J’y ai mis du cœur. Mais il ne suffit plus. Lorsque ça flingue devant moi, je m’accroche comme je peux. Mais au-delà de 40 km/h je décroche car mon cardio explose. Et pourtant la route de Morzwiller descend ! Bon, je le reconnais ces mouvements d’accordéon en groupe ne sont plus de mon âge.
C’était ma deuxième sortie club de l’année. Nous étions six
Je vais rarement sur la route des Crêtes. D’abord parce que c’est devenu difficile pour moi et ensuite parce qu’il y a souvent trop de monde.
Mais aujourd’hui je me suis laissé tenter par le Grand Ballon et le Markstein.
Monté par Goldbach, je suis redescendu par Kruth.
De nouveaux panneaux plus précis encore que les précédents. Admirez l’aisance de la figurine!la vallée de la Lauch depuis le Grand Ballon et au loin les maisons de Rimbuhl (Hilsenfirst)le 22 juillet, le Tour a rendez-vous au Marksteinla vallée de la Thur depuis le TrehKruth n’a toujours pas fait le pleinMonter au Grand Ballon me prend deux heures depuis Thann
J’ai attendu la fin de l’après-midi, calfeutré devant mon ventilateur. 31 degrés. J’imagine que les coureurs du GFNY ont du souffrir de la chaleur. Je m’engouffre le long du cours d’eau. Il y fait très bon. On devrait tous planter des arbres autour de nos maisons et aussi au milieu des chaussées. Je ne sais pas comment nos jeunes générations vont aborder ce grave problème climatique autrement qu’en mettant en cause nos modes de vie.
J’ai gravi ce matin la nouvelle route rénovée du Haag. Le nouveau revêtement relie Geishouse à la ferme-auberge du Haag au pied du Grand Ballon.
le nouveau revêtement commence dès la sortie du village (le camping est désormais fermé sans repreneur)
Transformée en Voie Verte, cette route ne devrait plus être empruntée que par ce qu’on appelle les mobilités douces, vélos, marcheurs, rollers, trottinettes, cavaliers, plus les ayants-droits qui accéderont au moyen d’un badge libérant la barrière non encore installée.
L’auberge des Vosges à Geishouse tel 03 89 82 30 97, casse-croûte au lard à toute heure et deux chambres pour digérer
La tenancière de l’Auberge des Vosges à Geishouse estime qu’elle va perdre des clients, les touristes de passage s’aventurant dans le chemin défoncé par les ornières.
C’est marqué dessus, pas de moteur!
Naturellement, si cette voie rénovée devait être ouverte sans restriction, nul doute que les habitants de Geishouse subirait ipso facto les mêmes pétarades comparables à celles subies par les habitants de Goldbach ou de Bourbach.
barrière provisoire après le cimetièrebarrière définitive en travaux (photo 9h06)
Provisoirement la question est donc tranchée, mais la pression du lobby automobile n’a certainement pas dit son dernier mot, d’autant que la perspective de la venue du Tour de France et sa caravane vont renforcer l’idée que motos et voitures peuvent très bien grimper par là.
l’orage de la veille a laissé des tracesjoli point de vuele col du Sattel est toujours là
Mes impressions
Avant de sa lancer dans la route du Haag, il faut d’abord monter à Geishouse depuis Moosch. Ce tronçon là n’est pas facile, mieux vaut ne pas le négliger.
Indéniablement, la grimpée est plus facile qu’avant avec la route défoncée. Les passages pentus se font en douceur avec une motricité (je monte à 5/7 km/h) qui ménage nos forces sans à-coups, sans choisir sa trajectoire, sans patinage, sans graviers faisant perdre l’adhérence.
Mais si le sommet est toujours à la même place (!) on bénéficie à partir du totem d’une bonne adhérence pour franchir la partie la plus difficile avec des passages à 14/15%.
la barrière coté ferme -auberge au Haag est aussi en travaux (photo 9h54)
De 9h06 à 9h54, j’ai mis un peu moins de 50 minutes de Geishouse au Haag
profil de la grimpée depuis Moosch jusqu’au Grand ballon. Au km 14 Geishouse
Moosch 385m/km 8.5
Geishouse 741m/km 14
Haag 1245m/km 20
Grand Ballon 1343/km 21.7
D+ totale depuis Thann: 1122m
merci aux deux marcheurs pour la photoLa route du Haag est en bleu, en rouge ma descente du Grand Ballon par Goldbach
La mairie a ouvert le robinet de la fontaine. L’eau est potable, c’est celle de l’école maternelle. J’attends que la dame ait rempli ses deux arrosoirs. Toujours ça de pris en cette période de disette
Lorsque j’arrive à Masevaux, j’ai déjà mijoté mon retour. Je suis monté sur un élastique: dès que je m’éloigne de chez moi, je tente d’y revenir, un peu comme si une force invisible me sommait de rentrer au plus court.
Aujourd’hui trois options pour le retour depuis Masevaux. Piste cyclable de la Doller (1), monter à Rammersmatt (2) ou grimper le col du Schirm (3).
L’option 1, c’est vraiment pas admissible pour un grand sportif comme moi, ma fierté intérieure en prend un coup.
L’option 2 serait une façon de dire, j’ai fait un mini col avant de rentrer les pieds sur le guidon à Thann
L’option 3, ne pas y songer, beaucoup trop difficile pour moi avec un déficit d’entraînement, l’angoisse de devoir mettre le pied à terre,…
Soudain faisant irruption dans mes cogitations existentielles , un type me dépasse et traverse Masevaux à toute vitesse, grillant stop et priorités. Je l’aperçois de loin grimper Houppach. Lui au moins ne se pose pas de question, son itinéraire est tout tracé.
Il attaque en danseuse dès l’Ehpad. Mon moral en prend un vieux coup. J’ai un petit défi intérieur à régler. (voir les conditions d’admissions à l’Ehpad de Masevaux). Moi je n’ai rien contre les Ehpad si je peux garer mon vélo sur le balcon ou dans ma chambre et si j’ai droit à deux biscottes le matin au lieu d’une seule.
Ce sera donc l’option 3, le col du Schirm. Finalement, je renâcle un peu dans les passages à 7/8%, mais après la bifurcation de la colo, il n’y a plus très long avant d’atteindre le Schirm à 604m. Je n’ose plus regarder le cardio avec mon surpoids endémique. Maxi 165 un court instant. Mais quand même.
Dans le Schirm, je n’ose plus regarder mon cardio. Je me dis souvent, si un durite lâche ce sera instantané comme le Titan
Un coup de flotte à la fontaine de Bourbach et je rentre par Sentheim, Michelbach pour avoir au moins 50 km au compteur.
Pas de train à l’horizon. J’adore le charme rétro de cette petite gare de Sentheim. Il me semble que la façade latérale est neuve. Je me demande si dans 50 ans, la vallée ne disposera pas d’une ligne rutilante et moderne pour conduire les rurbains à la ville
Bref, cette escapade n’aura été que l’expression d’une vanité narcissique et futile comme les aiment les cyclos. Beaucoup sans le savoir.
Juste un tour de VTC le long de la Mayenne. Pour me rendre compte que la campagne est belle. Je m’arrête au bout de chaque chemin pour chercher ma route, un circuit trouvé sur Openrunner. Parfois j’improvise pour rentrer au plus court.
Je suis un peu perdu parmi tous ces hameaux La signalétique de Laval agglomération
La boucle de Sainte-Barbe est située à Plestin les Grèves dans les Côtes d’Armor. Elle chemine sur une partie du GR 34 le long de la côte d’Armorique. À pied, cette boucle se fait en moins de trois heures. Arrêts nombreux pour admirer la côte rocheuse, les plages de grèves, et la végétation luxuriante.
Ponceau Ste BarbeLa petite fontaine Ste BarbeThermes gallo-romains
La rando pédestre des Trésors Cachés du Coutancais est interminable le long des dunes. Les chaussures se remplissent de sable et la râpe se met en marche. Heureusement le retour est plus champêtre et ombragé.
Je prends le GR avec mon VTC. Et je suis la côte. Les falaises sont magnifiques. Déjà éprouvées par les peintres impressionnistes, je rapporte des images à peindre.
Je visite les éoliennes nombreuses sur le plateau. Puis je rentre en hésitant à chaque intersection.
Je reprends dans ce billet quelques phrases écrites à la hâte sur Facebook. Vous le savez certainement, les blogueurs passent par les réseaux sociaux pour se faire connaître et faire leur pub. Tant et si bien que mes abonnés à Facebook le liront deux fois.
Les réseaux sociaux abritent tout un monde interlope que je tente d’ignorer tant on y trouve le bon grain et l’ivraie.
Ce matin , j’ai accéléré les préparatifs en vue d’un départ. Un nouveau vélo, c’est comme une nouvelle paire de pompes, on ne change pas les semelles d’une paire à l’autre, il faut tout en double ou en triple. Donc je rééquipe le vélo tout chemin: un éclairage léger pour les retours soirée entre chat et loup, une pompe, un garde-boue, un nécessaire de réparation, un imperméable, un sac à dos, une attache rapide de chaîne, des démonte-pneus, des chambres à air, un support de GPS,…
Je suis un type prévoyant et je n’aime pas quémander en route, « vous z’avez pas un démont-pneu m’dame? »
J’ai quand même pas poussé le luxe à racheter un casque, j’en ai déjà trois. Mais j’ai rééquipé des pompes VTT taille basse avec lacets et scratch en souffrance depuis au moins dix ans.
J’ai parcouru le quartier avec la clé Allen dans la poche pour régler la hauteur de selle. C’est fondamental, j’ai horreur de ne pas déployer toute la jambe en position basse et j’ai testé les nouvelles pédales SPD toutes neuves. Pour desserrer faut pas s’tromper, y’a un sens horaire à gauche et anti-horaire à droite, inutile de prendre la masse! Et j’ai mis les gants.
Aujourd’hui aller-retour Décathlon par les chemins qui vont bien.
Ca me rappelle quand je me faisais des permissions Covid pour sortir du rond 1 km. En novembre 2020 j’allais à Décathlon acheter des chaussettes avec mon certificat K2 (voir mon billet)
C’est un semi-rigide donc je voulais le tester en chemin mixte. Faut pas exagérer sur les racines et sur les galets car ça devient vite instable. Le long de la Thur, le sentier est recouvert de la Renouée. Virage serré et juste un vélo en face! On se congratule.
Pour le reste il est super. Direction légère, étagement des vitesses bien orchestré, on voit que c’est un truc qui a été pensé pour les femmes, commandes douces, motricité sur route qui approche le routier, mais comme j’ai un petit cadre S je suis un peu debout et le guidon « monoplace » pour les mains est parfois crispant. Je crois avoir trouvé le bon compromis route et chemin. Attendons de voir comment se comporte les pneus 700/40C car je ne les ménage pas. J’ai regardé la pub Rove. C’est une marque de Giant pour les femmes. Je ne suis pas misogyne.
La maman assoit son fils sur une chaise au milieu de la rue piétonne. Il baisse la tête tout en sortant sa guitare de l’étui. Sa petite sœur, rollers aux pieds, l’assiste. La maman fait une bise dans le cou de son fils tout intimidé, puis elles partent.
Alors le fiston commence à jouer sur sa guitare, son pupitre et sa partition devant lui. Les passants lui déposent une petite pièce. Ce n’est pas un virtuose, mais il ose.
Pour que les choses soient dites: j’aime l’Allemagne. Et mon regret est de ne pas y avoir habité. Ne pas croire ce qu’on dit. Non les bergers allemands ne sont pas méchants. Ils ne vous mordent que si vous êtes juif. Desproges aurait dit mieux.
Aïe! je viens de jeter un froid.
Lorsqu’on veut dire du bien, on arrive à dire du mal pour rectifier les choses. Que les choses soient donc dites: oui, je déteste cette période allemande fasciste de l’histoire qui lui colle encore la peau.
Et après?
Après, je ne sais rien de l’Allemagne profonde. Tout au plus ai-je été mis en face de son romantisme, le romantisme rhénan lors de ma scolarité. Goethe, les Elfes et les Nixes.
Il suffit de parcourir les villages, la nature outre-Rhin pour se convaincre, l’Allemand, la culture allemande me séduit. Je cherche, mais je ne trouve pas. Oui je cherche ces contre-performances qui pourraient en faire l’objet d’une critique. Non, tout ici y est pensé, construit, domestiqué.
Le territoire urbain, le terroir rural sont façonnés par le bon sens et la compétence. Lorsque je pense construit, je pense à cette administration du bien commun, à l’organisation des espaces, des voies, des ouvrages. On ne peut s’empêcher de se demander d’où vient la thune?
D’un capitalisme rhénan fait de régulation et de respect de la valeur collective.
Je retourne donc de ce coté du Rhin pour quelques heures.
Un parcours qui emprunte dans sa première moitié jusqu’à Staufen des bosses parfois redoutables dont j’ai le secret. Pour le retour, je me calme en restant sur du plat. Je rentre fissa pour ne pas manquer ma sieste et fuir la chaleur qui s’annonce.
Enfin une traversée du Rhin à Chalampé digne de ce nom pour les cyclistes. Pour ceux qui ont connu le bricolage d’antan, le changement est fantastique.Müllheim, GerbergasseBadenweilerle vignoble de MuggardtLa descente à Laufen est vertigineusedistributeur de cigarettes moderneL’embarras du choix des randonnées pédestres à StaufenStaufen , centre-villela mode de l’étéCe chateau dont les origines remontent en 1100 était celui d’Adalbert von Staufen. Il est inhabité depuis 1632; mais il a été rénové en 1896…Depuis ses ruines, on domine la ville et le magnifique vignoble qui s’étend tout autour de la colline.A Staufen, le vélo électrique règne en maître chez Zahn
C’est le tour dominical. Celui où l’on rencontre les cyclos du dimanche autrement dit les cyclos de tous poils.
J’ai démarré fort en grimpant à froid le petit raidard du Rangen. C’est tellement dur pour moi qu’une fois je suis tombé en perte d’équilibre sans pouvoir déchausser. J’ai maintenant des pédales sans cales, plus sûres à basse vitesse.
A mi-pente, je me suis arrêté pour reprendre mes forces. Un jeune m’a dépassé, tout frêle avec des jambes fines. J’ai compris que je n’avais pas le bénéfice de l’âge.
Cardio en goguette.
Un cycliste de Rixheim, prénommé Alain, a fait un arrêt cardiaque sur la piste cyclable d’Heitersheim. Personne de ses amis qui l’accompagnaient, ni du Samu allemand n’ont pu le sauver.
A peine 20km de VTT et pourtant l’effort physique est bien là
C’est pour ça qu’il faut se modérer. Et j’y pense souvent lorsqu’il s’agit de réaliser un effort cardio. Je surveille le cardio comme le lait sur le feu.
Une fois en haut du Rangen, j’ai profité de la vue sur Thann. Toujours aussi belle avec le soleil levant.
En quittant Thann, un cyclo se prépare à partir de chez lui. On discute un peu. Il me dit que 20 km vont lui suffire avec son vélo de route et qu’il court aussi un peu dans le vignoble de Leimbach.
Puis j’entends un autre cyclo dans ma roue alors que je grimpe à Leimbach. Il chevauche un beau Pinarello rutilant. Il me dit qu’il part pour 90 km vers Belfort et qu’il a aussi un VTT et un VTTAE.
A Aspach, un lotissement pour oiseaux. Tout le monde semble encore dormir
Le tour du lac est comme une petite mer intérieure.
Voici donc nos usines à gaz tant décriées accusées de détériorer la couche d’ozone. Le gaz part majoritairement par la gueule parait-il. Pas du CO2, du méthane! Aussitôt les écologistes et les végans sautent sur l’occasion. Ne plus manger de viande, c’est leur nouveau credo.
Un lecteur du journal DNA, par ailleurs agronome, fait observer que nos vaches ne sont pas aussi polluantes qu’on veut le dire. Lire son explication ci-contre.
Cependant la nourriture animale végétale pose problème tout de même avec les moyens mis en œuvre, les énergies et l’eau nécessaires aux cultures oléagineuses comme le maïs.
Certes nos lendemains environnementaux sont encore incertains et demanderont des efforts et des remises en cause de nos us et coutumes. Mais ne dramatisons pas car sinon le reste du monde va nous regarder comme des bêtes curieuses.
On a de l’eau pour l’été si la sécheresse survient. Cette grand bassine mise au profit des mulhousiens n’est pas contestée. Pas encore.
C’est un tour commun, celui où l’on profite de la nature à vélo.
Quelques singularités auxquelles nous sommes sensibles, comme ce mini-lac de la Seigneurie ou encore cette extraordinaire exposition d’arrosoirs qui font de Rougemont une célébrité.
Une petite mer intérieure à deux pas de l’Alsace (Haute-Marne et Marne)
Il pleut. Un seul voilier a tenté l’aventure.
parcours impeccablement fléchés
C’est du vélo de route sans problème.
La photo n’est pas floue, il pleut
On part, on roule, on arrive. La plupart du temps on est en site propre sur les digues du lac. Il n’y a plus qu’à admirer le paysage.
les magnifiques maisons à pans de bois du Dervois (Saint-Marie-du-Lac-Nuisement)
Construit pas l’homme ce barrage-réservoir « Marne » pourrait presque être perçu comme naturel. On a donc bien fait les choses. Juste englouti quatre villages tout de même. Seule émerge de l’eau l’église de Champaubert presque flattée d’une telle célébrité inattendue. Gloire au Seigneur!
Eglise de Champaubert sauvée des eaux. Dieu avait bien fait les choses
Refuge des oiseaux migrateurs, on croisera parfois en chemin des observateurs munis de longues vues en tenue de camouflage qui les font ressembler à des paras.
complexe touristique de Giffaumont
Parti d’Eclaron, je rejoins Eclaron après m’être resourcé dans ce terroir tant aimé et sillonné dans le passé.
Boum, gamelle! Je quitte le vélo et je pars en roulé-bourré sans lui. Dutronc dirait « crac-boum-hue ». D’abord la hanche, ensuite le sac à dos et pour finir le casque. J’ai les neurones qu’ont les chocottes.
Bon, pour finir je me relève et je reprends la route. C’est plus sûr.
14 Le casque protège à VTT
Enfoncement coté lobe pariétal gauche. Je l’ai échappé belle.
J’ai fait un appel aux candidats du club. Personne! Alors je roule tout seul, après ma sieste généreuse. Je ne suis donc tenu à rien sur le plan itinéraire et vitesse.
Et après, en juin, on verra des cyclos se pointer pour commencer la saison.
La montée par Wuenheim. La plus facile, dit-on. Je n’ai pas d’autre ambition que de grimper en haut.
D’ailleurs je m’arrête deux fois.
C’est sûr que je n’y arriverais pas
Une fois au Rote-Rain pour regarder un concours de jeunes vététistes et une fois à la Croix Zimmermann pour écouter deux Alphorn.
Puis je me laisse descendre à Willer.
le Steinby est barré mais le portillon est ouvert. Alors faudrait savoir!
Dans un sursaut d’estime, je prends la grimpée du Hundsrück à Bitschwiller. Mais je m’arrête au Plan Diebold. Je croise un, puis deux, puis trois cyclistes dont une particularité me choque, ils sont entièrement vêtus de noir.
J’en ai assez, surtout avec le petit passage à 10% avant le Plan. J’ai presque mes 1000m de déniv. Je ne suis pas à l’agonie, je me contente de 8/10 km/h dans les grimpées et j’ai 18 de moyenne. De quoi avoir une mention bien.
Habiter au pied de la montagne est un plus. On aurait dit un avantage. Partir à 17 heures et rentrer à 19h, tout juste deux heures. Je n’avais pas d’ambition. Aller et revenir de Saint-Amarin.
Format paysage
Mais à Willer-sur-Thur, la montagne me gagne. Je prends Goldbach et je sais que je vais être à la peine tout de suite. Surtout avant d’accéder aux lacets à partir du Moulin. A Goldbach, bouche pâteuse, mais j’ai de l’eau de la dernière sortie. Et je repars car le col Amic, ça se mérite!
Exit les pavés après le col Amic, on grimpe mieux
Au terrain de foot jusqu’à l’auberge de la Sapinière, je suis encore en émoi. Et à 18h15 je suis au col. Demi-tour? Non!
Je prends Freundstein. Un de mes coins préférés.
A l’Hartmannswillerkopf, il est 18h37. Je mets le coupe-vent, le feu rouge clignotant et run!
18h53, Uffholtz. Les moucherons passent derrière les lunettes et me brouillent la vue.
C’est à Bitschwiller que je m’aperçois que j’ai arrêté le gps par erreur . Il tracera un ligne droite depuis le départ et donc 5km non enregistré
Passage en single le long de la Thur sauvage, ça passe sans risque d’accrocher.
Attention aux pédales à picots! Lorsqu’on s’arrête au stop (oui, ça m’arrive) le pied ne remonte pas avec la pédale accrochée en-dessous. C’est déconcertant pour disposer tout de suite d’un bon levier de pédalage.
Passage de vitesse: super, c’est tout doux et on a tout le registre sous une seule manette.
Pilotage: attention à la direction, elle n’est pas auto-centrée, je vais prendre du temps avant le lâcher de main.
Passage cailloux, roches, bien meilleur avec le 27.5 pouces, normal, rayon plus grand.
Passage sur terrain gras: je n’ai pas bien perçu le comportement; toutefois il me semble que le 27.5 garde mieux la trajectoire choisie. Jusqu’où? je ne sais pas.
C’est lourd à la relance: 15kg.
Suspension agréable, presque trop! Je n’ai pas regardé de près le réglage de l’amorto arrière.
Passage en selle basse: le déclenchement est brutal, il faut y penser et retenir son poids. Dans les grandes descentes, ça doit être grisant.
Il faut que je m’habitue à l’ergonomie. Je vais certainement repasser aux pédales SPD, même si je sais qu’en grimpée à basse vitesse, le risque que je tombe est plus fréquent avec l’âge.
La selle rembourrée avec des noyaux de pêches, à voir. Et pourtant je ne suis pas douillet de ce coté là mais je ne ferai pas quatre heures avec.
pour finir, je m’offre le barreau de Vieux-Thann tout neuf
Je suis arrivé à l’heure pour le départ de la manif face à la sous-préfecture . Ambiance bon enfant.
Les Alsaciens sont des gens respectueux de l’ordre. On sent bien sans le dire que l’affaire est pliée. La France est ainsi faite qu’elle a perdu ses réflexes révolutionnaires. Rien à voir avec le climat pré-insurrectionnel des grèves de 79 dans la sidérurgie quand j’habitais Longwy.
Il faut quand même se dire qu’un certain nombre de professions a reçu des assurances d’échapper à la punition des 64 ans. Par exemple les pilotes de ligne, les policiers, les sénateurs, les militaires, …
Le gouvernement s’est engagé à maintenir le régime de retraite complémentaire obligatoire des pilotes de ligne dans la future réforme, une réserve de 5 milliards d’euros autogérée, sans contribution de l’État.
C’est donc un régime spécial qui échappe à la punition. Pourquoi?
Je rentre par la lande du Rothmoos à Wittelsheim. Ancienne friche potassique qui redevient milieu naturel après un siècle d’exploitation minière.
Le Rothmoos, au centre le terril.
Voir le parcours de 55km
A l’aller j’ai pris le plus rapide.
Au retour j’ai musardé. J’ai même tenté du coté de la Cité du Train de rejoindre Lutterbach. En vain.
Mais cet itinéraire à VTT semble le plus court pour faire le trajet Lutterbach-Thann car il est parallèle à la route D1066.
Ne plus prendre le single le long du ball-trap à Graffenwald, je me suis déchiré les jambes dans les broussailles.
Pédaler déhanché, c’est un peu le pédalage en canard. C’est celui que j’adopte depuis un certain temps.
Je regarde si le gros chien ne me poursuit pas (Bellemagny) (huile 55×46)
J’ai regardé dans le dico. Pas de doute, je pédale déhanché, c’est à dire en me dandinant sur le vélo.
C’est caractéristique des types qui n’ont « plus de jambes » pour rentrer et aussi de ceux qui souffrent d’arthroses dans les genoux ou les hanches. Sinon en compét, il y a ceux aussi qui sprintent sur la ligne d’arrivée.
Le seul moyen pour nous de garder de la motricité quand on a mal à chaque tour de pédalier, c’est d’ajouter du poids dans le pédalage pour moins éprouver la musculature jambière des cuisses et des mollets.
C’est pas beau un mec qui se dandine sur la route, mais c’est le moyen de prolonger le vélo et d’épargner le cycliste tant qu’on pourra.
J’ai franchi l’autoroute par la passerelle et j’ai longé ces friches en attente de la voracité foncière.
La ville surdouée n’a pas dit son dernier mot
Montpellier fait partie de cette mégalopole que seule la mer pourra arrêter.
Un cycliste des lieux me conduit jusqu’à Villeneuve suivant son itinéraire habituel. Son bon vieux Gitane est aguerri, il a des pneus increvables. C’est mieux pour aborder les scories de la périphérie.
A la cathédrale on se quittera.
Aux abords de la cathédrale
J’ai été intrigué par le bziiiiii-bziiiiii que je n’attendais pas si tôt. Je savais que depuis plusieurs jours ce bruit caractéristique était celui de la mort des plaquettes de freins.
Un bziiiiii-bziiiiii caractéristique venant du frein arrière Mer calme
J’ai opéré sur le champ grâce à des plaquettes encore bonnes dans mon sac
Hélas j’ai trop attendu, j’ai commencé à mordre la ferraille avec le disquePalavasRetour à la capitale
Guidé par un fort vent de nord-ouest je suis alléché par une belle odeur de café. Je tombe sur l’usine Jacques Vabre.
Je pars à l’aventure urbaine. Rien qu’un itinéraire improbable comme ceux où je me plais à rencontrer l’inconnu.
La tour TDF est perchée sur les hauteurs de Montpellier. Je la contournerai.
Quitter la ville par l’ouest, un parcours du combattant de 8 kilomètres. Parfois j’hésite et je me réfugie dans des itinéraires incertains de quartiers puis je reprends de longues avenues et je prends les immenses giratoires à l’envers pour mieux voir l’ennemi en face.
Extraordinaire bombe hilarante en taille Maxxi qui jonche le sol.
Finalement j’arrive à Lavérune. Une victoire. La vieille route est attribuée aux cyclistes. Merci.
Derrière l’usine Jacques Vabre, me voici dans les vignes et face au vent violent.
Au bout du vignoble, Saint-Georges-d’OrquesSt-Georges, au cœur du village
Puis je trouve une piste roulante toute neuve qui me conduit à Juvignac. A Juvignac, je longe la Mosson sans trop savoir si je pourrais sortir à l’autre bout du chemin.
Vestige du pont roman sur la Mosson
Les platanes le long de la Mosson exposent leurs généreuses racines
Miracle un tunnel pour traverser une voie rapide
Retour à Lavérune. But du jeu rentrer à Montpellier sans trop me tromper dans ce magma urbain. La ville a fait des efforts. Je trouve des axes cyclables qui font penser à des itinéraires post-Covid restés en place.
Étonnant temple Lao tout neufLe stade municipal.
Très peu d’erreurs pour le retour. Mon gps m’a beaucoup aidé car aucune signalétique cyclable n’est en place sur les pistes. Tout reste à faire.
Pour rouler sur le sable il faut aller dans le dur, c’est à dire au bord de la vague.
Envie de mer?
Rien de compliqué, je prends le VTT et je vais à la mer.
J’ai renoncé à rouler sur la plage car le sable et l’eau de mer sont hautement corrosifs pour le vélo. Un gros Fatbike électrique et chargé de sacoches s’est engagé en direction de Mireval. Même pas peur pour son vélo.
Le symbole du poisson glouton n’est pas à mon goût Miam
A l’abbaye demi-tour. Je rentre par le chemin de halage le long du canal de Sète puis je longe le Lez