
Je suis monté à la Vue Zuber. Je m’attendais à ne rien voir dans le lointain. Mais j’y ai vu ces brumes épaisses qui plongeaient le Thannerhubel dans la pénombre. Tant mieux, mon avant-plan de sapins n’en était que plus beau.

Je suis monté à la Vue Zuber. Je m’attendais à ne rien voir dans le lointain. Mais j’y ai vu ces brumes épaisses qui plongeaient le Thannerhubel dans la pénombre. Tant mieux, mon avant-plan de sapins n’en était que plus beau.

On fait comme avant
Les Municipales approchent à petits pas. A Thann, deux listes sont en d’ores et déjà en présence; celle du maire sortant Romain Lutringer intitulée Thann, Nouveaux Horizons et celle du premier adjoint sortant, Gilbert Stoeckel, accompagné de la plupart des membres de l’ancienne équipe municipale Thann demain avec vous.
Pourquoi changer une recette gagnante alors que 70% des votants renouvellent les sortants? C’est un peu ce que se disent ceux qui votent et qui se penchent rarement sur les affaires de la commune, c’est à dire notre bien commun. C’est un peu le vote par procuration qui délègue les décisions à d’autres tous les quatre ou cinq ans. Dommage, car regarder les comptes de la commune et comparer avec les voisins est souvent source d’étonnement. Les comptes sont le révélateur d’une politique et permettent de voir comment la commune consomme ses ressources. Fait-on volontiers un rond-point plutôt qu’une crèche? investit-on dans des caméras de surveillance plutôt que dans des infrastructures cyclables?

Soyons clair, il n’existe aucune raison de se faire des illusions sur le résultat des élections municipales. Tout restera comme avant car tout est verrouillé d’avance et les successeurs découvrent parfois l’ampleur de la dette cachée sous les tapis. La caractéristique des électeurs, c’est à dire ceux qui votent, c’est qu’ils se contentent très bien du quand-à-soi.
La réserve et la distance. C’est ce qui définit l’électeur type aujourd’hui. C’est ce qu’on pourrait nommer le conservatisme. Ces forces là ne sont pas des forces vives, ce ne sont pas celles qui défilent dans les rues contre ceci, contre cela; non, ce sont des forces inertes. Des poids morts.
Dès lors à quoi bon se faire suer le burnous à changer quoi que ce soit à notre mode de vie puisque la majorité ne veut rien, ne demande rien d’autre que le statu quo. Que rien ne bouge!
Mon maire est-il un nul?
On a tendance aujourd’hui à tout rejeter sur le maire. Si la délinquance croît c’est la faute à mon maire, si ma rue n’est pas balayée à l’automne, c’est la faute du maire, si les commerces périclitent, c’est la faute du…Ce qui décourage nombre de maires de petites communes qui ne veulent plus se représenter.
Alors oui, à quoi bon changer d’équipe municipale, puisque rien ne changera se disent les électeurs. C’est un peu ce que pensent ceux qui se désintéressent de la vie communale et qui considèrent parfois leur ville comme une cité-dortoir. Et rien d’autre.

En vue des élections de 2020, ce à quoi nous assistons à Thann ou à Mulhouse par exemple, c’est à la dissidence des équipes en place pour mieux occuper tout le spectre représentatif de la majorité silencieuse, celle qui ne s’oppose pas mais qui vote. En gros on a la moitié du corps électoral qui votent et le reste…qui ne vote pas. On comprend donc que les postulants n’ont pas intérêt à présenter des programmes pour ceux qui ne votent pas. C’est une évidence.
Alors laissons ces maires qui dit-on sont de plus en plus vilipendés, découragés, achever leurs querelles picrocholines.
Intéressons-nous néanmoins à nos communes!

A quoi pourrait ressembler un programme utopique? un programme qui n’a donc aucune chance d’être mis en œuvre dans la cité? Alors mieux vaut regarder d’abord les chiffres en face. Dans les villes de moins de 10.000 habitants, on a tendance à gérer les crises les unes après les autres…et à subir les contre-coups du national qui taille dans les dotations.
La suppression de la taxe d’habitation par Macron est un très mauvais coup donné aux maires car rien ne permet de savoir comment s’opérera dans le temps la compensation promise. Pour les retraites, le système par point pourrait ne rien augurer de bon non plus pour les futurs retraités.
Une fermeture de maternité, une fermeture des urgences, une fermeture de classe, une trésorerie en moins, un tribunal d’instance, une poste en suspens un marasme endémique du commerce local, des contraintes environnementales insurmontables sur le plan routier, une population qui s’appauvrit. On se demande ce que vont devenir les chefs-lieux de canton.
Avoir une ambition pour sa ville

Pas facile de se faire une opinion à partir d’un ressenti lorsqu’on est simple citoyen. Moi qui suis cycliste et adepte du vélo en ville, je me rends compte que la ville ne fait rien (ou si peu pour le vélo) alors que les dispositifs pro-vélos ne sont pas les plus chers à produire. Mais il faut contrer certaines habitudes, fermer des parkings, « rétrécir » des rues pour limiter le trafic et la vitesse, rendre certaines artères aux piétons,…autant de choix auxquels nos élus ne sont pas prêts, faute de conviction et de courage politique.
La vie de la cité c’est d’abord celle qui prend le parti de faire des choix audacieux. Sur le plan économique, social et culturel. Mais avant de se lancer dans un programme féérique et illusoire, consulter les finances de votre commune…http://www.proxiti.info/infocommune.php?o=68334&n=Thann
Comment ça marche les finances communales?
Thann, 8000 habitants-8 millions de dettes!
Thann a 8 millions de dettes! soit la totalité ou presque de ses revenus de fonctionnement. C’est difficile à croire mais c’est comme ça. Avec un tel endettement, on comprend que la ville a des semelles de plomb en terme d’entretien de son patrimoine et d’investissement. Le désendettement est en cours, mais il reste du chemin…et des rues qui vont continuer pendant longtemps à se dégrader. On peut donc s’attendre à voir nos nids de poule perdurer pendant encore 25 ans.

Si Thann est dans la moyenne des villes comparables en terme d’endettement, en revanche son annuité d’intérêt croît en fléche…

La palme de l’endettement à Rammersmatt 3300 euros par habitant!


Vous l’avez compris, Vélomaxou est un cyclo-citoyen. Je pédale avec mes pieds et je vote avec ma tête.
J’ai commencé à grimper le Rangen. Après l’avoir longé et surplombé la ville, j’ai fait demi-tour.
Ensuite le sentier de la Thur sauvage jusqu’au haras.

C’est un parcours d’hiver ou presque sans aller trop loin de chez soi. Je suis sorti avec 4 épaisseurs pour tenir compte des trois degrés. Mais l’effet de froid en l’absence de vent est supportable. https://www.openrunner.com/r/10737057

J’hésite à sortir cet après-midi tellement il fait moche. Grisaille et trois degrés. Ce matin, je me suis appliqué à peindre une image de Thann. Ces maisons alsaciennes sont compliquées.

Ce qui ferait peut-être deux lignes chez nous dans la Presse en fait beaucoup plus dans la Presse canadienne.
Pour éviter ce genre de mésaventure, je remonte les files en stationnement en prenant de la marge. et au besoin en sortant de la bande cyclable le long des voitures.
On ne devrait mettre des portières que sur la droite des voitures.
A lire dans Journal des Voisins d’Ahuntsic-Cartierville

Erbenheim n’est pas à proprement parlé manquant, mais il a disparu.
C’est en lisant Braudel « L’identité de la France, espace et histoire » (Flammarion) que je découvre un passage consacré à Thann au Moyen-Age et à sa zone d’affluence.
Braudel y cite les villages du chef-lieu de la seigneurie au XIVeme siècle.
…et aussi trois villages dont les noms ne me disent rien:
S’agissant d’Erbenheim, ce village a disparu lors de la guerre de Trente Ans (1618-1648). Erbenheim était situé entre Aspach-le-Bas et Aspach-le-Haut. Le ban de ce village est resté longtemps indivis entre les communes d’Aspach-le-Bas et d’Aspach-le-Haut précise le site iSundgau des villages disparus. Mais on trouve d’autres indications ici sur le même site avec cette précision différente de la précédente Erbsheim ou Erbenheim : entre Cernay et Aspach-le-Haut. Schoepflin dit qu’il en reste une ferme et une chapelle (18e siècle). Les habitants ont dû se transplanter à Thann, vers 1544.
Erbsheim est nommé Arabacshaim, dans un titre de 784. Un autre titre de 1187 écrit ce nom Herbheim. …Il existe une rue d’Erbenheim à Aspach-le-Haut peut-être en souvenir de ce village disparu…

Otzenwiller…je n’ai rien trouvé. Normal: je n’ai pas cherché.
Ernwiller était localisé entre Burnhaupt et Guewenheim ou entre Burnhaupt et Aspach selon les sources.
Je vais mettre à jour mon article générique sur les villages disparus du Haut-Rhin
Le constructeur Mannheim à Vieux-Thann (68) a assemblé ce vélo Gravel à assistance électrique. Cadre et fourche titane. Freins à disque. Roues 27.5, pneus Schwalbe de 40
Parcours bof. Juste pour dire que j’ai mis le nez dehors. A Staff, j’ai trouvé le moyen de me trouver piégé au km 15 le long de la voie ferrée. La longer sur au moins un kilomètre avec des buissons d’épines énormes. Bref j’avais tout faux. Je ne mets pas le lien Openrunner.
J’ai quand même fait 37 km mi goudron, mi chemin.

Faire le pont, on sait. Défaire le pont, c’est plus difficile. Un convoi exceptionnel vient d’essayer à Mirepoix-sur-Tarn. Il a réussi du premier coup. A son corps défendant, le pauvre chauffeur ne s’en est pas remis. Ni ceux qui l’ont suivi dans sa chute.

Nos ponts sont en mauvais état d’après les experts. Voila de quoi faire rougir nos célèbres « Ponts et Chaussées » pour qui la sécurité est chose primordiale. En revanche franchir un pont limité à 19 tonnes avec un engin de 50 tonnes ne relève pas de la malfaçon. N’accusons donc pas aveuglément ceux qui entretiennent les ouvrages!
A vélo on passe sans trop de crainte sur des ouvrages douteux comme les passerelles métalliques. Le grand pont de fer de Chalampé (image ci-dessus) n’est pas de la première jeunesse. C’est à EDF qu’il appartient et personne ne se précipite pour l’améliorer.
Vidéo de la reconstruction du pont de Chalampé en 1946 date de la nationalisation d’EDF…
https://www.ina.fr/video/I00012020/reconstruction-du-pont-de-chalampe-video.html


Le vélo ne fait plus rêver. Imagine t-on des écrans publicitaires à la télé vantant telle ou telle marque de vélo? Non, bien sûr!
Aujourd’hui seule l’automobile se dispute les plages de pub.
Au début du siècle dernier, les affiches publicitaires étaient de véritables œuvres d’art capables d’introduire du rêve dans les scènes de la vie quotidienne.


Tout conducteur est «tenu de céder le passage, au besoin en s’arrêtant, au piéton s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire » (article R. 411–15 du code de la route).
Un article dans le journal du jour me fait réagir. Il s’intitule Traversée des piétons au feu rouge : un comportement animal ?
Figurez-vous que deux chercheurs ( Les éthologues strasbourgeois Cédric Sueur et Marie Pelé ) ont démontré que plus le feu rouge piéton est long, plus il est transgressé. Remarquez que j’aurais très bien pu, vous comme moi, faire le même constat.
Plus étonnant, ces chercheurs ont observé que le premier piéton transgressif entraîne derrière lui tous les indécis, ceux qui hésitent…et ceux qui lisent Facebook en traversant mus par un mimétisme de groupe comme les moutons de Panurge. Amusant, les chercheurs nous comparent à des singes. Paraitrait qu’eux aussi, les singes, traversent aux feux sans regarder si le singe lumineux est au rouge!
Finalement il ne reste sur le bord du trottoir que les stoïciens qui résistent à cet implacable mal qu’est le feu rouge piéton qui entame notre droit d’aller et venir quand bon nous semble dans la cité.

Les Allemands sont orfèvres en respect du code de la route. Il attendent autant de temps qu’il faudra. Ce qui n’est pas le cas en France.
J’ai une théorie toute personnelle qu’il ne faut surtout pas divulguer. Pour moi, les feux piétons ne sont là que pour satisfaire la gent automobile qui supporte très mal que des intrus sur un trottoir aient l’idée saugrenue de traverser sur l’autre trottoir en face. Alors oui, je suis pour une mesure radicale, la suppression des carrefours à feux rien que pour ralentir encore un peu plus le trafic routier en ville et foutre un grand bazar aux carrefours.
Remarquez qu’avec mon vélo, nul besoin de feu tricolore, lorsque je traverse une bande piétonne, tout va très bien, je passe derrière la personne qui traverse et je n’ai jamais projeté un piéton sur mon guidon.

Arrêtons de plaisanter. Nos doctes concepteurs de carrefours à feux n’ont nullement l’intention de supprimer les feux. Au contraire ils veulent davantage intimider le « traverseur » frauduleux avec des « yeux » qui lui indiquent le risque pris. Vous voyez où l’on va arriver: transformez les feux en radar « piétons » et y ajouter une reconnaissance faciale pour vous envoyer une prune automatiquement au domicile fixe. Il ne resterait plus qu’à devenir SDF.
Bien qu’il existe très peu de sources historiques sur les signaux routiers, il semblerait que ce soit à Londres, au coin de Bridge Street et de Palace Yard, le 10décembre1868, qu’un feu de signalisation pour les trains, mis au point par l’ingénieur spécialiste de la signalisation ferroviaire J. P. Knight(en), ait été utilisé pour la première fois, sous la forme d’une lanterne à gaz pivotante aux couleurs complémentaires rouge et verte nécessitant la présence d’un agent de police pour le manœuvrer (ce dernier sera grièvement blessé le 2janvier1869)1. (Wiki)
Je ne sais trop où aller. Je grimpe derrière chez moi jusqu’au parcours VITA. Je ne sais pas pourquoi le parcours VITA s’appelle VITA. Je vais pomper sur Wiki…
Un parcours de santé, parcours sportif ou parcours vita est une promenade sportive rythmée par un ensemble d’activités, généralement dans un cadre naturel ou un parc urbain. En France, les parcours de santé sont aussi appelés parcours sportifs, ou encore CRAPA (circuits rustiques d’activités physiques aménagés1, plus rarement circuits rustiques d’activités de plein air2). Il en existe 1958 qui ont au moins un atelier3 répartis en France métropolitaine et les DOM TOM ; ils sont gérés par les collectivités locales. La norme référence en France pour les parcours sportifs est la FD S 52-903 d’octobre 2009. Elle est disponible sur le site de l’AFNOR.
Bon avec ça je suis moins bête.

Au parcours VITA, soit on est versé sur Leimbach, soit sur le Steinby.
Alors je grimpe à la vue Zuber. Pour tout dire, vu mes forces, la grimpée Zuber, je la fais en poussant le vélo sur combien?…je regarde…un kilomètre. J’ai presque honte.

Je m’empresse de redescendre par le col de Teufelsgrund. Le mauvais temps menace. J’arrive à Thann un peu grelottant.
Quinze kilomètres me suffiront amplement aujourd’hui.

J’ai le sommeil léger. Alors la nuit je songe. Qu’est-ce que je vais pouvoir raconter à mes lecteurs du lundi? Ma mémoire m’apporte les sujets qui s’entrechoquent les uns les autres dans un impossible récit qu’il me faut mettre en ordre le matin venu.
France: record du monde du nombre de ronds-points
La France détient le record du monde du nombre de ronds-points – six fois plus qu’en Allemagne ! On estime qu’il existe environ 30 000 ronds-points, et que 500 nouveaux sont inaugurés chaque année pour un coût, pas vraiment modique, de 200 000 à 1 million d’euros selon la complexité de l’ouvrage et le prix des parcelles à acheter. (source)
Vous savez ces choses qui emmerdent les vélos…
Jean Viard, le sociologue, sur une chaine d’infos nous expliquait comment les ronds-points sont nés; vous savez ces choses qui emmerdent les vélos… Jean Viard nous disait donc que les ronds-points sont là pour organiser le transit pendulaire qui nous conduit à la ville le matin et qui nous ramène le soir dans nos village périphériques.
Travailler à la ville, vivre à la campagne
Nos jeunes générations se serrent la vis chaque jour et ne voudraient pour rien au monde repeupler la ville. Elles se serrent la vis disait Jean Viard pour payer sept ares de terrain, pour rembourser le crédit-bail de deux bagnoles diesel nécessaires à parcourir les trente kilomètres quotidiens jusqu’à son lieu de travail. Rien à voir avec le « vivre et travailler au Pays » des années 70….et encore moins avec le paternalisme d’antan des maîtres de forge qui construisaient les logements derrière l’usine. Ce qu’on veut aujourd’hui, c’est fuir la ville et ne pas participer à la fameuse mixité sociale urbaine tant elle effraie par certains aspects.

Alors les maires ruraux font le forcing pour aménager des lotissements sur de bonnes terres agricoles…et les ronds-points qui vont avec. La noble cause, on la connait: lutter contre la désertification de nos campagnes, la fermeture de nos écoles, de nos maternités, de nos trésoreries, de nos tribunaux. Ce qui n’empêche pas le pouvoir central de fermer chaque année toujours plus de services publics dans les cantons! L’antidote à la désertification des maires ruraux serait donc inutile puisque le repeuplement de nos campagnes s’accompagnent de toujours plus de bagnoles facteur de pollution.
La France est condamnée à ses bagnoles

Le constat est sans appel: la France est condamnée à ses bagnoles...et à ses ronds-points. Ce qui n’est pas le cas de l’Allemagne ou des pays nordiques qui nous entourent. Par exemple l’Allemagne est peuplée de 236 habitants au kilomètre carré quand la France n’en possède que 120. En Allemagne le transport collectif des banlieusards est donc possible alors qu’il est illusoire en France de mettre en marche des trains pendulaires, voire même des bus réguliers. Question de flux. Ne parlons pas de la Belgique avec 379 ha/km2…ni des Pays-Bas avec 500 ha/km2.
Le marché de la voiture en France a de l’avenir combien même serait-il à maturité sur le plan marketing. Les constructeurs s’ingénient à nous maintenir captifs avec toutes sortes de nouveautés technologiques comme l’hybride ou l’électrique. Ils n’ont pas de craintes à avoir: sans la voiture, point de salut pour les adeptes de la France profonde! En revanche, le matériel chinois risque fort de faire capoter les constructeurs locaux, car la Chine apprend vite. Quand Gifi et consorts vont vendre de la bagnole…
Redonnons leur humanité aux ronds-points
A Bourbach-le-Bas (Haut-Rhin), on ressort des cartons le projet de rond-point au carrefour de la D466 et de la D35. En cause la dangerosité au moment des pointes de trafic. Les usagers de la vallée sont évidemment contre le principe d’un nouveau rond-point qui les ralentirait au moment d’aller au boulot à Mulhouse ou de rentrer au plus vite pour la sortie des classes.

Avec les ronds-points, les maires ont oublié de construire une cabane pour les gilets jaunes, une cabane bien utile pour recréer du lien, où l’on pourrait boire un coup, histoire de faire connaissance. Le grand rond-point d’Aspach était vide de gilets jaunes samedi 16 novembre pour leur premier anniversaire. Dommage, j’avais pris l’habitude d’aller m’y chauffer au bord du feu de palettes et de tailler bavette avec les manifestants.
Les Super U, les Leclerc et les Carrefour (bien nommés) savent depuis longtemps que le rond-point est vital pour capter la clientèle abonnée au transport pendulaire.
Selon les DNA (25/09/2013), l’opération de Carrefour Mulhouse de l’Ile Napoléon – estimée à 2.1 millions d’euros HT – a été financée par la société immobilière Carrefour (1.1 M €), la société Sogemo (177 000 €) et le conseil général (458 000 €)
Les maires plutôt que d’y installer des décorations souvent douteuses et dispendieuses feraient mieux d’y promouvoir des buvettes (sans alcool), des boites à livres et des distributeurs de pain. Une façon de redonner un peu d’humanité à ces lieux de girations impétueuses qui font peur aux cyclistes.

Lorsque je découvre mon parcours sur la carte une fois de retour à la maison, je cherche une représentation géométrique. Aujourd’hui, j’ai fait beaucoup de zigzags. Des lignes brisées.

Cette chapelle Birling saute aux yeux quand je traverse Steinbach. Son histoire est compliquée. On peut se référer à ce document pour en savoir plus.

J’ai peint une autre aquarelle du Thannerhubel. Une part d’imagination en plus.
Nous entrons dans les temps courts. Ceux qui ne permettent pas de s’attarder en chemin avant la nuit tombée.
Alors je rôde autour de chez moi. C’est tout l’intérêt du VTT, pouvoir rôder. Errer. Les champs sont encore occupés. Il faut couper les maïs, extraire les betteraves. Et dans les bois, les engins s’affairent à sortir les grumes.
Les étangs des sablières sont au plus bas. Les oiseaux se réfugient sur les ilots.
Les Allemands sont très investis dans le vélo.
Ils innovent beaucoup.
La boite Pinion (un nom très ressemblant à pignon!) n’est pas nouvelle, bien que discrète sur le marché. Directement dérivée du modèle de l’automobile, son constructeur en fait la présentation à Eurobikes 2019.
Cette boite a certainement des atouts pour le vélo urbain dès lors qu’elle vient à bout de cet archaïsme qu’est le dérailleur de chaine.
A quand une boite automatique?
L’ABS ( Antiblockiersystem ) a fait son entrée sur les vélos. Les vélos à assistance électrique. On peut donc s’attendre à voir le système s’étendre un jour au vélo « musculaire ».
Soyons fou: imaginons le jour où le vélo freinera tout seul à la survenance d’un obstacle…
Toutes ces aides à la conduite du vélo me laissent sans voix.

La revue « Cyclotourisme » de novembre est arrivée. C’est le magazine de la fédération française de cyclotourisme.
Avec ce numéro de novembre, la fédé nous délivre un mystérieux message dans son édito en constatant que « le niveau de nos abonnés, et par voie de conséquence de nos lecteurs, ne cesse de baisser » écrit Gérard Pliquet.
En clair le magazine est « malade »…mais « la maladie pourrait être éradiquée »… « les remèdes existent »… « si leur mise en œuvre, individuelle et collective, avait été efficiente, nous n’aurions pas y revenir. » « D’autres solutions seront prochainement proposées… »
Que la revue ne se vende pas bien, ce n’est pas nouveau. Cela fait des années que le lectorat s’étiole et que le journal doit être mis sous perfusion. Déjà en 2015 « Le lectorat de la revue est réduit à l’extrême: 17000 abonnés pour 120.000 licenciés alors qu’elle coûte 150.000 euros à produire (hors expédition). Soit 11% des licenciés seulement! »… (source)
Personne n’ose tenter une explication: les cyclotouristes ne lisent pas ou ne lisent plus, accrochés qu’ils sont à leur Facebook. Ils pédalent le temps restant. Certains ne savent peut-être même pas lire si je voulais être perfide quand je vois le niveau sur les réseaux sociaux.
Pourtant, si l’on parcourt la revue, elle est plutôt bien faite.
Et pourtant la revue se vend mal.
J’ai ma petite idée sur la question. Puisque la revue se vend mal, pourquoi tout simplement ne pas en tirer une version numérique que tout le monde pourra consulter à sa guise sans engager des frais d’impression et d’acheminement dispendieux?
La fédé a engagé sa transition numérique en élaborant une stratégie digitale. Gageons que dans les cartons des disques durs figure aussi le projet d’une revue numérique.
Des nouvelles d’Eurobikes…




La légende est orpheline.
Je n’ai aucune légitimité à délivrer, contrairement à d’autres, un hommage à Poulidor. Les professionnels du sport cycliste s’en chargeront ainsi que la pleureuse patentée du journal de treize heures.
Mais enfin, il faut le reconnaître, après les « va-y Bobet », Poulidor avait endossé le maillot de la raillerie aux bords des routes avec le « vas-y Poupou ». En souffrait-il? je ne le sais pas.
Le « vas-y Poupou » était resté dans l’imaginaire populaire au point que même un modeste cyclotouriste en latex bariolé se voyait parfois encouragé de la formule devenue quolibet du terroir.
Poulidor était devenu au fil du temps une légende. La légende du perdant. Il a su en faire sa victoire.

Le Thanner-Hubel, c’est la montagne des Thannois comme son nom l’indique avec son sommet à 1104m. Je vois la neige tombée pendant la nuit depuis chez moi. Alors j’y grimpe, rien que pour voir la neige. Aujourd’hui, c’est dans la brume que je progresserai. Dommage.

Avant de partir
Cette rando là est celle d’un marcheur amateur qui marche seul. Donc vous devez compter sur vous. On peut se perdre dans les Vosges. Ce qui veut dire qu’il faut partir en sécurité en moyenne montagne quand le temps est dégradé. Sur la crête je me suis fait « rafalé » et c’est parfois inquiétant d’entendre le vent siffler et de se sentir bousculé. Il faut donc être correctement habillé, porter de bonnes chaussures, pas des baskets, des gants étanches, une capuche et une casquette ou un bonnet. Avoir au moins une carte et sa boussole, mieux un GPS qui dans le brouillard vous indique où vous êtes et un téléphone si vous tombez et si vous ne pouvez plus marcher. Avoir un en-cas même si votre rando n’excède pas trois heures et de l’eau.
Je vais te le planter le bâton, moi
C’est la première fois que j’utilisais mes bâtons. Un modèle d’entrée de gamme de chez Décathlon. Est-ce utile? Je n’en avais aucune expérience.
Alors oui, c’est utile, je peux le dire…mais cela demande de l’apprentissage.
D’abord régler la longueur. Plus court en montée (105cm) et plus long en descente (115cm), ça dépend de votre taille. Les bâtons vous aident à aborder la pente et les sols rocheux surtout lorsqu’ils sont glissants. Vous pouvez prendre appui dessus et éviter de déraper ou glisser et en plus vous répartissez l’effort musculaire entre les cuisses et les épaules.
Quand vous êtes sur le plat, naturellement, les bâtons vous accompagnent, pic droit, jambe gauche et pic gauche, jambe droite. Mettez les dragonnes autour du poignet comme pour un bâton de ski.
Dans les descentes prononcées, vous contrôlez votre vitesse en plantant d’avance devant vous tout en limitant la fatigue musculaire de la jambe.
Si vous marchez moyennement vite comme moi, vous ferez les 8km en deux heures.



On remerciera ce lecteur de n’avoir rien contre les cyclistes mais on préfère qu’il passe au large.
Une tolérance? cet automobiliste parle d’une tolérance, mais laquelle? S’agit-il d’être autorisé à frôler le cycliste?…ou bien à franchir la ligne blanche?
Ce genre de remarque de la part d’un automobiliste sous-tend que plutôt que de franchir une ligne blanche et risquer…
…mieux vaut frôler un vélo dont personne ne pourra dire qu’on est passé trop près…sauf si on le renverse. En effet qui est capable d’estimer un mètre cinquante, voire moins d’un mètre, sur la route entre deux mobiles en mouvement?
Rappelons tout de même que depuis le 4 juillet 2015, il est possible de chevaucher une ligne blanche continue sur les routes à double-sens limitées à 50km/h lorsque l’on double un vélo. Cette possibilité est uniquement offerte lorsque la visibilité le permet. Cette mesure découle directement de la nouvelle autorisation qu’ont les cyclistes de circuler à une distance suffisante des véhicules stationnés sur la droite.
Chaucidou à Altkirch?
Je tombe des nues. J’apprends qu’un Chaucidou est à l’étude à Altkirch. Rappelons-le: Altkirch n’a aucune culture vélo. Ce n’est pas dans les gènes de la sous-préfecture du Sundgau. Alors apprendre que la ville envisage un tel aménagement, je dis chiche!
Un Chaucidou ressemble à ça…
Chaucidou veut dire « chaussée pour les circulations douces » et n’a rien à voir avec le Cochonou du Tour de France.
Le principe consiste donc à n’affecter qu’une voie pour les autos et deux pour les vélos. Officiellement c’est une chaussée à voie centrale banalisée sans marquage axial.
Vous l’avez compris, un tel dispositif dans une ville est de nature à vous faire perdre les élections. Car le Chaucidou oblige les voitures « à se garer » pour se croiser ET sans renverser les cyclistes.
Si le principe est révolutionnaire en France et peu répandu du fait que le lobby automobile s’oppose à ce type d’infrastructures, il est largement utilisé chez nos voisins.
J’ai une très mauvaise opinion de la place faite aux vélos par la municipalité d’Altkirch. Si ce projet voit le jour, je déménage à Altkirch. Bon, je crois que finalement Altkirch va renoncer.

Le Club Etoile 78 de Vieux-Thann est un club familial. On y pratique le cyclotourisme et depuis peu le VTT. Si vous souhaitez nous rejoindre, on roule le dimanche matin à 9 heures. RDV derrière la mairie. Page Facebook…et en plus vous pourrez voir ma bobine en live.
J’ai copié mon parcours de mars 2018 intitulé Bunkers à VTT. Et ça donne Bunkers bis. Logique, non. Avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann, on s’est fait un peu violence ce matin car les premiers frimas sont arrivés en Alsace. A 6h30, j’ai pris mon courage à deux mains pour aller acheter ma baguette de pain à la boulangerie Kieffer rue du… Général de Gaulle. Faut pas croire, les Alsaciens sont des patriotes, on n’imagine pas le nombre de rues rattachées à la Libération. J’ai vu que de la glace recouvrait les pare-brises des autos, alors j’ai resserré toutes les écoutilles et j’ai pédalé. J’étais en mode hibernation (si vous ne savez pas ce qu’est le mode hibernation à vélo, lire ici). A 9h45, inspection des travaux routiers au centre de Vieux-Thann.
Ces travaux là durent, durent des mois pour le plus grand bien des riverains à qui l’on a ôté le trafic routier. Je tourne, je tourne, attendant neuf heures. A neuf heures, le départ est donné. Comme vous pouvez le voir, je mets longtemps sur le blog (15 lignes) à m’échauffer. C’est comme les vieux machinistes de locomotive à vapeur qui se levaient quatre avant le départ du train pour allumer le feu de la chaudière sans contrôleur. Sinon le parcours plat choisi fait 35km, ne tenez pas compte de mes circonvolutions en attendant le départ.
Les vététistes ont leurs secrets. Des itinéraires improbables avec surprises et d’autres éprouvés, ceux que l’on connait pour les avoir déjà expérimentés.
Ce que je trouve agréable dans un parcours, c’est de pouvoir jalonner son itinéraire de points d’intérêt afin qu’au retour on ne dise pas « on n’a fait que pédaler, c’est trop nul les parcours du Maxou ». C’est d’autant mieux de s’arrêter que cela permet de redonner un peu de cohésion au groupe qui a parfois tendance à s’étirer au gré du potentiel de chacun.
Aujourd’hui au programme…tin-tin-tin!…(roulements de tambour)
– Lutzelhof


– Chapelle de Deckwiller
– Bunkers de Burnhaupt
On passera vite devant les bunkers, mais on peut visiter ce site en touriste si l’on est intéressé aux ouvrages militaires de la Grande Guerre; j’y ai consacré un billet en 2014
– Lavoir du Dick

– Barrage de Michelbach
Si vous voulez faire ce parcours 35km/200m
La route est sèche. Le temps n’est pas à la pluie, mais il fait frais 10° et 8° seulement au retour.


La Voie Verte qu’on prend face à l’hôpital est à peu prêt réussie et elle nous conduit jusqu’à Buhl. Elle permet d’éviter cette affreuse rue Théodore Deck.
A Buhl, je prends la rue de la Liberté, ce n’est pas le meilleur plan car il y a un raidart en plus pour atteindre la route de Soultzmatt.
A Bollwiller, je prends Staff. La traversée de la Voie Verte à Cernay est infernale avec les familles qui ne contrôlent ni les chiens ni les enfants. La crainte est de renverser quelqu’un. Je sonne plusieurs fois et très peu de résultat, jusqu’à m’arrêter. On est samedi, c’est donc normal.
Je m’arrête.
La vieille dame semble ne plus pouvoir marcher avec son déambulateur…Elle me montre du doigt son immeuble de l’autre coté de la passerelle derrière l’Espace Grün.
Vous y arriverez?…
Oui, en allant lentement.

Soulagé. Test d’effort réussi. « Excellente performance » a écrit le cardiologue….et il a ajouté » récupération rapide ».
Quand j’ai parlé de mon cardio à 166 dans certaines côtes vosgiennes, j’ai vu qu’il tiquait un peu. « par rapport à 220 moins l’âge, c’est un peu haut… »
âge? taille? poids?… je me suis souvenu du sketch des Deschiens…
J’ai enfourché la bécane et run!…cette année la selle est à réglage électrique, je déhanchais un peu, alors on a baissé le tube depuis le pupitre. On n’arrête pas le progrès.
Au bout du 7eme palier, j’ai déclaré forfait. J’avais plus envie.
Bilan: 225 watts (watt, unité de puissance, nom commun peut s’écrire aussi W du nom de James Watt) Bref, j’atteins presque la puissance d’un vélo électrique… pendant 30 secondes!
Et le pouls? 157
Et la tension? 220 volts? non, 228/99
Et les tr/mn? 80

Je me réfugie sous le porche de l’église Notre-Dame de Croaz Batz attendant que l’averse passe. Puis je vais sur le port. La Reine du Léon est là, chargeant sa cargaison de touristes au départ pour l’ile de Batz

J’avais peint ce paysage imaginaire en 2011. Et Google-photos déclenche la neige de temps en temps.





Sans neige…





