Concrétion cycliste à Epinal. Au diable les vieux biclous!
Epinal passe à l’électrique.
J’avais consacré à Epinal (Vosges) un billet en janvier dernier.
La semaine fédérale de cyclotourisme s’y préparait et je voulais, de visu, me rendre compte de la culture vélo de la capitale vosgienne.
On sait par la suite le retentissement qu’a eu cette semaine dans la Presse locale et sur les réseaux sociaux.
10 à 12000 cyclistes d’un coup, ça marque forcément les esprits des locaux.
J’y suis retourné (15 septembre).
Justement, je suis bien tombé, c’était la fête du vélo dans les rues de la ville, une sorte de réplique minime de ce tremblement de terre vécu lors de la semaine fédérale début août.
tandem pour couple fâché.
Encadrés par la police municipale, plusieurs dizaines de cyclistes ont arpenté les rues spinaliennes.
Jeunes et moins jeunes, vélos décorés, l’ambiance était joviale.
Il y a donc des cyclistes à Epinal.
fête du vélo à Epinal
Ce fut un scoop pour moi qui n’avait croisé en janvier dernier que deux compères se rendant à la messe. lire l’article
Aux stands d’animation, une longue file…ce sont les candidats à la gravure Bicycode que vient de généraliser le gouvernement Philippe lors de l’annonce d’un nième Plan Vélo.
l’attente pour graver son vélo avec le Bicycodeprototype VAE en bois, dans la capitale du bois c’est normal
Mais là où j’hallucine, c’est de voir tous ces cyclos le long du canal habillés de pied en cap comme de purs cyclotouristes, chevaucher tous des vélos à assistance électrique.
La Maison du Vélo à Epinal, le VAE a le vent en poupe
Sur le coup, j’ai cru à un défilé promotionnel de la marque locale Moustache.
Ce cycle électrique Moustache trône à la Maison du Vélo
Renseignement pris à la Maison du Vélo, non les cyclos d’ici apprécient massivement le tout électrique en raison des côtes qui entourent la ville…et Épinal jouit manifestement d’un engouement pour le cycle électrique.
Ne pas tout mélanger, le cyclo électricien se garde bien de participer à la fête du vélo pourtant toute proche.
J’ai compris que le VAE est composé essentiellement de nouveaux venus à ce moyen de détente sans en connaître fatalement la forme rustique, celle où l’on doit pédaler pour de bon et transpirer.
Tirer les leçons d’un voyage à vélo, celui proposé par notre ami Pierre Chatel, membre du Club des Cent Cols.
C’est à présent mon travail.
Un travail de mémoire et de sentiments réunis.
J’étais donc parti grimper quelques cols à vélo cette semaine passée.
Pas des cols avec pignons sur rue, non! des cols plutôt méconnus et insolites le long d’une ligne frontalière entre l’Italie et la France du coté de Tende et de la Roya.
Je n’entrerai pas dans les détails, mais je note mes idées à creuser.
1 Pourquoi est-il si difficile au bout d’une journée à pédaler de se retrouver retiré du monde, sans moyen de communication dans un refuge si sommaire où notre hygiène élémentaire de citadin était mise en question?
refuge Barbera, col des Seigneurs loin du monde
2 Pourquoi le patou qui m’a suivi était si gentil et très peu soucieux du devenir de son troupeau?
est-ce bien un patou? certains en doutent…
3 Pourquoi l’Italie fait-elle preuve d’une telle indigence face à ses sinistrés de Monesi?
Monesi, le village où la route s’arrête
4 Resituer dans l’histoire ces zones militaires au-dessus de Tende
5 Revisiter ma géographie des vallées de la Roya, de la Vésubie et de la Tinée…
la vallée de la Roya, le gigantisme alpin appelle le Vosgien à l’humilité
6 le voyage itinérant à VTT en montagne, quels bagages? en autonomie pendant trois jours sur les six du séjour, il faut être prévoyant, en emporter ni trop ni pas assez car la météo peut vite se dégrader…j’ai été particulièrement handicapé par mes sacoches.
A VTT, choisir le bon bagage
7 …et enfin comptabiliser cette abondance de cols grimpés au fil de ces sept jours.
7900 m de dénivelé
256 km
x cols
Pour compter les cols de ce séjour à VTT, se rendre sur Openrunner
Vu depuis l’Allemagne, le nucléaire en France c’est d’abord Fessenheim.
Deux gros faitouts en béton qui bouillonnent de l’autre coté du Rhin.
Fermer Fessenheim, c’est déjà toute une histoire.
Mais abandonner 25% ou 30% du nucléaire français, c’est tout autre chose.
C’est notre culture nucléocrate héritée de De Gaulle qui subitement se révolte et proteste.
Ce qui fait dire à Benjamin Grivaux, le porte-parole du Gouvernement, qu’on n’efface pas cinquante ans de politique nucléaire en cinq ans. « Les gouvernements précédents ont inscrits des objectifs qui n’étaient pas tenables »
Mieux: EDF réclame 6 nouveau EPR pour conforter sa place mondiale d’énergéticiens expert du domaine…et concourir à moins de CO2 sur la planète.
Les Voisins allemands peuvent s’empresser de réimprimer des autocollants « Nuclear, nein danke » pour venir protester sur les bords du Rhin.
Hulot s’est barré à temps.
Il n’y a finalement que les anti-nucléaires pour croire qu’on démantèle des réacteurs d’un coup de baguette magique et qu’on prive le Pays d’un quart de ses besoins électriques sans difficultés.
Les Allemands ont essayé, ils s’en mordent les doigts.
Avec sa gouaille habituelle, le quartier se réveille.
« Comme par hasard, le 22 est au bout de l’impasse » dit-elle comme pour regretter ce supplément d’hectomètre.
Elle connait par cœur ceux qui lui fournissent encore du travail.
Le métier n’est plus ce qu’il était.
Pourtant elle continue de courir, ma factrice sur son coursier.
Des clients, il n’y en a plus.
A part les mauvais payeurs et les contrevenants de la route qui sont avisés.
Pourtant si, je maintiens deux abonnements magazine, celui du volatile le mercredi et celui de Marianne le vendredi, par sympathie à l’égard de cette presse impécunieuse.
Le facteur ne sonnera bientôt plus du tout puisqu’en dix ans, le courrier s’est effondré de moitié.
Alors?
Faut-il se dépêcher de vieillir pour prendre un contrat « vieux » auprès de la Poste et recevoir la visite attentionnée de ma factrice?
Non, la solution découle de source: ne plus passer qu’un jour sur deux comme pour les poubelles ou alors aller chercher son courrier au bout du quartier.
Faire un grand barouf médiatique pour nous dire que La Poste est sauvée avec le pognon de la CNP, est-ce bien raisonnable?
vous aimerez peut-être mes autres articles plus anciens sur La Poste…
Le ministre de l’écologie Hulot déclare quitter le gouvernement ce matin sur France Inter.
Ouf!
Il tire les conclusions de cet invraisemblable attelage qu’il constituait avec des gens comme Stéphane Travers, ministre de l’agriculture, complètement en opposition avec les principes de l’écologie.
Finalement, Nicolas Hulot n’a jamais été meilleur que dans l’entertainment avec Ushuaia.
Il suffit d’attendre le train paisiblement pour comprendre comme le monde d’aujourd’hui a changé.
Les locaux ont été conservés avec soin comme si une mise en scène était imminente avec son chef de gare, ses contrôleurs de billets et bien sûr des voyageurs qui se rendent à la ville.
Le bureau du chef de gare est cosy, dirait-on.
On imagine Courteline.
Rideaux à la fenêtre, horloge dont le tic-tac doit rythmer le temps qui passe, immuable, plumier, tampon encreur, machine à écrire et sous-main.
Je ne garantis pas l’authenticité de l’ensemble mais l’ambiance y est.
Et moi je voyagerais volontiers dans ce temps là.
La salle d’attente sent bon l’encaustique et les peintures acryliques de Nadine Nette me ramènent soudain à la réalité.
Inaugurée le 30 juin 1869, la ligne de Cernay à Sentheim dessert la haute vallée de la Doller ; elle se poursuivait à l’origine jusqu’à Sewen. Après avoir eu à subir les conséquences des guerres de 1914-1918 et 1939-1945, sa fréquentation décline jusqu’à l’arrêt du trafic voyageur en 1967, elle est déclassée en 1973.(Wiki)
Aujourd’hui, la ligne de chemin de fer revit de Cernay à Sentheim grâce à l’association touristique Train Thur Doller
A mes lecteurs: lundi 3 septembre, pas de Potins du lundi, je serai en voyage.
Tard dans la soirée, j’ai redescendu les Buissonnets.
J’ai encore l’air en tête ce matin de Head Over Feet.
Morissette, Morissette…ça me rappelle un peu les sandwichs alsaciens.
Mon fils, qui s’y connait pas qu’un peu, me l’a dit: « papa, Alanis Morissette, c’est une femme »
Quelle bourde!
Bon, je ne suis pas déçu du déplacement à la ferme-auberge des Buissonnets puisque j’y ai découvert un Tribute Band qui reprend des airs d’Alanis Morissette avec talent.
Ceux qui ne se sont pas déplacés pourront les revoir dans la région.
C’est une facilité pour notre source d’inspiration.
Les sujets ne manquent pas.
Ainsi un viaduc autoroutier, le viaduc Morandi, contre toute attente dit-on officiellement, s’est effondré avec ses voyageurs au-dessus de la ville de Gênes causant plus de 40 morts.
Stupeur et tremblements dirait-on dans un mauvais jeu de mots
Vous verrez, quand les juges vont détricoter les responsabilités hiérarchiques des uns et des autres, on aboutira à un lampiste. Relisez Amélie Notomb!
L’Italie, la dolce vita, les plages de rêve, la mozarella, la pizza, les pastas, son cinéma far-west spaghetti, son cinéma d’avant-garde, Vittorio De Sicca, comment ne pas aimer un pays qui parle avec ses mains!
Les accidents technologiques, puisqu’on les nomme ainsi, sont fréquents dans nos sociétés développées.
On serait presque blasés de ces drames à répétition et tentés de dire « c’est la faute à pas de chance ».
Ceux qui vont accréditer cette thèse seront tous les mis en cause qui vont défiler un à un devant les micros et les tribunaux.
Pour dire que tout était prévu et qu’ils ne pouvaient prévoir l’imprévisible.
A vélo, on ne craint rien
A force on s’habitue
Pourtant ces drames humains qu’on nomme défaillances avec euphémisme sont en fait le résultat de compromissions où se mélangent habilement incompétence, cupidité et laisser-aller.
Un juge mettra des années à démêler le vrai du faux.
N’accablons pas l’Italie: on est capable en France de faire aussi mal.
Par exemple avec nos déraillements de trains, par exemple avec nos autoroutes dont la chaussée s’effondre sans prévenir…prions pour qu’une centrale n’explose pas!
Ni les lois, ni les normes, ni les règles, rien n’a pu éviter qu’un modèle capitaliste qui se goinfre avec nos péages conduise à cette catastrophe.
Les économies administrées et autocratiques ne font pas mieux, direz-vous.
Je pense à Tchernobyl en URSS…aux catastrophes ferroviaires chinoises, sans pouvoir citer toutes celles que l’on nous cache.
Dommage! car on ne peut pas trouver un modèle politique supérieur sur le plan de la fiabilité.
Des simples nids de poule, notre État impécunieux ne peut les reboucher. Alors des ponts, n’y songez-pas!
Sept pour cent de nos ponts seraient dangereux et trente pour cent en mauvais état.
Il suffit de ne pas y passer.
On pourrait suggérer que l’État invente un nouveau panneau routier pour les ponts intitulé « à vos risques et périls ».
Mathieu Flonneau, maître de conférences en histoire contemporaine
Le vélo en ville est-il la petite reine tant attendue ou le méchant dictateur de nos mobilités?
A force de tourner en rond, on commence à se poser la question.
Quand je dis « on », je pense aux élus, aux décideurs et aux militants de la cause du vélo en ville…et aussi bien évidemment aux usagers du vélo eux-mêmes.
Du coté national, la cause semble entendue: on ne peut rien attendre d’un Plan Vélo vide de sens.
Isabelle Lesens dit regretter l’absence de rupture avec le passé tout en constatant des mesures floues d’accompagnement loin de conduire le vélo à une part modale de 15 à 20% en ville.
Il est vrai que la France patine depuis vingt ans au moins avec 3% de part modale dans la plupart de ses grandes villes, à l’exception de Strasbourg.
Du coté de la Fédération des Usagers (FUB) on continue d’espérer…et de vouloir accompagner les Collectivités pour la création de réseaux cohérents de pistes cyclables, en dotant les villes de moyens contre le vol de vélo, et en systématisant l’apprentissage du vélo dans les écoles.
Mais le nerf de la guerre des politiques publiques, c’est l’argent.
Bercy freine des quatre fers pour déverrouiller par exemple l’Indemnité Kilométrique Vélo (IKV) à ceux qui souhaitent aller au boulot à vélo plutôt qu’en voiture.
Pour Mathieu Flonneau, Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, si le vélo joue un rôle dans le bouquet des mobilités, il ne faut pas en attendre la panacée. Selon lui, la pédagogie repose depuis vingt ans sur un échec très large en France du report modal des mobilités en faveur du vélo.
Devant ce mur écologique, cette transition « mobilitaire », des tensions très larges apparaissent autour de ce bouquet de mobilités: la culture vélo a des limites qu’il ne faut pas nier.
Il y a des tensions, des inerties, des chemins de dépendances qui font que Strasbourg aura de la peine à atteindre 15% de part modale ajoute t-il.
Pour Olivier Schneider de la FUB, l’interrogation reste sans réponse: pourquoi, dit-il, 80% des gens veulent plus de pistes cyclables alors même que seulement 3% des usagers utilisent le vélo en ville? l’inconfort des ouvrages?… la dangerosité de l’environnement?…
La FUB revendique des efforts dans le domaine des comportements (?) et sur les infrastructures….comme par exemple imposer l’effort physique.
Agir sur les comportements n’est pas simple dès lors que l’automobile omniprésente n’a jamais autant eu le vent en poupe d’un point de vue culturel et que les démocraties libérales n’ont nullement l’intention de peser sur les choix économiques
L’automobile a t’elle été une intruse dans la ville? s’interroge Mathieu Flonneau
Non!
Au contraire, il y a eu co-construction de l’espace urbain en facilitant des trajets domicile-travail plus longs éloignant les populations des villes et transformant les modes de vie.
Ce qui parasite le débat, c’est que beaucoup de centre-ville ont changé d’affectation en devenant touristique. De ce fait les mobilités pour le vélo deviennent plus légitimes dans l’hyper-centre.
Mais le vélo perd rapidement sa légitimité dès lors que les agglomérations s’allongent.
La piste cyclable deviendrait alors plus utile dans les périphéries non conçues sur le mode « revanchard » de l’automobiliste.
Il ne faut donc pas essentialiser les comportements et nier l’intermodalité conclut-il.
Comme on le voit, les théoriciens du « tout-vélo » en ville sont loin de convaincre.
Les décisionnaires urbains sont aussi imprégnés de doutes.
On les comprend dès lors que la conception des inter-modalités est devenu un casse-tête insoluble où les enjeux divergents parasitent le débat.
Je m’étais égaré sur un chemin de liaison entre deux villages.
Un chemin, allez comprendre pourquoi, qui manquait de goudronnage à mi-parcours…comme si ces deux cents mètres de linéaire vicinal n’appartenait à personne.
Allez comprendre pourquoi!
Ce sont les hasards de mes pérégrinations qui me font découvrir des itinéraires jusqu’alors inconnus de moi.
La France est parait-il championne en chemins et routes.
Un million de kilomètres!
Et beaucoup de nids de poule depuis que la France des champs coute trop cher à nos princes.
Le tracteur vient vers moi tandis que les génisses dans le pré se mettent à presser le pas à l’annonce de l’arrivée du patron.
D’un geste adroit le paysan déverse quelques centaines de kilos d’ensilage de maïs à ses bêtes qui n’ont plus d’herbe depuis trois semaines.
Puis il arrête son moteur et l’on bavarde.
M’arrêter et échanger avec d’autres; mon vélo est un trait d’union entre ceux qui ne se parlent plus beaucoup tant les occasions manquent.
Ceux dont on dit souvent du mal, qu’on accuse de polluer la planète.
Ce paysan là va s’arrêter et prendre sa retraite.
Le lait?
Inutile de s’entêter! dit-il
D’autres font beaucoup mieux dans l’est de l’Europe ou en Nouvelle-Zélande.
En plein mois d’août, il commence déjà à entamer ses réserves de l’hiver, alors…
Alors, me dit-il, on ne fera plus de lait…et à la place on sèmera des céréales, celles avec lesquelles on nous accuse de polluer!
La semaine fédérale de cyclotourisme qui se déroule actuellement à Epinal ne fait pas que des heureux.
La population semble découvrir un mouvement cycliste envahissant sans en comprendre forcément le sens.
Lu sur Facebook…
Que font-ils là?
A quoi ça sert?
Pourquoi ici?
Ils vont rester combien de temps?
D’autres plus perfides interrogent…
« comment des octogénaires osent-ils venir faire du vélo en pleine canicule? »
Bref, le grand raout de la Fédé de Cyclotouriste (FFVélo, ex FFCT) censé valoriser le cyclotourisme de masse semble rater son rendez-vous annuel dans les Vosges.
Mais la semaine n’est pas terminée…
Il n’y a pas de quoi se réjouir de telles réactions car le cycliste de loisir a au contraire besoin de valoriser son image.
Déjà les années passées on sentait que la grande messe des fervents de la petite reine dérangeait dans les bourgades et les chefs lieux de canton.
En cause la trop grande masse de cyclistes – 12000 dit-on – concentrée en un seul point.
Contrairement à l’Ardéchoise, l’autre rassemblement cyclo-sportif, qui a lieu chaque année en Ardèche, la FFVélo ne bénéficie pas de ce capital sympathie qui associe toute une population au vélo avec des relais puissants sur le terrain au niveau des communes et des associations.
La Semaine Fédérale doit à chaque fois roder ses équipes puisqu’elle se tient à chaque fois dans un lieu différent.
En 2019, ce sera Cognac.
On avait déjà vu dans les réseaux sociaux depuis le début de la semaine un certain mécontentement s’exprimer dès le lundi quand les automobilistes se rendant au boulot ont du faire face à des encombrements inhabituels dans les rues d’Épinal, préfecture des Vosges.
Cette fois, c’est le journal Vosges Matin (8 août) qui dans un article intitulé
Des cyclotouristes pas très respectueux des règles
constate le comportement de cette population à deux-roues venue de tout l’hexagone et de quelques pays voisins…
Sens interdits empruntés par les deux-roues, feux rouges grillés, non respect des cédez-le-passage et stops ou bien circulation sur les trottoirs ne sont qu’un petit florilège des règles bafouées par certains adeptes du vélo.
…et d’ajouter:
Mais la palme revient à quelques cyclotouristes qui, peut-être par mégarde, ont été surpris en train de circuler sur la RN 57 !
Encore une fois la FFVélo va devoir se poser la question du devenir de sa formule qui consiste à rassembler autant de cyclistes au même endroit sans mesurer tous les inconvénients qui en résultent.
Si l’argument économique satisfait le commerce local et les institutions – on parle de 5 millions d’euros de retombées – du coté de l’acceptation de la population, ça coince sérieusement.
VAE Ikéa. Va t-on acheter un vélo avec ses meubles?
Vélomaxou vous l’annonce en exclusivité: la mort du vélo est pour bientôt.
Tant mieux!
Non, je ne plaisante pas.
Ne pleurons pas, mes amis, adeptes de la route, de la montagne et des chemins.
Non, je ne suis pas victime d’un coup de chaleur.
Oui, bientôt nous parlerons du vélo au passé.
Pourquoi pas!
On se réunira le soir à la veillée pour évoquer le bon vieux temps.
Celui de nos épopées célestes parmi les ballons vosgiens ou même nos tribulations le long de la plaine du Rhin.
Le Tour de France sera enfin devenu une ringardise, rangé au rayon des antiquités, visité par les tour-opérators avec le Mont-Saint-Michel, la Tour Eiffel, le saucisson, le béret basque et la baquette.
Le Tour de France a fait beaucoup de mal à l’image démocratique du vélo. Son élitisme a privé des générations entières d’un moyen de locomotion simple, économique, non polluant et bon pour la santé. Contrairement aux Pays Nordiques où le vélo est plébiscité dans les grands centres urbains.
Ne me dites pas que vous n’avez rien vu venir…
Mais si, on en voit partout.
Ce matin France Inter en faisait sa une.
Des types grimpaient le Galibier, comme ça, pour la frime, sans l’once d’une appétence quelconque pour le vélo.
« Oui, on a vu ça dans un magasin au pied de la montagne » disait le monsieur
« …c’était 50 euros la journée, alors ma femme et moi on n’a pas hésité. »
Le Vélo à Assistance Électrique (VAE) représentera un vélo sur deux vendus en…2025.
2025, c’est demain.
Il ne faut pas se voiler la face: en 2005, il se vendait 3900 VAE, en 2016…102000, et en 2017…255000!
Bon ne chipotons pas, si vous voyez venir en face de vous un ou une cycliste qui pédale un peu « carré » (qui ne soigne pas le passage des points morts (en bas et en haut du cycle de rotation) avec un vélo qui file à bonne allure, c’est un VAE.
Il ne faut pas s’en offusquer: si vous êtes rattrapés par trois compères un peu enveloppés qui sortent de l’auberge du Grand Ballon, à coup sûr ils chevauchent des VAE et vont faire tous les troquets de la route des Crêtes jusqu’à la Schlucht avant de redescendre frais comme des gardons au camping de Xonrupt.
Un p’tit coup de Molkenrain en passant?
Ne pleurez pas mes frères, l’heure des compétiteurs à vélo se termine.
Le vélo musculaire va mourir de mort lente.
Ne pleurez pas mes frères, nous y viendrons tous un jour
Ceux qui vont pouvoir enfin souffler, ce sont tous les militants du vélo en ville qui s’escriment depuis des décennies pour négocier des plans vélo, des double sens cyclables, des tourne à droite au feux, des sas aux intersections et qui manifestent à chaque nouvelle place de parking construite.
Du coté des vélocistes, ça regimbe un peu. Certains trainent les pieds. Pourtant le vélo haut de gamme se vend moins bien qu’un vélo électrique, et pour cause: l’acheteur n’y connait souvent rien!
A l’instar de Décathlon qui vend ses VAE comme des petits pains.
Les cycles Mannheim de Vieux-Thann en profitent pour exposer à la Semaine Fédérale de Cyclotourisme (Epinal) des VAE; il est vrai que la FFCT va jouer son va-tout si elle veut conserver encore un peu ses plus vieux adhérents.
Serge Mannheim sent le vent du vélo de course tourner. Il a conçu ce VAE avec discrétion au point qu’on pourrait s’y méprendre. (voir mon essai)
Avec la montée en puissance du VAE en ville, le match est gagné.
Le VAE, c’est d’abord le vélo utilitaire, de voyage, de balade…puis celui du VTT.
Les chiffres sont là pour en témoigner: Plus de 255 000 VAE ont été vendus en 2017, ce qui correspond à un volume de ventes doublé par rapport à 2016. Les ventes de VTT à Assistance Électriques atteignent 35 340 unités. (source Volto Vélo)
Enfin une nouvelle sociologie du vélo va naître.
Exit les coureurs du dimanche, exit les cyclo bodybuildés du dimanche, exit la FFCT ringardisée.
Il faut l’admettre, l’image du vélo de compétition va voir son étoile se ternir et c’est tant mieux.
Nos sinistres ministres vont être dépassés par le phénomène sociétal alors qu’ils sont incapables de boucher les nids de poule des chaussées et de concevoir un plan vélo.
Même Decaux a perdu la bataille avec ses Vélibs!
Ceux qui à partir d’aujourd’hui se mettent au vélo sont majoritairement des adeptes de VAE. Ils vont peu à peu peupler nos villes et nos campagnes.
Vous pouvez me croire, j’en vois chaque jour.
A VTT, et aussi en ville.
Cette nouvelle population cycliste semble complètement ignorante de nos pratiques, elle s’en défie même. Nul besoin de cycliste en lycra ou de maillot bariolé.
Sam le pompier, tout droit venu du Pays de Galles, fera t-il des émules?
Plus grand, je veux faire pompier.
Un métier qui a de l’avenir.
A la ville, à la campagne et aussi dans les entreprises et les locaux recevant du public.
A l’heure matinale où je vous écris ce billet, j’ai un ventilateur tout près de moi qui brasse de l’air et qui me gonfle les oreilles.
Le feu est devenu une menace permanente avec l’élévation des températures et des pays comme la Suède, peu impactés jusqu’alors sont confrontés à des feux de forêt.
Que toute la planète s’embrase n’inquiète pas encore le système économique dominant.
L’essentiel sera de freiner à temps ce modèle avant qu’il n’explose.
Sera t-il encore temps?
Les États auront-ils encore les moyens de régulation capables d’endiguer le phénomène climatique dès lors que la concorde sur les moyens à adopter n’est plus à l’ordre du jour?
Les plus jeunes n’ont pas connu l’impôt sécheresse de 1976
Cette année là, on voyait défiler à travers la France des convois de pailles sur des camions et des remorques attelées à des tracteurs agricoles.
En juillet de cette même année, l’armée prêtait mains fortes aux agriculteurs pour transporter du fourrage vers les régions déficitaires.
Aujourd’hui, on ne parle pas encore de sécheresse même si certaines sources commencent à se tarir.
En Alsace, les maïsiculteurs arrosent grassement les champs et tout ce qui gravite autour, chemins, routes et voitures de passage; avec quelle eau? à quel prix?
Non, aujourd’hui ce qui inquiète le plus c’est la montée des températures.
Une France rouge écarlate, c’est peu courant. Surtout pendant plusieurs jours.
Le temps où l’on pouvait laisser portes et fenêtres ouvertes dans les villages pour aérer est révolu.
C’est la France des villes qui a pris le relais.
Pas question de s’en aller avec la porte ouverte pour faire de l’air.
Les ventilateurs s’arrachent dans les magasins et aussi les brumisateurs.
Des ventilos qui envoient de fines gouttelettes d’eau et dont on espère qu’en se vaporisant elles feront baisser la température d’un demi degré ou plus.
On va donc pouvoir en attendant la fraîcheur se pencher sur nos cours d’antan, la courbe adiabatique, l’enthalpie et le diagramme de Mollier.
Pendant que nos climatologues revoient leurs prévisions, les climatiseurs tournent à plein régime. Jean Jouzel parle de 50° en 2050. Je ne veux pas voir ça. Arrêtons l’acharnement thérapeutique!
Vivre confiné toute l’année dans des immeubles étanches, c’est ce qui nous attend
Comme en Chine où l’air est devenu irrespirable ou aux States, champions de la consommation par tête de pipe.
Il est désormais clair que les normes énergétiques de construction vont devoir intégrer la clim dans leurs programmes puisque les États se sont montrés impuissants à endiguer le réchauffement.
De simples mesures préventives (et symboliques?) comme la limitation de vitesse sur nos routes sont bafouées, personne ne les respecte.
C’est dire le peu d’implication de nos contemporains dans ce phénomène planétaire où les pays riches sont pourtant les plus responsables de la situation.
D’habitude le temps de chien, c’est le sale temps.
Mais la chienne de temps, c’est la canicule.
Trois nuits sans descendre au-dessous de vingt degrés et c’est la canicule dit Météo France
Soit!
Un qui se frotte les mains, c’est le journal l’Alsace.
La rubrique nécro s’allonge, s’allonge, comme un col de cinquième catégorie.
Nos vieux quittent le navire sans attendre le port
Vu de l’Afrique équatoriale, les bédouins restent impassibles à notre désarroi.
En France, ça cogite.
Pendant que Macron étrenne sa piscine toute neuve avec Theresa à Brégançon, on commence à s’inquiéter des effets durables de ce réchauffement qui revient chaque été.
Les curistes de Vittel vont-ils manquer d’eau pour leurs ablutions?
Nestlé-Waters jure que non.
La vague de décès prématurés dans les Ephad ne va t-elle pas se transformer à la rentrée en affaire d’état comme pour Benalla?
Une qui ne quitte pas Paris, c’est Agnès Buzin, la ministre de la santé.
Pas question de se promener en bras de chemise sur le Vieux Port comme un de ses prédécesseurs!
Buzin, elle est un peu comme sa consœur Bachelot, prévoyante.
Elle a parait-il acheté des milliers de masques à gaz pour contrer la pollution.
je vais aller siroter un verre de vin bleu
Dans le Haut-Rhin, le Conseil Départemental s’interroge; depuis que les lacs de montagne virent au vert de gris, on se penche sur le phénomène des cyanobactéries.
Les viticulteurs songent déjà aux vendanges, les saisonniers seront-ils revenus de vacances à temps?
Les marchands de clim sont au bord de la rupture tandis qu’EDF peine à faire tourner ses centrales.
Histoire de faire tourner la planète à fond la caisse
Pour faire bonne mesure, Trump encourage la production de ses 4×4 à huit cylindres.
Histoire de faire tourner la planète à fond la caisse.
Le monde agricole peine à comprendre l’utilité des pistes cyclables
A quoi servent les pistes cyclables ?
C’est ActuVélo qui pose la question et qui y répond.
A titre de boutade, je suis tenté de répondre » à permettre aux voitures de s’y garer.
J’exagère.
Mais je ne suis pas loin de la vérité.
Si l’on a construit des pistes cyclables, c’est d’abord pour éloigner les cyclistes des routes et permettre ainsi aux voitures d’occuper toute la place libre sur les routes.
Puis ce sont les cyclistes qui réclament à corps et à cris des pistes…par peur de la route.
En parlant de mobilités, on ne peut que constater l’extrême précarité des moyens de voyage modernes.
J’en veux pour preuve que la SNCF continue de cafouiller juste pendant le chassé-croisé des voyageurs à la gare de Montparnasse où le courant électrique a manqué à la suite de l’incendie d’un poste de l’EDF.
J’en veux pour preuve qu’une compagnie low cost comme Ryanair subit une grève sans précédent avec ses pilotes embauchés sous le statut d’autoentrepreneur.
Des pilotes précaires pour des voyageurs…précaires.
Du coté de l’automobile, gare à la pollution! Les agglomérations commencent à s’inquiéter des diesels et des microparticules. Il serait temps. Le jour viendra où une fois votre voyage terminé, vous devrez laisser votre voiture aux portes de la ville et continuer…à pied ou à vélo.
Pour conclure provisoirement ce sujet inépuisable, il est très difficile de constater que nos mobilités deviennent de plus en plus compliquée sous la contrainte environnementale.
Un dernier mot s’agissant des croisiéristes et des paquebots assurant des navettes: le fioul lourd non désoufré est devenu insupportable tellement il pollue l’air.
Drogo est mort dans une chambre d’auberge à quelques lieues du fort Bastiani.
Il ne verra pas les Tartares venus du désert la veille conquérir sa forteresse.
Le lieutenant Drogo au bout de trente ans dans ce fort a gravi un à un les échelons de la hiérarchie militaire sans jamais voir l’ennemi autrement qu’au bout d’une longue vue.
Drogo s’en est allé après une vie rythmée par la succession des saisons et l’incertitude du lendemain.
C’est un récit allégorique qui permet de s’interroger sur notre philosophie de la vie.
Du dimanche 2 septembre au dimanche 9 septembre prochain
nous sommes 20 à aller chercher des cols du côté de Tende (dont 4 venant d’Alsace)
Or un des participants vient de faire défection sur ordre de son cardiologue nous avons donc une place disponible
au menu :
que de la route ou de la piste forestière, pas de piste de ski, pour les allergiques au poussage, les quelques sentiers (moins de 10 km au total) sont optionnels
porte bagages (ou sac à dos) nécessaire car deux nuits en refuge.
40 à 60 km/jour
1200 à 1600 m de D+ par jour –> allure de gastéropode conseillée
22 à 24 plus de 2000
42 à 50 moins de 2000
pension complète
411 euros tout compris (sauf parcours d’approche personnel)
La Croix de la Hardt à Mulhouse. Un nœud autoroutier infranchissable à vélo. Vélomaxou a exploré le terrain. En vain.( lire du coté de Peugeot-Mulhouse ci-après)
Ils sont gonflés à l’hélium ou quoi? ces types qui grimpent à toute vitesse dans un déluge de klaxons et de vociférations sans regarder le paysage.
Nous, avec Jean, on a pris notre temps…et on en a presque manqué!
Le quadruple vainqueur britannique de la Grande Boucle a été pris à partie et poussé par un spectateur dans les derniers kilomètres de la montée de l’Alpe d’Huez.(Ouest-France)
S’en prendre physiquement aux coureurs cyclistes, ça ne se fait pas.
Combien Quand bien même ils seraient dopés! (J’assume mes fautes, comme dirait Philippe)
De même que les sbires de Macron n’ont pas à boxer les manifestants le 1er mai.
Je les ai vus les types de la Sky hier grimper les lacets de Montvernier, la Croix de Fer et l’Alpe d’Huez.
Deux heures de canapé à transpirer avec les commentaires insipides et chevrotants de speakers.
Je me suis dit que parmi les adorateurs montés là-haut avec leur vélo, il y avait un certain nombre d’abrutis. Des mecs complètement dingues, comme dirait l’autre, venus là pour courir à coté du peloton, culs nus ou drapeau sur la tête. C’est étonnant, on ne voit pas beaucoup de chutes, juste quelques mouvements d’énervements des compétiteurs importunés dans leur ascension.
C’est la rançon du succès du Tour de France.
J’ai donc ma dose de TDF jusqu’à l’année prochaine.
Deux heures par an me suffisent à me faire une opinion.
Ça ne mérite pas plus.
Dommage pour la montagne, elle doit subir tous ces outrages du peuple en liesse au moins une fois l’an.
Maintenant si la montagne vous gagne, prenez votre vélo et montez ces pentes à votre allure; vous allez vous régaler.
Interdiction vélo et moto sur le Thannerhubel, un panneau bricolé par qui et décrété par quelle autorité? On notera en dessous l’autocollant un itinéraire VTT. Alors qui croire?
Bien évidemment, il va falloir en tenir compte.
Peut-être la municipalité a t-elle cru bien faire en donnant satisfaction à ses marcheurs au risque de mécontenter les vététistes?
Pourtant Thann mise tout autant sur le tourisme à vélo que le tourisme à pied.
Enfin, pas de souci pour l’heure, on fera comme avant.