moins sur mon blog. J’en ai marre des vélos en photo. Quoi de plus banal qu’un vélo! Je préfère le paysage. J’ai muté.

Un peu de matériel de temps à autre et ça suffit, ça nous suffit.

Après tout, un vélo n’est jamais qu’un cadre avec deux roues et un guidon.

Plus quelques accessoires.

On me l’a même reproché d’être souvent à coté de la plaque.

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158.000 vues en 2018, 70.000 visiteurs, le creux de 2017 est effacé . Merci à vous tous qui me lisez. Je vous le dois bien.

Il y aurait parmi mes lecteurs l’incarnation d’un profond apolitisme, ceux qui refusent au nom d’une neutralité de bon aloi de cautionner tel ou tel engagement au risque de rompre les liens ténus d’une confrérie cycliste secrète qui nous unit.

Ils on raison aussi.

Les protestations, je les entends, dirait qui vous savez…

Mollo vélomaxou! me disent-ils, à demi-mot.

Bon, je me calme.

Puis ça me reprend quand je ne résiste plus à cette révolte intérieure qui fait de moi un éternel insatisfait.

Je suis rassuré.

A demain.

Certainement.

Les potins du lundi

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La rumeur se colporte (Crispin et Scapin par Daumier)

Ce n’est hélas pas un conte de Noël.

La rumeur grandit.

Des femmes disparaissent dans des cabines d’essayage et on ne les retrouve jamais.

Les plus anciens se souviennent de cette rumeur colportée en 1969 de bouche à oreille puis reprise par la presse et appelée « la rumeur d’Orléans »

A cette époque là, point d’internet.

Aujourd’hui l’internet colporte les rumeurs à la vitesse de la lumière.

Parmi les rumeurs, il est difficile de discerner le vrai du faux; c’est un bruit qui court, une nouvelle sans garantie de certitude.

Les grandes énigmes policières ou politiques font l’objet de rumeurs nombreuses; parmi elles l’affaire Boulin, l’affaire Markovic, l’affaire Ben Barka, l’affaire du Pain Maudit, l’affaire Omar Raddad, l’affaire du Temple Solaire, l’affaire Godard, l’affaire Dupont de Ligonnès,…

On reproche beaucoup aux réseaux sociaux d’être en outre à l’origine de thèses complotistes pour mettre en doute la sincérité de décisions politiques.

Exemple dernier avec le Pacte de Marrakech ratifié par l’ONU et accusé de programmer une immigration massive. Une rumeur qui a été capable de faire exploser le gouvernement belge.

Entre-nous soit-dit, un pacte malvenu qu’on a précisé non contraignant alors que les peuples se sentent menacés à divers titres par l’immigration.

Parfois ce sont les médias qui alimentent la polémique et qui instaurent le doute. Il est souvent difficile de dire la vérité quand les thèses en présence manquent de preuves tangibles.

Longtemps on a accusé les adjuvants des vaccins de propager des maladies.

Même démentie, cette rumeur persiste et elle est peut-être à l’origine de cette défiance vaccinale propre à la France.

lire ici à propos des adjuvants

Certaines rumeurs sont alimentées parfois par les journalistes eux-mêmes, bien qu’ils s’en défendent, alors qu’ils dénoncent en même temps les fake-news (les fausses nouvelles) colportées par les réseaux sociaux.

Prenons un exemple.

Cette femme décédée aux urgences de l’hôpital Lariboisière, à Paris le 18 décembre.

Voici un drame incroyable tel qu’il est rapporté par la presse et qui pose un problème propre à alimenter la rumeur: on serait en danger à l’hôpital.

Cette personne amenée par les pompiers vers 18h45 a été retrouvée morte le lendemain matin à 6h20.

Où ça? comment? pourquoi?

Nous n’en saurons peut-être jamais rien.

Vous allez aux urgences pour un mal de tête, croyant y être en sécurité, et vous en ressortez les pieds devant.

Voila qui fout la trouille.

Que dit la presse?

Au bout de cinq heures d’attente, elle aurait été appelée pour voir un médecin, mais n’aurait pas donné de réponse (L’express.fr)

Aussitôt, ma compréhension des faits laisse penser qu’il y a quelque chose qu’on nous cache et qu’une rumeur est en train de naître.

Cette femme, visiblement, a été appelée, elle n’a pas répondu, on a considéré qu’elle était partie (L’express.fr)

Aucune procédure hospitalière bien écrite et respectée ne peut conduire à une telle conclusion.

En fait, la personne n’avait pas quitté les urgences, elle y était morte!

Et personne ne l’a vue mourir, ni parmi les patients qu’on dit nombreux, ni parmi le personnel.

Était-elle cachée dans un recoin des urgences? dans les toilettes? sous la couverture d’une civière?…

Dans ce cas précis, la presse en dit trop peu et manque à son devoir de transparence en n’étayant pas ses informations. Il semble qu’elle se contente de l’information officielle sans la vérifier.

Dans le communiqué de presse de l’AP-HP qui relate les faits, voici ce qu’on peut lire in fine en bas du texte…comme s’il s’agissait de relativiser ce drame…

L’AP-HP est un centre hospitalier universitaire à dimension européenne mondialement reconnu. Ses 39 hôpitaux accueillent chaque année 8,3 millions de personnes malades : en consultation, en urgence, lors d’hospitalisations programmées ou en hospitalisation à domicile. Elle assure un service public de santé pour tous, 24h/24, et c’est pour elle à la fois un devoir et une fierté. L’AP-HP est le premier employeur d’Ile de-France : 100 000 personnes – médecins, chercheurs, paramédicaux, personnels administratifs et ouvriers – y travaillent.

C’est un effectivement un devoir et une fierté de savoir comment cette personne prise en charge par l’AP-HP a pu échapper à la vigilance de ceux qui étaient chargés de s’en occuper et de lui donner les soins.

L’affaire sera-elle étouffée? mise sur le compte de la pression due au manque d’effectifs?

On attend de savoir puisqu’on nous assure que nos services publics sont parmi les plus chers et les meilleurs.

Sinon la rumeur qu’on nous cache quelque chose risque d’enfler.

Les Français ont le droit de savoir, dit l’autre