Les potins du lundi

Le fameux capital-travail à l’épreuve

J’ai travaillé pendant trente-sept ans sans discontinuer dont un an de service à la nation. J’ai eu cette chance de profiter d’un emploi stable et rémunérateur et de l’ascenseur social qui fait tant défaut aujourd’hui. J’aurais volontiers accepté de continuer à travailler avec des aménagements, histoire de me projeter en douceur vers la retraite. Non, cela n’était pas possible, il fallait dégraisser les effectifs. J’observe que la nouvelle donne sociale consiste à précariser le monde du travail, à brouiller les perspectives de promotion, à détruire les conquêtes ouvrières au nom d’un mondialisme sauvage dont on ne voit pas d’autres finalités que l’enrichissement de fortunes déjà florissantes. Le fameux capital-travail!

Les retraités font le dos rond. Depuis que le débat autour de la réforme des retraites s’est instauré, ceux qui profitent déjà de l’ancien système observent le match « syndicats-gouvernement » sans savoir qui va l’emporter. Les sondages d’opinion font florès chaque semaine pour mesurer l’aptitude des uns et des autres à poursuivre le combat. Triste démocratie!

Quand je dis ceux qui profitent de leur retraite, j’inclue aussi ceux qui profitent peu, à savoir les femmes aux carrières hachées, tronquées et mal payées. Mais aussi les indépendants, petits artisans, commerçants et agriculteurs. Au total ça fait pas mal de monde. Et parmi eux des professions qui ont très peu cotisées dans leurs caisses de retraites et dont on se demande bien comment elles vont pouvoir cotiser au taux du fameux système unique.

Une philosophie de comptoir

La philosophie du gouvernement c’est de dire « on va rendre le système plus juste ». Comment? en redistribuant les parts du gâteau vers ceux qui ont le moins…et donc en prenant dans la poche de ceux qui ont le plus cotisé…voire en puisant dans les caisses particulières. Vouloir d’un trait de plume rayer cinquante ans de conquêtes sociales au nom d’un égalitarisme sournois, c’est une philosophie de comptoir sans en mesurer les implications directes. Le plus déplorable dans l’histoire, c’est cet affolement dans les sphères du pouvoir qui le conduit à publier des simulateurs de retraite complètement dénués de réalisme. Le comble de l’amateurisme ! ce que veut le futur retraité, c’est savoir quand il va partir et avec combien d’argent. La perspective de la retraite à points, c’est justement de brouiller les pistes en ne sachant pas combien on va toucher étant entendu que la valeur du point variera d’année en année.

exemple de la variation d’une petite retraite à points Ircantec sur trois ans

Comme la génération du baby-boom d’après 50 est venue à présent grossir les rangs des « papys-boomers », il y a trop de bouches à nourrir et donc on va rallonger l’âge du départ. La philosophie du monde du travail, c’est aussi de profiter d’une seconde vie à la retraite et donc de partir alors qu’il est encore temps. Le temps du temps libre. Pourquoi les nouvelles générations devraient-elles payer pour des vieux devenus trop nombreux?

Personnellement, je trouve la solution contestable car elle a pour objet de charger un peu plus la barque vers ceux qui peinent à trouver des boulots rémunérateurs, stables dans un marché du travail incertain.

Il serait donc préférable d’amputer la retraite de mieux nantis en sachant que le retraité en moyenne touche 110% de ce que touche son homologue encore salarié; ainsi la charge inter-générationnelle serait mieux répartie. Perspective inenvisageable puisque l’électorat de Macron repose d’abord sur les retraités.

Ceux que l’on dit régaliens

Nous en sommes donc là. Un bras de fer qui va reprendre en janvier à cause d’un projet bâclé, mal ficelé et dont le principal ordonnateur (JP Delevoye) est sur le point d’être poursuivi par la justice pour conflit d’intérêts. La crainte est grande qu’en voulant instituer un régime unique, nous assistions à la naissance de 16 millions de régimes individuels. Déjà certains régimes sont mis entre parenthèses, trop délicats à mettre dans la rue?, ceux des policiers, ceux des militaires, ceux que l’on dit régaliens. Mais pourquoi pas aussi ceux qui nous éduquent, ceux qui nous transportent, ceux qui assurent la desserte de l’électricité sur tout le territoire, ceux qui raffinent le pétrole et le transportent dans des oléoducs? On le voit le régalien dans une société moderne est vaste et va bien au-delà du simple maintien de l’ordre.

Ce qui est assez croustillant dans les escarmouches pro et anti-réforme, c’est de voir le gouvernement tirer à boulets rouges sur ses services publics (SNCF, RATP, enseignants, EDF, …) et qui s’étonnent ensuite de les voir défendre becs et ongles leurs statuts.

Les services publics nés de la Libération ont toujours leur raison d’être, ils sont les moteurs d’une économie régulée…on voit bien les désordres engendrés lorsque la machine se grippe et les Parisiens privés de poudreuse à la montagne (quel scandale!) en sont la conséquence la plus directe…sans parler de la nouvelle société de familles redécomposées outragées que des trains spéciaux ne soient pas disponibles pour convoyer leurs progénitures à Noël!

Jeu de main

Ils sont là, à m’attendre, dans le garage.

Je commence à m’en persuader, je ne remonterai pas sur mes vélos avant la fin de l’année, ni même peut-être en début 2020.

La cause à cette paralysie de mon majeur droit qui me fait souffrir. La nuit et le jour. Sans parler des autres articulations, aux pieds, aux genoux, aux poignets.

Les deux séances anti-inflammatoires n’ont rien changé. Et la radio du doigt a confirmé une arthrose inter-phalangienne distale.

Oh les beaux osselets!

J’en suis là.

J’en suis à imaginer une orthèse bricolée pour immobiliser ce doigt la nuit.

Vous savez tout et pourquoi je ne peux plus alimenter mon blog de mes récits de randonnées.

Compter les points

J’ai renoncé à prendre ma bécane pour cette deuxième manifestation du 17 décembre contre la réforme des retraites. A Mulhouse, au bout de deux heures de marche lente, les manifestants ont achevé leur grande procession à travers les rues de la ville.

Le parcours de la manifestation évitait le centre-ville

On parlait dans les rangs de 3000 participants. Une forte représentation de cheminots derrière leurs banderoles. Et aussi ERDF. Et aussi des avocats en robe noire. et beaucoup d’autres sans signes d’appartenance comme moi.

les avocats aussi

Une fois le quartier de la gare achevé, il ne restait plus qu’à rejoindre le point de départ devant l’immeuble de la bourse industrielle.

le cortège impressionnant
la manifestation marque le pas le temps que les gilets jaunes fassent demi-tour

Un cortège d’une cinquantaine de manifestants Gilets jaunes a tenté de perturber le déroulé en empruntant le parcours à contresens. Les forces de l’ordre ont mis fin au stratagème et tout est rentré dans l’ordre.

Un groupe de Gilets jaunes a pris la tête du cortège en fin de manifestation

Hormis les gros bataillons de la CGT et de CGT-Fo, pas de CFDT en vue…

Il ne reste plus qu’à attendre la suite de ce bras de fer entre gouvernement et monde du travail.

Les potins du lundi

Aurons-nous un train-fantôme à Noël?

Noël approche et je n’ai pas encore repris mon vélo des champs. Ni celui des vicinales. Je m’y complais. J’ai des arguments et même des certificats à présenter en cas de réquisition.

Je dis avoir la tousse, pour m’amuser à dire la toux autrement. C’est mon langage d’enfance. La tousse de l’hiver venant va t-elle m’empêcher de remonter sur la bécane avant Noël? Non, je sens que je vais trouver un créneau cette semaine.

Mardi j’peux pas, j’ai manif

Pas mardi. Et vous, vous le suivez cet incroyable jeu de Bonneteau entre l’État et les grévistes? Moi oui.

Ce qui est passionnant, ce sont les intrigues de pouvoirs. Le pouvoir légitime de la rue de ceux qui actionnent le mécontentement et de l’autre le pouvoir de ceux qui actionnent les épouvantails en peau de lapin. La bataille du rail est loin d’être gagnée, c’est d’abord celle de l’opinion qui compte, l’opinion cette vague ondulante offerte aux courants contraires.

La bataille du rail, c’est une bataille des métropoles qui intéresse peu la France profonde qui a gardé ses bagnoles pour se déplacer. En bon théoricien, ce qu’il faudrait pour mettre la France à genoux instantanément, c’est l’absence de pétrole et les coupures de courant.

On n’en est pas là, heureusement.

Une réforme d’abord idéologique

Pour tout dire mon opinion est faite, cette réforme est d’abord idéologique: faire la peau aux régimes spéciaux, le totem de 1946 à abattre, et se délester de la dette sociale en direction des appétits voraces de l’assurance privée.

Macron pourrait réussir. Il a pour lui cet incroyable talent d’ignorer notre histoire sociale. Sa fascination pour le Nouveau Monde est une obsession. Heureusement pour nous, il traîne derrière lui une armée de serviteurs douteux capables de faire trébucher sa réforme à points en rase campagne tellement ils ne maîtrisent pas leur sujet. Cette semaine verra certainement sombrer son grand ordonnateur, le zélé Delevoye. Delevoye de garage? suggère le distingué magistrat honoraire Philippe Bilger. Oublier de déclarer ses salaires ? une enseignante rencontrant Jean-Michel Blanquer vendredi à Nancy s’en est émue : nous, nous n’avons qu’un seul métier, ancré dans le réel, et nous ne pouvons pas oublier que nous sommes profs…

Isabelle et le vélo se livre cette semaine sur son blog à une comparaison surprenante entre les transports en commun et la voiture en ville.

Elle a de l’à propos Isabelle. Surfant sur la grève des transports en commun, elle rassure ceux qui tentent de rallier la Capitale en bagnole. Selon Isabelle, les bus et les trams ne sont pas moins polluants ni moins chers que la voiture! De là à encourager l’usage de la voiture en ville, il n’y a qu’un pas. Ne le franchissons pas!

On sait bien évidemment que remplacer tout le trafic des bus et des trams par des voitures (même électriques) conduirait à une paralysie totale de la circulation faute de place suffisante.

Je vous laisse découvrir cette étude qui me laisse songeur.

Il a gagné son pari

Boris sait faire people avec son vélo à la main. Il a réussi en remportant massivement les législatives. Le Brexit aura bien lieu. Il reste à solder les comptes avec Bruxelles…et ça promet d’âpres négociations.

La retraite suisse

Travailler en Suisse, une valeur sûre. Même à vélo

Et chez nos voisins suisses, c’est quoi la retraite?

Cycliste, je suis fréquemment amené à côtoyer des cyclistes frontaliers, c’est à dire des amis français travaillant en Suisse.

Quel est leur système de retraite?

Il est totalement différent de la France. En Suisse, la retraite est à la fois par répartition et par capitalisation. On cotise pour soi et pas pour la génération déjà en retraite. On se constitue une rente tout au long de sa carrière et cette rente prélevée par les employeurs sur le salaire est versée sur des placements financiers qui rapportent plus ou moins d’intérêts en fonction de la conjoncture.

Ainsi, en Suisse, il y a trois piliers d’assurances qui se juxtaposent:

  • un pilier de répartition appelé AVS obligatoire (Assurance Vieillesse et Survivants). La rente constituée repose sur les cotisations salariales en fonction des revenus, des années de cotisations et de bonifications liées à l’éducation des enfants. En Suisse, l’âge légal de la retraite est fixé à 64 ans pour les femmes et à 65 ans pour les hommes. La perception de la rente AVS peut être anticipée de un ou deux ans. La prévoyance professionnelle offre la possibilité de prendre une retraite anticipée (l’âge minimal est fixé à 58 ans). Une perception anticipée de la rente entraîne évidemment une réduction de celle-ci.
  • un deuxième pilier de capitalisation aussi obligatoire appelé Prévoyance Professionnelle qui peut faire l’objet d’un versement en capital lors du départ à la retraite ou même avant pour financer l’achat de sa maison
  • un troisième pilier facultatif constitué d’une épargne individuelle si vous avez encore les moyens de cotiser et que l’on ne touche qu’en capital lors du départ.

Il faut donc faire attention à la façon dont on gère sa rente, prélever le capital disponible diminue d’autant la rente mensuelle.

Le système est-il plus juste?

En Hollande l’âge de départ est à 67 ans et la retraite par capitalisation est gravement menacée par les taux bas des placements financiers de l’épargne salariale

Difficile à dire car une partie de l’épargne par capitalisation dépend des cours financiers de l’épargne. L’épargne individuelle constituée est peu redistributive comme en France et le taux de pauvreté des plus de 65 ans approche les 10% en Suisse. Étonnant pour un pays réputé pour sa richesse avec un PIB par habitant qui la place au 9eme rang des nations (France 23eme rang) ! Aux Pays-Bas où la retraite est composée uniquement des revenus de fonds de pension, des années de taux bas, voire négatifs, accompagnés par une montée du nombre de retraités, en raison du vieillissement de la population, sont en train d’ébranler le système de retraite néerlandais, présenté jusqu’alors comme un modèle par tous les défenseurs de la retraite par capitalisation. (Médiapart)

Pour nos amis frontaliers travaillant en Suisse et vivant en France, le taux de change suffit cependant à rendre la retraite attractive pendant encore de longues années. Ils sont nombreux cependant à ne pas attendre 65 ans pour prendre leur retraite et préfèrent partir plus tôt (pour faire du vélo) moyennant un malus. En effet en attendant l’AVS à 65 ans, on tape en attendant son déblocage dans la rente de Prévoyance Professionnelle.

Le vélo anti-grève

bourse aux vélos à Paris en prévision des journées de grève

Finalement si tout le monde allait à vélo, on ne pourrait plus faire grève. La grève telle qu’elle est perçue aujourd’hui est devenue uniquement un moyen d’emmerder le monde puisqu’elle n’est plus le fait que des transports publics. Dans notre système inter-connecté, tout dépend de tout. C’est étrange, les électriciens auraient pu couper le courant et du coup paralyser pour de bon toute l’économie y compris la recharge des Zoé, des vélos électriques et des trottinettes, mais ils n’ont pas osé. Ce qui fait dire qu’on a affaire à des grèves par procuration.

Je sais, c’est réac mais c’est ce qu’on entend dire de la part de ceux qui, de bon gré ou de mauvais gré, doivent subir les encombrements parisiens. On entend même dire que le vélo est un instrument de droite dans le sens où il formalise des comportements individualistes. Tout le contraire du transport collectif d’inspiration communiste, je présume… (le vélo est-il de droite?)

Subir. Courbant l’échine, c’est ainsi que les Franciliens ressentent le mouvement revendicatif des cheminots. Remarquez, en Province, c’est la même chose lorsque les instits n’assurent pas leur service; les parents subissent la punition de devoir prendre un jour de RTT ou de transbahuter leurs mioches chez la grand-mère.

Les revendications sociales n’intéressent plus que ceux qui sont encore en corps constitués avec de grosses machines syndicales. Sinon le prolétariat n’est plus qu’un monde éclaté corvéable à merci qui s’en fout si le jour de sa retraite en 2078, il n’a pas fait grève en 2019. C’est la grève par procuration. On la subit sans la vouloir, c’est un mal nécessaire comme la redevance télé qu’on paie sans savoir pourquoi.

Au fil des ans, le quidam ne sait plus rien de ce qui fait corps social ou société. Il ne sait plus rien sur rien. Ni l’histoire ouvrière, ni ses conquêtes, ni pourquoi, ni comment il est arrivé là.

Moi, je sais. Avec les zigzags que nous impose le nouveau monde dans nos parcours professionnels, l’instit embrasserait trois ou quatre métiers à la file sans rapport aucun avec sa formation. Le conducteur de car pourra devenir professeur de musique, puis éboueur et le conducteur de centrale nucléaire ira garder les moutons avant de devenir infirmier. Cette vision du monde professionnel qu’on voudrait nous inculquer pour casser les solidarités professionnelles de branches, je n’y crois pas. Au contraire, la spécialisation, la technicité des métiers est devenue telle qu’on nous enferme dans des compartiments étanches dont on ne pourra bientôt plus sortir…sauf à se faire déclasser gravement.

Si donc demain, le vélo prenait le relais de toutes les grèves des transports, on aurait une joyeuse anarchie pour aller bosser et tous ces habitants « pendulaires » des grandes métropoles pourraient enfin reprendre le contrôle et le pouvoir de leur ville, de leur vie.

Dans un siècle peut-être.

à lire aussi dans Cyclable, l’expérience de Francilien qui sont passés au vélo

Cycliste malgré tout

Cycliste enrhuBé

J’ai abandonné l’idée de manifester aujourd’hui contre la réforme des retraites. Je délègue mes pouvoirs de nuisance. Le Français est un rouspéteur, c’est pour ça qu’il manifeste dès que l’occasion se présente. Finalement, je prends la mesure pleine et entière de mon statut de retraité avec ses pathologies habituelles de vieux.

Remarquez qu’ici, en Alsace, on fait le gros dos face au mécontentement. On attend que l’orage passe. L’Alsacien n’est pas gaucho pour deux sous, même trois. Le désordre de rue, il aime pas, l’Alsacien. C’est un atavisme ancien auquel il s’accroche. Un vieux fonds de social-chrétienté l’anime; prendre des coups sur la tête depuis Paris? non, ça ne lui fait pas mal. Il ne sent rien. Sa retraite en miettes, façon puzzle, dans quarante ans, après avoir voltigé de gros boulots en petits boulots au nom de la flexibilité libérale? non, ça ne le dérange pas.

Moi, pour l’heure je traine ma carcasse d’un bout à l’autre de la ville, médecin, pharmacien, maison. Maison, pharmacien, boulanger, radiologue. Je n’ose pas sortir mon mulet de campagne.

Le vélo sert à tout. Même malade, je ferme les écoutilles qui enserrent mon cou, un bonnet d’âne sur la tête bien enfoncé et je roule. Oui, ça racle dans la pente. Gober de l’air froid, la trachée se plaint. Devant la pharmacie, une contorsion. Pour sortir mon gant de la main, le doigt arthrosé (je ne sais pas si ça se dit) n’est pas content quand on lui tire dessus. Je me tourne face au mur pour ne pas montrer mon rictus.

Le sirop, il n’est pas gratuit. Le collutoire non plus. Si c’est pas remboursé, c’est que c’est pas efficace, me dis-je…la pharmacienne hausse les épaules comme pour acquiescer.

Puis elle ajoute, je vous fais six pour cent de remise! Bon reconnaissons l’effort salvateur.

Oui parce que vous ne savez pas, en plus de ma crise d’arthrose qui me fait mal partout, j’ai attrapé une rhinopharyngite. Chez moi rien n’est simple. D’abord un mal à avaler puis rhinite abondante, puis toux et sensation de bronches enflammées…et après, tout en même temps! Tas de mouchoirs au pied du lit, quand y’en a marre, je me lève. La nuit est foutue.

Mais le vélo me transporte malgré tout. Celui de la ville. Quand j’aborde les bordures, je trace un segment bien droit et oblique, ce qui me permet de décramponner la main droite douloureuse du guidon. J’évite la puissance qui fait avaler de l’air froid comme un carbu de turbo. Autrement dit, je presse mou.

Bref je suis devenu une Gordini avec un moteur de deux chevaux sous le capot.

Je ne vous oublie pas.

Les potins du lundi

Rouler dans la boue, le gravel bike s’inspire parfois du cyclo-cross. C’est pas Gravel ça 😂 il faut un tracteur Ça tiens pas dans la merde, mais ça roule sur le dur 🤣 les membres du Gravel Bike se taquinent entre-eux

L’amateurisme en question

Gravel Bike, encore un anglicisme à faire bondir. Le groupe Gravel Bike France sur Facebook rassemble tous les adeptes de la formule qui consiste à rouler sur des chemins plus ou moins cyclables avec des vélos de route à gros pneus.

J’ai de la sympathie pour eux car derrière cette découverte d’une nouvelle pratique, les membres du Gravel Bike France sont en proie parfois à des expériences déroutantes. Quels pneus? quels freins? le Gravel Bike France de Facebook est devenu un banc d’essai qui suscite parfois la tendresse tant les adorateurs font preuve d’amateurisme en la matière tout en oubliant que le VTT répond déjà à la plupart des sollicitations.

Cet amateurisme là est réconfortant car il montre que le vélo attire de nouveaux adeptes…et je ne pense que du bien d’eux, pourvu qu’on roule.

800.000!

En revanche, au Gouvernement, c’est le grand n’importe quoi. Même les adorateurs macroniens sont dans la crainte: leur poulain ne va t-il pas capituler en rase campagne avec sa réforme des retraites?

Nous étions donc 800.000 à manifester contre la réforme des retraites jeudi 5 décembre. Le nombre n’est pas contesté. J’ai fait presque 50 km à vélo pour m’y rendre! Mais le mouvement du 5 décembre a entrainé de curieuses répliques qui risquent de se propager jusqu’à Noël.

On annonce que mardi, ça recommence. Chouette!

Oui, c’est vrai, se réjouir n’est pas de bon ton à quelques jours des fêtes de fin d’année.

Le projet du gouvernement semblait séduisant. Sur le papier. Beaucoup y ont senti l’arnaque. Réduire les différences entre les régimes au nom de la justice sociale, favoriser les carrières hachées, prendre en compte les petits boulots,…oui c’est de bon ton.

Mais on découvre jour après jour l’énorme complexité du système à mettre en œuvre pour rapprocher des régimes fort différents. Comme si nous avions eu affaire à des amateurs. Comprendre que les enseignants vont avoir des pensions rétrécies, que les CRS vont devoir bastonner les Gilets jaunes sur les ronds-points jusqu’à 64 ans,…tout cela n’avait pas été pensé, hiérarchisé. Où sont les simulations? les modèles de transition? je crains que le gouvernement navigue à vue.

Des amateurs. Oui on a bien des amateurs au pouvoir. Des apprentis-sorciers? peut-être! Dans ce cas il va falloir beaucoup d’incantations pour convaincre le bas peuple.

Pour la défense de nos retraites

Belle mobilisation à Mulhouse contre la réforme annoncée de nos retraites.

Reconnaissons-le, la CGT s’impose et règle le ballet d’une main de maître. La police devant se charge de la circulation. Tout est parfaitement orchestré.

On parle de 2500 participants. Bonne ambiance et de nombreux corps de métiers représentés. Sans parler des anonymes, comme moi, qui n’avaient pas de banderoles mais qui tenaient à afficher leur solidarité contre les mauvais coups que nous préparent le pouvoir.

Près de moi un ingénieur en retraite de l’industrie textile. « J’ai manifesté deux fois en vingt ans ». « Aujourd’hui, c’est la deuxième fois ». « Avec Sarkozy, on a déjà donné, avec Hollande aussi et voila que ça recommence » me disait-il. Puis il ajoute « Surtout que moi avec Macron, je subis déjà la hausse de la CSG et je paie la taxe d’habitation plein pot!… »

Thann-Mulhouse
Mulhouse-Thann

J’avais pris le VTT pour revêtir une tenue civile plus apte au défilé.

Avec mes grosses pompes de montagne, je pouvais marcher pendant plusieurs heures, même avec mes semelles ferrées qui faisaient penser à un cheval.

Aller 22km avec moins trois degrés.

Retour 23.8 km avec 1°C. Je me suis un peu trompé en quittant Mulhouse ce soir, j’ai longé la gare du nord pour aller à Lutterbach, puis j’ai repris Pfastatt et Wittelsheim.

Le long de la Thur est un peu sinistre de nuit. Je suis arrivé liquéfié avec toutes mes couches anti-froid sur le dos.

Quelques images de cette belle journée populaire et solidaire sur ce lien…

https://photos.app.goo.gl/RYAKb95jFN2ErbEu6

Grève du 5 décembre, l’itinéraire

Pas de tram-train pour aller manifester demain. Des encombrements impossibles pour les voitures.

Reste le vélo. 24 km depuis Thann. Prévoir les lampes pour rentrer…un antivol…et un sac à dos pour ranger le casque.

RDV 13h30 place de la Bourse à Mulhouse.

Contre la réforme des retraites

Le Gouvernement s’apprête à modifier profondément notre contrat social en portant gravement atteinte à nos acquis sociaux et en particulier en allongeant l’âge de départ à la retraite à 64 ans voire même au-delà.

L’immense majorité des travailleurs se mobilise pour le jeudi 5 décembre. J’invite tous les retraités à la solidarité dans l’action pour contraindre le pouvoir à renoncer à son projet.

Jeudi 5 décembre à 13h30, rendons-nous tous place de la Bourse à Mulhouse pour manifester…j’y serai.

Les potins du lundi

BH X-TEP LYNX 5.5 27,5 PLUS PRO NX11 2019

J’ai craqué. Le Black Friday était trop irrésistible. Je me suis acheté un VTT électrique 30% pour moins cher que la veille jeudi.

Soit 3709 euros au lieu de…5299 euros!

C’est une plaisanterie. Ceux qui me connaissent savent que

  • 1 je ne suis pas (encore) prêt à passer à l’électrique
  • 2 je ne me lance pas dans des achats irréfléchis

Cela dit, rien qu’avec cet exemple on voit la marge du commerçant. 30% de remise ce n’est pas rien et on se doute que le vélo remisé n’est pas vendu à perte.

Tant est si bien qu’on se demande quelle est la véritable valeur des choses. Je ne parle pas de la valeur sentimentale mais de la valeur marchande. Si vous avez acheté ce vélo jeudi 30% plus cher que le lendemain, vous aurez l’impression d »avoir été volé. Je ne sais pas si in fine ces démarques de prix ne desservent pas la réputation des commerces et des marques.

En ligne de mire Amazon

Tous les détracteurs du Black Friday tirent à boulets rouges sur Amazon. Et pourtant vendredi le parking de Leclerc Cernay était inaccessible à 18 heures du fait de son engorgement. La preuve que le concept Black Friday marche aussi pour le commerce local.

Booster la consommation, c’est ce que dénoncent les opposants aux mécanismes du marketing. Les promos, le Black Friday, les soldes seraient des encouragements au pousse-au-vice du consumérisme béat.

Admettons! Mais souvenons-nous que ça dure depuis le Moyen-Age. Les foires champenoises que sont Provins, Lagny, Troyes, Bar-sur-Aube, connaissent aux XIIe et XIIIe siècles une renommée internationale grâce à la gestion éclairée des Comtes de Champagne …et la Hanse, puissante association de villes germaniques et scandinaves, a un vrai monopole commercial vers la mer du Nord et la Baltique.

En ce temps là, on attendait que les produits arrivent à marche lente.

Une scène de foire : Thomas III de Saluces, Le Chevalier errant, vers 1400-1405 © BnF

Avec internet, le marché s’emballe et c’est ce qui inquiète. Premier pourvoyeur: la Chine. Accepter que des tonnes de produits emballés en cartons traversent les océans dans des containers, on comprend que ça fasse du mal à la planète. Alors essayons de modérer nos ardeurs consuméristes.

Poésie urbaine

Thann, face aux « chimiques »

C’est un doux rêveur, le Maxou. Me voici poète du dimanche. Ma poésie c’est le vélo. En ville je profite secrètement des lieux interdits à la voiture. Ils ne sont pas nombreux, il faut les connaître.

Le dimanche, c’est le boulanger en ville. Pas celui du quartier. Double récompense, mon trajet est deux fois plus long, quatre kilomètres. Je sens le vent qui me pousse aujourd’hui, la pente semble descendante. Les fumées des « chimiques » s’inclinent vers la ville.

Entrecoupés de segments dangereux, de franchissements de rails, de voies étroites où j’entends derrière moi la voiture hésitante et aussi de grandes avenues désertes, celles des dimanches léthargiques.

Je suis ce matin le seul cycliste dans la rue. Quatre kilomètres, c’est encore trop pour oublier l’auto

Les hommes sont dédiés à la course au pain. La file s’allonge le long du linéaire de manalas et de pains au chocolat. Au comptoir, dans le brouhaha, je suis adepte de la langue des signes, je tends mon pouce gauche qui signifie une baguette.

A l’extérieur les diesels moteurs tournants attendent le retour du maître comme le chien qui s’impatiente au crochet.

Mon vélo de ville

Le vélo de ville accepte tout et ne se plaint jamais

Le VTT est-il tout terrain?

En 2014, encore jeune sexagénaire, je testais mes aptitudes au vélo tout terrain, ce qu’on nomme aussi le VTT. Bien sûr nul exploit et sauts majestueux comme sait le faire la jeune génération. Le but du jeu était juste de ne pas se planter le bout du nez dans la gadoue.

En fait le vélo dispose d’aptitudes naturelles. Ce qu’il faut c’est savoir maîtriser le pilotage avec dextérité.

Article en relation Visite à Sainte Appoline

Rouler sous la pluie est-il fréquent?

Un étude vient modérer une idée reçue: rouler sous la pluie est un frein au développement du vélo en ville.

Dans cette étude, Alexandre Trajan de la Direction inter-régionale Nord-Est, Météo-France, Strasbourg entend démontrer qu’à vélo, il est possible de simuler des trajets matin et soir, et de compter le nombre de fois où un cycliste se fait mouiller en allant ou en rentrant de son travail et constater que rouler sous la pluie est moins fréquent qu’on l’imagine

savoir qu’il pleut 115 jours par an à Strasbourg ne permet pas de dire que l’on est mouillé à vélo un jour sur trois

Selon lui, les cyclistes quotidiens affirment qu’il n’est pas si fréquent de se faire mouiller lors d’un déplacement à vélo.

S’arrêter sous un pont est parfois salutaire

Je suis aussi de cet avis pour mes déplacements quotidiens en ville, le nombre de fois où je roule sous la pluie se compte sur les doigts de la main (y compris ceux qui ont de l’arthrose!)

Dire qu’on ne prend pas son vélo par crainte de la pluie serait donc une fausse excuse.

De façon scientifique, l’étude permet de savoir combien de fois il pleut réellement lors d’un trajet domicile-travail selon le temps passé sur le vélo matin et soir.

Ainsi à Strasbourg, pour un trajet de 5km, la pluie ne surviendra que 16 fois dans l’année

Nombre annuel de trajets à vélo mouillés (axe des ordonnées) dans 16 villes de France pour des trajets d’une durée allant de 60 à 6 minutes.

Accéder à l’étude d’Alexandre Trajan

Quand l’arthrose survient

On m’a dit c’est de l’arthrose. Qui est « on »? c’est mon médecin.

L’arthrose est une maladie du cartilage.

Tout de suite. on a peur; on se voit déjà revendre ses vélos sur le Bon Coin.

J’ai des amis cyclistes qui ont souffert d’arthrose de la hanche et qui ont du recourir à une prothèse. Ils re-pédalent tous. Quand on est sportif, on est surpris d’être atteint par ce type d’affection. Comme n’importe quel quidam, on se sent puni injustement par le sort. Toute affection retentit fatalement sur le moral du sportif.

prothèse de hanche

L’articulation est délimitée par la membrane synoviale qui secrète un liquide (le liquide synovial) qui lubrifie l’articulation. Autour de l’articulation se trouvent les ligaments et les muscles amarrés sur les os grâce aux tendons. (voir ce site de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris qui répond à 100 questions sur l’arthrose)

Sans même s’y intéresser, mes douleurs dans les genoux, les chevilles, les phalanges lui ont suffi au diagnostic.

Vous avez quel âge? 68 ans. Alors c’est normal. L’arthrose touche près de 10% des hommes et 18% des femmes de plus de 60 ans selon le site Doctissimo.

Pourtant on peut lire ailleurs…

Le cartilage est un tissu vivant qui se renouvelle perpétuellement (même chez les personnes très âgées). La cause principale de l’arthrose n’est certainement pas l’âge.

Vous sortez de chez votre pharmacien avec une boite de chondroïtine sulfate sodique (15 euros non remboursé). Et c’est tout. La chondroïtine est efficace d’après la littérature du net (je parle du littérature du net car sur le net on trouve de tout, du vrai et du faux, ce qui rend le corps médical furieux), mais ne répond pas aux poussées inflammatoires.

Je ne prends pas d’automédication, je consulte pour avoir un avis de sachant.

Mais il est vrai que la médecine de ville est de moins en moins accessible. Idem dans les Urgences…et l’arthrose n’en est pas une.

Le problème dans une arthrose diffuse, c’est le handicap car on a mal partout à la fois. Quand je marche, quand je pédale et avoir un seul doigt gonflé sous l’effet de l’inflammation vous prive de vos gestes quotidiens. Il faut ruser, serrer le pain ou la tasse avec les autres doigts…et donc leur infliger des efforts anormaux.

Une poussée congestive qui vous réveille en sursaut en pleine nuit. Quand c’est gonflé, mieux vaut laisser le membre au repos

Enfiler un gant, oui. Mais pour le retirer, la souffrance est là.

Mais le pire n’est pas atteint. Le pire c’est quand vous êtes réveillé en pleine nuit avec une douleur aiguë dans le doigt. C’est comme des coups d’épingles permanents. Aucune position de la main n’est satisfaisante. Impossible de se rendormir.

J’enduis mon doigt gonflé de Voltarène…rien ne se passe. Je prends du paracétamol et au bout de deux heures, j’arrive à me recoucher et à m’endormir. A propos du paracématol, la littérature du net dit qu’il n’est pas efficace…

Le médicament le plus efficace contre les douleurs liées à l’arthrose s’est avéré être l’anti-inflammatoire diclofenac (Voltarène, commercialisé par Novartis et génériques) à une dose de 150mg/jour, devant d’autres anti-inflammatoires tels que l’ ibuprofène, le naproxène ou le celecoxib. (doctissimo)

Inutile de dire qu’au petit matin on est déjà fatigué.

L’arthrose semble encore bénéficier d’une prise en charge hésitante…et le patient se demande si son cartilage ne va pas être bouffé définitivement.

Il reste à connaître les causes et les facteurs aggravants. L’hérédité est évoquée, le surpoids pour les genoux, l’alimentation « trop grasse, trop salée, trop sucrée » évoquée aussi dans plein d’autres maladies.

Pour ma part je ne crois pas à l’homéopathie face à ce type d’affection. En revanche je crois aux anti-inflammatoires tout en ayant conscience de leur toxicité.

100 questions sur l’arthrose

Les potins du lundi

Les élections municipales approchent. N’attendons-pas pour parler vélo.

On fait comme avant

Les Municipales approchent à petits pas. A Thann, deux listes sont en d’ores et déjà en présence; celle du maire sortant Romain Lutringer intitulée Thann, Nouveaux Horizons et celle du premier adjoint sortant, Gilbert Stoeckel, accompagné de la plupart des membres de l’ancienne équipe municipale Thann demain avec vous.

Pourquoi changer une recette gagnante alors que 70% des votants renouvellent les sortants? C’est un peu ce que se disent ceux qui votent et qui se penchent rarement sur les affaires de la commune, c’est à dire notre bien commun. C’est un peu le vote par procuration qui délègue les décisions à d’autres tous les quatre ou cinq ans. Dommage, car regarder les comptes de la commune et comparer avec les voisins est souvent source d’étonnement. Les comptes sont le révélateur d’une politique et permettent de voir comment la commune consomme ses ressources. Fait-on volontiers un rond-point plutôt qu’une crèche? investit-on dans des caméras de surveillance plutôt que dans des infrastructures cyclables?

Querelles de chef en vue aux Municipales.

Soyons clair, il n’existe aucune raison de se faire des illusions sur le résultat des élections municipales. Tout restera comme avant car tout est verrouillé d’avance et les successeurs découvrent parfois l’ampleur de la dette cachée sous les tapis. La caractéristique des électeurs, c’est à dire ceux qui votent, c’est qu’ils se contentent très bien du quand-à-soi.

La réserve et la distance. C’est ce qui définit l’électeur type aujourd’hui. C’est ce qu’on pourrait nommer le conservatisme. Ces forces là ne sont pas des forces vives, ce ne sont pas celles qui défilent dans les rues contre ceci, contre cela; non, ce sont des forces inertes. Des poids morts.

Dès lors à quoi bon se faire suer le burnous à changer quoi que ce soit à notre mode de vie puisque la majorité ne veut rien, ne demande rien d’autre que le statu quo. Que rien ne bouge!

Mon maire est-il un nul?

On a tendance aujourd’hui à tout rejeter sur le maire. Si la délinquance croît c’est la faute à mon maire, si ma rue n’est pas balayée à l’automne, c’est la faute du maire, si les commerces périclitent, c’est la faute du…Ce qui décourage nombre de maires de petites communes qui ne veulent plus se représenter.

Alors oui, à quoi bon changer d’équipe municipale, puisque rien ne changera se disent les électeurs. C’est un peu ce que pensent ceux qui se désintéressent de la vie communale et qui considèrent parfois leur ville comme une cité-dortoir. Et rien d’autre.

Le tram-train à Thann. Trop peu utilisé

En vue des élections de 2020, ce à quoi nous assistons à Thann ou à Mulhouse par exemple, c’est à la dissidence des équipes en place pour mieux occuper tout le spectre représentatif de la majorité silencieuse, celle qui ne s’oppose pas mais qui vote. En gros on a la moitié du corps électoral qui votent et le reste…qui ne vote pas. On comprend donc que les postulants n’ont pas intérêt à présenter des programmes pour ceux qui ne votent pas. C’est une évidence.

Alors laissons ces maires qui dit-on sont de plus en plus vilipendés, découragés, achever leurs querelles picrocholines.

Intéressons-nous néanmoins à nos communes!

Le recueil de circuits VTT autour de la commune date de …2002! Thann est clairement en perte de vitesse par rapport à ses voisines comme Saint-Amarin qui assure la promo du VAE.

A quoi pourrait ressembler un programme utopique? un programme qui n’a donc aucune chance d’être mis en œuvre dans la cité? Alors mieux vaut regarder d’abord les chiffres en face. Dans les villes de moins de 10.000 habitants, on a tendance à gérer les crises les unes après les autres…et à subir les contre-coups du national qui taille dans les dotations.

La suppression de la taxe d’habitation par Macron est un très mauvais coup donné aux maires car rien ne permet de savoir comment s’opérera dans le temps la compensation promise. Pour les retraites, le système par point pourrait ne rien augurer de bon non plus pour les futurs retraités.

Une fermeture de maternité, une fermeture des urgences, une fermeture de classe, une trésorerie en moins, un tribunal d’instance, une poste en suspens un marasme endémique du commerce local, des contraintes environnementales insurmontables sur le plan routier, une population qui s’appauvrit. On se demande ce que vont devenir les chefs-lieux de canton.

Avoir une ambition pour sa ville

Thann. La ville a des atouts mais elle peine à les mettre en valeur. Le trafic pendulaire dans la vallée la pénalise beaucoup et son tram-train est boudé car trop cher.
Il a suffi d’un coup de vent. Où sont les vélos? et les ancrages?

Pas facile de se faire une opinion à partir d’un ressenti lorsqu’on est simple citoyen. Moi qui suis cycliste et adepte du vélo en ville, je me rends compte que la ville ne fait rien (ou si peu pour le vélo) alors que les dispositifs pro-vélos ne sont pas les plus chers à produire. Mais il faut contrer certaines habitudes, fermer des parkings, « rétrécir » des rues pour limiter le trafic et la vitesse, rendre certaines artères aux piétons,…autant de choix auxquels nos élus ne sont pas prêts, faute de conviction et de courage politique.

Des atouts touristiques trop peu mis en valeur

La vie de la cité c’est d’abord celle qui prend le parti de faire des choix audacieux. Sur le plan économique, social et culturel. Mais avant de se lancer dans un programme féérique et illusoire, consulter les finances de votre commune…http://www.proxiti.info/infocommune.php?o=68334&n=Thann

Comment ça marche les finances communales?

Cliquer sur cette vidéo. En 2019, la taxe d’habitation n’est plus payée que par les habitants les plus riches

Thann, 8000 habitants-8 millions de dettes!

Thann a 8 millions de dettes! soit la totalité ou presque de ses revenus de fonctionnement. C’est difficile à croire mais c’est comme ça. Avec un tel endettement, on comprend que la ville a des semelles de plomb en terme d’entretien de son patrimoine et d’investissement. Le désendettement est en cours, mais il reste du chemin…et des rues qui vont continuer pendant longtemps à se dégrader. On peut donc s’attendre à voir nos nids de poule perdurer pendant encore 25 ans.

Dette de Thann. Un pognon de dingue dirait Macron; où est passé notre pognon dirait Jacline Mouraud

Si Thann est dans la moyenne des villes comparables en terme d’endettement, en revanche son annuité d’intérêt croît en fléche…

La palme de l’endettement à Rammersmatt 3300 euros par habitant!

Depuis 2014, les résultats ont changé
qu’est-ce qui vaut à Rammersmatt un tel endettement? sa nouvelle mairie-école?

Vous l’avez compris, Vélomaxou est un cyclo-citoyen. Je pédale avec mes pieds et je vote avec ma tête.

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Erbenheim, le village manquant

Réalisée par la famille de cartographes Cassini entre 1756 et 1815, la Carte générale de la France  est la première carte générale et particulière du royaume de France. On distingue sur cette carte Erbenheim à 1.64 km au nord d’Aspach.

Erbenheim n’est pas à proprement parlé manquant, mais il a disparu.

C’est en lisant Braudel « L’identité de la France, espace et histoire » (Flammarion) que je découvre un passage consacré à Thann au Moyen-Age et à sa zone d’affluence.

Braudel y cite les villages du chef-lieu de la seigneurie au XIVeme siècle.

  • Vieux-Thann
  • Aspach-le-Bas, le-Haut
  • Cernay
  • Lutterbach

…et aussi trois villages dont les noms ne me disent rien:

  • Erbenheim
  • Otzenwiller
  • Ernwiller

S’agissant d’Erbenheim, ce village a disparu lors de la guerre de Trente Ans (1618-1648). Erbenheim était situé entre Aspach-le-Bas et Aspach-le-Haut. Le ban de ce village est resté longtemps indivis entre les communes d’Aspach-le-Bas et d’Aspach-le-Haut  précise le site iSundgau des villages disparus. Mais on trouve d’autres indications ici sur le même site avec cette précision différente de la précédente Erbsheim ou Erbenheim : entre Cernay et Aspach-le-Haut. Schoepflin dit qu’il en reste une ferme et une chapelle (18e siècle). Les habitants ont dû se transplanter à Thann, vers 1544.
Erbsheim est nommé Arabacshaim, dans un titre de 784. Un autre titre de 1187 écrit ce nom Herbheim. …
Il existe une rue d’Erbenheim à Aspach-le-Haut peut-être en souvenir de ce village disparu…

Étonnamment si je trace une ligne passant par la rue d’Erbenheim à Aspach partant de l’église, au bout de 1640m, j’aboutis au calvaire devant le parc d’activités du Pays de Thann

Otzenwiller…je n’ai rien trouvé. Normal: je n’ai pas cherché.

Ernwiller était localisé entre Burnhaupt et Guewenheim ou entre Burnhaupt et Aspach selon les sources.

Je vais mettre à jour mon article générique sur les villages disparus du Haut-Rhin

Affaire de pont

Le pont de la Cerise enjambant l’Estéron

Faire le pont, on sait. Défaire le pont, c’est plus difficile. Un convoi exceptionnel vient d’essayer à Mirepoix-sur-Tarn. Il a réussi du premier coup. A son corps défendant, le pauvre chauffeur ne s’en est pas remis. Ni ceux qui l’ont suivi dans sa chute.

Le pont d’Aspach et ses garde-corps d’anges bienheureux avant sa réfection

Nos ponts sont en mauvais état d’après les experts. Voila de quoi faire rougir nos célèbres « Ponts et Chaussées » pour qui la sécurité est chose primordiale. En revanche franchir un pont limité à 19 tonnes avec un engin de 50 tonnes ne relève pas de la malfaçon. N’accusons donc pas aveuglément ceux qui entretiennent les ouvrages!

le pont du Rhin à Chalampé

A vélo on passe sans trop de crainte sur des ouvrages douteux comme les passerelles métalliques. Le grand pont de fer de Chalampé (image ci-dessus) n’est pas de la première jeunesse. C’est à EDF qu’il appartient et personne ne se précipite pour l’améliorer.

Vidéo de la reconstruction du pont de Chalampé en 1946 date de la nationalisation d’EDF…

https://www.ina.fr/video/I00012020/reconstruction-du-pont-de-chalampe-video.html

la petite passerelle construite entre Bantzenheim et Chalampé en novembre 2007 n’est pas une réussite sur le plan sonore.
En 2006, le pont de fer de Richwiller (SNCF) a reçu un petit complément de macadam pour combler le décrochement sur la bande cyclable. Il a fallu attendre des années pour régler le problème
Pont inauguré le 20 mai 2006 par Jacques Chirac à Fessenheim. Les cyclistes ont droit à deux sens de circulation, les voitures n’ont qu’un passage alterné. C’est bien fait!

La pub vélo d’antan

Le vélo ne fait plus rêver. Imagine t-on des écrans publicitaires à la télé vantant telle ou telle marque de vélo? Non, bien sûr!

Aujourd’hui seule l’automobile se dispute les plages de pub.

Au début du siècle dernier, les affiches publicitaires étaient de véritables œuvres d’art capables d’introduire du rêve dans les scènes de la vie quotidienne.

Vous aimerez peut-être parcourir ce site de belles affiches

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Vas-y Poupou!

La légende est orpheline.

Je n’ai aucune légitimité à délivrer, contrairement à d’autres, un hommage à Poulidor. Les professionnels du sport cycliste s’en chargeront ainsi que la pleureuse patentée du journal de treize heures.

Mais enfin, il faut le reconnaître, après les « va-y Bobet », Poulidor avait endossé le maillot de la raillerie aux bords des routes avec le « vas-y Poupou ». En souffrait-il? je ne le sais pas.

Le « vas-y Poupou » était resté dans l’imaginaire populaire au point que même un modeste cyclotouriste en latex bariolé se voyait parfois encouragé de la formule devenue quolibet du terroir.

Poulidor était devenu au fil du temps une légende. La légende du perdant. Il a su en faire sa victoire.

Les potins du lundi

courrier des lecteurs DNA 10 nov.2019

On remerciera ce lecteur de n’avoir rien contre les cyclistes mais on préfère qu’il passe au large.

Une tolérance? cet automobiliste parle d’une tolérance, mais laquelle? S’agit-il d’être autorisé à frôler le cycliste?…ou bien à franchir la ligne blanche?

Ce genre de remarque de la part d’un automobiliste sous-tend que plutôt que de franchir une ligne blanche et risquer…

  • Une perte de 3 points.
  • Une amende forfaitaire de 135€.
  • Une amende minorée de 90€.
  • Une amende majorée de 375€.

…mieux vaut frôler un vélo dont personne ne pourra dire qu’on est passé trop près…sauf si on le renverse. En effet qui est capable d’estimer un mètre cinquante, voire moins d’un mètre, sur la route entre deux mobiles en mouvement?

Rappelons tout de même que depuis le 4 juillet 2015, il est possible de chevaucher une ligne blanche continue sur les routes à double-sens limitées à 50km/h lorsque l’on double un vélo. Cette possibilité est uniquement offerte lorsque la visibilité le permet. Cette mesure découle directement de la nouvelle autorisation qu’ont les cyclistes de circuler à une distance suffisante des véhicules stationnés sur la droite.

Chaucidou à Altkirch?

Altkirch, le paradis des bagnoles au centre-ville

Je tombe des nues. J’apprends qu’un Chaucidou est à l’étude à Altkirch. Rappelons-le: Altkirch n’a aucune culture vélo. Ce n’est pas dans les gènes de la sous-préfecture du Sundgau. Alors apprendre que la ville envisage un tel aménagement, je dis chiche!

Un Chaucidou ressemble à ça…

Chaucidou hollandais

Chaucidou veut dire « chaussée pour les circulations douces » et n’a rien à voir avec le Cochonou du Tour de France.

Le principe consiste donc à n’affecter qu’une voie pour les autos et deux pour les vélos. Officiellement c’est une chaussée à voie centrale banalisée sans marquage axial.

Vous l’avez compris, un tel dispositif dans une ville est de nature à vous faire perdre les élections. Car le Chaucidou oblige les voitures « à se garer » pour se croiser ET sans renverser les cyclistes.

Si le principe est révolutionnaire en France et peu répandu du fait que le lobby automobile s’oppose à ce type d’infrastructures, il est largement utilisé chez nos voisins.

J’ai une très mauvaise opinion de la place faite aux vélos par la municipalité d’Altkirch. Si ce projet voit le jour, je déménage à Altkirch. Bon, je crois que finalement Altkirch va renoncer.

Emmaüs, la caverne d’Ali-Baba

Une vraie aquarelle abandonnée chez Emmaüs. De vraies affaires à faire.

Emmaüs à Cernay est un grand bazar où l’on trouve tout. Pour peu que l’on cherche. Cette entreprise (c’en est une) construite sur les préceptes de l’abbé Pierre pour venir au secours des démunis est une réussite.

Le principe est simple, vous donnez, ils revendent à bas prix.

Emmaüs, c’est le second marché de la consommation, un concurrent sérieux aux foires au puces et aux déchetteries.

Le magasin vaisselle
La bibli
Une paire de pompes par chères
Le rayon vélo est un peu maigre
De quoi y voir clair
L’abbé Pierre en cire n’est pas à vendre
Et pourquoi pas du vélo?

Sur la route du Danube

Je chinais chez Emmaüs-Cernay au rayon des bouquins sans rien chercher en particulier.

J’étais dans la colonne des R…le premier livre que je sors au hasard: Emmanuel Ruben « Sur la route du Danube » (Rivages)

Je vais sur la quatrième de couverture et je lis…

A l’été 2016, Emmanuel Ruben entreprend avec un ami une traversée de l’Europe à vélo.

4000 kilomètres le long du Danube, j’ai hâte de voir à quoi ça ressemble

Stop, j’achète!

  • C’est combien?
  • Deux euros

Chez l’Abbé Pierre, on ne discute pas les prix. C’est écrit partout. A ce prix là pour un bouquin paru en mars 2019, c’est pas cher payé.

Merci M’sieur l’Abbé.

Le prologue commence.C’était dans les Vosges, il attaqué un raidard un peu fort, sur la plaque, et il a claqué! Je sens que je ne vais pas m’ennuyer avec Emmanuel Ruben

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Arthrose du genou et plus si affinités

Voila ce que j’écrivais dans mes Potins du lundi le 15 juillet 2019…

je subodore que les années passant, on fait du vélo avec attention, je veux dire en faisant attention. Attention à ma tendinite des doigts qui se réveillent dans les longues descentes sur les freins, attention à cette douleur au-dessus du genou gauche qui atteste que j’ai tiré un trop grand braquet en grimpant le Vieil Armand, attention à la rhinite qui se réveille pour un oui, pour un non…bref il faut savoir ou apprendre à pédaler mou pour durer.

On a tous au début un capital. Petit ou gros selon notre chance. Puis on l’entame. Parfois sans s’en rendre compte. Jusqu’au jour où l’on n’a plus rien. Je veux parler de ce capital santé que chacun fait fructifier comme il peut, l’âge venant.

Le corps médical est formel, entretenir son corps, donc son capital physique passe par le sport. On parle même du sport-santé!

En réalité, il faut un jour déchanter. Vos gènes sont là et renferment le secret de fragilités qui un jour ou l’autre se réveillent et vous rappellent à l’ordre.

Le sport et l’âge ne font pas toujours bon ménage. D’un coté c’est bon pour le système cardio-vasculaire…et de l’autre les articulations du squelette n’aiment pas trop qu’on les sollicite exagérément.

Exemple avec les tendons et les cartilages qui se déclinent en tendinite et en arthrose lorsqu’ils sont malades.

Pas besoin d’être grand clerc pour savoir que quand vous vous levez le matin perclus de douleurs articulaires des doigts, de la hanche, des pieds ou du genou, c’est que vous avez de l’arthrose.

Mon médecin me l’a dit « à partir de 60 ans c’est naturel d’avoir de l’arthrose ». Pour la hanche, c’est parfois bien avant, douloureux et très invalidant. Il semble que le corps a une durabilité variable et que certaines pièces du puzzle s’usent plus vite que d’autres selon les individus.

De nombreuses articulations peuvent être touchées par l’arthrose. Les principales sont les cervicales et les lombaires (entre 70 et 75 %), le genou (40%), le pouce (30%), la hanche et la cheville (10%) et les épaules (2%). (Doctissimo)

Nous sommes 50 à 65 % après 65 ans à souffrir d’arthrose. Voila qui ne va pas arranger ceux qui vont bosser à l’avenir jusqu’à 70 ans!

L’arthrose du genou

J’ai regardé mon agenda…ma douleur du genou droit est intervenue le 9 juillet lors de la montée au Vieil Armand. Une douleur inhabituelle pour moi qui n’ai jamais rien connu de tel.

Depuis les deux genoux se sont mis de la partie, et aussi les doigts (mais j’avais déjà des signes précédemment) et aussi le pied droit. J’ai consulté les nombreuses pages du net. La pharmacopée est classique. Elle passe par les anti-inflammatoires, puis la chirurgie. Mais le mieux, à mon avis, est encore de prendre son mal en patience avant de recourir à la méthode forte.

Des montées et descentes d’escalier douloureuses qui cependant n’empêchent pas de faire du vélo. Une légère souffrance au pédalage et c’est tout. On y pense et on évite de trop presser sur les pédales. D’ailleurs le vélo n’est pas déconseillé. Contrairement à la course à pied.

Braudel et rien d’autre!

Mes trois Braudel m’attendent

J’ai ressorti mes Braudel. Les trois tomes que je m’étais offert dans les années 90. Pour un cycliste qui aime voir du pays, avec Braudel on est servi.

Fernand Braudel, historien géographe de renommée mondiale, nous rabiboche avec la France, notre France éternelle.

Braudel, c’est presque un conteur pour moi. Il commence à la première page par citer Péguy : « regarder la France comme si on n’en était pas ». Voila un programme réjouissant…et Braudel d’ajouter: « je tiens à parler de la France comme s’il s’agissait d’un autre pays, d’une autre patrie, d’une autre nation ».

Je suis parti pour 1089 pages. Du nanan. Car à la fin on doit en sortir réconcilié avec soi, avec les démons du nationalisme xénophobe que l’on tente de nous instiller. Loin des clichés rabougris des extrêmes. C’est le moment.

A Sionne, Luméville était déjà derrière moi et il ne me restait qu’un banane ratatinée à me mettre sous la dent Pour un cycliste qui aime voir du pays, avec Braudel on est servi.

Pour la petite histoire, je suis passé le week-end dernier à Luméville-en-Ornois (Meuse). Fernand Braudel y est né et une plaque est apposée sur sa maison. C’était donc un Lorrain.

Lors de mon passage à vélo le 13 mai 2018, je n’avais pas vu cette plaque car elle était dans le sens opposé au carrefour de Chassey-Beaupré.

Mon parcours du 13 mai 2018 en France profonde sur Openrunner. Ce jour là j’avais parcouru 156 km sous la pluie

Vélomaxou, des hauts et des bas

Comment va Vélomaxou?

Il y a longtemps que je ne me suis pas livré à cet exercice d’introspection qui consiste à se regarder dans la glace et à exprimer la vérité sur mon audience dans la jungle de l’internet. Une audience lilliputienne face aux ténors de la blogosphère. Restons modeste!

D’abord, les journaux…

Les journaux font rarement état de leur bonne santé. Surtout lorsqu’ils vont mal. C’est le cas notamment de la Presse Régionale écrite. Le lectorat s’étiole et ne repose souvent que sur les retraités en semaine et les sportifs quand les nouvelles des scores sont publiés. La Presse est victime d’une défiance généralisée. Les gens lisent moins et …ils ont moins confiance ou ne trouvent pas ce qu’ils aimeraient y lire.

La Presse écrite tente de jouer la carte de la confiance ce matin en invitant ses lecteurs à dialoguer car le constat de désaveu est patent

texte paru dans les DNA (du groupe EBRA)du 5 novembre 2019

Bien fait!

Si les journaux et les hebdos se cassent la figure, c’est bien fait pour eux, ils ont pris le parti du pouvoir en place depuis belles lurettes et adopté un ton doucereux face au démantèlement de nos structures sociales et régionales. Alors qu’ils ne viennent pas se plaindre.

Par exemple, ce matin, deux maternités fermées à Altkirch et Thann et les DNA se fendent d’un simple reportage avec les bobines des deux derniers nouveaux-nés. Tant pis pour les suivants. Ils devront se rendre à Mulhouse.

Évidemment le journal n’a pas d’opinions. Il se contente d’acquiescer et d’envoyer ses « localiers » faire la photo de famille des personnels autour du lit de la dernière parturiente et bye-bye la matern. Pour l’histoire.

Du coté des blogueurs, on subit aussi

Le blog, c’est cette expression directe sur le net d’individus qui ne représentent qu’eux-mêmes. Une sorte d’expression directe derrière un écran-clavier. Ambiance confortable. Le blog est loin de jouer sur les terres de la Presse. On n’est d’ailleurs pas en concurrence puisque nos sujets de prédilection échappent pour la plupart à ceux de la Presse locale.

Pourtant nombre de journalistes s’appuient sur leur propre blog pour assoir leur renommée comme Jean-Michel Apathie ou Christophe Barbier, preuve que le blog n’est pas mort en dépit de son coté « has been » depuis que des réseaux comme Facebook ou Twitter se sont emparés du marché de l’expression directe avec les débordements que l’on connait.

Les blogs en vogue par thèmes selon blogbuster.fr (2013)

LTD RANDO 68 à l’honneur chez Overblog

Mon confrère et ami Pierre Brunner figure à la troisième place des meilleurs blogs publiés chez Overblog son éditeur. Une place amplement méritée. Bravo Pierre!

Les plateformes de blogs

En dessous de 20.000 visites/mois, on est dans les choux

Depuis que Wikio a abandonné son classement des blogs francophones, difficile de savoir quelle place occupe son blog dans le classement thématique…surtout si vous ne vous êtes pas inscrit chez ceux qui mesurent l’audience.

Les 10 blogs les plus populaires du moment tous thèmes confondus selon Blogonet.fr
A noter la présence d’un mulhousien avec Begeek

Et Vélomaxou ?

En-dessous de 20.000 visiteurs/mois impossible de figurer parmi le Top200. Vous pouvez oublier! Je ne me voile pas la face, Vélomaxou subit une lente érosion de son audience depuis 2006. Le vélo est lié à une pratique tournée de plus en plus vers la performance. Inutile de combattre, ma pratique s’apparente chaque année à celle des retraités en « fin de parcours ». Il me reste ma position politique radicale et alternative à la voiture en ville. Je la défends pied à pied. Même si elle n’est pas facile à tenir dans le contexte actuel.

Depuis 2012, date à laquelle je me suis installé chez WordPress, mon audience a atteint un pic en 2014 avec 65586 visiteurs, puis s’en est suivi une lente descente (hors 2018). 2019 devrait atteindre 55000 visiteurs

Les potins du lundi, une rubrique appréciée

Mes pages vues le lundi 4 novembre. Les potins du lundi pas toujours faciles à construire sont en tête généralement ce premier jour de la semaine

Ne nous décourageons pas!

Ce passe-temps m’occupe et il est bénévole. Je n’en tire rien d’autre que la satisfaction d’écrire des ressentis, de décrire des balades, de commenter l’actualité et de poster de belles photos. Tout le monde n’a pas cette chance de pouvoir consacrer du temps à ce loisir qui consiste à dire ce que l’on aime, à parler de nature et de vélo.

Chaque mois, mon lectorat touche de nombreux pays. Merci à tous ces lecteurs éloignés de venir au-devant de moi. (vues en octobre 2019)

Vous avez demandé la police?

J’ai voulu lire ce thriller par hasard parce qu’il trainait là. C’est un roman policier dont on dit du bien et Bernard Minier, ancien douanier, figure parmi les auteurs les plus lus.

L’écriture est limpide et le but recherché est atteint: on est tenu en haleine car les séquences se succèdent rapidement sans qu’on y trouve de l’ennui.

Cependant on pourrait dire que la trame policière est classique, même si l’intrigue est palpitante. A la fin, Bernard Minier remercie Frédéric Péchenard et Pascal Pasamonti, deux grands « flics » pour leur aide. On est entre gens qui s’estiment.

Lisez donc « Soeurs » si vous aimez les polars et le crime.

Les potins du lundi

Grues cendrées en migration

L’évolution est lente.

Tellement lente qu’on ne la voit pas. Avant que l’homme ne soit homme, il a du s’en passer des millénaires…

Le vélo est aussi un mobile à l’évolution lente. Sauf pour les compétiteurs. Il est à l’image de la vie normale, de ceux qui ne veulent pas consumer tout leur potentiel physique et moral trop rapidement.

L’évolution lente du vélo

Cette évolution lente se transforme chaque fin d’année cyclotouristique en récapitulatifs divers, en palmarès, en scores,…un étalage de cols, de kilomètres, d’images, de pneus usés, de chaînes changées et pour les plus hardis de moyennes soutenues.

Le plus dur à mon humble avis va être de redescendre de ce piédestal d’estime de soi au fur et à mesure que, l’âge avançant, on va devoir constater parfois avec surprise que tous les paramètres auxquels nous tenons sont en recul. Je ne sais plus où j’ai lu que nos forces déclinent de 3% l’an. En cause, l’âge. On voit ainsi que notre potentiel physique est mathématiquement amputé de 30% sensiblement tous les dix ans. Alors notre centenaire à vélo Robert Marchand en est d’autant plus méritant qu’il ne lui reste plus beaucoup de moyens pour entraîner son vélo en haut d’une côte…sans assistance, cela va de soi.

Le monde du travail qui s’est tant donné au cours du siècle, mois après mois, voit disparaître ses acquis pourtant conquis de hautes luttes. J’entends dire que le travail de nuit ne commencerait plus à vingt heures mais à minuit…alors que la nuit tombe dès 17 heures avec nos fameuses heures d’hiver. Je sais ce que c’est travailler la nuit, je connais les troubles qui l’accompagnent, des troubles sensoriels, une fatigue accrue, des sommeils en pointillés, des relations sociales altérées. La casse du monde du travail, c’est aussi une évolution lente contre laquelle on semble démunis. Cette évolution est pour sûr une régression sociale que nous mettrons longtemps à enrayer.

Les oiseaux migrateurs ont trouvé le moyen d’échapper chaque hiver à la dureté du climat.C’est un astucieux phénomène d’adaptation qui conduit les oiseaux à migrer en fonction de nos saisons. Mais les migrations ont tendance à présent à évoluer en raison du réchauffement climatique. Certains oiseaux se sédentarisent. C’est une évolution lente qu’on constate en Alsace notamment avec les cigognes dont certaines restent l’hiver sur place. Il est vrai qu’à force de les nourrir grassement, on a pesé sur le processus migratoire.

Carte des migrations hivernales en Europe des grues cendrées. Au lac du Der dans la Marne on a dénombré le 3 novembre 2019 268000 oiseaux migrateurs, un record. La grue peut donc traverser la France en une journée. Sans l’aide de Bison Futé!

Le loup revient. Dans nos campagnes vosgiennes, du coté d’Autigny-la-Tour, les craintes ancestrales reprennent corps. On évoque sa présence ici, puis là, puis ici et là en même temps. Les plus anciens d’entre-nous ne chantent pas « promenons dans les bois pour voir si le loup n’y est pas ». Ils ont peur de voir leurs troupeaux décimés. Le retour du loup, c’est la bête du Gévaudan, un mystère qui réveille l’inconscient collectif fait de légendes et de terreur. C’est aussi une lente évolution auquel le monde moderne n’est guère préparé.

Les grandes transhumances routières se terminent aujourd’hui. Le Bison Futé va pouvoir se reposer. Pas trop puisque les vacances de fin d’année se profilent déjà à l’horizon. Les goûts des Français et de nos voisins ne sont pas prêts de changer. Prendre la bagnole ou le train chaque fois qu’on peut s’extraire des contingences du quotidien pour changer d’air, c’est une constante de la vie moderne et citadine. Puis revenir et constater que rien ou presque n’a changé le lundi matin à son bureau ou à son usine. Les mêmes voisins, les mêmes embouteillages, le même patron, les mêmes collègues…et parfois le même ennui.

Pourtant au fond de nous-mêmes, les raisons de croire en de profonds changements nous taraudent. La question climatique en tête, mais pas que! Il faut aussi constater les mécontentements qui surgissent partout sur la planète et s’interroger sur cette nouvelle (r)évolution sociétale qui ne dit pas son nom.