Ce matin, il faisait gris sur le massif et j’ai du forcer sur les pixels pour avoir de la lumière à Geishouse
Je monte rarement de ce coté à Geishouse. Par Mehrbächel.
A Saint-Amarin, on monte tout droit la vallée du Finsterbach/Vogelbach à partir de l’hôtel du Cheval Blanc
Les orthographes varient, mais la pente reste la même. On écrit Meerbaechel, Mehrbächel, …et ce matin dans les DNA (14/6), Joseph Peter du Club Vosgien écrit Mehrbachel…C’est au bout de cette grimpée que se trouve l’auberge du Boskopf.
Dans le passé, on venait avec les copains depuis Mulhouse y boire une bière, puis on rentrait par Geishouse.
La montée par Saint-Amarin est réputée difficile car la pente plutôt régulière varie entre 9 et 12% sur 4 km environ.
Le col de Geishouse Höh est discret juste avant la rue du Panorama à l’entrée du village.
Mehrbächel juin 2009Beau panorama à Geishouse avec le Grand Ballon en arrière-plan
Une fois redescendu dans la vallée, je prends Kruth. Pour voir les travaux.
A Kruth, la digue est en travaux et l’accès au tour du lac est totalement interdit y compris aux piétons. Le parapet a été démonté.
C’était en 2010. La citadelle de Bitche nous accueillait. Sous la pluie comme d’habitude!
J’ai entrepris d’y retourner car je n’ai pas terminé d’exploiter le gisement de cols muletiers que renferme le territoire du nord vosgien.
J’ai compté cent à cent-vingt cols encore disponibles. Un excellent terrain de chasse depuis que je me suis mis au VTT.
L’Alsace renferme des trésors d’architecture dont je ne me lasse pas. Qui saura reconnaître cette localité?
Avant de partir, je cogite des parcours. Ceux qui me conviendront en distance et en dénivelé. Je ne suis pas fou: plus de 1000 mètres de pentes cumulées à VTT, non! Alors je finasse avec mon traceur, je tente des contournements de relief, de pics, de buttes. Car une fois sur place, je veux avoir la vie tranquille, ne plus avoir qu’à pédaler.
Autour de Niederbronn-les-Bains, un dernier paquet de cols m’attendentEn 2010 avec Jean, fidèle compagnonTracer son parcours sur une carte 3D permet de mieux appréhender les difficultés. Le col du Schlossberg (FR-067-0473) à la frontière allemande m’obligera à un aller-retourSi, c’est la bonne routeLe col de Schimberg, chèrement acquisBreitenstein, ancienne frontière, monument païen christianisé entre Lorraine et Alsace
C’est un parcours « pépére » qui sans aucun doute décevra les compétiteurs dans l’âme et qui en outre n’ont nullement envie d’associer VTT et histoire des lieux.
A ceux-là, je déconseille donc cet itinéraire qui plus est est plat!
quiétude et ordures absentes
Pas de route= pas de voitures! cela nous évitera d’être renversé.
Je commence par aller revoir la retenue de Michelbach. Elle est toujours là. Elle m’a manqué depuis qu’elle était fermée à cause du Covid-19.
Puis après je rejoins la Doller…
Des single sympas pour les amateurs de verdure Je longe la Doller jusqu’à l’échangeur d’Aspach et je contourne l’ancienne minoterie
Col du Hundsrück. Grisaille et moutons qui nettoient le chaume. Deux molosses assurent la surveillance.
C’est ce qu’on peut appeler un mardi ordinaire. Un mardi moche. La météo annonçait de la pluie sur l’Alsace. Je ne l’ai pas attendue. Parce que si vous attendez la pluie et qu’elle n’arrive pas, vous êtes marron, c’est à dire dupé, berné, déçu et votre sortie est perdue. mais à ce jeu, on ne gagne pas à chaque fois car il arrive qu’on parte au sec et qu’on rentre mouillé.
Je suis parti vent dans le dos. Avec fainéantise, mon copain des mauvais jours. J’ai cherché à biaiser dès les premiers carrefours. Et je me suis dit « allons, un peu de courage! » C’est comme l’appétit, il vient en mangeant. Alors j’ai rallongé à Soppe pour aller jusqu’à Masevaux.
Enterrement à Masevaux, les cloches sonnent. Un lieut-colon de gendarmerie masque sur le nez dans l’assistance. Sûrement les obsèques d’un dignitaire…
A Masevaux, j’ai pris Schirm. Schirm était notre hantise dans les clubs. Si on avait monté le Schirm en club, on méritait le respect.
Finalement je suis incapable de dire si je monte le Schirm plutôt mieux qu’il y a vingt ans. Je devais affoler le cardio, sans aller plus vite pour autant. Comme je monte tout seul, pas facile à dire si je grimpe mieux ou plus mal.
Finalement ce Schirm ne me semble plus aussi redoutable. Je pense qu’il faut le monter « au mental », le dompter comme tous les cols, c’est à dire anticiper chaque variation de pente et découper le parcours en tronçons.
Lorsqu’on aperçoit le portique de poteaux EDF , c’est qu’on a bon!
La sortie de Bourbach s’étire en longueur…et après on a un passage à 7/8% avant d’atteindre la première boucle. Mais rien de tout cela ne me semble fastidieux. Quand les deux boucles sont passées, on n’a plus qu’à se laisser pousser jusqu’en haut de la ligne droite.
Ce qui est sûr, c’est qu’être « un local » vous avantage parce que vous savez toujours à l’avance ce qui vous attend.
Fatalement, les gens de mon âge, à moins d’être des athlètes bodybuildés, doivent composer. Ce sont des petits diesel qu’il ne faut pas malmener.
Le Tour de France 2021 y est envisagé et fatalement il faudra refaire cette route forestière en piteux état.
Les cyclistes locaux en seront ravis puisque les nids de poules nombreux les dissuadent d’emprunter ce parcours réputé pour être à l’abri des flux de circulation et en même temps très physique par sa pente.
En outre, la montée du Tour par Meerbachel pourrait voir aussi ce tronçon amélioré. L’inconnue reste le financement qui devrait être partagé entre Amaury-Sports et le Conseil Départemental du Haut-Rhin.
Gardons-nous de tout triomphalisme, dès qu’une route est refaite, elle attire un nouveau public, les motards et les automobilistes, puisqu’il n’est pas question d’en réserver l’usage aux mobilités douces et aux forestiers . Se croiser dans le Haag sera donc « sportif ».
Il faut donc admettre que la qualité de nos routes se détermine d’abord en fonction d’évènements sportifs nationaux avant même le besoin des usagers locaux.
Dans la même veine, on a eu droit en 2019 à la réfection de la route Joffre entre Bitschwiller-lès-Thann et Masevaux pour le Tour de France
Voila cinq mois que j’ai repris mon régime « minceur » avec l’aide de Yazio. Yazio ne vous dicte rien, il compte juste les calories ingurgitées…et vous discipline. Un type comme moi doit tenir le coup avec 1850 kilocalories journalières…auxquelles il est permis d’ajouter les calories dépensées en exercice physique. Par exemple courir une heure vous offre un bonus de 450 kcal.
Parmi nous, beaucoup ont la force de caractère suffisante de se contrôler sans aucune aide extérieure. Moi pas! j’ai un fin cordon bleu à la maison, cela explique peut-être cela et je tiens à rester un commensal fidèle.
Ne nous racontons pas d’histoires: pour maigrir il faut de la volonté et parfois trouver des astuces pour faire la jonction entre deux repas. Comme boire de l’eau.
La sensation de faim c’est souvent une question de mal-être et c’est autant dans la tête que dans l’estomac.
C’est contre ça que je lutte en permanence, vaincre une boulimie naturelle faite de grignotages, une tendance compulsive qu’on paie cash sur le vélo…et aussi si vous faites du jogging où le facteur surcharge est encore plus pénalisant.
Je sais que parmi mes lecteurs, il est des sportifs disciplinés qui n’ont naturellement aucun problème de surpoids ou alors que le surpoids ne dérange pas. Le surpoids se mesure avec l’Indice de Masse Corporelle dès lors qu’on dépasse 25.
On calcule l’IMC en divisant son poids par sa taille (en mètre) au carré (P/TxT)
Un IMC normal, c’est de 18 à 25….l’obésité commence à 30.
Je ne fais la leçon à personne car je sais que l’obésité est source de souffrances chez certaines personnes dont le métabolisme est déréglé . Notre poids est souvent à l’image de la société, de la malbouffe et génère toutes sortes de maladies, cardiaques, vasculaires, articulaires, le diabète ,…et le reste.
La pratique d’un sport est un argument « de poids » pour éviter le surpoids mais il déglingue aussi pas mal le corps lorsqu’on en abuse. J’ai des problèmes articulaires qui ne doivent pas être étrangers au sport.
Je sais aussi que si vous rentrez affamé du votre sortie vélo, mieux vaut faire gaffe à ne pas se vautrer dans le pot de rillettes ou de confiture!
Le 2 janvier 2020, catastrophe: mon IMC est à 27.9. J’ai fait semblant de ne pas le voir arriver, j’ai oublié jusqu’au jour où j’ai dit stop.
Le programme Yazio gère toutes sortes de paramètres comme le poids, le nombre de pas, les calories brûlées, les vitamines,…
Avec Yazio, j’ai donc déclenché le signal d’alarme au lendemain des fêtes de fin d’année, la période était propice! Et j’ai mesuré tout ce que je mangeais, converti en kilocalories, en protéines, en glucides, en lipides. Un travail avec la balance à coté de soi qui vous permet de manger moins vite pendant que vous pesez et qui vous apprend à gérer la fin du repas quand on voit le seuil haut approcher. Choix cornélien: fromage ou tarte?
Mon toubib est beaucoup moins compliqué, il m’a dit « réduisez la taille des assiettes ». Pourquoi pas!
Moins 10 kg en 5 mois. Suivre la décroissance de son poids quotidiennement, une nécessité incontournable
Cette semaine, je vois le bout du tunnel, mon IMC est à 25.5 et j’ai perdu 10 kg.
Je suis passé de 83.5 kg à 73,5 kg. Pour atteindre l’IMC de 25, je devrais encore perdre 1,5 kg.
Le plus difficile sera après: garder ses bonnes habitudes alimentaires!
Ce nouveau concept de mobilités urbaines vise à donner la priorité aux cyclistes dans certaines voies, les voitures devant rester derrière.
Dit comme ça, voila de quoi faire rugir les moteurs des 4×4, SUV et autres turbos coincés derrière. C’est un peu comme les sas au feu rouge mais là il est question de circuler à vélo devant les voitures.
Je vous le dis tout net, je n’aimerais pas me trouver sur ma bécane derrière un cortège d’automobilistes vociférants. Mais l’objet de la Vélorue semble séduisant puisqu’il s’agit d’inverser la tendance en faveur du vélo et tout en favorisant la baisse de la vitesse.
A Mulhouse, l’avenue Kennedy et l’avenue de Colmar s’apprêtent à devenir Vélorues. Des avenues nullement indiquées à le devenir puisque comme le soulignent mes confrères du CADRes la vélorue est une rue à faible circulation de voitures.
A Thann, on pourrait imaginer que la rue de la Paix, la bien-nommée, devienne la première Vélorue de la ville.
Presque! En province, comme on dit dans les grandes métropoles, le virus ne fait plus beaucoup parler de lui. On ne sait pas si les jardins sont ouverts. Il suffit de constater les lambeaux de guidoline qui flottent au vent abandonnés par les services municipaux pour s’interroger. Est-ce ouvert? ou pas?
Après tout, je m’en fous, j’ai repris ma vie d’avant. Vexé d’avoir du me plier à ces injonctions attestant de mon bon comportement citoyen pendant des semaines. Quand d’autres se trouvaient ici ou là selon leur bon vouloir sans être inquiétés. C’est une humiliation citoyenne rentrée qui tôt ou tard rejaillira.
Je ne dirai pas « tout ça pour ça », mais il subsiste des doutes parmi la population. Si les morts affreuses et en nombre sont incontestables, les dégâts « collatéraux », l’immense recul de notre économie, les milliers de défaillances et d’emplois perdus sont un prix cher payé.
Voila maintenant comme un contre-coup, la société qui se venge.
La reprise des mécontentements, des contestations, des incivilités en tous genres. Pour le pouvoir, le désaveu persiste. Il n’a pas été à la hauteur, on le sait déjà, mais il ne peut que continuer à ne pas l’être.
Comment changer de politique avec une démocratie libérale et mondialiste qui délibérément a choisi de basculer par-dessus bord nos dogmes? Ceux des services publics à l’abri des surenchères mercantiles? ceux de la santé qui protègent au lieu de sabrer dans les effectifs, les lits, les moyens?
Oui, la société se venge.
En ordre dispersé! Les voyous excellent, jettent leurs ordures n’importe où, mieux qu’avant depuis que les masques jetables rivalisent sur nos routes avec les emballages de McDo. Les motards ont été les premiers de cordée à gravir nos cimes vosgiennes dans un grand raout pétaradant. Comme avant et même mieux!
Mais le plus insidieux n’est pas là.
Oui, le plus insidieux c’est cette sorte de silence qui s’installe autour du traitement des soignants. Encouragés chaque soir, reconnus pour leur dévouement, réhabilités dans leur statut, le gouvernement tergiverse; non il n’est plus question d’ouvrir les vannes budgétaires en grand afin de rattraper les écarts avec nos voisins. Cet abus de confiance de l’Etat restera dans les mémoires.
L’école est finie. Les enseignants semblent débordés par la vague de désaffection et le ministère peut peu d’ici fin juin. Revenez au moins un jour en juin déclare le ministre. On se pince pour entendre ça. L’énorme machine de l’Éducation semble à l’arrêt au milieu de l’océan. En panne de moteur.
Venons-en à cette nouvelle vague de protestations qui prend de court nos mesures de précautions sanitaires. Celle de la contestation contre le supposé racisme policier.
Pas facile d’en parler lorsqu’on est blanc et qu’on n’a pas connu de traitements circonstanciels appliqués à son statut de « nègre », de « black », de « clodo », de « pute », voire même de voyou. Moi qui suis un citoyen « de base », je subodore. Subodorer n’est pas une preuve. Je subodore cependant un climat relatif à notre histoire politique et sociale. La France n’est pas bien placée pour donner des leçons d’anti-racisme en dépit de son histoire révolutionnaire.
Qui peut douter aujourd’hui qu’on ne parle pas dans la police de viet, de jaune, de black, de pédé, de basané,… pour désigner des citoyens sous une forme qui implique des traitements différenciés et les stigmatiser, voire plus, d’une façon ou d’une autre avec le consentement tacite de la hiérarchie?
Il serait intéressant de voir comment sont recrutés nos policiers et les valeurs qu’on leur enseigne.
L’esclavage auquel la France a activement contribué, son passé colonialiste, ses ratonnades au moment de évènements d’Algérie sont dans les esprits. Au moins dans le mien. Souvenons-nous qu’en Afrique coloniale, seul le blanc votait, loin de l’Égalité affichée par la République!
On n’en a pas terminé avec nos vieux démons coloniaux. Le communautarisme, qu’on nie, est pourtant là dans la République, il faut en convenir et il est le résultat de chocs culturels permanents. L’assimilation ne s’est pas faite comme on aurait pu le souhaiter. Alors la police a fatalement à faire face dans ses rangs à une rémanence de nos comportements passés.
C’est un nom étrange sudoripare. Il me rappelle les sciences naturelles à l’école avec le derme, l’épiderme et la transpiration.
Les glandes sudoripares fonctionnent à fond les manettes quand je fais mon jogging. Ce matin encore, 13° au thermomètre, je me pèse au retour….1 litre de sueur!
Autant que si j’avais monté le Hundsrück en quatrième vitesse à vélo!
Et mon appli Yazio est avare, elle ne m’accorde royalement que …425 kcal brûlées. Alors même qu’une heure de vélo est comptée à l’identique ou presque avec 485 kcal.
J’ai un vrai respect pour ceux qui courent car j’ai découvert combien le jogging mobilise de potentialités physiques. C’est vrai, courir rend le vélo plus facile.
Je me suis habitué à un format de jogging facile, pourrait-on dire, qui tient en une heure sur des sols revêtus urbains.
Aujourd’hui, j’avais de bonnes sensations avec 8 km en 58 minutes. Je ne cherche pas à faire mieux. Mon cardio s’est stabilisé à 133. Je crois que ce sera ma norme.
Je pousse un peu sur les pédales pour mon dernier km rien que pour voir…étonnamment il m’en reste un peu sous la semelle. J’en suis presque surpris.
La filature Gast d’Issenheim est devenue une pizzeria
Je suis retourné à la filature Gast à Issenheim avec sa façade extravagante, bien conservée, de style néo-Tudor. Les lieux ont été transformés en restaurant.
Le reste, c’est du vélo de plaine pour éviter autant que possible les bruines des collines.
J’ai poussé jusqu’à Ensisheim, puis je suis revenu par Soultz.
https://www.openrunner.com/r/11432689Le Saint Népomusk d’Issenheim a fière allureSeuls les habitués du lieu sauront dire où se trouve ce cycliste, à moins que vous soyez perspicace… Encore un dos d’âne non réglementaire qui nous martyrise le dos. C’est à Cernay. Cet itinéraire est pourtant bien commode pour éviter de passer au centre-ville.ici le rampant fait tout au plus 50 cm.Les automobilistes ont trouvé la parade aux carters qui tapent: les SUV. Voila comment deux conneries s’accumulent!
Un ralentisseur doit avoir un rampant compris entre 1m et 1m40 et ne pas dépasser 10 cm de hauteur. La plupart des ralentisseurs sont non conformes.
Le problème avec les ralentisseurs, c’est que les usagers n’arrivent pas à attaquer la puissance publique comme dans bien d’autres domaines.
Au retour, je suis un peu humide. Ce qui me fait enrager, c’est de ne plus pouvoir retirer mes chaussettes mouillées en restant sur un pied. C’est l’âge!
Et en plus je rentre en boule. Je rencontre le fondateur des chiens-guides de Cernay avec son Golden, je discute, je repars, une voiture me cède le passage en quittant la piste, mon pied dérape de la cale et je me prends un grand coup de pédale dans la cheville. Je termine la traversée de la rue à califourchon sur le cadre. Très agréable!
J’ai vu une femme dans une piscine. Alors je l’ai acheté. Pas la femme, le roman de M.Sjöwall et P.Wahlöö.
Vous avez vu? les auteurs ont des noms de meubles Ikéa. Normal, ils étaient Suédois. Ecrire une série d’umlaut à chaque nom est une torture.
Bon, j’achète souvent un bouquin sur un coup de cœur, une couverture bien faite, un titre accrocheur.
Mais là, je me suis méfié. Je voulais suivre une ligne de lecture, un cheminement de pensée, comme une route à vélo. Découvrir des auteurs étrangers qui marquent leur temps. Le temps qui passe maintenant que le grand bout de ma vie est déjà derrière.
Avec la pandémie, j’ai voulu lire les romans « d’épidémies ». J’ai commencé avec Camus et « sa » Peste à Casablanca. J’avais déjà lu avant Giono. Puis je suis passé à L’aveuglement de Saramago, un portugais. Pandemia de Thilliez? j’hésite, c’est un gros truc à avaler. Finalement je suis passé à L’année du Lion de Deon Meyer, un Sud-Africain avec un nom alsacien. L’année du lion se lit comme un roman policier, il y a du suspense tout le temps et retenir tous les noms des intrigants n’est pas difficile.
Puis je suis sorti de ma pandémie. Faut bien!
J’ai poursuivi avec l’Italien Erri De Luca et son Montedidio. C’est la vie napolitaine et sa pauvreté au lendemain de la guerre. Très humain, un livre d’espérance. Presque un conte.
Et maintenant?
Comprendre la fameuse social-démocratie suédoise décortiquée par ceux qui l’ont vécue de l’intérieur avant qu’elle ne plonge dans le grand bain capitaliste. Tout ça est romancé dans une dizaine de polars dont Roseanna est le premier de la série. Mieux vaut commencer par le début lorsqu’on ne sait pas où l’on met les pieds.
Avec le clic chez Amazon, le livre est déjà là. Instantanément sur ma Kindle.
C’est vexant un temps comme ça. On attend une éclaircie toute la journée, et elle ne se produit pas.
J’ai sacrifié ma balade du soir à vélo en ville et j’ai chaussé les baskets.
Good Move dit l’appli. Courir après le diner et juste avant la nuit, je ne l’avais pas encore fait. On croise peu de monde, on voit les lucarnes allumées à travers les fenêtres. Koh-Lanta? Peut-être!…
Je suis d’une nullité crasse à l’égard de ce genre d’aventures télévisuelles. Claude, Inès et Naoil se disputent le titre du meilleur aventurier de « L’île des héros ».
Je n’en saurai pas davantage. Dans le passé, j’aimais bien regarder La Chasse au Trésor avec Philippe de Dieuleveult juste pour les hélicos, mais c’était il y a quarante ans.
Croisé un joggeur, une voiture de gendarmerie. C’est tout.
Quand j’arrive à la maison, l’imper en plastoque a fait son œuvre. Je suis mouillé dedans et au dehors. Une sudisette qui je l’espère favorisera mon sommeil.
J’ai dépassé mes 300 km de jogging. Bien arrosés avec la pluie.
Ce matin mon journal local s’est peint en vert. D’habitude il est rouge.
Dix-sept pages d’environnement avec les recettes des uns et des autres pour mieux user la planète. Je n’ai pas tout lu.
Le journal qui accompagne quotidiennement le train-train de la vie publique alsacienne s’est mis en tête de donner dans le people-vert. Le people-vert, c’est comme un bazar de l’Hôtel de Ville, un club Emmaüs où l’on trouve pêle-mêle des Géotrouvetout qui y ont déposés leurs inventions avortées et des bizarreries alternatives dont personne ne veut.
On trouvera les inénarrables professeurs Tournesol qui font par eux-mêmes, ceux qui héroïquement boivent l’eau du robinet (tu parles Charles!) et qui de temps en temps achètent de l’eau de Soultzmatt en bouteilles…Consignées les bouteilles, cela va de soi. Et puis aussi des yaourts en pots de carton.
Ceux qui cultivent de l’herbe en pots pour végétaliser les toits.
Ceux qui font un grenier au-dessus du garage pour stocker les nourritures de l’hiver.
Ceux qui élèvent des cochons en plein-air dans l’Alsace Bossue.
Ceux qui veulent utiliser un mini-train entre Sélestat et Bois l’Abbesse sur l’ancienne voie ferrée de Saint-Dié.
Ceux qui veulent réparer les vieux fers à repasser, les vieux ordis, les vieux robot-marie,…
Un petit entrefilet sur le vélo. Mais pas trop, les cyclistes ça commence à bien faire aurait dit Sarko. La France est 19eme sur 28 en Europe pour l’usage du vélo. Mais on a le Tour de France, alors ça compense.
Et pour clore le chapitre, Bertrand Piccard, le Hulot Suisse pété de thunes qui veut nous faire voler dans des avions solaires recouverts de silicium.
Le rêve d’Icare!
Bon, vous l’avez compris c’est la Journée Mondiale de l’Environnement. Un truc de riches pour se donner bonne conscience.
Comme tout cela m’apparait dérisoire face au changement de modèle que certains appellent de leurs vœux au lendemain du Corona.
Acrylique sur toile 120X40 (tableau proposé par Nelly Lestrade)
L’histoire des voiliers
J’avais ce cadre rectangulaire depuis longtemps chez moi en réserve pour le jour où je me sentirais en état de peindre cette grande surface de presque un demi-mètre carré!
J’ai commencé à enduire de Gesso blanc et j’ai laissé sécher tout en me demandant si j’allais réussir ce challenge consistant à peindre un bord de mer avec des voiliers sur un format panoramique
Aujourd’hui, orage prévu, je m’y attaque.
Je réunis mes tubes dans l’ordre…
Faut pas s’dégonfler lorsqu’on débute en face d’une surface comme celle-là, moi qui suis habitué au 24×32 de l’aquarelle. On a tous les problèmes en même temps.
le tableau qui gigote
« la sauce » à rallonger
on en a plein les doigts
ça tombe par terre, on marche dessus, on suit mes pas dans toute la maison
A l’acrylique, on a le droit de fignoler « au doigt » pour les bords ou pour adoucir des fondus comme le sable et l’eau de la mer.
Au bout de deux heures, je suis vidé. Plus dur que de monter le Bannstein à vélo! Et pour clore le tout, à la fin il faut peindre les voiliers! J’ai pas intérêt à les louper car je n’ai pas encore les couteaux bien en mains.
Finalement l’orage n’est pas venu. Mais mes voiliers filent au moins à dix nœuds.
Opiniâtre restait derrière pour le cas où un coup de mou surviendrait. Mais non!
Dans la boucle serrée qui descend du Hundsrück au plan Diebold Scherrer, il y a les marques de la collision entre une moto et une voiture survenue dimanche.
Ce virage là surprend dans la descente.
Beaucoup de monde sur nos routes. Pas rassurant pour le vélo.
Il faut bien que j’en parle puisqu’on le rencontre de plus en plus.
A la ville, à la campagne, à la montagne. C’est à la montagne que j’en rencontre le plus. Ce n’est pas mon domaine, mais on se côtoie dans les enseignes et sur les chemins. Ne cherchons pas la supercherie même si le champion de VTT Julien Absalon s’est mis au guidon des VAE Moustache et en assure la promo, il faut admettre que le VAE est une autre discipline qui fait fureur dans le monde du vélo.
Deux types d’usagers…
les cyclistes qui abandonnent le muscu pour le VAE (muscu pour musculaire) Je sais, muscu, ça fâche certains, souvent ceux qui mutent pour raisons médicales et qui ne peuvent faire autrement et d’autres qui mutent par intérêt. Ils mutent par intérêt, je n’irai pas jusqu’à dire par faiblesse, pour se lancer dans de grands défis sans gloire qui les assurent de rentrer après des dénivelés de oufs, c’est bien leur droit. Même s’ils ne font pas la meilleure pub auprès des marcheurs du Club Vosgien.
les nouveaux venus au vélo. Ceux-là spontanément se lancent à corps perdus dans le VAE, persuadés qu’ils ne sont pas faits pour se faire suer le burnous. Le vélo, c’est dur. Surtout au début. On a vite mal aux fesses, aux jambes, et ailleurs pour peu qu’on ait acheté un vélo pas à sa taille. Je les comprends les nouveaux venus, ils n’ont pas envie d’attendre, ils veulent tout de suite goûter aux cimes. C’est bien leur droit aussi.
Faut dire que le marché en a fait son nouveau fonds de commerce.Le VAE, c’est souvent ce qui va maintenir en vie l’artisan du vélo. Sur un VAE, on « marge » un max et on flingue du matériel. Des chaines, des batteries et de l’électronique qui n’aime pas l’eau. Alors forcément, le client revient vite.
La cohabitation?
Méfiance, le VAE est une autre discipline qui ne se mélange pas facilement. D’abord parce que quand on pousse le muscu dans les cailloux, le VAE vous propulse en haut…et on vous attend avec compassion.
Alors ne pas s’aventurer avec n’importe qui!
J’ai été d’une mauvaise foi évidente, je le confesse. Ce n’est pas grave car dans le VAE, il n’y a aucune morale à rechercher. Juste le plaisir de se déplacer sans bruit.
J’ai vu le combat désespéré des libraires dans la presse quotidienne pour sauver leur marché. Bisey à Mulhouse notamment. Mais Bisey ne m’aurait jamais apporté un livre, confiné à 20 km de la ville.
Je n’avais pas non plus l’intention d’aller à Leclerc au rayon culture pour m’entendre dire « on peut vous le commander »…et « vous l’aurez dans trois semaines ».
Idem pour Amazon, les services de livraison bloqués, englués, obstrués.
J’ai donc choisi la solution de facilité. L’instantanéité. La liseuse. Ils sont plusieurs à se battre sur le marché, j’ai pris Kindle vendu par Amazon.
Une fois ce produit en mains, vous n’avez plus qu’à lire. C’est de l’encre électronique par de l’écran rétroéclairé comme les smartphones.
Il y a des petits plus qu’on n’a pas avec le livre papier. Le poids toujours le même, ultra-léger combien même votre bouquin ferait sept cents pages. C’est le cas de l’Année du Lion de Deon Meyer que je viens d’avaler en quinze jours. Ses prémonitions l’inquiètent, je vous le recommande, il se lit comme un thriller.
Le prix. Souvent moins cher si l’on ajoute l’envoi et les livraisons qui se font attendre…
La liseuse peut stocker environ 1000 livres avec ses 4 Go. Bien plus que ma bibliothèque! Elle se transporte facilement avec vous et elle comporte un accès lexicographique sur termes que vous surlignez. Elle se rallume à la page laissée en dernier. Et puis on choisit à son goût la mise en page, les temps de lecture à venir, la taille du texte, la luminosté,…et on pose le doigt en bas pour « tourner » la page.
De Luca, c’est ma génération et j’ai tout de suite aimé dès les premières pages le climat napolitain
L’autre plus, c’est l’achat « coup de cœur ». Vous venez de lire une bio, d’apprendre une parution, et hop c’est téléchargé immédiatement sur la liseuse.
La liseuse vous permet de devenir un ogre de lecture.
J’ai laissé de coté les professions intermédiaires, les libraires, les imprimeurs. Les éditeurs? oui, ils survivront puisqu’ils sont les promoteurs des écrivains.
Quoi de neuf? j’ai terminé l’Année du Lion et j’ai aussitôt téléchargé De Luca avec son Montedidio.
Un petit dernier en liseuse!
Moi aussi je suis en liseuse.4.99€ pour se remettre au vélo
Le sociologue David le Breton (DNA 30 mai) nous aide à comprendre notre ressenti face au Covid et à ses conséquences que sont les gestes-barrières (on devrait dire à présent la Covid, parait-il). Le sociologue nous explique ainsi que le port du masque destiné à éviter la propagation du virus génère aussi une forme de défiguration de l’autre. Pas simple face à un masque de deviner ses sentiments!
A vélo, je reconnais Pierre, Jacques, Nadine lorsque je les croise car les cyclistes sont dispensés du masque dès lors qu’ils n’ont pas à s’approcher l’un de l’autre. Mais dans le monde du vélo, tout n’est pas clair pour autant. J’ai vu des cyclos attablés au comptoir du commerçant qui commerçait « comme avant ». Sans que lui-même ni les clients ne soient équipés d’un masque. On peut donc imaginer qu’en l’absence de barrière, notre vélociste prend beaucoup de risques puisqu’en une seule journée il verra défiler nombre de clients qui veulent reprendre la route et disposer d’une révision expresse ou d’un nouveau vélo qui tarde à arriver.
Les jeunes sont dans le « je sais bien mais quand même ». On tarde à recevoir les petits-enfants, puis on le fait. Mais eux sont innocents, ils ne comprennent pas qu’ils peuvent colporter le virus si agressif pour les moins jeunes. Mais avec les ados, c’est plus difficile, ils sont « fleur au fusil » entre-eux.
Faut-il pleurer Renault?
Non Renault n’est pas mort. Pas encore! Les écologistes, les alter-mondialistes de tous poils devraient se réjouir de voir un constructeur automobile mettre un genou à terre. Puisqu’on le sait le siècle de l’automobile devrait disparaître au profit d’autres mobilités plus respectueuses de l’environnement.
les autos devront attendre derrière le vélo. Changement de paradigme pour les enragés de la voiture en ville
La Covid n’est pas étrangère au phénomène d’effondrement de notre économie. Elle a déjà beaucoup aidé à la promotion du vélo en ville en lui faisant gagner dix ans dira Olivier Schneider de la FUB. Il était temps car derrière la Covid se cache toutes sortes de maladies pulmonaires qui déciment des millions de gens sans qu’on en parle autrement qu’à voix feutrée dans les ministères et les gazettes.
Renault meurt, tant mieux!
Vous le savez certainement, je n’ai aucune sympathie pour le véhicule électrique et en particulier la fameuse Zoé qu’on tente de nous imposer. Je ne développerai pas ici l’escroquerie intellectuelle de cette invention qu’on nous a présentée comme la panacée face aux pollutions. (voir mon billet de 2017)
Pour être simple et direct, réécoutons Jancovici en 2012 pour comprendre tout de la fausse route de l’automobile électrique
Soyons clair: il n’existe pas pour l’heure d’alternative à la voiture là où elle est encore irremplaçable. C’est à dire dans les transports inter-cités du monde rural. Aucun constructeur n’a osé actualiser le rêve de la 2CV adapté aux normes de 2020. C’est dommage.
Le pari de la 2CV en 1937
Avec quatre places assises, 50 kg de bagages transportables, 2 CV fiscaux, traction avant (comme les 11 et 15/Six), 60 km/h en vitesse de pointe, boîte à trois vitesses, facile d’entretien, possédant une suspension permettant de traverser un champ labouré avec un panier d’œufs sans en casser un seul, et ne consommant que 3 litres aux 100 kilomètres. (cahier des charges du projet TPV (toute petite voiture) de 1937)
…et pourtant Citroën a disparu, absorbé par Peugeot. De même pour Panhard et SIMCA.
Au lieu de la 2CV, les constructeurs se sont vautrés dans des palaces mobiles, chers, gloutons en énergie car trop lourds et qui pillent nos ressources rares.
La messe est dite et corrélativement, nous allons assister à un naufrage social catastrophique de nos usines de voitures….pour amortir la chute, on va donc voir les éternelles primes baladurettes et jupettes resurgir pour aider à acheter les fameuses bagnoles à électrons.
Immédiatement les syndicats s’insurgent. Je les comprends. Les travailleurs n’ont rien appris du capitalisme. Depuis Georges Marchais, ils continuent de rêver à l’interdiction des licenciements comme dans les systèmes soviétiques où produite était détaché du besoin, c’est à dire du marché. A quoi bon produire des voitures si elles ne se vendent pas?
Comprendre qu’un marché est arrivé à maturité puis sombre dans le déclin, les syndicats modernes ne l’ont toujours pas appris et comme ils ne sont nullement associés et préparés à la co-décision à l’allemande, le désastre sera total. Je me souviens de Peugeot qui manufacturait toutes sortes de produits, des voitures, des vélos, des motos, des outillages, des armements, …aujourd’hui point de salut pour Peugeot et Renault.
Laissez-moi parler Pujadas!
Le professeur Raoult n’est pas le zozo qu’on nous dépeint
Quand Raoult parle en se tirant les poils de la barbe, on se tait.
Cette fois je sais qui est le professeur Raoult. Dans l’interview qu’il a accordé sur LCI à David Pujadas pendant près d’une heure, Raoult a montré qu’il était un vrai professeur de médecine reconnu mondialement et pas le zozo qu’on n’a cessé de nous dépeindre dans les médias.
Laissez-moi parler Pujadas, vous n’y connaissez rien et c’est normal! Et Pujadas se tut.
Quand Raoult parle, on l’écoute. S’il déclare la publication du journal Lancet « foireuse » à propos de la chloroquine, il sait de quoi parler et ne recule nullement face aux experts de son rang. Foireuse, vraiment? un article commence à instiller le doute alors que le médicament vient d’être interdit dans les hôpitaux français… On n’a qu’à bien se tenir et c’est tout! Y compris le médecin et ministre Véran « de la génération d’après la mienne ». Le professeur, c’est lui, pas les ministres. Lui ne fait pas de politique, il fait de la médecine.
Et lorsqu’il évoque le nombre de morts du Grand Est et de l’Ile de France, il déclare « là il s’est passé quelque chose ». Il n’en dira pas plus. Mais son silence en dit long. Un silence en forme d’accusation.
Saura t-on un jour pourquoi Mulhouse a été débordé sous le flot de malades avec autant de morts? je ne le crois pas. Mais je garde en mémoire l’immense détresse des urgences de l’hôpital de Mulhouse qui a défrayé les chroniques des journaux locaux, la valse des urgentistes et tous les chasseurs de primes venus effectuer des vacations pendant des mois. Oui l’hôpital de Mulhouse était déjà en crise avant la pandémie. Il l’est encore.
Et la réputation de l’Alsace est définitivement entachée pour de longues années.
Le VTT est de plus en plus pratiqué par ceux qui fuient la route par crainte de sa dangerosité. Il est vrai que sur les chemins on risque moins d’être percuté par un conducteur imprudent. Un cycliste est mort hier sur la route du Ménil renversé par une voiture et inévitablement ça marque la communauté des cyclistes.
Retour à nos vélos, à nos bois, à la nature. Profiter de son déconfinement aide corps et âme à se sentir bien. On aurait aimé contourner le lac de Michelbach mais il faudra attendre le 2 juin que la punition soit levée.
Le parcours du jour avec le club Etoile 78 de Vieux-Thann est sur Openrunner
Pour moi, ce sera ma façon de courir en utilisant mes pieds. Une technique humaine de marche à pied et de course qui remonte à la nuit des temps.
Ce matin, pour délaisser un peu le vélo, j’ai couru 8 kilomètres.
Un truc qui me pompe à fond. Quand je rentre je suis liquéfié, la casquette ruisselle. Et je ne suis plus bon qu’au clavier.
Déjà 287 km avec mes pompes HOKA. Je suis un petit joueur, un petit grand-père qui n’en mène pas large dans les rues. Mais j’en suis pourtant fier. Mes scores sont dorénavant stabilisés et connus. Je cours le 8 km en un peu mois d’une heure avec un cardio moyen de 132. Sur le dur! sur chemin cabossé, c’est beaucoup plus difficile; je n’ai pas vraiment encore tâté ce terrain qui me semble accidentogène pour les chevilles…
Je vais en rester là sans chercher à faire mieux. Avec presque trente ans de plus que les quadras, inutile de tenter de les accompagner, ils sont beaucoup trop forts pour moi.
287km pour mes pompes HOKA. Les coussins mous en orange commencent à s’user. Le vendeur estime la tenue à 1000 km…on verra. Je pense avoir une légère pronation car l’usure est plus visible à l’intérieur du pied
Je regarde mes semelles…je vois que les coussins amortisseurs au centre de la courbure plantaire s’usent plus vite que les crampons avant et arrière.J’imagine que c’est normal.
Je suis adepte de produits commandés sur internet lorsque le marché local ne propose pas d’équivalent.
Après la commande, le livreur intervient, et parfois les loupés s’accumulent au point de vous mettre les nerfs en pelote.
Les livreurs sont pourtant des pros avec pignons sur rue. La poste, GLS, DHL, UPS et…dpd. Tous disposent de services performants et rivalisent entre-eux pour défendre leur part du marché juteux de la livraison aux particuliers.
Les cyclos du coin connaissent l’entrepôt de dpd, il est situé à la ZI de Burnhaupt le long de la piste de la Doller.
Premier round
Hier, 6 heures du mat, SMS. Je me réveille en sursaut…
Nous allons bientôt prendre en charge la livraison de votre colis. Vous serez rapidement informé de sa mise en tournée de livraison.
Prendre en charge votre colis, pour moi ça signifie que le livreur vient seulement de le réceptionner de la part du vendeur. Non, pas du tout, cela signifie que mon colis est déjà sur site à Burnhaupt afin d’être livré.
Effectivement à 9h19, nouveau SMS de dpd. Ils sont véloces à dpd, je m’attends déjà à voir le fourgon s’arrêter devant chez moi.
C’est fabuleux, je vais recevoir mon colis aujourd’hui. Et en plus la livraison est sans contact, comme ma carte bleue. Donc le colis rentre dans ma boite à lettres et je n’ai pas besoin d’attendre…c’est ce que j’en déduis. Tiens, entre parenthèses, dpd à un passe pour ouvrir nos boites? comment est-ce possible?
Je pars randonner entre-temps…
Kolossale erreur: en guise de colis, je trouve dans ma boite un AVIS DE PASSAGE.
En guise de colis, un avis de passage. J’imagine que mon colis ne devait plus être « sans contact », qu’il ne rentrait pas dans la boite, que le livreur avait perdu la clé,… et que j’aurais du attendre le livreur, tout la journée au garde à vous devant chez moi.
Donc je rentre dans l’appli dpdfissa comme indiqué sur l’avis de passage et je tente de reprendre rendez-vous…
Rien à faire, l’appli dpd me shoote dehors à chaque fois comme un malpropre.
Second round
Ce matin, nouveau SMS
on me refait le coup de la veille…méfiance
Ce matin dpd me refait le coup du SMS livraison sans contact d’hier.
Je ne bouge pas, je tiens à réceptionner mon colis. La matinée se passe…rien!
A 14h30, un fourgon s’arrête devant chez moi, je me précipite…trop tard! le livreur est déjà parti.
J’ouvre ma boite à lettres, le colis est à l’intérieur.
Je n’ai rien compris de la stratégie de livraison de dpd. Que se cache t-il derrière ces faux-fuyants? n’est-ce pas tout simplement un moyen de réaliser un surplus de flux interne? ou alors le premier livreur ne trouvait pas mon colis dans son fourgon, ou bien l’avait-il oublié? déposé ailleurs?
Bref, c’est incompréhensible.
Un dernier mot:
DPDgroup est le réseau international de livraison de colis du Groupe La Poste.
J’avais déjà testé les sacoches pour la route. La difficulté avec ce type de bagage, c’est le déport arrière de la charge qui génère un guidonnage désagréable en prime abord. Ce type d’équipement ne se prête pas au cyclo-camping. Il est juste destiné à rallier quelques étapes n’excédant pas la semaine.
Les sacoches Topeak peuvent contenir jusqu’à 22 litres. C’est un bagage qui ne convient pas pour les parcours sur sentiers en VTT. L’autre point névralgique, c’est le port de la charge uniquement par le tube de selle et la difficulté au bon maintien axial du bagage.
J’ai donc choisi le sac de selle de 17 litres de marque Zéfal pour mon prochain voyage à VTT. La fabrication semble être de qualité. La paroi intérieure est thermosoudée et l’ensemble pèse seulement 620gr.
Il me reste à tester le remplissage du bagage qui se présente sous une forme conique. D’abord faire l’inventaire du minimum à emporter, puis tenter de tout rentrer à l’intérieur…
En supplément éventuel, il me restera un sac à dos.
Produits similaires …
B-SOUL 12 L (22.50€)
Sacoche de selle bikepacking étanche Apidura Expedition 17L (150€)
Courir dans sa ville, un exercice physique qui tient en moins d’une heure lorsque l’emploi du temps est serré
J’ai parcouru un peu plus de 280 km à pied depuis que le Covid nous a confiné à domicile. Je me demande à présent si continuer à courir est utile. A quoi ça sert de courir? La première réponse est celle du bien-être. Un bien être corporel et mental et aussi une façon de posséder une pratique sportive pluridisciplinaire.
Parmi les inconditionnels du vélo, beaucoup ne comprennent pas la course à pied qui s’intercale entre marcher et pédaler. Or courir est une source immense de bonheur comme laisser courir sa plume, courir les chemins, courir le monde par la lecture, courir l’aventure,…
Je l’ai vérifié moi-même au cours de mes premières sorties. Trottiner à pied, c’est une façon de vaincre l’enfermement et de reprendre possession de son corps.
On m’objectera qu’on peut aussi faire du sport chez soi, c’est affaire de goût, j’ai besoin de voir du paysage défiler, de rencontrer des perspectives.
Je ne connais rien à l’académisme de la course à pied. J’ai tenté de savoir…combien de temps courir? à quelle vitesse?…j’ai constaté que la plupart des joggeurs s’en foutent un peu, la plupart ne savent même pas quels sont leur temps au kilomètre. Peu importe après tout!
Tenter de comprendre la course à pied, c’est aussi une façon de comprendre pourquoi ce sport est si populaire. Alors oui, courir c’est une façon ordinaire de lutter contre la sédentarité, un mal moderne, sans autre exigence qu’un vêtement léger et qu’une paire de chaussures adaptées.
En outre courir trois, puis quatre, puis cinq kilomètres « se loge » facilement dans un emploi du temps serré contrairement au vélo plus chronophage.
On pourra longtemps épiloguer sur les méfaits d’une respiration à grandes bouffées d’air pollué au centre des villes…mais comment faire autrement tant que les pouvoirs publics refuseront de prendre à bras le corps cette question de santé publique?
Ne pas se raconter d’histoire: courir est un sport debout contrairement au vélo où l’on est assis. L’engagement corporel est donc total lorsqu’il faut trottiner. D’autant qu’à pied la roue libre n’existe pas dans les descentes! Les prérequis sont là: tenter de courir avec un surpoids n’est guère raisonnable pour le squelette et le système cardio-vasculaire. Mieux vaut donc commencer lentement, quitte à marcher au début!
Il me reste à présent à tenter d’intercaler vélo et jogging dans un emploi du temps déjà encombré.
Parcours local sympa sur les hauteurs de Thann. La montée à Waldkapelle mobilise des ressources. A Hirnlestein, beau point de vue, puis descente au Silberthal, remontée à chapelle Saint-Morand et enfin la cote 425 et retour par l’oratoire Iffis.
La planète des fous va t-elle comprendre qu’elle joue sa perte avec cette pandémie?
Mes lecteurs fidèles se sont habitués à cette chronique du lundi. Elle m’engage par un juste retour des choses à la tenir avec pugnacité et aussi avec courtoisie, deux valeurs qu’on oublie parfois dans nos rapports qu’on dit sociaux.
A ce sujet, force est de constater, avec regret, que les avis des uns et des autres lorsqu’ils s’expriment sont souvent dénués d’égards et rédigés en style expéditif, truffés de fautes et peu empreints de respect. J’ai cette tendance à les fuir. Fuir les listes de discussions stériles où chacun veut s’ériger en juge, fuir les groupes Facebook devenus encombrants et sans intérêt et retourner chez moi, c’est à dire sur mon blog (qui existe depuis 2006) où chacun est bienvenu à la condition de se conformer à la bienséance. Oui, je sais, ce vocabulaire pourra paraître précieux, voire suranné, mais n’est-ce pas aussi une forme d’élégance dans notre monde brutal?
Qu’est-ce que je vais bien pouvoir vous dire ce matin?
Oui, le vélo si vilipendé, si méprisé, si dénigré pour sa supposée ringardise devient tendance.
Je crois qu’il est temps dans cette accalmie relative de la pandémie de jeter un regard sur notre destin. Notre destin à tous.
Pas seulement celui du vélo qui est en vedette actuellement en tant que modérateur de l’épidémie dans les villes. Ce qu’on n’aurait jamais osé dire, ni faire il y a peu, nos grands décideurs l’ont fait: hisser le vélo au rang de moyen de transport vertueux et « outil-barrière » de l’épidémie!
Oui, le vélo si vilipendé, si méprisé, si dénigré pour sa supposée ringardise face au modernisme redevient tendance. Pas seulement chez les bobos, mais aussi chez ces nouveaux prolétaires en cols blancs des grandes cités.
On fait la queue chez les vélocistes pour s’approvisionner en « petites reines » et l’État, magnanime, vous offre jusqu’à cinquante euros pour changer les patins de freins ou la chaîne usée dans sa gangue de cambouis.(Isabelle n’en pense pas que du bien)
Mais revenons au reste…le retour à la vie normale dont on dit qu’elle ne sera plus aussi normale qu’avant.
A quoi pourrait-elle ressembler cette nouvelle vie?
Rien n’indique encore qu’on sortira à court terme de notre rapport à l’autre autrement qu’avec des gestes-barrières et une méfiance face à aux virus capables de nous exterminer.
Alors va t-on devoir arrêter ce capitalisme sauvage qui pille la planète, car c’est de cela qu’il s’agit, non?…ou alors je n’ai rien compris.
La destruction de notre éco-système, la pollution endémique de notre terre, de notre air, de nos eaux, l’agitation incessante et frénétique des humains qui sautent d’un continent à l’autre pour un oui, pour un non, c’est bien de cela qu’il s’agit, non?
Entre vous et moi, j’ai peine à croire que les États inféodés au monde capitalisme seront capables d’arrêter quoi que ce soit du péril qui gagne. Puisque l’autre modèle reste à inventer après la disparition des idéologies alternatives.
Arrêter le transport aérien, arrêter les mastodontes marins qui commercent sur nos océans, arrêter le dumping sur nos emplois, arrêter la délocalisation de nos fabrications essentielles, arrêter ce monde de la bagnole et des camions qui tuent notre bio-diversité, qui pillent nos ressources, …redécouvrir la vertu et la nécessité de disposer de services d’intérêt général déconnectés du marché comme nos hôpitaux, valoriser les métiers du service public, pas seulement avec des médailles,…est-ce bien cela que nous comprenons après ce séisme épidémique?
Allons-nous aller demain vers un monde plus juste qui cesse d’avilir les plus pauvres de la planète?
Je me demande vraiment si cette pandémie sera capable d’initier une nouvelle ère de transformation de nos rapports entre l’homme et sa planète terre. Si cette pandémie est là c’est d’abord en raison des désordres écologiques causés par l’homme et des mésusages de son capital humain et animal.
Un virus qui met en question nos mobilités…et nos libertés publiques
les nouvelles mobilités urbaines vont-elles révolutionner les transports?
C’est un boulevard qui s’ouvre devant ceux qui s’intéressent à nos mobilités. Le virus, la maitrise de sa propagation, mettent en cause la façon dont nous nous déplaçons et dont nous vivons.
Avec le confinement de la population, le gouvernement a tout arrêté, tous les moyens de transport, avions, trains, bateaux, automobiles et…vélos. Les vélos n’étaient pas explicitement dans le texte alors le Ministère de l’Intérieur s’est empressé de faire la chasse aux cyclistes. Interdire la circulation à vélo, tout le contraire de ce qu’il fallait faire. Les cyclistes au quotidien dont je suis s’en souviendront longtemps de cette bourde de l’État.
Résultat: les citoyens ont redécouvert des villes silencieuses, dénuées de pollutions et font l’expérience de nouvelles formes de travail plus respectueuses de l’environnement, moins énergivores en transports tout en suggérant de nouveaux choix de vie.
Le virus est d’abord une affaire urbaine: il touche en priorité des populations rassemblées, au travail, dans les transports, dans les lieux commerçants, culturels et cultuels.
Bref, le Covid-19 s’attaque d’abord à notre modèle de développement ainsi qu’à ces flux incessants de transports planétaires.
Dés lors, le refuge devient la campagne, une forme d’autonomisation de la production et des échanges plus respectueuse de la nature. Vaste programme qu’on peine à imaginer dans un monde qui a fait fausse route avec la mondialisation!