C’est clair, l’économie du vélo à assistance attire les regards. D’autant que les fabrications françaises se trouvent dopées après la taxation à 84% des cochonneries chinoises qui commençaient à envahir l’hexagone.
A coté des trottinettes électriques et leur coté « hors la loi », l’image du cycliste passe dorénavant pour « quelqu’un de bien »
Je ne voyais que trois têtes casquées grimper le chemin derrière la vigne à Muggardt.
Les deux premiers de cordée semblaient mus par un tapis roulant. Étrange! Quant au troisième, son mouvement de tête laissait supposer un pédalage puissant en adéquation avec la pente.
J’ai compris pourquoi la dame et l’ado avançaient aussi bien une fois arrivés au col: l’assistance électrique!
Et l’ado chevauchait un VTT de 24 pouces. On peut donc apprendre tôt le vélo électrique, signe qu’une évolution profonde est en cours dans le domaine du loisir à vélo.
Pas d’objectifs athlétiques. Juste se balader dans la forêt (noire) qui jouxte Sulzburg (Forêt Noire). Un village viticole où l’on aimerait vivre. Avec toutefois 5 collinets au passage.
DE-BW-0610c Sattelplatz
DE-BW-0582a Kohlplatz
DE-BW-0647 Rimseck
DE-BW-0540b Nussbaumplatz
DE-BW-0402a Muggardter Höhe
Jean en profite pour tâter des chemins pentus et expérimente le démarrage en côte.
Jean découvre les joies du VTT
A la cote 734, on est en haut du parcours, il n’y a plus qu’à se laisser descendre.
la signalétique allemande irréprochable
A Muggardter Höhe, il est pile midi. C’est l’heure du casse-croûte face au vignoble.
Les pédales, nous les cyclistes, on connait. Même qu’avec une seule on aurait beaucoup de mal à monter jusqu’au lac de la Lauch! Mais deux pédales pour les automobilistes, c’est encore trop: résultat, un candidat au tout automatique a défoncé la vitrine de BMW à Sausheim et envoyé deux ou trois clients à l’hôpital.
Rebelote à Munster. La dame au volant de son 4×4 BMW (encore!) a confondu vitesse et précipitation. Heureusement, à Munster les vasques florales ont la peau dure. Résultat: une piétonne qui passait par là gravement blessée et transférée à Hautepierre en hélicoptère.
Ces accidents à répétition de nos voitures en ville posent problème; en quoi une voiture à deux pédales serait plus compliquée qu’avec trois? je m’interroge…
Le terrorisme plane dans les esprits chaque 14 juillet
Comment empêcher les vélos de passer à Mulhouse en 2016.
Cela fait donc trois ans qu’un carnage s’est produit le 14 juillet sur la promenade des Anglais. Inutile de rappeler l’incurie de nos corps publics de l’époque; celle de la ville de Nice et celle de l’État. Aujourd’hui encore chacun se renvoie la balle de ses manquements.
Lors du passage du Tour de France à Bitschwiller jeudi dernier, la rue Joffre n’était pas accessible autrement qu’à pied, ou à vélo. Un camion de la ville barrait la rue de Longchamp et les voitures ne pouvaient pas pénétrer. Oui, simple et efficace! Pour les événements locaux, les communes ont reçu, semble t-il, des consignes simples et efficaces: disposer des engins communaux en travers des accès aux zones piétonnes. C’est tout bête mais Nice n’y avait pas pensé.
Bataille de chiffonniers en vue
Municipales 2020: les incivilités des sauvageons pèseront dans la balance
Ça y est, les Municipales suscitent des vocations. Mon maire (Thann) répond aux attaques à coup de droit de réponse dans les boites à lettres. « A mon arrivée en 2014 j’ai accumulé les mauvaises surprises » écrit-il.
50.000 euros de déficit de fonctionnement
400.000 de prêt à rembourser en un an
7000.000 de travaux de voirie et 8000.000 d’entretien de bâtiments non anticipés
Des chiffres vertigineux comme ceux-là, les citoyens n’ont en évidemment cure; ce qu’ils voient les citoyens, ce sont les chaussées en miettes au centre-ville (et pas que!) les terrains de jeux vandalisés sans qu’un agent de ville n’y mette de l’ordre et la traversée de l’itinéraire cyclable de la Thur en jachère. Ne parlons pas de la signalétique cyclable, hors de prix selon les services…
Les doléances écrites sans réponses, les services désinvoltes qui oublient de vous inscrire sur les listes électorales…ce sont aussi des motifs d’insatisfaction du citoyen lambda qui voit les édiles s’éloigner des préoccupations de la vox populi. Dommage pour les élus: les citoyens s’en souviennent aux élections.
Le contentieux, le mien, est donc patent et je saurai m’en souvenir. Si toutefois je parviens à être inscrit sur les listes électorales!
Les écolos se réveillent
Je n’ai jamais eu de tendresse particulière pour les écologistes. Ils aiment nicher à droite, à gauche, au gré du vent. Voici qu’ils se fendent d’un communiqué assassin dans la presse d’Alsace pour se plaindre des effets de la canicule. D’un seul coup, ils veulent tout interdire, arrosage, lavage de voitures, irrigation (golfs, piscines, stations de lavage, arrosages non prioritaires). Ces écolos là sont des opportunistes nés. En revanche, ils se gardent bien de mettre en cause le modèle de développement de la planète et son mondialisme débridé. On ne sait jamais, des fois qu’un poste se libère… à droite ou a gauche comme a su en tirer parti le ministre de Rugy. A droite ou à gauche, c’est le problème de l’écologiste capable de manger à tous les râteliers. Pourvu que la soupe soit bonne!
Langmatt, des lotissements perchés sur les hauteurs en manque d’eau
En matière climatique, le pire est à venir. Nos populations ne sont pas préparées à des restrictions d’eau, des robinets à sec, des douches une fois de temps en temps comme dans les Ehpad. Encore moins préparées à la chaleur. On se camoufle comme on peut, on se réfugie dans les supermarchés, de préférence près des produits frais. Et on file le lendemain chez son médecin pour soigner la bronchite.
La Roche Albert, les sapins qui meurent sous l’effet de la sécheresse (juillet 2019)
Les oiseaux? Pour eux le pire est déjà là. Mes oisillons qui nichaient sous mon toit à la fin juin sont tous morts. Ils sont sauté du nid sous l’effet de la chaleur. Les plus anciens d’entre-nous nés à la campagne (j’en suis) ont connu le puits au bout du village et les allées et venues quotidiennes pour emplir les seaux, tandis que les plus modernes ont connu la pompe à bras sur la pierre à eau de la cuisine. Mais les plus jeunes? comment vont-ils découvrir cette pénurie d’eau qui se dessine dans le Grand Est?
En 2018, des camions-citernes ont ravitaillé des pompages de la Haute-Thur. Et en 2019, rien ne dit que la situation ne sera pas pire…
Pédaler mou
Si on fait de la culture physique au troisième âge, c’est parce que l’on a entendu qu’elle préserve des maladies et de la mauvaise santé. On connait tous aussi des octogénaires en pleine forme sans rien faire. Méfions-nous donc des idées reçues du corps médical. Ce qu’on ignore souvent c’est que la fameuse pratique sportive a tendance à vous casser les articulations en douce.
Leon Schiffman et Leslie Lazar Kanuk distinguent trois sous-segments : jeunes-vieux de 65 à 74 ans (young-old) ; les vieux, de 75 à 84 ans (old) et les vieux-vieux, de 85 ans et plus (old-old)
On a donc encore toutes nos chances puisque les paliers de la vieillesse nous donnent des perspectives envieuses.
Mais je subodore que les années passant, on fait du vélo avec attention, je veux dire en faisant attention. Attention à ma tendinite des doigts qui se réveillent dans les longues descentes sur les freins, attention à cette douleur au-dessus du genou gauche qui atteste que j’ai tiré un trop grand braquet en grimpant le Vieil Armand, attention à la rhinite qui se réveille pour un oui, pour un non…bref il faut savoir ou apprendre à pédaler mou pour durer.
Et tant pis pour la course au train qui vous tente lorsqu’un quadra vous fait la nique sur le plat!
Je quitte Thann tôt après la pluie de la nuit. Il fait encore frais. Direction Kruth. Mais en chemin, je fais un détour par Geishouse. Rien que pour le paysage et aussi pour avoir un peu de dénivelée sur le parcours. Je descends par Meerbaechel à Moosch. Les voiles se posent à Fellering. C’est magique. Puis à Kruth je fais le tour du lac. Il est déjà étrangement bas…vraiment ça interroge sur le degré de sécheresse. A Urbès, je prends Storckensohn. Le torrent est à sec…Mollau, Wesserling et la suite.
Geishouse dans son écrin écolage à Fellering Ces deux cyclos vont bon train, à Kruth ils prendront le MarksteinKruth, le lac Storckensohn, le torrent à sec
Le 14 juillet approche. Le président Macron échaudé par les fastes de son ministre de l’écologie de Rugy du temps où il était président de l’assemblée a décidé de frapper un grand coup lors des festivités de la fête nationale.
Le GIGN est aussi appelé à défiler le 14 juillet et risque de griller la vedette au Tour de France. Son équipe cycliste parfaitement camouflée au sein du peloton sera à même de déjouer toutes les tentatives terroristes
Dimanche à la place des chars Leclerc, mon petit doigt me dit qu’on peut s’attendre à voir défiler des pelotons cyclistes moins gourmands en énergie et tout à fait adaptés à la rigueur budgétaire imposée aux armées.
Dans son numéro 692 de juillet-août 2019, la FFCT se lance dans le vélo électrique. C’est une révolution, plus qu’une évolution.
Cela faisait déjà plusieurs années que ce thème du vélo électrique, plus exactement vélo à assistance électrique (VAE), était abordé du bout des lèvres par la fédération de cyclotourisme. Dans les clubs, on freinait sec des quatre fers. Pas question de vélo électrique dans les pelotons du dimanche matin!
Puis l’assouplissement est venu d’en haut: on vous accepte, oui! mais à deux conditions…
justifier d’une restriction médicale
rester derrière pour ne pas semer la zizanie devant.
Tout cela vient de voler en éclat dans ce numéro de Cyclotourisme. « Cyclotouristes, mes frères, ne rigolons pas, nous sommes également contaminés » écrit notamment Bernard Lescudé dans son Edito.
Une contamination? C’est bien ce à quoi on assiste dans les rangs des clubs avec des acteurs vieillissants pour qui quelques watts en plus sont les bienvenus pour durer.
Durer. C’est le nouveau challenge de la fédé avec des troupes qui peinent à se renouveler. Dans le dossier intitulé « Quelques watts de plus », on vous dit tout.
qu’est-ce qu’un VAE?
les principaux composants
l’assistance et la santé
vers un code de bonne conduite
le choix du VAE
Le virage n’est pas facile à négocier chez les inconditionnels du tout musculaire; il convient donc de convaincre en notant qu’il serait incompréhensible de continuer à rejeter le VAE.
le vélo à assistance électrique sait se faire discret comme ici avec ce cycle Mannheim qui ressemble fort à un vélo de course classique
L’argument santé est pour sûr un facilitateur pour aider à comprendre l’intérêt du vélo à assistance…en notant qu’il ne s’agit que d’un petit surplus de puissance de 10 à 30% dans les moments les plus redoutables pour le cardio.
Mais le cycliste a sa fierté pour lui; consentira t-il à passer au VAE aussi facilement?
Pour aider à la transition, les constructeurs rivalisent d’artifices en dissimulant les moteurs et les batteries du mieux qu’ils peuvent…comme certains tricheurs dans la compétition.
Dès lors à l’avenir le vélo musculaire est-il appelé à figurer au rang des reliques qu’on sort uniquement dans les grandes occasions, histoire de rappeler les temps héroïques?
Mieux vaut être femme moche à vélo si vous ne voulez pas être importunée sur la route, Mesdames. L’article du Journal des Femmes tend à accréditer cette thèse.
A bicyclette aussi, elles subissent quotidiennement, leur lot de phrases déplacées et regards insistants.
La vie en société est pour beaucoup devenue trash peu sensible au fair-play et encore moins à la galanterie. Il est vrai que les compliments flatteurs sont souvent perçus de nos jours comme une flagornerie de mauvais aloi.
Notre arsenal de lois contre le harcèlement sexuel est là pour réfréner les ardeurs des matamores aux biscotos tatoués qui font les yeux doux aux cyclotes depuis leurs camionnettes.
Mais les types à vélo ne sont pas en reste. Il est vrai que pousser une cyclote en détresse dans une côte est aujourd’hui très mal vu. Personnellement, je ne m’y hasarderais pas…surtout si le mari suit en voiture!
Cela dit faire du vélo pour une femme véhicule toutes de sortes de clichés sexistes plus ou moins de bon goût.
Installé à Bitschwiller, j’ai attendu devant la rue déserte. Une gendarme interdisait de traverser à quiconque tandis que son talkie crachotait « Soultz ouvert ». Pourtant la rue était déserte, les quidams engueulés ne comprenaient pas.
Puis un caravane est arrivée. Une caravane publicitaire. Haribo, le Gaulois, X-tra, Amora, FDJ, …non tout cela me laissait de marbre, même si j’ai manqué de recevoir dans l’œil un berlingot de moutarde, je suis resté zen.
Non, ce que j’attendais, c’était la 2CV Cochonou. Lorsqu’elle est arrivée à ma hauteur, j’ai compris que la France profonde pouvait rentrer chez elle rassurée.
Dans le cochon, chacun le sait, tout est bon.
Alors que les badauds vidaient les trottoirs les poches gonflées d’Haribo et d’échantillons X-Tra, une bande de coureurs cyclistes bariolés s’est engouffrée dans la montée du Hundsruck dans l’indifférence générale.
Pour le reste, je vous renvoie vers les gazettes spécialisées.
La revue des Cents Cols est toujours attendue avec impatience de la part de ses membres.
Celle de 2019 vient de paraître. Une occasion de redécouvrir nos sites visités au cours de l’année écoulée, de lire ceux qui outre le vélo sont aussi de fins rédacteurs. Mais on ne peut passer sous licence l’Annexe.
L’Annexe, ce sont les pages de nos palmarès, le tableau d’honneur, la liste des membres de la confrérie, la liste des plus fidèles, bref cette fierté d’appartenir à une grande famille d’amoureux de la montagne.
Nos petits nouveaux figurent au tableau d’honneur dès les cent premiers cols atteints. Les plus « capés » alignent autour de 10.000 cols comme Pierre Brivet et Michel Verhaeghe.
Vélomaxou commence à plafonner avec ses 1179 cols. Je dois me résoudre à lever le pied un jour et ma progression va petit à petit ralentir vu que j’ai ratissé la plupart des cols autour de chez moi.
Une De Dion haut-rhinoise. J’aime la valise sur le marchepied.
Une fois en haut, je flâne. Grimper le Vieil Armand, c’était mon exercice du jour. Je le sais, je n’aime pas ce machin là car je dois aller puiser au fond de mes ressources pour réussir. Je grimpe au mental. C’est comme ça quand on manque de puissance, il faut gérer habilement . Tantôt je vois un lacet arriver et c’est l’occasion de se reprendre car la courbe est souvent plate surtout si elle tourne à gauche. Mais les sections rectilignes, je les crains car c’est entre deux courbes qu’on doit se hisser plus haut. Bien sûr, je calcule pendant toute la montée, addition, soustraction, ce qui est fait, ce qui reste à faire.
C’est les vacances, les motards sont au rendez-vous de la montagne
Quand le col du Herrenfluh est là, j’exulte. Je descends et je grimpe sur la butte voir la plaine et les ruines du château.
Le Herrenfluh, ouf!Au Vieil Armand, je suis un peu atteint
J’arrive à Freundstein. Je m’assois sur le parapet et je contemple la montagne. Un bruit de moteur étrange…j’ai juste le temps de saisir une De Dion-Bouton qui monte fièrement.
Ce parcours comprend quatre cols, on l’oublie souvent:
le Herrenfluh 835m
le Silberloch 906m
le Freundstein 860m
l’Amic 828m
Deux cyclistes allemands arrêtés devant l’auberge
Sind Sie müde? (ce sont tout mes restes germaniques)
Nein!…ils me désignent le Ballon… Weltraum
Au Nouveau Monde, la bâtisse des GJ est démontée. Le marchand ambulant de fruits me dit qu’ils vont reconstruire de l’autre coté du rond-point…
En attendant le Tour, on sort les reliquesStaff n’est pas en reste
Bollwiller attend le Tour. On a ressorti les vélos qui pourrissent dans les greniers. C’est marrant, quand le Tour vient en Alsace, toutes les communes sont cyclophiles…alors que le reste du temps elles ne font rien pour le vélo. Surtout Bollwiller!
Images préparatoires du Tour de France 2014 lors de son passage à Mulhouse.
Quelque deux cents coureurs cyclistes, des centaines de voitures suiveuses, des camions techniques (service d’ordre, secours, presse…), des bus qui parcourent des milliers de kilomètres le long de la « Grande Boucle », des hélicoptères, des avions, sans compter les 10-12 millions de spectateurs qui se déplacent, en camping-cars ou en voitures, pour admirer la course le long des routes : l’empreinte écologique du tour est énorme et cette célèbre course illustre bien la difficulté à gérer les effets environnementaux d’événements sportifs majeurs. source
Le Tour de France continue de perpétuer chez nos voisins des clichés bien franchouillards
C’est une semaine fantastique qui s’annonce pour les adorateurs de course cycliste alsaciens avec la venue du Tour de France. Mercredi l’étape Saint-Dié-Colmar et Jeudi l’étape Mulhouse-La Planche-des-Belles-Filles.
Je comprends toute cette génération qui suit la Grande Boucle depuis des temps immémoriaux. Pour une fois les footeux seront dépassés à l’applaudimètre. Tous les acteurs économiques seront aux premières loges. Colmar, ville d’arrivée, va consacrer 300.000 euros de ses finances publiques pour accueillir le Tour! Un investissement qui rapporte: le maire dit que la ville retrouvera 15 à 20 fois sa mise avec l’hôtellerie-restauration.
La compétition cycliste est le miroir, l’exemple, de tous ces cyclistes en herbe qui le dimanche matin s’époumonent le long de nos départementales. J’en ai même été modestement un des acteurs dans une catégorie beaucoup moins exposée qu’on appelait « cyclotourisme »…voire « cyclo-sportif » pour les plus aguerris.
Tout cela pour moi est du passé. Le cyclotourisme d’antan a vécu et chacun vogue désormais vers un vélo plus solitaire, plus athlétique ou plus bucolique selon ses goûts.
C’est dire que le champ des pratiques a enfin réussi à se sortir du dogme de « la tête dans le guidon » et du « 52×14 ».
Enfin le spectre du vélo s’est élargi à la ville. Les cyclistes urbains pour qui le vélo est avant tout un instrument quotidien de déplacement vont se tenir à l’écart de cette envahissante caravane publicitaire suivie d’athlètes bodybuildés bariolés dans laquelle peu se reconnaissent.
Laissons passer le Tour et faisons notre vélo comme on l’aime.
Cette nouvelle adoration pour la Petite Reine en ville reste en tous cas marginale. La maire de Paris, Anne Hidalgo, en fait pourtant son cheval de bataille pour les prochaines échéances. « Nous sommes passés entre 2015 et 2019 de la 17e à la 8e place, derrière Copenhague, Amsterdam et Utrecht, dans le baromètre mondial des villes les plus favorables au vélo »(Le Point.fr du 7 juillet) …et pourtant nombreux sont ceux à lui reprocher d’avoir fait de Paris un vaste chantier où tout est bloqué. Il faut se méfier des déclarations hâtives à la veille des élections. Paris à la 8eme place mondiale: mon œil!
Amsterdam est à 40% de part modale pour le vélo et Paris…3%! (FUB) Faire un bond de 34% sur la part modale de Paris comme s’en enorgueillit Anne Hidalgo revient à passer Paris à 4% soit 10 fois moins qu’Amsterdam.
Les cyclistes mulhousiens du CADRes savent combien il est difficile de modifier les habitudes des automobilistes. Les restrictions nouvelles liées à la pollution vont peut-être enfin changer la donne.
le feu est passé au vert et notre homme, le mollet saillant, s’échappait déjà en quatrième vitesse en direction de Leimbach.
Je suis au feu rouge de l’Intermarché sur mon VTT.
L’autre confrère routier arrive au feu presque irrité de devoir marquer le pas. Salut amical. Je sens qu’il est pressé d’en découdre avec lui-même.
moi: ça y est, c’est parti pour un grand tour de Rammersmatt?…
lui: oui, Rammersmatt, Bourbach, Hundsruck, Vieil Armand, Amic, Grand Ballon, Markstein! Je pense éviter l’orage.
Heureusement, je n’ai pas entendu la suite des son périple dominical qui m’aurait gâché la matinée car le feu est passé au vert et notre homme, le mollet saillant, s’échappait déjà en quatrième vitesse en direction de Leimbach.
Je ne sais pas comment ces cyclistes, celui-là dans la force de l’âge, vont aborder fatalement un jour leur décroissance d’exploits.
Moi, j’ai déjà commencé à rouler en mode sauvegarde…pour ne pas dire secours. Ma décroissance est lente et je la commence tôt.
Nullement prémédité, je me retrouve sur un parcours de mon confrère Pierre Brunner , randonneur pédestre, qu’il a effectué le 29 juin dernier.
parcours en bleuun parcours altimétrique bien calibré
Il s’agit de celui de la Roche Albert, point de vue situé au bout d’un éperon rocheux à 580m d’altitude au-dessus de Bitschwiller-lès-Thann.
Je grimpe dans le sens horaire en prenant le sentier juste après le mur d’escalade sur la piste cyclable qui longe la Thur en quittant Thann.
Place du Grumbach
On grimpe jusqu’à rejoindre la place du Grumbach et on tourne à gauche en prenant le sentier de randonnée.
Après la place du Grumbach, la montée est agréableLa Roche Abert en mémoire d’Albert ScheurerDepuis la Roche Albert, on voit nettement les bois en brun qui dépérissent incident de parcours, j’ai consolidé avec les moyens du bord à la suite d’une chute sans gravité. Il est conseillé d’avoir toujours un lien avec soi pour les réparations de fortune
Après une halte à la Roche Albert, je poursuis en direction du Grumbachkopf aussi dénommé place des Canaris.
La stèle du démineur Léon Berthold, victime du devoir en 1945
On passera devant la Stèle du démineur Berthold juste avant la place en contrebas sur la gauche.
place des Canarisbelle signalétique du Club VosgienAu camp des Pyramides, le promeneur a l’embarras du choix. Le petit logo rouge de fortifications me semble nouveauA Rehbrunnen, de l’eaula descente après Rehbrunnen demande de la concentration pour ne pas sortir de la trace
Je poursuis jusqu’au camp des Pyramides puis je commence la descente. A Rehbrunnel je prends un single un peu rapide jusqu’à Waldkapelle.
Waldkapelle. Dans le sentier qui suit, prudence vis à vis des marcheurs, de nombreux virages sans visibilité
Et j’achève la descente à la Croix du Rangen.
A la Croix du Rangen, attention aux promeneurs qui arrivent en face
A partir de la Croix on se laisse couler selon son goût jusqu’à la Thur.
Je longe le vignoble du Rangen. Le Sundgau est orageux
C’est le quotidien en ligne Médiapart qui publie la carte de France des pesticides 2017. Édifiant! L’Alsace n’est pas la plus mal lotie. Des communes de la Marne battent des records dans l’emploi des produits phytosanitaires…
Des communes rattachées au code postal 51320 spécialisées dans les céréales sont capables en 2017 d’utiliser près de 145 tonnes de pesticides! Coole, on y passe lorsqu’on se dirige sur Paris en prenant la Nationale 4 entre Vitry et Sézanne
Au chapitre des joyeusetés utilisées par nos amis agriculteurs, le glyphosate figure en tête avec 7500T achetées en 2017.
Achetées ne veut pas dire utilisées.Il semble que la profession fasse des stocks en prévision de l’interdiction.
Du coté de Orschwihr (vignobles essentiellement), on consommait près de 13 tonnes de pesticides en 2017
Voici les cinq matières dangereuses utilisées de façon croissante par l’agriculture dans le Haut-Rhin…………….
Glyphosate: 38 tonnes en 2009/60 tonnes en 2016 (herbicide cancérogène probable)
Metam-Sodium: 0.15t en 2009/0.42t en 2016 (herbicide interdit UE, dérogatoire en France)
Thann manque de E cruellement, Macron a encore frappé
L’amour-propre est l’amour de soi dans le regard des autres selon Jean-Jacques Rousseau. Finasser ne sert à rien. Il faut ne pas tricher avec soi-même. J’ai cette fâcheuse habitude de toujours vouloir accomplir un parcours minimum qui ressemble à quelque chose.
C’est sûr, je suis un philosophe à deux balles. Au bacho, je serais éliminé.
J’en connais qui sont capables de rentrer au bout de 20 km. Moi pas. Il me faut de la consistance. C’est combien le service minimum, déjà?
Je n’ai pas beaucoup de marge de manœuvre, il fait beau, c’est la pleine saison…tout au plus un peu de chaleur…et cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, l’âge venant, qu’il faut dompter avec sagesse. Je veux parler de cet exercice physique pas anodin qu’est le vélo. Certes il existe de sports autrement plus violents peu indiqués lorsqu’on devient quinca, sexa et la suite…
Mentalement, je construis mon itinéraire « in situ », ou sur le tas si vous préférez.
A rond-point d’Aspach, tiens! une école qui traverse à pied et des motards qui font la circulation. Tiens! encore des motards, des douaniers, …au lieu de prendre le train Thur-Doller je tourne à gauche vers Burnhaupt…encore des gendarmes!
Bon allez! le chemin de l’étang et je file à Diefmatten puis je monte la vallée du Soultzbach et je mijote…Est-ce qu’au bout je vais me dégonfler et ne pas rentrer par le Schirm?… C’est la question.
Bon, je temporise, je file à la Seigneurie, comme ça j’ai encore du temps pour réfléchir car ça chauffe sec sur le goudron.
Arrosamania
Aux arrosoirs, je me mets à la lecture.
Cambriolers 2 fois…merci de me rapporter mes tiroirs…bonne récompence…merci
Bruno, l’arroseur, ne manque pas d’humour. A Masevaux, le feu est vert et la grande côte face à moi m’attend.
La chaleur et les sapins de Houppach me rappelle le Babaou
Je grimpe en dix-huitième vitesse rien que pour ne pas affoler la pendule. Je suis déjà tout étonné d’être à Houppach, les deux zigzag à l’ombre sont agréables, puis vient la colo et la rampe qui mène au col. C’est super, j’y suis déjà!
La montée au Schirm après Houppach est un vrai billard et l’affreux décrochement dans le sens de la descente qui nous déstabilisait a été arasé.
Faut dire que la route toute neuve pour le Tour facilite la grimpée. Quand le cardio arrive à 160, je le laisse refroidir en pédalant mou pour qu’il redescende à 150…puis je repars.
A Bourbach, j’ai l’air malin, je ne vais quand même pas redescendre…surtout que de ce coté, c’est fastoche.
Devant le sapin là-haut, il y a le GR et son parapet métallique. Idéal pour voir les grimpeurs dans la dernière ligne droite du Hundsruck
A Plan Diebold, panneau qui indique que la route du Steinby sera fermée le jour du Tour. La descente du Steinby est pourrie, il faut descendre sur les freins, nombreux nids de poule.
Amic-Hundsrück, l’Amic est régulier, le Hundsruck déconcerte
Posée comme ça, la question interroge…Hélas, un cycliste est mort hier en escaladant le Hundrück, un col très pratiqué par « les locaux » et connu pour être exigeant coté Bitschwiller ou Thann.
Grimper un col à vélo est évidemment un exercice physique qui demande non seulement de l’entraînement mais aussi conscience de la difficulté rencontrée.
Le Stelvio, un must!
Si je me demande « est-ce que je peux grimper le Galibier? » je n’en sais absolument rien dès lors que je ne l’ai jamais gravi. Avant de mettre les pieds et les roues dans un col mieux vaut donc s’imprégner de la littérature de ceux qui l’ont déjà franchi.
Le Haag, voir l’auberge au bout de la dernière ligne droite, une délivrance
Outre l’entraînement, la difficulté tient dans plusieurs paramètres:
la pente
la distance
la météo
Par exemple, je sais gravir une pente comme la Bonette ou le Stelvio. Mais c’était déjà il y a longtemps. Le Glandon et les lacets de Montverdier sous la canicule, j’en garde un mauvais souvenir.
La Croix de Fer un truc épouvantable quand le goudron fond
La Bonette est longue (23km) mais la pente est régulière (6.6%). Aucun abri pour se protéger du soleil.
Dans les Vosges, il y a des grimpées faciles et d’autres « casse-pattes ». Par exemple, le col Amic est régulier coté Soultz, mais le Grand Ballon à la suite est plus difficile.
Le Molkenrain en vue, ouf!
Je n’aime pas certaines grimpées comme le Vieil Armand coté Uffholtz, ni le Markstein coté Guebwiller ou le Petit Ballon coté Wasserbourg ou pire le Haag coté Geishouse!
Le Petit Ballon demande méthode et application
Je sais par principe que certains cols ne sont pas mes copains, question de poids, d’entraînement et de motivation sans doute.
Chacun a donc son échelle de valeur intrinsèque.
Et il faut faire avec. L’essentiel étant de ne pas s’engager à la légère dans des parcours où l’on se surestime.
Méditez cyclistes qui êtes rendus à mi-parcours de votre palmarès annuel. Nous abordons le deuxième semestre de l’année.
Si vous vous interrogez, comme moi, sur votre bilan des six premiers mois, marquez le pas et faites le point. J’admire les stakhanovistes qui se disent intérieurement « pédale et tais-toi! ». Moi je ne sais pas faire ça. J’ai ma conscience qui flanche, non pas ma conscience, je veux dire mon moral et je ne sais pas très bien pourquoi, c’est comme une espèce de frousse de devoir s’arrêter. Pourtant sans me vanter, j’ai des capacités physiques qui me permettent de faire mon vélo trois à quatre fois par semaine. Le problème lorsqu’on est au pied d’un massif, c’est de se sentir obligé de grimper plus que de raison.
Alors j’ai le sentiment de devoir recommencer tout à zéro, remettre cent fois sur le métier son entraînement pour garder un niveau acceptable. Le niveau, c’est le mot clé que tous les cyclos ont en tête…sans le dire. C’est quoi d’abord, un niveau acceptable? c’est la capacité à s’étonner soi-même de pouvoir encore le faire? oui, c’est un peu ça. D’année en année, on se plait à encore accomplir un exploit personnel en redoutant le jour où on ne pourra plus.
La canicule récente m’a fait peur car cette chaleur inhabituelle me semble indomptable. Je dors très mal et peu à peu j’accumule de la fatigue sans rien faire. Alors dès la première baisse de température j’ai sauté sur le vélo et j’ai fait du plat comme en hiver.
Ça marche, me voila rasséréné. Ce devoir du soir, si vous doutez de votre motivation, faites-le aussi et trouvez les raisons d’une nouvelle motivation.
Une convention vient d’être signée entre la SNCF et la région Grand Est. La ligne abandonnée pour vétusté le 22 décembre 2018 va être rénovée et le trafic pourra reprendre en 2022.
Une image rafraîchissante ce matin. Celle du lac de Gérardmer au couchant.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn a critiqué, ce jeudi dernier, ceux qui ont des comportements irresponsables en pleine canicule, comme le sport aux heures les plus chaudes notamment ceux qui « continuent de faire leur jogging entre midi et deux heures ».source
Nous avons besoin de faire le point, nous les cyclistes de loisir, après cette dernière semaine de juin. L’épisode de chaleur se prolonge et les répercussions sont déjà fortes. Bien sûr les activités ludiques sont touchées et notre passe-temps aussi. Voici donc juillet qui commence et pour nombre d’entre-nous, nos projets de vélo demeurent incertains voire compromis. Les organisateurs qui préparent parfois depuis plusieurs mois des rencontres sportives ou festives doivent battre en retraite.
D’autant que le fameux devoir de précaution incite facilement les préfets à bloquer les manifestations à risques potentiels. L’Alsacienne Cyclosportive du 30 juin au départ de Cernay où 2000 participants étaient attendus n’a pas été annulée. On sait pourquoi: trois mille nuitées réservées, ça dope le commerce quelques jours avant le Tour de France. Cependant l’épreuve-phare dite l’Indomptable, longue de 167 km et dotée de 4500 m de dénivelées positives a été supprimée la veille au soir de l’épreuve. Les compétiteurs de haut niveau ont donc du se rabattre sur L’Intrépide qui ne comportait « que » 125 km. C’est le Suisse Galetti qui a ravi la première place à plus de 29 km/h de moyenne.
Le 20 juillet est encore loin et espérons que cette canicule aura levé le pied d’ici là. Le 20 juillet c’est le début du Séjour à Saint-Dié de mes amis des Cent Cols(voir ici). Gravir des cols à vélo dans les Vosges en plein été, voila pourtant un truc sympa; il serait dommage que cet excès de chaleur vienne compromettre ce beau séjour.
J’ai en mémoire cependant que lors de la Semaine Fédérale de 2018 à Epinal, la canicule était déjà là et certains automobilistes ne manquaient pas de marquer leur énervement sur les réseau sociaux « comment des octogénaires osent-ils venir faire du vélo en pleine canicule? » disaient-ils…
J’ai le sentiment que ces désagréments ne sont rien en regard des conséquences générales sur l’activité de ce dérèglement climatique. Les météorologistes se sont fourvoyés encore une fois en expliquant que la vague de chaleur ne durerait que deux ou trois jours. Or nous en sommes déjà à une semaine…et l’épisode n’a pas dit encore son dernier mot.
Des cyclistes de passage sur les pentes vosgiennes
On ne va pas pour autant s’arrêter de « faire du vélo ». Hier, j’ai croisé de nombreux cyclistes. Souvent des groupes venus là pour tâter les pentes vosgiennes.Quand l’hébergement est réservé, difficile de ne pas rouler!
C’est aujourd’hui qu’entre en vigueur les nouveaux contrôles automobiles. Plus resserrés en terme de tolérance des rejets, nous devrions avoir moins de fumées nocives dans les poumons. En tous cas on peut toujours l’espérer. Mais l’automobiliste « lambda » s’interroge: il ne comprend pas vraiment où veut en venir le gouvernement. Manifestement personne n’est prêt à entendre la vérité sur l’avenir de la voiture. Alors on fait comme avant.
Mon club Etoile 78 avait sorti les routiers, alors je suis parti seul sur mon VTT.
J’ai tout de suite cherché de l’ombre où me réfugier. Dans la forêt j’ai entendu le train siffler; alors j’ai attendu au passage à niveau non gardé. Qu’il arrive…et il est arrivé, loco à l’envers. Et son machiniste m’a fait un grand bonjour de la main. C’était sympa car il doit être une grande vedette des vidéos familiales.
Puis j’ai grimpé en sirotant l’eau de l’embout de mon camelbag qu’un mauvais goût de plastoque chaud m’obligeait à recracher.
le sentier botanique m’abrite
Après le sentier botanique, Rammersmatt.
Ensuite le petit sentier qui longe le Rueslochbeachle m’a ramené sur les hauts de Roderen.
La chapelle est ouverte, les bancs recouverts d’une assise confortable. Je m’y installe.
En 1666, il est mentionné sur les biens de l’abbaye de l’Oelenberg « Alt Kappel » et » Auf der Heyde ». Je m’arrête. La chapelle est ouverte, les bancs recouverts d’une assise confortable. Je m’y installe. Même un infidèle est capable de s’assoir là sans qu’un orage divin ne vienne l’y déloger!
Branle-bas de combat à Thann. Préparatifs de la crémation des trois sapins ce soir. Un surplus de chaleur bien inutile.
Tollé chez les inconditionnels de l’Indomptable (167km-4500m), les organisateurs ont supprimé le parcours à la veille de la compétition. En cause la canicule.
Aussitôt les costauds qui s’étaient préparés à en découdre ont réagi sur Facebook
Une honte d’annuler le grand parcours. On a fait des étapes du tour avec les mêmes conditions. J’espère que cette blague sera rectifiée demain au départ. Merci de penser aux modestes coureurs que nous sommes, qui malgré notre travail, trouvons le temps de nous préparer dès l’hiver pour ces épreuves estivales. Imaginez notre frustration. Alors il fait chaud, oui, et alors, c’est l’été… À demain sur l’indomptable !!!! Non négociable.(commentaire FB)
D’autres étaient plus mesurés estimant que c’était une sage décision.
C’est sûr que les organisateurs jouaient gros en maintenant l’épreuve phare si par malheur en dépit de tous les appels à la prudence un accident s’était produit. Le préfet avait annulé durant la semaine un certain nombre de manifestations beaucoup plus anodines et on peut s’étonner qu’il n’ait pas pris des mesures coercitives sur l’Alsacienne cyclosportive qui se déroule aujourd’hui dans le massif vosgien
Nos sociétés modernes sont-elles préparées à la canicule? on peut se le demander en voyant le catastrophisme qui s’empare de nos politiques et médias.
Depuis que le dérèglement climatique est annoncé, on devrait avoir eu le temps de l’anticiper. Il semble que non: on fait comme avant, tant sur le plan de nos habitudes individuelles que collectives. On roule toujours en bagnole pour aller acheter son paquet de tabac, comme avant, et nos écoles, nos hôpitaux ne sont toujours pas pourvus de normes d’isolement suffisantes. Une fois la canicule terminée, on pourra passer à autre chose.
Certes les plus anciens parmi nous qui habitent au sud sont les moins anxieux. Ils connaissent les recettes de grand-mère pour se protéger. Éviter de s’exposer au soleil, garder sa maison fraîche,…et au besoin profiter de l’eau du puits.
Tout ça, en ville, ne marche plus.
Imaginez qu’une panne massive de courant électrique se produise, ce serait vraiment une catastrophe car avant de redémarrer la production, il faudrait « îloter » les lignes de transport interconnectées entre-elles…et attendre plusieurs heures un rétablissement.
Je ne parle pas d’un sujet beaucoup plus sensible qui est le refroidissement des centrales nucléaires qui assurent les 3/4 de nos besoins…
Conséquences: plus d’eau courante en l’absence de surpresseur, plus de chambres froides dans les magasins, d’ascenceurs sauf pour ceux qui ont un groupe électrogène en état de marche, plus de trains, de téléphone, de radio,…on peut multiplier les exemples à l’infini.
Mais des catastrophes moins gigantesques peuvent survenir avec les trains dont les matériels sont sensibles à la chaleur, rails, aiguillages, caténaires et motrices…sans parler de l’informatique qui commande tout et dont les composants sont fragiles.
Ce n’est pas sans raison que les grands data-center de la planète s’installent de plus en plus du coté de la Finlande ou des pôles.
La Communauté d’agglomération du Ventoux Comtat Venaissin avait déclaré en 2012, avoir traité 20 tonnes de déchets, dont plus de 20.000 canettes et 30.000 bouteilles en plastique ramassés sur les pentes du Mont Ventoux après le passage du Tour (source)
Combien de tonnes d’ordures dans les Vosges sur le bord des routes et dans les chemins adjacents en 2019 ?
En 2016, j’avais recensé les ordures de la Cyclosportive des Trois Ballons dans le Hundsrück. Edifiant! (voir ici)
Certes le groupe Amaury ramasse ses ordures, mais les autres? celles laissées par le public qui s’amassent autour de la Grande Boucle parfois plusieurs heures avant, quand ce n’est pas la veille?…
c’est ce genre d’emballage qu’on trouve dans la montagne après le passage d’une course cycliste
Je ne suis pas adepte de cette grande foire au vélo qu’est le Tour de France. Je m’y sens même étranger. Je ne vais pas expliquer pourquoi pour la nième fois.
J’ai donc hésité sur mon titre. J’avais écrit « fuyons le Tour! » et puis j’ai renoncé face à la bronca prévisible de mes lecteurs admirateurs et inconditionnels du Tour. J’ai donc écrit « courage, fuyons! » ce qui laisse un peu de place à celui qui choisira d’aller faire du vélo rien que pour lui-même ailleurs que dans les parages du Tour.
Je prends soin de mes abattis car je sais que la Tourmania est omniprésente chez les compétiteurs du dimanche. Pas seulement: chez les ceusses de mes amis retraités qui font du vélo tous les jours particulièrement dans les cols vosgiens. Ce qui les bluffent complètement mes amis cyclos, c’est de voir des types bodybuildés grimper le Hundsrück en 52×14 à 30 à l’heure.
Donc le 11 juillet vous aurez le choix:
aller à la pêche et si vous n’êtes pas pêcheur…
…vous expatrier loin des miasmes de ce barnum: ses pollutions de bagnoles, de camping-cars, de décibels et du dégueulis de Cochonou en boite.
regarder le Tour à la télé en sirotant une bière si vous ne pouvez résister
moi aussi, j’veux mon Cochonou (vélomaxou 2009)
Bon allez, je vous file un tuyau. Si vous voulez voir les coureurs monter le Hundsrück comme s’ils étaient sur le plat, prendre le sentier de randonnée qui y monte depuis le Weierlé et arrêtez-vous au point de vue en aplomb de la barre rocheuse. Mais les places vont être chères…
C’est un parcours facile qui emprunte de nombreux chemins forestiers. Le but de cette balade étant de se préserver de la chaleur sans mettre son système cardio-vasculaire en émoi. C’est donc un parcours plat, ou presque. Il y a deux côtes, celle de Soppe-le-Bas dans la Vieille Rue qui mène à l’aérodrome et le single de remontée de Guewenheim (camping) jusqu’au lac de Michelbach.
Ne pas oublier d’emporter de l’eau avec soi. Pour un parcours comme celui-là par trente degrés, je prends 1,5 litre (camelbag plus bidon). Tête couverte évidemment! Il faut éviter de sentir la sécheresse buccale, c’est un signe de déshydratation. A la fin, vous rentrerez sans fatigue excessive et il faudra encore boire pendant une heure.
le parcours mesure 43km et D250m
Le point critique, c’est la traversée du gué de la Doller après Schweighouse. Ne pas tenter de traverser sur le vélo, l’enrochement est glissant. Avancer pieds nus en poussant le vélo.
Attention le débit de la Doller est très variable et le courant peut être fort. Renoncer si vous avez de l’eau au mollet!
Remettre ses chaussettes sur les pieds humides est agréable pour la suite du parcours
Essayez de passer avant l’arrivée du jet d’eau
Aujourd’hui le gué de la Doller est franchissable à pied. les pompes au guidonpédaler pieds nus pour rejoindre une zone herbeuseEtang de Burnhaupt-le-Bas face à la ferme Paradisvogel. Très agréable. on n’arrivera pas à venir à bout de cette sale habitude de laisser ses déchets sur placeCeux-là ont même abandonné les planches à voile. J’ai vérifié, personne sur place!je vous recommande le sentier des bunkers Erbaut (construit) en 1917c’était du solide la source Hagendorn. Dommage que les chasseurs n’aient rien trouvé de mieux que d’installer leur cabane en tôle ondulée sur la source!Je sais enfin pourquoi ces remorques pourrissent là à Burnhaupt. Parce que le propriétaire y stocke des chalets de Noël à l’intérieur. Véridique! En toute impunité cela va de soi.Avant Gildwiller, je prends le sentier de mémoire.Je suis sur le ballast courbe en briques d’une ancienne voie ferrée de 1914étang privé discretj’arrive à Soppe-le-Bas En haut de la Vieille rue, je prends le Tour des 4 Bans Les Vosges dans « une brume de chaleur »
Profitant de l’Ardéchoise 2019 qui vient de se terminer, Robert Marchand notre cycliste centenaire (108 ans) a rendu visite au stand de la Confrérie des Cent Cols.
Il a pu échanger avec le Président de la Confrérie Bernard Giraudeau et confirmer que cette fois il arrêtait bien le vélo.
Le Club des Cents Cols en a profité pour attirer de nouveaux adeptes de grimpées à vélo.