Les potins du lundi

Les élections municipales approchent. N’attendons-pas pour parler vélo.

On fait comme avant

Les Municipales approchent à petits pas. A Thann, deux listes sont en d’ores et déjà en présence; celle du maire sortant Romain Lutringer intitulée Thann, Nouveaux Horizons et celle du premier adjoint sortant, Gilbert Stoeckel, accompagné de la plupart des membres de l’ancienne équipe municipale Thann demain avec vous.

Pourquoi changer une recette gagnante alors que 70% des votants renouvellent les sortants? C’est un peu ce que se disent ceux qui votent et qui se penchent rarement sur les affaires de la commune, c’est à dire notre bien commun. C’est un peu le vote par procuration qui délègue les décisions à d’autres tous les quatre ou cinq ans. Dommage, car regarder les comptes de la commune et comparer avec les voisins est souvent source d’étonnement. Les comptes sont le révélateur d’une politique et permettent de voir comment la commune consomme ses ressources. Fait-on volontiers un rond-point plutôt qu’une crèche? investit-on dans des caméras de surveillance plutôt que dans des infrastructures cyclables?

Querelles de chef en vue aux Municipales.

Soyons clair, il n’existe aucune raison de se faire des illusions sur le résultat des élections municipales. Tout restera comme avant car tout est verrouillé d’avance et les successeurs découvrent parfois l’ampleur de la dette cachée sous les tapis. La caractéristique des électeurs, c’est à dire ceux qui votent, c’est qu’ils se contentent très bien du quand-à-soi.

La réserve et la distance. C’est ce qui définit l’électeur type aujourd’hui. C’est ce qu’on pourrait nommer le conservatisme. Ces forces là ne sont pas des forces vives, ce ne sont pas celles qui défilent dans les rues contre ceci, contre cela; non, ce sont des forces inertes. Des poids morts.

Dès lors à quoi bon se faire suer le burnous à changer quoi que ce soit à notre mode de vie puisque la majorité ne veut rien, ne demande rien d’autre que le statu quo. Que rien ne bouge!

Mon maire est-il un nul?

On a tendance aujourd’hui à tout rejeter sur le maire. Si la délinquance croît c’est la faute à mon maire, si ma rue n’est pas balayée à l’automne, c’est la faute du maire, si les commerces périclitent, c’est la faute du…Ce qui décourage nombre de maires de petites communes qui ne veulent plus se représenter.

Alors oui, à quoi bon changer d’équipe municipale, puisque rien ne changera se disent les électeurs. C’est un peu ce que pensent ceux qui se désintéressent de la vie communale et qui considèrent parfois leur ville comme une cité-dortoir. Et rien d’autre.

Le tram-train à Thann. Trop peu utilisé

En vue des élections de 2020, ce à quoi nous assistons à Thann ou à Mulhouse par exemple, c’est à la dissidence des équipes en place pour mieux occuper tout le spectre représentatif de la majorité silencieuse, celle qui ne s’oppose pas mais qui vote. En gros on a la moitié du corps électoral qui votent et le reste…qui ne vote pas. On comprend donc que les postulants n’ont pas intérêt à présenter des programmes pour ceux qui ne votent pas. C’est une évidence.

Alors laissons ces maires qui dit-on sont de plus en plus vilipendés, découragés, achever leurs querelles picrocholines.

Intéressons-nous néanmoins à nos communes!

Le recueil de circuits VTT autour de la commune date de …2002! Thann est clairement en perte de vitesse par rapport à ses voisines comme Saint-Amarin qui assure la promo du VAE.

A quoi pourrait ressembler un programme utopique? un programme qui n’a donc aucune chance d’être mis en œuvre dans la cité? Alors mieux vaut regarder d’abord les chiffres en face. Dans les villes de moins de 10.000 habitants, on a tendance à gérer les crises les unes après les autres…et à subir les contre-coups du national qui taille dans les dotations.

La suppression de la taxe d’habitation par Macron est un très mauvais coup donné aux maires car rien ne permet de savoir comment s’opérera dans le temps la compensation promise. Pour les retraites, le système par point pourrait ne rien augurer de bon non plus pour les futurs retraités.

Une fermeture de maternité, une fermeture des urgences, une fermeture de classe, une trésorerie en moins, un tribunal d’instance, une poste en suspens un marasme endémique du commerce local, des contraintes environnementales insurmontables sur le plan routier, une population qui s’appauvrit. On se demande ce que vont devenir les chefs-lieux de canton.

Avoir une ambition pour sa ville

Thann. La ville a des atouts mais elle peine à les mettre en valeur. Le trafic pendulaire dans la vallée la pénalise beaucoup et son tram-train est boudé car trop cher.
Il a suffi d’un coup de vent. Où sont les vélos? et les ancrages?

Pas facile de se faire une opinion à partir d’un ressenti lorsqu’on est simple citoyen. Moi qui suis cycliste et adepte du vélo en ville, je me rends compte que la ville ne fait rien (ou si peu pour le vélo) alors que les dispositifs pro-vélos ne sont pas les plus chers à produire. Mais il faut contrer certaines habitudes, fermer des parkings, « rétrécir » des rues pour limiter le trafic et la vitesse, rendre certaines artères aux piétons,…autant de choix auxquels nos élus ne sont pas prêts, faute de conviction et de courage politique.

Des atouts touristiques trop peu mis en valeur

La vie de la cité c’est d’abord celle qui prend le parti de faire des choix audacieux. Sur le plan économique, social et culturel. Mais avant de se lancer dans un programme féérique et illusoire, consulter les finances de votre commune…http://www.proxiti.info/infocommune.php?o=68334&n=Thann

Comment ça marche les finances communales?

Cliquer sur cette vidéo. En 2019, la taxe d’habitation n’est plus payée que par les habitants les plus riches

Thann, 8000 habitants-8 millions de dettes!

Thann a 8 millions de dettes! soit la totalité ou presque de ses revenus de fonctionnement. C’est difficile à croire mais c’est comme ça. Avec un tel endettement, on comprend que la ville a des semelles de plomb en terme d’entretien de son patrimoine et d’investissement. Le désendettement est en cours, mais il reste du chemin…et des rues qui vont continuer pendant longtemps à se dégrader. On peut donc s’attendre à voir nos nids de poule perdurer pendant encore 25 ans.

Dette de Thann. Un pognon de dingue dirait Macron; où est passé notre pognon dirait Jacline Mouraud

Si Thann est dans la moyenne des villes comparables en terme d’endettement, en revanche son annuité d’intérêt croît en fléche…

La palme de l’endettement à Rammersmatt 3300 euros par habitant!

Depuis 2014, les résultats ont changé
qu’est-ce qui vaut à Rammersmatt un tel endettement? sa nouvelle mairie-école?

Vous l’avez compris, Vélomaxou est un cyclo-citoyen. Je pédale avec mes pieds et je vote avec ma tête.

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Erbenheim, le village manquant

Réalisée par la famille de cartographes Cassini entre 1756 et 1815, la Carte générale de la France  est la première carte générale et particulière du royaume de France. On distingue sur cette carte Erbenheim à 1.64 km au nord d’Aspach.

Erbenheim n’est pas à proprement parlé manquant, mais il a disparu.

C’est en lisant Braudel « L’identité de la France, espace et histoire » (Flammarion) que je découvre un passage consacré à Thann au Moyen-Age et à sa zone d’affluence.

Braudel y cite les villages du chef-lieu de la seigneurie au XIVeme siècle.

  • Vieux-Thann
  • Aspach-le-Bas, le-Haut
  • Cernay
  • Lutterbach

…et aussi trois villages dont les noms ne me disent rien:

  • Erbenheim
  • Otzenwiller
  • Ernwiller

S’agissant d’Erbenheim, ce village a disparu lors de la guerre de Trente Ans (1618-1648). Erbenheim était situé entre Aspach-le-Bas et Aspach-le-Haut. Le ban de ce village est resté longtemps indivis entre les communes d’Aspach-le-Bas et d’Aspach-le-Haut  précise le site iSundgau des villages disparus. Mais on trouve d’autres indications ici sur le même site avec cette précision différente de la précédente Erbsheim ou Erbenheim : entre Cernay et Aspach-le-Haut. Schoepflin dit qu’il en reste une ferme et une chapelle (18e siècle). Les habitants ont dû se transplanter à Thann, vers 1544.
Erbsheim est nommé Arabacshaim, dans un titre de 784. Un autre titre de 1187 écrit ce nom Herbheim. …
Il existe une rue d’Erbenheim à Aspach-le-Haut peut-être en souvenir de ce village disparu…

Étonnamment si je trace une ligne passant par la rue d’Erbenheim à Aspach partant de l’église, au bout de 1640m, j’aboutis au calvaire devant le parc d’activités du Pays de Thann

Otzenwiller…je n’ai rien trouvé. Normal: je n’ai pas cherché.

Ernwiller était localisé entre Burnhaupt et Guewenheim ou entre Burnhaupt et Aspach selon les sources.

Je vais mettre à jour mon article générique sur les villages disparus du Haut-Rhin

Affaire de pont

Le pont de la Cerise enjambant l’Estéron

Faire le pont, on sait. Défaire le pont, c’est plus difficile. Un convoi exceptionnel vient d’essayer à Mirepoix-sur-Tarn. Il a réussi du premier coup. A son corps défendant, le pauvre chauffeur ne s’en est pas remis. Ni ceux qui l’ont suivi dans sa chute.

Le pont d’Aspach et ses garde-corps d’anges bienheureux avant sa réfection

Nos ponts sont en mauvais état d’après les experts. Voila de quoi faire rougir nos célèbres « Ponts et Chaussées » pour qui la sécurité est chose primordiale. En revanche franchir un pont limité à 19 tonnes avec un engin de 50 tonnes ne relève pas de la malfaçon. N’accusons donc pas aveuglément ceux qui entretiennent les ouvrages!

le pont du Rhin à Chalampé

A vélo on passe sans trop de crainte sur des ouvrages douteux comme les passerelles métalliques. Le grand pont de fer de Chalampé (image ci-dessus) n’est pas de la première jeunesse. C’est à EDF qu’il appartient et personne ne se précipite pour l’améliorer.

Vidéo de la reconstruction du pont de Chalampé en 1946 date de la nationalisation d’EDF…

https://www.ina.fr/video/I00012020/reconstruction-du-pont-de-chalampe-video.html

la petite passerelle construite entre Bantzenheim et Chalampé en novembre 2007 n’est pas une réussite sur le plan sonore.
En 2006, le pont de fer de Richwiller (SNCF) a reçu un petit complément de macadam pour combler le décrochement sur la bande cyclable. Il a fallu attendre des années pour régler le problème
Pont inauguré le 20 mai 2006 par Jacques Chirac à Fessenheim. Les cyclistes ont droit à deux sens de circulation, les voitures n’ont qu’un passage alterné. C’est bien fait!

La pub vélo d’antan

Le vélo ne fait plus rêver. Imagine t-on des écrans publicitaires à la télé vantant telle ou telle marque de vélo? Non, bien sûr!

Aujourd’hui seule l’automobile se dispute les plages de pub.

Au début du siècle dernier, les affiches publicitaires étaient de véritables œuvres d’art capables d’introduire du rêve dans les scènes de la vie quotidienne.

Vous aimerez peut-être parcourir ce site de belles affiches

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Vas-y Poupou!

La légende est orpheline.

Je n’ai aucune légitimité à délivrer, contrairement à d’autres, un hommage à Poulidor. Les professionnels du sport cycliste s’en chargeront ainsi que la pleureuse patentée du journal de treize heures.

Mais enfin, il faut le reconnaître, après les « va-y Bobet », Poulidor avait endossé le maillot de la raillerie aux bords des routes avec le « vas-y Poupou ». En souffrait-il? je ne le sais pas.

Le « vas-y Poupou » était resté dans l’imaginaire populaire au point que même un modeste cyclotouriste en latex bariolé se voyait parfois encouragé de la formule devenue quolibet du terroir.

Poulidor était devenu au fil du temps une légende. La légende du perdant. Il a su en faire sa victoire.

Les potins du lundi

courrier des lecteurs DNA 10 nov.2019

On remerciera ce lecteur de n’avoir rien contre les cyclistes mais on préfère qu’il passe au large.

Une tolérance? cet automobiliste parle d’une tolérance, mais laquelle? S’agit-il d’être autorisé à frôler le cycliste?…ou bien à franchir la ligne blanche?

Ce genre de remarque de la part d’un automobiliste sous-tend que plutôt que de franchir une ligne blanche et risquer…

  • Une perte de 3 points.
  • Une amende forfaitaire de 135€.
  • Une amende minorée de 90€.
  • Une amende majorée de 375€.

…mieux vaut frôler un vélo dont personne ne pourra dire qu’on est passé trop près…sauf si on le renverse. En effet qui est capable d’estimer un mètre cinquante, voire moins d’un mètre, sur la route entre deux mobiles en mouvement?

Rappelons tout de même que depuis le 4 juillet 2015, il est possible de chevaucher une ligne blanche continue sur les routes à double-sens limitées à 50km/h lorsque l’on double un vélo. Cette possibilité est uniquement offerte lorsque la visibilité le permet. Cette mesure découle directement de la nouvelle autorisation qu’ont les cyclistes de circuler à une distance suffisante des véhicules stationnés sur la droite.

Chaucidou à Altkirch?

Altkirch, le paradis des bagnoles au centre-ville

Je tombe des nues. J’apprends qu’un Chaucidou est à l’étude à Altkirch. Rappelons-le: Altkirch n’a aucune culture vélo. Ce n’est pas dans les gènes de la sous-préfecture du Sundgau. Alors apprendre que la ville envisage un tel aménagement, je dis chiche!

Un Chaucidou ressemble à ça…

Chaucidou hollandais

Chaucidou veut dire « chaussée pour les circulations douces » et n’a rien à voir avec le Cochonou du Tour de France.

Le principe consiste donc à n’affecter qu’une voie pour les autos et deux pour les vélos. Officiellement c’est une chaussée à voie centrale banalisée sans marquage axial.

Vous l’avez compris, un tel dispositif dans une ville est de nature à vous faire perdre les élections. Car le Chaucidou oblige les voitures « à se garer » pour se croiser ET sans renverser les cyclistes.

Si le principe est révolutionnaire en France et peu répandu du fait que le lobby automobile s’oppose à ce type d’infrastructures, il est largement utilisé chez nos voisins.

J’ai une très mauvaise opinion de la place faite aux vélos par la municipalité d’Altkirch. Si ce projet voit le jour, je déménage à Altkirch. Bon, je crois que finalement Altkirch va renoncer.

Emmaüs, la caverne d’Ali-Baba

Une vraie aquarelle abandonnée chez Emmaüs. De vraies affaires à faire.

Emmaüs à Cernay est un grand bazar où l’on trouve tout. Pour peu que l’on cherche. Cette entreprise (c’en est une) construite sur les préceptes de l’abbé Pierre pour venir au secours des démunis est une réussite.

Le principe est simple, vous donnez, ils revendent à bas prix.

Emmaüs, c’est le second marché de la consommation, un concurrent sérieux aux foires au puces et aux déchetteries.

Le magasin vaisselle
La bibli
Une paire de pompes par chères
Le rayon vélo est un peu maigre
De quoi y voir clair
L’abbé Pierre en cire n’est pas à vendre
Et pourquoi pas du vélo?

Sur la route du Danube

Je chinais chez Emmaüs-Cernay au rayon des bouquins sans rien chercher en particulier.

J’étais dans la colonne des R…le premier livre que je sors au hasard: Emmanuel Ruben « Sur la route du Danube » (Rivages)

Je vais sur la quatrième de couverture et je lis…

A l’été 2016, Emmanuel Ruben entreprend avec un ami une traversée de l’Europe à vélo.

4000 kilomètres le long du Danube, j’ai hâte de voir à quoi ça ressemble

Stop, j’achète!

  • C’est combien?
  • Deux euros

Chez l’Abbé Pierre, on ne discute pas les prix. C’est écrit partout. A ce prix là pour un bouquin paru en mars 2019, c’est pas cher payé.

Merci M’sieur l’Abbé.

Le prologue commence.C’était dans les Vosges, il attaqué un raidard un peu fort, sur la plaque, et il a claqué! Je sens que je ne vais pas m’ennuyer avec Emmanuel Ruben

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Arthrose du genou et plus si affinités

Voila ce que j’écrivais dans mes Potins du lundi le 15 juillet 2019…

je subodore que les années passant, on fait du vélo avec attention, je veux dire en faisant attention. Attention à ma tendinite des doigts qui se réveillent dans les longues descentes sur les freins, attention à cette douleur au-dessus du genou gauche qui atteste que j’ai tiré un trop grand braquet en grimpant le Vieil Armand, attention à la rhinite qui se réveille pour un oui, pour un non…bref il faut savoir ou apprendre à pédaler mou pour durer.

On a tous au début un capital. Petit ou gros selon notre chance. Puis on l’entame. Parfois sans s’en rendre compte. Jusqu’au jour où l’on n’a plus rien. Je veux parler de ce capital santé que chacun fait fructifier comme il peut, l’âge venant.

Le corps médical est formel, entretenir son corps, donc son capital physique passe par le sport. On parle même du sport-santé!

En réalité, il faut un jour déchanter. Vos gènes sont là et renferment le secret de fragilités qui un jour ou l’autre se réveillent et vous rappellent à l’ordre.

Le sport et l’âge ne font pas toujours bon ménage. D’un coté c’est bon pour le système cardio-vasculaire…et de l’autre les articulations du squelette n’aiment pas trop qu’on les sollicite exagérément.

Exemple avec les tendons et les cartilages qui se déclinent en tendinite et en arthrose lorsqu’ils sont malades.

Pas besoin d’être grand clerc pour savoir que quand vous vous levez le matin perclus de douleurs articulaires des doigts, de la hanche, des pieds ou du genou, c’est que vous avez de l’arthrose.

Mon médecin me l’a dit « à partir de 60 ans c’est naturel d’avoir de l’arthrose ». Pour la hanche, c’est parfois bien avant, douloureux et très invalidant. Il semble que le corps a une durabilité variable et que certaines pièces du puzzle s’usent plus vite que d’autres selon les individus.

De nombreuses articulations peuvent être touchées par l’arthrose. Les principales sont les cervicales et les lombaires (entre 70 et 75 %), le genou (40%), le pouce (30%), la hanche et la cheville (10%) et les épaules (2%). (Doctissimo)

Nous sommes 50 à 65 % après 65 ans à souffrir d’arthrose. Voila qui ne va pas arranger ceux qui vont bosser à l’avenir jusqu’à 70 ans!

L’arthrose du genou

J’ai regardé mon agenda…ma douleur du genou droit est intervenue le 9 juillet lors de la montée au Vieil Armand. Une douleur inhabituelle pour moi qui n’ai jamais rien connu de tel.

Depuis les deux genoux se sont mis de la partie, et aussi les doigts (mais j’avais déjà des signes précédemment) et aussi le pied droit. J’ai consulté les nombreuses pages du net. La pharmacopée est classique. Elle passe par les anti-inflammatoires, puis la chirurgie. Mais le mieux, à mon avis, est encore de prendre son mal en patience avant de recourir à la méthode forte.

Des montées et descentes d’escalier douloureuses qui cependant n’empêchent pas de faire du vélo. Une légère souffrance au pédalage et c’est tout. On y pense et on évite de trop presser sur les pédales. D’ailleurs le vélo n’est pas déconseillé. Contrairement à la course à pied.

Braudel et rien d’autre!

Mes trois Braudel m’attendent

J’ai ressorti mes Braudel. Les trois tomes que je m’étais offert dans les années 90. Pour un cycliste qui aime voir du pays, avec Braudel on est servi.

Fernand Braudel, historien géographe de renommée mondiale, nous rabiboche avec la France, notre France éternelle.

Braudel, c’est presque un conteur pour moi. Il commence à la première page par citer Péguy : « regarder la France comme si on n’en était pas ». Voila un programme réjouissant…et Braudel d’ajouter: « je tiens à parler de la France comme s’il s’agissait d’un autre pays, d’une autre patrie, d’une autre nation ».

Je suis parti pour 1089 pages. Du nanan. Car à la fin on doit en sortir réconcilié avec soi, avec les démons du nationalisme xénophobe que l’on tente de nous instiller. Loin des clichés rabougris des extrêmes. C’est le moment.

A Sionne, Luméville était déjà derrière moi et il ne me restait qu’un banane ratatinée à me mettre sous la dent Pour un cycliste qui aime voir du pays, avec Braudel on est servi.

Pour la petite histoire, je suis passé le week-end dernier à Luméville-en-Ornois (Meuse). Fernand Braudel y est né et une plaque est apposée sur sa maison. C’était donc un Lorrain.

Lors de mon passage à vélo le 13 mai 2018, je n’avais pas vu cette plaque car elle était dans le sens opposé au carrefour de Chassey-Beaupré.

Mon parcours du 13 mai 2018 en France profonde sur Openrunner. Ce jour là j’avais parcouru 156 km sous la pluie

Vélomaxou, des hauts et des bas

Comment va Vélomaxou?

Il y a longtemps que je ne me suis pas livré à cet exercice d’introspection qui consiste à se regarder dans la glace et à exprimer la vérité sur mon audience dans la jungle de l’internet. Une audience lilliputienne face aux ténors de la blogosphère. Restons modeste!

D’abord, les journaux…

Les journaux font rarement état de leur bonne santé. Surtout lorsqu’ils vont mal. C’est le cas notamment de la Presse Régionale écrite. Le lectorat s’étiole et ne repose souvent que sur les retraités en semaine et les sportifs quand les nouvelles des scores sont publiés. La Presse est victime d’une défiance généralisée. Les gens lisent moins et …ils ont moins confiance ou ne trouvent pas ce qu’ils aimeraient y lire.

La Presse écrite tente de jouer la carte de la confiance ce matin en invitant ses lecteurs à dialoguer car le constat de désaveu est patent

texte paru dans les DNA (du groupe EBRA)du 5 novembre 2019

Bien fait!

Si les journaux et les hebdos se cassent la figure, c’est bien fait pour eux, ils ont pris le parti du pouvoir en place depuis belles lurettes et adopté un ton doucereux face au démantèlement de nos structures sociales et régionales. Alors qu’ils ne viennent pas se plaindre.

Par exemple, ce matin, deux maternités fermées à Altkirch et Thann et les DNA se fendent d’un simple reportage avec les bobines des deux derniers nouveaux-nés. Tant pis pour les suivants. Ils devront se rendre à Mulhouse.

Évidemment le journal n’a pas d’opinions. Il se contente d’acquiescer et d’envoyer ses « localiers » faire la photo de famille des personnels autour du lit de la dernière parturiente et bye-bye la matern. Pour l’histoire.

Du coté des blogueurs, on subit aussi

Le blog, c’est cette expression directe sur le net d’individus qui ne représentent qu’eux-mêmes. Une sorte d’expression directe derrière un écran-clavier. Ambiance confortable. Le blog est loin de jouer sur les terres de la Presse. On n’est d’ailleurs pas en concurrence puisque nos sujets de prédilection échappent pour la plupart à ceux de la Presse locale.

Pourtant nombre de journalistes s’appuient sur leur propre blog pour assoir leur renommée comme Jean-Michel Apathie ou Christophe Barbier, preuve que le blog n’est pas mort en dépit de son coté « has been » depuis que des réseaux comme Facebook ou Twitter se sont emparés du marché de l’expression directe avec les débordements que l’on connait.

Les blogs en vogue par thèmes selon blogbuster.fr (2013)

LTD RANDO 68 à l’honneur chez Overblog

Mon confrère et ami Pierre Brunner figure à la troisième place des meilleurs blogs publiés chez Overblog son éditeur. Une place amplement méritée. Bravo Pierre!

Les plateformes de blogs

En dessous de 20.000 visites/mois, on est dans les choux

Depuis que Wikio a abandonné son classement des blogs francophones, difficile de savoir quelle place occupe son blog dans le classement thématique…surtout si vous ne vous êtes pas inscrit chez ceux qui mesurent l’audience.

Les 10 blogs les plus populaires du moment tous thèmes confondus selon Blogonet.fr
A noter la présence d’un mulhousien avec Begeek

Et Vélomaxou ?

En-dessous de 20.000 visiteurs/mois impossible de figurer parmi le Top200. Vous pouvez oublier! Je ne me voile pas la face, Vélomaxou subit une lente érosion de son audience depuis 2006. Le vélo est lié à une pratique tournée de plus en plus vers la performance. Inutile de combattre, ma pratique s’apparente chaque année à celle des retraités en « fin de parcours ». Il me reste ma position politique radicale et alternative à la voiture en ville. Je la défends pied à pied. Même si elle n’est pas facile à tenir dans le contexte actuel.

Depuis 2012, date à laquelle je me suis installé chez WordPress, mon audience a atteint un pic en 2014 avec 65586 visiteurs, puis s’en est suivi une lente descente (hors 2018). 2019 devrait atteindre 55000 visiteurs

Les potins du lundi, une rubrique appréciée

Mes pages vues le lundi 4 novembre. Les potins du lundi pas toujours faciles à construire sont en tête généralement ce premier jour de la semaine

Ne nous décourageons pas!

Ce passe-temps m’occupe et il est bénévole. Je n’en tire rien d’autre que la satisfaction d’écrire des ressentis, de décrire des balades, de commenter l’actualité et de poster de belles photos. Tout le monde n’a pas cette chance de pouvoir consacrer du temps à ce loisir qui consiste à dire ce que l’on aime, à parler de nature et de vélo.

Chaque mois, mon lectorat touche de nombreux pays. Merci à tous ces lecteurs éloignés de venir au-devant de moi. (vues en octobre 2019)

Vous avez demandé la police?

J’ai voulu lire ce thriller par hasard parce qu’il trainait là. C’est un roman policier dont on dit du bien et Bernard Minier, ancien douanier, figure parmi les auteurs les plus lus.

L’écriture est limpide et le but recherché est atteint: on est tenu en haleine car les séquences se succèdent rapidement sans qu’on y trouve de l’ennui.

Cependant on pourrait dire que la trame policière est classique, même si l’intrigue est palpitante. A la fin, Bernard Minier remercie Frédéric Péchenard et Pascal Pasamonti, deux grands « flics » pour leur aide. On est entre gens qui s’estiment.

Lisez donc « Soeurs » si vous aimez les polars et le crime.

Les potins du lundi

Grues cendrées en migration

L’évolution est lente.

Tellement lente qu’on ne la voit pas. Avant que l’homme ne soit homme, il a du s’en passer des millénaires…

Le vélo est aussi un mobile à l’évolution lente. Sauf pour les compétiteurs. Il est à l’image de la vie normale, de ceux qui ne veulent pas consumer tout leur potentiel physique et moral trop rapidement.

L’évolution lente du vélo

Cette évolution lente se transforme chaque fin d’année cyclotouristique en récapitulatifs divers, en palmarès, en scores,…un étalage de cols, de kilomètres, d’images, de pneus usés, de chaînes changées et pour les plus hardis de moyennes soutenues.

Le plus dur à mon humble avis va être de redescendre de ce piédestal d’estime de soi au fur et à mesure que, l’âge avançant, on va devoir constater parfois avec surprise que tous les paramètres auxquels nous tenons sont en recul. Je ne sais plus où j’ai lu que nos forces déclinent de 3% l’an. En cause, l’âge. On voit ainsi que notre potentiel physique est mathématiquement amputé de 30% sensiblement tous les dix ans. Alors notre centenaire à vélo Robert Marchand en est d’autant plus méritant qu’il ne lui reste plus beaucoup de moyens pour entraîner son vélo en haut d’une côte…sans assistance, cela va de soi.

Le monde du travail qui s’est tant donné au cours du siècle, mois après mois, voit disparaître ses acquis pourtant conquis de hautes luttes. J’entends dire que le travail de nuit ne commencerait plus à vingt heures mais à minuit…alors que la nuit tombe dès 17 heures avec nos fameuses heures d’hiver. Je sais ce que c’est travailler la nuit, je connais les troubles qui l’accompagnent, des troubles sensoriels, une fatigue accrue, des sommeils en pointillés, des relations sociales altérées. La casse du monde du travail, c’est aussi une évolution lente contre laquelle on semble démunis. Cette évolution est pour sûr une régression sociale que nous mettrons longtemps à enrayer.

Les oiseaux migrateurs ont trouvé le moyen d’échapper chaque hiver à la dureté du climat.C’est un astucieux phénomène d’adaptation qui conduit les oiseaux à migrer en fonction de nos saisons. Mais les migrations ont tendance à présent à évoluer en raison du réchauffement climatique. Certains oiseaux se sédentarisent. C’est une évolution lente qu’on constate en Alsace notamment avec les cigognes dont certaines restent l’hiver sur place. Il est vrai qu’à force de les nourrir grassement, on a pesé sur le processus migratoire.

Carte des migrations hivernales en Europe des grues cendrées. Au lac du Der dans la Marne on a dénombré le 3 novembre 2019 268000 oiseaux migrateurs, un record. La grue peut donc traverser la France en une journée. Sans l’aide de Bison Futé!

Le loup revient. Dans nos campagnes vosgiennes, du coté d’Autigny-la-Tour, les craintes ancestrales reprennent corps. On évoque sa présence ici, puis là, puis ici et là en même temps. Les plus anciens d’entre-nous ne chantent pas « promenons dans les bois pour voir si le loup n’y est pas ». Ils ont peur de voir leurs troupeaux décimés. Le retour du loup, c’est la bête du Gévaudan, un mystère qui réveille l’inconscient collectif fait de légendes et de terreur. C’est aussi une lente évolution auquel le monde moderne n’est guère préparé.

Les grandes transhumances routières se terminent aujourd’hui. Le Bison Futé va pouvoir se reposer. Pas trop puisque les vacances de fin d’année se profilent déjà à l’horizon. Les goûts des Français et de nos voisins ne sont pas prêts de changer. Prendre la bagnole ou le train chaque fois qu’on peut s’extraire des contingences du quotidien pour changer d’air, c’est une constante de la vie moderne et citadine. Puis revenir et constater que rien ou presque n’a changé le lundi matin à son bureau ou à son usine. Les mêmes voisins, les mêmes embouteillages, le même patron, les mêmes collègues…et parfois le même ennui.

Pourtant au fond de nous-mêmes, les raisons de croire en de profonds changements nous taraudent. La question climatique en tête, mais pas que! Il faut aussi constater les mécontentements qui surgissent partout sur la planète et s’interroger sur cette nouvelle (r)évolution sociétale qui ne dit pas son nom.

Tous saints…ou presque

Arrosoir du cimetière d’Esch-sur-Alzette

Je m’étais arrêté là juste pour faire le plein d’eau. Le cimetière luxembourgeois est majestueux. Pavé, planté, taillé et même doté des derniers perfectionnements. Pour se procurer l’arrosoir divin et thermoformé, prière d’introduire un jeton de supermarché ou un euro si vous êtes argenté. Ils vous seront rendus à la sortie après avoir copieusement arrosé vos fleurs à l’eau du réseau municipal.

Le cimetière de Barville tourné vers l’Est et adossé à la forêt (Vosges). Des âmes en paix.

Mon cimetière ne dispose pas de dispositif moderne anti-vol pour les arrosoirs. Mais les mauvaises manières y sont rares.

Le mythe de l’arrosoir, vecteur de vie, dans sa quintessence à Rougemont-le-Château
Chacun chez soi
Arrosoirs allemands à jetons.
En attendant, continuons notre chemin

Les potins du lundi

Trottinette M365 Xiaomi 400 euros chez Fnac, Amazon, CDiscount. De quoi rentrer pas fatigué du tout de sa balade dominicale sur les bords du Rhin

Trottinons!

J’ai l’air malin avec ma trottinette Oxelo de chez Décathlon, à trottiner sur le trottoir. Avec la trottinette électrique, on ne trottine plus, c’est devenu ringard. On se translate sur une latte électrique à dix centimètres au-dessus du sol. L’analogie avec le vélo s’éloigne. Il reste deux roues minuscules et un guidon, le tout mu par un effet gyroscopique qui vous tient en équilibre dès qu’on roule.

C’est à un véritable phénomène de société que nous assistons en ville avec l’explosion des trottinettes électriques. Du moins, c’est ainsi que les choses nous sont présentées, nous qui, en province, n’assistons à rien de tel. Alors il faut le croire.

Le magazine Gyronews, adepte de toutes les nouveautés en matière d’Engins de Déplacement Personnel (EDP) déplore l’attitude des médias vis à vis de ce nouveau moyen de déplacement qu’est devenu la trottinette électrique… L’essor de la trottinette électrique engendre un problème de cohabitation avec les autres usagers de la voie publique, à commencer par les piétons. (relevé dans Gyronews)

Du coté des pro-trottinettes, on cite volontiers l’immense avantage de la trottinette en libre service qui permet de traverser Paris en une trentaine de minutes tout en profitant du soleil et de la vue.

Trottinette Dualtron Ultra coréenne capable d’atteindre 90 km/h

Qu’est-ce qui rassemble ces nouveaux tenants de la route urbaine, de la rue? ont-ils une sociologie particulière? attendons de voir si le phénomène va au-delà du bobo BCBG parisien et des grands centres urbains…Cependant déjà tout un microcosme besogneux s’est mis en branle derrière le phénomène trottinette avec ces précaires qui ramassent les engins le soir pour les recharger en électrons et qui les rapportent au petit jour là où ils seront réutilisés. Ne nous trompons pas: ce qui semble dessiner un trait commun entre les utilisateurs, c’est une défiance, une défiance des convenances et des codes. Pas seulement du code de la route mais aussi du code des civilités. On est dans ce que nommerait Pierre Sansot une sorte d’anarchie joyeuse qui défie les lois.

Et du coté des cyclistes?… les cyclistes?… ils font le dos rond. Eux qui peinent depuis des décennies à aseptiser la ville de ses voitures sans y parvenir, à tenter de montrer une image moderne et écolo et comment bien se comporter en ville, les voila relégués avec leurs vélos au rang de primitifs antédiluviens. Le vélo est devenu non avenu, inutile, rétrograde et encombrant. Combien de divisions chez les cyclistes? s’amuseraient les corps constitués face à nos revendications multiformes. Rien de cela chez le trottineur, il prend la rue. La rue l’a pris. Au diable les autorités! Finalement le mouvement trottinette est révolutionnaire avant l’heure.

Il suffisait d’y penser

Il fallait s’en douter. Avec une simple planche à roulettes et un guidon, (plus quelques kilos de technologies à base de lithium issu de nos terres rares) les urbains ont trouvé d’un coup la parade aux embarras de la ville. Plus besoin de bagnoles, de transports en commun, de métro qui oblige à vivre comme des rats, de scooters (la grande sœur de la trottinette),…la trottinette répond à toutes les attentes, y compris la contrainte environnementale. Absence de bruit, de pollution locale, de place mangée sur le domaine public, et même…absence de code de la route puisqu’il est avéré que ces engins se faufilent partout en toute impunité. Qui va croire que la maréchaussée sera en mesure d’endiguer ce flot d’indiscipline!

Bien joué, les trottinetteurs!

Le gouvernement subitement se réveille et décrète. Les nouveaux engins de déplacement personnel mettraient gravement en question le dogme du tout bagnole et son corolaire « le code de la route ». Alors on réglemente (voir mon article) dans l’urgence. Car les trottineurs n’ont cure des conventions: tout l’espace public leur appartient et n’a plus de limites. Grave déconvenue pour ceux qui s’escriment à édicter des règles de partage du domaine public, à commencer par les cyclistes! La trottinette s’instille en zigzaguant sur les bandes cyclables, lorsqu’elles existent, au grand dam des inconditionnels de la bécane. Expulsés les cyclistes? oui il y a des risques.

Alors tout le monde attend. Attend de voir le soufflé trottinette retomber. Le seul espoir. Déjà les loueurs se désespèrent du vandalisme qui ronge leur business-plan à grande vitesse. Du coté chinois, des cargaisons entières de trottinettes sont prêtes pour remplacer celles jetées à la Seine.

Si la trottinette électrique plait tant, c’est qu’elle est simple à mettre en œuvre et ne nécessite aucun effort musculaire, contrairement au vélo sans assistance. Elle redonne aux citadins la maîtrise de leurs mouvements dans un environnement de plus en plus contraint…et en plus on rentre dans sa supérette avec l’engin!

Lire Isabelle et le vélo au sujet de la réglementation trottinette

De l’EDP à l’ADP, ça ne décolle pas

la carte des soutiens anti-privatisation ADP à cinq mois de la date de clôture du referendum

Êtes-vous d’accord pour un referendum sur la privatisation de l’aéroport de Paris (ADP)?

De l’eau a coulé sous les ponts et les Français ont d’autres chats à fouetter plutôt que de se préoccuper si Roissy doit être privatisé. Après tout, privatiser l’aéroport, ce n’est pas pire que les autoroutes, Gaz de France ou EDF!…On ne le dit pas, mais on le pense. Et moi qui suis un peu écolo sur les bords (sur les bords seulement), je me dis que privatisation = augmentation des prix et donc c’est bon pour éviter des vacances planétaires à crédit à Phuket ou au Caraïbes qui détériorent la couche d’ozone.

Il faudrait obtenir 4,7 millions de soutiens pour enclencher le processus référendaire, on n’en est qu’à 900.000. A l’heure où tout le monde réclame plus de démocratie participative, force est de constater que l’opinion semble avachie quand on lui demande de se mobiliser.

Ou alors, tout simplement, cela signifie qu’on est d’accord pour vendre nos aéroports…

Le pouvoir en place se garde de faire un appel au peuple pour inviter les Français à prendre position contre son projet. C’est compréhensible. En revanche pour la réforme des retraites, aucun problème pour communiquer à tout va.

Il faut se munir d’une carte d’identité, être inscrit sur les listes électorales, connaître par cœur le code Insee de sa commune de naissance… Et entre les bugs, les problèmes d’accent, les erreurs de localisation, le site a la fâcheuse manie de planter. (Médiapart)

« L’avion, c’est pour les bourgeois et Paris, c’est loin. Voilà ce que j’entends dans ma circonscription »
« Quand on explique que la privatisation des aéroports aura les mêmes conséquences que la privatisation des autoroutes, ça fait “tilt” dans la tête des gens. 

Trottinettes, le gouvernement tente de sortir du flou

La trottinette électrique, nouvel engin de déplacement personnel (EDP)

Sous le vocable Engin de Déplacement Personnel (EDP), le gouvernement tente de réglementer dans l’urgence l’irruption sur le domaine public d’un nouveau mode de déplacement constitué de trottinettes électriques notamment.

Dans les grands centres urbains, des sociétés louent de tels engins et s’offrir une trottinette électrique est désormais possible dans la plupart des enseignes spécialisées.

Aussitôt les médias s’emparent de la parution de l’arrêté et ce faisant confondent allègrement la trottinette, celle que l’on pousse avec ses jambes et la trottinette électrique, c’est à dire l’EDP motorisé et l’EDP non motorisé.

Voici comment le Décret n° 2019-1082 du 23 octobre 2019 relatif à la réglementation des engins de déplacement personnel définit l’EDP motorisé

Engin de déplacement personnel motorisé : véhicule sans place assise, conçu et construit pour le déplacement d’une seule personne et dépourvu de tout aménagement destiné au transport de marchandises, équipé d’un moteur non thermique ou d’une assistance non thermique et dont la vitesse maximale par construction est supérieure à 6 km/h et ne dépasse pas 25 km/h. Il peut comporter des accessoires, comme un panier ou une sacoche de petite taille

A deux sur une trottinette? non, ce n’est pas prévu par le règlement
Monoroue Onewhell

Au rand des EDP motorisé figurent également les gyropodes.

le gyropode aussi. C’est du lourd

Où doivent rouler les EDP motorisés?

En agglo…

En agglomération, les conducteurs d’engins de déplacement personnel motorisés doivent circuler sur les bandes ou pistes cyclables. Lorsque la chaussée est bordée de chaque côté par une piste cyclable, ils doivent emprunter celle ouverte à droite de la route, dans le sens de la circulation.

« En l’absence de bandes ou pistes cyclables, ils peuvent également circuler :

« 1° Sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 50 km/h. Les conducteurs d’engins de déplacement personnel motorisés ne doivent jamais rouler de front sur la chaussée ;

« 2° Sur les aires piétonnes dans les conditions définies au quatrième alinéa de l’article R. 431-9 ;

« 3° Sur les accotements équipés d’un revêtement routier.

Hors agglo…

Hors agglomération, la circulation des engins de déplacement personnel motorisés est interdite, sauf sur les voies vertes et les pistes cyclables.

Conclusion, hors agglo, pas de trottinettes électriques sur la route!

Mais, il y a un mais: l’autorité de police de la circulation peut

« 2° Autoriser la circulation des engins sur le trottoir, à condition qu’ils respectent l’allure du pas et n’occasionnent pas de gêne pour les piétons ;

« 3° Autoriser la circulation sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 80 km/h, sous réserve que l’état et le profil de la chaussée ainsi que les conditions de trafic le permettent.

C’est à ne plus rien y comprendre. On devrait donc pouvoir rencontrer des trottinettes électriques sur nos départementales…

Et le port des équipements?

Être coiffé d’un casque conforme à la réglementation relative aux équipements de protection individuelle, qui doit être attaché ;

« b) Porter, soit un gilet de haute visibilité conforme à la réglementation, soit un équipement rétro-réfléchissant dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière ;

« c) Porter sur lui un dispositif d’éclairage complémentaire non éblouissant et non clignotant dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du ministre chargé de la sécurité routière ;

« d) Circuler, de jour comme de nuit, avec les feux de position de son engin allumés ;

Premières remarques

Les cyclistes vont faire les frais de l’irruption de ces nouveaux engins sur les pistes cyclables et, comme on s’en doute, ils seront pour la plupart débridés sans que personne ne puisse déjouer l’infraction

Des trottinettes au pas sur les trottoirs? mon œil! j’attends de voir car au pas équivaut à aller à pied, chose que tout possesseur de trottinette sera incapable de respecter.

Les potins du lundi

Boris Johnson alors qu’il était maire de Londres. Méfions-nous des opportunistes qui briguent nos suffrages

Parlons vélo!

Les Municipales qui approchent font soudainement penser vélo à ceux qui ambitionnent briguer nos suffrages. Ainsi le maire de Montpellier, Philippe Saurel, vient de décider un voyage d’étude cette semaine à Copenhague. Il est sûr que le dépaysement va être total. Comparaison n’est pas raison serait-on tenté de dire; avec une ville comme Copenhague le maire de Montpellier va s’apercevoir qu’entre la capitale du Danemark et celle Montpellier, la surdouée disait Georges Frêche, il reste un abîme à franchir pour tenter de faire les premiers pas en direction du vélo.

Plutôt que de rejoindre ces latitudes septentrionales aux frais de la Princesse, Philippe Saurel aurait pu se contenter de Strasbourg qui n’est déjà pas si mal…et pourquoi pas rejoindre la capitale alsacienne sur un vélo! Avec étapes, cela va de soi.

Les Municipales sont un moment idéal pour faire parler les postulants, leur faire dire ce qu’ils ont dans le ventre et quelles sont leurs intentions concrètes d’endiguer ces débordements excessifs de la voiture dans notre quotidien. Des débordements qui ont pour corollaire de dissuader toute tentative de retrouver des mobilités douces dans nos quartiers. Car le maire qui se plaint qu’on lui arrache « en haut » ses pouvoirs régaliens garde tout de même un pouvoir de police important pour « orienter » sa cité et ses concitoyens vers moins de pollution et vers plus de quiétude environnementale. A quoi bon investir à grands frais dans la renaturation d’un parc public si l’opération ne s’accompagne pas tout autour d’une baisse significative du trafic automobile. A quoi bon un havre de paix et de verdure si un nuage de pollution l’entoure quotidiennement?

Donc c’est le moment de tester les candidats-maires avant de les élire. Je sais que la plupart sauront faire preuve de réponses de normands. N’hésitez donc pas, respectivement dans vos communes, à appuyer là où l’argumentaire semble fragile et à débusquer parmi les professions de foi toutes les hérésies contraires à la qualité de notre environnement.

  • allez-vous, oui ou non, supprimer des places de parking dans notre cité depuis qu’on sait que la voiture en rien ne favorise le commerce local? la preuve à Thann, ma ville, où les vitrines sont vides en dépit de nombreux parking
  • allez-vous, oui ou non, décider d’infrastructures favorables au vélo et définir des axes prioritaires jalonnés?
  • décider de zones de rencontre où le piéton est prioritaire?
  • actionner votre police pour faire respecter les limitations?
  • décider de zones piétonnes où la voiture sera bannie?
  • encourager l’achat de bicyclettes en aidant les citoyens?
  • protéger les traversées sensibles pour les piétons et les cyclistes?
  • engager de véritables actions de promotion du vélo en direction des écoles?

La vie de la cité passe d’abord par la reconquête de la rue par les citoyens.

Et nos retraites?

La question du devenir de la réforme des retraites a du plomb dans l’aile. Il est question d’appliquer la punition aux nouveaux entrants au travail. Si je compte vite: payer la retraite 43 ans après le début de sa vie active, ça donne 2062 au plus tôt pour la fameuse retraite à points dont personne ne veut! Imaginer qu’on puisse décider du sort de nos prochains à partir de 2062, ça me choque énormément.

Un citoyen mécontent de cette lenteur à décider de la fin des régimes spéciaux, cette incongruité du temps des conquêtes sociales disent certains, fit une remarque désabusée à la radio « alors comme ça, on va continuer à financer le déficit de la SNCF, de la RATP, de la Poste,…? » Ben oui! mais le quidam en question s’est-il un seul instant demandé qui allait financer sa propre retraite vu que sa boite vient de faire faillite et que les actionnaires sont partis en laissant la clé de l’usine sous le paillasson.

Méfions-nous donc des a priori sur le coût de nos solidarités inter-générationnelles. Car si la SNCF peine à financer ses charges de retraites, c’est d’abord parce que la France a pris le chemin du tout routier, a fermé des lignes secondaires, a sabordé le fret ferroviaire et liquidé des cohortes de cheminots dédiés à l’entretien, voire ses contrôleurs à bord des TER et ses chefs de gare en banlieue. On mettra ça sur le compte de la modernité. Attendons de voir quand le tour de la faillite des constructeurs automobiles va s’annoncer, sans parler de celle d’EDF, ce mastodonte aux pieds d’argile immolé au nom du libéralisme économique, attendons de voir qui va payer les retraites de ces milliers de salariés mis à la porte…

Gifi et consorts, la Chine en direct

Quand on entre dans un magasin Gifi ou Foire-Fouille ou Action, pour ne parler que de ces trois là, on est bluffé par le volume d’objets en plastique qui inondent les rayons. Sans parler des meubles de déco à consommer rapidement avant qu’ils ne s’écroulent.

Halloween, une source de revenus inespérés, le summum du mauvais goût dans le hard-discount (non alimentaire) est-il atteint?

Tout cela voyage par containers à travers les mers en provenance de Chine essentiellement. On a peine à imaginer comment la Chine a pu en si peu de temps s’approprier nos technologies et devenir le leader de la plupart des produits d’équipements ménagers et de loisirs.

Le « Jacques Saadé », navire propulsé au gaz naturel, jusqu’à 23.000 conteneurs ou l’art de consumer la planète encore plus vite.

Les cartons s’empilent dans les rayons des magasins. Il faut éviter les stocks et la place manque. Des petites mains s’affairent à vider les emballages que d’autres petites mains ont rempli à l’autre bout de la planète quelques semaines plus tôt et à les placer dans les rayons. Les Gifi and Co sont devenus de vastes comptoirs de Chine (la Chine pourrait très bien s’approprier ces magasins comme elle le fait pour ses matières premières en Afrique et les grands crus bordelais) . Si demain la Chine venait à perdre sa compétitivité, si l’ouvrier chinois venait à réclamer son vrai dû syndical de labeur, le consommateur occidental serait bien démuni.

Médiapart

Pic de pollution à Vieux-Thann

Que s’est-il passé aujourd’hui à Vieux-Thann pour que la station d’Atmo Grand Est installée rue de l’Artois se mette à enregistrer un tel pic de Dioxyde de Soufre à partir de minuit le 19 octobre?

Le saura t-on?

Ne l’oublions pas, à Vieux-Thann et à Thann nous avons des Usines classées Seveso.

Les effets sur la santé

Le SO2 est un irritant des muqueuses, de la peau, et des voies respiratoires supérieures (toux, gène respiratoire). Il agit en synergie avec d’autres substances, notamment avec les fines particules. Comme tous les polluants, ses effets sont amplifiés par le tabagisme.

Les effets sur l’environnement 

Le SO2 se transforme en acide sulfurique au contact de l’humidité de l’air et participe au phénomène des pluies acides. Il contribue également à la dégradation de la pierre et des matériaux de nombreux monuments.

Pas d’affolement, 18 microgrammes/m3 c’est 15% du seuil de la moyenne journalière (125 microgrammes/m3) à ne pas dépasser

Municipales, Maxou y met les pieds

liste conduite par Gilbert Stoeckel, premier adjoint de la municipalité sortante

C’est parti. Avec les Municipales qui se dessinent, les candidats se révèlent l’un après l’autre. Dans nos boites à lettres. Et pour faire « fun » sur les réseaux sociaux.

Ainsi dans ma commune à Thann, la liste Thann demain. Ne ratons pas l’opportunité de parler vélo. Cela n’arrive que tous les …six ans; moins souvent que les Présidentielles.

Parlons donc vélo à ceux qui briguent nos suffrages car pendant six ans, on ne nous entendra plus.

traverser Thann à vélo, l’horreur cycliste! (lire mon article)

Dans ma boite un flyers qui proclame une sincère démocratie participative. Comme on aimerait le croire! Je ne sais plus qui disait les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Mais pas de mauvais procès d’intention. Admettons! D’autant que dans le domaine des mobilités urbaines, Thann privilégie à fond la voiture et n’a pas de culture affichée en matière de mobilités douces.

Alors la liste Thann demain, si j’ai bien compris n’est autre que la liste sortante de la précédente mandature amputée de son maire. Menée par le premier adjoint Gilbert Stoeckel, la liste Thann Demain joue la transparence, elle nous invite à venir échanger physiquement lors de cinq rendez-vous thématiques autour de thèmes choisis.

  • culture, sports et loisirs
  • citoyenneté et démocratie participative
  • santé et services à la population
  • environnement et développement durable
  • redynamisons la ville

J’ai déjà une opinion sur divers sujets concernant l’administration de la ville. Notamment sur l’état de délabrement de la voirie, le laisser-aller dans les parcs municipaux qui servent de squats à de jeunes désœuvrés pendant les inter-cours et les affreux ralentisseurs qui secouent le squelette des cyclistes en ville. Mais cela est tout personnel.

J’hésite… Où se trouvent les mobilités douces dans ce vaste programme de réunion avec les citoyens? Je penche pour environnement et développement durable. Le développement durable, ne l’oublions-pas, c’est une tartufferie inventée par les lobbys industriels en 1987 pour nous faire croire à la croissance vertueuse et bienveillante pour l’environnement. C’est un concept qui a fait « pschitt ». Il suffit de voir comment les véhicules SUV sont montrés du doigt aujourd’hui.

Je n’ai aucune crainte, ni illusion, pour les mobilités douces, tout reste à faire. Voila trois ans que j’habite ici et je n’y ai vu aucune illustration d’une quelconque volonté de promouvoir la marche et le vélo. Pire, Thann a même réglementé en 2014 les itinéraires accessibles aux VTT

Rue Jean Flory devant le collège de Thann, des pièges à cyclistes qu’on distingue avec peine à la nuit tombante

Thann est d’abord une ville du tout bagnole aggravé par une thrombose permanente avec la nationale 66 qui la traverse et son trafic pendulaire. Est-ce une raison suffisante pour y encourager encore plus le trafic automobile intra-muros? …et alors même qu’on y dispose d’un tram-train performant handicapé par le prix de son billet. 10 euros aller-retour pour aller à Mulhouse, c’est trop peu dissuasif pour ne pas prendre sa voiture.

En revanche des parkings à voitures partout. Des parkings parfois gigantesques.

  • parc Jacquot
  • parc 7 août
  • parc De Gaulle
  • parc Bungert
  • parc Match
  • parc Tassigny
  • parc Kessner 1 et 2

Et pour le vélo?

Pour le vélo, aucun programme. Tout est à l’abandon. Pas d’itinéraires prioritaires jalonnés et protégés. Absence de voies dédiées et matérialisées. Voie Verte de la Thur en jachère dans la traversée de la ville et recouverte de revêtements rapiécés. Même la rue de la Paix désignée « colonne vertébrale » est-ouest du vélo, est parsemée d’embûches avec des intersections multiples non protégées et des circulations sur trottoir non conformes aux recommandations du CERTU.

Les ancrages vélo?

J’avais été consulté il y a quelques temps en janvier 2018 sur la rénovation des ancrages qui permettent de garer son vélo en ville sans risquer de se le faire voler. Depuis plus rien!

Pour se convaincre du peu d’effort de la municipalité sortante en direction du vélo, un signe ne trompe pas: la quasi absence de vélos dans les parcs à vélo du collège et du lycée. Ce qui est bien la preuve que la jeune population se détourne de ce moyen de déplacement par absence de promotion et d’engagement de la puissance publique locale.

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Thann la nuit

Ouf!

TDF 2020.On y échappe. De peu.

Les potins du lundi

Et sans vélo, c’est comment?

Je me suis offert dix jours sans vélo et j’ai marché. Cinquante kilomètres, petit à petit. La marche, c’est bien aussi, je l’ai toujours dit. La marche c’est un succédané au vélo, sans doute. Marcheur à vélo, je le suis déjà un peu dans les passages difficiles de mes parcours à VTT.

J’ai rencontré un marcheur du Club Vosgien à Roderen. Il m’a observé…et arrivé à sa hauteur je me suis arrêté. Étonné, oui, il l’était. D’habitude, il faut s’écarter vite fait, me dit-il. Ils ne sont pas méchants, mes chiens, quand l’un d’eux est venu renifler l’intrus à vélo. Quand un chien est affable, je peux répondre d’une caresse amicale sur la tête. Je suis membre du club de Masevaux ajoute t-il…je lui rappelle que les marcheurs de là-bas ne sont pas tendres avec le VTT…oui on a manifesté avec une banderole et menacé de démissionner du bureau lorsqu’un vététiste a traversé notre chantier en ligne droite dans la pente, après nous avoir dit de nous écarter!…il portait un casque intégral et d’un coup d’épaule notre président l’a déséquilibré dans sa course!…

Manif des marcheurs de Masevaux contre le VTT (3 avril 2018 journal l’Alsace)

Conflits d’usage, incivilités, devenus classiques comme dans nombre d’activités de la vie en communauté. Je ne peux pas cautionner ces comportements de cyclistes qui ternissent notre image, cela va de soi.

Sur la route que j’évite le plus possible, il est effrayant de constater notre vulnérabilité grandissante. Une vulnérabilité accrue par nos propres bêtises: rouler sans lumière, habillé en noir, à plusieurs de front,…

Leçon de fake news médiatique

Le plantage généralisé de la presse française, un bel exemple d’amateurisme

J’ai rencontré Nanard. Il jouait aux boules avec ses copains derrière le terrain de foot. Nanard, je le sais, n’est autre que Xavier Dupont de Ligonnès. Je ne vais pas le dénoncer, c’est mon p’tit doigt qui me l’a dit. Je le laisse jouer aux boules, paisiblement. Il ne sait peut-être pas lui-même qui il est en réalité, ni de quoi on l’accuse. Avoir assassiné sa femme et ses quatre enfants il y a plusieurs années. Comme on peine à retrouver le dénommé Xavier de Ligonnès, alors ce sera Nanard le coupable. Le brave Nanard en est tout tourneboulé. Comme ses boules.

Les médias si prompts à dénoncer les fausses nouvelles qui pullulent sur les réseaux sociaux viennent de nous donner une leçon magistrale de leur incompétence crasse en annonçant en cœur l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès sans retenue. On allait voir ce qu’on allait voir…Tous les spécialistes « police-justice » étaient rappelés au front. Sur ce coup là, les chaines d’infos en continu si avides de news allaient trouver de quoi alimenter un nouveau feuilleton, après l’incendie Lubrizol de Rouen, après le carnage de la préfecture de police. Le Kurdistan pourra attendre encore un peu qu’Erdogan achève le sale boulot.

Las, au bout de 24 heures d’agitation intense dans les rédactions et sur les plateaux de télé, il a fallu se rendre à l’évidence, même avec de la chirurgie esthétique, le docteur Jekyll n’avait pu réussi à transformer Xavier Dupont de Ligonnès en un modeste retraité de la Régie Renault.

Est-ce grave docteur? Oui, c’est très grave que dans un pays démocratique tous les médias se trompent ensemble et colportent une fausse information avec le concours d’informateurs policiers. Que des journaux puissent se compromettre ainsi est pour le moins inquiétant. Il convient se se méfier de cette collusion entre la presse et la police qui fait qu’aujourd’hui sur les plateaux de télé on ne sait plus qui est le policier et qui est le journaliste.

Aujourd’hui polices et médias se renvoient la balle de cette bévue. Il faudrait que la police trop bavarde se ressaisisse et que la presse caméléon prenne davantage de précautions avant de dupliquer sans nuance ses infos sur celles du voisin.

Se méfier de l’autre?

C’est un signe des temps. Ton voisin de bureau peut subitement t’égorger sans même prévenir. Dès lors que faire? On avait déjà des précédents. Le type qui sur la route sort un flingue, celui qui canarde une foule au spectacle, …

Alors on nous propose la société de vigilance, celle du soupçon. Le corps social est ainsi mis à l’épreuve tandis que l’Etat se débarrasse de la patate chaude en oubliant ses devoirs de protection. Je me souviens qu’en Angleterre, on propose dans les villages de dénoncer tout suspect parmi le type qui passe. En France on a de plus en plus de communes qui arborent le sigle « voisins vigilants ».

Suspecter son voisin. Triste perspective.

L’assistance? bof…

On va me dire que j’en fais une fixation. Mais pourtant sans que cela paraisse, le phénomène de l’assistance électrique sur nos vélos poursuit son chemin. Ce faisant, le champ des pratiquants s’est considérablement élargi. J’en rencontre partout. Surtout « des grands commençants » qui viennent grossir les rangs du VTT le dimanche. Ils s’attardent au bas du chemin, nous regardent passer, puis nous dépassent avec allégresse. Un véritable phénomène de jouvence pour ces nouveaux venus au vélo. Ce qui ne manque pas de faire réagir les inconditionnels du gros mollet, « le cyclotouriste assisté aura t-il seulement l’illusion d’être plus jeune, beau et bien portant? » s’interroge un lecteur de Cyclotourisme 694 d’octobre… puis il ajoute, perfide, « je ressens du plaisir à renoncer à consommer des métaux et des terres rares, de l’électricité qui, quoi qu’on en dise, est tout sauf propre. »

Voila donc les assistés du vélo habillés pour l’hiver. A la fédé, on doit être embêté de voir se dessiner un schisme entre les pros et les anti assistance alors même que ses adhérents se précipitent en masse pour s’équiper du fameux vélo « qui vous booste  » dans les côtes.

Je ne me fais pas trop d’illusion. Avec la montée en puissance du VAE dans tous les registres du vélo, mon champ de lecteurs va s’étioler assez vite…sauf si je m’équipe à mon tour. Pour comprendre l’étendue du problème, il faut se rendre compte que là où vous proposez des circuits de 25km à VTT lors d’une sortie dominicale, les pratiquants du VAE peuvent sans difficultés en avaler plus du double sur le massif vosgien. Serge Mannheim, mon voisin vélociste, me le confirme; entre midi et 14 heures, il grimpe sur son VTT au Thannerhubel, redescend dans la vallée, grimpe à Freundstein, puis après le col Amic rentre chez lui par la route. Les connaisseurs apprécieront. Entre VTT et VTTAE, on ne joue pas dans la même cour.

Vélomaxou est en vacances

Ce blog est en vacances.

Si vous vous sentez une âme de rédacteur, si vous avez envie d’écrire, de dire des choses en relation avec nos mobilités, envoyez-les moi. Je les publierai.

velomaxouleclub@gmail.com

Baïkal

Le luxe? C’est le déploiement devers moi de vingt-quatre heures, offertes chaque jour à mon seul désir. Les heures sont de grandes filles blanches dressées dans le soleil pour me servir.

Je pêche un omble de trois kilos. Je lis Bachelard près de mon feu.

Je viens de terminer la lecture de « Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson. Sylvain Tesson, c’est lui qui raconte sa chute de 10 mètres en escaladant une façade à Chamonix, celle de la maison de son ami Jean-Christophe Rufin. Il dit être « toiturophile« 

Sauvé, Sylvain Tesson conserve les stigmates de cet accident avec une paralysie de la face qui me donne un air de lieutenant prussien de 1870 dit-il.

C’est un grand voyageur, un wandere(u)r.

Vivre six mois en ermite au bord du lac Baïkal, c’est là qu’il a choisi de nous emmener.

Il emporte avec lui plusieurs dizaines d’ouvrages à lire sans oublier une quantité impressionnante de vodka et de cigares et se nourrit presque exclusivement d’ombles qu’il pêche dans le lac gelé après y avoir fait des trous.

Méfiance avec les ours: on ne sort pas sans une fusée éclairante sur soi pour faire fuir l’animal!

C’est une belle expérience de vie pleine de philosophie. Et c’est très bien écrit.

Sylvain Tesson est le fils de Philippe Tesson qui a fondé le Quotidien du Médecin et de Marie-Claude Tesson-Millet, docteur en médecine

Les potins du lundi

On l’oublie parfois, Thann est aussi une ville à risques SEVESO

Un incendie gigantesque?… où ça?…

A Rouen! C’est pas moins pire que Notre Dame. Et pourtant…

Il aura donc fallu attendre 48 heures pour qu’enfin les médias osent se pencher sur cette catastrophe gigantesque d’une usine classée Seveso à Rouen. La faute à qui?

La faute a une information de la plus haute importance, le décès de Jacques Chirac, celui que la rue bon enfant appelait « Chichi » mais qui au fond de moi-même ne me laisse aucun souvenir d’une disposition-phare pour la Nation. Chirac était ce qu’on nomme un radsoc bon teint qui faisait mine de s’inquiéter de sujets graves avec de bons mots comme « notre maison brûle… », mais qui ne faisait rien de concret. Mourir alors qu’une usine Seveso prend feu, c’est pas de chance. Je ne vais rien ajouter à ce concert de louanges qui ressemble à celui des républiques bananières lorsqu’elles perdent leur leader maximo.

Cette France là ne m’intéresse pas. Je la laisse à ses funérailles.

Je ne suis pas adepte des commémorations, on l’aura compris. Mais les œuvres humanitaires, oui. Sans en être militant d’une cause plutôt que d’une autre. C’est ainsi qu’il y a quelques mois, j’avais tenté d’apporter ma contribution aux Restos du Cœur. Nous sommes au grand complet, m’avait-on répondu. Bon de ce coté là, je n’ai pas insisté. Je sais que les bataillons de retraités se disputent les places. Tant mieux pour les Restos si ils ont du cœur à l’ouvrage et autant d’atouts à faire valoir. Comme notre pauvritude est appelée à prospérer, Coluche ne chômera pas.

Hier, je me suis indirectement intéressé aux Virades de l’espoir en participant à l’élaboration d’un parcours familial à VTT avec mon club local. Personne n’est venu. Alors nous sommes partis seuls.

Qu’en conclure? ce que j’en conclus, c’est que les gens ne veulent pas se faire suer le burnous pour une cause humanitaire. En revanche pour le repas de midi, toutes les places étaient retenues. Qu’en conclure encore? Bouffer oui, se décarcasser non!

Daniel est déçu. Qui ne le serait pas. Lui qui tente de recomposer un club vélo peine à réunir du sang neuf. Où sont-ils les gens? comme dit Mélenchon. Les clubs? ils s’en foutent, ils roulent avec le voisin du quartier, ou la voisine. Daniel croit encore aux traditions, au bénévolat, à la convivialité.

Que nenni! Les clubs ont vécu. Chez les marcheurs (à pied, pas ceux de Macron) ce n’est guère mieux. Cette corporation n’est plus composée que d’alertes retraités qui frôlent le quatrième âge.

Alors foutons-nous z’en en commun. Faites vos marches et votre vélo sans vous soucier de personne.

C’est le maître-mot du jour: chacun pour soi dans une France qui dévisse un peu partout sur ses libertés, sur ses fraternités. Une réflexion qui n’arrêtera pas les premiers de cordée. Pour sûr! Je vois chaque soir dans la lucarne un monde étrange, celui de nos jeunes marcheurs de LRM fraîchement élus dans le sillage de Macron. Je ne me reconnais dans aucun d’eux. Vous ne serez pas étonnés.

Rien dans leur allure, leurs certitudes, leur argumentation de bazar, leur arrogance à l’égard du vieux monde ne me séduit.

Pourtant j’ai cru être adepte de modernisme dans mes attitudes, mon mode de vie, mais non, rien à faire, les éléments de langage de la Macronie débités par cœur ne passent pas. Ce marketing politique aura du mal à convaincre dès lors qu’il s’attaque à des sujets de fond comme la PMA.

« Voila ma maman et voici ma maman » Belle perspective humaine!

Il va falloir que je fasse des efforts. Beaucoup d’efforts pour admettre la fin du patriarcat au nom d’un féminisme libéré.

Pour les retraites, on a déjà compris: faire retourner nos vieux à la retraite des vieux d’antan, c’est à dire à l’indigence. Au nom d’une France qui recule d’année en année après ses Trente Glorieuses.

Amsterdam et son art de vivre

Amsterdam, la gare

Ce matin, un très beau texte de Gabriel Anctil dans le journal « Le Devoir » (Canada).

De pédaler quotidiennement aux côtés de milliers de ses concitoyens insuffle une puissante impression d’appartenir à une collectivité à visage humain, où chacun doit considérer les actions et les mouvements des autres pour le bien-être de la multitude.

Je vous invite à le lire en ce jour d’automne pluvieux.

Musique maestro!

Je commence comme ça ce matin. Je ne dérange personne. Pas de bureau partagé dans mon home, pas d’Openspace. De la musique à volonté.

Et puis après, je me pose. Qu’est-ce que je pourrais bien entreprendre de constructif avec moi-même?

Participant : moi-même

Moi-même, c’est mon ego ou mon autre. Mais je ne suis pas toujours d’accord avec lui. Des crispations, des mésententes surviennent sur la marche à suivre. La marche à suivre? Mon confrère et ami Pierre Brunner me surprend toujours lorsqu’une fois de retour de sa marche, il raconte sa balade avec lui-même sur son blog LTD RANDO 68.

Participant: lui-même, écrit-il. Comme pour se prouver qu’il était là et que ce n’était pas son double qui a accompli ce périple souvent exigeant. En somme, une sorte de confirmation s’il venait à douter en découvrant ses belles images du jour. Non, ce n’était pas un rêve, il était bien là.

Alors, aujourd’hui?

J’ai ce vague projet d’organiser une rencontre régionale à destination de Amis du Randonneur ( des gens à vélo). J’ai du temps devant moi car il faudra au préalable passer sous les fourches caudines de l’administration du Randonneur pour caser une date.

Alors voila, je vais tenter de construire un parcours n’excédant pas quatre-vingt kilomètres de vélo entre Masevaux et Belfort au pied de nos collines sous-vosgiennes.

la vallée de Saint-Nicolas

Au menu touristique, il y aurait donc Masevaux, Rougemont, ses arrosoirs, Saint-Nicolas, Lamadeleine-Val-des-Anges, puis une incursion dans cette zone des étangs autour d’Eloie, le fort de Roppe au cœur de la forêt, la Seigneurie, la gare de Sentheim, le train Thur-Doller,…

Autour d’Eloie

La fiabilité de nos bécanes

Je me demande parfois si nos militants de la cause vélo ne font pas fausse route avec des messages d’encouragement comme celui-ci:

Vous n’avez pas eu le temps de régler cette histoire de roue voilée ? Avant de sauter dans votre RER, venez déposer votre vélo devant la gare. Vous le récupérerez réparé à votre retour, à la fin de votre journée de travail. (source)

Une roue voilée? comment ça peut-être possible? elle est en chewing-gum cette roue? évidemment sur un vélo à 150 euros ne pas s’attendre à un miracle de la part du mécanicien.

Alléguer qu’un vélo puisse être défaillant tous les trois jours, non! Si le vélo est aussi peu sûr et solide, alors pourquoi abandonner sa voiture qui roule depuis longtemps sans qu’on sache où se trouve le levier du capot pendant au moins 30.000 kilomètres?

Un vélo de ville comme le mien. Un dégraissage de chaîne de temps à autre et rien d’autre.

Acheter un vélo et c’est tout. Il ne doit pas y avoir de programme de réparation hormis le remplacement de la chaine et des pneus tous les 10.000 km au moins…c’est à dire pas avant plusieurs années pour celui qui parcourt 15 kilomètres par jour.

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VTT grande visite

Les potins du lundi

Mine de lignite à ciel ouvert en Allemagne

Fin du mois, fin du monde

Qui pourrait croire que ces deux slogans découverts sur les pancartes de ceux qui manifestent pour le climat ont un quelconque rapport entre eux?

Prenons le cas du cycliste lambda qui fait son tour le dimanche, puis qui reprend sa bagnole le lundi pour aller bosser. En quoi pourrait-il être sensible à son environnement dégradé le long des routes dès lors qu’il doit assurer sa fin de mois pour faire manger sa famille.

Nous en sommes tous là.

Assurer notre lendemain proche avant le lointain. Pourtant le lointain devient proche si l’en en croit les experts. Les premiers à le découvrir sont les Américains, les premiers pollueurs de la planète, les plus riches aussi, doivent en effet faire face à des cataclysmes de plus en plus fréquents et violents avec les tornades qui dévastent leurs Etats.

Voici donc venue, l’heure où les conflits de revendications syndicales et ceux de préservation du climat se confrontent.

L’écologie à la base, ce sont des sciences naturelles où l’humain occupe une petite place

Aujourd’hui l’écologie tente de ramener à elle tous les tenants d’un retour à l’ordre des choses, un ordre qui peut sembler suspect à beaucoup. L’exemple allemand en est l’illustration. Après avoir fermé ses centrales nucléaires sous la pression écologique, l’Allemagne exploite d’immenses champs de lignite à ciel ouvert: des tonnes de CO2 et polluants envoyés dans l’atmosphère!

Pourtant samedi dernier, les écologistes étaient vingt mille à défiler pour le climat dans les rues de Freiburg im Breisgau, dans le Bade-Wurtemberg…et seulement mille à Strasbourg, la capitale européenne toute proche.

Cet étrange paradoxe des peuples en dit long sur nos incohérences actuelles et à venir.

Si la France est plutôt bien placée dans le peloton de tête des Etats vertueux en terme de réchauffement climatique, c’est aussi grâce à ses centrales nucléaires qui ne concourent pas à l’effet de serre. Cette vérité là, très peu sont prêts à l’entendre.

Les jeunes générations prennent le taureau par le cornes, elles ne veulent pas être les victimes de la fin du monde. Comme on les comprend! La jeune Greta Thunberg brandie en étendard suffira t-elle à réveiller les consciences?

Les compteurs du crédit de la dette environnementale tournent à grande vitesse et nous sommes nombreux à nous demander comment les arrêter. Des zozos à vélo continuent de penser qu’abandonner la bagnole pourrait suffire. Pas si simple! Ce sont des pans entiers de notre économie, de notre mode de vie, de notre organisation sociale et politique qu’il faudrait revoir. On n’attendra rien des libéraux qui nous gouvernent. Empêtrés dans un salmigondis de mesures illusoires, corsetés par l’Europe de Bruxelles, nous allons droit à notre perte.

François Schmitt

Une pensée pour François Schmitt, vigneron à Orschwihr. Chaque année, il accueillait les cyclistes de la région pour fêter le Vin Nouveau dans la cour de son Établissement.

2 octobre 2010, le Vin Nouveau aux caves Schmitt

Frein à disque

Je vais surprendre tous ceux qui ne jurent que pour les freins à disque rapportés sur le moyeu de leur bécane. A vélo les freins à disque vous les avez depuis des lustres. Sans le savoir. Je vous montre à quoi ça ressemble…

Le frein à disque pour vélo existe depuis la nuit des temps. Bien plus efficace que les freins à tambour sur les bagnoles le frein à disque vélo exige une faible pression sur le disque de grand diamètre représenté par la jante. En plus la jante sert à fixer le pneu. D’un pierre deux coups! Elle est pas belle la vie?

Alors chers amis cyclistes traditionalistes, ne rougissez-pas, vous avez été modernes sans le savoir. Avant tout le monde. Et ne cédez pas aux sirènes mercantiles qui vous font prendre des vessies pour des lanternes rien que pour vous vendre un vélo.

L’eau, l’énergie, allons-nous vers un conflit mondial?

Colline du Bollenberg. Préfiguration du climat méditerranéen étendu à toute l’Alsace?

Doit-on s’inquiéter des pénuries à venir? la pénurie d’eau? la pénurie d’essence?…et corrélativement la pénurie de courant électrique d’origine nucléaire, hydraulique et…solaire (car le solaire a ce défaut d’être moins bon en période de canicule).

Pour l’heure, on fait comme si. Comme si la canicule n’était que passagère. Or voici plusieurs années que le phénomène se reproduit: une baisse de la pluviométrie, un asséchement des cours d’eau, une baisse des nappes phréatiques.

Combine te temps encore le monde agricole va t-il pouvoir disposer d’eau à profusion pour la compétitivité de ses cultures?

Ne plaisantons pas! les conséquences sont là: des communes ravitaillées en eau, des centrales nucléaires qui doivent réduire leur production à cause du réchauffement de l’eau, des bétails qui manquent de pâtures, la faune piscicole qui meurt, les cultures agricoles qui pompent de l’eau là où elles peuvent et notamment dans des rivières déjà exsangues…la forêt vosgienne qui dépérit (100.000 m3 de sapins morts dans le sud vosgien).

Dès lors, que faut-il attendre de ces pénuries?

  • des restrictions tous azimuts
  • des rationnements
  • des coûts de marchés qui vont exploser

Est-ce un scénario catastrophe? je ne le crois pas. Le problème, c’est que les pouvoirs tardent à prendre des mesures de crainte d’affoler les populations…on le voit notamment avec le laxisme lié à la pollution automobile aux abords des agglomérations.

Nos anciens savent ce que veut dire rationnement. Pendant et après la guerre, il y avait les tickets de rationnement. Aujourd’hui sommes-nous prêts à être rationnés? avoir de l’eau ou du courant quelques heures par jour?

Vingt litres de gas-oil par semaine. Et débrouillez-vous avec ça.

Le scénario du pire aurait de graves retentissements sur l’humain, des conflits possibles sur les droits d’usage et aussi des pathologies cognitives probables chez les individus incapables de s’adapter. Nos congénères habitués à la profusion de tout seront-ils capables d’accepter cette nouvelle donne en lien avec le réchauffement de la planète? Il est vraisemblable qu’aucun État démocratique ne sera en mesure de prendre les mesures qui s’imposent pour inverser la tendance. D’ailleurs, seul, quel État pourrait entraîner le reste de la planète et les climatosceptiques comme Trump ou Bolsonaro?

On peut donc s’attendre à un conflit mondial généralisé entre les impérialismes qui vont s’entre-choquer pour conserver leur leadership face aux enjeux climatiques.

C’est pessimiste, je sais. Mais avons-nous des raisons de croire que la tendance du monde peut s’inverser?

Un plan VTT pour 2020?

C’est Thierry Crouzet dans ses chroniques  » projet de tour de l’Hérault » qui m’en donne l’idée. Pourquoi ne pas tenter une aventure à VTT près de chez soi: le tour de son département.

Bien étudier ses itinéraires évite des déconvenues

Alors je me penche sur le sujet. D’abord en étudiant les cartes.

J’ai commencé par scruter la frontière franco-allemande de 1870, celle qui chemine le long des Crêtes vosgiennes. La plus escarpée et la plus pentue. Je connais déjà la plupart des cols pour les avoir gravis dans le passé.

Peu après le col de la Hingrie, le Haut-Rhin s’arrête et c’est le Bas-Rhin. J’arrête là.

Il me restera à redescendre dans la plaine d’Alsace par le col de Schlingoutte et le col de Fouchy et rejoindre Lièpvre. Atteindre le Rhin à Atzenheim, puis le longer jusqu’à Saint-Louis.

un peu d’imprévu
borne myriamètrique de l’époque napoléonienne le long du Rhin

Le Sundgau. Là aussi j’ai quelques traces « à cheval sur la frontière suisse » mais tout reste à faire jusqu’à Réchézy (TB).

frontière suisse, ferme des Ebourbettes

Et pour finir, rejoindre le Montori au-dessus de Masevaux

Beau projet en perspective avec un bikepacking pour 2020 si j’ai encore les forces…