Les potins du lundi

logojpgJe sais que ce billet, comme d’autres, ne satisfera pas l’appétit de mes lecteurs plus attachés à l’actualité du vélo qu’aux faits-divers qui jonchent notre quotidien.

Pourtant ce fait-divers là devrait intéresser plus que d’autres dans la mesure où il représente à mon sens une virgule, un point-virgule(?), de notre histoire contemporaine.

Qui sont les Gilets jaunes?

J’avoue avoir eu du mal en stationnant sur les ronds-points avec mon vélo à comprendre l’origine et le parcours des gens rencontrés, même si je ne suis pas dénué, je pense, d’acuité pour comprendre l’autre, celui qui adopte un comportement inhabituel dans la rue et qui brandit en étendard quelques slogans vindicatifs qui devaient sourdre dans les esprits au fil des derniers mois passés.

L’IFOP y répond…

« Sociologiquement, il s’agit prioritairement d’employés,
d’ouvriers, d’indépendants résidant en zone rurale ou péri-urbaine. Politiquement, ils se recrutent préférentiellement dans les rangs des électeurs de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon mais aussi des abstentionnistes.
Nous sommes donc en présence d’un noyau actif de quelques dizaines de milliers de gilets jaunes qui se relaient sur les barrages routiers depuis plus de deux semaines. Autour de ce noyau militant gravite un halo, objectivement assez large de 20% de la population qui s’identifie à ce mouvement (et qui peut par exemple manifester son appartenance à la cause en mettant en évidence son gilet de sécurité fluorescent sur le tableau de bord). Enfin, à ce halo jaune, viennent s’agréger près de 50% des Français qui soutiennent et ont de la sympathie pour le mouvement. »

La démocratie représentative est en danger

Telle qu’elle est pratiquée dans nos vieilles institutions, on est en droit de s’interroger sur la pertinence de notre démocratie.

Dans un Pays comme la France où la prééminence du pouvoir exécutif écrase le législatif, le citoyen lambda a de quoi se sentir démuni avec ces échéances de consultations périodiques et ponctuelles qui consistent à donner un blanc-seing à des gens qu’on estime être capables de gérer pour nous les affaires courantes de l’état…et de prévoir souvent l’imprévisible.

Mais le handicap est de taille pour nos gouvernants: la souveraineté de la nation est fortement sous contrôle de Bruxelles où siègent les grands lobbys économiques et financiers de la planète décidant là-bas ce qui est bon et moins bon pour nous ici.

Curieusement les Gilets jaunes ne revendiquent pas plus de démocratie représentaive, au contraire ils veulent juste reporter l’échéance présidentielle à sept ans au lieu de cinq!

Ce qu’ils veulent les Gilets jaunes, c’est le départ de cette caste nouvelle et condescendante à leur égard et du pognon, pour le dire trivialement.

Le problème, c’est qu’on n’est sûr de rien et que le remède pourrait être pire que le mal.

Dès lors que l’État n’a plus d’argent et qu’il ne peut plus comme du temps de Pinay faire fonctionner la planche à billets avec l’Euro, les marges de manœuvre sont inexistantes.

Notre représentation politique est largement discréditée

Il y aurait beaucoup à dire sur ce président monarque, celui-là et les précédents, auquel on confie peut-être trop imprudemment les clés de la maison France sans un amortisseur constitutionnel clairvoyant.

Aussitôt élu, on allait voir ce qu’on allait voir!

« Je suis votre chef » dit-il aux armées aussitôt élu, comme pour s’en convaincre face au général De Villiers.

Voila qui était de mauvais augure pour la suite.

Après le Sarkozy bling-bling du Fouquet’s, Jupiter sur son Olympe!

N’oublions pas que la représentativité de Macron repose sur une fragilité démocratique, un scrutin à deux tours où la légitimité de l’élu pose problème quand les choses se passent mal, c’est à dire lorsqu’on est mal élu.

C’est le cas avec l’ex-candidat Macron.

Moins de 24% des suffrages exprimés au premier tour. A peine 2% de plus que Marine Le Pen!

Il faut s’en souvenir pour comprendre la fragilité du pouvoir en place.

Et au second tour?

Emmanuel Macron a été élu par seulement 43,6% des électeurs inscrits, alors que le total de l’abstention et des votes blancs et nuls a atteint 34%.

Du coté des élus de la République, on se retrouve avec une pléthore de jeunes députés sans expériences de terrain profitant de la vague de dégagisme impulsée par Macron, souvent issus des beaux quartiers, et plutôt surdiplômés.

Et maintenant?

Et maintenant que tous les « gagne-petits » de la France laborieuse sont descendus dans la rue, qu’est-ce qu’on fait?

Les chaînes d’infos en continu déroulent leurs images insurrectionnelles et, étrangement, aucun homme ou femme politique n’est là pour commenter. Ni de droite, ni de gauche.

C’est la fuite de nos politiques.

Ni Mélenchon, ni Le Pen ne veulent prendre part aux débats.

Comme on les comprend!

C’est donc la rue qui gouverne, ou presque.

Au point que notre ministre Castaner songe à l’état d’urgence!

Du coté des maires, c’est la grogne

Contestés dans leurs pouvoirs par les regroupements territoriaux, malmenés par Macron, assaillis par les citoyens, ils n’ont plus qu’un choix, battre en retraite.

Du coté des syndicats de travailleurs, le mépris de classe affiché par le pouvoir est patent. Le désaveu du monde du travail à l’égard de ceux censés les représenter achèvent de les plonger dans le discrédit.

Que reste-il face à ces élections fragiles qui confisquent tous les pouvoirs?

La rue!

Et c’est cet incroyable magma protéiforme impénétrable constitué par ce qu’il est convenu d’appeler « mouvement gilets jaunes » qui prône une sorte de démocratie directe et horizontale sans l’aide d’aucun relais qui prend le leadership.

C’est ce que nous appelons une prise de pouvoir 3.0 le smartphone à la main.

« Macron démission », c’est le slogan insistant entendu.

Il reste à attendre la réponse du pouvoir…

Ça ne va pas être chose facile à quelques enjambées de 2019 avec son lot de mauvaises nouvelles, encore une hausse des carburants et le fameux prélèvement à la source. Une source qui se tarit.

 

Belfort-Delle, le train revient

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Un train suisse à Delle (Territoire de Belfort)

Belfort-Delle va ouvrir sa ligne ferroviaire le 9 décembre bouclant ainsi son trait d’union avec la Suisse toute proche. (voir mon billet de 2017)

22km de voies neuves.

Il y aura 16 allers-retours quotidiens entre la France et la Suisse

Il faut dire que la Suisse avait déjà anticipé la manœuvre puisque ses trains desservaient déjà Delle depuis vendredi 8 décembre 2006.

2006-2018, douze ans pour ce dernier maillon manquant!

La réouverture de la ligne Belfort-Delle aura coûté 110,5 millions d’euros. Premier contributeur, la Région Bourgogne Franche-Comté, avec 30,9 M€. Vient ensuite l’État français avec 30,5 M€. La Confédération helvétique participe à hauteur de 24,7 M€, le Département du Territoire de Belfort donne 5,1 M€, SNCF Réseau 4 M€, la République et Canton du Jura 3,2 M€, la communauté d’agglomération du Grand Belfort 2,3 M€ et la communauté de communes du sud Territoire (CCST) 0,5 M€. (Est Républicain 16/11/2017)

A lire dans la Tribune de Genève

Tourner en rond à Burnhaupt

Le cycliste qui passe par là ne manque pas de sang-froid, il doit affronter un grand giratoire dénommé rond-point d’Aspach.

C’est devenu un rond-point stratégique, confluence de grands axes pour rejoindre Belfort ou la vallée de la Doller.

Depuis que des turbines exceptionnelles y passent, on a créé une voie centrale pour éviter au porteur d’emprunter le grand rond.

Stratégique aussi pour les Gilets jaunes.

Actuellement, le grand rond est occupé par une exposition de camions et d’engins de travaux publics. C’est la convergence des forces dans la lutte, je présume.

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le petit fourgon à toile bleue est prié de stationner pendant une heure. On le ravitaille en tartiflette.

Je n’ai pas les clés de décodage de cette revendication protéiforme qui va du pouvoir d’acheter, à la démission de Macron, voire au retour du septennat!

Difficile pour un syndicat de faire un catalogue revendicatif.

Aujourd’hui la voie centrale sert surtout à stocker les fourgons venus de Roumanie ou de Pologne. (lire mon article Dumping social sur nos routes)

Ceux-là sont systématiquement priés d’attendre une heure avant de repartir.

Ces travailleurs profitent de la directive Bolkenstein. Alors ils sont punis doublement par le GJ.

Ils font ce qu’on appelle du cabotage, c’est à dire qu’ils habitent au-dessus de la cabine de pilotage pendant trois mois et transportent les colis d’Amazon.

Ils gagnent 1800 euros pour les trois mois et ils repartent chez eux pendant un mois me glisse un Gilet jaune.

C’est vrai qu’avec le mouvement GJ, on tourne en rond.

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Je traverse à pied et je me fonds parmi les Gilets jaunes

Je discute au bord de la route avec les uns et les autres tandis qu’une dame ordonne le passage des véhicules, un à un, à la condition de montrer son gilet et de klaxonner.

Une autre tient un bristol sur lequel il est écrit « un klaxon=un soutien »

Moi, j’aurais plutôt écrit « un euro= un soutien » dans ma logique « j’veux des tunes ».

Alors les usagers se prêtent de plus ou moins bonne grâce à ce rituel.

J’avoue avoir du mal à comprendre cette équation.

Pendant ce temps là, un cortège de camions tournent en rond.

Il me rappelle le sketch de Raymond Devos.

 

Je vous quitte avec la Sophie

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Patrick O’brian a fini ses jours à Collioures. Il est mort le 2 janvier 2000 à 86 ans

Je vous quitte.

J’ai pris la mer avec Jack Aubrey, le maître à bord.

Vous n’êtes pas prêts de me revoir, le bouquin fait 1300 pages.

Bon débarras!

Je n’ai pas le pied marin, alors je n’en prends qu’une dose de 30 minutes chaque soir.

Le brick « Sophie » est maniable. Il fait à mon avis 25 mètres de long avec cinquante types à bord , dont beaucoup de « terriens » comme moi, serrés comme des harengs.

Quand les Corsaires attaquent, je me réfugie dans la cale avec les rats.

Le docteur Maturin est un prodige de l’amputation avec sa scie égoïne…mais ça ne me rassure pas.

Un livre d’aventures prélevé dans une boite à livres. Rien de tel pour passer l’hiver en bonne compagnie. Penser à réapprovisionner les lieux. Un bon polar fera l’affaire

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Diesel, auto de la ruralité

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En s’attaquant au prix du gasoil, le gouvernement s’est d’abord attaqué à notre pouvoir d’achat…masqué derrière un objectif de santé publique.

Mon enquête tente à le démontrer.

Comme par hasard en écho au mouvement des Gilets jaunes, une étude est publiée sur Le Monde (qu’on peut lire ici) pour annoncer que la pollution automobile coûte 60 milliards d’euros par an en Europe.

60 milliards de frais de santé!

Après les 48000 morts prématurées dues à la pollution en France, voila du grain à moudre pour les détracteurs du mouvement Gilets jaunes.

Une étude qui sort à point…et que la plupart des anti-bagnoles s’empressent d’agiter comme des épouvantails.

La FUB est la première à twitter, c’est de bonne guerre, et vient au secours du gouvernement qui ne sait plus comment se dépêtrer des gilets fluos.

Revenons sur l’étude commandée par l’Alliance européenne pour la santé publique (EPHA), ONG qui regroupe une centaine d’associations et de professionnels de la santé. (Étude commandée à qui? on ne le saura pas.)

Je suis allé voir ce qui est dit sur le site de cette fameuse alliance européenne pour la santé…

Les dernières données montrent un fossé de qualité de l’air sérieux entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest, des inégalités de santé croissantes.

Une des raisons pour cela le fossé aiguisé est la hausse (l’ascension) croissante des importations des exportations de voitures diesel d’occasion aux Pays de l’Europe de l’Est et Centraux, comme des conducteurs en Europe occidentale les abandonne en réponse à la hausse(l’ascension) d’interdictions de la ville, des zones d’émissions basses et des préoccupations(entreprises) de santé conduites par le scandale Dieselgate. En conséquence, la qualité de l’air empire en Europe de l’Est. Des pays occidentaux exportent le problème, plutôt que le résoudre et approfondir le fossé de qualité de l’air Est-Ouest. [3] les déjà hauts coûts sociaux et économiques liés avec la pollution atmosphérique approfondiront seulement aussi l’écart(le trou) de santé entre l’est et l’ouest.(traducteur automatique)

Donc si les Bulgares toussent, c’est parce qu’ils rachètent nos vieux diesels

Ci-dessous le graphe des années de vie perdues dues à la pollution d’air ambiant pour cent habitants

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Ce qui saute aux yeux, c’est que la France se situe « en bonne position », si l’on peut dire, en matière de décès prématurés dus à la pollution devant l’Allemagne, l’Italie et les Pays de l’Est européen en contradiction avec notre parc de véhicules diesels.
Comprenne qui pourra!

Le diesel instrument de la ruralité

Continuer d’appauvrir la ruralité, le gouvernement s’y emploie en alourdissant la fiscalité du diesel comme le démontre cette carte de la diesélisation du pays.repartition-diesel-france.gif

L’Argus relève une corrélation entre pauvreté et possession de diesel en établissant un graphe des départements les plus dieselisés avec les ménages les moins imposés sur le revenu…

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Ils étaient trois

J’ai voulu voir si le grand giratoire de Cernay, à la Croisière, était toujours occupé.

Vous le savez, je suis un passionné par notre temps.

Je m’y suis donc rendu dans le cadre de mes exercices nocturnes à vélo.

Revêtu de mon gilet jaune, cela va de soi.

J’avoue avoir été déçu, ils n’étaient que trois.

Mais ils étaient chauffés à blanc.

L’un d’eux saute de joie en voyant un cycliste approcher, il vient au-devant de moi et m’invite à rejoindre le rond avec mon vélo.

Je ne peux que m’exécuter.

J’accède aux infrastructures du camp de base…des palettes judicieusement disposées en canapé, des vieux pneus,…et les restes d’un feu de camp.

Un grand drapeau tricolore pour caresser les autos en prenant de grands risques et entendre le concert de klaxons.

Moi je suis d’Épinal,

A Épinal, c’est mieux…

Mais je bosse ici, je prends à trois heures (du matin)

Moi, je viens seulement de Thann

!!!

Hé les gars, le Monsieur il vient de Thann en vélo!…

Un autre plus timoré évite d’empiéter sur la chaussée, tandis que le troisième s’est drapé dans un drapeau tricolore qu’il tient d’une main autour du cou, une canette de bière dans l’autre main.

Une petite FIAT Panda équipée d’une sirène fait le tour du giratoire et déclenche les hourras.

Un gros bahut de 38 tonnes « Transports du Perthois » remonte la vallée, un coup de klaxon et un geste amical de la main.

Entre deux flots de circulation, je quitte le giratoire et je rentre à Thann.

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Thann-Cernay la nuit à vélo. Évitons les grands axes!

La bruine reprend à Saint-André, alors je visse ma capuche sur ma visière et j’ajuste ma vue entre les lunettes et mon bord de casquette.

Mon phare éclaire la noirceur des lieux et mes jambes tournent comme les aiguilles d’une horloge.

Sans faire tic-tac.

Les potins du lundi

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L’avant-garde n’est pas toujours à notre goût

Faut s’méfier!

L’artisan se laisse parfois gagner par les méthodes du grand commerce.

Ton vélo en pneus de 26 ne vaut plus rien! combien? 200? 300 euros?

Ce n’est pas qu’une affaire de pneu, c’est une affaire générationnelle.

Nos commerçants en cycles préfèrent vendre du neuf quitte à mécontenter les moins jeunes attachés à leur machine.

Que Machin se débrouille avec sa machine! c’est un peu dans l’air du temps.

Enfant des années 50, notre taille moyenne est de 1.70m et le vélo de 26 pouces nous convient parfaitement. C’est une affaire de proportion, pas de marketing.

Mais les standards américains sont passés par là.

Les jeunes hommes d’aujourd’hui sont plus grands de 4 à 8 cm en moyenne et acceptent mieux les vélos de 27.5 pouces.

Tout le monde aura un 27.5 sinon rien

Je proteste, évidemment.

C’est comme pour les bagnoles.

Au prétexte qu’elles n’ont pas le dernier gadget à la mode, elles décotent.

Surtout celles au gasoil.

A partir de là, deux attitudes: soit je vends vite fait, à vil prix, soit je garde…

En vendant, on entre dans le circuit infernal de ceux qui changent pour changer.

Vous allez alors devenir un roi de l’actif circulant et vous contemplerez votre beau vélo neuf au pied du lit chaque matin.

Eh vous là, qu’est-ce que vous faites?

Moi je fais circuler mon actif, mon vélo tout neuf. Celui que je revendrai vite fait l’année prochaine.

A quand les vélos en crédit-bail?

En gardant, on devient gardiste comme ceux qui collectionnent les bons vins.

Remarquez gardiste, je l’étais déjà avant, puisque chacun sait que les cyclistes sont des avant-gardistes qui s’ignorent.

Le gardiste collectionne parfois des tas de ferraille. Comme moi. Une nouvelle sagesse qui consiste à mettre en avant tout ce qu’on a laissé derrière.

Je pourrais terminer ce billet du lundi avec l’insignifiance du type qui raconte sa vie sur un vélo…et qui ne sait faire que ça.

Je ne le ferai pas.

Il me faut revenir sur cet épisode de contestation des Gilets Jaunes.

Beaucoup préfèreraient griller les étapes; j’en connais parmi mon entourage qui aimeraient voir se dissoudre en silence ce phénomène qui entrave la bonne marche de leur idéal climatique.

Le Plan Climat et ses promoteurs veulent continuer sur leur lancée comme si rien ne devait enrayer le rythme immuable des réformes vers un univers décarboné.

Ni Trump, ni la Chine, la France toute seule est sûre de sa vérité.

Le grain de sable, hélas, est venu des Gilets Jaunes.

On ne sait pas encore si la société qu’on dit aujourd’hui libérale pour ne pas dire capitaliste (ce gros mot), va abandonner quelques lambeaux de pouvoir d’achat aux travailleurs.

Pour le pouvoir en place, le désaveu est patent.

Il n’a que ce qu’il mérite après tant d’humiliations et de régressions subies par le monde du travail.

La France profonde est devenue une sorte de tiers état où personne ne la représente dans aucune institution et qu’on peut taxer à volonté.

La faute à qui?

Ne soyons donc pas étonnés si la rue devient un nouveau théâtre de revendications et de protestations.

Pour l’heure, cette révolution qui ne dit pas son nom effraie le beau monde des ministères et les élites médiatiques , mais ce n’est rien à coté d’une vraie révolution comme celle de 1789 où les ingrédients sont pourtant identiques:

  • des caisses vides
  • une contestation large
  • une élite discréditée
  • un président, roi des riches

 

La fin en vue

41RKXsmk3AL._SX312_BO1,204,203,200_Énigmatique titre.

C’est pour mieux attirer les regards.

C’est la fin de l’année qui est en vue; les challengers voient arriver le terme de leurs exploits à vélo et d’autres la confirmation de leur déclin irrémédiable.

L’âge aidant, je m’en fous un peu.

J’écoutais hier à la radio le généticien Axel Kahn parler de sa passion pour la marche.

Il s’enflammait de ses exploits passés et des sommets atteints.

Puis un jour qu’il ambitionnait de grimper 2000 mètres, il déclara forfait à 1300 mètres.

Plus de jus!

Depuis, il s’est rabattu sur les îles, des chemins plus à plat.

Il publie « Chemins » chez Stock sur les traces du marcheur Jacques Lacarrière qui avait publié « Chemin faisant »

 

Je sais que ces comptes d’apothicaire déplaisent à quelques-uns de mes lecteurs, alors je ne vais pas fanfaronner.

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Mes carnets de balades, illustration d’une pathologie énigmatique et chronique depuis les calendes grecques

Je garderai donc pour moi ma fierté d’avoir visité de beaux paysages et d’en avoir témoigné ici et en même temps, comme dirait l’autre, réalisé un score honorable sur mes compteurs kilométriques.

Tout ce que je grignote à présent sur le vélo d’ici le 31 décembre, c’est du bonus.

Isabelle dézingue l’électrique


Isabelle et le vélo tire à boulet vert sur la bagnole électrique. Elle le fait beaucoup mieux que moi.

Surtout que Carlos Tavarès, le peudeugeu de PSA en a dit tout le mal qu’il pensait.

Ce gars là mériterait d’aller en prison comme Carlos. Ses actionnaires vont-ils le déboulonner pour avoir dénoncé la supercherie de la bagnole électrique?

Ne cédons pas aux sirènes de la voiture électrique même si les Verts (de rage) en font la promo.

aller lire Isabelle et le vélo

Mais comment font-ils?

Je sais c’est facile de dire que c’est mieux chez le voisin.

Ici c’est Schloss Burgeln en Allemagne à quelques kilomètres de la frontière rhénane.

Un château bien entretenu qui démontre que l’Allemagne possède de l’argent.

Alors comment font-ils, ces Allemands, pour mieux réussir que nous?

Les impôts sont-ils plus élevés?

Non, l’Allemagne prélève 10 points de moins que nous.

 

 

Sécheresse persistante

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Les écolos rigolent jaune

Parmi ceux qui se félicitent de cette mésaventure qui frappe « les gilets jaunes »: les écologistes.

Ceux de la première heure qui n’ont jamais cessé de vilipender les premiers responsables de la pollution, à savoir les automobilistes.

Invoquer les tankers, les avions de ligne, oui ils le font aussi.

Mais les automobilistes, et les camionneurs!, ce sont des proies faciles.

D’autant que les retombées polluantes dans les villes sont « à portée de mains », oxydes de carbone, oxyde d’azote, microparticules et autres composés chimiques tous néfastes pour la santé et la planète.

Autant le dire tout de suite, j’ai toujours eu une méfiance relative à l’égard des écologistes de salon toujours prompts à nous donner des leçons de bien vivre sans toujours démontrer et éprouver concrètement leurs préceptes.

Des écolos à vélo, j’en connais peu.

L’affaire des gilets jaunes pourrait bien se retourner contre ceux qui ont allumé le feu de la discorde.

A commencer par le sieur Hulot et avant lui la dame Royal.

Vouloir mettre la France rurale à pied à marche forcée, sinon à vélo, est un vœu pieux dans lequel le gouvernement s’est fourvoyé en cumulant hausse des prix pétroliers et fiscalité.

Il est à craindre que notre France en Marche et ses jeunes thuriféraires au pouvoir s’y cassent les dents car il n’existe actuellement aucune alternative crédible au tout voiture dès lors qu’on exige des Français mobilité et flexibilité au travail. Ce ne sont pas les mesurettes prises dans l’urgence qui vont mettre un terme au mécontentement. Pendant quarante ans, on a gentrifié les villes, exilé les forces populaires dans le péri-urbain toujours plus loin sans développer les infrastructures collectives de transport ad hoc et à présent on s’étonne des dégâts de la route et des retombées carbonées.

On va mettre du temps à sortir du dilemme. Surtout que le peuple est chauffé à blanc!



Voyage à la capitale

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Mon vélo ondulait dans les courbes de l’accordéon reliant les wagons du tram-train.

Cette manière de laisser croire qu’on a reçu une France en loques et qu’elle mériterait davantage que les aménagements intelligents et modérés d’un pragmatisme non idéologique est dévastatrice car elle laisse l’ensemble des électeurs macroniens et de leurs représentants dans un état de saisissement indigné. (Philippe Bilger, ancien avocat général)

Même les soutiens éclairés de la droite française s’interrogent.

Macron n’en fait-il pas trop?

Il n’est pas tendre Bilger qui poursuit:

Quoi, ces Français ne sont pas contents de l’avenir radieux qu’on leur prépare mais préfèrent leur imparfait présent, quoi, ces citoyens sont plus attentifs à leur pouvoir d’achat et à leur manière d’aller au travail qu’à l’écologie et à son triomphe ou non quand ils seront tous morts !

C’est déjà la lutte finale chez Macron. Voila un président qui s’est consumé plus vite que les autres.

Un vieux stalinien n’aurait pas su si bien dire.

Il faut se plonger dans le tram-train pour comprendre l’autre

tram-train à la porte haute

Mon vélo s’abandonnait.

Il ondulait dans les courbes de l’accordéon reliant les wagons du tram-train.

Ensemble, nous songions à cette jeunesse enjouée qui se pressait dans la grande chenille.

Un train de paroles dont nous ne comprenions pas tout.

Saccadées, empruntes d’un mélange de cultures, les phrases des jeunes ados détonnaient; mon univers grammatical prenait subitement des rides.

Il faut se plonger dans le tram-train pour comprendre.

J’avais échafaudé un plan ou plutôt deux pour rejoindre la capitale sans jouer au chat et à la souris.

Plan A: vélo

Plan B: vélo plus tram-train

L’appellation tram-train est-elle propre à l’Alsace? je ne sais pas. C’est Jean-Marie Bockel qui a eu l’idée de construire un gros tram pour rejoindre Thann depuis Mulhouse.

Son inauguration le 11 décembre 2010 a fait l’objet d’une manifestation de mécontents (déjà!) (voir mon billet )

J’ai pris le B pour aller à mon électrocardiogramme annuel.

Avec le plan B, j’arrive pas en cycliste chez le cardio.

cycliste adepte de l’anarchie joyeuse

J’en profite pour faire un tour au centre-ville.

La grande roue place de la Réunion est déjà en action.

Le passage des Cuveliers est l’astuce cycliste qu’il faut connaître puisque l’avenue du Président Kennedy est partiellement interdite.

Pour tout vous dire, mes déplacements au centre-ville sont erratiques; je suis un cycliste adepte de l’anarchie joyeuse comme Pierre Sansot.

Mulhouse-Rixheim de jour, ça va.

J’en profite pour réviser les changements apportés à la ville.

Le long du quai d’Alger, la population des « gros hamsters » progresse.

Ils sont installés tous les cent mètres sur le gazon et cassent la croûte.

Rejoindre la rue de Bâle

Comment traverser cette jungle de circulation dans les circonvolutions de trois giratoires inextricables!

J’accède à pied à notre passerelle menant à la rue de Bâle en priant.

Puis je dois à nouveau traverser la D66 et me faufiler dans un étroit goulet aménagé pour les vélos, je suis dans la rue de Bâle, ouf!

Rue de Mulhouse à Rixheim, rien de neuf, le cycliste est drossé contre les platanes.

Pour le retour en pleine nuit, ça craint.

Le secrétariat d’un médecin est un va-et-vient générationnel.

Comment va madame votre épouse?

Mais elle est partie l’année dernière…

Ô je suis navrée, toutes mes condoléances!

Mon laisser-passer cardiologique sur le porte-bagage, je saute sur ma bécane souhaitant encore rester un peu chez les bien-portants.

Je quitte Rixheim

Mieux vaut être équipé de son… gilet jaune.

Un fois dans mon tram, 40 minutes et je suis at home.

Le VTT, un loisir ruineux?

Non, je ne vais pas vous parler encore une fois des gilets jaunes.

C’est l’heure de faire l’état des lieux de notre vélo. D’autant que les réparateurs nous attendent les bras ouverts alors que l’activité du vélo-loisir se met en sommeil hivernal.

Serge me l’a dit, jauge à la main, « ta chaîne est usée ».

Et d’ajouter pour me convaincre « t’es à 80%!…. »

Chez moi, j’ai vérifié avec ma jauge VAR…

Oui, c’est vrai le coté +0.075mm de  la jauge entre dans les maillons.

Qu’est-ce que ça veut dire?

Cela signifie que l’allongement d’un maillon du à l’usure dépasse 0,075 mm (7mm pour 100 maillons), allongement jugé excessif selon l’expérience.

Si on insiste, on risque d’user prématurément la cassette de pignons et les plateaux.

Mieux vaut donc ne pas insister, d’autant qu’une chaîne usée admet moins facilement les changements de braquet.

Ayez un petit de livret d’entretien près de vous

Grâce à lui vous pourrez vérifier la périodicité de votre entretien et aussi noter les coûts consacrés à votre vélo.

Combien ça coûte?

Pour mon VTT (qui est réputé plus cher à l’entretien qu’un vélo de route ou de ville), j’ai fait une grande visite en février dernier

  1.  deux pneus
  2. une cassette de pignons
  3. une chaîne
  4. plaquettes avant et arrière

le tout pour 228 euros!

En mars, pas de chance, retour chez le meccano…

  1. remplacement manette dérailleur
  2. deux poignées
  3. roulement direction

le tout pour 142 euros!

En juin, révision amortisseur arrière et changement pédales

  1. révision RP23 160 euros
  2. pédales SPD 40 euros

le tout pour 200 euros!

A venir ce mois, changement de chaîne…

Pour l’heure j’en suis à 570 euros d’entretien pour 2000 km parcourus soit 30 centimes le kilomètre.

Et je ne suis pas un « massacreur de matériel! »

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VTT: haut les mains!

coût d’utilisation d’un vélo de ville

 

Les potins du lundi

Si l’actualité cycliste observe un relatif sommeil avec les premiers froids, en revanche l’agitation sociale prend de l’ampleur à une période inhabituelle de l’année.

A deux mois du prélèvement à la source tant redouté par le gouvernement, à six mois des Européennes, le mouvement dit « des gilets jaunes » interroge.

Une France en recherche de vérité. Si le message du gouvernement est faiblement audible quant à sa politique fiscale, celui des « gilets jaunes » est encore moins convaincant sur un plan au moins: il n’a pas fait céder le pouvoir après deux jours de barrages filtrants aux abords des centres urbains.

J’ai compris le message délivré par le gouvernement pendant ces derniers jours.

En substance celui-ci:

Si le carburant augmente c’est pour limiter notre empreinte écologique, et donc nous devons continuer à augmenter la taxe carbone là où nos prédécesseurs n’ont pas fait assez.

Voila de quoi satisfaire du coté du mouvement écologique qui étrangement se fait très discret dans les médias.

Hulot serait-il parti trop tôt?

Pour ces Français qui manifestent, l’écologie est bien punitive, eux à qui l’on a dit « vivez à l’air pur de la campagne et travaillez à la ville ».

Il reste cependant la seconde partie du plan gouvernemental à développer…

Ce que le gouvernement se garde de dire, c’est qu’il n’a pas encore su résoudre la deuxième partie de l’équation écologique, à savoir comment les Français péri-urbains vont devoir se déplacer pour aller bosser là où il n’y a que la voiture.

Inévitablement, on pouvait donc s’attendre à une réplique des usagers, pour la plupart des péri-urbains appartenant, dit-on, à la classe moyenne-basse ( c’est à dire gagnant entre 1500 et 2000 euros par mois) qui peinent à boucler les fins de mois, aidés en seconde ligne pourrait-on dire par les possesseurs de gros diesel 4×4 survitaminés.

D’autant qu’on laisse entendre que les hausses ne sont pas terminées…

Force est de le reconnaître, la réponse gouvernementale relève de l’imprécation, en substance « débrouillez-vous! »

On nous dit pêle-mêle qu’il faut se séparer de sa vieille voiture, monter des boitiers électroniques pour rouler à l’éthanol, acheter des voitures roulant au GPL, passer à l’électrique,…or toutes ces mesures coûtent de l’argent et sont loin de résoudre notre dépendance.

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Tickets de rationnement gaz-oil de mai 1949. Le gouvernement va t-il délivrer des bons d’essence aux automobilistes qui ne peuvent s’en passer?

Sauf l’éthanol si on cultive des milliers d’hectares de champs produisant du colza.

Sauf l’électricité à condition d’en accepter les contraintes: des batteries au lithium rare et cher produites en Chine et de l’électricité d’origine nucléaire.

Rien de très enthousiasmant en somme!

Le mouvement cycliste, de son coté, ne peut pas grand-chose dans cette foire d’empoigne entre les tenants du tout-voiture et les pouvoirs publics.

Cependant, j’ai de la sympathie pour l’association « Vélo utile » de Saint-Brieuc  et pour sa porte-parole Priscilla Janot dont le slogan est « Essence trop chère ? Changez de pompe ! »

à lire ici

La France émet 0.9% du CO2 mondial (2014)

La France entend donc faire démonstration de sa politique vertueuse en matière de réduction du CO2 de la planète sur le dos des plus pauvres de nos concitoyens quand  la Chine et les États-Unis en sont les premiers contributeurs.

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La France ne cesse d’être encore plus divisée sur le plan social

De gauche à droite, du haut en bas, les vieux, les jeunes,…

Comme des lots de buchettes assemblés avec des élastiques pour apprendre à compter.

De quelle catégorie relevez-vous?

Pas facile à dire depuis que notre pouvoir macronien a décidé de saucissonner les Français selon leur statut, d’un coté les actifs, de l’autre les retraités et toute cette myriade d’assistés plongés dans la précarité et relevant d’allocations diverses.

Mais cette distinction est encore plus insidieuse dès lors qu’elle organise notre espace en territoires.

Ainsi en France, on a coutume à présent d’opposer ceux du monde rural et ceux de la ville.

Quand je parle de la ville, je parle de ceux qui ont tout sous la main et qui par voie de conséquence se plient aux dogmes du libéralisme sans difficultés.

Tout sous la main?

Oui! emploi, écoles, hôpitaux, services sociaux, commerces, police, salles de spectacles et…transports en commun.

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A Thann, la maternité va fermer. Encore un service public en moins!

Et ceux de la France dite périphérique, ceux qui restent dépendant d’un modèle de consommation où la voiture est le vecteur de mobilité d’un espace à l’autre.

Pour un peu, on reprocherait presque à leurs habitants de coûter trop cher aux finances de l’Etat.

Alors on ferme.

Tout ce qui est possible d’être fermé.

D’abord on s’empresse d’achever les derniers filons industriels devenus improductifs, puis on s’attaque aux services.

Hôpitaux, maternités, écoles, ligne ferroviaire et on nous dit « débrouillez-vous! ».

Vu sous ce prisme, on comprend l’aigreur des propos à l’endroit de notre classe dirigeante.

L’affaire du diesel n’est qu’un épiphénomène d’un ras-le-bol généralisé de la France profonde vis à vis d’un modèle qui ne cesse de l’appauvrir.

Tout le monde en est à présent convaincu mais très peu sont capables de l’intellectualiser en dénonçant l’ordolibéralisme qui nous gouverne.

Cet appauvrissement de la conscience politique laisse encore de beaux jours à ceux qui entendent nous gouverner sauf…sauf si ce mouvement de mécontentement venu de nulle part se cristallise pour former un nouveau parti protestataire…

Facebook et la cybermanif

Maintenant c’est l’heure des bilans.

Combien étaient-ils? on a du mal à le dire (selon le syndicat France Police, ils étaient un million)…Là où les gilets jaunes ont marqué un point, bluffant tous les commentateurs et les organisateurs patentés de manifs de République à Bastille, c’est en inventant une cybermanif à l’échelle nationale sans l’aide de personne d’autre que Facebook.

Les partis d’opposition font grise mine, eux qui n’arrivent pas à mobiliser contre le pouvoir en place.

Déclarer sa manif à la préfecture comme y invitait le ministre de l’intérieur pouvait dès lors sembler dérisoire quand tous les ministères numérisent leurs services.

Les gilets jaunes seront-ils capables de rebondir en se structurant ou au contraire ne sont-ils appelés qu’à des actions sporadiques ça et là pour marquer leur mécontentement au fil du temps?

Un parti politique peut-il en émerger? un parti que beaucoup assimileraient au poujadisme des années 50?

On serait tentés de penser que leur force est à la fois leur faiblesse: pour le pouvoir en place, ne pas avoir à qui parler est fort embarrassant.

Dans la sphère économique, on commence à compter les dégâts d’une journée comme celle du 17 novembre. A l’approche des achats de fin d’année, il ne faudrait pas que les gilets jaunes campent trop longtemps sur les giratoires et paralysent des centaines de zones commerciales.

Comme le dit Laurent Bodin dans l’éditorial du journal l’Alsace de ce matin l’exécutif est décidément bien loin de la compréhension et de la considération qu’Emmanuel Macron lui-même appelait de ses vœux mercredi dernier.

On va donc voir dans les prochains jours comment les positions des uns et des autres évoluent.

Aux dernières nouvelles, selon LCI, les gilets jaunes évoquent une grande manifestation à Paris le 24 novembre…

Les giratoires de la contestation

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Les giratoires sont devenus des points stratégiques.

A l’origine, ils sont conçus pour limiter les accidents…puis petit à petit, on les multiplie pour faciliter les accès aux commerces avec sa voiture au détriment du petit commerce en ville.

Construits aux abords de grandes zones commerciales, les giratoires se sont révélés être d’excellents bastions de contestation.

Quand Carrefour finançait lui-même ses giratoires…

Selon les DNA (25/09/2013), l’opération (de Carrefour Mulhouse de l’Ile Napoléon) – estimée à 2.1 millions d’euros HT – est financée par la société immobilière Carrefour (1.1 M €), la société Sogemo (177 000 €) et le conseil général (458 000 €) (source)

Les gilets jaunes l’ont compris, ils ont installé leur PC au centre des ronds.

Point de convergence de nombreux axes, il est très facile de les neutraliser et d’empêcher l’accès aux commerces.

Certaines enseignes chiffrent déjà leur pertes du 17 novembre à 70%.

 

Les gilets jaunes manifestent

 

Ambiance bon enfant ce matin 17 novembre au rond-point de Cernay face à Leclerc.

Un cycliste sympathisant s’est joint à la manifestation.

Si les automobilistes étaient patients et compréhensifs dans leur ensemble, l’un d’eux a quand même voulu marquer son mécontentement en klaxonnant.

Peine perdue, aussitôt un groupe s’est formé devant son véhicule pour le bloquer.

Finalement l’automobiliste a changé d’itinéraire et s’est éclipsé en faisant un doigt d’honneur aux gilets jaunes.

Mon avis:

Je n’ai pas de complaisance particulière à l’égard du mouvement gilets jaunes. Ce sont des gens comme vous et moi qui manifestent. Ils illustrent notre temps. Mais j’observe qu’ils n’ont dans leur démarche qu’une vision consumériste de la société dans laquelle ils vivent. Quand tout tourne autour de la bagnole, fatalement on en dépend fortement. Pour aller au travail, pour aller faire ses courses, pour mener les enfants à l’école, à la danse, aux sports…et pour aller en vacances s’il reste de l’argent. Ce qui est regrettable c’est de voir que l’affadissement du monde politique a définitivement tué notre conscience politique des choses. La seule solution est donc de refonder, de rebâtir notre contrat social autour d’un autre modèle.

Reportage en images de vélomaxou…

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La RN66 déserte ce matin à l’entrée de Vieux-Thann

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La grande surface Leclrec de Cernay est quasiment vide. Perte sèche pour les commerces

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au giratoire de la Croisière de Cernay, les gilets jaunes ont organisé des barrages filtrants pour les quelques usagers de passage

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le mouvement gilets jaunes n’a pas oublié de marquer ses revendication avec des banderoles

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les forces de l’ordre se font discrètes, j’ai compté sur le grand giratoire environ 200 manifestants et 4 à 5 gendarmes

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au petit rond-point de Leclerc Cernay, les ambulances bénéficient d’un passage prioritaire

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un cycliste républicain

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la voiture rouge qui klaxonnait a été bloquée pendant que les autres passent…

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voila qui est clair

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ce grumier s’est joint aux manifestants avec son camion

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Comme la RN66 est vide, j’en profite avec mon vélo. Merci les gilets jaunes. C’est beaucoup plus confortable que le chemin caillouteux parallèle. Si nos élus avaient la bonne idée de faire une piste cyclable ici, on y verrait davantage de cyclistes

Je pars à Bitschwiller…

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Dans la traversée de Thann, une curieuse exposition de grenouillères en réaction à la fermeture annoncée de la maternité.  Encore une mauvaise nouvelle pour la France rurale!

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A l’entrée de Bitschwiller, on a fait du feu. Les slogans sont explicites

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gardons le sourire!

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au marché de Thann, les commerçants ambulants ne sont pas venus, la place est presque déserte

17 novembre, la guerre des territoires

Le 17 novembre, les automobilistes veulent se faire voir en jaune. Seront-ils entendus?

Je ne me pose pas la question de savoir si je porterai un gilet jaune samedi 17 novembre, jour de manifestations diverses contre la hausse des coûts des carburants.

Ce n’est pas après tant et tant d’années militantes pour la défense de causes respectueuses de l’environnement que je vais me mettre à emboîter le pas des manifestants qui veulent que rien ne change, de l’essence pas chère, toujours plus de bagnoles et plus aucun radar sur nos routes meurtrières.

Je l’ai déjà dit, et je l’ai même mis modestement en pratique, nos modes de déplacement, nos modes de vie pèsent sur l’avenir de la planète.

Beaucoup feignent à présent de découvrir cette nouvelle donne, l’énergie est rare et chère.

Elle le sera de plus en plus.

Pas seulement pour se déplacer mais aussi pour se chauffer.

Ce constat posé, il reste la grande responsabilité des hommes politiques.

Eux qui n’ont pas vu venir cette exaspération, eux qui encouragent un modèle de consommation mondialisé, des voyages planétaires de toutes sortes et un étalement à marche forcée de l’urbanisation qui éloigne toujours plus les lieux d’habitat des lieux de travail.

Cette révolution jaune qui s’annonce est celle non seulement des territoires, par opposition aux villes, mais aussi celle d’une population en fracture avec le monde qui gouverne et qui se veut à l’écart des dogmes politiques.

[Un mouvement qui] s’inscrit sur fond d’effondrement des idéologies politiques, et de radicalisation des débats sur les réseaux sociaux. (Francis Brochet, journaliste)

Cette défiance du monde politique par le Français de base est problèmatique car elle s’affranchit de toutes les hiérarchies, obéit aux slogans douteux et haineux véhiculés par le net, nous expose aux pires manœuvres fascisantes.

On ne sait pas vraiment si ce mouvement protestataire va faire « pschitt » ou s’il va trouver de nouveaux souffles dans sa contestation.

Ce 17 novembre, prenez donc votre vélo!

Les potins du lundi

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Macron de retour du front de l’est

Vous avez vu cette brochette de présidents?

Macron excelle dans cet exercice qui consiste à réunir les grands de la planète pour faite la teuf.

Tous n’avaient pas l’air ravi.

Ils étaient prudish.

Ils faisaient plutôt des gueules d’enterrement.

Normal direz-vous pour un onze novembre.

Heureusement, le frichti attendait.

Manquait que Trump perdu dans Paname avec sa Cadillac au pétrole de schiste.

Il a peut-être couru après les femens…ou il a peut-être préféré prendre un bigmac dans son Air Force One…de crainte d’être empoisonné par un château Margaux…Pauvre Mélania! elle serre les dents, la vie ne doit pas être tous les jours facile.

Heureusement qu’elle a fait les grands magasins avec Brigitte; entre meufs, on s’entend bien.

Poutine était toujours aussi gonflé, il doit pas être en bonne santé cet homme là.

Peut-être un mal de dents?

Merkel pensait à ses courses de demain soir à l’Aldi.

Bref, c’était pas la joie.

Ce qui peut nous réjouir en revanche, c’est que notre Manu est revenu entier de son itinérance dans le Grand Est et le Grand Nord.

Un peu cabossé mais entier.

C’est ma tournée…

La tournée de bière des chtis a du lui remonter le moral, le pauvre, il en avait fort besoin.

Reste à trier le linge sale, Brigitte va s’en charger.

La bourde sur Pétain, le permis gratos,…c’est pour Bibi.

La hausse des carburants, c’est pas Bibi.

Les semaines se succèdent et se ressemblent.

L’heure est venue d’affronter les gilets jaunes.

Mon gilet jaune, je le porte déjà.

Pour ne pas me faire accrocher par une bagnole.

Le mouvement citoyen naissant dit « des gilets jaunes » qui doit trouver son point d’orgue le 17 novembre annonce une mobilisation populaire d’ampleur.

Cette  Jacquerie est déconnectée des corps intermédiaires snobés par le pouvoir depuis des mois. On ne pourra donc pas reprocher aux syndicats de téléguider le mouvement.

Inédite la Jacquerie?

Non, on a eu « les gilets rouges » en Bretagne contre l’Ecotaxe.

On ne sait donc pas comment ces manifestations autogérées vont se dérouler, voire perdurer.

La contestation, on la connait, elle vient de cette transition à marche forcée qu’impose la hausse des coûts de l’énergie et à laquelle les Français n’ont pas été préparés.

Manu s’est entraîné avec son voyage mémoriel, le mouvement du 17 novembre va être vite expédié.

Mémoires de guerre

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Prisonnier en 14 dans l’immense camp Sennelager à Paderborn (Westphalie)

14-18 n’a plus de témoins depuis la disparition en 2008 de Lazare Ponticelli, le dernier poilu.

Il reste les écrits, les images, les stigmates, les ouvrages militaires,…

Un siècle plus tard, je ne me suis pas encore résolu à me plonger dans la lecture des lettres de mon grand-père.

Question de pudeur.

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Il me reste un paquet de lettres écrites au crayon de papier de la main de mon grand-père.

Enfant, je me suis longtemps demandé pourquoi mon grand-père avait un creux sur le coté du crane.

Après en lisant sa lettre, j’ai compris.

Aller au charbon

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Loco 231K, la vapeur et le reste dans la traversée de Thann

Aller au charbon, les plus anciens connaissent.

On descendait avec le broc à la cave et on remontait les boulets.

Gamin, on aimait aussi monter sur la passerelle en attendant le passage du train à vapeur.

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On prenait quelques escarbilles sous les paupières et l’on puait la fumée toute la journée.

Aujourd’hui une locomotive Pacifique 231K a traversé Thann avec quelques voyageurs pour se rendre à Wesserling.

Son panache de fumée est venu nous rappeler que rouler au charbon, ça ne devait pas être très bon non plus pour les poumons, à l’époque.

A présent, on a des poisons beaucoup plus sophistiqués puisqu’invisibles.

Faute de goût, la machine était à l’envers, tender devant.

J’en ai été très déçu…et je ne reviendrai pas ce soir pour la voir repasser à l’endroit, je présume.

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Le 11 novembre à six heures

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stèle érigée aux Vaillants du quinze deux au Hartmannswillerkopf.

Un siècle se referme.

La guerre de 14-18 se termine le onze novembre 1918 par la signature de l’armistice à six heures du matin dans le wagon du maréchal Foch à la clairière de Rethondes.

L’Allemagne est vaincue.

En Alsace et en Lorraine, les ouvrages militaires qui témoignent de cette guerre destructrice sont nombreux.

Dans toutes les communes, il reste aussi les monuments aux morts et les longues listes d’une génération décimée.

J’ai une pensée pour ce grand-père enrôlé à 17 ans comme palefrenier voyageant au fond d’une cale de bateau en 1915 avec ses chevaux vers le front de l’Orient et pour cet autre prisonnier au camp Sennelager à Paderborn.

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Dans les plus petits villages de France, on commémore le 11 novembre (Barville 2015)

 

Vous voulez moins d’impôts ? roulez à vélo !

JM-sans-cravate.jpgJean-Marc Jancovici est un écologiste convaincu et convaincant.

Problème: il défend le nucléaire et c’est son défaut majeur vis à vis du mouvement écologiste dans son ensemble.

Moi ça ne me dérange pas. Il suffit de comprendre que se passer du nucléaire n’apporte rien au réchauffement climatique et que le conserver est plutôt favorable.

Il expose dans un texte comment il résout ses questions de mobilité.

Autour de chez lui en banlieue parisienne.

Et plus loin lorsqu’il doit prendre le train.

Il s’est affranchi de la voiture.

Tant mieux!

Ne pas prendre sa voiture dépend souvent d’un choix de vie comme habiter là où on travaille.

Voici son argumentation…

Lire Jean-Marc Jancovici

Faut-il décroître?

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Je m’amuse avec ce sujet qui mobilise de grands économistes.

Il est très compliqué dès lors qu’on sait tous que tous nos paramètres de santé économique reposent sur un dogme, celui de la croissance.

Croire à la décroissance est de nos jours très mal vu.

J’avoue moi-même ne pas être un modèle du genre quand j’achète sous forme compulsive toutes sortes de gadgets électroniques vite abandonnés.

Mais enfin, mes vélos durent plus que de coutume parmi mes confrères.

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Mon vélo quotidien résiste à l’obsolescence programmée. Il va aller manifester avec les gilets jaunes le 17 novembre histoire de montrer l’exemple

Certains alter-mondialistes militent pourtant pour un autre modèle, celui où nos biens se suffisent et ne se déprécient pas.

C’est le sens de cette dénonciation contre l’obsolescence programmée de  nos sociétés modernes qui veut qu’on jette nos objets de consommation jugés irréparables au bout de quelques années.

Machine à laver, grille-pain, montre, téléphones…et vélos, tout y passe…et nos déchetteries croulent sous la charge.

Je ne parle pas de la voiture sans cesse améliorée d’une année à l’autre pour nous donner l’envie d’en changer.

Du coté des politiques, très peu se battent pour la décroissance.

Même pas les communistes qui jadis encourageaient un productivisme forcené comme au temps des soviets!

Les hommes politiques savent que notre seul modèle capitaliste repose sur le développement, c’est à dire la production de biens d’équipement et de consommation procurant emplois et augmentation des richesses.

Les États sont aussi très friands de croissance; sans elle, impossible d’assurer un niveau de chômage bas et des rentrées fiscales conséquentes.

Imaginons que le mouvement des gilets jaunes, hétérogène et apolitique, réussisse son offensive consistant à bloquer le pays, ce dont je doute…

Rapidement, l’État va perdre des rentrées de taxes…et le déficit va donc s’aggraver par voie de conséquence.

Moins d’essence vendue= moins de taxes perçues

Cette équation là ne peut perdurer puisqu’il faudra bien reprendre sa voiture le lendemain.

Le seul qui pourrait tirer son épingle du jeu dans ce jeu absurde serait celui qui, comme moi, ne craint pas de parcourir chaque jour 30 bornes à vélo!

Tous les biens de consommation non vendus par suite du blocage « gilets jaunes »organiseront mathématiquement une baisse de 20% pour l’État correspondant à la TVA des produits courants non vendus.

Mais direz-vous, ces produits non vendus seront vendus le lendemain ou le surlendemain, alors à quoi bon!

Une véritable décroissance devra cependant intervenir un jour ou l’autre lorsque la planète aura fini de piller ses ressources.

Oui, il existe une finitude des ressources sur notre terre malgré les slogans imbéciles qui prônent  le développement durable.

Ce n’est pas vrai, le développement n’est pas durable.

Aucune loi ne le démontre.

Pour organiser une véritable décroissance, il faudrait que les plus riches d’entre-nous économisent euro après euro et les convertissent en or, seule valeur refuge que la banque ne peut faire fructifier.

Seul problème: les plus riches d’entre-nous n’ont aucun intérêt à casser le système économique dont ils profitent.

Grassement!

Défense de circuler

B0, le premier panneau de circulation routière a été celui d’interdire la circulation. Étrange, non!

Le cycliste que je suis s’interroge.

Je n’ai pas toujours les réponses à mes questions, mais penser, dit-on, rend moins idiot.

Pourquoi le peuple de France s’offusque t-il tant face à cette hausse des carburants que tous les experts jugent ni plus ni moins élevée que nos pays voisins?

Selon Macron, taxer le carburant, c’est mieux que taxer le travail

Oui mais pour aller travailler il faut une voiture à beaucoup d’entre-nous…et taxer le carburant, c’est taxer indirectement le salaire et pas le patron.

Au surplus, on nous démontre à présent par A plus B que le litre d’essence n’est pas plus cher qu’il y a 40 ans si on le compare au revenu de l’heure de Smic.

Alors?

Alors ce qui irrite, c’est cette défiance de l’État qui entend restreindre nos capacités à nous déplacer en voiture en nous taxant toujours davantage.

Car, reconnaissons le, au prix du brut de pétrole s’ajoutent des rentrées fiscales vertigineuses; à un point tel que le gouvernement est incapable de modérer sa voracité.

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les taxes sur les carburants représentent à elles-seules plus de la moitié du prix et rapportent près de 30 milliards à l’Etat

En créant un chèque énergie, on va donc tenter de faire taire la contestation en instituant une charge supplémentaire aux autres citoyens puisqu’il n’est pas question de faire payer l’entreprise.

Il y a une injustice à cette fiscalité, on ne le dira jamais assez, elle pénalise ceux pour qui la voiture est la seule façon de se rendre au travail ou de travailler.

Les provinciaux des grandes banlieues qui ont à souffrir des carences du transport public observent ce mouvement des gilets jaunes avec circonspection, beaucoup ne le comprenant pas.

Lorsque le conflit des gilets rouges s’est ouvert en Bretagne contre l’Ecotaxe, les Alsaciens non plus n’ont pas compris, eux qui s’attendaient à voir enfin réduite la pollution de la plaine d’Alsace par les camions.

Reste le covoiturage, la mobylette ou le vélo…

Tous ces palliatifs mériteraient mieux que des encouragements et un grand travail d’explication qui jusqu’alors n’a pas eu lieu et tarde à venir.

La population n’est pas encore mûre pour comprendre la nécessité de restreindre la voiture dans nos usages…d’autant que les alternatives sont loin de convaincre.

 

 

Thur sauvage, méfiance!

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Aujourd’hui, je suis repassé le long de la Thur sauvage et j’ai balisé comme j’ai pu le passage où j’ai manqué de tomber dans la rivière.

La Thur est ici en contrebas et les feuilles mortes occultent l’itinéraire qui tourne à gauche en venant de Cernay.

Mon montage avec les branches mortes mérite une consolidation.

Je retournerai.

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Le sentier de la Thur sauvage est agréable à parcourir à pied, à cheval ou à vélo. Mais les berges sont imprécises au gré des inondations.

Les potins du lundi

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Itinéraire présidentiel commémoratif de 14-18; comment va t-on faire voyager le Président?

Itinérance

C’est le titre des voyages mémoriels que notre Président va entamer pour commémorer les cent ans de la fin du conflit de 14-18.

Une façon comme une autre de découvrir la France profonde en passant cinq jours et quatre nuits le long de la ligne des combats.

Pas seulement la France des tranchées et des blockhaus, mais aussi celle des laissés-pour-compte jusqu’alors inconnus qui galèrent pour boucler les fins de mois.

Cette itinérance n’est pas sans rappeler celle du député Jean Lassalle qui en 2013 avait décidé de boucler un tour de France à pied en réaction au climat de crise politique et économique qui plombe la France.

Si le Président Macron avait choisi de réaliser son périple à vélo, il y aurait ajouté le panache et montré l’exemple à ceux qui n’arrêtent pas de se plaindre de la hausse du coût des carburants.

VAE: les clubs font le dos rond

L’offensive du vélo électrique ne fait pas que des heureux.

Les clubs plutôt que d’y voir une occasion de renouveler leurs troupes font le forcing pour empêcher cette nouvelle population de rejoindre leurs rangs.

Après le ratage du virage VTT par les fédés sportives dans les années 80, c’est le VAE qui devient l’épouvantail des inconditionnels du « vélo muscu ».

On sait ce qu’il va advenir: la création de clubs VAE affiliés au tourisme vert représentés par les QUADs, motos vertes et autres 4×4.

Dans mon Club des Cent Cols, le bétonnage anti-VAE est en marche: pas de possibilité de déroger à la règle qui veut qu’on grimpe en haut des cols à la seule force musculaire.

Laissons donc l’histoire dire qui aura eu raison…

L’eau de Vittel, oui! mais pas pour les habitants

Logo_Vittel.svgNestlé Waters, la filiale de Nestlé qui commercialise l’eau des plus grandes sources françaises est inquiète: la source de Vittel baisse dangereusement.

Alors pour ne pas que la source à l’or bleu se tarisse, on va tout simplement priver les habitants de Vittel de leur eau.

Comment?

En connectant leur réseau à celui d’Attignéville distant de 30 kilomètres.

Pour une petite ville comme Vittel, cela suffira amplement.

Du coté des autorités, on préfère avantager Nestlé Waters, quitte à priver les citoyens de leur propre ressource.

Pour en savoir davantage

Collectivité Territoriale d’Alsace

Pour mémoire, souvenons-nous que la Collectivité Territoriale d’Alsace a déjà été tentée en 2013 et qu’elle a échoué à la suite d’un référendum (voir mon billet d’alors).

En jeu la disparition des deux départements.

Cette Collectivité nous est à nouveau représentée sans que nous soyons consultés.

Cela rappelle étrangement le Référendum de Maastricht, ne trouvez-vous pas?

L’Alsacien de base que je suis ne sait que penser de cette annonce qui vise à redonner à l’Alsace un soupçon d’autonomie après le désastre causé par François Hollande avec la création du Grand Est, ce grand n’importe quoi sans cohérence d’aucune sorte.

La Collectivité Territoriale d’Alsace envisagée rappelle le statut du Reichsland Elsaß-Lothringen du temps de l’empire allemand comme se plait à le rappeler l’historien Benoit Vaillot.

Certes les régions Lorraine et Champagne-Ardenne font à présent grise mine, elles se sentent trompées et on les comprend.

Il faut bien admettre que le raffut des élus alsaciens a porté ses fruits avec neuf députés bas-rhinois et six haut-rhinois, le Grand Est du président Rottner peinait à convaincre en haut lieu.

Ce système de yoyo de l’Etat avec nos institutions territoriales ne manque pas d’inquiéter.

Pourtant nos territoires ne sont pas des jeux avec lesquels Paris peut jouer à sa guise sans l’avis des populations.

On va donc attendre de voir comment les choses vont évoluer…et comment cet attelage Grand Est-Alsace va fonctionner sur le plan institutionnel.

Les potins du lundi

 

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Sergent Major

Potiner.

Verbe du premier groupe.

Vient de potin.

Les micro-bulles d’encre

L’exercice qui consiste à potiner est parfois tout aussi difficile que celui de pédaler.

Alors je réfléchis. Puis j’écris en m’appliquant, en veillant à mon vocabulaire, à la construction de mes phrases, à mon style.

Respecter son lecteur me guide.

Je tente de résister à cet avilissement de la langue dont on voudrait faire un passe-partout en abolissant par exemple le participe passé. Je suis chaque jour comme cet élève qui tente les pleins et les déliés avec sa plume Sergent Major qui gratte le papier, l’écorche et projette des micro-bulles d’encre là où on ne veut pas.

Maintenant que la pluie est revenue en Alsace, après une absence de quatre mois, nous allons pouvoir bichonner nos vélos dans le garage.

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Le Molkenrain dimanche 28 octobre, la neige a fait son apparition et l’aubergiste a eu fort à faire pour acheminer sa clientèle avec son 4×4 depuis le col du Herrenfluh. L’auberge fermera en principe le 11 novembre

Un grand rouleur s’honorait cette semaine d’avoir bouclé ses 20.000 kilomètres à vélo.

Au cours des 10 premiers mois de cette année seulement!

Il a donc encore des chances d’en engranger 2 à 3000 de plus d’ici le 31 décembre.

Son truc à lui, c’est de bouffer des kilomètres et d’en tirer des moyennes.

Pourquoi pas!

Un jour, le poids des ans va l’atteindre comme tout le monde et il devra battre en retraite, aborder une relative décroissance.

Sauf Robert Marchand!

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A 106 ans, Robert Marchand fait le show en salle sur un vélo grâce à l’insistance de ses fans.

Il est devenu une bête de foire. Malgré lui? je ne sais pas…

Souhaitons-lui qu’un drame ne vienne pas clore le spectacle prématurément.

Tous mes autres confrères, l’âge venant, se retirent un à un sur la pointe des  pieds lorsqu’ils sentent ne plus être « dans le coup ».

Car le sport ne fait pas que du bien, il use aussi prématurément les articulations et irrite le système respiratoire gorgé de nombreux polluants.

Il est vrai que pour affronter la route aujourd’hui, il faut être rompu à tous les incivismes, comprendre que le danger est partout et que le plus sournois peut survenir par l’arrière sans qu’on s’y attende.

On a cru pendant un temps que le VTT allait nous mettre à l’abri de la route mais voici que les chasseurs se mettent à leur tour à nous flinguer!

En otages, les profs!

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Comment braquer son prof (image Facebook)

En parlant de flingue, quelle n’est pas notre surprise de voir cet élève qui braque sa prof en direct sur Facebook.

On a longtemps laissé croire que l’école était un sanctuaire, un monde à part à l’abri des violences urbaines, garant de l’apprentissage des savoirs, du respect de l’autre.

Que nenni!

C’est devenu le champ clos de petites frappes et de trafics en tous genres et le défouloir d’une jeunesse en déshérence.

En otages, les profs!

Désacralisée, déqualifiée, déconsidérée, vilipendée, la profession ne recrute plus.

Aller faire l’école la peur au ventre, c’est devenu le lot de nombreux enseignantEs.

Les yaka-faukon ont tous leurs solutions, jusqu’au ministre Castaner qui y verrait bien des policiers.

Y’a le feu au lac, il est temps de se barrer.

 

Haro sur le gasoil

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Les réseaux sociaux s’enflamment.

La hausse des carburants va t-elle paralyser le pays?

On a connu les barrages de routiers, d’agriculteurs, d’ambulanciers, des cheminots, de l’EDF, …des gonfleurs d’hélices

A présent, ce sont les automobilistes eux-mêmes qui veulent bloquer.

En cause la hausse du gasoil.

Notre génération semble se satisfaire de slogans simplistes comme ceux de Leclerc qui « crie halte à la vie chère ».

En criant à plusieurs, va t-on enrayer le modèle politique qui fait pression sur le pouvoir d’achat en se parant de vertus écologiques?

Est-il cher le gasoil, d’abord?

A Mulhouse, on le trouve à Leclerc à 1.509 le litre ce matin…et à Neuenburg (chez nos voisins allemands) à 1.469 soit seulement 4 centimes moins cher.

Difficile de dire que la hausse en France est plus élevée que chez nos voisins.

Est-ce que la hausse est inédite?

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D’après le site Zagaz, la hausse du gasoil a déjà été élevée dans le passé en 2008, en 2012, sans toutefois jamais atteindre le seuil de 2018.

Ce qui est nouveau, c’est la déconnexion avec le prix du brut.

Délibérément le gouvernement choisi de peser sur le diesel qui est accusé de polluer gravement l’atmosphère…ce qui est vrai.

Pour l’État, se gaver de taxes pétrolières est une bonne affaire.

C’est ce que Ségolène Royal nomme l’écologie punitive.

C’est se donner une image écolo à bon compte.

Dos au mur, les possesseurs de diesel n’ont pas d’alternatives dès lors qu’ils n’ont que la voiture pour se rendre au travail ou pour travailler comme par exemple les artisans et les possesseurs de camionnettes.

L’affaire va t-elle tourner au vinaigre?

Attendons de voir…

Les véhicules ne peuvent que se déprécier à la revente.

Difficile donc pour les utilisateurs de se défaire de leur voiture sans être spoliés.

Alors quelles sont les solutions?

Les solutions sont tellement indicibles que personne n’ose en parler.

Il s’agit de mettre en cause notre mode de développement et le pillage des ressources de la planète qui fait courir l’humanité à sa perte.

Moins de déplacements, plus de proximité.

C’est à dire tout le contraire de ce qu’on a fait au fil du temps.

Je ne vais pas développer, d’autres s’en chargent avec beaucoup de talent.

Thann, ville à risques Seveso

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Les panneaux viennent d’être posés à Thann bien qu’ils mentionnent août 2017. Il y a un peu de retard à l’allumage.

Thann et sa périphérie sont des zones à risques chimiques, autrement dit des zones « Seveso » du nom de la ville de Seveso où une catastrophe écologique et sanitaire s’est produite en juillet 1976, dans le nord de l’Italie. Un nuage d’herbicide contenant des produits toxiques s’échappe d’une usine chimique, et contamine les alentours, provoquant à la fois des hospitalisations pour les enfants des communes voisines, dont celle de Seveso, et la mort de plusieurs dizaines de milliers de têtes de bétails.(Wiki)

C’est en 1982 que naissent une série de directives afin de prévenir tout risque d’accident majeur sur un site industriel présentant un risque potentiel.

Pourquoi un risque Seveso à Thann?

usine chimique à Thann

Parce qu’il y existe des usines chimiques communément appelées par les riverains « les chimiques » à savoir les usines « Cristal » et « PPC » qui en cas d’avaries peuvent recracher dans l’air quelques joyeusetés comme du chlore, du brome,…et d’autres vapeurs toxiques et inflammables.

En novembre 2017, il y a eu à Thann un exercice de confinement très peu suivi par la population qui ne savait manifestement pas la conduite à tenir face à pareil évènement.

Avec ces panneaux, on sait un peu plus à quoi s’en tenir.

Comme par exemple de ne pas faire le badaud!

Toute la question étant de savoir à partir de quand on fait le badaud dans une situation à risque…