Ne pas se prendre la tête avec des trucs difficiles. Aujourd’hui balade dominicale classique. Ou basique. C’est selon.
Je me retrouve souvent dans ce triangle des Bermudes, Buethwiller-Gildwiller-Ammertzwiller, dans lequel je me perds en tentant d’éviter la voie rapide.
La montagne était confinée, toute seule. Elle a retrouvé ses touristes aujourd’hui. Le public habituel, motards en nombre, quelques coureurs automobiles aux turbos rugissants et des marcheurs à chiens le long de la crête.
Quand j’aborde le col Amic par Goldbach. J’ai trois options pour continuer. Soit Wuenheim, soit Uffholtz, soit le Grand Ballon.
Je l’aurai fait au moins une fois dans l’année écourtée par le confinement. Pas mal pour une reprise.C’est du vélo de ouf comme je n’en ferai plus, un jour.
En fonction de ma forme, de ma motivation, jusqu’au dernier moment j’hésiterai.
Il y avait deux cyclistes à la pause du col Amic, le déclic s’est produit: j’ai fait le kéké qui tourne à gauche en saluant de la main droite sans m’arrêter.
Montée à Goldbach
Voila, vous savez tout de l’ego du cycliste qui décide son parcours sur un coup de dé.
Montée au Grand Ballon
C’est vrai qu’après, je l’ai regretté, car j’avais pris l’option la plus difficile…et les deux types m’ont emboité la roue.
Je les entendais discuter derrière moi quand l’un d’eux s’est mis à tousser « comme une bête » (je ne sais d’ailleurs pas quelle bête tousse ainsi?).
Alors je me suis écarté car je craignais qu’il soit atteint du corona…prétexte fallacieux qui m’a permis de « lever le pied ».
Ensuite, comme vous le devinez, j’ai raclé « les fonds de tiroir » pour finir la grimpée. Surtout après l’auberge de la famille Bronner où la pente reste soutenue et où on se fait « rafaler ».
Rien à boire pour les motards, tout est fermé.
Toutes les enseignes sont fermées au Grand Ballon, les étals de Riche sont vides. Mais les randonneurs sont là, en voitures, en motos et…trois cyclistes avec moi.
Riche est toujours ferméEntre Haag et Markstein Vallée de la ThurLe Treh
J’ai pris le Markstein, en grelottant. Même que le guidon tremblait tout seul!
Le Treh
Les 17 km de descente à Kruth m’ont achevé. Je suis allé voir le petit lac rempli à raz bord. On ne peut accéder à la digue en travaux, tous les accès sont fermés. Impossible de faire le tour.
Kruth en eauLe petit barrage de Kruth est en service
Retour à Thann, un peu groggy en mode hibernation. Il n’y avait que les gros 40 tonnes pour me réveiller.
On ne pouvait pas rater un jour comme celui-là, le dernier du confinement.
D’autant que le temps était radieux et que demain s’annonce mauvais. J’ai donc pris mon routier qui n’avait pas vu le jour depuis le 14 mars dernier.
Habillé en « civil », l’air de ne pas y croire, j’ai commencé par attaquer plusieurs fois Leimbach par les deux cotés et quand j’ai été chaud, je suis allé « faire » les grandes lignes droites de Thann et Vieux Thann. La RN66 et la route d’Aspach.
J’ai « mangé tout mon forfait temps » jusqu’à la fin. J’en voulais pour mes sous.
La tricherie est toujours possible. Il suffit de renouveler l’attestation au bout de l’heure. Mais on finit par se lasser.
Maintenant nous allons pouvoir reprendre la route qui s’est arrêtée pour moi le 14 mars avec 917 km au compteur…et 300 km de VTT…et 260 km de jogging. Le jogging a été pour moi une porte de sortie intéressante en remplacement du vélo. J’avais commencé la natation profitant du bassin tout près de chez moi et la semaine suivante elle fermait du fait du confinement. On ne sait pas quand les piscines pourront ré-ouvrir…
Je ne sais pas combien de temps encore nous allons devoir accepter cette mise en demeure. Nous verrons approcher le 11 mai avec appréhension car il n’est pas certain que les oisifs que nous sommes échapperont à quelques recommandations supplémentaires de ne pas se promener là où bon nous semble.
Nous sommes devenus la variable d’ajustement, ceux qu’on pourra continuer à confiner. Par précaution si les calculs des experts s’avèrent erronés.
Je lis ce matin qu’il est possible qu’on déconfine, qu’on reconfine, qu’on redéconfine au fil du temps…jusqu’à la découverte d’un vaccin.
Les rétifs à la vaccination feront alors grise mine.
Finalement s’il s’agit de vivre en mode alternatif, un certain nombre préfèreront choisir de mettre un point final à l’expérimentation.
Aujourd’hui, tourisme à vélo. Je suis retourné dans mon ancien fief mulhousien.
Insolite, une robe de mariée pendue au bout d’une fourche (Battenheim) j’ai pas tout compris, pour en savoir plus c’est là
A Soultz, j’ai pris Raedersheim, puis Reguisheim et je suis revenu vers la grande métropole du Haut-Rhin.
La patatoïde du jour
Le long du canal de Dannemarie toujours très prisé, j’ai obliqué vers Didenheim, Morschwiller, puis Burnhaupt.
J’en avais un peu marre à la fin.
Mon fils me le dit « pourquoi tu te fais mal? » La finalité du sport est-elle de se faire du mal? C’est un mal « gentil » si l’on s’y discipline. Et la sensation de bien-être vient après lorsque la fatigue vous rend stone devant l’écran.
C’était un jour de vélo facile. Presque tout plat sans vent rebutant. Il manquait juste le soleil.
Il ne devait pas pleuvoir cet après-midi. Mais à Rougemont, j’ai vu foncer sur moi un gros coronimbus qui m’a poursuivi jusqu’à Sentheim. On quitte pas le Haut-Rhin impunément.
La vierge et l’enfant de Notre Dame du Chêne. Un rai de lumière inattendu.
J’ai sauté sur la bécane fissa quand j’ai appris qu’on allait devoir affronter une nouvelle fois une tempête de vent cet après-midi.
Je n’étais pas seul, j’ai croisé des cyclos par dizaines qui ne voulaient pas sacrifier la sortie dominicale.
Dix-sept degrés au compteur!
« y’a plus d’saisons mon bon monsieur! »
Je n’avais rien à raconter sur un itinéraire ô combien conventionnel. Alors je me suis arrêté à Notre Dame du Chêne, ce lieu de piété entre Burnhaupt et Heimsbrunn aussi dénommé le Ramahaye.
Le 6 juin 1982, des vandales volent la statue. Elle ne sera jamais retrouvée. L’actuelle statue date de 1983. Elle est due au sculpteur André Bosshart.
Les ex-voto à coté de la chapelle sont émouvants. Moi qui suis incroyant, je les respecte car ils témoignent de parcours spirituels faisant suite souvent à des moments douloureux de la vie de ceux qui laissent un témoignage de grâce ou de remerciement.
Puis j’ai repris ma route.
un parcours de santé conventionnel ce matin avant la tempête annoncée avec tambours et trompettes dans les lucarnes.Le devoir de précaution devient aussi prégnant que le devoir de mémoire.
A Staff, j’ai pris le Sahel Vert. C’est goudronné mais avec du rab de macadam. Comme tout ce qu’on fait maintenant lorsqu’il faut racler les fonds de tiroir.
Pas roulant du tout. Surtout en direction de Richwiller jusqu’aux étangs de Seeboden.
Et je continue par la route apaisée jusqu’à Lutterbach. La route apaisée est trépignante pour les vélos. Faire pipi avant!
Je grimpe sur la passerelle de la N66 et à Reiningue: Burnhaupt.
Quand je quitte Sentheim, je me retourne au bois des manouches et la vue sur la vallée de la Doller est toujours belle.
Auparavant, j’ai commencé par Rammersmatt. Deux grands gaillards m’ont doublé en sprintant dans la montée. Le deuxième a eu le temps de me dire « b’jour » les dents serrées.
Le puits fontaine de Guevenatten a longtemps servi aux villageois et au bétail. C’est une source qui affleure le sol et protégée par une arche ressemblant à un fournil de boulanger
Je me suis enfin arrêté au Bachofa Brennla, le puits fontaine de Guevenatten. J’ai m^me fait mieux en descendant jusqu’en bas de la vallée dans un chemin de champs. N’ayant rien trouvé, je suis revenu sur mes pas…pour trouver le puits fontaine au coin d’un jardin.
Vélo couvert de boue.
J’ai terminé par Dannemarie puis retour par Burnhaupt.
Les averses se succèdent. Je m’habille en cycliste. Et je pars en courant entre deux grains.
3km/22 minutes dans le quartier.
J’ai fait deux courts segments marchés (km1.8 et km 2.19) qu’on voit très bien au cardiographe et pourtant je rentre malgré tout « nettoyé ». Je ne sais pas quel est le vocabulaire de la discipline en pareille situation. Oui, pas de doute, je suis un amateur de la course à pied. J’ai en partie l’explication de cette fatigue: quand je cours j’ai le cardio à 160 en permanence…ce qui équivaut sur mon vélo à grimper une pente sévère.
Est-ce que je « roule » trop vite à pied? Je m’interroge…quelle est la bonne vitesse à adopter pour débuter?
bleu vitesse-rouge rythme cardiaque
Il me faudrait une montre cardio pour contrôler en route…encore une merdouille en perspective, comme dirait qui vous savez.
J’ai préféré partir le matin en prévision de la tempête Ciara annoncée en Alsace.
D’abord la montée à Geishouse qui est vraiment casse-pattes entre le km2 et 3 avec ses 9-10%. C’est démoralisant. Quand on aperçoit le village, c’est réconfortant.
Après le col de Geishouse Höh, je dévale par Meerbaechel et à Saint-Amarin j’ai pris Kruth pour ne pas rentrer trop tôt.
Outre le VTT, marcheur autour du lac je le suis aussi.
Ce matin j’ai tenté le footing. Le circuit mesure 4,400 km. Pour un amateur comme moi c’est bien assez. Je croise tellement de gens faisant leur footing que j’ai voulu essayer afin de comparer.
Ne pas se tromper: courir demande beaucoup d’énergie et de la méthode. Traîner un handicap de poids n’arrange rien!
Runkeeper, l’appli enregistre votre trace et vos performances
En courant, on monte vite en température ce qui évite de prendre froid. J’ai tenté d’éviter le footing fractionné en adoptant une petite foulée.
Pas facile d’adapter son rythme. J’ai du marcher cinq fois sur le parcours. Enchaîner un footing de 4 km sans s’arrêter, je n’y arrive pas encore. Le tour du lac est sympa et on a droit à trois types de sols: du spongieux, du tarmac et du chemin caillouteux…je ne sais pas dire lequel est préférable.
Travailler ses foulées. C’est un vrai exercice corporel que de courir et j’avoue avoir le sentiment d’être un peu cagneux, de manquer de souplesse. J’admire peu le paysage, trop appliqué à conduire ma carcasse et à éviter de m’aplatir de tout mon long.
Le long de la digue, je courais sur l’ombre du mur, comptant les foulées entre deux créneaux.
J’avais dans mon Camelbag l’application Runkeeper qui parlait mais je ne distinguais les infos…il faudra que j’améliore le dispositif.
A l’arrivée, piètre satisfaction, 7 km/h. A peine le double qu’en marchant. Les coureurs préfèrent compter en min/km, ce qui me fait 8:34 au km
Et le cœur?
Avec un cardio moyen de 142, il est clair que l’exercice sollicite davantage le muscle cardiaque comparablement à un circuit route à vélo. On est plus proche à VTT.
Les cyclos du coin apprécient monter à Osenbach. Les plus endurcis poursuivent vers le Firstplan ou vers Gueberschwihr.
Mon plan est moins entreprenant. Je redescends à Wintzfelden, puis je prends le Bannstein. Dans la montée du Bannstein, je m’arrête au panneau du col. Un camion vient de me dépasser dans un nuage de fumée noire. Je suffoque. Je bloque ma respiration du mieux que je peux…et j’attends que le nuage se dissipe.
bande cyclable à Buhr, un vrai billard
Bien assez pour aujourd’hui. 15°C un 16 janvier, c’est remarquable, au point que j’avais mis le corsaire.
Rien à cacher, j’ai manqué de ressource pour affronter ce premier col de l’année. Je l’ai grimpé mais en « raclant les fonds de tiroir ». Comme vous l’imaginez, c’est désagréable de consommer tous ses pignons par cette face de Bourbach pourtant réputée la plus facile.
Comme je fais un régime à basses calories, il est clair que je frôle l’hypo. J’ai pris deux sucres pendant la montée. 6gr, 24 kcal
L’essentiel, c’est de l’avoir fait!
Ouah!
Je me suis trainé au retour jusqu’à Cernay pour ne pas avoir un kilométrage ridicule.
La fierté du cycliste, quelle connerie! On est tous pareils.
Ne nous embarrassons-pas pour un titre qui ne vient pas. Ce sera samedi 11 janvier. En janvier beaucoup hibernent mais force est de reconnaître que ce mois de janvier dans le Grand Est(les Alsaciens sont majoritaires à refuser le Grand Est) en Alsace est particulièrement clément. On roule sans crainte avec huit degrés sans passe-montagne et sans sur-chaussures. Trois couches suffisent. Avec un vent de 3 km/h qui hésite à prendre son chemin dans la plaine, nous sommes tranquilles.
Mentalement, j’allonge mes points de virage pour avoir un compte rond à l’arrivée qui fera tout juste 50 km. Mon contentement est là.
Le temps était presque printanier avec 10°C. Le petit raidard du vignoble de Hartmannswiller jusqu’à la coopérative, puis la montée au Gros Chêne et descente à Thierenbach.
Le retour par Wittelsheim et Reiningue un peu monotone.
J’ai pris la route pour la première fois cette année. Une température de cinq à sept degrés et vent d’est désagréable. Ce soir, je suis naze. J’ai un handicap certain avec ma main droite qui m’empêche de freiner avec force. Il me faudrait des freins électriques.
Buethwiller-Traubach, une route sympa pour les vélosJ’ai commencé par grimper Roderen-Bourbach, l’Annapurna pour un cinq janvier!
Pas question de faire le tour du lac de Constance à pied! Et pour cause, il mesure 273 km de circonférence.
Mais le tour de la presqu’île de Reichenau est vraiment un bon plan pour découvrir une des facettes de ce lac majestueux appelé aussi Bodensee. Situé aux confins de l’Autriche, de l’Allemagne et de la Suisse, le caractère trinational du lac en fait un site remarquable et très prisé.
La presqu’île de Reichenau est réputée pour ses cultures maraîchères de fruits et de légumes. Elle fait partie de la zone allemande, ainsi que la ville de Constance pourtant située sur la zone méridionale du lac.
Parcourir Reichenau à pied est un vrai bonheur. On chemine le long du lac et parfois à travers des zones privées où seuls les piétons sont autorisés. C’est facile, c’est tout plat et le paysage est changeant et agréable.
En pleine saison touristique, les hébergements et les commerces de bouche sont nombreux.
La veille du jour de l’an, un parcours exotique pour fêter le dernier jour de l’année
le tour pédestre de la presqu’île fait 11kmLe Hochwart, seul point haut de l’île culmine à 43 mètres au-dessus du rivage avec à son sommet un musée avec murs en écailles de bois et un petit toit en forme de tour de contrôle (km 5.9 du parcours)serre de saladesdes arbres centenaires qui poussent au bord de l’eaul’écorce très particulière fait penser au peuplier noir (à confirmer)un sanctuaire ornithologique on hésite parfois à prendre des itinéraires privésdes passages privés, descendre du vélo et chiens en laissedes passages étroits Magasin bio sans caissière. chacun calcule sa note et dépose l’argent dans la caisse. Impensable en Franceet pourtant rien ne dépasse!…signalétique piétonsarrivée à l’embarquadère de Palmenetteren cette saison le trafic est interrompuPalmenetter, le portsanitaire public et gratuit
C’est presque rétro une image en noir et blanc. On oublie souvent que le noir et blanc a rythmé nos images d’enfance et d’adolescence.
Y revenir nous plonge dans un univers poétique. Je n’ai pas fait de miracle aujourd’hui avec ma reprise vélo. J’ai tardé pour reprendre la selle, ce sont les aléas des coups de froid ou des coups de « moins bien ». J’en deviens frileux, la peur de rechuter? oui certainement.
Je grimpe Michelbach avec un braquet manifestement trop grand comme pour me rassurer…je me ravise à mi-pente, il faudra encore remettre des pignons tant la pendule grimpe vite dans les tours.
Pas de mauvaise blague!
Quand je vois poindre la courbe au bout du bois, j’emprunte le chemin à gauche.
Pause!
Je suis raide comme un passe-lacet. Je zigzague entre les flaques et je rentre, étouffé sous les couches de vêtements.
Belle mobilisation à Mulhouse contre la réforme annoncée de nos retraites.
Reconnaissons-le, la CGT s’impose et règle le ballet d’une main de maître. La police devant se charge de la circulation. Tout est parfaitement orchestré.
On parle de 2500 participants. Bonne ambiance et de nombreux corps de métiers représentés. Sans parler des anonymes, comme moi, qui n’avaient pas de banderoles mais qui tenaient à afficher leur solidarité contre les mauvais coups que nous préparent le pouvoir.
Près de moi un ingénieur en retraite de l’industrie textile. « J’ai manifesté deux fois en vingt ans ». « Aujourd’hui, c’est la deuxième fois ». « Avec Sarkozy, on a déjà donné, avec Hollande aussi et voila que ça recommence » me disait-il. Puis il ajoute « Surtout que moi avec Macron, je subis déjà la hausse de la CSG et je paie la taxe d’habitation plein pot!… »
Thann-MulhouseMulhouse-Thann
J’avais pris le VTT pour revêtir une tenue civile plus apte au défilé.
Avec mes grosses pompes de montagne, je pouvais marcher pendant plusieurs heures, même avec mes semelles ferrées qui faisaient penser à un cheval.
Aller 22km avec moins trois degrés.
Retour 23.8 km avec 1°C. Je me suis un peu trompé en quittant Mulhouse ce soir, j’ai longé la gare du nord pour aller à Lutterbach, puis j’ai repris Pfastatt et Wittelsheim.
Le long de la Thur est un peu sinistre de nuit. Je suis arrivé liquéfié avec toutes mes couches anti-froid sur le dos.
Quelques images de cette belle journée populaire et solidaire sur ce lien…
A l’entrée du chemin du Langholtz, j’entame le retour de la balade. Nulle âme en vue.
Nous entrons dans les temps courts. Ceux qui ne permettent pas de s’attarder en chemin avant la nuit tombée.
Alors je rôde autour de chez moi. C’est tout l’intérêt du VTT, pouvoir rôder. Errer. Les champs sont encore occupés. Il faut couper les maïs, extraire les betteraves. Et dans les bois, les engins s’affairent à sortir les grumes.
Les étangs des sablières sont au plus bas. Les oiseaux se réfugient sur les ilots.
Le Thanner-Hubel, c’est la montagne des Thannois comme son nom l’indique avec son sommet à 1104m. Je vois la neige tombée pendant la nuit depuis chez moi. Alors j’y grimpe, rien que pour voir la neige. Aujourd’hui, c’est dans la brume que je progresserai. Dommage.
400mètres de dénivelée, plutôt 500 selon moiNous étions trois au départ du Hundsruck. Les deux grands gaillards devant moi me montrent la voie. Je ne les reverrai plus ensuite. 30% de pente au départ, ça calme! le sentier de droite devant l’auberge est condamné par les bûcheronsJ’avais prévu le froid en haut car il ne faisait que deux degrés au colA la ferme-auberge j’attaque la pente qui mène à la table d’orientationle refuge du ski-club au pied des remontées, nulle âmeJ’ai vaincu mon AnnapurnaVieux-Thann? c’est par làSeuls les pas de mes deux marcheurs indiquent le passage Après la fontaine, je distingue le ski-club du Rossberg dans la brumeaucun randonneur rencontréJ’ai posé les bâtons et le sac à la manière de Pierre Brunnerpuis je suis redescendu sur le plancher des vachesquand j’ai commencé à faire tinter mes bâtons, le petit veau est vite rentré chez lui de l’autre coté de la clôtureLà-bas Bourbach-le-Haut
Avant de partir
Cette rando là est celle d’un marcheur amateur qui marche seul. Donc vous devez compter sur vous. On peut se perdre dans les Vosges. Ce qui veut dire qu’il faut partir en sécurité en moyenne montagne quand le temps est dégradé. Sur la crête je me suis fait « rafalé » et c’est parfois inquiétant d’entendre le vent siffler et de se sentir bousculé. Il faut donc être correctement habillé, porter de bonnes chaussures, pas des baskets, des gants étanches, une capuche et une casquette ou un bonnet. Avoir au moins une carte et sa boussole, mieux un GPS qui dans le brouillard vous indique où vous êtes et un téléphone si vous tombez et si vous ne pouvez plus marcher. Avoir un en-cas même si votre rando n’excède pas trois heures et de l’eau.
Je vais te le planter le bâton, moi
C’est la première fois que j’utilisais mes bâtons. Un modèle d’entrée de gamme de chez Décathlon. Est-ce utile? Je n’en avais aucune expérience.
Alors oui, c’est utile, je peux le dire…mais cela demande de l’apprentissage.
D’abord régler la longueur. Plus court en montée (105cm) et plus long en descente (115cm), ça dépend de votre taille. Les bâtons vous aident à aborder la pente et les sols rocheux surtout lorsqu’ils sont glissants. Vous pouvez prendre appui dessus et éviter de déraper ou glisser et en plus vous répartissez l’effort musculaire entre les cuisses et les épaules.
Quand vous êtes sur le plat, naturellement, les bâtons vous accompagnent, pic droit, jambe gauche et pic gauche, jambe droite. Mettez les dragonnes autour du poignet comme pour un bâton de ski.
Dans les descentes prononcées, vous contrôlez votre vitesse en plantant d’avance devant vous tout en limitant la fatigue musculaire de la jambe.
Si vous marchez moyennement vite comme moi, vous ferez les 8km en deux heures.
La route est sèche. Le temps n’est pas à la pluie, mais il fait frais 10° et 8° seulement au retour.
Je longe les collines jusqu’à Guebwiller. (Wattwiller)Le parcours du jour fait 66km et 500m. C’est un classique du genre pour retraité entraîné. Les coursiers se marreront.
La Voie Verte qu’on prend face à l’hôpital est à peu prêt réussie et elle nous conduit jusqu’à Buhl. Elle permet d’éviter cette affreuse rue Théodore Deck.
A Buhl, je prends la rue de la Liberté, ce n’est pas le meilleur plan car il y a un raidart en plus pour atteindre la route de Soultzmatt.
La descente sur Soultzmatt est glaciale. Je ne m’attarde pas au col
A Bollwiller, je prends Staff. La traversée de la Voie Verte à Cernay est infernale avec les familles qui ne contrôlent ni les chiens ni les enfants. La crainte est de renverser quelqu’un. Je sonne plusieurs fois et très peu de résultat, jusqu’à m’arrêter. On est samedi, c’est donc normal.
Je m’arrête.
La vieille dame semble ne plus pouvoir marcher avec son déambulateur…Elle me montre du doigt son immeuble de l’autre coté de la passerelle derrière l’Espace Grün.
Je commence par la punition. Je sors de chez moi et je grimpe le Hundsrück par le Steinby. Faut pas croire, je rame. Même en connaissant la particularité des lieux, je peine à monter ma carcasse en haut. D’abord atteindre la première courbe. La pente croît jusqu’à 10%. Je surveille le cardio comme le lait sur le feu. Pas plus de 160 puls. Avec mon 33/32 je gère comme je peux.
D’abord atteindre la première courbe.
Puis quand les courbes arrivent, je me repose, si on peut dire…et j’attends la cabane du Plan Diebold…
Rebelote avec le dernière rampe vicieuse car elle est comme un tremplin de ski en courbure croissante.
C’est quand on aperçoit la Fourmi qu’on est sauvé. Pas sauvé des eaux car je me prends un bon grain sur la tronche en arrivant.
Pas sauvé des eaux car je me prends un bon grain sur la tronche en arrivant.
Le Schirm? oui je l’ajoute pour ne pas être trop court sur le retour surtout qu’un coin de ciel bleu se dérobe à l’horizon.
Une accalmie sur Masevaux au loinLa cascade du Grundbaechle avant Bourbach-le-Haut50 minutes pour accoucher à Mulhouse. Sans embouteillage!On refait la passerelle. Les cyclistes dehors. Aucune protection. Pourtant un clignotant orange serait indiqué.
J’me marre en écrivant « douce France » pour titre de ma sortie du jour. Si l’on veut se comporter en sportif accompli qui profite de son vélo par cette chaude journée d’octobre, alors oui la France est douce.
Sur le plan social, c’est tout autre, la France est conflictuelle et tous les corps de métier vitupèrent.Il ne manquerait plus que les Gilets Jaunes reviennent à la surface et le bazar pourrait reprendre jusqu’au 2 décembre.
Remarquez, moi, ça m’arrange. Je préfère la France qui rouspète à la France endormie.
Didenheim, un beau parcours cyclable quand soudain… La même image un peu zoomée.Va t-on attendre l’accident de cycliste à la tombée de la nuit?
D’ailleurs cette nuit, moi qui suis insomniaque, je vais encore être volé d’une heure. Et la télé! avec son micro-trottoir qui sonde la bas monde « oh ben oui alors, je vais dormir une heure de plus » .
Cette petite route là est délicieuse à vélo. Oui j’ai vérifié, elle est interdite aux voitures. J’en ai croisé trois. Des ayants droits, sans doute.
J’ai croisé des grognards à vélo. Paul s’arrête le long d’une haie à l’usine de patates. Je fais demi-tour. –
Tout seul?…
Ils ont tous la grippe…et moi aussi un peu. Normal je rentre de Turquie, alors la clim de l’avion…
Moi, c’est l’arthrose. Partout. Les doigts, les pieds, les genoux…hiboux, choux, cailloux…
C’est pas bientôt fini! gueule l’autre derrière sa haie
Vous zavez k’a v’nir, on s’ra trois…lui répond Paul
J’arrive pas à entendre Scènes de ménages…c’est pour ça et la porte-fenêtre se referme
Il reste un peu d’eau pour les poissons, j’imagineune digue intermédiaire en construction construite avec le fond glaiseux vue sur la digue principale dont des fissures superficielles doivent être colmatéesla fameuse chute d’eaula Thur à KruthVue en chemin sur les hauteurs avant Saint-Amarin
Quand je me penche sur ma feuille blanche à l’écran, il y est écrit « ajout de titre »…alors aujourd’hui, j’écris « ajout de parcours »
Oui, je pars sans trop savoir où, ni combien, comme beaucoup d’entre nous. Je ne sais pas si les coureurs à pied ont aussi une part d’inconnu dans leur trajet.
Ce qui est bien à vélo, c’est de pouvoir compter sur des variantes. Personnellement je pars sans grand enthousiasme avec le besoin de me tester. J’ai mes prérequis…et mes faiblesses. Commencer par le plus facile? oui, c’est tentant, on se laisse glisser dans le vent sans même pédaler. Et après?…Aller jusqu’à Colmar, vent portant, c’est à la portée de tout le monde. Mais il faut revenir. Alors quand le vent est trop reposant, je biaise. Je veux dire, je prends le vent de 3/4 avant, puis de travers et je savoure déjà le temps où le vent va passer arrière. Je suis une sorte de resquilleur sans le vouloir puisque je retourne par définition à mon point de départ. Le facteur vent est décisif à vélo.
Roublard avec moi-même. J’utilise une autre astuce. Je n’affiche que l’heure à l’écran et je joue les devins. Combien de kilomètres? Il existe un seuil bas en-deça duquel je m’interdis de rentrer. Ma fierté serait altérée.