Catégorie : Mes coups de gueule antérieurs à 2012

La place du vélo en ville

Le parking est vaste, pourtant certains veulent garer leur voiture sous l’avancée de toit du magasin lorsque les places libres sont trop éloignées de l’entrée. Le comble de la fainéantise.

Vélomaxou a ses habitudes.

Quand je vais acheter ma baguette de pain, j’ai un abri devant le magasin et je gare mon vélo en-dessous.

En plus, c’est très pratique car c’est tout près de la porte et lorsqu’il pleut mon vélo n’est pas mouillé. Poursuivre la lecture de « La place du vélo en ville »

Cyclisme identitaire

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Beaucoup s’en souviennent de cette épitaphe sur la passerelle de
Wittelsheim devant les gravats de la tour Zorn.

La tour n’est plus là, l’épitaphe si.

Tout le monde pouvait se réjouir de la disparition de cette tour
hideuse qui déparait le site…sauf les petites frappes qui
hantaient le quartier et qui ne se privent pas d’encombrer la piste
d’ordures et de verre pilé.

On ne peut donc que se réjouir que ce ghetto disparaisse.

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Nous, on a le look, le look cyclo.

Un look si discordant dans le quartier qu’on nous interpelle
volontiers.

« Hé m’sieur, t’as pas peur de tomber?… »

« Si tu commences à parler avec ces gars là, t’es
foutu!
 » me dit Pierre à voix basse…

La remarque fait froid dans le dos.

Les retours à la ville nous plongent dans un multiculturalisme
oublié.

Le temps d’une balade, d’un autre horizon.

La vie des quartiers a échappé à notre identité cycliste, celle
dont les racines remontent au siècle passé.

Finalement, le vélo, c’est un peu comme un retour sur soi. Et
pas toujours pour aller au devant de l’autre.

Pourtant Maxou ne s’en prive pas, d’aller au devant de
l’autre.

Comme en apportant sa contribution modeste à l’apprentissage du
vélo chez des femmes maghrébines de Drouot, espoir d’une
émancipation et d’un espace de liberté étendu.

Mais Maxou revendique aussi le droit de constater que chez nos
immigrés le vélo n’a pas la cote.

Un constat qui n’est pas pour déplaire à des cyclotouristes trop
éloignés culturellement de « ces gars là » qui vous toisent
à tous les coins de rue…plus prompts à nous délivrer des
infrasons de rap qui font trembler nos carcasses haletantes, ces
« dégage de là! » d’un irascible du volant qu’on gène en
empruntant la traversée cyclable.

Même sur notre modeste territoire peint de vert, on ne serait
pas chez vous? vraiment?

Identité, multiculturalisme, communautarisme, des mots qui vont
résonner étrangement demain à l’heure des bilans et des projets et
qui curieusement, au delà des cercles politiques, s’invitent aussi
dans le monde des loisirs cyclistes.

Vouloir taire ces sujets en lien avec nos valeurs serait une
erreur des partis de progrès.

Ils feraient même bien de statuer rapidement sur ce malaise et
ces incivilités permanentes qui se dressent sur nos chemins.

Moins de vieux à vélo, c’est possible…

 

 « Ensemble, tout devient possible »

On y a tous plus ou moins cru.

En fait, ce slogan aguicheur ne visait qu’une petite caste
identifiée ensuite comme faisant partie de l’entourage
bling-bling du postulant.

Aujourd’hui, il n’est plus question de donner à la France une
image de farniente alors que les usines manquent cruellement de
bras.

C’est de façon caricaturale ce qu’il convient de retenir du
message donné car on sait bien que la désindustralisation n’a cessé
de croître au fil du temps et que la France est une grande friche
industrielle.

Il suffit de parcourir le bassin potassique en Alsace pour s’en
convaincre.

Maintenant que les caisses sont vides (pas
toutes)
, il est temps de retrousser les manches.

Comme en 36!

Enfin, petit à petit, le gouvernement de la République va
arriver à ses fins: il va y avoir moins de vieux à vélo sur nos
routes.

Qu’on ne s’y trompe pas, en repoussant l’âge légal de départ à
la retraite, nos gouvernants ne visent qu’une chose: faire en sorte
que moins de gens se baladent dehors sans rien faire d’autre que du
vélo.

Si l’on peut admettre que les riches se planquent dans des
paradis lointains sous un parasol en sirotant une limonade, en
revanche c’est une atteinte grave à l’ordre public que de voir
déambuler sur nos routes d’alertes quinquas en culottes
courtes.

En allongeant progressivement l’âge de départ à la retraite à 67
ans, l’opération ne peut être que salutaire pour le bien public
puisqu’elle va enfin permettre de résoudre le problème embarrassant
des vieux à vélo sur nos routes.

En les obligeant à faire autre chose qu’à emmerder le monde sur
les vicinales et à permettre enfin aux camions de doubler sans
ralentir et sans frôler la correctionnelle, les vieux cyclistes
vont débarrasser le terrain petit à petit au fur et à mesure qu’on
va les garder à l’usine plus longtemps.

La grande Fédération Française de Cyclo Tourisme (FFCT) dont le
staff et les membres  atteignent déjà l’âge canonique va donc
revoir sa stratégie de développement et de recrutement puisqu’elle
ne pourra plus compter sur la venue de nouvelles générations de
retraités aussi alertes dans ses rangs.

Elle ne s’y est d’ailleurs pas trompée en se résignant à
admettre de nouveaux adhérents septuagénaires munis de vélos à
assistance électrique (VAE) et à envisager aussi des ramassages par
car pour la montée des ballons vosgiens lors des brevets
montagnards.

Mais n’est-ce pas un combat d’arrière-garde perdu d’avance que
de vouloir maintenir coûte que coûte des vieux en forme en les
incitant à faire du vélo? et alors que nos protections sociales
sont exsangues?

C’est effectivement une question de société fondamentale qui se
pose.

Déjà les critères de pénibilité des emplois sont revus à la
hausse pour nous rendre cagneux plus vite et des cohortes de
professions à risques rechignent; parmi eux des travailleurs
postés, des voltigeurs, des camionneurs, des mainteneurs du
nucléaire…sans parler de tous les sans voix et sans grade qui
n’ont personne pour les représenter.

Après avoir taillé en pièces notre système de protection
sociale, avec le déremboursement des médicaments, la fermeture des
hôpitaux jugés « non rentables », le non renouvellement des
personnels hospitaliers, l’organisation d’une médecine à deux
vitesses privilégiant les plus riches, notre Président peut
effectivement se prévaloir d’un bon bilan économique.

Il a bien fait le job.

On pourra lui offrir un vélo.

En se cotisant.

Cyclos, vous n’êtes pas raisonnables


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De
Fichiers transférés

vélomaxou

Quelle image donnons-nous de notre sport favori?

En dépit des efforts des organisateurs pour rappeler les règles
de sécurité, voila l’image produite en haut du col de Bramont.

Des cyclos qui stationnent en masse au milieu de la route.

Alors, on peut se demander à quoi servent les mises en garde sur
le carnet de route qui énonce clairement la règle: « en cas
d’arrêt, chacun se place impérativement hors de la
chaussée »
.

Evidemment, installer un point de ravitaillement en haut d’un
col peut paraître discutable… Mais où va t-on si on doit
adjoindre en plus un service d’ordre et des barrières comme dans
les compétitions!

En haut du col de Page, moins passager, même scénario!

Un automobiliste irascible est passé à grande vitesse entre les
vélos et les cyclistes sous les sifflets et les quolibets.

N’est-il pas préférable de penser à sa propre sécurité?

 

 

A quand « la culture vélo » chez nos décideurs?


Blog de velomaxou : Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, La gouvernance alsacienne vue par un cycliste
De
Fichiers transférés

Ont-ils « l’esprit vélo », nos décideurs publics?

On ne pourra pas me suspecter d’être un amateur et un mauvais
connaisseur du terrain: parcourant bon an, mal an, 10 à 12000 km de
vélo tant à la campagne qu’à la ville, je commence à avoir
certaines références acquises par l’expérience.

Quand d’autres les taisent, (par dépit ou par
laisser-faire? on ne sait pas)
, quand d’autres les
ignorent préférant la route encore moins accidentogène que les
pistes ou bandes cyclables selon eux, d’autres comme moi ont choisi
de ne pas accorder un blanc seing reconductible à ceux qui nous
gouvernent et qui dépensent dans des réalisations cyclables
contestables.

Les référentiels existent. Les documents du CERTU sont là pour prescrire comment doivent
être réalisés les ouvrages.Trop peu s’en inspirent.

Il manque donc aux ouvrages cyclables une véritable
certification de qualité qui permette d’affiner notre jugement.

Revenons donc sur les potelets jugés dangereux par toute la
communauté cycliste. Des potelets implantés là pour dissuader les
engins à moteur de pénétrer sur les pistes.

« Encore des poteaux dangereux! »

Ce sera notre cri du coeur à la découverte que nous venons de
faire à Pulversheim.

A peine le Conseil Général du Haut-Rhin a t-il pris la décision
de généraliser les demi-barrières sur les entrées
de pistes cyclables, aussitôt, les potelets réapparaissent.

Mainfestement, l’intendance ne suit pas dans les décisions du
Département.

C’est sur ce barreau cyclable tout neuf de 500 mètres à peine
qui relie Pulversheim à l’Ecomusée d’Alsace.

On avait déjà les rochers à un bout; maintenant, ce sont les
potelets sans aucune présignalisation ni dispositif
avertisseur.Blog de velomaxou : Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, La gouvernance alsacienne vue par un cycliste

Finalement, on se demande si les promesses n’engagent pas que
ceux y croient…

Dans le maquis des institutions territoriales, même les
décideurs sont perdus.

Il faudrait qu’une fois pour toutes, on nous dise qui fait
quoi…et qui ne fait rien dans cet empilement d’administrations
territoriales.

On aimerait bien croire que le fameux
Conseil d’Alsace dont la presse locale nous
vante tant les mérites va sauver la face de toutes ces
incompétences de ceux qui nous gouvernent au plan local…mais
n’est-ce pas au contraire une fuite en avant?

Ici, c’est le maire, là c’est la communauté de communes…là,
c’est le Conseil Général.

Au moment du vote final, tout le monde a gagné et s’attribue la
paternité de telle ou telle réalisation.

– « Les ratages, dites-vous?… »

– « Ce sont les autres, mon pauvre ami! »

Cette petite musique là, combien de fois l’entend-on lorsque
nous sommes amenés à évoquer nos doléances!…

On pourrait effectivement se laisser impressionner par des
chiffres élogieux : songeons que le Conseil Général du Haut-Rhin
s’honore d’avoir réalisé pas moins de 500km d’itinéraires!…

Les organisations cyclistes ne s’y trompent pas; elles ont
décidé de mesurer la cyclabilité des itinéraires en secteur urbain
là où l’enjeu est majeur pour appeler de nouvelles populations
(autres qu’à dominante sportive) à
l’usage du vélo.

C’est ainsi que l’association cycliste mulhousienne CADRes
note dans son livre blanc de mai 2011 que « les aménagements
cyclables (de la communauté urbaine M2A) même
récents ne sont pas toujours satisfaisants et le réseau global
manque de cohérence. Il présente beaucoup de discontinuités et est
peu lisible ».

Vu de l’utilisateur, effectivement, le résultat global laisse à
désirer: des infrastructures découpées en rondelles, des ouvrages
ratés dont les cyclistes se détournent (comme
ces trottoirs cyclables en montagne russe qui fleurissent ça et
là)
, auxquels s’ajoute un abandon caractérisé du poste
entretien (pas de nettoyage des rives et de
balayage des surfaces…et des ouvrages à l’abandon depuis des
décennies comme la piste de la Thur)
.

On ne serait pas complet en notant que les pistes sont aussi le
refuge habituel des véhicules municipaux ou assimilés qui
entretiennent les massifs floraux, des panneaux de chantier, des
tranchées non rebouchées ou dont le revêtement est absent…

Plus que de la mauvaise volonté pour bien faire, au delà des
instances décisionnelles et des capacités financières, on se
demande si nos décideurs et nos professionnels de la voirie ne
manquent pas tout simplement d’un « esprit vélo » ou de ce qu’autres
nomment « une culture vélo » dont nos voisins d’outre Rhin sont si
imprégnés…en dépit de leur culte pour les grosses limousines.

 

On demande un médecin

images Henrala

Rien ne sert d’intellectualiser le débat à outrance alors que
tous les ingrédients de la décadence automobile sont dépeints ici
dans cette vidéo de véhicules qui tournent indéfiniment autour d’un
giratoire improvisé.

Remerciements à Henrala pour cette belle
contribution.

Pour
ceux qui veulent voir la suite…

 

C’est pas moi, c’est l’autre…

Blog de velomaxou :Vélomaxou, le blog d'un cyclo mulhousien, C'est pas moi, c'est l'autre...

vélomaxou

Le Conseil Général du Haut-Rhin ne manque pas sa
communication.

La preuve, il a organisé à la hâte… une journée du vélo.

C’était aujourd’hui à Colmar (lire
l’article dans CG68
)
.

Le problème, c’est que dans les faits, on reste souvent sur sa
faim. On préfère subventionner le Rallye de France automobile et
construire des ronds-points à longueur d’année.

Avant de fêter le vélo en grande pompe, le Conseil Général
ferait bien d’abord d’entretenir les 530 km d’itinéraires cyclables
dont il se targue…et commencer par nommer un monsieur (ou madame)
vélo digne de ce nom et capable de comprendre les problèmatiques
cyclistes au niveau du département.

Cette duplicité ne trompe pas pour autant les utilisateurs qui
voient au fil du temps se développer les imperfections des ouvrages
existants ainsi que les malfaçons sur les ouvrages neufs.

Interrogés sur cette situation, nos interlocuteurs ont pris le
parti de botter en touche.

« Ce n’est pas moi, c’est l’autre! » nous
répond-on…Sous entendu, si problème il y a, c’est au niveau
communal ou de l’agglomération de communes.

Une façon facile de se dédouaner.

Pourtant, depuis bientôt 12 ans que la piste de la Thur est à
l’abandon entre Staffelfelden et Cernay, le Conseil Général
continue d’ignorer superbement cet ouvrage important pour le
transit cycliste de la vallée alors qu’elle est bien de sa
responsabilité.

Le Conseil Général sait-il seulement qu’elle existe, la piste de
la Thur?