Le glyphosate a la vie dure

7500 tonnes de glyphosate en 2017

C’est le quotidien en ligne Médiapart qui publie la carte de France des pesticides 2017. Édifiant! L’Alsace n’est pas la plus mal lotie. Des communes de la Marne battent des records dans l’emploi des produits phytosanitaires…

Des communes rattachées au code postal 51320 spécialisées dans les céréales sont capables en 2017 d’utiliser près de 145 tonnes de pesticides! Coole, on y passe lorsqu’on se dirige sur Paris en prenant la Nationale 4 entre Vitry et Sézanne

Au chapitre des joyeusetés utilisées par nos amis agriculteurs, le glyphosate figure en tête avec 7500T achetées en 2017.

Achetées ne veut pas dire utilisées.Il semble que la profession fasse des stocks en prévision de l’interdiction.

Du coté de Orschwihr (vignobles essentiellement), on consommait près de 13 tonnes de pesticides en 2017

Voici les cinq matières dangereuses utilisées de façon croissante par l’agriculture dans le Haut-Rhin…………….

  1. Glyphosate:  38 tonnes en 2009/60 tonnes en 2016 (herbicide cancérogène probable)
  2. Metam-Sodium: 0.15t en 2009/0.42t en 2016 (herbicide interdit UE, dérogatoire en France)
  3. S-métolachlore: 41/59t (herbicide, cancérogène possible)
  4. Chlorothalonil: 1.8/5.2t (fongicide dangereux)
  5. dimethenamide: 8/14t (herbicide, cancérogène possible)

Amour-propre

Thann manque de E cruellement, Macron a encore frappé

L’amour-propre est l’amour de soi dans le regard des autres selon Jean-Jacques Rousseau. Finasser ne sert à rien. Il faut ne pas tricher avec soi-même. J’ai cette fâcheuse habitude de toujours vouloir accomplir un parcours minimum qui ressemble à quelque chose.

C’est sûr, je suis un philosophe à deux balles. Au bacho, je serais éliminé.

J’en connais qui sont capables de rentrer au bout de 20 km. Moi pas. Il me faut de la consistance. C’est combien le service minimum, déjà?

Je n’ai pas beaucoup de marge de manœuvre, il fait beau, c’est la pleine saison…tout au plus un peu de chaleur…et cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, l’âge venant, qu’il faut dompter avec sagesse. Je veux parler de cet exercice physique pas anodin qu’est le vélo. Certes il existe de sports autrement plus violents peu indiqués lorsqu’on devient quinca, sexa et la suite…

Mentalement, je construis mon itinéraire « in situ », ou sur le tas si vous préférez.

A rond-point d’Aspach, tiens! une école qui traverse à pied et des motards qui font la circulation. Tiens! encore des motards, des douaniers, …au lieu de prendre le train Thur-Doller je tourne à gauche vers Burnhaupt…encore des gendarmes!

Bon allez! le chemin de l’étang et je file à Diefmatten puis je monte la vallée du Soultzbach et je mijote…Est-ce qu’au bout je vais me dégonfler et ne pas rentrer par le Schirm?… C’est la question.

Bon, je temporise, je file à la Seigneurie, comme ça j’ai encore du temps pour réfléchir car ça chauffe sec sur le goudron.

Arrosamania

Aux arrosoirs, je me mets à la lecture.

Cambriolers 2 fois…merci de me rapporter mes tiroirs…bonne récompence…merci

Bruno, l’arroseur, ne manque pas d’humour. A Masevaux, le feu est vert et la grande côte face à moi m’attend.

La chaleur et les sapins de Houppach me rappelle le Babaou

Je grimpe en dix-huitième vitesse rien que pour ne pas affoler la pendule. Je suis déjà tout étonné d’être à Houppach, les deux zigzag à l’ombre sont agréables, puis vient la colo et la rampe qui mène au col. C’est super, j’y suis déjà!

La montée au Schirm après Houppach est un vrai billard et l’affreux décrochement dans le sens de la descente qui nous déstabilisait a été arasé.

Faut dire que la route toute neuve pour le Tour facilite la grimpée. Quand le cardio arrive à 160, je le laisse refroidir en pédalant mou pour qu’il redescende à 150…puis je repars.

A Bourbach, j’ai l’air malin, je ne vais quand même pas redescendre…surtout que de ce coté, c’est fastoche.

Devant le sapin là-haut, il y a le GR et son parapet métallique. Idéal pour voir les grimpeurs dans la dernière ligne droite du Hundsruck

A Plan Diebold, panneau qui indique que la route du Steinby sera fermée le jour du Tour. La descente du Steinby est pourrie, il faut descendre sur les freins, nombreux nids de poule.

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Les cols à vélo sont-ils dangereux?

Amic-Hundsrück, l’Amic est régulier, le Hundsruck déconcerte

Posée comme ça, la question interroge…Hélas, un cycliste est mort hier en escaladant le Hundrück, un col très pratiqué par « les locaux » et connu pour être exigeant coté Bitschwiller ou Thann.

Grimper un col à vélo est évidemment un exercice physique qui demande non seulement de l’entraînement mais aussi conscience de la difficulté rencontrée.

Le Stelvio, un must!

Si je me demande « est-ce que je peux grimper le Galibier? » je n’en sais absolument rien dès lors que je ne l’ai jamais gravi. Avant de mettre les pieds et les roues dans un col mieux vaut donc s’imprégner de la littérature de ceux qui l’ont déjà franchi.

Le Haag, voir l’auberge au bout de la dernière ligne droite, une délivrance

Outre l’entraînement, la difficulté tient dans plusieurs paramètres:

  • la pente
  • la distance
  • la météo

Par exemple, je sais gravir une pente comme la Bonette ou le Stelvio. Mais c’était déjà il y a longtemps. Le Glandon et les lacets de Montverdier sous la canicule, j’en garde un mauvais souvenir.

La Croix de Fer un truc épouvantable quand le goudron fond

La Bonette est longue (23km) mais la pente est régulière (6.6%). Aucun abri pour se protéger du soleil.

Dans les Vosges, il y a des grimpées faciles et d’autres « casse-pattes ». Par exemple, le col Amic est régulier coté Soultz, mais le Grand Ballon à la suite est plus difficile.

Le Molkenrain en vue, ouf!

Je n’aime pas certaines grimpées comme le Vieil Armand coté Uffholtz, ni le Markstein coté Guebwiller ou le Petit Ballon coté Wasserbourg ou pire le Haag coté Geishouse!

Le Petit Ballon demande méthode et application

Je sais par principe que certains cols ne sont pas mes copains, question de poids, d’entraînement et de motivation sans doute.

Chacun a donc son échelle de valeur intrinsèque.

Et il faut faire avec. L’essentiel étant de ne pas s’engager à la légère dans des parcours où l’on se surestime.

Marquer le pas et repartir

j’ai marqué le pas

Méditez cyclistes qui êtes rendus à mi-parcours de votre palmarès annuel. Nous abordons le deuxième semestre de l’année.

Si vous vous interrogez, comme moi, sur votre bilan des six premiers mois, marquez le pas et faites le point. J’admire les stakhanovistes qui se disent intérieurement « pédale et tais-toi! ». Moi je ne sais pas faire ça. J’ai ma conscience qui flanche, non pas ma conscience, je veux dire mon moral et je ne sais pas très bien pourquoi, c’est comme une espèce de frousse de devoir s’arrêter. Pourtant sans me vanter, j’ai des capacités physiques qui me permettent de faire mon vélo trois à quatre fois par semaine. Le problème lorsqu’on est au pied d’un massif, c’est de se sentir obligé de grimper plus que de raison.

Alors j’ai le sentiment de devoir recommencer tout à zéro, remettre cent fois sur le métier son entraînement pour garder un niveau acceptable. Le niveau, c’est le mot clé que tous les cyclos ont en tête…sans le dire. C’est quoi d’abord, un niveau acceptable? c’est la capacité à s’étonner soi-même de pouvoir encore le faire? oui, c’est un peu ça. D’année en année, on se plait à encore accomplir un exploit personnel en redoutant le jour où on ne pourra plus.

La canicule récente m’a fait peur car cette chaleur inhabituelle me semble indomptable. Je dors très mal et peu à peu j’accumule de la fatigue sans rien faire. Alors dès la première baisse de température j’ai sauté sur le vélo et j’ai fait du plat comme en hiver.

Ça marche, me voila rasséréné. Ce devoir du soir, si vous doutez de votre motivation, faites-le aussi et trouvez les raisons d’une nouvelle motivation.

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Saint-Dié/Epinal, la ligne va rouvrir

Saint-Dié, la gare

Une convention vient d’être signée entre la SNCF et la région Grand Est. La ligne abandonnée pour vétusté le 22 décembre 2018 va être rénovée et le trafic pourra reprendre en 2022.

48 kilomètres en 53 minutes.

Les potins du lundi

Une image rafraîchissante ce matin. Celle du lac de Gérardmer au couchant.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a critiqué, ce jeudi dernier, ceux qui ont des comportements irresponsables en pleine canicule, comme le sport aux heures les plus chaudes notamment ceux qui « continuent de faire leur jogging entre midi et deux heures ». source

Nous avons besoin de faire le point, nous les cyclistes de loisir, après cette dernière semaine de juin. L’épisode de chaleur se prolonge et les répercussions sont déjà fortes. Bien sûr les activités ludiques sont touchées et notre passe-temps aussi. Voici donc juillet qui commence et pour nombre d’entre-nous, nos projets de vélo demeurent incertains voire compromis. Les organisateurs qui préparent parfois depuis plusieurs mois des rencontres sportives ou festives doivent battre en retraite.

D’autant que le fameux devoir de précaution incite facilement les préfets à bloquer les manifestations à risques potentiels. L’Alsacienne Cyclosportive du 30 juin au départ de Cernay où 2000 participants étaient attendus n’a pas été annulée. On sait pourquoi: trois mille nuitées réservées, ça dope le commerce quelques jours avant le Tour de France. Cependant l’épreuve-phare dite l’Indomptable, longue de 167 km et dotée de 4500 m de dénivelées positives a été supprimée la veille au soir de l’épreuve. Les compétiteurs de haut niveau ont donc du se rabattre sur L’Intrépide qui ne comportait « que » 125 km. C’est le Suisse Galetti qui a ravi la première place à plus de 29 km/h de moyenne.

Le 20 juillet est encore loin et espérons que cette canicule aura levé le pied d’ici là. Le 20 juillet c’est le début du Séjour à Saint-Dié de mes amis des Cent Cols (voir ici). Gravir des cols à vélo dans les Vosges en plein été, voila pourtant un truc sympa; il serait dommage que cet excès de chaleur vienne compromettre ce beau séjour.

J’ai en mémoire cependant que lors de la Semaine Fédérale de 2018 à Epinal, la canicule était déjà là et certains automobilistes ne manquaient pas de marquer leur énervement sur les réseau sociaux « comment des octogénaires osent-ils venir faire du vélo en pleine canicule? » disaient-ils…

J’ai le sentiment que ces désagréments ne sont rien en regard des conséquences générales sur l’activité de ce dérèglement climatique. Les météorologistes se sont fourvoyés encore une fois en expliquant que la vague de chaleur ne durerait que deux ou trois jours. Or nous en sommes déjà à une semaine…et l’épisode n’a pas dit encore son dernier mot.

Des cyclistes de passage sur les pentes vosgiennes

On ne va pas pour autant s’arrêter de « faire du vélo ». Hier, j’ai croisé de nombreux cyclistes. Souvent des groupes venus là pour tâter les pentes vosgiennes.Quand l’hébergement est réservé, difficile de ne pas rouler!

C’est aujourd’hui qu’entre en vigueur les nouveaux contrôles automobiles. Plus resserrés en terme de tolérance des rejets, nous devrions avoir moins de fumées nocives dans les poumons. En tous cas on peut toujours l’espérer. Mais l’automobiliste « lambda » s’interroge: il ne comprend pas vraiment où veut en venir le gouvernement. Manifestement personne n’est prêt à entendre la vérité sur l’avenir de la voiture. Alors on fait comme avant.

Tour de chauffe

Mon club Etoile 78 avait sorti les routiers, alors je suis parti seul sur mon VTT.

J’ai tout de suite cherché de l’ombre où me réfugier. Dans la forêt j’ai entendu le train siffler; alors j’ai attendu au passage à niveau non gardé. Qu’il arrive…et il est arrivé, loco à l’envers. Et son machiniste m’a fait un grand bonjour de la main. C’était sympa car il doit être une grande vedette des vidéos familiales.

Puis j’ai grimpé en sirotant l’eau de l’embout de mon camelbag qu’un mauvais goût de plastoque chaud m’obligeait à recracher.

le sentier botanique m’abrite

Après le sentier botanique, Rammersmatt.

Ensuite le petit sentier qui longe le Rueslochbeachle m’a ramené sur les hauts de Roderen.

La chapelle est ouverte, les bancs recouverts d’une assise confortable. Je m’y installe.

En 1666, il est mentionné sur les biens de l’abbaye de l’Oelenberg « Alt Kappel » et  » Auf der Heyde ». Je m’arrête. La chapelle est ouverte, les bancs recouverts d’une assise confortable. Je m’y installe. Même un infidèle est capable de s’assoir là sans qu’un orage divin ne vienne l’y déloger!

Branle-bas de combat à Thann. Préparatifs de la crémation des trois sapins ce soir. Un surplus de chaleur bien inutile.

https://www.openrunner.com/r/10170029

L’Alsacienne perd sa coiffe

Tollé chez les inconditionnels de l’Indomptable (167km-4500m), les organisateurs ont supprimé le parcours à la veille de la compétition. En cause la canicule.

Aussitôt les costauds qui s’étaient préparés à en découdre ont réagi sur Facebook

Une honte d’annuler le grand parcours. On a fait des étapes du tour avec les mêmes conditions. J’espère que cette blague sera rectifiée demain au départ. Merci de penser aux modestes coureurs que nous sommes, qui malgré notre travail, trouvons le temps de nous préparer dès l’hiver pour ces épreuves estivales. Imaginez notre frustration. Alors il fait chaud, oui, et alors, c’est l’été… À demain sur l’indomptable !!!! Non négociable. (commentaire FB)

D’autres étaient plus mesurés estimant que c’était une sage décision.

C’est sûr que les organisateurs jouaient gros en maintenant l’épreuve phare si par malheur en dépit de tous les appels à la prudence un accident s’était produit. Le préfet avait annulé durant la semaine un certain nombre de manifestations beaucoup plus anodines et on peut s’étonner qu’il n’ait pas pris des mesures coercitives sur l’Alsacienne cyclosportive qui se déroule aujourd’hui dans le massif vosgien

Au secours, ça brûle!

Nos sociétés modernes sont-elles préparées à la canicule? on peut se le demander en voyant le catastrophisme qui s’empare de nos politiques et médias.

Depuis que le dérèglement climatique est annoncé, on devrait avoir eu le temps de l’anticiper. Il semble que non: on fait comme avant, tant sur le plan de nos habitudes individuelles que collectives. On roule toujours en bagnole pour aller acheter son paquet de tabac, comme avant, et nos écoles, nos hôpitaux ne sont toujours pas pourvus de normes d’isolement suffisantes. Une fois la canicule terminée, on pourra passer à autre chose.

Certes les plus anciens parmi nous qui habitent au sud sont les moins anxieux. Ils connaissent les recettes de grand-mère pour se protéger. Éviter de s’exposer au soleil, garder sa maison fraîche,…et au besoin profiter de l’eau du puits.

Tout ça, en ville, ne marche plus.

Imaginez qu’une panne massive de courant électrique se produise, ce serait vraiment une catastrophe car avant de redémarrer la production, il faudrait « îloter » les lignes de transport interconnectées entre-elles…et attendre plusieurs heures un rétablissement.

Je ne parle pas d’un sujet beaucoup plus sensible qui est le refroidissement des centrales nucléaires qui assurent les 3/4 de nos besoins…

Conséquences: plus d’eau courante en l’absence de surpresseur, plus de chambres froides dans les magasins, d’ascenceurs sauf pour ceux qui ont un groupe électrogène en état de marche, plus de trains, de téléphone, de radio,…on peut multiplier les exemples à l’infini.

Mais des catastrophes moins gigantesques peuvent survenir avec les trains dont les matériels sont sensibles à la chaleur, rails, aiguillages, caténaires et motrices…sans parler de l’informatique qui commande tout et dont les composants sont fragiles.

Ce n’est pas sans raison que les grands data-center de la planète s’installent de plus en plus du coté de la Finlande ou des pôles.

Jeudi 11 juillet: courage, fuyons!

Sortie TDF du 11 juillet D188210

La Communauté d’agglomération du Ventoux Comtat Venaissin avait déclaré en 2012, avoir traité 20 tonnes de déchets, dont plus de 20.000 canettes et 30.000 bouteilles en plastique ramassés sur les pentes du Mont Ventoux après le passage du Tour (source)

Combien de tonnes d’ordures dans les Vosges sur le bord des routes et dans les chemins adjacents en 2019 ?

En 2016, j’avais recensé les ordures de la Cyclosportive des Trois Ballons dans le Hundsrück. Edifiant! (voir ici)

Certes le groupe Amaury ramasse ses ordures, mais les autres? celles laissées par le public qui s’amassent autour de la Grande Boucle parfois plusieurs heures avant, quand ce n’est pas la veille?…

c’est ce genre d’emballage qu’on trouve dans la montagne après le passage d’une course cycliste

Je ne suis pas adepte de cette grande foire au vélo qu’est le Tour de France. Je m’y sens même étranger. Je ne vais pas expliquer pourquoi pour la nième fois.

J’ai donc hésité sur mon titre. J’avais écrit « fuyons le Tour! » et puis j’ai renoncé face à la bronca prévisible de mes lecteurs admirateurs et inconditionnels du Tour. J’ai donc écrit « courage, fuyons! » ce qui laisse un peu de place à celui qui choisira d’aller faire du vélo rien que pour lui-même ailleurs que dans les parages du Tour.

Je prends soin de mes abattis car je sais que la Tourmania est omniprésente chez les compétiteurs du dimanche. Pas seulement: chez les ceusses de mes amis retraités qui font du vélo tous les jours particulièrement dans les cols vosgiens. Ce qui les bluffent complètement mes amis cyclos, c’est de voir des types bodybuildés grimper le Hundsrück en 52×14 à 30 à l’heure.

Donc le 11 juillet vous aurez le choix:

  • aller à la pêche et si vous n’êtes pas pêcheur…
  • …vous expatrier loin des miasmes de ce barnum: ses pollutions de bagnoles, de camping-cars, de décibels et du dégueulis de Cochonou en boite.
  • regarder le Tour à la télé en sirotant une bière si vous ne pouvez résister
moi aussi, j’veux mon Cochonou (vélomaxou 2009)

Bon allez, je vous file un tuyau. Si vous voulez voir les coureurs monter le Hundsrück comme s’ils étaient sur le plat, prendre le sentier de randonnée qui y monte depuis le Weierlé et arrêtez-vous au point de vue en aplomb de la barre rocheuse. Mais les places vont être chères…

VTT et canicule

C’est un parcours facile qui emprunte de nombreux chemins forestiers. Le but de cette balade étant de se préserver de la chaleur sans mettre son système cardio-vasculaire en émoi. C’est donc un parcours plat, ou presque. Il y a deux côtes, celle de Soppe-le-Bas dans la Vieille Rue qui mène à l’aérodrome et le single de remontée de Guewenheim (camping) jusqu’au lac de Michelbach.

Ne pas oublier d’emporter de l’eau avec soi. Pour un parcours comme celui-là par trente degrés, je prends 1,5 litre (camelbag plus bidon). Tête couverte évidemment! Il faut éviter de sentir la sécheresse buccale, c’est un signe de déshydratation. A la fin, vous rentrerez sans fatigue excessive et il faudra encore boire pendant une heure.

le parcours mesure 43km et D250m

Le point critique, c’est la traversée du gué de la Doller après Schweighouse. Ne pas tenter de traverser sur le vélo, l’enrochement est glissant. Avancer pieds nus en poussant le vélo.

Attention le débit de la Doller est très variable et le courant peut être fort. Renoncer si vous avez de l’eau au mollet!

Remettre ses chaussettes sur les pieds humides est agréable pour la suite du parcours

Essayez de passer avant l’arrivée du jet d’eau

Aujourd’hui le gué de la Doller est franchissable à pied.
les pompes au guidon
pédaler pieds nus pour rejoindre une zone herbeuse
Etang de Burnhaupt-le-Bas face à la ferme Paradisvogel. Très agréable.
on n’arrivera pas à venir à bout de cette sale habitude de laisser ses déchets sur place
Ceux-là ont même abandonné les planches à voile. J’ai vérifié, personne sur place!
je vous recommande le sentier des bunkers
Erbaut (construit) en 1917
c’était du solide
la source Hagendorn. Dommage que les chasseurs n’aient rien trouvé de mieux que d’installer leur cabane en tôle ondulée sur la source!
Je sais enfin pourquoi ces remorques pourrissent là à Burnhaupt. Parce que le propriétaire y stocke des chalets de Noël à l’intérieur. Véridique!
En toute impunité cela va de soi.
Avant Gildwiller, je prends le sentier de mémoire.
Je suis sur le ballast courbe en briques d’une ancienne voie ferrée de 1914
étang privé discret
j’arrive à Soppe-le-Bas
En haut de la Vieille rue, je prends le Tour des 4 Bans
Les Vosges dans « une brume de chaleur »

https://www.openrunner.com/r/10158966

Autres parcours VTT en relation

https://velomaxou.com/2014/08/10/sentier-des-bunkers-de-burnhaupt-le-haut-a-vtt/

https://velomaxou.com/2018/12/01/gildwiller-le-sentier-de-la-memoire/

https://velomaxou.com/2014/07/10/barrage-de-michelbach-a-vtt/

UBER se met au vélo

C’est à Montréal

à lire ici dans la Presse.ca

Pollution, le match Mulhouse-Amsterdam

Pollution à Mulhouse le 26 juin à 16 heures indice polluants pondérés 98
Pollution à Amsterdam le 26 juin à 17 heures indice polluants pondérés 55

On va me dire comparaison n’est pas raison. D’autant qu’il n’y a pas de canicule en Hollande.

Je suis d’une mauvaise foi évidente.

Robert Marchand aux Cent Cols

Cette fois à 108 ans Robert arrête le vélo

Profitant de l’Ardéchoise 2019 qui vient de se terminer, Robert Marchand notre cycliste centenaire (108 ans) a rendu visite au stand de la Confrérie des Cent Cols.

Il a pu échanger avec le Président de la Confrérie Bernard Giraudeau et confirmer que cette fois il arrêtait bien le vélo.

Le Club des Cents Cols en a profité pour attirer de nouveaux adeptes de grimpées à vélo.

Aller sur le site des Cent Cols

Le libéralisme à l’épreuve du chaos

image Facebook

Le libéralisme économique marque le pas avec la canicule. Il semble incapable de faire face aux phénomènes climatiques qu’il a pourtant largement contribué à créer. La couche d’ozone déchirée, la fonte des glaciers, la pollution débridée, l’agriculture contaminée, les nappes phréatiques polluées, les mers envahies de plastique, les espèces animales et végétales anéanties, c’est le libéralisme.

Cette politique démontre ses limites mais elle garde ses adeptes parmi les élites mondiales. Le libéralisme, ne l’oublions-pas, c’est le capitalisme d’antan travesti sous une forme libertaire. Non pas le droit de tout de faire, un droit encadré par l’ordo-libéralisme avec ses règles imposées par le commerce international.

Mais le résultat est là et ceux qui comme La France Insoumise, les plus entendus, et les Economistes Atterrés et d’autres encore réclament un changement de modèle de développement ne risquent pas d’être entendus dans nos démocraties avides de progrès coûte que coûte. Vous avez dit décroissance? n’y comptez-pas!

Alors allons-y, continuons sur notre fuite en avant mais ne nous plaignons pas. Les remèdes libéraux, on les connait.

Pour la chaleur engendrée par le réchauffement de la planète: rien de plus simple, installons la clim partout, dans les EPHAD, les écoles, les mairies, les logements. Les nucléaristes se frottent les mains.

Pour les bagnoles polluantes, faisons de l’électrique massivement.

Les exemples sont nombreux de cette politique des petits pas, de ces faux-fuyants de nos démocraties aux abois face au dérèglement de la planète.

Finalement, on est amenés à se demander si la démocratie est encore capable de conduire les États ailleurs qu’au chaos.

Bicyclettres

Ils m’ont tous dit la même phrase ce jour-là, à l’arrivée de cette épreuve qui s’appelle Born To Ride: « quelle liberté on a, à bicyclette! » (extraits page 205)

Le titre est assez bien trouvé pour accrocher le lecteur.

Bicyclettres est donc le premier livre de Jean-Acier Danès, vingt ans et des poussières. C’est joli Jean-Acier comme prénom et tout prédestiné pour avoir un moral de…fer.

J’ai vérifié tout au long de ses parcours de 213 pages, Jean-Acier est un vrai baroudeur à vélo capable de « s’envoyer » trois cent bornes dans la journée. En commençant la nuit si nécessaire.

Et où va t-il Jean-Acier comme ça sur son vélo?

Rencontrer les demeures de nos grands écrivains. Il commence par la tombe de Paul Valéry à Sète. Le cimetière marin, c’est quelque chose!

Puis il filera dans les Flandres sur la trace de Marguerite Yourcenar. A Brangues chez Stendhal et beaucoup d’autres encore…

Jean-Acier Danès est aussi amoureux des belles lettres. C’est son premier roman. Une réussite. Il en écrira d’autres. Assurément.

Born To Ride 2019, un défi à vélo

Stéphanie et David ont accompli leur raid Montmédy-Ramatuelle

1127 km et 14000 de D+ de Montmédy à Ramatuelle.

Je vous recommande la lecture du raid à vélo effectué par Stéphanie et David. Prenez votre temps, c’est passionnant. Et vous allez les admirer tellement ils ont été courageux. J’en suis sûr.

Se mettre au green

comment sortir d’un bunker

Les quatre compères se sont mis au green de bonne heure. Par malchance, la balle de l’un d ‘eux s’est plantée dans un bunker. Le golfeur se positionne, puis simule un shoot plusieurs fois pour bien ajuster son tir.

Enfin, l’heure est venue de déloger l’intruse. Dans un geste auguste, il plante le golf dans le bunker, un énorme geyser de sable s’élève vers le ciel. Mais la balle est restée sur place.

le fleuriste n’ouvre qu’à 10h15. je n’ai pas voulu attendre de savoir s’il avait prévu pour la canicule des pébroc, c’est à dire des brocs équipés de parasols

J’ai repris ma route, amusé, profitant de l’ombre de la forêt.

les jours de canicule, je vous recommande les sous-bois

A Dannemarie, j’ai bombardé jusqu’à Zillisheim.

Le canal de Dannemarie est en pleine eutrophisation due au manque de trafic. L’eau stagne.

Puis après Lutterbach, j’ai pris Reiningue. Je ne sais pas pourquoi je manquais subitement de watts avec mes jambes en coton alors je devais relancer en danseuse à la moindre pente.

Hôtel à antennes en tous genres, le dernier étage est encore libre
les portes du pénitencier vont bientôt se refermer et notre piste cyclable attendra
les types qu’on croise sur un vélo n’en mènent pas large, les braquets se font légers

A Schweighouse, le cimetière me dépanne en flotte. J’ai louvoyé comme j’ai pu vers le cimetière à chiens d’Aspach, histoire d’ôter de ma vue les grandes lignes droites que je prenais pour des mirages.

j’ai commencé par arpenter le cimetière avant de trouver le lavabo contre le mur de l’église. Ah qu’il est beau le lavabo! (Schweighouse)

Pas de doute, la canicule a du chien.

La promo du vélo à Schweighouse porte-elle ses fruits les jours de canicule? je n’en suis pas sûr

Voir le parcours

https://www.openrunner.com/r/10150434

Alkmaar, le culte du vélo

vélo cargo

Je me suis arrêté devant la vitrine du vélociste d’Alkmaar (Pays-Bas). Les cargos étaient exposés sur le trottoir. Ces engins utilitaires surprennent en France et surtout ils ne sont nullement convaincants. On leur trouve aisément tous les défauts, peu maniables, pas faciles à garer,…et pourtant il suffirait d’en encourager l’usage pour qu’ils se développent.

Un commerce en cycles aux Pays-Bas ne ressemble pas au commerce français. Aucun vélo de course, aucun VTT, mais des vélos de ville avec ou sans assistance.

la firme allemande Riese et Müller présente des machines inconnues en France (voir le catalogue RetM)

Comparaison n’est pas raison. L’usage du vélo y est facilité et encouragé de par ses concentrations urbaines, sa densité d’habitants, son territoire plat…et sa culture vélo légendaire. Une culture vélo imprégnée dans les politiques d’État.

Les potins du lundi

La fête de la musique à Wittelsheim (Haut-Rhin), une fête populaire célébrée dans des milliers de communes chaque année depuis 1982

Le 21 juin 1982, un certain Jack Lang donne le coup d’envoi de la fête de la musique. Le Ministre de la Culture de François Mitterrand répond à l’idée de Joël Cohen d’instituer des Saturnales lors des solstices d’été et d’hiver.

Le 21 juin est depuis fêté chaque année avec le concours des communes. C’est devenu une institution populaire, aussi populaire que le 14 juillet. La fête de la musique c’est aussi une reconnaissance pour toutes les musiques et les musiciens, une occasion fraternelle de se rencontrer.

Je vais de place en place pour écouter des formations qui laissent la place à toutes sortes de musiques.

Vendredi, j’ai terminé par un orchestre de rock à l’Espace Grün de Cernay. A minuit, le public était déjà clairsemé, mais la musique était bonne. Impossible d’aller au bout: les bénévoles peu respectueux des artistes se sont mis à plier tables et bancs avec fracas. La fête était terminée.

Alors comme ça la semaine s’annonce caniculaire (très fortes chaleurs le jour et la nuit pendant au moins trois jours consécutifs). J’en frissonne déjà. De peur. On se souvient trop de août 2003 avec 15.000 morts recensés en France et des températures ayant dépassé 40°C. J’étais alors à Aix en Provence pour mon travail. Même des douches fréquentes ne suffisaient pas à nous débarrasser de cette transpiration poisseuse. La France s’est particulièrement distinguée lors de cet épisode pour son imprévoyance à l’égard des populations fragiles et ce sont nos pompes funèbres qui se sont aperçues de l’ampleur des décès. Il était trop tard. La France était en vacances, nos vieux pouvaient attendre…

Cette semaine on annonce jusqu’à 43 degrés!

Fini de rire et de faire le clown sur un vélo, il faut au contraire rester à l’ombre et boire. De l’eau.

C’est l’été, c’est VTT

Vélo des villes, vélo des champs, le VTT décontracté

Le VTT a cette faculté de pouvoir vous satisfaire sans trop en faire. Ce qui n’est pas le cas de la route qui est synonyme de circuit consistant. Un pratiquant routier qui ne fait pas ses cinquante bornes le dimanche matin n’est pas entièrement satisfait.

En revanche si vous ne disposez que d’un créneau horaire réduit de moins de deux heures, le VTT est là, dans les champs autour de chez vous, avec des raccourcis nombreux si par malheur on vous rappelle de rentrer au plus vite pour allumer le barbecue.

Le Gravel fait son chemin

L’exemple type du Gravel avec son barda genre baroudeur. C’est ce qui plait aujourd’hui

Ce n’est pas moi qui vais dire du mal du Gravel, ce vélo pour gravier, venu tout droit des US en 2016.

Au diable le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse dit le dicton! Derrière le Gravel ne se cache rien d’autre qu’un coup de com qui exploite le marché du vélo et qui tente d’installer une niche entre la route et le chemin.

Soit!

Image glanée sur le net; le Gravel vous autorise le sur-mesure en fonction de vos goûts

Le Gravel Bike France sur Facebook avec ses 9000 membres assure le SAV du bouche à oreille; il n’en faut pas plus pour un engouement pour ces nouvelles machines souvent haut de gamme et dont chacun cherche encore la justification pour se lancer à l’aventure.

Lorsqu’on est « routier » et « vététiste », a t-on besoin d’un Gravel? le vélo tout chemin VTC ne suffit-il pas à faire l’affaire? Ce sont les questions à se poser. Ne tournons pas autour du pot: il y a d’abord beaucoup de geeks parmi les inconditionnels du Gravel, des cyclistes venus de la route qui voudraient faire du chemin tout en conservant l’aristocratie, l’académisme de la route.

Un Gravel de base pour commencer

Je me souviens que les compétiteurs ont inventé le cyclo-cross; avec le Gravel, nous n’en sommes pas loin. Les Graveleux, appelons les ainsi, ne manquent pas d’humour entre eux. Lorsqu’ils se posent la question de savoir quelle est la différence entre Gravel et cyclo-cross, ils répondent « ça s’écrit pas pareil! ».

D’autres le définissent ainsi : le Gravel c’est la version cyclotourisme du cyclo-cross. Comme quoi on peut s’autoriser la définition qui plait sans trop se prendre la tête.

Le Gravel made in Orbéa

Mais pour le dire autrement, je dois reconnaitre que le Gravel est capable de séduire aussi ceux qui peu à peu souhaitent se « défaire » du routier sophistiqué incapable de quitter l’asphalte. Alors oui, c’est un Gravel qui conviendra dès qu’on abordera les chemins forestiers vosgiens sans ornières. Alors vous pourrez construire des itinéraires mixtes: des départs par la route et des sections forestières bucoliques et poétiques à l’abri des pots d’échappement.

Mais finalement, vous l’aurez compris, le Gravel c’est d’abord un état d’esprit qui vous éloignera des records tout en vous rapprochant du vélo-nature.

Alors chiche, essayez le Gravel!

Monique et Alain le long du Rhin

C’est parti pour Monique et Alain.

Ils quittent le camping Vauban de Neuf-Brisach pour parcourir le Rhin.

On peut les suivre sur leur blog

Direction Koblence. Quelle chance ils ont!

Art floral

Art floral (acrylique sur toile 45×55)

Les fleurs, c’est pas mon truc. Mais c’est un point de passage obligé dans l’apprentissage. C’est comme le pâtissier qui n’aime pas faire les Paris-Brest. Alors je prends un tuto sur le net et je fais des allers et retours de l’ordi au tableau.

Je me fais la main à l’acrylique. Ce qui est bien à l’acry, c’est qu’on fait tout de suite des grands trucs qui meublent. J’ai presque envie de dire que c’est plus fastoche que l’aquarelle. Mais je ne le dirai pas.

Bon, finalement il n’a pas plu. Trop tard pour sortir un mulet.

Falkwiller

Falkwiller

Il faut être fou pour s’arrêter en pleine descente de Gildwiller le Mont.

Pourtant si, moi je me suis arrêté, j’ai tiré sur les freins pour prendre la photo du vallon avec Falkwiller qui s’étend le long du Soultzbach.

C’est fini, je ne le ferai plus. Pour cette fois seulement. C’est d’ailleurs pourquoi je roule tout seul, je m’arrête pour un oui pour un non.

J’avais encore assez d’élan pour prendre la grande courbe jusqu’au pont du village.

La grande forêt à gauche, allez-y! elle est mystérieuse; c’est celle que prenait l’abbé Saint-Morand pour rejoindre Altkirch, une fois la messe dite. Voir Sànt Morànd’s Brènnla tout de suite en entrant à l’intérieur

Vous avez dit 80?

faut pas nous pousser dans les orties!

Je ne voudrais pas ici paraître un rabat-joie sans cesse dénonçant nos mœurs sur la route mais je dois constater chaque jour que les règles de bonne conduite sont de moins en moins respectées.

Je ne suis pourtant pas orfèvre en respect du droit. Moi aussi je flirte parfois avec la ligne blanche et je peste après ce feu orange un peu mûr ou ce passage protégé pour piéton zappé par inadvertance lorsque je suis au volant.

Mais enfin, je touche du bois, depuis 1970 je n’ai eu ni accident, ni condamnations infamantes en dehors de trois excès de vitesse avec ma voiture. L’un à 86 km/h au lieu de 60 en traversée d’un hameau, l’autre à 126 au lieu de 90 et enfin un dernier en Suisse de nuit sur une autoroute où je le confesse il n’est pas facile de savoir à combien on doit rouler. Non, j’en oublie un quatrième sur un tronçon autoroutier limité à 110 au lieu de 130.

Venons-en au fameux 80 km/h.

Force est de constater que le 80 n’a rien résolu. Il faut pour s’en convaincre observer les conduites de plus en plus impétueuses des conducteurs sur les départementales sinueuses. Se croit-on sur circuit dès lors que les véhicules acceptent tout de notre virtuosité? Virages négociés « à l’arraché », les pneus, la suspension se chargeant du reste, reprises diaboliques dans les côtes pour doubler un tracteur avant d’arriver en haut, dépassement de cyclistes en chapeau de gendarme vite fait pour ne pas taper dans celui qui arrive en face.

Bref, ces sinuosités le long de fossés profonds font les délices des nouveaux Fangio du volant. Si par mégarde vous vous trouvez pris dans cette nasse horaire entre 12h et 12h15 sur la route, on vous fera comprendre qu’il est préférable de pousser sur le champignon…ou alors de rester chez soi. Oui, c’est vrai, les retraités ne devraient conduire qu’en dehors des heures de pointe. On devrait même aménager leur permis: permis valable en dehors des heures de pointe. Comme les tarifs EDF.

Vous avez dit 80?

Trottinette électrique, méfiance

trottinette Darty livrée en une heure à 499 euros, casse-gueule non remboursé

Naturellement ces engins là vont être déviés vers les pistes cyclables. Elles vous dépasseront la plupart du temps si vous roulez à moins de 25 à l’heure.

Sur la route, dans mon quartier l’une d’elles m’a dépassé alors que je m’apprêtais à tourner à gauche avec mon vélo de ville. Je ne l’entendais pas arriver.

Les accidents de personne vont se multiplier. Pourquoi?

Si vous vous souvenez de votre jeune temps, ces engins vous permettaient de garder contact avec le sol en patinant d’un pied.

Aujourd’hui vous êtes parfaitement catapultable depuis votre engin puisque vous n’avez rien pour vous retenir comme sur un vélo.

Dés lors on peut s’attendre au roulé-boulé de trottinetteurs qui finissent contre un poteau ou sous une voiture.

2040

2040, Cuba en modèle

La loi d’Orientation des Mobilités a été votée. Elle est passée comme une lettre à la Poste grâce à LREM, le mouvement créé par Macron.

Dormons sur nos deux oreilles: rien de neuf à court terme. En province on va voir progresser bagnoles et camions et autobus.

Comme avant.

Les plus optimistes voient en filigrane la percée du vélo comme succédané à tous nos problèmes d’environnement. Bien sûr ceux là sont les seuls à le croire.

Non, ce qui fait sens, c’est d’affirmer qu’en 2040 la vente des automobiles fonctionnant aux produits pétroliers sera interdite.

Je ne serai vraisemblablement plus là pour en juger, mais j’imagine toutes ces vieilles guimbardes qu’on va devoir rafistoler comme à Cuba pour aller bosser.

Ou alors, on profitera du tracteur agricole comme en Roumanie pour se déplacer.

Oui, le gouvernement nous berce d’illusions avec ses bagnoles électriques.

Et il le sait.

Pumptrack à Soppe-le-Haut

Un nouveau pumptrack* est sorti de terre à Soppe-le-Haut (près de Masevaux) à proximité du complexe sportif rue des Vergers (à l’arrière de la mairie de Soppe-le-Haut).

Le gros du travail a déjà été réalisé à la mini pelle par Mathieu TROQUIER initiateur du projet pour l’association 22 Tout Terrain.

Une journée conviviale s’organise ce samedi 22 juin de 10h00 à 12h00 pour les derniers coups de pelles. Ensuite si tout se passe bien ce sera roulage et rodage de la piste 

*une piste de pumptrack est destinée aux BMX et aux VTT. La piste est une succession de bosses et de virages relevés

Cyclistes, comptez-vous!

17 cyclistes d’un coup et aucun sur le trottoir. On sait pourquoi https://velomaxou.com/2019/03/26/quand-vieux-thann-bricole-pour-les-cyclistes/

Le fait cycliste existe. Il suffit de compter les vélos qui passent. Les associations comptent comment se répartissent les modes de transport, ce qu’on appelle la part modale.

Au fait combien de vélos passent à Vieux-Thann?

Beaucoup d’élus éludent la question ne sachant pas combien de cyclistes passent ici ou là. D’ailleurs c’est commode de ne pas savoir, on s’entend souvent répondre « des cyclistes, il n’y en a pas » lorsqu’il s’agit d’améliorer une piste ou une infrastructure. Les maires préfèrent plutôt employer le terme itinéraire cyclable plutôt que piste cyclable. Pourquoi? parce que l’itinéraire fait perdre toute priorité au vélo et qu’on peut confondre voiture, piéton et cycliste sans trop de risques en confondant tout le monde dans le méli-mélo.

Vieux-Thann, c’est la ville où le tronçon Voie Verte 331 de la Thur justement est manquant. Alors on envoie les vélos sur les trottoirs en dépit du bon sens. Pas grave, des vélos « y’en a peu! »nous dit-on…

Alors aujourd’hui, j’ai compté.

Entre 15 et 16 heures ce mercredi 19 juin.

Bilan 43 vélos

Ce n’est pas rien en pleine après-midi.

  • 9 VTT
  • 2VAE
  • 9 urbains
  • 23 routiers

On a parfois du mal à identifier la nature du cycliste; est-il vététiste ou urbain? question de flair. Je me fie aussi à l’allure et à l’équipement.

Flux et reflux

A cette heure de la journée 31 dans le sens montant de la vallée et 12 descendants.