Le vélo ne fait plus rêver. Imagine t-on des écrans publicitaires à la télé vantant telle ou telle marque de vélo? Non, bien sûr!
Aujourd’hui seule l’automobile se dispute les plages de pub.
Au début du siècle dernier, les affiches publicitaires étaient de véritables œuvres d’art capables d’introduire du rêve dans les scènes de la vie quotidienne.
Tout conducteur est «tenu de céder le passage, au besoin en s’arrêtant, au piéton s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire » (article R. 411–15 du code de la route).
Figurez-vous que deux chercheurs ( Les éthologues strasbourgeois Cédric Sueur et Marie Pelé ) ont démontré que plus le feu rouge piéton est long, plus il est transgressé. Remarquez que j’aurais très bien pu, vous comme moi, faire le même constat.
Plus étonnant, ces chercheurs ont observé que le premier piéton transgressif entraîne derrière lui tous les indécis, ceux qui hésitent…et ceux qui lisent Facebook en traversant mus par un mimétisme de groupe comme les moutons de Panurge. Amusant, les chercheurs nous comparent à des singes. Paraitrait qu’eux aussi, les singes, traversent aux feux sans regarder si le singe lumineux est au rouge!
Finalement il ne reste sur le bord du trottoir que les stoïciens qui résistent à cet implacable mal qu’est le feu rouge piéton qui entame notre droit d’aller et venir quand bon nous semble dans la cité.
Les Allemands sont orfèvres en respect du code de la route. Il attendent autant de temps qu’il faudra. Ce qui n’est pas le cas en France.
J’ai une théorie toute personnelle qu’il ne faut surtout pas divulguer. Pour moi, les feux piétons ne sont là que pour satisfaire la gent automobile qui supporte très mal que des intrus sur un trottoir aient l’idée saugrenue de traverser sur l’autre trottoir en face. Alors oui, je suis pour une mesure radicale, la suppression des carrefours à feux rien que pour ralentir encore un peu plus le trafic routier en ville et foutre un grand bazar aux carrefours.
Remarquez qu’avec mon vélo, nul besoin de feu tricolore, lorsque je traverse une bande piétonne, tout va très bien, je passe derrière la personne qui traverse et je n’ai jamais projeté un piéton sur mon guidon.
Arrêtons de plaisanter. Nos doctes concepteurs de carrefours à feux n’ont nullement l’intention de supprimer les feux. Au contraire ils veulent davantage intimider le « traverseur » frauduleux avec des « yeux » qui lui indiquent le risque pris. Vous voyez où l’on va arriver: transformez les feux en radar « piétons » et y ajouter une reconnaissance faciale pour vous envoyer une prune automatiquement au domicile fixe. Il ne resterait plus qu’à devenir SDF.
Bien qu’il existe très peu de sources historiques sur les signaux routiers, il semblerait que ce soit à Londres, au coin de Bridge Street et de Palace Yard, le 10décembre1868, qu’un feu de signalisation pour les trains, mis au point par l’ingénieur spécialiste de la signalisation ferroviaire J. P. Knight(en), ait été utilisé pour la première fois, sous la forme d’une lanterne à gaz pivotante aux couleurs complémentaires rouge et verte nécessitant la présence d’un agent de police pour le manœuvrer (ce dernier sera grièvement blessé le 2janvier1869)1. (Wiki)
Je ne sais trop où aller. Je grimpe derrière chez moi jusqu’au parcours VITA. Je ne sais pas pourquoi le parcours VITA s’appelle VITA. Je vais pomper sur Wiki…
Un parcours de santé, parcours sportif ou parcours vita est une promenade sportive rythmée par un ensemble d’activités, généralement dans un cadre naturel ou un parc urbain. En France, les parcours de santé sont aussi appelés parcours sportifs, ou encore CRAPA (circuits rustiques d’activités physiques aménagés1, plus rarement circuits rustiques d’activités de plein air2). Il en existe 1958 qui ont au moins un atelier3 répartis en France métropolitaine et les DOM TOM ; ils sont gérés par les collectivités locales. La norme référence en France pour les parcours sportifs est la FD S 52-903 d’octobre 2009. Elle est disponible sur le site de l’AFNOR.
Bon avec ça je suis moins bête.
Au parcours VITA, soit on est versé sur Leimbach, soit sur le Steinby.
Alors je grimpe à la vue Zuber. Pour tout dire, vu mes forces, la grimpée Zuber, je la fais en poussant le vélo sur combien?…je regarde…un kilomètre. J’ai presque honte.
Et puis une fois à la maison je regarde le profil et je vois qu’après le parcours VITA, au km 5 toute la montée en marron sur le graphe est entre 15 et 19%. Or je ne sais pas monter une telle pente sur le vélo. Je ne manque jamais dans la grimpée de m’arrêter pour regarder la plaine.La ligne blanche en-dessous de l’horizon, c’est le lac de MichelbachLe chalet Zuber est désertUne fois à la vue Zuber, j’ai ce paysage avec très peu d’horizon.
Je m’empresse de redescendre par le col de Teufelsgrund. Le mauvais temps menace. J’arrive à Thann un peu grelottant.
Quinze kilomètres me suffiront amplement aujourd’hui.
La France centralisatrice a montré l’exemple avec le rond-point des Champs-Elysées
J’ai le sommeil léger. Alors la nuit je songe. Qu’est-ce que je vais pouvoir raconter à mes lecteurs du lundi? Ma mémoire m’apporte les sujets qui s’entrechoquent les uns les autres dans un impossible récit qu’il me faut mettre en ordre le matin venu.
France: record du monde du nombre de ronds-points
La France détient le record du monde du nombre de ronds-points – six fois plus qu’en Allemagne ! On estime qu’il existe environ 30 000 ronds-points, et que 500 nouveaux sont inaugurés chaque année pour un coût, pas vraiment modique, de 200 000 à 1 million d’euros selon la complexité de l’ouvrage et le prix des parcelles à acheter. (source)
Dada est en tôle d’acier « cortène », son nom est « Bucéphale ». C’était le cheval que seul Alexandre le Grand a réussi à dompter. Dans les vestiges romains d’Illzach apparaît une tête de cheval . A Illzach passait aussi une voie romaine. On peut également remarquer le fer à cheval dans l’emblème de la ville. Sur cette route à fort trafic certains voient l’emblème du C.V. Ferrari. (2012)
Vous savez ces choses qui emmerdent les vélos…
Jean Viard, le sociologue, sur une chaine d’infos nous expliquait comment les ronds-points sont nés; vous savez ces choses qui emmerdent les vélos… Jean Viard nous disait donc que les ronds-points sont là pour organiser le transit pendulaire qui nous conduit à la ville le matin et qui nous ramène le soir dans nos village périphériques.
Travailler à la ville, vivre à la campagne
Nos jeunes générations se serrent la vis chaque jour et ne voudraient pour rien au monde repeupler la ville. Elles se serrent la vis disait Jean Viard pour payer sept ares de terrain, pour rembourser le crédit-bail de deux bagnoles diesel nécessaires à parcourir les trente kilomètres quotidiens jusqu’à son lieu de travail. Rien à voir avec le « vivre et travailler au Pays » des années 70….et encore moins avec le paternalisme d’antan des maîtres de forge qui construisaient les logements derrière l’usine. Ce qu’on veut aujourd’hui, c’est fuir la ville et ne pas participer à la fameuse mixité sociale urbaine tant elle effraie par certains aspects.
giratoire voie verte Moselle/Moselotte à Dommartin les Remiremont . La frénésie de ronds-points s’est propagée aux pistes cyclables avec la signalétique des voitures, s’il vous plait! Un ingénieur TPE est passé par là, sans doute
Alors les maires ruraux font le forcing pour aménager des lotissements sur de bonnes terres agricoles…et les ronds-points qui vont avec. La noble cause, on la connait: lutter contre la désertification de nos campagnes, la fermeture de nos écoles, de nos maternités, de nos trésoreries, de nos tribunaux. Ce qui n’empêche pas le pouvoir central de fermer chaque année toujours plus de services publics dans les cantons! L’antidote à la désertification des maires ruraux serait donc inutile puisque le repeuplement de nos campagnes s’accompagnent de toujours plus de bagnoles facteur de pollution.
La France est condamnée à ses bagnoles
Zone commerciale et bagnoles, le couplé gagnant
Le constat est sans appel: la France est condamnée à ses bagnoles...et à ses ronds-points. Ce qui n’est pas le cas de l’Allemagne ou des pays nordiques qui nous entourent. Par exemple l’Allemagne est peuplée de 236 habitants au kilomètre carré quand la France n’en possède que 120. En Allemagne le transport collectif des banlieusards est donc possible alors qu’il est illusoire en France de mettre en marche des trains pendulaires, voire même des bus réguliers. Question de flux. Ne parlons pas de la Belgique avec 379 ha/km2…ni des Pays-Bas avec 500 ha/km2.
Le marché de la voiture en France a de l’avenir combien même serait-il à maturité sur le plan marketing. Les constructeurs s’ingénient à nous maintenir captifs avec toutes sortes de nouveautés technologiques comme l’hybride ou l’électrique. Ils n’ont pas de craintes à avoir: sans la voiture, point de salut pour les adeptes de la France profonde! En revanche, le matériel chinois risque fort de faire capoter les constructeurs locaux, car la Chine apprend vite. Quand Gifi et consorts vont vendre de la bagnole…
Redonnons leur humanité aux ronds-points
A Bourbach-le-Bas (Haut-Rhin), on ressort des cartons le projet de rond-point au carrefour de la D466 et de la D35. En cause la dangerosité au moment des pointes de trafic. Les usagers de la vallée sont évidemment contre le principe d’un nouveau rond-point qui les ralentirait au moment d’aller au boulot à Mulhouse ou de rentrer au plus vite pour la sortie des classes.
Les Gilets jaunes me réconciliait avec les ronds-points. L’écriture hésitante tenait lieu d’exercice
Avec les ronds-points, les maires ont oublié de construire une cabane pour les gilets jaunes, une cabane bien utile pour recréer du lien, où l’on pourrait boire un coup, histoire de faire connaissance. Le grand rond-point d’Aspach était vide de gilets jaunes samedi 16 novembre pour leur premier anniversaire. Dommage, j’avais pris l’habitude d’aller m’y chauffer au bord du feu de palettes et de tailler bavette avec les manifestants.
Les Super U, les Leclerc et les Carrefour (bien nommés) savent depuis longtemps que le rond-point est vital pour capter la clientèle abonnée au transport pendulaire.
Selon les DNA (25/09/2013), l’opération de Carrefour Mulhouse de l’Ile Napoléon – estimée à 2.1 millions d’euros HT – a été financée par la société immobilière Carrefour (1.1 M €), la société Sogemo (177 000 €) et le conseil général (458 000 €)
Les maires plutôt que d’y installer des décorations souvent douteuses et dispendieuses feraient mieux d’y promouvoir des buvettes (sans alcool), des boites à livres et des distributeurs de pain. Une façon de redonner un peu d’humanité à ces lieux de girations impétueuses qui font peur aux cyclistes.
Lorsque je découvre mon parcours sur la carte une fois de retour à la maison, je cherche une représentation géométrique. Aujourd’hui, j’ai fait beaucoup de zigzags. Des lignes brisées.
Le samedi route ou VTT? avantage VTT, sortie sans voitures
A l’entrée du chemin du Langholtz, j’entame le retour de la balade. Nulle âme en vue.
Nous entrons dans les temps courts. Ceux qui ne permettent pas de s’attarder en chemin avant la nuit tombée.
Alors je rôde autour de chez moi. C’est tout l’intérêt du VTT, pouvoir rôder. Errer. Les champs sont encore occupés. Il faut couper les maïs, extraire les betteraves. Et dans les bois, les engins s’affairent à sortir les grumes.
Les étangs des sablières sont au plus bas. Les oiseaux se réfugient sur les ilots.
La boite Pinion (un nom très ressemblant à pignon!) n’est pas nouvelle, bien que discrète sur le marché. Directement dérivée du modèle de l’automobile, son constructeur en fait la présentation à Eurobikes 2019.
Cette boite a certainement des atouts pour le vélo urbain dès lors qu’elle vient à bout de cet archaïsme qu’est le dérailleur de chaine.
L’ABS ( Antiblockiersystem ) a fait son entrée sur les vélos. Les vélos à assistance électrique. On peut donc s’attendre à voir le système s’étendre un jour au vélo « musculaire ».
Soyons fou: imaginons le jour où le vélo freinera tout seul à la survenance d’un obstacle…
Toutes ces aides à la conduite du vélo me laissent sans voix.
La revue « Cyclotourisme » de novembre est arrivée. C’est le magazine de la fédération française de cyclotourisme.
Avec ce numéro de novembre, la fédé nous délivre un mystérieux message dans son édito en constatant que « le niveau de nos abonnés, et par voie de conséquence de nos lecteurs, ne cesse de baisser » écrit Gérard Pliquet.
En clair le magazine est « malade »…mais « la maladie pourrait être éradiquée »… « les remèdes existent »… « si leur mise en œuvre, individuelle et collective, avait été efficiente, nous n’aurions pas y revenir. » « D’autres solutions seront prochainement proposées… »
Que la revue ne se vende pas bien, ce n’est pas nouveau. Cela fait des années que le lectorat s’étiole et que le journal doit être mis sous perfusion. Déjà en 2015 « Le lectorat de la revue est réduit à l’extrême: 17000 abonnés pour 120.000 licenciés alors qu’elle coûte 150.000 euros à produire (hors expédition). Soit 11% des licenciés seulement! »…(source)
Personne n’ose tenter une explication: les cyclotouristes ne lisent pas ou ne lisent plus, accrochés qu’ils sont à leur Facebook. Ils pédalent le temps restant. Certains ne savent peut-être même pas lire si je voulais être perfide quand je vois le niveau sur les réseaux sociaux.
Pourtant, si l’on parcourt la revue, elle est plutôt bien faite.
Des actualités qui sortent du cadre FFCT stricto sensu
Un portrait sur le handbike
Du VTT sous forme de raid inter-bases
Un reportage « jeunes »
Un voyage organisé à St Jacques de Compostelle
Une promo de la Haute-Saône
Des images d’Eurobikes (voir ci-dessous)
…
Et pourtant la revue se vend mal.
J’ai ma petite idée sur la question. Puisque la revue se vend mal, pourquoi tout simplement ne pas en tirer une version numérique que tout le monde pourra consulter à sa guise sans engager des frais d’impression et d’acheminement dispendieux?
La fédé a engagé sa transition numérique en élaborant une stratégie digitale. Gageons que dans les cartons des disques durs figure aussi le projet d’une revue numérique.
Des nouvelles d’Eurobikes…
détecteur de perte de pression pour VAE équipé d’ABS! vélo en bois Qirubike.deKarcassbikes.com cadre en tôle d’alu ajouréeConvercycle.com, la roue arrière se replie et l’ensemble devient un vélo normal
Je n’ai aucune légitimité à délivrer, contrairement à d’autres, un hommage à Poulidor. Les professionnels du sport cycliste s’en chargeront ainsi que la pleureuse patentée du journal de treize heures.
Mais enfin, il faut le reconnaître, après les « va-y Bobet », Poulidor avait endossé le maillot de la raillerie aux bords des routes avec le « vas-y Poupou ». En souffrait-il? je ne le sais pas.
Le « vas-y Poupou » était resté dans l’imaginaire populaire au point que même un modeste cyclotouriste en latex bariolé se voyait parfois encouragé de la formule devenue quolibet du terroir.
Poulidor était devenu au fil du temps une légende. La légende du perdant. Il a su en faire sa victoire.
Le Thanner-Hubel, c’est la montagne des Thannois comme son nom l’indique avec son sommet à 1104m. Je vois la neige tombée pendant la nuit depuis chez moi. Alors j’y grimpe, rien que pour voir la neige. Aujourd’hui, c’est dans la brume que je progresserai. Dommage.
400mètres de dénivelée, plutôt 500 selon moiNous étions trois au départ du Hundsruck. Les deux grands gaillards devant moi me montrent la voie. Je ne les reverrai plus ensuite. 30% de pente au départ, ça calme! le sentier de droite devant l’auberge est condamné par les bûcheronsJ’avais prévu le froid en haut car il ne faisait que deux degrés au colA la ferme-auberge j’attaque la pente qui mène à la table d’orientationle refuge du ski-club au pied des remontées, nulle âmeJ’ai vaincu mon AnnapurnaVieux-Thann? c’est par làSeuls les pas de mes deux marcheurs indiquent le passage Après la fontaine, je distingue le ski-club du Rossberg dans la brumeaucun randonneur rencontréJ’ai posé les bâtons et le sac à la manière de Pierre Brunnerpuis je suis redescendu sur le plancher des vachesquand j’ai commencé à faire tinter mes bâtons, le petit veau est vite rentré chez lui de l’autre coté de la clôtureLà-bas Bourbach-le-Haut
Avant de partir
Cette rando là est celle d’un marcheur amateur qui marche seul. Donc vous devez compter sur vous. On peut se perdre dans les Vosges. Ce qui veut dire qu’il faut partir en sécurité en moyenne montagne quand le temps est dégradé. Sur la crête je me suis fait « rafalé » et c’est parfois inquiétant d’entendre le vent siffler et de se sentir bousculé. Il faut donc être correctement habillé, porter de bonnes chaussures, pas des baskets, des gants étanches, une capuche et une casquette ou un bonnet. Avoir au moins une carte et sa boussole, mieux un GPS qui dans le brouillard vous indique où vous êtes et un téléphone si vous tombez et si vous ne pouvez plus marcher. Avoir un en-cas même si votre rando n’excède pas trois heures et de l’eau.
Je vais te le planter le bâton, moi
C’est la première fois que j’utilisais mes bâtons. Un modèle d’entrée de gamme de chez Décathlon. Est-ce utile? Je n’en avais aucune expérience.
Alors oui, c’est utile, je peux le dire…mais cela demande de l’apprentissage.
D’abord régler la longueur. Plus court en montée (105cm) et plus long en descente (115cm), ça dépend de votre taille. Les bâtons vous aident à aborder la pente et les sols rocheux surtout lorsqu’ils sont glissants. Vous pouvez prendre appui dessus et éviter de déraper ou glisser et en plus vous répartissez l’effort musculaire entre les cuisses et les épaules.
Quand vous êtes sur le plat, naturellement, les bâtons vous accompagnent, pic droit, jambe gauche et pic gauche, jambe droite. Mettez les dragonnes autour du poignet comme pour un bâton de ski.
Dans les descentes prononcées, vous contrôlez votre vitesse en plantant d’avance devant vous tout en limitant la fatigue musculaire de la jambe.
Si vous marchez moyennement vite comme moi, vous ferez les 8km en deux heures.
On remerciera ce lecteur de n’avoir rien contre les cyclistes mais on préfère qu’il passe au large.
Une tolérance? cet automobiliste parle d’une tolérance, mais laquelle? S’agit-il d’être autorisé à frôler le cycliste?…ou bien à franchir la ligne blanche?
Ce genre de remarque de la part d’un automobiliste sous-tend que plutôt que de franchir une ligne blanche et risquer…
Une perte de 3 points.
Une amende forfaitaire de 135€.
Une amende minorée de 90€.
Une amende majorée de 375€.
…mieux vaut frôler un vélo dont personne ne pourra dire qu’on est passé trop près…sauf si on le renverse. En effet qui est capable d’estimer un mètre cinquante, voire moins d’un mètre, sur la route entre deux mobiles en mouvement?
Rappelons tout de même que depuis le 4 juillet 2015, il est possible de chevaucher une ligne blanche continue sur les routes à double-sens limitées à 50km/h lorsque l’on double un vélo. Cette possibilité est uniquement offerte lorsque la visibilité le permet. Cette mesure découle directement de la nouvelle autorisation qu’ont les cyclistes de circuler à une distance suffisante des véhicules stationnés sur la droite.
Chaucidou à Altkirch?
Altkirch, le paradis des bagnoles au centre-ville
Je tombe des nues. J’apprends qu’un Chaucidou est à l’étude à Altkirch. Rappelons-le: Altkirch n’a aucune culture vélo. Ce n’est pas dans les gènes de la sous-préfecture du Sundgau. Alors apprendre que la ville envisage un tel aménagement, je dis chiche!
Un Chaucidou ressemble à ça…
Chaucidou hollandais
Chaucidou veut dire « chaussée pour les circulations douces » et n’a rien à voir avec le Cochonou du Tour de France.
Le principe consiste donc à n’affecter qu’une voie pour les autos et deux pour les vélos. Officiellement c’est une chaussée à voie centrale banalisée sans marquage axial.
Vous l’avez compris, un tel dispositif dans une ville est de nature à vous faire perdre les élections. Car le Chaucidou oblige les voitures « à se garer » pour se croiser ET sans renverser les cyclistes.
Si le principe est révolutionnaire en France et peu répandu du fait que le lobby automobile s’oppose à ce type d’infrastructures, il est largement utilisé chez nos voisins.
Le Club Etoile 78 de Vieux-Thann est un club familial. On y pratique le cyclotourisme et depuis peu le VTT. Si vous souhaitez nous rejoindre, on roule le dimanche matin à 9 heures. RDV derrière la mairie. Page Facebook…et en plus vous pourrez voir ma bobine en live.
J’ai copié mon parcours de mars 2018 intitulé Bunkers à VTT. Et ça donne Bunkers bis. Logique, non. Avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann, on s’est fait un peu violence ce matin car les premiers frimas sont arrivés en Alsace. A 6h30, j’ai pris mon courage à deux mains pour aller acheter ma baguette de pain à la boulangerie Kieffer rue du… Général de Gaulle. Faut pas croire, les Alsaciens sont des patriotes, on n’imagine pas le nombre de rues rattachées à la Libération. J’ai vu que de la glace recouvrait les pare-brises des autos, alors j’ai resserré toutes les écoutilles et j’ai pédalé. J’étais en mode hibernation (si vous ne savez pas ce qu’est le mode hibernation à vélo, lire ici). A 9h45, inspection des travaux routiers au centre de Vieux-Thann.
Inspection des travaux routiers de Vieux-Thann. Les cyclistes ont à craindre que le centre ville deviennent pavé.
Ces travaux là durent, durent des mois pour le plus grand bien des riverains à qui l’on a ôté le trafic routier. Je tourne, je tourne, attendant neuf heures. A neuf heures, le départ est donné. Comme vous pouvez le voir, je mets longtemps sur le blog (15 lignes) à m’échauffer. C’est comme les vieux machinistes de locomotive à vapeur qui se levaient quatre avant le départ du train pour allumer le feu de la chaudière sans contrôleur. Sinon le parcours plat choisi fait 35km, ne tenez pas compte de mes circonvolutions en attendant le départ.
Les vététistes ont leurs secrets. Des itinéraires improbables avec surprises et d’autres éprouvés, ceux que l’on connait pour les avoir déjà expérimentés. Ce que je trouve agréable dans un parcours, c’est de pouvoir jalonner son itinéraire de points d’intérêt afin qu’au retour on ne dise pas « on n’a fait que pédaler, c’est trop nul les parcours du Maxou ». C’est d’autant mieux de s’arrêter que cela permet de redonner un peu de cohésion au groupe qui a parfois tendance à s’étirer au gré du potentiel de chacun.
Aujourd’hui au programme…tin-tin-tin!…(roulements de tambour)
– Lutzelhof
Les chiens aboient mais sont enfermés
– Chapelle de Deckwiller
On a soif tôt ce matin. C’est de l’eau, pas de la mirabelle. J’ai consacré un billet aux villages disparus en 2016. Sur ce site existait Deckwiller, village disparu au XVIeme siècle Notre joyeuse équipeOn passe à pas de loup. Aucune balle perdue.Ouf!
– Bunkers de Burnhaupt
On passera vite devant les bunkers, mais on peut visiter ce site en touriste si l’on est intéressé aux ouvrages militaires de la Grande Guerre; j’y ai consacré un billet en 2014
circuit des bunkers à Burnhaupt-le-BasUn single agréable parmi le circuit des bunkers
– Lavoir du Dick
Le lavoir du Dich construit avant la Révolution était encore en fonction en 1960.La grande lessive donnait lieu à une fête de la jeunesse, à des papotages, des cancans et des disputes pour avoir la place la plus en amont.C’est dommage, cet abri en plein air menace ruine.Si un chantier est annoncé, je veux bien participer
– Barrage de Michelbach
A Pont d’Aspach, on profite d’un peu de goudronLa seule côte de la matinée au km 30 se fait sentir. Qu’on me pardonne!jolie cavalière
La route est sèche. Le temps n’est pas à la pluie, mais il fait frais 10° et 8° seulement au retour.
Je longe les collines jusqu’à Guebwiller. (Wattwiller)Le parcours du jour fait 66km et 500m. C’est un classique du genre pour retraité entraîné. Les coursiers se marreront.
La Voie Verte qu’on prend face à l’hôpital est à peu prêt réussie et elle nous conduit jusqu’à Buhl. Elle permet d’éviter cette affreuse rue Théodore Deck.
A Buhl, je prends la rue de la Liberté, ce n’est pas le meilleur plan car il y a un raidart en plus pour atteindre la route de Soultzmatt.
La descente sur Soultzmatt est glaciale. Je ne m’attarde pas au col
A Bollwiller, je prends Staff. La traversée de la Voie Verte à Cernay est infernale avec les familles qui ne contrôlent ni les chiens ni les enfants. La crainte est de renverser quelqu’un. Je sonne plusieurs fois et très peu de résultat, jusqu’à m’arrêter. On est samedi, c’est donc normal.
Je m’arrête.
La vieille dame semble ne plus pouvoir marcher avec son déambulateur…Elle me montre du doigt son immeuble de l’autre coté de la passerelle derrière l’Espace Grün.
Hôpital Mulhouse, les urgences toujours en grève. J’ai hésité à venir avec mon vélo, je n’aurais pas su où le remiser. Donc j’ai pris l’hélico qui passait au-dessus de chez moi
Soulagé. Test d’effort réussi. « Excellente performance » a écrit le cardiologue….et il a ajouté » récupération rapide ».
Quand j’ai parlé de mon cardio à 166 dans certaines côtes vosgiennes, j’ai vu qu’il tiquait un peu. « par rapport à 220 moins l’âge, c’est un peu haut… »
âge? taille? poids?… je me suis souvenu du sketch des Deschiens…
J’ai enfourché la bécane et run!…cette année la selle est à réglage électrique, je déhanchais un peu, alors on a baissé le tube depuis le pupitre. On n’arrête pas le progrès.
Au bout du 7eme palier, j’ai déclaré forfait. J’avais plus envie.
Bilan: 225 watts (watt, unité de puissance, nom commun peut s’écrire aussi W du nom de James Watt) Bref, j’atteins presque la puissance d’un vélo électrique… pendant 30 secondes!
Je me réfugie sous le porche de l’église Notre-Dame de Croaz Batz attendant que l’averse passe. Puis je vais sur le port. La Reine du Léon est là, chargeant sa cargaison de touristes au départ pour l’ile de Batz
Une vraie aquarelle abandonnée chez Emmaüs. De vraies affaires à faire.
Emmaüs à Cernay est un grand bazar où l’on trouve tout. Pour peu que l’on cherche. Cette entreprise (c’en est une) construite sur les préceptes de l’abbé Pierre pour venir au secours des démunis est une réussite.
Le principe est simple, vous donnez, ils revendent à bas prix.
Emmaüs, c’est le second marché de la consommation, un concurrent sérieux aux foires au puces et aux déchetteries.
Le magasin vaisselleLa bibliUne paire de pompes par chères Le rayon vélo est un peu maigreDe quoi y voir clairL’abbé Pierre en cire n’est pas à vendreEt pourquoi pas du vélo?
Je chinais chez Emmaüs-Cernay au rayon des bouquins sans rien chercher en particulier.
J’étais dans la colonne des R…le premier livre que je sors au hasard: Emmanuel Ruben « Sur la route du Danube » (Rivages)
Je vais sur la quatrième de couverture et je lis…
A l’été 2016, Emmanuel Ruben entreprend avec un ami une traversée de l’Europe à vélo.
4000 kilomètres le long du Danube, j’ai hâte de voir à quoi ça ressemble
Stop, j’achète!
C’est combien?
Deux euros
Chez l’Abbé Pierre, on ne discute pas les prix. C’est écrit partout. A ce prix là pour un bouquin paru en mars 2019, c’est pas cher payé.
Merci M’sieur l’Abbé.
Le prologue commence.C’était dans les Vosges, il attaqué un raidard un peu fort, sur la plaque, et il a claqué! Je sens que je ne vais pas m’ennuyer avec Emmanuel Ruben
Au-delà des traditionnels bilans sur le nombre de km de pistes cyclables,
la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclettes) a souhaité mettre en place
une grande enquête comme cela se pratique dans d’autres pays européens.
Comment se sentent les cyclistes à vélo dans leur ville ? Comment cohabitent-ils avec les autres usagers ? Les 5 minutes de questions permettent d’aborder toutes les thématiques du vélo dans la ville (sécurité, cohabitation, stationnement, confort, location, services…).
Le questionnaire se réalise par commune, que l’on soit cycliste régulier,
occasionnel voir non cycliste (pour ces derniers les raisons de
cette non pratique sont abordées). Un cycliste peut répondre sur plusieurs communes qu’il pratique à vélo, donc pas seulement celle où il
réside !
L’enquête a pour but de dégager les points forts et les points à améliorer de chaque ville, de voir l’évolution avec la précédente enquête de 2017 (résultats ici) mais aussi de classer les villes entre elles (en fonction du nombre d’habitants) afin de créer une émulation. Ces résultats seront connus lors de la soirée de remise des prix le 7 février à Bordeaux et seront d’autant plus intéressants, que la campagne des élections municipales battra son plein !
En 2017, Thann ne figure même pas parmi les répondants alors que Cernay en a obtenu cinq. Bizarre car je me souviens avoir répondu pour Thann. Bravo au seul cyclo de Schweighouse-Thann qui a réussi à figurer dans l’enquête.Qu’on ne s’y trompe pas, ce baromètre a surtout pour but de faire parler de nous dans la presse locale. Rien ne changera du jour au lendemain.
Allez, on s’y colle, voila de quoi faire bisquer les candidats-maires de 2020.
Voila ce que j’écrivais dans mes Potins du lundi le 15 juillet 2019…
je subodore que les années passant, on fait du vélo avec attention, je veux dire en faisant attention. Attention à ma tendinite des doigts qui se réveillent dans les longues descentes sur les freins, attention à cette douleur au-dessus du genou gauche qui atteste que j’ai tiré un trop grand braquet en grimpant le Vieil Armand, attention à la rhinite qui se réveille pour un oui, pour un non…bref il faut savoir ou apprendre à pédaler mou pour durer.
On a tous au début un capital. Petit ou gros selon notre chance. Puis on l’entame. Parfois sans s’en rendre compte. Jusqu’au jour où l’on n’a plus rien. Je veux parler de ce capital santé que chacun fait fructifier comme il peut, l’âge venant.
Le corps médical est formel, entretenir son corps, donc son capital physique passe par le sport. On parle même du sport-santé!
En réalité, il faut un jour déchanter. Vos gènes sont là et renferment le secret de fragilités qui un jour ou l’autre se réveillent et vous rappellent à l’ordre.
Le sport et l’âge ne font pas toujours bon ménage. D’un coté c’est bon pour le système cardio-vasculaire…et de l’autre les articulations du squelette n’aiment pas trop qu’on les sollicite exagérément.
Exemple avec les tendons et les cartilages qui se déclinent en tendinite et en arthrose lorsqu’ils sont malades.
Pas besoin d’être grand clerc pour savoir que quand vous vous levez le matin perclus de douleurs articulaires des doigts, de la hanche, des pieds ou du genou, c’est que vous avez de l’arthrose.
Mon médecin me l’a dit « à partir de 60 ans c’est naturel d’avoir de l’arthrose ». Pour la hanche, c’est parfois bien avant, douloureux et très invalidant. Il semble que le corps a une durabilité variable et que certaines pièces du puzzle s’usent plus vite que d’autres selon les individus.
De nombreuses articulations peuvent être touchées par l’arthrose. Les principales sont les cervicales et les lombaires (entre 70 et 75 %), le genou (40%), le pouce (30%), la hanche et la cheville (10%) et les épaules (2%). (Doctissimo)
Nous sommes 50 à 65 % après 65 ans à souffrir d’arthrose. Voila qui ne va pas arranger ceux qui vont bosser à l’avenir jusqu’à 70 ans!
L’arthrose du genou
J’ai regardé mon agenda…ma douleur du genou droit est intervenue le 9 juillet lors de la montée au Vieil Armand. Une douleur inhabituelle pour moi qui n’ai jamais rien connu de tel.
Depuis les deux genoux se sont mis de la partie, et aussi les doigts (mais j’avais déjà des signes précédemment) et aussi le pied droit. J’ai consulté les nombreuses pages du net. La pharmacopée est classique. Elle passe par les anti-inflammatoires, puis la chirurgie. Mais le mieux, à mon avis, est encore de prendre son mal en patience avant de recourir à la méthode forte.
Des montées et descentes d’escalier douloureuses qui cependant n’empêchent pas de faire du vélo. Une légère souffrance au pédalage et c’est tout. On y pense et on évite de trop presser sur les pédales. D’ailleurs le vélo n’est pas déconseillé. Contrairement à la course à pied.
Je commence par la punition. Je sors de chez moi et je grimpe le Hundsrück par le Steinby. Faut pas croire, je rame. Même en connaissant la particularité des lieux, je peine à monter ma carcasse en haut. D’abord atteindre la première courbe. La pente croît jusqu’à 10%. Je surveille le cardio comme le lait sur le feu. Pas plus de 160 puls. Avec mon 33/32 je gère comme je peux.
D’abord atteindre la première courbe.
Puis quand les courbes arrivent, je me repose, si on peut dire…et j’attends la cabane du Plan Diebold…
Rebelote avec le dernière rampe vicieuse car elle est comme un tremplin de ski en courbure croissante.
C’est quand on aperçoit la Fourmi qu’on est sauvé. Pas sauvé des eaux car je me prends un bon grain sur la tronche en arrivant.
Pas sauvé des eaux car je me prends un bon grain sur la tronche en arrivant.
Le Schirm? oui je l’ajoute pour ne pas être trop court sur le retour surtout qu’un coin de ciel bleu se dérobe à l’horizon.
Une accalmie sur Masevaux au loinLa cascade du Grundbaechle avant Bourbach-le-Haut50 minutes pour accoucher à Mulhouse. Sans embouteillage!On refait la passerelle. Les cyclistes dehors. Aucune protection. Pourtant un clignotant orange serait indiqué.
J’ai ressorti mes Braudel. Les trois tomes que je m’étais offert dans les années 90. Pour un cycliste qui aime voir du pays, avec Braudel on est servi.
Fernand Braudel, historien géographe de renommée mondiale, nous rabiboche avec la France, notre France éternelle.
Braudel, c’est presque un conteur pour moi. Il commence à la première page par citer Péguy : « regarder la France comme si on n’en était pas ». Voila un programme réjouissant…et Braudel d’ajouter: « je tiens à parler de la France comme s’il s’agissait d’un autre pays, d’une autre patrie, d’une autre nation ».
Je suis parti pour 1089 pages. Du nanan. Car à la fin on doit en sortir réconcilié avec soi, avec les démons du nationalisme xénophobe que l’on tente de nous instiller. Loin des clichés rabougris des extrêmes. C’est le moment.
A Sionne, Luméville était déjà derrière moi et il ne me restait qu’un banane ratatinée à me mettre sous la dent Pour un cycliste qui aime voir du pays, avec Braudel on est servi.
Pour la petite histoire, je suis passé le week-end dernier à Luméville-en-Ornois (Meuse). Fernand Braudel y est né et une plaque est apposée sur sa maison. C’était donc un Lorrain.
Lors de mon passage à vélo le 13 mai 2018, je n’avais pas vu cette plaque car elle était dans le sens opposé au carrefour de Chassey-Beaupré.
Il y a longtemps que je ne me suis pas livré à cet exercice d’introspection qui consiste à se regarder dans la glace et à exprimer la vérité sur mon audience dans la jungle de l’internet. Une audience lilliputienne face aux ténors de la blogosphère. Restons modeste!
D’abord, les journaux…
Les journaux font rarement état de leur bonne santé. Surtout lorsqu’ils vont mal. C’est le cas notamment de la Presse Régionale écrite. Le lectorat s’étiole et ne repose souvent que sur les retraités en semaine et les sportifs quand les nouvelles des scores sont publiés. La Presse est victime d’une défiance généralisée. Les gens lisent moins et …ils ont moins confiance ou ne trouvent pas ce qu’ils aimeraient y lire.
La Presse écrite tente de jouer la carte de la confiance ce matin en invitant ses lecteurs à dialoguer car le constat de désaveu est patent
texte paru dans les DNA (du groupe EBRA)du 5 novembre 2019
Bien fait!
Si les journaux et les hebdos se cassent la figure, c’est bien fait pour eux, ils ont pris le parti du pouvoir en place depuis belles lurettes et adopté un ton doucereux face au démantèlement de nos structures sociales et régionales. Alors qu’ils ne viennent pas se plaindre.
Par exemple, ce matin, deux maternités fermées à Altkirch et Thann et les DNA se fendent d’un simple reportage avec les bobines des deux derniers nouveaux-nés. Tant pis pour les suivants. Ils devront se rendre à Mulhouse.
Évidemment le journal n’a pas d’opinions. Il se contente d’acquiescer et d’envoyer ses « localiers » faire la photo de famille des personnels autour du lit de la dernière parturiente et bye-bye la matern. Pour l’histoire.
Du coté des blogueurs, on subit aussi
Le blog, c’est cette expression directe sur le net d’individus qui ne représentent qu’eux-mêmes. Une sorte d’expression directe derrière un écran-clavier. Ambiance confortable. Le blog est loin de jouer sur les terres de la Presse. On n’est d’ailleurs pas en concurrence puisque nos sujets de prédilection échappent pour la plupart à ceux de la Presse locale.
Pourtant nombre de journalistes s’appuient sur leur propre blog pour assoir leur renommée comme Jean-Michel Apathie ou Christophe Barbier, preuve que le blog n’est pas mort en dépit de son coté « has been » depuis que des réseaux comme Facebook ou Twitter se sont emparés du marché de l’expression directe avec les débordements que l’on connait.
Les blogs en vogue par thèmes selon blogbuster.fr (2013)
LTD RANDO 68 à l’honneur chez Overblog
Mon confrère et ami Pierre Brunner figure à la troisième place des meilleurs blogs publiés chez Overblog son éditeur. Une place amplement méritée. Bravo Pierre!
Les plateformes de blogs
En dessous de 20.000 visites/mois, on est dans les choux
Depuis que Wikio a abandonné son classement des blogs francophones, difficile de savoir quelle place occupe son blog dans le classement thématique…surtout si vous ne vous êtes pas inscrit chez ceux qui mesurent l’audience.
Les 10 blogs les plus populaires du moment tous thèmes confondus selon Blogonet.fr A noter la présence d’un mulhousien avec Begeek
Et Vélomaxou ?
En-dessous de 20.000 visiteurs/mois impossible de figurer parmi le Top200. Vous pouvez oublier! Je ne me voile pas la face, Vélomaxou subit une lente érosion de son audience depuis 2006. Le vélo est lié à une pratique tournée de plus en plus vers la performance. Inutile de combattre, ma pratique s’apparente chaque année à celle des retraités en « fin de parcours ». Il me reste ma position politique radicale et alternative à la voiture en ville. Je la défends pied à pied. Même si elle n’est pas facile à tenir dans le contexte actuel.
Depuis 2012, date à laquelle je me suis installé chez WordPress, mon audience a atteint un pic en 2014 avec 65586 visiteurs, puis s’en est suivi une lente descente (hors 2018). 2019 devrait atteindre 55000 visiteurs
Les potins du lundi, une rubrique appréciée
Mes pages vues le lundi 4 novembre. Les potins du lundi pas toujours faciles à construire sont en tête généralement ce premier jour de la semaine
Ne nous décourageons pas!
Ce passe-temps m’occupe et il est bénévole. Je n’en tire rien d’autre que la satisfaction d’écrire des ressentis, de décrire des balades, de commenter l’actualité et de poster de belles photos. Tout le monde n’a pas cette chance de pouvoir consacrer du temps à ce loisir qui consiste à dire ce que l’on aime, à parler de nature et de vélo.
Chaque mois, mon lectorat touche de nombreux pays. Merci à tous ces lecteurs éloignés de venir au-devant de moi. (vues en octobre 2019)
J’ai voulu lire ce thriller par hasard parce qu’il trainait là. C’est un roman policier dont on dit du bien et Bernard Minier, ancien douanier, figure parmi les auteurs les plus lus.
L’écriture est limpide et le but recherché est atteint: on est tenu en haleine car les séquences se succèdent rapidement sans qu’on y trouve de l’ennui.
Cependant on pourrait dire que la trame policière est classique, même si l’intrigue est palpitante. A la fin, Bernard Minier remercie Frédéric Péchenard et Pascal Pasamonti, deux grands « flics » pour leur aide. On est entre gens qui s’estiment.
Lisez donc « Soeurs » si vous aimez les polars et le crime.
On l’appelle la plaine. Ce sont les Vosges « plates ». Celles où Jeanne d’Arc gardait les moutons. Le Vair qui prend sa source non loin de Contrexéville se jettera dans la Meuse près de Domrémy avant parfois d’envahir les villages riverains lorsqu’il déborde.
Je croque en chemin quelques vues du lointain et j’y dépose de la couleur. Juste pour avoir un souvenir.