Les retours sur la ville donnent lieu parfois à de beaux spectacles.
Au loin Mulhouse et la silhouette de la Tour de l’Europe
Les cyclistes habitués des lieux s’en amusent presque.
Cette passerelle mise en service en novembre 2007 entre Chalampé et Bantzenheim est affectée d’un défaut de construction; elle émet un double bang à chaque extrémité au passage d’un cycliste.
Écoutons le bang-bang!… Continuer à lire … « Le double bang de Chalampé »
J’avais parlé du loup dans une précédente chronique depuis qu’on l’avait aperçu du coté de la Bresse.
Alsace Nature nous convie à Mulhouse à une conférence mercredi 23 novembre à 19 heures. Ne perdez pas de temps, il faut réserver!
Renseignements conférence loup
J’en frémis d’avance…
Vélomaxou est membre d’Alsace Nature
C’est tous les mercredis soirs à 18h30 que les Indignés se réunissent à Mulhouse.
Où ça?
Place de la Réunion évidemment!
Une occasion de sortir son vélo…
Blogorama, la plateforme de blogs de Hi-Média est en panne.
Depuis maintenant deux jours.
Cette interruption du service de Hi-Media laisse les blogueurs sans voix.
Velomaxou, le premier.
On a de quoi être inquiets car rien ne filtre sur la toile.
Pourtant Hi Media tire ses profits essentiellement des contenus de ses blogs, vecteurs de publicité, en s’investissant dans le micro-paiement avec Allopass et la monétisation de l’audience pour les annonces publicitaires.
Cyril Zimmermann, le PDG de Hi-Media qui a brillamment réussi dans le développement de son entreprise a t-il décidé de se saborder en méprisant ainsi sa clientèle et ses blogueurs apporteurs de contenus ?
Voila 24 heures que tous les blogs hébergés par Hi Media sont dans le noir.
Pourquoi?
On ne le sait pas.
Comment une entreprise comme Hi Media cotée en Bourse peut-elle se retrouver dans une telle impasse technologique? et délaisser ses apporteurs de contenus ? sans hot-line capable d’agir?
On se le demande…
Mais Vélomaxou n’est pas mort.
En attendant de retrouver sa place et ses 3000 articles, continuons à pratiquer notre loisir favori.

Bonjour!
Il fallait que l’incertitude cesse.
Depuis quelques semaines, Blogorama, la plate forme de blogs hébergeant Vélomaxou montrait des signes de défaillance.
Reconstruisons donc ici chez WordPress un univers qui devrait être plus paisible.
Un nouvel univers avec des chroniques nouvelles, des coups de cœur, des coups de gueule aussi lorsqu’il en faut et…des fonctionnalités nouvelles qui vont permettre par exemple à des « rédacteurs amis » de prendre la main ici pour y animer des rubriques.
A très bientôt!
L’environnement de ce nouvel outil demande une période de rodage.
Soyons donc indulgents! Nous le découvrirons ensemble…
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De Fichiers transférés |
Ont-ils « l’esprit vélo », nos décideurs publics?
On ne pourra pas me suspecter d’être un amateur et un mauvais
connaisseur du terrain: parcourant bon an, mal an, 10 à 12000 km de
vélo tant à la campagne qu’à la ville, je commence à avoir
certaines références acquises par l’expérience.
Quand d’autres les taisent, (par dépit ou par
laisser-faire? on ne sait pas), quand d’autres les
ignorent préférant la route encore moins accidentogène que les
pistes ou bandes cyclables selon eux, d’autres comme moi ont choisi
de ne pas accorder un blanc seing reconductible à ceux qui nous
gouvernent et qui dépensent dans des réalisations cyclables
contestables.
Les référentiels existent. Les documents du CERTU sont là pour prescrire comment doivent
être réalisés les ouvrages.Trop peu s’en inspirent.
Il manque donc aux ouvrages cyclables une véritable
certification de qualité qui permette d’affiner notre jugement.
Revenons donc sur les potelets jugés dangereux par toute la
communauté cycliste. Des potelets implantés là pour dissuader les
engins à moteur de pénétrer sur les pistes.
« Encore des poteaux dangereux! »
Ce sera notre cri du coeur à la découverte que nous venons de
faire à Pulversheim.
A peine le Conseil Général du Haut-Rhin a t-il pris la décision
de généraliser les demi-barrières sur les entrées
de pistes cyclables, aussitôt, les potelets réapparaissent.
Mainfestement, l’intendance ne suit pas dans les décisions du
Département.
C’est sur ce barreau cyclable tout neuf de 500 mètres à peine
qui relie Pulversheim à l’Ecomusée d’Alsace.
On avait déjà les rochers à un bout; maintenant, ce sont les
potelets sans aucune présignalisation ni dispositif
avertisseur.
Finalement, on se demande si les promesses n’engagent pas que
ceux y croient…
Dans le maquis des institutions territoriales, même les
décideurs sont perdus.
Il faudrait qu’une fois pour toutes, on nous dise qui fait
quoi…et qui ne fait rien dans cet empilement d’administrations
territoriales.
On aimerait bien croire que le fameux
Conseil d’Alsace dont la presse locale nous
vante tant les mérites va sauver la face de toutes ces
incompétences de ceux qui nous gouvernent au plan local…mais
n’est-ce pas au contraire une fuite en avant?
Ici, c’est le maire, là c’est la communauté de communes…là,
c’est le Conseil Général.
Au moment du vote final, tout le monde a gagné et s’attribue la
paternité de telle ou telle réalisation.
– « Les ratages, dites-vous?… »
– « Ce sont les autres, mon pauvre ami! »
Cette petite musique là, combien de fois l’entend-on lorsque
nous sommes amenés à évoquer nos doléances!…
On pourrait effectivement se laisser impressionner par des
chiffres élogieux : songeons que le Conseil Général du Haut-Rhin
s’honore d’avoir réalisé pas moins de 500km d’itinéraires!…
Les organisations cyclistes ne s’y trompent pas; elles ont
décidé de mesurer la cyclabilité des itinéraires en secteur urbain
là où l’enjeu est majeur pour appeler de nouvelles populations
(autres qu’à dominante sportive) à
l’usage du vélo.
C’est ainsi que l’association cycliste mulhousienne CADRes
note dans son livre blanc de mai 2011 que « les aménagements
cyclables (de la communauté urbaine M2A) même
récents ne sont pas toujours satisfaisants et le réseau global
manque de cohérence. Il présente beaucoup de discontinuités et est
peu lisible ».
Vu de l’utilisateur, effectivement, le résultat global laisse à
désirer: des infrastructures découpées en rondelles, des ouvrages
ratés dont les cyclistes se détournent (comme
ces trottoirs cyclables en montagne russe qui fleurissent ça et
là), auxquels s’ajoute un abandon caractérisé du poste
entretien (pas de nettoyage des rives et de
balayage des surfaces…et des ouvrages à l’abandon depuis des
décennies comme la piste de la Thur).
On ne serait pas complet en notant que les pistes sont aussi le
refuge habituel des véhicules municipaux ou assimilés qui
entretiennent les massifs floraux, des panneaux de chantier, des
tranchées non rebouchées ou dont le revêtement est absent…
Plus que de la mauvaise volonté pour bien faire, au delà des
instances décisionnelles et des capacités financières, on se
demande si nos décideurs et nos professionnels de la voirie ne
manquent pas tout simplement d’un « esprit vélo » ou de ce qu’autres
nomment « une culture vélo » dont nos voisins d’outre Rhin sont si
imprégnés…en dépit de leur culte pour les grosses limousines.
A noter également dimanche 29 mai une
visite à vélo des rivières et canaux mulhousiens organisée par
M2A
départ 10 heures place de la Réunion
L’agglomération mulhousienne M2A publie une lettre périodique à
l’intention des cyclistes.
Intitulée « En Selle », la lettre du lobby vélo vient de faire
paraître son numéro 32 (voir le
dernier n° ).
Pour s’abonner à la lettre, il suffit d’envoyer un courriel à
Pauline.Moussalli@mulhouse-alsace.fr
une route « apaisée »,
Lutterbach-Richwiller – vélomaxou
Maxou démarre la semaine par un coup de gueule (un de plus, diront ceux qui me
connaissent); un coup de gueule anodin sur nos
malfaçons routières et assumées depuis que la France est entrée en
récession et on termine sur ce paradoxe: plus nos routes sont
mauvaises, moins nous roulerons en bagnole.
Rêvons donc au jour où après la dépose des panneaux avertisseur
de radars, il faudra aussi déposer les radars eux-mêmes, faute de
clients contribuables!…
C’est un phénomène insidieux que les automobilistes ne voient
guère, eux qui sont confortablement assis derrière leur volant: je
veux parler de l’état de nos chaussées en constante
dégradation.
Particulièrement en ville.
Visitez donc la rue des Trois
Rois à Mulhouse pour constater l’état de délabrement de la chaussée
et des trottoirs…sans parler des immeubles hideux et
lézardés dont l’un tient encore debout grâce à un bardage en bois
antédiluvien, mais c’est un autre problème qui témoigne de la
paupérisation ambiante de certaines villes.
Evidemment, ceux qui ne mettent jamais le nez en ville avec leur
vélo ne se sentent pas concernés.
Pourtant, même en quittant l’agglomération mulhousienne, il faut
l’admettre: notre réseau routier secondaire est devenu une mosaïque
rapiécée de raccords disjoints et ondulés, d’échancrures piègeuses
que nos petits pneus ont bien du mal à parcourir.
A qui la faute?
Au trafic des voitures et des camions?
Sans aucun doute.
A tous ces corps de services publics indélicats qui
interviennent sans vergogne dans les sous-sols?
Certes, aussi!
Mais aussi à ceux de la puissance publique qui ont oublié depuis
longtemps les ingrédients de la qualité: programmation des travaux,
respect des prescriptions et contrôle qualité des revêtements des
prestataires.
Des oublis qui font qu’au fil du temps, nos réseaux ressemblent
parfois à des ruelles du tiers-monde où tout le monde doit se
contenter de travail bâclé.
La palme revenant à cette desserte « apaisée » qu’est la liaison
Richwiller-Lutterbach.
Qu’est-ce que le concept de route apaisée?
On lira avec humour ce document du CETE (Le Centre d’Études Techniques de
l’Équipement) dont le préambule ne manque pas de
sel…
« Notre ambition, ce
n’est pas de réduire la vitesse de manière
raisonnée mais de manière
sensitive » (P.Parisé)
Un préambule que les postérieurs des cyclistes apprécient au
plus haut degré!
Je vous invite néanmoins à lire le document dans son ensemble et
ces quelques exemples qui feraient bondir plus d’un automobiliste
pressé:
Il ne faut pas infliger le
supplice de Tantale aux
automobilistes en mettant à leur
disposition des routes qui
permettent d’aller
largement au-delà des vitesses autorisées
Lorsque la règle est mal
comprise, elle est mal respectée. Elle
fait naître des
incompréhensions, voire des frustrations…
Les routes qui permettent
d’aller vite sont coûteuses
Je vous invite également à la lecture de cet excellent article de Marcel Robert dans
CARFREE intitulé « Théorie de l’emmerdement maximal » où
l’auteur décrit comment mettre en oeuvre la décroissance de
l’automobilisation de nos sociétés.
Une décroissance sournoise, par l’offre alternative, par la
contrainte réglementaire et par…l’internalisation des
externalités négatives produites par nos bagnoles, autrement dit
faire payer les dégâts environnements, tous les dégâts à ceux qui
les produisent.
En somme, une sorte de complot diligenté par ceux qui d’un coté
encouragent la bagnole à coups de bonus-malus, plombent nos impôts
à coups de giratoires vertigineux et qui de l’autre coté, sans le
dire, s’ingénient à vous dissuader de prendre le volant.
Faute de preuve, on s’en tiendra à la présomption
d’innocence.
Temps médiocre annoncé.
Pas de temps à perdre; on saute sur la bécane pendant que le
ciel est encore bleu.
Direction « Tout Staf à vélo », la sortie organisée par les
cyclos de Staffelfelden.
Les benjamins sont déjà là avec leurs beaux VTT, prêts à en
découdre.
Pas grand monde à cette heure matinale, hormis un groupe de
CCK.
Un tour le long du vignoble d’Alsace, puis on s’engouffre dans
la vallée noble.
Le Paradis Des Sources est encore groggy par
son dépôt de bilan de la veille.
En montant le Bannstein, on croisera les randonneurs de
Soultzbach les Bains.
Les premières gouttes en haut du Bannstein…
Vite, redescendons dans la vallée!
L’agglomération mulhousienne est déjà en vue.
Avec ses stigmates habituels: les voitures garées sur la bande
cyclable et les restes d’un festin tardif au bord du cimetière.
En somme, un dimanche ordinaire.
vélomaxou
Tourner court.
C’est le terme qui convient.
Après ces journées caniculaires dignes de l’été, on s’était un
peu trop habitués à aller et venir où et quand bon nous
semblait.
Ce matin, donc, cap sur Staufen et la Forêt Noire.
Avec un beau programme en pespective dans le Munstertal et
plus…si affinités.
Un gros orage sur Mulhouse nous incitait à partir au plus
vite.
Mais il fallut déchanter. Au fur et à mesure que Bantzenheim
approchait, de gros bouillons et des flaques meurtrissaient jambes
et pieds.
Le coup de grâce sera cette vilaine crevaison au carrefour du
village.
On se rangera à la sagesse.
Cuissards dégoulinants, gants en serpillière, jambes de
grognards ensablés, il ne restait plus qu’à se réfugier prendre un
café à Ottmarsheim et à rentrer à Mulhouse sous les ombrelles d’un
ciel toujours aussi menaçant.
Partie remise.
vélomaxou
Depuis mars dernier, la rue des Cordiers a été
métamorphosée.
Les travaux d’amenée de la ligne TGV ont pris corps et le
transit de la rue rétabli.
Les cyclistes peuvent dorénavant emprunter une piste cyclable
qui les conduit jusqu’au passage souterrain de Brunstatt.
Petit à petit, le lourd contentieux avec les cyclistes
mulhousiens s’aplanit pour cette voie qui, rappelons le, est une
section de l’euro-véloroute N°6 Nantes-Budapest.
Scandale dans le milieu cycliste mulhousien; la ville vient de
mettre à exécution son nouveau
plan de circulation.
Un plan qui prévoit un large retour des voitures dans l’hyper
centre ville.
Un plan qui fait aussi enrager les pro-vélos qui y voient comme
un coup de canif dans le timide processus engagé en faveur des
transports doux au centre de la ville.
Tout est à refaire!
De quoi décourager tous ceux qui œuvrent pas à pas pour
rendre la ville plus agréable à vivre.
Le résultat attendu ne s’est pas fait attendre ainsi qu’en
témoigne un cycliste désabusé:
« Nous avions le stationnement sauvage en
soirée sur les trottoirs, nous l’avons maintenant en journée.
La police passait verbaliser ce matin, les voitures ne bougeaient
pas davantage car le « j’en ai pour deux minutes » était répliqué aux
gentils agents quand celui-ci faisait irruption dans la boutique.
Je l’ai constaté de mes yeux.
Voiture avec feux de détresse sur le trottoir d’en face…
Un bref petit aller retour entre la place de la Concorde et l’arrêt
tram Mairie, aucune voiture n’est descendue dans le parking
Maréchaux alors que je me trouvais devant. Toutes sont aller
directement avenue Kennedy ou se sont garées sur le trottoir.
Je vais m’y rendre à pied cette après midi avec quelques
autocollants « ne stationnez pas sur nos plates-bandes ! ».
Courageusement et calmement, de ma propre initiative.
«
Le maire de Mulhouse, Jean Rottner, pourtant ex-médecin
urgentiste, semble insensible aux arguments environnementaux et à
la pollution automobile qui génère toutes sortes de maladies
cardiaques et pulmonaires.
Il ne craint pas de prendre le contrepied de son voisin
strasbourgeois, Roland Ries, qui a réussi à faire qu’un déplacement
sur deux se fait à vélo au centre ville.
Pour achever ce chapitre pro-bagnoles, voici que Mulhouse
s’honore de remettre le couvert en 2012 pour accueillir le rallye de France en Alsace et transforme
l’ancien vélodrome derrière le Musée de l’Auto en …autodrome!
Déjà, les affiches Carola du grand champion
suisse Loeb inondent la ville.
Heureusement, Alsace Nature veille au grain. Notamment
en ce qui concerne le biotope du Grand Ballon, « nous allons
saisir la justice et appeler à la mobilisation avant le rallye.
S’il le faut, nous le ferons aussi pendant la course, ce que nous
n’avions pas fait l’an passé » déclare Stéphane Giraud dans
« 20 minutes »
Espérons qu’Alsace Nature mènera la vie dure au
rallye!
Dans un tel contexte, on se demande bien si la journée du vélo
le 28 mai prochain à Mulhouse a encore un sens…
Et si la FUB délivrait son prochain clou
rouillé à Mulhouse?…
Ce graphique ne nous apprend rien sans sa légende.
Je vous la donne.
Il s’agit de l’ozone en micro gramme par mètre cube mesuré hier,
19 avril… dans les Vosges, heure par heure.
L’ozone (O3) est un polluant atmosphérique lorsqu’il est présent
dans les basses couches, alors qu’il est protecteur de la planète à
haute altitude.
Au ras du sol, il agresse le système
respiratoire et peut brûler les végétaux les plus sensibles. Cet
oxydant énergique agresse les cellules vivantes et peut être
responsable de phénomènes de corrosion accélérée de polymères »
(Wikipédia).
Croire que les cyclistes sont à l’abri de la pollution en
altitude est donc une erreur: l’ozone est aussi concentré dans les
Vosges, poussé par les vents, voire supérieur à celui de la plaine
d’Alsace comme ci-dessous à « Mulhouse est » où le pic est comparable
à celui des Vosges.
A qui la faute?
« Principalement produit par la réaction des
hydrocarbures imbrûlés et des oxydes d’azote des gaz d’échappement
des véhicules avec l’oxygène de l’air sous l’influence de la
lumière solaire », l’ozone « est perçu par l’odorat humain ; son
odeur caractéristique rappelle l’eau de Javel ».
Conclusion, quand il fait soleil, on est assurés de rencontrer
de l’ozone.
A moins d’arrêter la circulation automobile!
Mais comme le seuil d’alerte est fixé à 240 micro grammes par
mètre cube, on a encore de la marge.
On peut donc continuer à polluer.
Pfastatt-vélomaxou
Mulhouse Alsace Agglo, le magazine de la Communauté
d’Agglomération de Mulhouse (M2A) vient de paraître
(avril juin 2011).
Certes, ce n’est qu’un magazine de propagande comme le font
toutes les agglomérations.
Il faut donc garder raison sur son contenu.
Tous les articles sont passés à la loupe et le vocabulaire pesé
et repesé avant de passer à l’imprimerie.
Par exemple, au chapitre des objectifs de transport, l’ambition
est belle: encourager le vélo et la marche sans stigmatiser
l’automobile.
Rien de moins!
Entre les mains du communicant professionnel qui rédige
l’article pour les politiques de l’agglomération, voila comment on
carresse les candidats cyclistes dans le sens du poil :
« Améliorer la sûreté, l’accessibilité et le confort des
aménagements cyclables est une priorité pour les années à
venir »; une phrase qui ne mange pas de pain et qu’on peut
ressortir tous les ans pendant vingt ans. Sans que jamais la part
modale du vélo en ville progresse (3% à Mulhouse
depuis 20 ans).
D’abord, améliorer la sûreté des aménagements,
qu’est-ce que ça peut vouloir dire dans l’esprit des gens qui
écrivent ce genre d’article? ont-ils seulement utilisé au moins une
fois un vélo? il est permis d’en douter quand on voit l’état
pitoyable des infrastructures.
Est-ce entretenir les bandes cyclables?… supprimer les nids de
poule?… faire la chasse aux voitures « ventouse » sur les bandes
cyclables?…on aimerait bien savoir concrètement à quoi s’applique
cette fameuse sûreté qui va faire que les cyclistes n’auront plus
peur de rouler en ville…
L’autre phrase à la mode dans le vocabulaire M2A, c’est « ne
pas stigmatiser la voiture ».
Pas de vagues avec les bagnoles!
Au contraire, on va même créer 100 nouvelles places au centre
-ville et ouvrir de nouvelles voies de l’hyper-centre à la
circulation.
Surtout que PSA et BMW ont l’intention d’investir dans l’agglo
100 millions d’euros dans les technologies
hybrides, il est donc difficile de se montrer contraignant à
l’égard de la bagnole.
Ne pas stigmatiser, on vous dit.
vélomaxou
Le « Livre Blanc » des cyclistes mulhousiens va paraître sous
l’égide du Cadres (Cyclistes Associés pour le Droit de Rouler
en Sécurité)…
Les Dernières Nouvelles d’Alsace (lire l’article) en rapportent les
premières conclusions sous forme d’un constat accablant: le
cyclisme en ville ne dépasse pas 2 à 3% à Mulhouse et piétine
depuis 25 ans.
Piétiner, c’est bien le cas quand on considère les erreurs
stratégiques et les mauvais choix des décideurs publics qui
s’obstinent à promouvoir l’usage de la voiture en villle. Y compris
dans l’hyper-centre.
En cause l’imbroglio des itinéraires cyclables pour quitter ou
rejoindre le centre ville. Avec les points noirs bien connus des
usagers cyclistes, la traversée du pont de Bourtzwiller jusqu’ à la
place du Rattachement, la traversée nord-sud de la ville
(VR6), vaste serpent de mer dont on se demande quand la
fin arrivera…
Un livre blanc en forme de livre noir !
|
De Fichiers transférés |
Que la nature est belle!
Oui, je sais, l’avant plan sur la photo est un peu sali; mais
vous ne voyez que le mal; regardez plutôt ces arbres en fleurs
comme ils sont beaux!…
C’est à Mulhouse, carrefour rue de Quimper-rue de Brest.
Les Bretons seront contents que Mulhouse honore ainsi leurs
villes…

vélomaxou
C’est vendredi 25 mars à 19h qu’aura lieu l’assemblée générale
du CADR
Mulhouse,
Le CADR, une association qui se décarcasse pour défendre et
promouvoir l’usage du vélo dans l’agglomération.
Cyclistes des rues ou des champs, le CADR nous représente
partout dans les instances locales dès lors que des infrastructures
sont en projet. Il intervient également comme force de proposition
chaque fois que des anomalies routières sont détectées.
Le CADR est constitué de cyclistes bénévoles compétents qui
consacrent beaucoup de leur temps à étudier les plans de
circulation urbains, à défendre la place du vélo et à débattre avec
les élus et techniciens en charge des voiries urbaines.
Votre soutien est indispensable pour faire progresser la place
et l’image du vélo en ville.
Tous les cyclistes militants et sympathisants du CADR sont
invités à se retrouver au Foyer Sainte-Marie, rue des Franciscains
à Mulhouse.
Au programme, la présentation du « Livre Blanc » des cyclistes
mulhousiens.
Le Président Haaby était content ce matin.
Grand beau temps pour cette 3ème randonnée de printemps
organisée à Mulhouse par l’Amicale des Cyclos Randonneurs
Mulhousiens (ACRM).
Le grand parcours (85km) conduisait d’abord vers le nord de la
ville jusqu’à Hirtzfelden avec un vent de face frais, puis les
cyclos revenaient à Mulhouse par les collines sous-vosgiennes le
long du vignoble d’Alsace.
Belle participation des clubs locaux avec près de 70
cyclotouristes.
Remerciements aux Caves Schmitt à Orschwihr pour
leur bon accueil toujours renouvelé.
vélomaxou
Un zéro degré pour ce premier brevet printemps de la saison.
Plus clément cependant que l’année précédente.
Organisé par le club ACRM, l’on pouvait craindre un échec en
raison du froid vif et du vent de nord rendant la température
encore plus glaciale.
Finalement, ce sont près de 70 cyclistes qui ont répondu à
l’appel avec un vétéran qui affiche près de 83 printemps.
Bravo!
Une heureuse surprise pour le nouveau président de l’ACRM,
Daniel Haaby, et les organisateurs qui voyaient affluer les groupes
de randonneurs à Radbrunnen dans la forêt de la Hardt, non loin de
Mulhouse.
La soupe au vermicelle a rencontré un réel succès au point qu’au
retour de la balade en forêt d’une soixantaine de kilomètres,
certains en redemandaient encore!
Félicitations aux participants et aux organisateurs ayant bravé
le froid!
Sous des abords consensuels avec le mouvement cycliste urbain
(CADR), la ville de Mulhouse prend en fait le contrepied de ses
décisions antérieures en ouvrant à nouveau les vannes pour
faciliter le stationnement en ville des voitures.
Un article du journal local (DNA) relate ainsi comment le Maire
de Mulhouse, Jean Rottner, a balayé d’un geste, lors d’un conseil
de quartier, les objections des cyclistes pour mieux légitimer son
action en faveur des voitures et « réinventer le centre ville ».
Ce que ne dit pas l’article des DNA, c’est que dans les
coulisses le Maire botte en touche avec les cyclistes: il ne
comprend rien à la cause des modes des transports doux, ni à la
problématique cycliste.
Idem pour l’Eurovéloroute 6 dont la continuité
intra-muros est en panne depuis plusieurs années, il ne sait pas de
quoi il est question.
Une vision rétrograde de sa ville au service des ambitions de la
ville.
Pas d’écoute des citoyens.
On pourrait espérer mieux.
Ce sont deux chiffres qui vont en surprendre plus d’un.
La vitesse commerciale des bus mulhousiens est de…17.9
km/h.

Le tram vole la première place au bus, comme on pouvait s’y
attendre, avec…18,4
km/h (source 8ème édition de l’observatoire
PDU agglomération mulhousienne 2005-2010)
Par vitesse commerciale, on entend la vitesse moyenne
utile à l’usager.
Finalement, avec nos vélos, on n’a pas à rougir!…
La 8ème édition de l’observatoire du Plan de Déplacement Urbain
(PDU) de l’agglomération de Mulhouse est parue.
Près de 135 pages pour faire le point sur les 8 objectifs que se
sont fixés les édiles locaux au travers de 44 actions.
Des résultats en demi-teinte qui illustrent l’incapacité des
élus à maîtriser les sujets importants pour l’agglomération comme
par exemple celui de la maîtrise du trafic automobile où
sur 16 actions entreprises, seules 5 reçoivent un signal vert dans
l’étude en témoignage d’actions entreprises et réalisées.
Corrélativement, au chapitre qualité de l’air, l’indice
ATMO se dégrade entre 2005 et 2009.
Cet indice agglomérant SO2, NO2, O3 et poussières est en recul
pour le nombre de jours classés « bon » et « très bon ».
279 jours en 2005 contre seulement 229 jours en 2009.
En d’autres termes, la pollution de l’air continue donc de
croître.
Il fallait s’y attendre vu le peu d’effort fait pour limiter le
trafic automobile. Et ce n’est pas l’ouverture d’itinéraires
traversants au centre de la ville qui va concourir à améliorer les
choses.
Au chapitre encourager la marche à pied et la pratique du
vélo, il est difficile de ne pas se pincer, 5 actions sur 9
seulement ont été réalisées dans un domaine où il est facile de
faire des progrès.
On peut regretter, par exemple, que la mesure des flux cyclistes
ne reflète que l’utilisation de Vélocité, les cycles de
location sans prendre en considération l’ensemble des utilisateurs
de vélos.
Au bilan final de ce PDU, force est de constater que l’action
politique est dispersée au niveau de l’agglomération; on ne sent
pas poindre la volonté d’aboutir parmi les actions engagées où
seules moins de la moitié reçoivent un satisfecit.
Il ne faut donc pas s’étonner de voir ça et là apparaître des
ratages en tous genres dans les réalisations entreprises comme la
remise en cause de l’extension du tram, le tram-train et ses
contre-performances, les itinéraires cyclables sans axes
prioritaires aboutis et l’incapacité à maîtriser les flux
automobiles.
La municipalité de Mulhouse s’apprête à modifier son plan de
circulation dans l’hyper-centre(voir l’article du bulletin
municipal).
Le but avoué: « faciliter la circulation en centre ville et
notamment l’accès dans les parkings ».
Finis les grands discours en faveur des transports en commun,
finie la lutte contre les nuisances,…la sacro-sainte bagnole va
pouvoir investir à nouveau le centre ville.
Le débat est technique; concrètement il s’agit d’ouvrir des
voies traversantes pour les voitures et donc de redonner la
possibilité aux voitures d’investir le centre historique.
Pour quoi faire?
Officiellement:« Réduire la circulation sur les voies qui
ceinturent le centre historique »
Autrement dit, comme la voie de ceinture étrangle le trafic, on
ouvre des voies pénétrantes pour le désengorger.
Une décision qui va l’encontre de bons principes contre la
pollution, la promotion des transports doux et qui révèle un manque
de courage de l’équipe dirigeante de la ville.
Une décision qui sera lourde de conséquences dans les relations
entre les cyclistes urbains et les décideurs locaux.
Les Cyclistes Associés pour le Droit de Rouler (CADR)
communique:
Après un accident mortel survenu le 10 février et ayant couté la
vie à une cycliste de 24 ans, le CADR se rassemblera sur les lieux
de l’accident.
Rendez-vous : samedi 19 février à 10h. Route de Bâle à
Riedisheim, giratoire rue de l’Industrie.
Choqués et très attristés par ce drame, les membres du
CADR-Mulhouse se rassembleront sur le lieu de l’accident à
Riedisheim.
Nous respecterons une minute de silence en mémoire de la
victime.
Alors qu’une famille est en deuil, nous ne voulons pas lancer de
polémique autour de cet accident en particulier (dont les
circonstances exactes ne sont pas encore connues).
Cependant, nous voulons rappeler que, si le risque zéro n’existe
pas, les accidents sont rarement inévitables.
En particulier, si les rond-points sont peu accidentogènes pour les
automobilistes, ils n’augmentent que rarement la sécurité des plus
fragiles, cyclistes et piétons.
La motivation de la multiplication de ces rond-points, avancée
très souvent par les décideurs, est de « fluidifier » le trafic, y
compris en zone urbaine où la priorité doit être pourtant donnée
aux transports doux.
Rappelons également que le 29 novembre 2007 une jeune
collégienne fut tuée à une intersection à Kingersheim (entre le
Faubourg de Mulhouse et la D430). Notre association avait alors
participé à plusieurs réunions pour discuter des changements à
réaliser pour améliorer la sécurité des cyclistes qui à cette
intersection, traversent une route à très grande circulation. Trois
années se sont écoulées sans qu’aucune réalisation, même minime, ne
se fit pour améliorer la sécurité des cyclistes à cet endroit.
Dans les deux cas, ces accidents impliquent des poids lourds.
C’est pourquoi nous présenterons à la presse la plaquette réalisée
par le Fubicy intitulé « Vélos, bus, camions, cohabitons ! » qui
précise les risques des cycles faces aux camions.
La Maison d’arrêt d’Ensisheim va t-elle
disparaître?
Depuis que le projet d’une grande prison moderne à Lutterbach
(périphérie mulhousienne) est lancé, les contre-arguments
s’affinent.
Réunir à la fois la maison d’arrêt d’Ensisheim et la prison de
Mulhouse, toutes deux vétustes, tel est le voeu du Ministère de la
Justice en construisant une grande prison toute neuve.
Une façon de faire des économies d’échelle (gag)…
La France, maintes fois montrée du doigt pour l’état indigne de
son monde carcéral, prend donc des dispositions.
En plein champs agricoles, le projet surprend. Il n’évitera pas
des allers retours fastidieux pour les transports de justice et
pour les familles venant parfois de loin, le fameux tram-train
étant distant d’ 1,5km.
Les opposants au projet viennent donc de déposer un mémoire de
400 pages auprès du Commissaire enquêteur.
Attendons la suite…car Alsace Nature pourra ensuite attaquer
la décision du préfet qui aura bien du mal à justifier pourquoi il
veut bétonner des surfaces agricoles là où les friches du bassin
potassique feraient amplement l’affaire…