Le vélotourisme en ville, une façon de découvrir la ville et son patrimoine autrement (Mulhouse)Vélotourisme à Sète
Visiter la ville à vélo, c’est bien aussi. Il suffit de savoir s’extraire du trafic automobile. Rien de tel que les ruelles, les espaces protégés ou interdits au trafic lorsqu’ils existent.
Thierry Crouzet vous propose de visiter Sète…avec en prime le Mont Saint-Clair…qu’on pourra monter à pied car il est sévère si vous n’avez pas d’entraînement.
A Mulhouse aussi, on peut visiter la ville à vélo. En 2014, j’ai publié un Tour de Mulhouse sans quitter la ville. Ce tour fait 40 km, vous pouvez prendre la journée et vous arrêter là où bon vous semble. Vous allez découvrir des coins sympas souvent méconnus. Prendre un antivol si vous délaissez votre vélo!
L’autoroute une barrière à faune et cyclos. Passerelle bienvenue. (Montpellier)
La phrase du jour
« On ne remet pas sans cesse en cause l’élection d’Emmanuel Macron mais sa faible représentativité par rapport aux votants comme aux inscrits aurait dû naturellement conduire ce dernier vers une politique qui, plutôt que de cliver, aurait rassemblé.(Ph Bilger).
Le discrédit est tel dans l’opinion qu’il semble que l’usage du mot LREM est proscrit dans les tracts des prochaines Municipales.
Histoires autoroutières
Rentrant du sud vendredi, je me suis trouvé sur une autoroute remplie de camions et de voitures. Vitesse réduite de 20 km/h sur toute la vallée du Rhône et même au-delà sur l’A40. En cause la pollution. Les micro-particules du diesel qui se combinent parfois avec le sable venu du Sahara.
des camions peu pollueurs?
Pas de punition pour les camions, ils peuvent continuer à rouler sans être limités et donc inquiétés. Ils pollueraient 10 fois moins que les voitures! (source). Méfions-nous donc des idées reçues. En bon citoyen, j’ai adapté ma vitesse. Tant est si bien que j’étais coincé derrière un train de camions la plupart du temps. Incapable de doubler tant la restriction de vitesse est inobservée par ceux qui se constituent en file de gauche permanente.
Il faut en conclure que les mesures de limitations sur route ne sont pas respectées dès lors qu’on invoque la pollution. Pourtant les panneaux lumineux mentionnent que des contrôles radar ont lieu. Sans effet sur les comportements.
Observons que les automobiliste se sentent très peu concernés par les questions de pollution dès lors qu’ils ne sont pas contraints autrement que par des alertes peu dissuasives. La conscience écologique a ses limites.
L’autre slogan des sociétés autoroutières qui ne manque pas d’à propos, c’est cet affichage « grèves: pensez covoiturage »
En voiture, avec des personnes qui vivent la grève comme vous, vous pouvez discuter, échanger, partager une expérience… Vous verrez, vous arriverez au travail le cœur plus léger ! (site Vinci autoroute)
Martinez et la CGT seraient donc de précieux alliés du covoiturage dès lors qu’ils bloquent les transports en commun. On imagine alors d’autres formules tout aussi briseuses de grèves…
Contre la CGT, covoiturez!
Martinez, non! covoiturage, oui!
Je vous laisse en deviner d’autres.
Derrière les sociétés d’autoroute, on devine la patte du gouvernement qui tente de contourner la gène des manifestations. Piètre manœuvre!
Une prune à 10 euros
Ils sont sympas les Allemands. Ils m’ont gratifié le jour de l’An d’une prune de 10 euros Schützenalletunnel à Freiburg au motif que je roulais au-dessus de 50 km/h. Vitesse retenue: 57.
C’est involontaire de ma part car en principe j’ai l’œil rivé sur les panneaux.
Chez les Allemands, les limitations sont parfois diaboliques aussi, on passe de 120 à 50 sans toujours s’en rendre compte…et la traversée de Freiburg est désormais entièrement à…30km/h et truffée de radars.
Il est pressé
Rouler sur la bande d’arrêt d’urgence ou comment s’affranchir des bouchons
Le monsieur est pressé. Il arrive derrière moi, me double par la droite et se positionne pour doubler un train de cinq camions…un véhicule est en train lui aussi de doubler devant moi…pas de problème! il prend la bande d’arrêt d’urgence et double les cinq camions. Ces nouveaux comportements font de la route une jungle.
A la bretelle de Burnhaupt, la voiture est sortie puis, hésitante, a repris l’autoroute vers Belfort. Peut-être avait-il oublié sa belle-mère à une station?…
Thann demain avec vous conduite par le premier adjoint sortant Gilbert Stoeckel publie la liste de son équipe pour les prochaines Municipales.
Vingt-neuf candidats dont une partie de l’équipe sortante.
En tête du programme, le redynamisation de la ville. Véritable talon d’Achille de l’équipe sortante, le centre-ville est dans un état déplorable pour une cité qui se veut touristique et accueillante avec sa Collégiale au centre. Sans parler des commerces dont les enseignes sont pour la plupart vides et le reste moribond.
On imagine mal comment cette équipe va pouvoir convaincre alors qu’elle a échoué lors de la précédente mandature.
Enfin une timide percée en faveur de l’environnement! Si Thann est encombrée et polluée par le trafic pendulaire de la vallée, il lui reste à promouvoir les déplacements intra-cité alternatifs à la voiture.
Faciliter et sécuriser les déplacements à pied et à vélo
C’est la phrase qui fait tilt et que j’attendais. Elle figure parmi les engagements de la liste. En cas de victoire, il restera à passer à la phase concrète.
Voici les principales actions à mener à Thann pour promouvoir le vélo
d’abord faire respecter la zone 20 au centre-ville dont les automobilistes se contre-foutent (beaucoup ignorent ce qu’est une zone 20)
généraliser les double-sens cyclables qui facilitent les déplacements aux vélos
définir des axes prioritaires cyclables et protégés
sécuriser les abords de la route nationale 66 et ses traversées face au lycée professionnel, face à la Poste notamment.
jalonner les itinéraires cyclables et notamment la Voie Verte le long de la Thur
Entrée de Thann faubourg des Vosges. Sympa le massif en pierres pour les vélos!
Attendons de voir si la liste concurrente du maire sortant, Romain Lutringer, va relever le défi…
Articles en relation avec les Municipales 2020 à Thann….
Je lis dans votre récent article que vous étiez parti faire du vélo et que vous étiez au bord de l’ hypoglycémie. Voilà des choses à ne pas faire, le sucre étant le carburant des muscles. Je ne peux que vous recommander vivement de lire le livre de Michel Desmurget: « L’ Antirégime » chez Belin et aussi ceux de Zermatti. Très bonne route pour cette nouvelle année.
Pas d’affolement, reprendre son vélo exige de la patience.
Même si je n’ai jamais arrêté le vélo au cours de l’hiver, j’ai quand même levé le pied comme on dit.
D’abord l’hiver on roule moins et moins longtemps et en plus je me bagarre avec cette arthrose diffuse qui outre que c’est douloureux joue sur le moral.
Ensuite grimper un col en cherchant ses forces, c’est normal quand on cumule des handicaps de poids et de rythme cardiovasculaire.
Pour le rythme cardio vasculaire, je le maîtrise ordinairement en ne dépassant pas 160 pulsations (validé par mon cardiologue pour un cœur entraîné).
Pour le poids, c’est clair, je suis en surpoids. Pourquoi? parce que je mange trop et pas toujours des mets recommandés. C’est tout simple. Et le poids est l’ennemi du cyclo qui fait de la côte…même si c’est enviable dans la descente ensuite du fait de la masse cinétique accumulée.
Manger trop et donc grossir, c’est le mal de nos sociétés qui fait des ravages. Pourquoi mange t-on trop et mal? question complexe liée à toutes sortes de facteurs, l’éducation, la sédentarité, la malbouffe, le stress,…
En mai 2018, j’avais atteint 75 kg en suivant un régime. Deux ans après, rebelote, tout est à refaire
Donc je suis en surpoids. De combien? 10 kilos! Et ça m’agace bien que je suis complètement conscient et responsable de cet état. C’est l’indice de masse corporelle qui permet de le savoir (IMC) Avec un IMC de 28.9 je suis largement au-dessus de la norme. Pour être dans la norme, il faudrait un IMC de 25 et moins, soit 72 kg, chiffre que je n’atteindrai certainement jamais. Je me contenterai donc de viser 75 kg.
Pour y parvenir, toutes sortes de méthodes existent. Plus ou moins contraignantes…et chères si vous cédez à « Comme j’aime » qui nous gonfle avec Benjamin Castaldi à la télé. Dans le passé, il y avait la méthode Montignac, idéale pour les scènes de ménage…
Du coté de mon toubib, il me dit réduiser la taille de l’assiette. Pourquoi pas!
Finalement, je fais le régime avec Yazio, je pèse et je note tout ce que je mange en respectant un ratio glucide/ protide/ lipide. J’ai choisi 50%/20%/30%
Attention au phénomène de yoyo avec le poids: dès que vous arrêtez le régime, le risque est grand de retomber dans vos travers diététiques. J’en sais quelque chose notamment pendant la période des fêtes.
Commencé le 2 janvier 2020, mon régime Yazio m’a fait perdre 3.2 kg soit 250 gr/jour
N’oublions pas que le surpoids est d’abord lipidique, la graisse stockée dans votre corps comme la marmotte et aussi tout le sucre en excès transformé en graisse.
Faire du sport consomme de l’énergie et faire un régime consiste à moins en avaler. L’équilibre est donc subtil. Pendant le sport il existe une zone, propre à chacun, où le pourcentage de graisses brûlées est optimum notamment en fractionnant les efforts.
Les théoriciens de la chose ne manqueront pas d’ajouter toutes les recettes plus ou moins fiables qui s’adressent d’abord à des compétiteurs jeunes. Or je ne suis ni l’un, ni l’autre.
Cycliste, un sous-citoyen au quotidien semé d’embûches
Cycliste au quotidien? si vous l’êtes, alors vous méritez une décoration dans ce monde de brutes.
Parfois je m’interroge sur mon identité cycliste. Nous en avons tous une, mais laquelle?
Se situer dans la galaxie cycliste, c’est une question de repères. Cette question là pourra paraître futile, voire iconoclaste pour ceux qui ne pratiquent le vélo qu’à titre sportif.
J’ai été de ceux-là, le dimanche matin. Et rien d’autre. C’est dire si je dois tout à ma première pratique du vélo, le vélo sportif. Et encore: je n’ai jamais été tenté par la compétition. J’exclus l’enfance où l’on avait tous un apprentissage intuitif du vélo contrairement à aujourd’hui.
Au dehors de cet environnement cycliste en club d’une ville provinciale le dimanche matin, rien ne nous prédisposait à un autre usage du vélo. Ni les voyages, ni les transports quotidiens pour l’école, les courses, le travail. Encore moins la fédération de cyclotourisme qui imprimait sa marque, son style, ses sorties, et même ses types de vélo calqués sur la compétition, le triple plateau en sus. Du tourisme autour du bourg et c’était tout.
Imaginer un autre monde, celui du vélo « utilitaire », du vélo porte-charges avec porte-bagage, c’était impensable. Cela n’appartenait qu’à la ruralité pour porter la marmite ou à la grande ville pour se défier des encombrements et alors même que les questions de pollution et d’environnement étaient ignorées. Le vélo est aujourd’hui totem de tous ceux qui se réclament d’un meilleur air et d’une meilleure santé. Il n’est hélas parfois qu’un alibi pour rallier une noble cause. Je pense aux élus en quête de suffrages, on connait la musique.
Du coté des grands voyageurs, un champ clos de passionnés souvent méconnus.
Est venue l’heure de la contestation de notre espace sur la route avec le VTT. Un façon de se dérober à l’envahissement et à la suprématie du monde automobile. Finalement le VTT a été un révélateur de nos fragilités sur la route. Non, le vélo routier n’a jamais atteint sa légitimité au pays du tout-voiture. Encore aujourd’hui, on en souffre. Aucun complexe commercial, par définition hors la ville, n’a fait une place au vélo. Les axes structurants sont d’abord pour la voiture. Et on en a encore pour au moins cinquante ans. Il est donc illusoire de revoir les centres-villes retrouver leurs commerces et leur dynamisme attractif en dépit des intentions pieuses des candidats-maires qui vont se présenter dans quelques semaines à nos suffrages.
Cycliste des villes et des champs? oui je m’en contente. L’âge venant, je me sens de plus en plus en insécurité sur la route. La semaine dernière, j’ai été frôlé par une voiture à la sortie de Bollwiller. J’ai eu le souffle coupé tellement elle est passée près de moi. D’habitude, je tente d’estimer le mètre qui nous sépare…ici pas possible! Du vélo routier dans les zones peuplées est devenu de plus en plus anxiogène. Le cycliste n’est pas lui non plus à une incivilité près, lui qui frôle bêtement les groupes de piétons sur les voies vertes sans prévenir, ni ralentir.
Un dernier mot pour dire que je prends aussi le volant et que je m’aperçois que les comportements des automobilistes sont beaucoup plus agressifs au volant de leurs puissantes et confortables autos. Toute opportunité de doubler est bonne à prendre. On n’attend plus derrière le vélo, on le frôle comme si le cycliste était inhumain.
Cycliste au quotidien? si vous l’êtes, alors vous méritez une décoration dans ce monde de brutes.
La manifestation contre la réforme des retraites à Mulhouse a rencontré un beau succès
L’opposition à la réforme des retraites a de nouveau réussi son pari. Pour sa troisième journée de protestation, la mobilisation n’a pas faibli.
Peugeot, EDF, SNCF, infirmiers, enseignants, sapeurs-pompiers, gilets jaunes et une imposante représentation d’avocats du barreau de Colmar et de Mulhouse.
Est-il nécessaire d’ajouter de la gravité aux choses graves? Je veux parler en ce début d’année des sujets qui vont continuer d’empoisonner notre quotidien, nos projets de vie.
D’abord les retraites et cet incroyable imbroglio auquel nous assistons impuissants. Bien sûr que le gouvernement n’a pas choisi la bonne méthode, bien sûr qu’il a préféré le pourrissement face à la rue et au mécontentement…à présent se pose la question, est-ce que la légitimité démocratique du président élu avec 20% du corps électoral peut justifier la démolition de notre modèle social? poser la question c’est un peu y répondre. Il faudra bien enfin soumettre cette question à une consultation populaire après qu’on aura toutes les clés en mains. Comme savent le faire nos voisins suisses.
Ceux qui ne sont pas politisés, par non politisés, j’entends les citoyens qui n’ont un avis sur rien, un peu comme les cerfs du Moyen-Age, ceux-là s’en foutent de l’avenir des retraites ou de la planète. Mais tout de même, voila une politique qui refuse d’assumer la vérité sur sa mission: accompagner le déclin de notre pays et détricotant une à une ses conquêtes sociales.
Ce que le gouvernement refuse de dire, c’est qu’il veut diminuer le niveau des retraites au moyen d’un artifice, un système universel injuste qui va mélanger toutes les professions entre-elles et leurs spécificités. Pas seulement les retraites de demain mais aussi les retraites d’aujourd’hui en les confondant dans une caisse commune.
Maxou, arrête de brailler, tu nous rends sourds!
J’ai cette rage au cœur de ne pas accepter que notre génération du baby-boom livre à ses successeurs une France qui décline partout. Notre déclin est-il une fake-news de ceux qui comme moi ne voient que le verre à moitié plein?
Non! Il suffit de constater que notre pays qui a occupé pendant longtemps la cinquième place des nations a rétrogradé à la septième place du point de vue du PIB…Voila une donnée qui a sa consistance incontestable plutôt que nos routes pourries, nos délinquances assumées, nos services publics taillés en pièces, nos politiciens goinfrés, nos mômes illettrés,…
la régression continue en 2018 avec moins 0.5 point. L’Allemagne recule aussi à cause de ses bagnoles truquées…et malgré ses centrales au charbon.
L’autre sujet d’ampleur, c’est la dérèglement de la planète au niveau environnemental
Ce ne sont pas trois cyclistes à Thann qui vont chercher leur pain qui changeront quoi que ce soit à notre sort collectif. Le plus « bel » exemple actuellement ce sont les incendies de l’Australie, après ceux de la Californie. On en est réduits à exfiltrer les populations par la mer pour les sauver du brasier. Tous les ingrédients du cynisme politique australien sont réunis: un gouvernement qui défend ouvertement des centrales au charbon face au défi climatique et qui refuse de voir l’évidence: la planète est en grand danger.
Trump, Bolsonaro et les pays d’Europe de l’Est comme la Pologne choisissent délibérément des politiques contraires au secours de la planète.
Sommes-nous mieux lotis en France? La France se hâte lentement. Elle a cédé sur la hausse des taxes sur le carburant face aux Gilets jaunes et pour autant elle ne prend pas la défense des mobilités douces intra-urbaines.
Le baromètre des villes cyclables a mis en évidence des retards importants en terme d’infrastructures cyclables dans nos villes. Il suffit pour s’en convaincre de voir le nombre de points d’insécurité recensés.
Mon troisième sujet est de l’ordre de la futilité
Celui de l’usage de notre vélo de loisir. Je lis avec curiosité l’étalage des scores élogieux de l’année écoulée des uns et des autres de mes confrères sur les réseaux sociaux. J’ai été de ceux-là, je le suis moins. L’âge aidant, je fais profil bas vu que je constate année après année une moins grande appétence pour la performance.
Je pourrais aussi afficher mes dénivelés et mes vitesses comme ceux qui sur Strava se confrontent à distance via l’application de compétiteurs.
Cela dit, nos grands compétiteurs amateurs suscitent toujours l’admiration lorsqu’ils affichent des palmarès étourdissants annuels de plus de 20.000 km sur un vélo.
L’un de nos compétiteurs locaux va s’attaquer au Cap Nord en 2020. Un sacré défi!
Et moi, et moi et moi?
Je n’ai encore rien inscrit sur mon agenda cycliste. Trop d’inconnues pèsent encore avec cette crise d’arthrose diffuse qui fait penser à la polyarthrite rhumatoïde…
Je n’irai donc pas au prochain séjour des Cents Cols en Italie qui demande trop d’investissement physique.
Mais un voyage à sacoches me semble plus accessible. Je vais opter pour le Bikepacking et vendre mes sacoches.
je vends mes sacoches Topeak. Elles contiennent 22.6 litres, pèsent 1160 gr auxquels s’ajoute le porte-bagage 1100 gr soit au total 2,260 kg pour un coût de…154 euros. Je les solde à 50 euros avec le porte-bagage, elles sont en bon état.
Pourquoi deux Rubik’s Cube en illustration?
J’en ai résolu un après beaucoup de mal, alors je n’ai pas voulu le « casser ». J’en ai donc un nouveau, celui de droite, en cours de résolution. Vous voyez, il faut d’abord construire une face entière tout en respectant les couleurs adjacentes qui doivent former un T. A partir de là, on retourne l’ensemble et on résout l’étage central avant de finir le troisième niveau.
Le Rubik’s Cube (ou Cube de Rubik) est un casse-tête inventé par Ernő Rubik en 1974, et qui s’est rapidement répandu sur toute la planète au cours des années 1980.(Wiki)
Je dois dire que j’ai une patience infime et que j’ai horreur de perdre aux jeux de hasard et donc je n’y joue pas. Mais le Rubik’s Cube semble appartenir plutôt à un jeu de logique qui fait appel à la déduction dans un espace à trois dimensions. Bref, c’est un truc à vous donner parfois le vertige et à vous casser la tête.
Un conteur à vélo
Thierry Crouzet est-il un conteur à vélo? J’ai du mal à le définir. Il vient de passer à Mulhouse, mais il est venu je crois en voiture. Son carnet de route mérite le détour
J’ai repris mon vélo. Même presser du pouce sur la gâchette du dérailleur me fait mal
C’est au lendemain des fêtes que mon article de 2018 sur Yazio, l’appli pour perdre du poids, fait un bond de notoriété (40 à 50 vues par jour). Tous les excès de table entraînent des recherches sur le net de la part de ceux estimant urgent de faire quelque-chose. (voir l’article de 2018)
Comment perdre mon surpoids?
Moins 500 gr chaque jour, c’est possible. Yazio. L’assiette au milieu, la balance à droite, l’Iphone à gauche.L’appli Yazio a pris de l’embonpoint, j’ai du mal à m’y retrouver surtout dans la version coaching à 22 euros l’an.
Le mieux n’est-il pas de ne pas en prendre, du poids? Facile à dire! Moi, je traîne un surpoids endémique, pas seulement après les fêtes. Alors quand ça devient lourd, je ressors ma balance et je pèse les aliments. Une gymnastique irritante à table, j’en conviens.But de l’exercice tenir en-dessous de 2000 kcal/jour. Finir la journée à 1500 kcal, c’est mieux. Et en plus respecter un rapport glucide/protide/lipide équilibré.
Les premiers kilos sont faciles à perdre. 500 grammes par jour, c’est faisable. Mais après c’est plus difficile. L’essentiel étant de ne pas retomber dans ses travers, les grignotages, les rasades d’alcool et aussi le fameux « trop gras, trop sucré, trop salé » dont on nous rebât les oreilles à la télé.
Celle-là me plaitCelle-ci aussiUn parcours plan-plan pour marquer le coupC’est tout pour aujourd’hui
Il faut que cela arrive. Un jour. Ou l’autre. Vieux, c’est à quel âge, déjà?
Pour moi c’est aujourd’hui. C’est bien tombé, c’est l’heure de remettre les compteurs à zéro comme on remet les pendules à l’heure à chaque solstice ou presque.
Vieux, c’est tout un programme. Certains le fuient; ils ne veulent ni le voir, ni le savoir, ni en entendre parler. Pourtant vieux, ça existe. S’y mettre dans la peau est déjà un exploit lorsqu’on ne s’y attend pas ou qu’on ne s’y est pas préparé. D’autres le découvrent au lendemain d’une nuit agitée. Ils se lèvent et se sentent tout cagneux, comme un lendemain de fête.
Vieux, il faut vouloir l’être au moins un fois. Pour voir. Ma femme se plait à me le répéter, c’est dans ta tête. Oui, c’est vrai, vieux c’est d’abord dans la tête quand on cherche le mot-clé qui rendra la phrase intelligible…et qu’on ne le trouve pas. Alors on s’en sort par une pirouette, on s’interrompt et on passe à un autre sujet. Parfois on m’aide. Et ça m’agace de n’avoir pas trouvé le mot, celui qui me manquait.
Des vieux, j’en ai rencontré à l’Ephad tout près de chez moi. Souvent très âgés et atteints de diverses pathologies. J’admire leur acharnement à vivre et j’admire aussi les aidants. Le cinquième pilier de la dépendance et ses dépenses colossales n’ont pas fini d’agiter nos forces vives.
Vieux dans son corps rouillé, c’est chaque heure, chaque minute une remise en cause de ses projets. Pas des grands projets, non, simplement aller de là à là dans la maison et remettre au lendemain l’entretien du compost au fond du jardin.
Mettre un parka, des gants, un bonnet, des bottes, c’est trop demander.
Les articulations qui grincent en silence, on aimerait pouvoir les huiler comme la chaîne du vélo. Bon assez de jérémiades, « va chercher le pain » me dit ma femme.
Je saute sur la bécane. Et run. Mon envie d’être vieux m’a passée au moins pour aujourd’hui. C’est fou ce que les femmes ont l’esprit jeune!
Je dédie mon billet à tous les vieux que nous sommes ou que nous serons un jour.
Tout seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin. 2020 nous invite.
Roulerons-nous roue dans roue en 2020? Il faut le souhaiter. D’année en année, l’imperturbable avancée du temps me contraint à la retenue, à une sagesse qui ne m’a pas toujours été coutumière.
Les vœux, ce sont un moment de fraternité dans ce monde de brutes. Mes vœux vont à mes amis, à mes lecteurs. Ceux qui sont cyclistes, randonneurs à vélo ou à pied, les deux à la fois et tous les autres. Je pense à ceux qui parmi nous aiment la nature, nos Vosges adorées, notre plaine d’Alsace et à ceux qui aiment me lire. Bonne année à tous!
Pendus aux grilles du train. La mobilisation n’aura servi à rien (maternité de Thann)
C’est le dernier lundi de l’année 2019.
Il n’y a pas eu de trêve de Noël, le maelstrom de grèves contre la réforme des retraites a tout éclipsé. Ceux qui comme moi restent chez eux n’ont pas eu à se soucier de leurs voyages vers la famille ou les pistes de sports d’hiver mais le climat social a pourtant touché l’ensemble du pays.
On pourrait dire que la France profonde se fait oublier, elle ne demande rien d’autre qu’un minimum de services, car les services fondent encore le socle de notre bien commun républicain. C’était tout le sens de l’action des Gilets jaunes l’hiver dernier.
Ces années passées, on a fait plutôt le gros dos. Une à une, la disparition de commodités rurales ont ponctué notre quotidien: des classes qui ferment, les urgences de l’hôpital, la maternité et le mois dernier la Poste de Vieux-Thann. Dans la périphérie mulhousienne, on note aussi la fermeture de la Poste de Sausheim cette année.
Smiling woman holding a naked baby in a hospital room
Les maires? ils ne peuvent rien, les intercommunalités non plus. On l’a vu avec la disparition de la maternité de Thann. Les banderoles dans les villages n’auront servi à rien.
La machine de l’Etat broie impassiblement tout sur son passage sans qu’on puisse s’en offusquer. Et pourtant l’argent continue de manquer, nous dit-on, en dépit des efforts de rationalisation dont le monde rural fait les frais!
Cette femme décédée aux urgences de l’hôpital Lariboisière, à Paris le 18 décembre.
Voici un drame incroyable tel qu’il est rapporté par la presse et qui pose un problème propre à alimenter la rumeur: on serait en danger à l’hôpital.
Cette personne amenée par les pompiers vers 18h45 a été retrouvée morte le lendemain matin à 6h20.
L’enquête a t-elle avancé? on ne le sait pas. Un an après, les hôpitaux publics sont toujours confrontés à une crise sans précédent dont on peine à voir une issue.
Voila qui illustre notre déclin et 2020 ne s’annonce pas meilleur.
On connait Gilles Pudlowski pour ses critiques gastronomiques. Il est aussi journaliste et écrivain.
Né en Moselle, il avoue humblement ne pas parler le dialecte alsacien même s’il est fervent adorateur de l’Alsace du nord.
Il publie son dictionnaire amoureux de l’Alsace chez Plon et j’ai eu cette chance qu’on me l’offre à Noël.
Avec Pudlo, l’Alsace défile en ordre alphabétique de A à Z en 570 pages. Je dois l’avouer, je me marre car Gilles égratigne un peu au passage tout le monde.
Ciel, mon mari est muté en Alsace
En abordant le C de l’alphabet,petit clin d’œil à Laurence Winter (Nuée Bleue) qui a publié son bouquin quand je suis arrivé en Alsace il y a vingt ans. Pudlo se plait à citer Laurence Winter et les erreurs à ne pas commettre lorsqu’un « immigré de l’intérieur » rejoint la région.
Ne dites-pas » les vins d’Alsace me donnent mal à la tête »
Dites » les vins d’Alsace ont fait d’énormes progrès en vingt ans »
Bien entendu, ce genre de cliché n’a plus aucune légitimité aujourd’hui depuis que les vins d’Alsace attaquent le marché champenois avec ses Crémants. Je me marre encore.
Pudlo se plait aussi à citer Ungerer « l’Alsace, c’est comme les toilettes, c’est toujours occupé »
De Schlumpf à Grodwohl
Pudlowski écrit avec souplesse des choses pas toujours évidentes quand on sait que les frères Schlumpf avaient largement puisé dans la caisse pour constituer leur collection de bagnoles et que l’Ecomusée a maintes fois été renfloué par les deniers publics avant de devoir réduire la voilure
Ce qui est pratique avec Pudlo, c’est qu’on règle facilement ses comptes avec les sujets qui dérangent. Comme ici avec le musée Schlumpf et avec le Bioscope dont chacun sait ce qu’il en est advenu…
Bref, si l’envie vous prend de revisiter l’Alsace entre Noël et Nouvel An depuis votre canapé, offrez-vous le Dico Amoureux.
Dictionnaire amoureux de l’Alsace de Gilles Pudlowski chez Plon (desssins d’Alain Bouldouyre)
Quelques actions « coup de vent » sans influence sur le trafic du train Thur-Doller
Notre journal local (DNA) nous appelle à voter.
Sommes-nous impactés par le mouvement social? autrement dit par les grèves des cheminots? Force est d’admettre que l’action reste peu gênante puisque seuls 25% des « fêtards » affirment avoir changé leur programme de fêtes.
J’en déduis qu’avec trêve ou sans trêve de Noël la grève a peu d’impact. Tout le monde ne prend pas le train avant de déguster la dinde de Noël
En revanche la pénurie de carburant qui s’annonce dans les raffineries devrait autrement contrarier l’activité début 2020.
Le vélo reste une valeur sûre. Tous les commentateurs s’accordent à reconnaître que le mouvement social contre la réforme des retraites profite au vélo.
Le Figaro dispense ses conseils aux Parisiens obligés de prendre leur vélo pour se déplacer. En guise de conclusion le quotidien ajoute une dernière recommandation: La règle: soyez philosophe, car il y a de quoi s’énerver. Dites-vous qu’en milieu urbain, vous arriverez systématiquement avant une voiture pour la même distance parcourue. Si l’on tente de vous forcer la priorité, c’est désagréable, mais il vaut mieux freiner et laisser passer que d’être renversé.
J’ai travaillé pendant trente-sept ans sans discontinuer dont un an de service à la nation. J’ai eu cette chance de profiter d’un emploi stable et rémunérateur et de l’ascenseur social qui fait tant défaut aujourd’hui. J’aurais volontiers accepté de continuer à travailler avec des aménagements, histoire de me projeter en douceur vers la retraite. Non, cela n’était pas possible, il fallait dégraisser les effectifs. J’observe que la nouvelle donne sociale consiste à précariser le monde du travail, à brouiller les perspectives de promotion, à détruire les conquêtes ouvrières au nom d’un mondialisme sauvage dont on ne voit pas d’autres finalités que l’enrichissement de fortunes déjà florissantes. Le fameux capital-travail!
Les retraités font le dos rond. Depuis que le débat autour de la réforme des retraites s’est instauré, ceux qui profitent déjà de l’ancien système observent le match « syndicats-gouvernement » sans savoir qui va l’emporter. Les sondages d’opinion font florès chaque semaine pour mesurer l’aptitude des uns et des autres à poursuivre le combat. Triste démocratie!
Quand je dis ceux qui profitent de leur retraite, j’inclue aussi ceux qui profitent peu, à savoir les femmes aux carrières hachées, tronquées et mal payées. Mais aussi les indépendants, petits artisans, commerçants et agriculteurs. Au total ça fait pas mal de monde. Et parmi eux des professions qui ont très peu cotisées dans leurs caisses de retraites et dont on se demande bien comment elles vont pouvoir cotiser au taux du fameux système unique.
Une philosophie de comptoir
La philosophie du gouvernement c’est de dire « on va rendre le système plus juste ». Comment? en redistribuant les parts du gâteau vers ceux qui ont le moins…et donc en prenant dans la poche de ceux qui ont le plus cotisé…voire en puisant dans les caisses particulières. Vouloir d’un trait de plume rayer cinquante ans de conquêtes sociales au nom d’un égalitarisme sournois, c’est une philosophie de comptoir sans en mesurer les implications directes. Le plus déplorable dans l’histoire, c’est cet affolement dans les sphères du pouvoir qui le conduit à publier des simulateurs de retraite complètement dénués de réalisme. Le comble de l’amateurisme ! ce que veut le futur retraité, c’est savoir quand il va partir et avec combien d’argent. La perspective de la retraite à points, c’est justement de brouiller les pistes en ne sachant pas combien on va toucher étant entendu que la valeur du point variera d’année en année.
exemple de la variation d’une petite retraite à points Ircantec sur trois ans
Comme la génération du baby-boom d’après 50 est venue à présent grossir les rangs des « papys-boomers », il y a trop de bouches à nourrir et donc on va rallonger l’âge du départ. La philosophie du monde du travail, c’est aussi de profiter d’une seconde vie à la retraite et donc de partir alors qu’il est encore temps. Le temps du temps libre. Pourquoi les nouvelles générations devraient-elles payer pour des vieux devenus trop nombreux?
Personnellement, je trouve la solution contestable car elle a pour objet de charger un peu plus la barque vers ceux qui peinent à trouver des boulots rémunérateurs, stables dans un marché du travail incertain.
Il serait donc préférable d’amputer la retraite de mieux nantis en sachant que le retraité en moyenne touche 110% de ce que touche son homologue encore salarié; ainsi la charge inter-générationnelle serait mieux répartie. Perspective inenvisageable puisque l’électorat de Macron repose d’abord sur les retraités.
Ceux que l’on dit régaliens
Nous en sommes donc là. Un bras de fer qui va reprendre en janvier à cause d’un projet bâclé, mal ficelé et dont le principal ordonnateur (JP Delevoye) est sur le point d’être poursuivi par la justice pour conflit d’intérêts. La crainte est grande qu’en voulant instituer un régime unique, nous assistions à la naissance de 16 millions de régimes individuels. Déjà certains régimes sont mis entre parenthèses, trop délicats à mettre dans la rue?, ceux des policiers, ceux des militaires, ceux que l’on dit régaliens. Mais pourquoi pas aussi ceux qui nous éduquent, ceux qui nous transportent, ceux qui assurent la desserte de l’électricité sur tout le territoire, ceux qui raffinent le pétrole et le transportent dans des oléoducs? On le voit le régalien dans une société moderne est vaste et va bien au-delà du simple maintien de l’ordre.
Ce qui est assez croustillant dans les escarmouches pro et anti-réforme, c’est de voir le gouvernement tirer à boulets rouges sur ses services publics (SNCF, RATP, enseignants, EDF, …) et qui s’étonnent ensuite de les voir défendre becs et ongles leurs statuts.
Les services publics nés de la Libération ont toujours leur raison d’être, ils sont les moteurs d’une économie régulée…on voit bien les désordres engendrés lorsque la machine se grippe et les Parisiens privés de poudreuse à la montagne (quel scandale!) en sont la conséquence la plus directe…sans parler de la nouvelle société de familles redécomposées outragées que des trains spéciaux ne soient pas disponibles pour convoyer leurs progénitures à Noël!
Je commence à m’en persuader, je ne remonterai pas sur mes vélos avant la fin de l’année, ni même peut-être en début 2020.
La cause à cette paralysie de mon majeur droit qui me fait souffrir. La nuit et le jour. Sans parler des autres articulations, aux pieds, aux genoux, aux poignets.
Les deux séances anti-inflammatoires n’ont rien changé. Et la radio du doigt a confirmé une arthrose inter-phalangiennedistale.
Oh les beaux osselets!
J’en suis là.
J’en suis à imaginer une orthèse bricolée pour immobiliser ce doigt la nuit.
Vous savez tout et pourquoi je ne peux plus alimenter mon blog de mes récits de randonnées.
J’ai renoncé à prendre ma bécane pour cette deuxième manifestation du 17 décembre contre la réforme des retraites. A Mulhouse, au bout de deux heures de marche lente, les manifestants ont achevé leur grande procession à travers les rues de la ville.
Le parcours de la manifestation évitait le centre-ville
On parlait dans les rangs de 3000 participants. Une forte représentation de cheminots derrière leurs banderoles. Et aussi ERDF. Et aussi des avocats en robe noire. et beaucoup d’autres sans signes d’appartenance comme moi.
les avocats aussi
Une fois le quartier de la gare achevé, il ne restait plus qu’à rejoindre le point de départ devant l’immeuble de la bourse industrielle.
le cortège impressionnant la manifestation marque le pas le temps que les gilets jaunes fassent demi-tour
Un cortège d’une cinquantaine de manifestants Gilets jaunes a tenté de perturber le déroulé en empruntant le parcours à contresens. Les forces de l’ordre ont mis fin au stratagème et tout est rentré dans l’ordre.
Un groupe de Gilets jaunes a pris la tête du cortège en fin de manifestation
Hormis les gros bataillons de la CGT et de CGT-Fo, pas de CFDT en vue…
Il ne reste plus qu’à attendre la suite de ce bras de fer entre gouvernement et monde du travail.
Noël approche et je n’ai pas encore repris mon vélo des champs. Ni celui des vicinales. Je m’y complais. J’ai des arguments et même des certificats à présenter en cas de réquisition.
Je dis avoir la tousse, pour m’amuser à dire la toux autrement. C’est mon langage d’enfance. La tousse de l’hiver venant va t-elle m’empêcher de remonter sur la bécane avant Noël? Non, je sens que je vais trouver un créneau cette semaine.
Mardi j’peux pas, j’ai manif
Pas mardi. Et vous, vous le suivez cet incroyable jeu de Bonneteau entre l’État et les grévistes? Moi oui.
Ce qui est passionnant, ce sont les intrigues de pouvoirs. Le pouvoir légitime de la rue de ceux qui actionnent le mécontentement et de l’autre le pouvoir de ceux qui actionnent les épouvantails en peau de lapin. La bataille du rail est loin d’être gagnée, c’est d’abord celle de l’opinion qui compte, l’opinion cette vague ondulante offerte aux courants contraires.
La bataille du rail, c’est une bataille des métropoles qui intéresse peu la France profonde qui a gardé ses bagnoles pour se déplacer. En bon théoricien, ce qu’il faudrait pour mettre la France à genoux instantanément, c’est l’absence de pétrole et les coupures de courant.
On n’en est pas là, heureusement.
Une réforme d’abord idéologique
Pour tout dire mon opinion est faite, cette réforme est d’abord idéologique: faire la peau aux régimes spéciaux, le totem de 1946 à abattre, et se délester de la dette sociale en direction des appétits voraces de l’assurance privée.
Macron pourrait réussir. Il a pour lui cet incroyable talent d’ignorer notre histoire sociale. Sa fascination pour le Nouveau Monde est une obsession. Heureusement pour nous, il traîne derrière lui une armée de serviteurs douteux capables de faire trébucher sa réforme à points en rase campagne tellement ils ne maîtrisent pas leur sujet. Cette semaine verra certainement sombrer son grand ordonnateur, le zélé Delevoye. Delevoye de garage? suggère le distingué magistrat honoraire Philippe Bilger. Oublier de déclarer ses salaires ? une enseignante rencontrant Jean-Michel Blanquer vendredi à Nancy s’en est émue : nous, nous n’avons qu’un seul métier, ancré dans le réel, et nous ne pouvons pas oublier que nous sommes profs…
Isabelle et le vélo se livre cette semaine sur son blog à une comparaison surprenante entre les transports en commun et la voiture en ville.
Elle a de l’à propos Isabelle. Surfant sur la grève des transports en commun, elle rassure ceux qui tentent de rallier la Capitale en bagnole. Selon Isabelle, les bus et les trams ne sont pas moins polluants ni moins chers que la voiture! De là à encourager l’usage de la voiture en ville, il n’y a qu’un pas. Ne le franchissons pas!
On sait bien évidemment que remplacer tout le trafic des bus et des trams par des voitures (même électriques) conduirait à une paralysie totale de la circulation faute de place suffisante.
Boris sait faire people avec son vélo à la main. Il a réussi en remportant massivement les législatives. Le Brexit aura bien lieu. Il reste à solder les comptes avec Bruxelles…et ça promet d’âpres négociations.
Travailler en Suisse, une valeur sûre. Même à vélo
Et chez nos voisins suisses, c’est quoi la retraite?
Cycliste, je suis fréquemment amené à côtoyer des cyclistes frontaliers, c’est à dire des amis français travaillant en Suisse.
Quel est leur système de retraite?
Il est totalement différent de la France. En Suisse, la retraite est à la fois par répartition et par capitalisation. On cotise pour soi et pas pour la génération déjà en retraite. On se constitue une rente tout au long de sa carrière et cette rente prélevée par les employeurs sur le salaire est versée sur des placements financiers qui rapportent plus ou moins d’intérêts en fonction de la conjoncture.
Ainsi, en Suisse, il y a trois piliers d’assurances qui se juxtaposent:
un pilier de répartition appelé AVS obligatoire (Assurance Vieillesse et Survivants). La rente constituée repose sur les cotisations salariales en fonction des revenus, des années de cotisations et de bonifications liées à l’éducation des enfants. En Suisse, l’âge légal de la retraite est fixé à 64 ans pour les femmes et à 65 ans pour les hommes. La perception de la rente AVS peut être anticipée de un ou deux ans. La prévoyance professionnelle offre la possibilité de prendre une retraite anticipée (l’âge minimal est fixé à 58 ans). Une perception anticipée de la rente entraîne évidemment une réduction de celle-ci.
un deuxième pilier de capitalisationaussi obligatoire appelé Prévoyance Professionnelle qui peut faire l’objet d’un versement en capital lors du départ à la retraite ou même avant pour financer l’achat de sa maison
un troisième pilier facultatif constitué d’une épargne individuelle si vous avez encore les moyens de cotiser et que l’on ne touche qu’en capital lors du départ.
Il faut donc faire attention à la façon dont on gère sa rente, prélever le capital disponible diminue d’autant la rente mensuelle.
Le système est-il plus juste?
En Hollande l’âge de départ est à 67 ans et la retraite par capitalisation est gravement menacée par les taux bas des placements financiers de l’épargne salariale
Difficile à dire car une partie de l’épargne par capitalisation dépend des cours financiers de l’épargne. L’épargne individuelle constituée est peu redistributive comme en France et le taux de pauvreté des plus de 65 ans approche les 10% en Suisse. Étonnant pour un pays réputé pour sa richesse avec un PIB par habitant qui la place au 9eme rang des nations (France 23eme rang) ! Aux Pays-Bas où la retraite est composée uniquement des revenus de fonds de pension, des années de taux bas, voire négatifs, accompagnés par une montée du nombre de retraités, en raison du vieillissement de la population, sont en train d’ébranler le système de retraite néerlandais, présenté jusqu’alors comme un modèle par tous les défenseurs de la retraite par capitalisation. (Médiapart)
Pour nos amis frontaliers travaillant en Suisse et vivant en France, le taux de change suffit cependant à rendre la retraite attractive pendant encore de longues années. Ils sont nombreux cependant à ne pas attendre 65 ans pour prendre leur retraite et préfèrent partir plus tôt (pour faire du vélo) moyennant un malus. En effet en attendant l’AVS à 65 ans, on tape en attendant son déblocage dans la rente de Prévoyance Professionnelle.
bourse aux vélos à Paris en prévision des journées de grève
Finalement si tout le monde allait à vélo, on ne pourrait plus faire grève. La grève telle qu’elle est perçue aujourd’hui est devenue uniquement un moyen d’emmerder le monde puisqu’elle n’est plus le fait que des transports publics. Dans notre système inter-connecté, tout dépend de tout. C’est étrange, les électriciens auraient pu couper le courant et du coup paralyser pour de bon toute l’économie y compris la recharge des Zoé, des vélos électriques et des trottinettes, mais ils n’ont pas osé. Ce qui fait dire qu’on a affaire à des grèves par procuration.
Je sais, c’est réac mais c’est ce qu’on entend dire de la part de ceux qui, de bon gré ou de mauvais gré, doivent subir les encombrements parisiens. On entend même dire que le vélo est un instrument de droite dans le sens où il formalise des comportements individualistes. Tout le contraire du transport collectif d’inspiration communiste, je présume… (le vélo est-il de droite?)
Subir. Courbant l’échine, c’est ainsi que les Franciliens ressentent le mouvement revendicatif des cheminots. Remarquez, en Province, c’est la même chose lorsque les instits n’assurent pas leur service; les parents subissent la punition de devoir prendre un jour de RTT ou de transbahuter leurs mioches chez la grand-mère.
Les revendications sociales n’intéressent plus que ceux qui sont encore en corps constitués avec de grosses machines syndicales. Sinon le prolétariat n’est plus qu’un monde éclaté corvéable à merci qui s’en fout si le jour de sa retraite en 2078, il n’a pas fait grève en 2019. C’est la grève par procuration. On la subit sans la vouloir, c’est un mal nécessaire comme la redevance télé qu’on paie sans savoir pourquoi.
Au fil des ans, le quidam ne sait plus rien de ce qui fait corps social ou société. Il ne sait plus rien sur rien. Ni l’histoire ouvrière, ni ses conquêtes, ni pourquoi, ni comment il est arrivé là.
Moi, je sais. Avec les zigzags que nous impose le nouveau monde dans nos parcours professionnels, l’instit embrasserait trois ou quatre métiers à la file sans rapport aucun avec sa formation. Le conducteur de car pourra devenir professeur de musique, puis éboueur et le conducteur de centrale nucléaire ira garder les moutons avant de devenir infirmier. Cette vision du monde professionnel qu’on voudrait nous inculquer pour casser les solidarités professionnelles de branches, je n’y crois pas. Au contraire, la spécialisation, la technicité des métiers est devenue telle qu’on nous enferme dans des compartiments étanches dont on ne pourra bientôt plus sortir…sauf à se faire déclasser gravement.
Si donc demain, le vélo prenait le relais de toutes les grèves des transports, on aurait une joyeuse anarchie pour aller bosser et tous ces habitants « pendulaires » des grandes métropoles pourraient enfin reprendre le contrôle et le pouvoir de leur ville, de leur vie.
J’ai abandonné l’idée de manifester aujourd’hui contre la réforme des retraites. Je délègue mes pouvoirs de nuisance. Le Français est un rouspéteur, c’est pour ça qu’il manifeste dès que l’occasion se présente. Finalement, je prends la mesure pleine et entière de mon statut de retraité avec ses pathologies habituelles de vieux.
Remarquez qu’ici, en Alsace, on fait le gros dos face au mécontentement. On attend que l’orage passe. L’Alsacien n’est pas gaucho pour deux sous, même trois. Le désordre de rue, il aime pas, l’Alsacien. C’est un atavisme ancien auquel il s’accroche. Un vieux fonds de social-chrétienté l’anime; prendre des coups sur la tête depuis Paris? non, ça ne lui fait pas mal. Il ne sent rien. Sa retraite en miettes, façon puzzle, dans quarante ans, après avoir voltigé de gros boulots en petits boulots au nom de la flexibilité libérale? non, ça ne le dérange pas.
Moi, pour l’heure je traine ma carcasse d’un bout à l’autre de la ville, médecin, pharmacien, maison. Maison, pharmacien, boulanger, radiologue. Je n’ose pas sortir mon mulet de campagne.
Le vélo sert à tout. Même malade, je ferme les écoutilles qui enserrent mon cou, un bonnet d’âne sur la tête bien enfoncé et je roule. Oui, ça racle dans la pente. Gober de l’air froid, la trachée se plaint. Devant la pharmacie, une contorsion. Pour sortir mon gant de la main, le doigt arthrosé (je ne sais pas si ça se dit) n’est pas content quand on lui tire dessus. Je me tourne face au mur pour ne pas montrer mon rictus.
Le sirop, il n’est pas gratuit. Le collutoire non plus. Si c’est pas remboursé, c’est que c’est pas efficace, me dis-je…la pharmacienne hausse les épaules comme pour acquiescer.
Puis elle ajoute, je vous fais six pour cent de remise! Bon reconnaissons l’effort salvateur.
Oui parce que vous ne savez pas, en plus de ma crise d’arthrose qui me fait mal partout, j’ai attrapé une rhinopharyngite. Chez moi rien n’est simple. D’abord un mal à avaler puis rhinite abondante, puis toux et sensation de bronches enflammées…et après, tout en même temps! Tas de mouchoirs au pied du lit, quand y’en a marre, je me lève. La nuit est foutue.
Mais le vélo me transporte malgré tout. Celui de la ville. Quand j’aborde les bordures, je trace un segment bien droit et oblique, ce qui me permet de décramponner la main droite douloureuse du guidon. J’évite la puissance qui fait avaler de l’air froid comme un carbu de turbo. Autrement dit, je presse mou.
Bref je suis devenu une Gordini avec un moteur de deux chevaux sous le capot.
Rouler dans la boue, le gravel bike s’inspire parfois du cyclo-cross. C’est pas Gravel ça 😂 il faut un tracteur Ça tiens pas dans la merde, mais ça roule sur le dur 🤣 les membres du Gravel Bike se taquinent entre-eux
L’amateurisme en question
Gravel Bike, encore un anglicisme à faire bondir. Le groupe Gravel Bike France sur Facebook rassemble tous les adeptes de la formule qui consiste à rouler sur des chemins plus ou moins cyclables avec des vélos de route à gros pneus.
J’ai de la sympathie pour eux car derrière cette découverte d’une nouvelle pratique, les membres du Gravel Bike France sont en proie parfois à des expériences déroutantes. Quels pneus? quels freins? le Gravel Bike France de Facebook est devenu un banc d’essai qui suscite parfois la tendresse tant les adorateurs font preuve d’amateurisme en la matière tout en oubliant que le VTT répond déjà à la plupart des sollicitations.
Cet amateurisme là est réconfortant car il montre que le vélo attire de nouveaux adeptes…et je ne pense que du bien d’eux, pourvu qu’on roule.
800.000!
En revanche, au Gouvernement, c’est le grand n’importe quoi. Même les adorateurs macroniens sont dans la crainte: leur poulain ne va t-il pas capituler en rase campagne avec sa réforme des retraites?
Nous étions donc 800.000 à manifester contre la réforme des retraites jeudi 5 décembre. Le nombre n’est pas contesté. J’ai fait presque 50 km à vélo pour m’y rendre! Mais le mouvement du 5 décembre a entrainé de curieuses répliques qui risquent de se propager jusqu’à Noël.
On annonce que mardi, ça recommence. Chouette!
Oui, c’est vrai, se réjouir n’est pas de bon ton à quelques jours des fêtes de fin d’année.
Le projet du gouvernement semblait séduisant. Sur le papier. Beaucoup y ont senti l’arnaque. Réduire les différences entre les régimes au nom de la justice sociale, favoriser les carrières hachées, prendre en compte les petits boulots,…oui c’est de bon ton.
Mais on découvre jour après jour l’énorme complexité du système à mettre en œuvre pour rapprocher des régimes fort différents. Comme si nous avions eu affaire à des amateurs. Comprendre que les enseignants vont avoir des pensions rétrécies, que les CRS vont devoir bastonner les Gilets jaunes sur les ronds-points jusqu’à 64 ans,…tout cela n’avait pas été pensé, hiérarchisé. Où sont les simulations? les modèles de transition? je crains que le gouvernement navigue à vue.
Des amateurs. Oui on a bien des amateurs au pouvoir. Des apprentis-sorciers? peut-être! Dans ce cas il va falloir beaucoup d’incantations pour convaincre le bas peuple.
Belle mobilisation à Mulhouse contre la réforme annoncée de nos retraites.
Reconnaissons-le, la CGT s’impose et règle le ballet d’une main de maître. La police devant se charge de la circulation. Tout est parfaitement orchestré.
On parle de 2500 participants. Bonne ambiance et de nombreux corps de métiers représentés. Sans parler des anonymes, comme moi, qui n’avaient pas de banderoles mais qui tenaient à afficher leur solidarité contre les mauvais coups que nous préparent le pouvoir.
Près de moi un ingénieur en retraite de l’industrie textile. « J’ai manifesté deux fois en vingt ans ». « Aujourd’hui, c’est la deuxième fois ». « Avec Sarkozy, on a déjà donné, avec Hollande aussi et voila que ça recommence » me disait-il. Puis il ajoute « Surtout que moi avec Macron, je subis déjà la hausse de la CSG et je paie la taxe d’habitation plein pot!… »
Thann-MulhouseMulhouse-Thann
J’avais pris le VTT pour revêtir une tenue civile plus apte au défilé.
Avec mes grosses pompes de montagne, je pouvais marcher pendant plusieurs heures, même avec mes semelles ferrées qui faisaient penser à un cheval.
Aller 22km avec moins trois degrés.
Retour 23.8 km avec 1°C. Je me suis un peu trompé en quittant Mulhouse ce soir, j’ai longé la gare du nord pour aller à Lutterbach, puis j’ai repris Pfastatt et Wittelsheim.
Le long de la Thur est un peu sinistre de nuit. Je suis arrivé liquéfié avec toutes mes couches anti-froid sur le dos.
Quelques images de cette belle journée populaire et solidaire sur ce lien…
Le Gouvernement s’apprête à modifier profondément notre contrat social en portant gravement atteinte à nos acquis sociaux et en particulier en allongeant l’âge de départ à la retraite à 64 ans voire même au-delà.
L’immense majorité des travailleurs se mobilise pour le jeudi 5 décembre. J’invite tous les retraités à la solidarité dans l’action pour contraindre le pouvoir à renoncer à son projet.
Jeudi 5 décembre à 13h30, rendons-nous tous place de la Bourse à Mulhouse pour manifester…j’y serai.
J’ai craqué. Le Black Friday était trop irrésistible. Je me suis acheté un VTT électrique 30% pour moins cher que la veille jeudi.
Soit 3709 euros au lieu de…5299 euros!
C’est une plaisanterie. Ceux qui me connaissent savent que
1 je ne suis pas (encore) prêt à passer à l’électrique
2 je ne me lance pas dans des achats irréfléchis
Cela dit, rien qu’avec cet exemple on voit la marge du commerçant. 30% de remise ce n’est pas rien et on se doute que le vélo remisé n’est pas vendu à perte.
Tant est si bien qu’on se demande quelle est la véritable valeur des choses. Je ne parle pas de la valeur sentimentale mais de la valeur marchande. Si vous avez acheté ce vélo jeudi 30% plus cher que le lendemain, vous aurez l’impression d »avoir été volé. Je ne sais pas si in fine ces démarques de prix ne desservent pas la réputation des commerces et des marques.
En ligne de mire Amazon
Tous les détracteurs du Black Friday tirent à boulets rouges sur Amazon. Et pourtant vendredi le parking de Leclerc Cernay était inaccessible à 18 heures du fait de son engorgement. La preuve que le concept Black Friday marche aussi pour le commerce local.
Booster la consommation, c’est ce que dénoncent les opposants aux mécanismes du marketing. Les promos, le Black Friday, les soldes seraient des encouragements au pousse-au-vice du consumérisme béat.
Admettons! Mais souvenons-nous que ça dure depuis le Moyen-Age. Les foires champenoises que sont Provins, Lagny, Troyes, Bar-sur-Aube, connaissent aux XIIe et XIIIe siècles une renommée internationale grâce à la gestion éclairée des Comtes de Champagne …et la Hanse, puissante association de villes germaniques et scandinaves, a un vrai monopole commercial vers la mer du Nord et la Baltique.
En ce temps là, on attendait que les produits arrivent à marche lente.
Avec internet, le marché s’emballe et c’est ce qui inquiète. Premier pourvoyeur: la Chine. Accepter que des tonnes de produits emballés en cartons traversent les océans dans des containers, on comprend que ça fasse du mal à la planète. Alors essayons de modérer nos ardeurs consuméristes.
C’est un doux rêveur, le Maxou. Me voici poète du dimanche. Ma poésie c’est le vélo. En ville je profite secrètement des lieux interdits à la voiture. Ils ne sont pas nombreux, il faut les connaître.
Le dimanche, c’est le boulanger en ville. Pas celui du quartier. Double récompense, mon trajet est deux fois plus long, quatre kilomètres. Je sens le vent qui me pousse aujourd’hui, la pente semble descendante. Les fumées des « chimiques » s’inclinent vers la ville.
Entrecoupés de segments dangereux, de franchissements de rails, de voies étroites où j’entends derrière moi la voiture hésitante et aussi de grandes avenues désertes, celles des dimanches léthargiques.
Je suis ce matin le seul cycliste dans la rue. Quatre kilomètres, c’est encore trop pour oublier l’auto
Les hommes sont dédiés à la course au pain. La file s’allonge le long du linéaire de manalas et de pains au chocolat. Au comptoir, dans le brouhaha, je suis adepte de la langue des signes, je tends mon pouce gauche qui signifie une baguette.
A l’extérieur les diesels moteurs tournants attendent le retour du maître comme le chien qui s’impatiente au crochet.
En 2014, encore jeune sexagénaire, je testais mes aptitudes au vélo tout terrain, ce qu’on nomme aussi le VTT. Bien sûr nul exploit et sauts majestueux comme sait le faire la jeune génération. Le but du jeu était juste de ne pas se planter le bout du nez dans la gadoue.
En fait le vélo dispose d’aptitudes naturelles. Ce qu’il faut c’est savoir maîtriser le pilotage avec dextérité.
Un étude vient modérer une idée reçue: rouler sous la pluie est un frein au développement du vélo en ville.
Dans cette étude, Alexandre Trajan de la Direction inter-régionale Nord-Est, Météo-France, Strasbourg entend démontrer qu’à vélo, il est possible de simuler des trajets matin et soir, et de compter le nombre de fois où un cycliste se fait mouiller en allant ou en rentrant de son travail et constater que rouler sous la pluie est moins fréquent qu’on l’imagine
savoir qu’il pleut 115 jours par an à Strasbourg ne permet pas de dire que l’on est mouillé à vélo un jour sur trois
Selon lui, les cyclistes quotidiens affirment qu’il n’est pas si fréquent de se faire mouiller lors d’un déplacement à vélo.
S’arrêter sous un pont est parfois salutaire
Je suis aussi de cet avis pour mes déplacements quotidiens en ville, le nombre de fois où je roule sous la pluie se compte sur les doigts de la main (y compris ceux qui ont de l’arthrose!)
Dire qu’on ne prend pas son vélo par crainte de la pluie serait donc une fausse excuse.
De façon scientifique, l’étude permet de savoir combien de fois il pleut réellement lors d’un trajet domicile-travail selon le temps passé sur le vélo matin et soir.
Ainsi à Strasbourg, pour un trajet de 5km, la pluie ne surviendra que 16 fois dans l’année
Nombre annuel de trajets à vélo mouillés (axe des ordonnées) dans 16 villes de France pour des trajets d’une durée allant de 60 à 6 minutes.
On m’a dit c’est de l’arthrose. Qui est « on »? c’est mon médecin.
L’arthrose est une maladie du cartilage.
Tout de suite. on a peur; on se voit déjà revendre ses vélos sur le Bon Coin.
J’ai des amis cyclistes qui ont souffert d’arthrose de la hanche et qui ont du recourir à une prothèse. Ils re-pédalent tous. Quand on est sportif, on est surpris d’être atteint par ce type d’affection. Comme n’importe quel quidam, on se sent puni injustement par le sort. Toute affection retentit fatalement sur le moral du sportif.
Sans même s’y intéresser, mes douleurs dans les genoux, les chevilles, les phalanges lui ont suffi au diagnostic.
Vous avez quel âge? 68 ans. Alors c’est normal. L’arthrose touche près de 10% des hommes et 18% des femmes de plus de 60 ans selon le site Doctissimo.
Pourtant on peut lire ailleurs…
Le cartilage est un tissu vivant qui se renouvelle perpétuellement (même chez les personnes très âgées). La cause principale de l’arthrose n’est certainement pas l’âge.
Vous sortez de chez votre pharmacien avec une boite de chondroïtine sulfate sodique (15 euros non remboursé). Et c’est tout. La chondroïtine est efficace d’après la littérature du net (je parle du littérature du net car sur le net on trouve de tout, du vrai et du faux, ce qui rend le corps médical furieux), mais ne répond pas aux poussées inflammatoires.
Je ne prends pas d’automédication, je consulte pour avoir un avis de sachant.
Mais il est vrai que la médecine de ville est de moins en moins accessible. Idem dans les Urgences…et l’arthrose n’en est pas une.
Le problème dans une arthrose diffuse, c’est le handicap car on a mal partout à la fois. Quand je marche, quand je pédale et avoir un seul doigt gonflé sous l’effet de l’inflammation vous prive de vos gestes quotidiens. Il faut ruser, serrer le pain ou la tasse avec les autres doigts…et donc leur infliger des efforts anormaux.
Une poussée congestive qui vous réveille en sursaut en pleine nuit. Quand c’est gonflé, mieux vaut laisser le membre au repos
Enfiler un gant, oui. Mais pour le retirer, la souffrance est là.
Mais le pire n’est pas atteint. Le pire c’est quand vous êtes réveillé en pleine nuit avec une douleur aiguë dans le doigt. C’est comme des coups d’épingles permanents. Aucune position de la main n’est satisfaisante. Impossible de se rendormir.
J’enduis mon doigt gonflé de Voltarène…rien ne se passe. Je prends du paracétamol et au bout de deux heures, j’arrive à me recoucher et à m’endormir. A propos du paracématol, la littérature du net dit qu’il n’est pas efficace…
Le médicament le plus efficace contre les douleurs liées à l’arthrose s’est avéré être l’anti-inflammatoire diclofenac (Voltarène, commercialisé par Novartis et génériques) à une dose de 150mg/jour, devant d’autres anti-inflammatoires tels que l’ ibuprofène, le naproxène ou le celecoxib. (doctissimo)
Inutile de dire qu’au petit matin on est déjà fatigué.
L’arthrose semble encore bénéficier d’une prise en charge hésitante…et le patient se demande si son cartilage ne va pas être bouffé définitivement.
Il reste à connaître les causes et les facteurs aggravants. L’hérédité est évoquée, le surpoids pour les genoux, l’alimentation « trop grasse, trop salée, trop sucrée » évoquée aussi dans plein d’autres maladies.
Pour ma part je ne crois pas à l’homéopathie face à ce type d’affection. En revanche je crois aux anti-inflammatoires tout en ayant conscience de leur toxicité.