Les potins du lundi

Fin de canicule humide pour mes amis des Cent Cols, le week-en dernier à Kirchberg. Après tant de chaleur, finir sous la pluie à la rencontre BIG/CCC c’était vraiment manquer de chance.

Au tour des Blouses blanches

C’est pendant les vacances que les Français apprennent les mauvais coûts, pardon les mauvais coups qu’on leur réserve pour la rentrée. J’entends dire cela depuis des lustres.

C’est la hausse des prix, de nouvelles taxes, les tarifs autoroutiers,…Nous sommes habitués.

En revanche ce à quoi nous ne sommes pas habitués, ce sont aux revendications diverses qui perdurent pendant les vacances. On avait cru le mouvement Gj éteint, mais aussitôt voici le mouvement Blouses blanches. Celui des urgentistes des hôpitaux.

A Mulhouse ils étaient 26 médecins il y a quelques mois. Ils sont 17 aujourd’hui. Ils seront une dizaine au mois de septembre. Le chef des urgences, le docteur Kacem est formel.

Pourquoi partent-ils ? Parce qu’à l’heure actuelle, à Mulhouse, plus qu’ailleurs dans la région, les conditions de travail semblent dégradées. (DNA du 3/08)

Les médecins ont encore ce pouvoir de quitter leur poste comme bon leur semble en raison de mauvaises conditions de travail, ce qui n’est pas le cas des OS pressurés dans leurs usines qui n’ont pas le choix d’aller voir ailleurs si la soupe est meilleure.

Je veux bien admettre que la situation est très dégradée par la bobologie quand des vététistes, des footeux et des randonneurs pédestres viennent grossir les rangs des patients le dimanche matin, mais quand même…il est permis de s’interroger sur ces désertions de médecins en plein été.

Franky superstar?

Quelques heures après sa traversée de la Manche sur son flyboard, Franky Zapata concentre déjà les critiques. Son engin ne servira à rien. C’est le pire exemple de gaspillage énergétique, « Je vais refroidir tout le monde mais cet « exploit » et cette invention c’est n’importe quoi. Ça ne servira à rien, aucune application civile ou militaire sérieuse, ça fait beaucoup de bruit et ça pollue. Un jouet d’adultes riches et casse-cou (propos recueillis sur tweeter). Dommage pour Franky, son invention arrive au mauvais moment.

C’est triste de voir partir un cyclo pour toujours

C’est en bas de page qu’on en parle comme pour s’excuser d’attrister un peu plus un billet en pleine période de vacances. Des amis, des confrères croisés au cours de nos balades nous quittent définitivement. En douce parfois parce que la maladie insidieuse les a éloignés de nous.

A Loisir Rixheim Vélo (LRV) un de mes anciens clubs, c’est le président du club Bernard Hassel qui annonce la pénible nouvelle sur le forum « ils sont désormais 2 à pédaler dans les étoiles, Nanou a rejoint Gégé » à quelques jours d’intervalles.

La grande famille cyclote pense à eux.

Scène pénible à Guewenheim

Morzwiller

Tout avait bien commencé. Les cigognes s’ébattaient le long de la route…

Lachapelle

WC public en fête

Soppe-le-Bas, la vigne

Le vin nouveau était prometteur, quand soudain le long de la piste…

Guewenheim

…le train fut attaqué…

….et les voyageurs sommés de descendre assister à la scène de Far-West non sans avoir du vider leur bourse auparavant.

Ça fait combien déjà 1,50m?

Le code de la route préconise un espace d’une mètre cinquante pour dépasser un cycliste (hors agglomération). D’où vient cette distance?…on entend dire, avec humour, que c’est la place nécessaire pour tomber sans se faire écraser ensuite par celui qui vous dépasse ou pour éviter les nids de poule fréquents sur nos bords de chaussée…

Qui est capable d’apprécier au volant la place qu’il laisse réellement au cycliste? Parfois lorsque je suis frôlé par un véhicule, c’est à dire à moins d’1,50m, je tente d’identifier sur le sol là où est passée la roue arrière…pas facile! Évidemment, je ne vais pas jusqu’à sauter à terre un mètre pliant en main pour vérifier. L’appréciation de cette distance est fort aléatoire car la plupart d’entre-nous et des usagers ne savent pas ce que représente 1,50m.

En fait 1,50m, c’est en gros l’envergure de vos deux bras tendus. C’est donc beaucoup plus que ces écarteurs dont se dotent certains cyclistes sur leur vélo. Je ne recommande pas non plus à l’automobiliste qui me dépasse de tendre deux bras par la portière. On pourrait cependant imaginer des aides à la conduite avec un radar latéral comme on le fait pour le radar de recul…

Si vous prenez une chaussée étroite telle qu’une départementale de 6 mètres de large, le cycliste prend déjà un mètre, plus 1,50m d’espace de sécurité entre la voiture et vous…la voiture de 2m de largeur devra donc « prendre » 1,50m sur l’axe médian.

C’est pas simple du tout.

Dans les faits, beaucoup renoncent au vélo tout simplement parce qu’ils craignent, à juste titre, d’être fauchés sur la route par un usager peu respectueux du code de la route.

Moi, j’ai déjà renoncé au vélo en groupe du fait de l’inaptitude de beaucoup de cyclistes à comprendre la dangerosité de leur comportement sur la route et aussi de l’insouciance des autres usagers, voire de leur agressivité.

En fait, je me réfugie plutôt vers le VTT. Comme beaucoup d’entre-nous.

Vignoble

Ollwiller. Je passe dans ce lieu privé…les chiens aboient. Mais je ne suis pas réprimandé. En fait la signalisation est contradictoire avec un sens interdit et une vitesse lente autorisée. Bref, on ne sait pas à quoi s’en tenir.

Ce matin, vignoble.

Je commence à Uffholtz et je termine à Wuenheim.

Retour par les champs.

Dans la plaine, l’arrosage
J’arrive à Wattwiller par le vignoble
Un seul pêcheur à l’étang
la carpe a lutté, elle aura la vie sauve
A Ollwiller, je prends la voie privée, on verra bien
j’aime bien cette tourelle isolée
le vignoble de Wuenheim est devant
Ollwiller
Hartmannswiller
Wuenheim

https://www.openrunner.com/r/10319970

HP Velotechnik

C’est le Scorpion de HP Velotechnik prêt à être livré. Vitesse 45 km/h avec immatriculation
Un matériel soigné avec clignotant, phare puissant, freins hydrauliques
rétroviseurs, GPS, Bluetooth
deux batteries 36V, 636 Wh
détail suspension arrière
C’est de l’humour, car je ne suis nullement intéressé par cette machine qui coûte la bagatelle de…11000 euros

Bretonnant

Douarnenez, l’Ile Tristan

Le 29 juillet 2010, je parcourais la côte bretonne. Je retrouve des clichés.

Comme pour mieux m’imprégner de ces magnifiques paysages changeants au gré de la lumière, je peins. C’est ma façon à moi de parler breton. La Bretagne est adorée des peintres. A l’aquarelle, c’est l’eau et le ciel qui nous ravissent. Je suis loin d’atteindre le degré de maîtrise des spécialistes de la chose.

Je travaille sur un trop petit format, je vais essayer plus grand pour mieux donner cours à l’expression du lavis.

Heureusement que j’ai ce hobby de la peinture pendant cette parenthèse du vélo.

L’Arcadie pour les nus

Titre foireux, j’en conviens. Ce roman d’Emmanuelle Bayamack-Tam a reçu le prix des lecteurs France-Inter. Ce qui lui donne, j’imagine, une audience supplémentaire.

Si vous voulez vous placer en marge de la normalité convenue, lisez Arcadie.

L’héroïne, Farah, y vit depuis l’âge de six ans dans une communauté appelée Liberty House située du coté de l’arrière pays niçois. La sexualité y est sans tabou avec à sa tête une sorte de gourou nommé Arcady qui règne sur un petit monde déjanté (ce sera ma seule allusion au vélo).

Un monde libertaire confronté à la cruauté de la norme sociale. Surtout pour Farah qui découvre peu à peu ses conformations transgenres…

Un roman moderne mêlant poésie et trivialité de façon plus virtuose et réjouissante que jamais (Télérama)

On est loin du vélo.

Ed. P.O.L, 448 p., 19 €.

Pédale douce

Rétrograde, rétropédalage, rétroscopie, rétroviseur, …aujourd’hui train rétro.

Pédale douce est un terme qui appartient au piano. Il s’agit de la pédale droite qui atténue le son et donne de la nuance au son.

Le monsieur m’a dit « attendez que la barrière soit entièrement levée! »

Le terme est galvaudé. On l’emploie pour demander de la modération en tout.

Et à vélo? pourquoi pas aussi! Aujourd’hui j’appuie en douceur sur les pédales car j’ai mal à un genou. Un truc qui frappe de nombreux cyclistes et qui à la longue devient rédhibitoire pour la poursuite du vélo.

On voit nettement le col sur l’horizon, il ne semble pas haut depuis Houppach

Alors je me modère. A mon avis, humble avis, c’est de l’arthrose, une dégradation du cartilage. Un truc de vieux, quoi!

J’ai croisé une dizaine de cyclistes dont la plupart semblait découvrir la grimpée du Hundsrück. Avec curiosité et émoi, deux comparses détonants.

C’est dommage de devoir se limiter en pleine saison d’été. Je fais contre mauvaise fortune bon cœur.

Mon attention est attirée par cette boite à livres. Le monsieur qui jardine tout près me demande si je lis…c’est lui qui a eu cette initiative. Trois ou quatre livres dont des livres de classe. Il a aussi installé une poubelle et emporte les ordures déposées à la ville. C’est son jardin empli de nains de jardin qui borde la Voie Verte en direction de Bitschwiller. Il nettoie aussi les rives de la Thur face à chez lui, la Renouée est tenace. Parfois, me dit-il, des voitures s’engagent sur la piste et un jour les Brigades Vertes ont arrêté un attelage avec une caravane. Le GPS en cause, selon lui.Attendons de voir combien de temps la boite à livres va garder son intégrité…

Là où je m’exprime le mieux, c’est dans les descentes, et encore! J’ai aussi trois ou quatre doigts qui souffrent du même mal sur les poignées de freins.

Bientôt l’hospice!

Les potins du lundi

Chaque année, lors de la transhumance bien-nommée, les bouchons autoroutiers font les délices des gazettes. De façon immuable notre modèle social reste inchangé, les vacances sont faites pour partir. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, on appelle vacances, l’ensemble des déplacements d’agrément comportant au moins quatre nuits consécutives hors du domicile… on en déduit donc que ne pas partir est synonyme de pauvreté. Pourtant on connait tous autour de nous des vacanciers très contents de rester chez eux. Sont-ils tous pauvres?…

Partir où?

Peu importe, ce qu’il faut c’est partir pour marquer le coup, pour changer les idées, pour voir du paysage, pour goûter à la mer ou à la montagne. Prendre l’autoroute avec sa voiture et sa famille, c’est quand même moins pire que partir à Phuket sur le plan de la pollution. J’ai cette intuition et je n’ai pas du tout envie de le démontrer. Mes lecteurs matheux le feront certainement pour moi.

Mais auparavant, il convient d’affronter la marée humaine qui se presse sur les autoroutes.

Équation insoluble: comment faire entrer en même temps sur l’autoroute 10.000 voitures par heure là où il ne peut en entrer que 1800?

Chaque année, Bison futé fait montre de son incapacité à ne pas être…futé. C’est même imbécile de croire qu’un bovin, tout bison soit-il, puisse être futé. Pourtant chaque année, on nous ressert le truc du Bison futé depuis au moins quarante ans.

C’est comme « mangez au moins cinq fruits et légumes chaque jour! »

D’où ça vient? où sont les preuves d’un bienfait pour la santé à partir de cinq?…et pourquoi pas à quatre?… jamais aucun expert n’a su nous le démontrer. Surtout avec les doses de pesticides contenues dans les fameux fruits et légumes!

Pour en revenir à la thrombose autoroutière, les solutions sont simples mais personne ne veut y recourir.

  • prendre son vélo et les itinéraires cyclables lorsqu’ils existent
  • commander son voyage autoroutier à l’avance comme on le ferait pour un voyage en train

On imagine que les concessionnaires d’autoroutes ne verraient pas d’un très bon œil qu’on restreigne l’accès à leurs ouvrages si peu chers acquis et tant rémunérateurs. Mieux vaut en effet enfermer tout le monde dans la nasse pour être sûr que chacun paie plein pot un service dégradé où il aura généré un max de pollution.

Ou alors il existe une solution libérale: installer des grilles horo-tarifaires en fonction du flux de véhicules comme on le fait pour le courant électrique avec des tarifs heures pleines ou heures creuses.

Toutes ces considérations apparaissent d’une grande futilité en regard de l’urgence climatique, j’en conviens. Mais en ce bas monde, nos semblables peinent à imaginer l’ampleur de l’écueil qui est devant nous.

Vous aimerez peut-être aussi mon billet des vacances 2017…et la constance du propos.

Alors comme ça Alaphilippe est déchu?

Déchu avant d’être oint. Pour le coup, il redevient humain, notre Alaphilippe. Son incapacité à résister dans l’Iseran le rend presque sympathique aux yeux des mortels incrédules.

Comme par malédiction, le Tour sombra peu après sous le déluge des Dieux, la grêle et les éboulements.

Inutile d’aller plus loin, le Tour était joué.

La Seine à vélo: peut mieux faire

Méfions-nous des images idylliques! Il semble que la Seine à vélo réserve de mauvaises surprises…

De la future véloroute nous n’avons d’abord vu que des zones industrielles et portuaires. Le reste fut sentiers tortueux, routes agricoles caillouteuses, côtes à 20%, descentes sur routes du même acabit, sentiers abrupts en forêt, et, heureusement, magnifiques vues, et même passage de la Seine en bac. (extraits du billet d’Isabelle et le vélo)

Le Seine à vélo, Isabelle connait. Elle peut donc en parler en étant experte des lieux. Manifestement ce n’est pas gagné. Vu de loin, on croit le paysage plat. Que nenni! On réserve aux cyclistes les itinéraires pentus, c’est bien connu…alors que pour les routes on gomme les déclivités à coups de bulldozers.

A lire dans Isabelle et le vélo

Gravel, réfléchissons avant!

Ces terrains que j’ai parcourus à VTT sont-ils propices au Gravel. Thierry Crouzet donne son avis

Faut-il s’équiper Gravel? C’est en forme de question que j’intitulais mon précédent billet concernant cette formule de vélo qu’on appelle Gravel, un cycle réunissant à la fois des qualités routières et tout chemin. On peut le relire ici

Mais voici que sur la toile s’annonce l’expérience de Thierry Crouzet, un Languedocien féru de vélo comme nous. Intitulé Où se situe la limite entre gravel et VTT ? il se pose la question que nous nous posons tous avant de franchir le pas et d’ajouter une bécane de plus dans notre garage.

Il se lance dans un circuit local du coté de Montpellier et de Sète qui mesure 77km spécialement conçu par le Gravel Bike Montpellier.

En 2013, j’ai parcouru le massif de la Guardiole à VTT. Le terrain peut-il se prêter au gravel?

Ses impressions sont parfaitement explicites…on peut les lire ici sur son blog de belle facture

Thierry Crouzet est aussi ingénieur en robotique, philosophe et auteur de nombreux ouvrages. Thierry Crouzet défend le revenu de base inconditionnel comme voie de sortie de la crise économique (wiki)

extraits: Pour moi, le gravel n’est pas un vélo d’aventure. C’est un vélo pour les itinéraires pensés pour lui, un peu comme le vélo de route d’ailleurs, à cela prêt que son terrain de jeu est plus vaste. Sur les itinéraires « homologués » pour lui, le gravel procure un immense plaisir, mais il suffit de quelques sections difficiles pour tout gâcher.

ce chemin de calcaire rougeâtre est typique du Languedoc, les chemins de barrière anti-feux sont nombreux dans la pinède.

Thierry Crouzet s’interroge Maintenant, quand je roule à VTT, je ne cesse de me dire « Là, c’est gravel, là, non. » On va sûrement tous se poser la question avant d’opter pour un Gravel…d’autant que je ne suis prêt à sacrifier mon confort de VTT tout suspendu à n’importe quel prix.

VTT à St Privat, une journée cuisante dont j’ai encore le souvenir. Le Gravel ne m’aurait pas facilité les choses

Si vous êtes un défricheur de cols en terres inconnues, prenez le VTT!

En conclusion, méfions-nous des terrains abordés! Par exemple si vous envisagez la Traversée des Vosges, mieux vaut un VTT

Mon triangle des Bermudes à St Privat

Pas de sursis pour les radars

Le radar « tourelle » de Preixan (Image Midi Libre) le coût d’un radar est compris entre 30 000 et 40 000 €

66 % des quelque 2 000 radars fixes ont été vandalisés et 250 auraient été détruits depuis mi-novembre, soit 10 radars par jour. (journal l’Alsace du 3 janvier 2019)

J’ai cherché sur le net. Depuis janvier 2019, on ne communique plus sur l’état des radars détruits. Pourquoi?… Comme près de  4.500 radars automatiques  sont installés sur les routes de France, cela représenterait 2.250 radars rendus inutilisables, d’après les Echos du 11/12/2018. Communiquer serait accroître le risque d’entretenir le mouvement destructif et en outre montrer l’ampleur du sujet.

Dans mon environnement proche, j’observe que la plupart des radars détruits le restent et qu’il subsiste à la place des carcasses calcinées.

Dans la nuit de jeudi à vendredi ce radar de l’Aude (image ci-dessus) a été scié à la disqueuse alors même qu’il venait d’être remplacé.

Le radar « tourelle » est diabolique: il filme tout y compris si vous êtes au volant téléphone à la main…(ainsi qu’éventuellement d’autres éléments de votre vie privée à l’intérieur du véhicule; mais ça le radar « de base » le faisait déjà)

On comprend donc l’enjeu qu’il y a à le détruire puisqu’il est désormais avéré que tout le monde téléphone au volant (et non pas seulement 30% comme semblent vouloir en attester les pouvoirs publics).

Va t-on devoir installer des caméras pour surveiller les radars? logiquement on peut s’y attendre. Mais il faudra aussi surveiller les caméras.

Derrière ces destructions systématiques de radars se dessine un mouvement profond de refus d’une société répressive dirigée en priorité vers les usagers de la route.

L’argument de la sécurité a vécu: les usagers se rendent compte que, tous les radars étant neutralisés, la mortalité routière n’a pas explosé pour autant (voir par exemple le site BZH info). C’est embarrassant pour le gouvernement car le radar n’a plus qu’une raison d’être: ponctionner les poches des contribuables…ceux justement représentés par le mouvement Gilets jaunes.

Et Maxou, qu’en pense t-il?

Mon avis compte peu. Petit conducteur, je profite comme beaucoup d’autres de l’absence des radars sur des tronçons où les modulations de vitesse sont tellement variables que se faire prendre à l’hameçon par un radar est devenu une loterie.

L’avenir de la route partagée

D’abord un constat simple pour se rendre compte de la complexité du problème de la concentration routière en France…et des conséquences environnementales engendrées:

  • En 1970, le parc automobile était composé de 14 millions de véhicules
  • 50 ans plus tard, le parc atteint près de 40 millions!

L’avenir de nos routes ne va pas s’arranger pour les automobilistes. Les contraintes environnementales (bruit, vitesse, pollution, encombrements) font que la puissance publique s’ingénie à trouver les moyens de dissuader l’auto de passer par là…et même de passer tout court.

L’arsenal de moyens, on le connait. En ville, il s’agit de faire baisser la vitesse tout en déviant le trafic inutile à l’extérieur des agglomérations.

voir le décret partage de la voirie

Zone 30, zone 20, ralentisseurs, rétrécissements, chicanes, feux « pédagogiques », sens interdits, rings obligatoires,…et stationnements interdits ou payants.

Mais les élus qui croient avoir rétabli la quiétude dans les quartiers résidentiels doivent à présent compter avec les GPS qui s’ingénient à déjouer les plans de circulation organisés par les agglos. Quelle n’est pas la stupeur de certains quartiers jusqu’alors paisibles de se voir envahis par de nouveaux Bisons Futés dotés de logiciels GPS à l’intelligence redoutable capables de contourner les embouteillages!

La chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) est un outil encore peu usité tant elle déconcerte l’automobiliste français. Le CVCB consiste à ne laisser qu’une voie aux voitures tout en aménageant deux rives cyclables pour les cyclistes. Aussi dénommée «chaucidou» (chaussée pour les circulations douces) ou Kernfahrbahn en Suisse ou en Allemagne.

CVCB aux Pays-Bas

Pour l’avoir expérimenté en tant qu’automobiliste, l’effet est immédiat. Si un véhicule surgit face à vous, vous ralentissez immédiatement et songez à vous « garer » sur la bande cyclable sans faucher le cycliste qui s’y trouve! La manœuvre est délicate et oblige à faire preuve d’attention.

Les Pays-Bas sont adeptes du genre car dans ce pays, chaque voie secondaire fait d’abord la place aux deux-roues.

Histoire sans paroles

Jeanne à Vals-les-Bains

Jeanne à vélo passe ses vacances en Ardèche. Mais il ne se départit pas de son œil de cyclologue urbain.

N’accablons pas Aubenas ou Vals-les-Bains: leurs efforts pour rendre la ville cyclable sont semés d’embûches dans lesquelles sombrent corps et âmes les concepteurs d’ouvrages.

Des voiries étroites où l’on ne veut surtout pas mécontenter l’auto et des piétons qui font les frais de trottoirs partagés.

Voila de quoi nous sommes capables en ville! Tant que le législateur ne mettra pas fin à ce dogme du tout voiture en ville là où il n’y a pas de place, on ne s’en sortira pas. Pourtant les solutions existent:

  • laisser sa voiture à l’entrée de la ville et mettre des transports en commun gratuit
  • supprimer les places de stationnement
  • généraliser les voies uniques centrales banalisées

Dépenser autant de fric public et aboutir à des résultats aussi nuls et bâclés, c’est notre lot quotidien d’infamie. On se demande encore à quoi servent les recommandations du CEREMA.

Si vous êtes féru de vélo en ville, lisez le billet de Jeanne à vélo .

A l’eau le Tour?…

Le Canard Enchaîné du 24 juillet

Alaphilippe a battu de manière stupéfiante son record de puissance de 6 % dans des montées qu’on pensait trop longues pour lui et où il craquait, d’ordinaire.

Ce n’est pas moi qui le dit, je suis trop ignare pour émettre un tel avis sur le maillot jaune du Tour. Il s’agit d’Antoine Weyer, ancien coureur 1ère catégorie, ancien entraîneur de l’équipe Festina,

De son coté, Alaphilippe déclare dans l’Equipe « Je sais le travail que j’ai fait pour en arriver là, j’en suis le premier étonné. Si cela crée de la suspicion, c’est comme ça. Quand on réussit, ça fait forcément parler, ça crée de la suspicion.« 

Suspicion n’est pas preuve pour autant. Mais comme disent les chroniqueurs, Alaphilippe déjoue tous les pronostics.

En attendant les contrôleurs de la brigade anti-dopage ont rendu visite aux équipes Jumbo-Visma, Deceuninck-Quick-Step et Ineos, jeudi juste avant le départ de la 18e étape du Tour de France. Steven Kruijswijk, troisième du classement général, George Bennett et Laurens De Plus, ses deux principaux soutiens en montagne au sein de la formation Jumbo-Visma, ont même subi un contrôle sanguin dans l’autobus, à seulement une grosse heure du départ. (source RTL be)

Ces infos là ne filtrent pas sur les chaines télé partenaires (France 2 et 3) du Tour qui sont là justement pour faire de l’audience et donner une image idyllique de la Grande Boucle qui sillonne notre hexagone en long et en large.

Je ne suis pas compétiteur, mais je sais néanmoins faire du vélo. Pas seulement pour faire mes courses en ville. Quand je vois grimper ces coureurs dans le Tourmalet, je suis bluffé. Comment peut-on produire trois semaines durant autant d’efforts surhumains? je m’interroge toujours chaque année. Du coté des spécialistes de la chose, on parle cette fois de cétone.

Les esthers de cétones seraient à la mode sur le Tour…

L’équipe d’Alaphilippe utilise des flacons de 25 grammes coûtant moins de 30 euros. Leur fournisseur est en rupture de stock.

Rien de grave!

L’indice 8 seulement. il n’y a pas de quoi s’affoler. Il reste encore deux niveaux. La pollution de l’air va de pair avec la canicule. Il suffit donc d’attendre la baisse des températures et tout va rentrer dans l’ordre. Nous pourrons continuer de polluer comme avant.

C’est du cynisme.

Mais cela pourrait préfigurer des mesures contraignantes si nous étions dans une République responsable, c’est à dire une République qui ne part en vacances et qui mobilise ses forces pour éviter le pire. Ne serait-ce qu’à court terme.

Par exemple?

Par exemple délivrer des autorisations aux seuls transports justifiés…et donc bloquer toute autre circulation terrestre ou aérienne pour le tourisme par exemple.

Bref! délivrer des laissez-passer au cas par cas.

Mais qu’attend-on?

Le rationnement de l’eau?, le rationnement de l’électricité?

Pour sûr, on y va tout droit.

Un vrai démocrate ce Maxou!

Les clubs face à la révolution électrique

vélo à assistance électrique, la confusion des genres va t-elle fausser le jeu? celui-ci est électrique et pas facile à reconnaître

C’est en chemin, hier sur nos VTT, que Claude imaginait que le Club des Cent Cols pourrait accepter les vélos à assistance électrique autrement que sous le seul aspect médical du pédalant. Ne le répétons-pas: il soupçonne certains centcolistes de flirter avec la règle en grimpant les cols avec une aide électrique.

En effet, les clubs sont de plus en plus confrontés à des adhérents vieillissants qui ne peuvent plus « suivre » sans l’aide de l’assistance électrique.

Electrique ou pas, les clubs vont peiner à satisfaire tous les publics

Mais pas seulement!

De plus en plus nombreux, des cyclistes en pleine forme font de l’électrique une véritable discipline. Ils se détournent donc naturellement des clubs où l’acceptation est conditionnelle.

Par exemple au Club des Cent Cols où la règle fondatrice est de gravir des cols avec son vélo et l’unique force musculaire, comment faire pour adapter cette règle?

  • créer une section distincte réservée aux « électriciens »?
  • confondre les deux disciplines?

L’une et l’autre de ces solutions posent problème.

Un discipline distincte revient carrément à créer un second club avec ses propres tableaux et palmarès, sans que les cols gravis en « musculaire » puissent être confondus avec l’électrique…

Déjà en 2018, les organisateurs ne s’embarrassent pas, électrique ou pas, tout le monde est admis à concourir

Confondre les deux disciplines va engendrer naturellement des frustrations… ceux qui trouveront les parcours trop faciles (les électriciens) …et ceux qui se verront concurrencés injustement dans l’effort.

Je ne méconnais pas le fait qu’une perméabilité existe entre vélo et vélo à assistance; ainsi ce couple de cyclistes de forces inégales qui souhaiterait rouler ensemble…et qui donc se verrait mal devoir participer à des circuits distincts.

Il reste que la question est posée de savoir comment accueillir le vélo assistance en club…car entre vélo muscu et vélo électrique, il existe deux approches pour ne pas dire deux cultures du vélo. Celle des inconditionnels ou le vélo est synonyme d’effort et de dépassement de soi et celle des adeptes du loisir cycliste en mode assisté qui n’ont pas envie de se projeter dans une perspective contraignante demandant rigueur et entraînement permanent.

Du coté de la Fédération de cyclotourisme, l’essor du VAE interpelle, « Cyclotouristes, mes frères, ne rigolons pas, nous sommes également contaminés » déclare Bernard Lescudé dans son édito de Cyclotourisme magazine de juillet-août 2019. Le terme de contamination est-il bien choisi? Ne revient-il pas à percevoir le VAE comme une agression?

L’enjeu est donc gros.

Surtout que le possesseur de VAE est plutôt « investisseur » vu le prix des machines et qu’il y a fort à parier que les promoteurs touristiques vont se bousculer pour ferrer ce gros poisson adepte de plein air et de sorties organisées qui regardent peu à la dépense.

VTT à la Hallière

Mon parcours du jour fait 38km et 860m avec 10 cols. On a terminé à 12h30 sans tarder vu la température.

La Hallière, c’est cette scierie mue par un moulin à eau à quelques kilomètres de Celles sur Plaine. Parfaitement rénovée, elle se visite à titre touristique. On part de là ce matin.

Scierie de la Hallière vallée de Celles. Parfaitement entretenue et exploitée à titre historique

Tôt car la chaleur menace déjà. On va tourner entre Allarmont et Angomont dans la forêt domaniale de Bousson.

10 cols sur notre chemin avec une première partie un peu délicate dans des chemins peu empruntés couverts de banches mortes et de cailloux.

Avec mon copain Claude, on en a un peu bavé au départ

Heureusement par la suite nous profiterons de chemins forestiers goudronnés qui nous permettront d’avancer plus vite.

Claude tient à la main son sac à dos. Il tient qu’on voit son beau maillot d’Annecy
Abri du sapin Marie-Louise construit par l’ONF en 1962
Cette stèle évoquant un accident aérien de Lancaster lors de la guerre est en construction. Elle est encore masquée dans l’attente de son inauguration. Non loin de la scierie de Machet. Je pense que la forme ovale représente une dérive
Une belle demeure forestière
Chapelle au col de la Chapelotte

https://www.openrunner.com/r/10275129

VTT à Celles sur Plaine

Je suis parti pour ce circuit organisé par mon club au-dessus de Celles sur Plaine non loin de Saint-Dié.

Dès 9h30 la chaleur se fait sentir sous les bois.

Il y avait 9 cols dans le massif du Coquin.

Heureusement au km 30, il n’y avait plus que la descente.

J’ai zappé le pique-nique.

A 12h30, j’étais rentré.

Bitschwiller s’attaque au VTT

Elles sont déjà nombreuses les communes de la vallée de la Thur à interdire le VTT sur certains sentiers et chemins. La situation est d’autant plus étonnante que partout en Alsace, le VTT est devenu un des fers de lance de promotion du tourisme attirant notamment des sportifs venus des pays nordiques friands de pentes et de nature.

Thann, Bitschwiller-lès-Thann, Willer,…

Cette situation n’est pas propre à la vallée de la Thur. La vallée de la Doller se manifeste aussi à travers le Club Vosgien qui a organisé une manif à Masevaux pour faire pression auprès des pouvoirs publics.

Cette fois, c’est Bitschwiller qui réglemente par arrêté la portion de sentier du point de vue du Ewel…

extrait de l’arrêté

Une décision qui fait réagir l’association Mountain Bikers Foundation (MBF) qui se propose en l’absence de concertation avec la commune de porter l’affaire devant le tribunal administratif

extrait courrier de l’avocat de MBF
A Thann, les chemins de moins de 2 mètres sont interdits aux VTT depuis 2014

Affaire à suivre…

Les potins du lundi

Au boulot!

Ce sera donc 64 ans pour l’âge de la retraite. Le Nouveau Monde de demain est en marche. C’est un grand progrès social qui s’annonce puisqu’il sera plus juste, nous dit-on. Ces sottises proférées à l’envi dans les gazettes ressemblent à ces incantations des dictatures communistes d’antan. La vérité est que l’économie de l’Europe est atone, les tensions internationales élevées et qu’il est illusoire de croire que nos marges de progrès vont se restaurer à court terme.

Alors on taille dans le vif des acquis sociaux. Prendre à Pierre pour donner à Paul.

Il peut être fier Macron, il fait la peau à un ensemble de conquêtes sociales issues du lendemain de la Libération. Après la destruction de notre code du travail, la démolition de la SNCF, bientôt de l’EDF, que restait-il encore à dégommer? les régimes spéciaux de retraite.

C’est fait. C’est sûr, immoler les symboles du Conseil National de la Résistance sur l’autel du progressisme, voila de quoi faire people pour les classes laborieuses pressurées, précarisées, abonnées aux CDD. Vivre dans l’incertitude du lendemain plus longtemps encore, ce serait donc plus juste. C’est ce que nous promet Macron. Corvéable, malléable, la masse laborieuse rêvée par le capitalisme moderne, c’est cela à quoi nous allons être astreints.

Ce que l’histoire ne dit pas encore, c’est quelle sera l’employabilité des 55-64 ans qu’on peine à maintenir à leurs postes dans les entreprises new-look? dans quel placard à balais allons-nous planquer ces travailleurs quinquagénaires dont plus personne ne veut ? On sait déjà que Pôle-Emploi héberge nombre de ces sacrifiés de plans sociaux issus du libéralisme mondial. Je ne vais pas citer de noms, chaque semaine on apprend que telle ou telle usine ferme après avoir empoché les subsides de l’État.

Cet allongement de temps de travail aura des conséquences sur nos loisirs et notre temps libre, c’est indéniable. Moins de gens disponibles pour s’occuper des petits-enfants, moins de bénévoles associatifs et un marché du troisième âge forcément moins attractif.

En clair, nous allons travailler plus longtemps pour gagner moins. Inutile de tourner autour du pot, le Gouvernement ne veut pas consacrer plus de 13% du PIB aux charges de retraites; conséquence, la part du gâteau sera donc plus petite à l’avenir pour les têtes blanches.

Nos jeunes sont contents, eux qui pensaient n’avoir aucune retraite à l’avenir, les voila rassurés. Le Gouvernement joue une partition qui ressemble à une romance puisque personne ne comprend rien aux régimes de retraites. J’en connais parmi mes amis qui se marrent, ce sont tous ceux qui vivent leur retraite avec les fonds de pension accumulés en Suisse.

Le Nouveau Monde promis pas Macron ne devrait pas trouver en chemin beaucoup de contradicteurs. Quelques escarmouches de fonctionnaires et assimilés à la rentrée et le tour sera joué. Pas de problèmes de navigation aérienne: les contrôleurs échappent à la punition. Police, gendarmerie et pompiers aussi. Du coté des cheminots, quelques blocages de trains; à l’EDF les conducteurs de centrales nucléaires pourraient protester mais on sait comment faire taire le mécontentement avec quelques gratifications bienvenues.

Et les infirmières? et les profs? c’est embarrassant…attendons de voir!

Sibeth Ndiaye

Une qui n’a pas sa langue dans sa poche c’est Sibeth Ndiaye. Normal, c’est la porte parole du gouvernement Philippe. Elle aurait notamment déclaré à son entourage lors du décès de Simone Veil : « yes, la meuf is dead » (c’est contesté). On ne peut pas dire que ce type de langage excelle dans le bon goût. Mais ce qui nous surprend, nous les vieux de l’Ancien Monde, c’est l’accoutrement de la ministre. Disons qu’il est coloré et exotique pour une fonction de représentation de la République Française. L’eurodéputée Nadine Morano y voit une tenue de cirque. Libre à elle! De là à dire que ce propos est raciste…

Il est vrai que notre personnel politique de couleur n’est pas toujours bien accepté si l’on se souvient de la façon dont certains ont traité Christiane Taubira.

Tourmalet. Vous avez vu Julian Alaphilippe dans le Tourmalet?…et le beau Pinot?…du coup la France se sent ragaillardie. Il est normal que le sport cycliste dans lequel nous investissons tant nous redonne quelque espoir de fierté. Moi qui ne suis pas connaisseur de la chose cycliste dans ce registre de la compétition, je reste bluffé de voir comment des jeunes gars grimpent en quatrième vitesse à des altitudes stratosphériques. Surtout Alaphilippe qui n’a pas très bonne mine à la télé. Un qui est bien tombé, c’est Macron. Grimper le Tourmalet avec le Tour de France devrait le doper dans les sondages.

Ma prochaine semaine de canicule

Le parcours VTT de Celles-sur-Plaine (non loin de Raon l’Etape)

Mon club des Cent Cols est à Saint-Dié pour une semaine du 21 au 28 juillet. Je vais le rejoindre pour quelques parcours VTT, ceux qui comportent des cols manquants à mon palmarès.

Mon inquiétude, c’est la canicule annoncée qui va impacter les organismes.

Le parcours VTT de la Hallière près du lac de Pierre Percée

Parcours VTT la Bolle au départ de St Dié

Je garde ce dernier parcours sous le coude si j’ai encore des réserves…

parcours VTT BIG/CCC décentralisé en Allemagne près d’Offenburg

Au total une quarantaine de cols en chemins ou sentiers

Avant canicule

Et pourtant Vieux-Thann fait tout pour embellir la commune

Je n’en veux pas à Vieux-Thann. La commune se pare de belles fleurs comme toutes les communes. Si les revêtements de chaussée s’effondrent ça et là, ça ne gène que les cyclistes. D’ailleurs la piste de la Thur est à nouveau à l’abandon en aval de Cernay. Ce qui démontre que tout le monde s’en fout.

Qui s’en plaint? Personne. A part moi.

Les pailles se ramassent à grande vitesse
Cette descente est assez grisante car on prend vite de la vitesse et on a un beau point de vue.

Pascal Bride est au Tyrol

Il a quitté Vienne hier soir à 16h sur son vélo.

Il est actuellement Sankt-Johann in Tirol. Pascal Bride, notre baroudeur mulhousien, (dossard 24) a déjà parcouru 380 km durant la nuit sur les 2000km que compte la Three Peaks Bike Race qui doit le conduire à Barcelone.

Auparavant, il devra escalader le Stelvio qui est le premier point de contrôle de cette course en solitaire sans assistance.

Vienne, avant le départ (P.Bride)

Parmi les 97 concurrents, Pascal Bride a démarré fort puisqu’il se trouve parmi les tout premiers.

Il se dirige vers Inssbrück en longeant l’Inn.

On peut le suivre grâce au traceur qui équipe les coureurs. ici

Pyjama

Alors que la maison dort encore, j’aperçois un ballon au loin. J’attrape mes jumelles. Il semble descendre.

Ma femme s’interroge. Le journal du jour est à peine déployé, le petit-déjeuner en plan. Toute affaire cessante, je suis parti encore en pyjama à la chasse au ballon sur mon VTT.

J’ai vu le ballon arriver vers chez moi, puis descendre. Aussitôt j’ai sauté en pyjama sur le vélo et j’ai foncé sur la piste d’Aspach pour faire une photo.

Mais le ballon semblait inatteignable…alors j’ai poursuivi mon chemin jusqu’à Aspach pensant enfin le voir toucher le sol…

A Aspach, je l’ai vu disparaître au-dessus du lac…j’ai donc grimpé dare-dare le chemin forestier jusqu’à Michelbach…

J’arrive au lac, le ballon semble hésiter sur son atterrissage en bas de la digue du lac…

Je descends en bas de la digue…il a disparu! Je suis déçu.

Je longe la rigole de déversement jusqu’au pont de la Doller, pas de ballon!

Au rond-point d’Aspach, je l’aperçois qui frôle les peupliers au-dessus la D466, il traverse la gare d’Aspach…

vol à basse altitude

…puis il semble enfin se poser sur la zone industrielle d’Aspach…

…trois coups de gaz et ça repart. Traversée de la D483. Je file vers l’église de Burnhaupt…

il rase les toits, les chiens aboient, les riverains ouvrent leurs volets
l’imposante masse semble cette fois se diriger vers le sol…
perdu! il repart et traverse la rue haute à Burnhaupt

Je tente de le suivre…je suis dans une impasse. Je contourne le pâté de maisons…

Il est là, posé, majestueux

Le pilote m’interpelle…avez-vous vu une voiture suiveuse?

Oui, elle est déjà derrière moi.

L’heure est venue de remballer

Le VTT en pyjama est tout de même moins confortable qu’en tenue (de capitaine) ad hoc.

Vacances en Journalie

Non ce n’est pas la Jordanie. C’est la Journalie. Une croisière en Méditerranée avec des orateurs de talent, ça vous ferait plaisir?

Alors n’hésitez-pas!

L’hebdomadaire Marianne vous convie du 13 au 23 octobre 2019 à bord du MSC Poesia, la compagnie dont Alexis Kohler bras droit de Macron est administrateur.

Rien que du beau monde…

  • Natacha Polony, directrice de Marianne
  • Jean-François Kahn fondateur et journaliste à Marianne
  • Najat Vallaud Belkacem, ancienne ministre
  • Laurent Joffrin
  • Jean-Louis Debré

Comme on peut s’en rendre compte, la duplicité de ces politologues est totale dès lors qu’il s’agit de s’offrir des loisirs pour pas cher.

Au programme, la 5eme croisière des idées.

Un bateau de croisière peut émettre en une journée autant de particules fines qu’un million de voitures

Et si on partait en France! ne craint pas d’écrire Marianne. Faites ce que je dis pas ce que je fais… Et si j’oubliais de renouveler mon abonnement à Marianne!

Marianne qui se veut si vertueux avec les questions d’environnement ne craint pas la critique en acceptant de faire des ménages à bon compte.

L’année ne fut pas facile pour la journaliste mais les millions d’euros engrangés seront une douce consolation. Natacha Polony, 44 ans, dominerait largement le classement des « journalistes les mieux payées en 2019 » avec des revenus estimés à près de 96 millions d’euros. source

Faut-il s’équiper Gravel?

Le Génésis Vagabond a tout pour me plaire avec ses vitesses en bout de cintre et son cadre slooping 1230 euros.Un cadre slooping permet d’enfourcher plus facilement la machine dans un single étroit en surplomb. Je sais de quoi je parle…car de nombreuses fois je dois m’adosser à un arbre pour redémarrer

En posant la question, vous imaginez déjà ma réponse.

Friand de vélo route et VTT, vous êtes sûrement comme moi: ne peut-on pas trouver un juste milieu entre l’un et l’autre?

C’est à dire avoir un cheval roulant capable de faire le bourrin dans les sentiers vosgiens?

J’examine le marché et les avis des pratiquants sur la toile. On serait tenté de dire que le Gravel, puisqu’on le nomme ainsi, n’est rien d’autre qu’une mode de plus. Pourtant le Gravel n’invente rien, il n’est que le successeur du vélo de cross. Avec des aménagements de confort comme les freins à disques…plus quelques tours de main qui permettent la monte de différents pneus, de gardes-boues et de sacoches pour le cas où l’idée d’un raid vous viendrait à l’idée…

Actuellement les tenants du haut de pavé sont Koga et Génésis. Je suis sûr que vous allez en trouver d’autres vu que Décathlon et Go-Sport se lancent aussi avec des machines d’entrée de gamme.

Après avoir écrit ce billet, il reste à passer à l’action…c’est à dire imaginer des parcours mixtes « route+chemin ».

J’en bave d’impatience.

Articles en relation avec le Gravel…

https://velomaxou.com/2015/01/09/comment-se-preparer-au-voyage-a-velo/

https://velomaxou.com/2019/06/23/le-gravel-fait-son-chemin/

Vienne-Barcelone en 10 jours

2000 km et 24000 m de dénivelé

C’est une course en solitaire à laquelle s’attaque Pascal Bride, notre champion mulhousien.

Vienne-Barcelone sans ravitaillement ni voiture suiveuse. Un exploit qui n’est pas à la portée du premier venu.

Pascal Bride n’a pas encore l’expérience de ce genre de défi. Son vélo tout équipé pèsera 13,500 kg avec les sacoches et il a prévu d’acheter son ravito au fur et à mesure de son périple.

Chacun de nous a bosser et travailler son parcours à son choix entre chaque point CP Obligatoire, et j’ ai choisi l’ aventure MAX au plus fort du parcours … dit-il sur sa page Facebook

Un vélo qui tout équipé ne dépassera pas 13.5kg

On le sait, Pascal Bride dit Bridou est un battant. Affecté par son dernier raid BTR 2019 qu’il a du écourter sur blessure, il va cette fois pouvoir démontrer tout son savoir-faire.

Je vais essayer cette fois de ne pas me blesser après seulement 300 km cette fois ..🤪🤪 comme à la BTE…!! C est sur que c est la première fois que j ai une prépa si faible et incertaine mais promis,je vais essayer de vois ramener quelques belles images…

Son aventure s’annonce passionnante.

C’est pas juste

La paille

La matinée en juillet est prioritaire pour le vélo.

Je croise de nombreux cyclistes. La norme passe doucement à l’électrique. J’entends un sifflement derrière moi en montant le Bannstein.

La dame me dépasse avec son panier d’osier sur le porte-bagage sans omettre de me saluer. Quand j’arrive au sommet, elle est déjà loin. C’est pas juste, je vais me plaindre au syndicat des vélos. Qu’on ait du mal à grimper les côtes sans l’assistance, admettons! mais qu’en plus on double les augustes gugusses à guibolles flageolantes sans indemnité, y’a d’l’abus!

On les repère les pépères qui partent à la fraîche décontractés sur leur VTT à électrons. Pour eux le challenge est terminé dès le départ. Ils font confiance au canasson. Les touristes viticoles arpentent le vignoble à l’électrique. Les pentes? quelles pentes?

Le couple de cyclo-campeurs arrivent face à moi, arnachés, sacoches et remorques, chien et marmot. Ça pédale avec allégresse, sans déhanchements…l’exercice est devenu une formalité très éloignée de l’effort musculaire à produire.

Tant mieux pour eux!

https://www.openrunner.com/r/10246345