C’est un tic. Je le passe en boucle. Et puis je l’oublierai. Un jour.
C’est fabuleux
C’est un tic. Je le passe en boucle. Et puis je l’oublierai. Un jour.
On ne s’interdit rien.Si le cycliste pédale avec ses pieds, il réfléchit avec sa tête.
C’est un tic. Je le passe en boucle. Et puis je l’oublierai. Un jour.
J’y passe en rentrant de temps à autre lorsque c’est ma route.
Le grand rond-point du Pont d’Aspach s’est transformé. Je ne suis pas expert mais on me dit que ce mouvement est installé pour durer. D’ailleurs des constructions discrètes ont pris le relais des barrages filtrants. Elles sont en terrain privé comme au rond-point du Nouveau Monde à Soultz qui serait devenu un lieu de rencontre appelé « le petit jaune ». Le militant qui m’aborde ne ressemble pas à ceux du début. Il m’accueille. Avec jovialité. Et me propose une photo avec mon vélo sur le grand giratoire.
Dis à tes copains qu’il faut venir nous voir. Des dizaines de voitures passent en klaxonnant comme au premier jour et les petits enfants à bord nous font coucou de la main.
Un observateur expert, Philippe Corcuff, juge qu’un confusianisme s’est installé parmi les Gilets jaunes. C’est le développement de domaines où circulent des passages entre des thèmes de gauche, de droite et d’extrême droite. Ce ne sont pas les extrêmes qui se rejoignent : le confusianisme peut être présent chez des gens modérés dit-il dans Médiapart.
Je l’ai senti dès le début, la gauche radicale à laquelle j’adhère ne se retrouve pas dans cette confusion des genres, cette porosité de thèmes contraires. L’effondrement des valeurs de gauche, son émiettement, nous oblige à vivre dans un brouillard idéologique. Étrange cohabitation! Il est vrai qu’on ne peut pas demander aux gilets jaunes de rejoindre une culture politique faite de trahisons et de compromissions néo-libérales depuis trente ans. Au moins.
Il faut donc vivre avec ce fameux brouillard des idées, celles qui incarnent un besoin de justice, de renouveau démocratique et d’autres franchement réac., pourtant rares, que l’on découvre sur les ronds-points.

Le mouvement semble déterminé. Insensible au Grand Débat qui tente de récupérer les modérés. Ce qu’ils veulent eux, c’est le départ de Macron.
De l’autre coté, le raout à répétition de Macron avec les maires ressemble à une campagne bis. Les maires qui s’exposent dans ce jeu avec Macron prennent à leur tour le risque de se couper de la base sociale qui s’exprime. C’est en campagne qu’il est bon Macron. Il sait entortiller son auditoire sans jamais mettre en cause son credo libéral. Ses recettes sont connues d’avance, ses chiffres implacables qu’il assène comme des vérités de l’ordolibéralisme de Bruxelles. Regardez le Brexit! dit-il, c’est ça que vous voulez? comme pour nous convaincre qu’aucune alternative n’est jouable. Attendons de voir!
Pendant plusieurs années, j’ai vendu ma modeste production d’aquarelles sur EBay. Je ne vais pas mentir, une fois tous mes frais payés, il ne me restait rien. Juste de la motivation. A EBay pouvoir être vu dans le monde entier se paie cher; entre le prix d’insertion, la commission sur la vente et les frais de Paypal, votre revenu est vite rongé. Reste en plus les charges sociales à la Maison des Artistes auxquelles sont assujettis les artistes amateurs.
Le Bon Coin? à éviter!
L’art n’y a pas sa place sauf pour ceux qui vident le grenier de la grand-mère défunte.
Alors voici un nouvel acteur sur le marché de la vente entre particuliers, Facebook.
Je tente le coup. C’est gratuit comme pour le Bon Coin et une petite place est prévue pour les artistes amateurs.
Je ne vends pas cher ente 5 et 20 euros la feuille.

Ce matin temps sec mais froid.
Moins trois degrés.
La sortie vélo va être compromise d’autant que la météo ne prévoit pas de réchauffement. Avec tout juste deux degrés dans le meilleur de la journée, on pourra tenter un peu de VTT.
Le problème du vélo lorsqu’il fait froid, c’est le vent relatif qui accentue le ressenti. C’est ce qu’on appelle le refroidissement éolien très bien décrit ici.
Ainsi, par zéro degré si vous roulez à 20 km/h, le ressenti est de moins cinq degrés. Bien sûr, si vous affrontez un vent contraire, le refroidissement augmente.
Quand on prend de l’âge, il ne faut pas plaisanter avec ce supplément d’énergie que doit fournir le corps pour compenser le froid. Outre l’effort musculaire fourni, il faut aussi que le système cardio-vasculaire compense le froid qui resserre les vaisseaux. La pompe cardiaque est donc davantage sollicitée. Penser à bien se vêtir. Les cyclistes savent en général comment se protéger mains et pieds avec des équipements adaptés.
Il reste une solution: faire de la marche! En marchant d’un bon pas, le refroidissement ne sera plus que d’un degré et demi par zéro degré.
La question n’est pas d’être pour ou contre la montre. L’heure tourne, un point, c’est tout. Le vélo est aussi un sport où chacun se mesure à l’autre et il est inutile de le nier. Sur la route, le constat est là: une nouvelle génération de cyclistes s’impose; la génération de cyclistes charpentés pour tenir à la fois la distance et la montre. C’est particulièrement l’hiver que le phénomène est remarquable. Pourquoi? parce que l’hiver, le randonneur hiberne. Ou alors il passe à autre chose comme la marche ou le VTT.
Les cyclo-sportifs ne s’abandonnent pas l’hiver. Si la route est trop mauvaise, ils roulent à la maison dans leur garage. C’est le home-trainer.
On ne peut pas parler de rencontre. Je les croise ou ils me doublent. Deux pratiques, deux mondes. Moi aussi, j’aurais aimé tenir des moyennes fulgurantes de 30 km/h et rentrer chez moi au bout de trois heures avec 90 km au compteur. Mais je ne peux même pas invoquer mon âge car si je consulte mes carnets anciens, je n’ai jamais atteint de telles moyennes. Peut-être 25 ou 26 km/h, mais jamais 30.
Tenir une allure Audax à 22.5, c’était déjà une performance. C’était du cyclotourisme. Un concept qui peut paraître aujourd’hui complètement dépassé. Les cyclosportifs engrangent aujourd’hui des scores vertigineux de vitesse, de distance et de dénivelé. Il faut le constater, cette nouvelle génération est plus athlétique, plus légère, plus grande aussi.
Dans le même temps, les Français sont passés de 170,1 cm pour 72 kg en 1970 à 175,6 cm pour 77,4 kg de nos jours. Leur tour de taille est de 89,4 cm, leur tour de pectoraux atteint 102,2 cm et leur pointure oscille entre 41 et 42.
Plus étonnant, on voit apparaître un groupe de très grands, plus de 1,91 m. Ce phénomène inédit en 1970 concerne aujourd’hui les jeunes adultes de 15 à 25 ans. Les hommes se divisent ainsi en 19,5 % de petits (1,65 m en moyenne), 41,5 % de moyens (1,73 m), 30,8 % de grands (1,81m) et 8,2 % de très grands. « En résumé, les petits restent petits et les grands deviennent très grands » résume Patrick Robinet, responsable de la campagne mensuration pour le compte des l’Institut Français du Textile et de l’Habillement (IFTH). Les plus grands et les plus corpulents se trouvent là-encore dans le Nord-Est de la France. (Doctissimo)
L’étiquette de mon pull, je la coupe. ça me gratte. parfois il faut même la découdre pour retirer le morceau qui reste. Pas facile à recoudre ensuite.
Si on ne la coupe pas, on se fait repérer en passant au prochain passage en magasin.
La puce RFID à l’intérieur fait sonner comme si vous étiez un voleur. Si on veut garder l’étiquette, mieux vaut retirer la puce. La puce, c’est plus qu’un banal circuit imprimé qui fait sonner; elle comporte les caractéristiques du produit, se charge en électricité à proximité d’un émetteur électromagnétique dans sa bande de fréquence et envoie grâce à son antenne son signalement. RFID veut dire radio frequency identification
La radio identification est de plus en plus utilisée dans notre vie courante. Dans les cartes bleues pour le paiement sans carte, sous la peau des animaux domestiques, pour démarrer sa voiture, pour le télépéage,…
Coût 10 centimes et portée pouvant être détectée jusqu’à 200 mètres. Pourquoi pas sur nos vélos?
Etes-vous inquiet? oui, il y a de quoi l’être. L’application de RFID peut se généraliser à l’humain à l’avenir au moyen d’une impression à même la peau. Plus besoin de passeport! Pour tout savoir aller sur wikipédia

TransiStop, c’est quoi?
C’est de l’auto-stop en toute confiance, grâce à l’utilisation d’un macaron bien reconnaissable et gratuit qui permet à l’automobiliste et à l’auto-stoppeur de ne plus être totalement étrangers l’un envers l’autre.
L’objectif est que les automobilistes se sentent plus en confiance pour prendre des auto-stoppeurs, et que, ceux-ci, voient ainsi davantage de voitures s’arrêter pour les transporter.
Sans réservation préalable, le Transistop met en relation des automobilistes qui ont de la place dans leur voiture et des personnes ayant besoin d’un moyen simple et rapide pour rejoindre un arrêt de bus, une gare, un lycée ou tout simplement une commune voisine.
Transistop est déjà proposé dans la Vallée de Munster, au Florival et dans d’autres secteurs en Alsace.
C’est non!
Je ne participerai pas au grand débat proposé par le Président Macron.
Pourquoi?
D’abord, il faut revenir un peu en arrière. Macron a été élu avec une majorité hétéroclite. Des Français de gauche, pas beaucoup, de droite plutôt et tous ceux qui par peur du FN ont voulu lui faire barrage.
Ne pas s’étonner aujourd’hui du désastre politique, social et économique dans lequel nous sommes. C’était à prévoir. Après s’être essuyé les pieds sur tous les corps intermédiaires, Macron est en face d’un champ de ruine de la représentation démocratique et la République est à bout.
A bout de tout puisque plus personne ne croit à ceux qui sont censés la représenter. Ce n’est donc pas Macron avec son débat truqué qui va changer quoi que ce soit à la donne.
Il faut quand même une bonne dose de culot pour oser récupérer la rancœur des Français après avoir asséné pendant dix-huit mois des petites phrases assassines à l’égard de ceux d’en bas, ceux de la France oubliée obligée de se signaler sur les ronds-points.
Débat truqué?
Oui, car dans cette effervescence qu’il tente de récupérer, Macron n’a pas compris qu’il n’est plus l’homme de la situation et qu’il a définitivement rompu la confiance. Ce qui est en cause c’est la démocratie de la République et particulièrement la façon dont nous sommes représentés. Il faut donc d’abord changer notre représentation, ses règles et ses méthodes avant d’entreprendre un grand rafistolage dont personne ne sait ce qu’il en adviendra.
Rafistolage?
Oui, car dans ce débat qui vise à rassembler tout et son contraire, on ne fait pas une politique. Personne ne pourra en faire la synthèse ni ne sait comment elle sera orientée et par quelle autorité. Questions tronquées et orientées, dans sa lettre le Président de la République a choisi de continuer sur sa lancée, celle d’un libéralisme mondialisé.
Vivre et travailler au pays! Certains s’en souviennent peut-être. Ce slogan dans notre France défigurée et martyrisée n’a jamais été autant d’actualité. Il est temps de rebâtir le Pays de nos propres mains.
C’est non!
Je ne participerai pas au grand débat proposé par le Président Macron.
Quatre organisations viennent de collecter 2 millions de signatures, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France ( à lire ici)
Je ne peux pas passer à coté de cette nouvelle sans réagir.
Ensemble, les signataires disent « stop à l’inaction » climatique. La pétition pour « l’Affaire du siècle », c’est un recours contre l’État devant son manque d’action face au réchauffement climatique.

Je connais la réponse de l’Etat: « allez vous brosser avec votre pétition! » La réponse de notre écolo-ministre compatible LREM De Rugy n’a d’ailleurs pas tardé « ce n’est pas dans un tribunal qu’on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre »
Cette mauvaise humeur en rappelle une autre diamétralement opposée, celle des Gilets jaunes (encore eux!)
D’un coté, ceux qui veulent sauver le climat tout en faisant comme avant et de l’autre ceux qui veulent du pognon pour vivre…et rouler en bagnole, diesel inclus.
On n’est pas sorti de l’auberge.

Mais derrière cette opposition contestataire se cache en fait un mépris de classe. Ne tournons pas autour du pot, ceux qui signent pour le climat les yeux fermés ont du fric et n’en ont rien à cirer des gilets jaunes autour des ronds-points qui émargent à Pôle Emploi ou qui font la queue pour gratter la Prime d’Activité généreusement offerte par Macron.
Difficile de faire l’impasse sur cette nouvelle année et sa transition chaotique avec la fin de la précédente.
Comme une coup de baguette magique, on aurait pu croire que le phénomène Gj était rentré dans le rang. Je sais, c’est facile d’accuser un pouvoir aux abois que tout le monde accuse. Y compris parmi les adorateurs de la première heure.
Non! la baguette magique s’est transformée en matraque. Le roi est nu, le roi est seul.
Le 27 janvier est encore loin. C’est à cette date que la marche de soutien à Macron organisée par le collectif « Stop, maintenant ça suffit » et le mouvement des « Foulards Rouges » doit se dérouler à 14h place de la République. 7300 participants inscrits sur Facebook.
Contre-manifestant face à un mouvement populaire est un pari risqué. Attendons de voir!…
Manifestement les mesures destinées à calmer le mécontentement de la France d’en bas, des gens de peu, de rien, dirait Macron (je ne sais plus comment on doit l’appeler cette France des ronds-points) n’auront pas suffi.
Pire, c’est dans les chefs-lieux que le phénomène s’est déployé ce dernier samedi.
Ainsi Epinal…et Colmar…

Un ouragan a parcouru la ville et le mobilier urbain a beaucoup souffert.
Certes on ne peut pas parler comme tentent de le faire les médias (BFM TV et LCI en tête) – et le pouvoir effrayé – de phénomène insurrectionnel ou conspirationniste…voire putschiste.
On n’en est pas (heureusement) aux sabotages qui pourraient entraver le fonctionnement de l’Etat. On n’a encore rien vu de tel. Pour l’heure, la France, ses institutions, ses infrastructures, son énergie, ses télécommunications, son industrie, ses services fonctionnent. On peut tout juste parler d’une chienlit que notre démocratie molle et très peu représentative est incapable de raisonner et d’endiguer. Surtout avec des députés recrutés sur CV!
Prenons l’exemple de Madame Claire O’petit, députée LREM de l’Eure, qui parade sur les chaines d’infos en continu et aussi aux Grandes Gueules sur RMC (une référence, en sorte). Ancienne commerçante, son CV est édifiant. Elle est passée successivement du PS, à l’UDF, au Modem, …et pas tout à fait au FN. Elle voulait surtout être assurée d’avoir une rémunération déclarera Nicolas Bay, cadre du FN. (source wikipédia) On pourrait dire que Madame O’petit est une députée marcheuse politico-compatible avec n’importe quel mouvement politique.
Force est de le reconnaître, Sarkozy avec son Karcher et son « casse-toi pov’con » est un enfant de cœur à coté de nos branquignoles d’aujourd’hui:
C’est du vaudeville. Macron dit « Qu’ils viennent me chercher », les Gilets jaunes répondent « Vos désirs sont des ordres, M. le président, on vient vous chercher ». Griveaux dit : « Soyons radicaux ». Les Gilets jaunes répondent : « D’accord. On va être radical. On va te casser la gueule ».
Se réfugier derrière l’État de droit tout en usant d’arrestations et de gardes à vue arbitraires est une bien piètre réponse de la part de pouvoirs publics complètement dépassés par le phénomène Gj.
Derrière ces escarmouches citoyennes se cache en fait une réalité: l’ingouvernabilité de la société tant la concorde s’éloigne de jour en jour. Il ne manque qu’une inconnue: quand le dépôt de bilan va t-il intervenir?
C’est aujourd’hui que la France recommence vraiment l’année avec la fin des vacances scolaires. Ceux qui reprennent le travail vont découvrir à la fin du mois leur nouveau salaire amputé du fameux prélèvement à la source. Un mauvais signe de plus pour le pouvoir d’achat. Les pensionnés, eux, ont déjà expérimenté la nouvelle formule dès le 1er de l’an.
Ah salut! comment tu vas?…
Le type dans la galerie marchande semble m’avoir reconnu, mais je ne le connais pas.
lui: Je t’ai pris pour un autre…
moi: Ce n’est pas grave, cela arrive…
lui: J’attends mon copain, pour nous le boulot est terminé. Notre camion a été renversé au rond-point par les Gilets jaunes et tout est foutu. L’assurance prend en charge la moitié mais le reste est perdu. Tiens comme t’as l’air sympa, je fais te faire un cadeau récupéré suite au sinistre, où est ta voiture?
Justement, ma voiture est là, devant la galerie marchande.
Le gars me dépose sur le siège une montre bracelet, un bracelet plaqué or (pour madame) et un flacon de parfum.
lui: Y’en a pour mille euros! me dit-il
Tu me donnes juste un petit billet de 50 euros.

Le forfait mobilité durable prévu dans le grand plan vélo pour aller bosser à vélo fait son chemin. L’idée qu’on puisse vous indemniser pour rouler à vélo sans rien dépenser alors que d’autres triment pour assurer leur fin de mois et remplir leur réservoir ne va pas manquer d’en surprendre plus d’un.
C’est d’ailleurs pourquoi je m’étonne que ce modeste encouragement à pédaler (qui peut atteindre jusqu’à 400 euros) soit présenté comme la contre-partie d’un préjudice subi.
Non, le forfait mobilité durable n’est pas une indemnité mais plutôt une prime visant à nous récompenser.
En 2020, ce forfait sera obligatoire pour tous les employés communaux à vélo.
Voir ce sujet de France tvinfo
Autre article en relation: les courses à vélo, un bon plan aussi
Difficile d’ôter de notre vue ces vestiges devenus hideux d’une ère industrielle qui a vécu et qui encombre nos paysages et nos territoires. Dès lors on se demande comment on va pouvoir réconcilier cette France des territoires qui vit au milieu de décombres et de ruines et celle de là-bas, celle des métropoles qui vivent à l’échelle mondialisée.

On ne résiste pas à la tradition des vœux. Les vœux, c’est un peu un moment de fraternité dans ce monde brutal. Mes vœux vont donc à mes amis, à mes lecteurs. Ceux qui sont cyclistes, randonneurs à vélo ou à pied, les deux à la fois et tous les autres. Je pense à ceux qui parmi nous aiment la nature, nos Vosges adorées, notre plaine d’Alsace, ceux aussi qui, loin d’ici, sont heureux de découvrir nos beaux paysages et ceux qui aiment me lire. Bonne année à tous!



L’heure est à la réflexion.
Les comptables entament leurs bilans, les cyclistes font les RAZ.
Comprenez les Remises à Zéro.
Les RAZ du routier, les RAZ du VTT, …puis on pourra repartir pour une nouvelle année.
Résumons! Bon alors cette année, je n’ai fait que 23.000 km, en net retrait par rapport à 2017 avec 34.000 km… Rassurez-vous, ce n’est qu’une fiction.

J’accepte l’idée d’une décroissance progressive.
Vous le savez, parmi la gent cycliste, il y a des stakhanovistes, des fous du kilomètre. Le reste importe peu pour eux…et puis il y a tous les autres dont je suis.
Je deviens de plus en plus zen, un contemplatif du paysage où ma machine n’est plus qu’un alibi. C’est ma philosophie du vélo. Elle n’a pas toujours été celle-là.
J’ai commencé par le nez dans le guidon, puis au fil du temps, je me suis calmé. Il est vrai que l’âge aidant, on tire moins sur la corde pour ne pas qu’elle se rompe trop vite.
Avec le VTT, je suis rentré dans une forme de vélo universaliste, moins voyant, plus seyant.
Regardez autour de vous, les types sexygénaires (néologisme de Gérard Mermet: personne de plus de 60 ans à l’apparence et au mode de vie calqué sur ceux de personnes plus jeunes) préfèrent le retour à la nature.
Bon alors…tu vas où en 2019, vélomaxou?
Après avoir oté le nez du guidon, je lève le pied.
Moins de choses programmées qui vous enferment dans un planning.
J’ai toujours en tête un ou deux voyages à sacoches.
J’aimerais un raid à Constance et le tour du lac.

Cette année 2019, les Amis du Randonneur organisent leur rencontre à Montpazier (29 mai-2 juin) dans le Périgord.
Je n’irai pas jusque là-bas à vélo, mais je les rejoindrai pour les circuits organisés.
Cet été, il y aura des cols à vélo du coté de Saint-Dié avec les Club des Cent Cols.

J’ai aussi une tentation pour la Bretagne…encore jamais pratiquée à vélo et les lacs d’iTalie

Et pourquoi pas de la marche! J’y songe aussi. Je ne m’interdis rien


Je suis peut-être comme vous, je ne sais plus quels ont été les faits marquants de 2018.
Je pars à l’aveuglette consulter mon année 2018.
Et comme vous le voyez, j’expérimente un nouvel outil de mise en page fortement recommandé par WordPress, mon éditeur en ligne.
Il suffit de dérouler l’année, jour après jour et de s’arrêter là où bon nous semble.
Commençons ensemble.
Début janvier 2018, catastrophe! la tempête Eléanor s’abat sur la France.

accéder à l’article… Et l’Alsace voit ses cours d’eau déborder…
Février 2018: Heureux les maigres! C’est ce que se disent tous les grassouillets, ceux qui vont plus vite que vous dans les descentes. On peut toujours essayer de gagner quelques grammes superflus sur nos vélos en y mettant des matériaux allégés, la margarine du cycliste restera prédominante. Surtout dans les côtes.
Mars 2018 a été propice a de belles images de neige grâce au VTT

…des images qu’on peut voir ici
Avril 2018, exil à Argelès-sur-Mer, la mer, la montagne et du VTT (voir les images)
Mai 2018, un raid routier à Valjoly. Ma deuxième expérience avec sacoches. Je n’ai pas été déçu. voir les images

Juin 2018, fête du vélo à Mulhouse, au rendez-vous de la ferveur cycliste (voir les images)

Juillet 2018: Thann-Molkenrain à VTT, une valeur sûre

Août 2018, canicule en Alsace. On se protège comme on peut en préférant la forêt

Septembre 2018: la montagne, ça vous gagne! ce sera mon premier raid de trois jours à VTT autour du col de Tende avec bagages en compagnie de mes amis des Cent Cols. Une découverte!

Octobre 2018: octobre est toujours propice à de belles images d’automne dans nos Vosges adorées

Novembre 2018: voila ce que j’écrivais le 17 novembre, acte 1 du mouvement des Gilets jaunes…
Je n’ai pas de complaisance particulière à l’égard du mouvement gilets jaunes. Ce sont des gens comme vous et moi qui manifestent. Ils illustrent notre temps. Mais j’observe qu’ils n’ont dans leur démarche qu’une vision consumériste de la société dans laquelle ils vivent. Quand tout tourne autour de la bagnole, fatalement on en dépend fortement. Pour aller au travail, pour aller faire ses courses, pour mener les enfants à l’école, à la danse, aux sports…et pour aller en vacances s’il reste de l’argent. Ce qui est regrettable c’est de voir que l’affadissement du monde politique a définitivement tué notre conscience politique des choses. La seule solution est donc de refonder, de rebâtir notre contrat social autour d’un autre modèle. Aujourd’hui je ne retirerais rien à ce texte.
Décembre 2018, lumières dans la ville


C’est rare que j’expose ma bobine civile.
Rassurez-moi!
Pas besoin.
C’est quand la fin de l’année approche qu’on se penche avec anxiété sur la fréquentation de son blog. Une forme d’introspection où l’on juge de la pertinence de son action, de sa façon d’être et de communiquer.
A quoi bon mettre en ligne des articles, des photos, des points de vue, consacrer des centaines d’heures devant son ordi si c’est pour rien?
Je suis un vieux routier du vélo, mais ça ne suffit pas. Il faut encore trouver les raisons d’intéresser, de trouver à partager un étonnement.

J’imagine que mes lecteurs me ressemblent et m’accompagnent, certains depuis longtemps.
Voila, combien?, je ne sais plus…si ça me revient: douze ans depuis 2006 que je raconte des histoires sur le vélo, autour du vélo…et parfois même complètement en dehors du sujet.
Hors sujet, vélomaxou! me crient dans la marge certains lecteurs.
C’est comme si je prenais une mauvaise note.
Comme ils ont raison!
Un jour, j’en ai eu marre des forums de clubs où l’on rabâchait toujours la même chose.
J’ai crevé l’abcès, je suis parti, vivre ma vie sur un blog, parler de tout et de rien et aussi un peu de vélo. Des vélos? j’en mets de moins en moins sur mon blog. J’en ai marre des vélos en photo. Quoi de plus banal qu’un vélo! Je préfère le paysage. J’ai muté.
Un peu de matériel de temps à autre et ça suffit, ça nous suffit.
Après tout, un vélo n’est jamais qu’un cadre avec deux roues et un guidon.
Plus quelques accessoires.
On me l’a même reproché d’être souvent à coté de la plaque.

Il y aurait parmi mes lecteurs l’incarnation d’un profond apolitisme, ceux qui refusent au nom d’une neutralité de bon aloi de cautionner tel ou tel engagement au risque de rompre les liens ténus d’une confrérie cycliste secrète qui nous unit.
Ils on raison aussi.
Les protestations, je les entends, dirait qui vous savez…
Mollo vélomaxou! me disent-ils, à demi-mot.
Bon, je me calme.
Puis ça me reprend quand je ne résiste plus à cette révolte intérieure qui fait de moi un éternel insatisfait.
Je suis rassuré.
A demain.
Certainement.
Ce n’est hélas pas un conte de Noël.
La rumeur grandit.
Des femmes disparaissent dans des cabines d’essayage et on ne les retrouve jamais.
A cette époque là, point d’internet.
Aujourd’hui l’internet colporte les rumeurs à la vitesse de la lumière.
Parmi les rumeurs, il est difficile de discerner le vrai du faux; c’est un bruit qui court, une nouvelle sans garantie de certitude.
Les grandes énigmes policières ou politiques font l’objet de rumeurs nombreuses; parmi elles l’affaire Boulin, l’affaire Markovic, l’affaire Ben Barka, l’affaire du Pain Maudit, l’affaire Omar Raddad, l’affaire du Temple Solaire, l’affaire Godard, l’affaire Dupont de Ligonnès,…
On reproche beaucoup aux réseaux sociaux d’être en outre à l’origine de thèses complotistes pour mettre en doute la sincérité de décisions politiques.
Exemple dernier avec le Pacte de Marrakech ratifié par l’ONU et accusé de programmer une immigration massive. Une rumeur qui a été capable de faire exploser le gouvernement belge.
Parfois ce sont les médias qui alimentent la polémique et qui instaurent le doute. Il est souvent difficile de dire la vérité quand les thèses en présence manquent de preuves tangibles.
Longtemps on a accusé les adjuvants des vaccins de propager des maladies.
Même démentie, cette rumeur persiste et elle est peut-être à l’origine de cette défiance vaccinale propre à la France.
Prenons un exemple.
Cette femme décédée aux urgences de l’hôpital Lariboisière, à Paris le 18 décembre.
Voici un drame incroyable tel qu’il est rapporté par la presse et qui pose un problème propre à alimenter la rumeur: on serait en danger à l’hôpital.
Cette personne amenée par les pompiers vers 18h45 a été retrouvée morte le lendemain matin à 6h20.
Nous n’en saurons peut-être jamais rien.
Vous allez aux urgences pour un mal de tête, croyant y être en sécurité, et vous en ressortez les pieds devant.
Voila qui fout la trouille.
Que dit la presse?
Aussitôt, ma compréhension des faits laisse penser qu’il y a quelque chose qu’on nous cache et qu’une rumeur est en train de naître.
Aucune procédure hospitalière bien écrite et respectée ne peut conduire à une telle conclusion.
En fait, la personne n’avait pas quitté les urgences, elle y était morte!
Et personne ne l’a vue mourir, ni parmi les patients qu’on dit nombreux, ni parmi le personnel.
Était-elle cachée dans un recoin des urgences? dans les toilettes? sous la couverture d’une civière?…
Dans le communiqué de presse de l’AP-HP qui relate les faits, voici ce qu’on peut lire in fine en bas du texte…comme s’il s’agissait de relativiser ce drame…
L’AP-HP est un centre hospitalier universitaire à dimension européenne mondialement reconnu. Ses 39 hôpitaux accueillent chaque année 8,3 millions de personnes malades : en consultation, en urgence, lors d’hospitalisations programmées ou en hospitalisation à domicile. Elle assure un service public de santé pour tous, 24h/24, et c’est pour elle à la fois un devoir et une fierté. L’AP-HP est le premier employeur d’Ile de-France : 100 000 personnes – médecins, chercheurs, paramédicaux, personnels administratifs et ouvriers – y travaillent.
L’affaire sera-elle étouffée? mise sur le compte de la pression due au manque d’effectifs?
On attend de savoir puisqu’on nous assure que nos services publics sont parmi les plus chers et les meilleurs.
Sinon la rumeur qu’on nous cache quelque chose risque d’enfler.
Les Français ont le droit de savoir, dit l’autre

Un sujet olé olé?
Perdu!
Si ça existe comme Ministère. Mais en ce moment ça se vend mal.
C’est un peu long à retenir par cœur…surtout le solidaire à la fin.
On vient d’en avoir une belle démonstration avec la hausse des carburants qui frappent en priorité ceux qui se déplacent en bagnole.
Passons!
Donc l’enquête en question vise à savoir si les cyclistes sont poreux entre-eux.
C’est à dire si un mariage est possible entre vélo des rues et vélo des routes ou si ces mondes s’ignorent.
Je me marre car je connais la réponse d’avance.
La fameuse porosité (tant rêvée par les tenants du tout vélo) entre les pratiques cyclistes n’existe pas en France.
Oui, on trouvera toujours un ou deux hurluberlus comme vélomaxou pour tâter de la route, de la ville, du VTT et du cyclo-camping; mais ils ne font pas florès.
Et encore! si j’en suis là, c’est grâce à la retraite. Toute ma vie professionnelle a reposé sur l’usage de la voiture par obligation.
La cassure est franche dans les bataillons de cyclo-sportifs; moins chez les cyclotouristes dont les contours sont plus flous.
Chez le vélotafeur ? je ne sais pas.
Chez l’urbain, j’en connais qui détestent les sportifs à vélo comme la peste.
Y va y avoir du boulot avant de tenir congrès!
Je ne vais pas faire un long discours mais les pratiques et les objectifs sont tellement distendus qu’il est impossible que ces mondes cohabitent un jour.
Rien que pour les infrastructures, personne n’est d’accord, alors c’est facile pour les pouvoirs publics de ne rien entreprendre.
Le problème majeur est celui d’un conflit d’usage des pratiques cyclistes entre cyclistes et aussi de l’image qu’on se fait du vélo dès lors qu’on observe le phénomène de l’extérieur.
Il y a donc une incapacité culturelle à coopérer dans les différentes sphères du mouvement cycliste.
Alors si l’envie vous prend quand même de répondre à la fameuse enquête, c’est ici

Et maintenant?
Que vais-je fai-ai-ai-re? disait l’autre
Maintenant chacun, chacune, va pouvoir reprendre son lot quotidien d’emplettes tout en s’acheminant vers 2019.
Comme avant.
Car l’évolution de nos modes de vie est lente.
Hier, plus un seul Gilet jaune sur la grande couronne de la Croisière de Cernay (Haut-Rhin).
Face à Leclerc.
L’allégresse du 17 novembre est loin…
Le parking géant a retrouvé sa clientèle chérie et les automobiles se croisaient au pas dans les allées dans l’espoir de trouver une place libre plutôt pas trop loin de l’entrée de la grande surface.
On manquait de chariots.
Le cours Caddie va reprendre de la vigueur et le consumérisme va pouvoir retrouver sa plénitude.
Nos emplettes sont nos emplois disait-on en 1995.
Et maintenant?
Pas si sûr!
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Le navettage quotidien ville-campagne qui s’est instauré dans nombre de régions françaises va mettre plusieurs générations à s’arrêter.
Et ce n’est pas le vélo à lui-seul qui va résoudre la question.
D’ailleurs le vélo dans l’imaginaire moderne du français moyen, c’est une solution ringarde et rétrograde. Il faut savoir rester modeste.
Combien de générations?
Autant qu’il faudra pour que la ville rejoigne la campagne!… ou que la campagne rejoigne la ville.
Ou alors recréer des emplois sédentarisés et des unités de travail atomisées.
Vaste sujet.
Ce n’est pas un noir dessein, c’est une réalité humaine à laquelle nous allons devoir nous habituer.
Et tout la question de nos mobilités reste intacte et non résolue dès lors que vont peser de plus en plus les contraintes environnementales.
Noël approche.
Je redoute tous les ans cette perspective des fêtes de fin d’année qui sont un prétexte à toutes sortes de joies programmées et de débordements divers comme les poubelles et voitures brûlées.
Pourtant, vous le savez, le 2 janvier de l’an nouveau, tout redeviendra pareil qu’avant.
Alors Noël, parlons-en.
L’occident mérite bien son nom: l’objet qui tombe.
La Chine, un continent à lui-seul, qui pendant des millénaires est resté pétri de culture extrême-orientale très éloignée de la Révélation Divine chrétienne.
Le tour de magie industrielle des Chinois provient de la formidable épopée menée au pas de charge par la dictature communiste qui depuis quelques décennies s’est drapée du dogme capitaliste.
Les petits Chinois auront-ils des jouets à Noël? je ne le sais pas.
C’est peu vraisemblable vu que leurs parents qui triment sur les chaînes de fabrication des usines gagnent à peine 500 euros, un demi-smic quand même.
J’ai postulé.
Il faut bien que les bataillons d’improductifs se rendent utiles à quelque chose.
La société moderne est ainsi faite, une fois l’entreprise quittée, vous n’êtes plus rien.
J’ai donc postulé en ligne aux Restos du Cœur comme on le ferait pour une entreprise.
C’est des pros aux Restos.
Normal, leurs cadres marketing sortent tout droit des mêmes écoles qui forment ceux des grands groupes.
Tout est dans le questionnaire.
Nom, prénom, âge, adresse, téléphone, permis de conduire, caces, saisie informatisée de vos disponibilités heure par heure, compétences, motivations,…
Vient l’heure où on vous appelle.
Une fois dans la cour des Restos, un attroupement de bonshommes tous dans la soixantaine, soixante-dizaine, et plus si affinités,…ils attendent un camion de surplus alimentaire à décharger.
Mon entretien fut bref.
Manifestement, on n’est pas attendu.
Ça rappelle un peu les quais maritimes et les manouvriers journaliers.
C’est à peine si on m’a dit merci de ma sollicitude.
Je ne postulerai plus dans le caritatif, j’ai compris que ceux qui tiennent la place ne voient pas arriver d’un très bon œil les nouveaux postulants.
Finalement l’humanitaire obéit aux mêmes règles que le reste de l’économie; les demandes d’emploi y sont surabondantes. C’est du boulot gratis et malgré tout pas facile à obtenir.
En cette fin 2018, la plupart des associations constatent une baisse des dons, même en Alsace, championne de la générosité. En cause : la fin de l’impôt sur la fortune, l’approche du prélèvement à la source, sans oublier les manifestations des gilets jaunes (journal l’Alsace 16 décembre 2018)
Il y a dix ans, les dons représentaient 1.7 milliard d’euros et les principaux collecteurs étaient le Secours catholique, les restos du cour, médecins du monde, médecins sans frontières, Emmaüs, ou encore Action contre la faim.
Cette année le Téléthon a souffert des Gilets jaunes, dit-on. Mais n’oublions pas une autre raison de la baisse des dons: celle des riches qui bénéficient à présent de la suppression de l’ISF et qui n’ont plus besoin de niches fiscales pour défiscaliser leur pognon.
300 à 400 millions en moins!
Gilets jaunes et ISF, même combat!
Même ce cynisme là, j’en suis capable.
Si vous exécrez comme moi les fêtes de fin d’année, voici de la lecture en attendant que ça passe…
https://velomaxou.com/2011/12/19/je-deteste-noel/
https://velomaxou.com/2013/12/25/pere-noel-donnez-nous-notre-pain-quotidien/
https://velomaxou.com/2015/12/24/dr-wiehnachtsbauim/
Autrefois, on prenait la Bastille, aujourd’hui des ronds-points.
Précision: le rond-point a été inventé pour les bagnoles afin de rendre les intersections plus fluides et moins accidentogènes.
Vu du cycliste, le rond-point est devenu beaucoup plus problèmatique puisqu’il équivaut à mettre le cycliste en danger. Passons.
Il est pourtant facile dans ce salmigondis d’y voir l’empreinte d’un populisme inavoué.
Si la fin des Gj se termine en jus de boudin, on en tirera cependant quelques enseignements. Mais je me trompe peut-être puisque eux-mêmes affirment continuer leur action le temps qu’il faudra.
A force de faire les ronds-points comme d’autres les Carrefours, les Gj nous donnent le tournis et le pouvoir d’en face, requinqué par la relative baisse des manifestants, commence à s’insurger de cette occupation non patentée du domaine public depuis un mois.

Certains usagers perdent de plus en plus patience et ont tendance à rouler un peu trop facilement sur les pieds des protestataires qui comptent déjà six morts.
Revenons sur le mouvement.
C’est celui d’une classe devenue invisible, un magma protéiforme sans aucune consistance politique (la conscience politique est pourtant clé de l’émancipation des peuples dont les Gj se disent être les représentants). Une classe invisible qui s’est habillée en jaune pour qu’on la reconnaisse, et qui a été capable de secouer un pouvoir arrogant imbu de ses certitudes néolibérales.
En matière d’apolitisme, moi qui suis un peu au fait de notre histoire ouvrière, j’ai rarement vu une génération aussi crasse que celle des Gilets jaunes sur des sujets majeurs que sont l’histoire contemporaine, la géographie humaine et l’économie qu’elle soit libérale ou marxiste. Nos vieux staliniens de l’après-guerre doivent se retourner dans leur tombe. Eux, au moins, savaient faire la différence entre un oppresseur et un opprimé. Ce qui n’est pas le cas des Gj qui ne revendiquent aucunement de prendre le pouvoir d’en face qui les asservit.
Je suis stupéfait par les niaiseries colportées par les Gilets jaunes devant les micros qu’on leur tend complaisamment. Les journalistes, friands de sensationnel, devront plus tard se demander s’ils n’ont pas surjoué les Gilets jaunes au nom de l’audimat…
En même temps, reconnaissons-le, les Gilets jaunes ont porté sur la place publique des sujets d’ampleur planétaire comme la taxe carbone, mais aussi mis l’accent sur l’incroyable niveau des prélèvements obligatoires de la France en regard de services publics de plus en plus imparfaits (école, santé, retraites, transports, infrastructures).
De qui les Gilets jaunes sont-ils les héritiers?
Ils sont les héritiers des Trente Glorieuses, c’est à dire d’une classe moyenne en déclin où l’ascenseur social s’est arrêté.
Subitement.
Il sont devenus de parfaits petits soldats d’un consumérisme avilissant, sans autre idéal social que voiture, maison, boulot, sans aucun repère politique.
Autrement dit, réinstaurons la dictature du prolétariat!
Je me rappelle le PCF appelant à interdire les licenciements dans les années 70 lors de la disparition de l’industrie lourde du Pays.
Finalement, le Gilet jaune d’aujourd’hui, c’est Gérard Nicoud dans la peau de Georges Marchais.
On est loin de 1789!
Tout le monde devrait y trouver chaussure à son pied!
Les Gilets jaunes l’ont compris, leurs boulots sont promis à disparaître dans la société 3.0 qu’on leur destine. Ils ne serviront plus à rien dans l’économie mondialisée puisqu’il n’y aura plus d’emplois intermédiaires et subalternes à occuper.
Plus besoin de bagnoles diesel ou électriques pour aller bosser!
En ce sens, les Gilets jaunes préfigurent le futur lumpenprolétariat de demain.
Pas de conscience de classe, incapacité à s’organiser, manque d’éducation, violence larvée.
Les Gj refusent même le principe élémentaire d’une coordination qui aurait pu préfigurer l’ébauche d’une organisation représentative comme a su le faire En Marche.
Tant pis pour eux!
Et peut-être tant mieux pour nous…
Maintenant, on peut s’attendre à voir prospérer dans les urnes un populisme bien franchouillard aux prochaines élections, un populisme comparable à celui de nos voisins.
Les Gilets jaunes iront-ils voter en masse?
Rien n’est moins sûr, car ils sont plutôt adeptes d’une démocratie directe et expéditive le smartphone à la main, ce que nous pourrions appeler la démocratie Facebook.
En attendant, il reste un os à ronger pour les Gilets jaunes: le RIC, le Référendum d’Initiative Citoyenne sorti d’on ne sait (z)où, un machin qui ne verra jamais le jour autrement que sous une forme édulcorée.
Un cadeau empoisonné que Macron a refilé aux maires pour Noël.
On en reparle l’année prochaine après la trêve des confiseurs.

A Mulhouse, on a tenté quelques temps cet apprentissage du vélo en direction d’adultes.
Le CADRes mettait ses vélos à disposition.
Puis l’on a abandonné faute de moyens, l’association qui fédérait les bonnes volontés à Drouot s’est retirée du jeu.
La population féminine originaire du Maghreb est particulièrement rétive au vélo à cause de freins culturels qui empêchent les femmes de pratiquer.
Apprendre le vélo lorsqu’on est adulte est plus difficile.
On tombe de plus haut et ça fait plus mal.
D’ailleurs les moniteurs ne se pressent pas pour éduquer les adultes au vélo car ils craignent d’être tenus responsables en cas d’accidents.
Il y a des personnes qui trouvent tout de suite leur équilibre sur une draisienne, et d’autres pas.
C’est comme ça.
Puis viennent ensuite les pédales.
Les deviner sans les regarder, savoir tourner dans le bon sens, et contrôler sa direction.
Ce qui est étrange, c’est que l’appui des jambes sur les pédales neutralisent parfois la rotation!
Mes lecteurs doivent rigoler.
Mais c’est pourtant ça apprendre le vélo à un adulte.
« Moi, mes parents avaient peur que je déchire mon hymen en faisant du vélo, et que je ne sois plus « vierge » pour le mariage », confie discrètement une jeune femme, sans vouloir dévoiler son nom.
Liberté, égalité, fraternité.
C’est la devise de notre République.
On s’en pare parfois comme pour mieux revendiquer notre vivre-ensemble.
Un vivre-ensemble chaque jour un peu plus malmené.
Ma liberté, dit-on, s’arrête là où commence celle des autres.
Vaste sujet bien difficile à démontrer lorsqu’on ampute un à un nos droits individuels comme par exemple quand le pouvoir vous défie de manifester ou vous prive de cette liberté d’aller et venir là où bon vous semble. Je pense en particulier à cette razzia opérée samedi dernier sur les Champs en contradiction avec le droit.
L’égalité est aussi chaque jour menacée puisque nos contentieux ne cessent d’invoquer ce manque de justice entre les puissants et les pauvres comme cette fameuse ISF qui focalise les rancœurs sur les ronds-points.
Enfin la fraternité.
Celle que nous avons rêvé est malheureusement mise à mal par cette société de plus en plus fractionnée et peuplée de gens devenus hermétiques à toute générosité humaine. Des indésirables « fabriqués » justement par notre République!
Vous avez dit « vivre-ensemble »?

Après les propositions du président de la République hier soir, je suis retourné voir les gilets jaunes à Pont d’Aspach.
Rien ne filtre.
Les femmes s’appliquent à confectionner des panneaux revendicatifs.
Sans fautes.
Une mini société s’est installée autour du grand giratoire avec ses codes.

Faut démonter le campement coté Belfort demain, la gendarmerie nous a prévenu du passage d’un convoi exceptionnel…et libérer la place centrale où sont stockés les fourgons roumains et polonais.
La rigueur de la filtration des véhicules est toujours présente.
Les campements sont consolidés après la bourrasque de vent.
Les cheminements piétons sont améliorés à l’aide de moquettes et les pentes reçoivent des escaliers de bois.
J’ai des nouvelles du syndicat dit l’un qui s’engouffre au fond d’une tente…
L’équipe qui contrôle les arrivées de l’A36 venant de Mulhouse fait ranger les camions sur la file de droite. Ils sont bloqués à l’aide de poutres de bois.
Les voitures sur la file de gauche.
On ne rigole pas.
Il n’y a pas de chef ici me dit un retraité particulièrement vindicatif.
Les routiers et les paysans sont des pourris, on devrait bloquer les camions plus longtemps.
En face, on déverse un camion de palettes destinées à alimenter les braseros.
Il ne faut pas aller à Paris. A Paris ils nous coincent. Ici on est chez nous. Personne ne peut nous déloger.
Les sapins de Noël sont déjà plantés.
Manifestement, on ne sait pas sortir du conflit. C’est le statu quo.
L’acte V est déjà dans toutes les têtes.
Je repars sur mon vélo.
Dubitatif.

Ses conclusions filtrent doucement dans les régions…et ici
Après les soubresauts internes entraînés par la divulgation subite de son changement de nom, la FFCT a réglé ses comptes en famille car beaucoup d’adhérents n’ont pas compris pourquoi il fallait changer FFCT en FFVélo.
Pour ne pas fâcher les anciens attachés à la tradition, on leur a dit que la FFCT reste comme avant mais que le sigle FFVélo c’est pour attirer du monde. Ce double langage n’est pas de très bon aloi. Comment expliquer cette duplicité aux nouveaux venus?
Les explications filtrent une à une dans les régions car le site de la fédé affiche toujours être en maintenance
L’intranet est fermé pour maintenance jusqu’à courant décembre.
Merci de votre compréhension.
Pour le COREG Centre-Val de Loire, l’information a été perçue comme une révolution: le séisme de l’annonce de la FFvélo. Il faut dire que la communication au niveau fédéral a surtout été mal maîtrisée (restons gentils).
En attendant on aura droit à un compte-rendu « soft » de l’AG dans Cyclomag…
On s’attendait à des débats sur les sujets « chauds » : nouvelle identité visuelle, numérisation… Ils ont eu lieu. On attendait des nouveautés, des propositions. On les a eues, avec en particulier le projet en direction des jeunes visant à faire évoluer le modèle existant, pour le rendre plus lisible à l’extérieur et susciter l’envie et le besoin de venir dans un club « FFVélo ».
Le gravel fait son apparition parmi nos activités avec les brevets « Graveline ». Le souci d’accueillir la jeune génération, les familles, les femmes qui ne demandent qu’à nous rejoindre mais n’osent pas se lancer, a été présent tout au long du week-end.
La participation de deux jeunes présidents de clubs venus nous faire partager leur expérience a été « une bouffée rafraîchissante » selon les mots d’un congressiste.
Bref la FFVélo tente de reconquérir un jeune public en s’ouvrant davantage sur le monde du vélo.
N’est-il pas déjà trop tard?

On apprend dans Cyclomag que Mulhouse vient de renouveler son label avec la FFVélo.
Mulhouse est une des villes clés de ce territoire, au croisement de plusieurs Eurovéloroutes. Elle a d’ailleurs été labellisée « Ville Vélotouristique » pour la première fois en 2012. Renouvelée au niveau de l’intercommunalité en 2015, Mulhouse Alsace Agglomération redemande ce label en cette fin d’année 2018 !
J’avais consacré un billet en 2012 quand Mulhouse avait adhéré au label de la FFCT.
Je vous laisse découvrir tous les atouts qui valorisent Mulhouse et le vélo dans Cyclomag.
Les cyclistes locaux apprécieront.
Si j’ai les pieds verts, mes mains ne le sont pas encore.
Remarquez que savoir faire du vélo en prévision de la disette pétrolière qui s’annonce, c’est un atout considérable.

Les évènements qui se déroulent actuellement dans le Pays ne doivent pas nous faire prendre panique.
Sauf si nous sommes des modérés effrayés par la perspective d’un soulèvement social.
Je ne suis pas un modéré, personne n’en doute. J’ai par exemple un profond mépris pour cette classe dirigeante néolibérale méprisante qui n’a de cesse de détruire notre modèle social.
C’est trop tard!
Donc, préparez-vous à cultiver vos légumes pour manger car vous ne pourrez plus vous les payer.
Pas de panique: bien organisé et bien conduit, un potager de 100 m² en moyenne permet de récolter une bonne partie de l’année des légumes frais pour une famille de 4 personnes.
Il est parano le Maxou.
Vous croyez?
En 2014, Télé Doller l’avait rencontré.
Au début, j’ai cru à un clochard vivant dans sa voiture.
Non, au milieu d’une capharnaüm, Matthias Moser, 42 ans.

Il se présente fort bien avec un léger accent allemand.
Enveloppé dans son sac de couchage, il se déclare électrosensible (EHS), c’est à dire qu’il fuit tous les champs électromagnétiques qui le font souffrir. Des champs électro, la planète en est entourée!
Même mon téléphone le dérange.

Pas de chance, sa voiture est en carafe là, à Aspach Gare, panne de radiateur.
Il espère trouver des pièces pour réparer.
Il vit isolé, à l’écart des habitations.
Qu’est-ce que je peux faire pour lui?
Il aimerait trouver un vieux tracteur et une remorque en bois dans laquelle habiter…et aussi disposer d’un site internet où il pourra expliquer son handicap.
La résolution n° 0216/2009 du parlement EU article 28 reconnait la maladie.
Normalement ces malades doivent être protégés dans des zones à zéro irradiation.
Manifestement, en découvrant ce reportage de Télé Doller, quatre années se sont écoulées et je ne sais pas quel a été son itinéraire au cours de ce laps de temps…

Silence radio chez les cyclos urbains.
Ils s’étaient arc-boutés sur le Plan Climat, la taxe carbone, la hausse des carburants.
Tout allait dans leur sens avec la Macronie.
Ils se sentaient pousser des ailes sur leur vélo.
Patatras!
Voilà que tout ce merveilleux plan s’effondre à cause de ces enfoirés de gilets jaunes qui puent le gasoil.
Ils ne comprennent pas cet entêtement des bagnoleux de province à continuer à rouler en voiture.
Avec Macron, beaucoup de cyclistes-ayatollahs imaginaient qu’enfin on allait faire la peau au diesel qui irrite les bronches.
Coûte que coûte.
Il est vrai que pour un cycliste en ville, les choses sont simples.
On fait des pistes cyclables partout et roulez jeunesse!
C’est évidemment réducteur, c’est oublier que le vélo en ville, c’est à peine 3% de la part modale et beaucoup moins dès lors que vous devez faire dix bornes pour rejoindre votre taf.
Macron et ses cyclos bobos vont devoir encore attendre un peu.

Le 8 décembre, les circulations seront gratuites en France comme en Suisse sur la portion de ligne entre Belfort-Delle-Delémont, en exclusivité pour vous ! Les trains suisses seront gratuits de 8h à 19h. En France, des trains sont affrétés spécialement pour les portes ouvertes ! Pour découvrir les horaires des trains (avec et sans animations)
Je pense faire un aller-retour à vélo jusqu’à Delle. Cela dépendra du temps.
Peut-être que Charles sera là?…
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