Pas de fête sans musique!
Et pas de musique sans musiciens!
Pas de fête sans musique!
Et pas de musique sans musiciens!
En écho à mon article l’avenir
du cyclo-camping du 1er juin 2008, une lectrice nous écrit:
Bonjour,
disposant de beaucoup de temps l’année prochaine et mordue
d’itinérance à vélo, je veux me lancer dans le vélo-camping.
Je voudrais profiter de votre expérience dans ce domaine, et aussi
trouver un(e) co equipier(e) pour des parcours en France et en
Allemagne.
Merci de me tenir informée.
Cordialement,
Beatrice
C’est un beau projet en perspective sans aucun doute.
Nos lecteurs intéressés peuvent se signaler à Béatrice et lui
donner des conseils utiles.
Heu….comment le dire?…
Oui, c’est bien du sport que nous faisons. Un exercice
hygièniste pour « garder la forme », comme on dit.
En tous cas, ce n’est pas une partie de plaisir par ces temps
dégradés.
Aujourd’hui encore, il faisait moche et on devait se forcer à
enfourcher nos bécanes.
Rien ne pouvait nous distraire sur cet itinéraire qui nous mène
à Guebwiller avant de grimper le Bannstein.
Sous casques vissés sur les oreilles, engoncés dans nos couches,
il n’était pas simple de deviser. Alors, on se tait dans les rangs.
Et on pédale. Comme des bûcherons haletants.
On ne peut même pas entendre un dérailleur mal calé;
l’essentiel, c’est d’avaler la route et les kilomètres. Travailler
ses trajectoires, éviter les plaques, les rustines de macadam,
écouter arriver ceux des automobilistes qui dans notre dos vont
nous frôler au plus prés comme par jeu pour mieux nous
intimider…et pester contre ces autos qui nous « serrent » et qui
s’arrêtent nous obligeant « à déchausser » et à reprendre notre train
en puisant dans nos énergies injustement.
La descente du Bannstein n’est même pas heureuse puisque l’air
froid glace notre sueur après la transpiration.
On rentrera au plus court sans s’offrir aucune fioriture de
parcours avec la pluie au rendez-vous aux portes de Mulhouse.
Vite, au sec!
Mais on dormira apaisé, dit-on…
Vélomaxou est incorrigible!
Il ne peut s’empêcher d’avoir un regard critique, de temps à
autre, à l’égard de la FFCT. Voire de lui tailler des croupières,
ne serait-ce que pour son incapacité à quitter son image ringarde
du cyclo-tourisme et son incompétence à peser sur les politiques
routières en terme d’infrastructures.
Vélomaxou et ses amis qui parcourent bon an, mal an, entre 8 à
12000 km de vélos n’ont aucunement besoin de la FFCT pour « faire du
vélo » et savoir ce qui est bon et moins bon pour eux.
Mais la FFCT, ne l’oublions-pas, c’est 120.000 membres.
Si Vélomaxou est encore membre de la FFCT, c’est plus par
habitude que par conviction. On l’aura compris.
Cependant, on ne peut pas éviter périodiquement de se livrer à
un examen des sujets qui préoccupent les instances fédérales du
monde cyclotouristique.
Et ainsi mieux mesurer le fossé entre « le bas » et « le haut » du
monde cyclotouristique.
En somme, une sorte d’introspection privée.
292644 euros, c’est le montant que versera Gaz
De France-SUEZ pour figurer sur les supports de communication de la
Fédération de Cyclotourisme entre avril 2009 et décembre 2010.
La fédé sera ainsi de moins en moins qualifiée pour imposer
aux clubs l’absence de pub sur les maillots dès lors qu’elle
perçoit des sommes conséquentes de la part d’industriels.
La FFCT accepte les vélos à assistance
électrique à titre expérimental et « sous conditions
médicales » jusqu’en septembe 2010. Les statuts restent inchangés:
le cyclotourisme reste un sport de vélo mu uniquement par la force
musculaire!
Nul doute que le VAE va s’imposer naturellement dans nos
organisations dès lors que l’âge des pratiquants ne cesse de
croître!…
(sources: bulletin fédéral 112)
« Le bonheur est dans l’après », c’est sous ce
titre que la FFCT publie actuellement un dossier sur le cyclisme
après 50 ans.
Un article pour les vieux écrit par des vieux!
Chacun y trouvera des avis éclairés de la part de
pratiquants « vieux » et de médecins « vieux », eux aussi!
Tant pis si l’image des « jeunes-vieux » et des « vieux-vieux »
véhiculée dans cet article comporte des aspects déplaisants et où
beaucoup auront du mal à se reconnaître tant les « vieux » y sont
stigmatisés.
La FFCT a décidemment beaucoup de mal à se départir de son
image désuète; quand on observe les photos illustrant cet article,
on croirait revenir au cyclisme des années 50!..
Enfin, libre à chacun d’en penser ce qu’il voudra!
On aurait tort de croire que le virus de la grippe ne s’attaque
qu’aux vélos jeunes et accessoirement aux vieux cochons.
La grippe s’attaque aussi à nos poulettes.
Il faut bien admettre que cette pandémie ne décourage pas nos
jeunes poules: elles continuent de se comporter dans les pelotons
avec la même désinvolture.
Toujours devant, même par grand vent et avec des tenues toujours
aussi décontractées. En dépit du mauvais temps.
Gare à la grippe, mes poulettes!

Nul doute que les cyclos et promeneurs vont apprécier ce coin
salon improvisé en pleine forêt!..
Il ne manque plus que le groupe électrogène pour alimenter la
sono.
Ca y est!
C’est parti pour les marchés de Noël.
Les petits chalets d’Eguisheim sont une vraie féérie.
Mais les commerçants sont là avant tout pour vendre ce qu’ils
exposent alors que beaucoup de visiteurs sont là plutôt pour
contempler les décors.
On comprendra dans ces conditions que ces mêmes commerçants
apprécient peu d’être là uniquement pour le « decorum ».
Pourtant, il faut bien admettre qu’au fond de leurs petites
boutiques, ils ressemblent à des acteurs dans ce décor théâtral
propre à captiver le chaland.
Finalement, qui ne repartirait pas avec une petite bougie ou du
papier d’Arménie, rien que pour marquer le coup et récompenser les
efforts de ces exposants méritants?
Notre retour dans les rafales de vent n’a pas été une sinécure
même en s’abritant le long des collines viticoles jusqu’à
Rouffach.
Depuis les hauteurs, on a eu droit à une vue sur les Alpes
bernoises, maigre récompense de nos efforts à contre-vent.
Les illuminations de Noël font naître toutes sortes
d’initiatives privées chez les particuliers.
Si certaines sont un peu kitsch, d’autres ne manquent pas
d’intérêt comme celles ci à Wittenheim ou à Illzach…
Devant cette épidémie qui gagne, Vélomaxou s’interroge: nos
vélos pourraient-ils être, eux aussi, grippés?
J’ai interviewé le professeur Bannstein (nom imaginaire, car le
professeur veut garder l’anonymat).
– » Professeur Bannstein (PB), nos vélos peuvent-ils être
grippés? »
PB: – » Ca dépend, les vélos encore jeunes, je veux dire ceux qui
n’ont pas encore beaucoup roulé, ne craignent pas grand chose dès
lors qu’on ne les exposent pas au froid inutilement.
Cependant, il faut veiller avant l’hiver à bien huiler tous les
dispositifs susceptibles de rouiller et donc de se gripper sans
qu’on s’en rende compte… »
« … les vélos qui roulent tous les jours sont en principe
rebelles aux virus… »
Vélomaxou: – » qu’entendez-vous par là Professeur
Bannstein?… »
PB: – » Nous avons constaté, avec mes assistants, qu’en général
ces vélos là résistent mieux aux agressions extérieures surtout
ceux en carbone rétifs à la rouille et donc à la grippe. Je sais
que certains profitent de l’hiver pour sortir leurs vieux mulets et
pour ne pas abîmer les vélos d’été; ceux là aussi ne risquent rien
car les vieux mulets sont immunisés depuis longtemps aux virus. On
ne peut donc craindre une mutation du virus du porc vers le vieux
mulet.
Ils n’ont donc pas besoin de Tamiflu.
Vélomaxou: -« une dernière question, Professeur Bannstein,
existe t-il un vaccin contre le virus de la grippe pour nos jeunes
vélos qui désireraient quand même sortir en pleine pandémie, par
exemple pour aller au marché de Noël à Colmar?
PB – » Votre question est fort pertinente, jeune homme. Pour
l’heure, nous n’avons pas encore résolu le moyen d’inoculer le
virus à l’intérieur du cadre de vélo jeune. Nous avons juste testé
le virus sous la guidoline et là, je dois l’avouer, le vélo infecté
a montré quelques signes de fragilité dans la tenue des
trajectoires. Je recommande donc aux cyclistes devant affronter ce
type de cycles infectés de ne pas abuser du vin chaud sur les
marchés de Noël.
Vélomaxou: » nous voici donc pleinement rassurés; merci
Professeur Bannstein! »
vélo-scooter électrique (en vente 1000 euros actuellement à Carrefour)
Christian Estrosi, le ministre de l’industrie, annonce une prime de 400 euros pour les acheteurs de vélos électriques.
C’est certainement une mesure propre à faire redécouvrir le vélo à ceux qui s’en sont détournés depuis longtemps.
Mais pourquoi pas aussi une prime pour ceux qui achèteront un vélo sans assistance?
Les plus courageux pour pédaler sans assistance seraient-ils moins vertueux que les autres?
Raymond Devos disait « se coucher tard… nuit ».
On pourrait plus modestement affirmer, nous aussi, que « cycler tard…nuit ».
C’est pourtant ce que nous aimons. Parcourir les chemins détournés à la nuit tombante.
Loin de la circulation urbaine.
Humer l’atmosphère, écouter la nature qui s’assoupit et concentrer nos regards vers nos maigres halos.
L’Avent se prépare pendant les quatre semaines qui précèdent Noël.
Ainsi, en Allemagne, on trouve déjà beaucoup de magasins et de fleuristes ouverts dès ce dimanche.
Couronnes, guirlandes, bougies…tous les objets de décoration sont déjà exposés aux devantures.
C’est la tradition religieuse ici. Les promeneurs commencent à faire leurs emplettes en vue de décorer leur logis.
Grand beau, aujourd’hui!
On aurait pu filer sur les cimes, mais on se contentera des collines sous-vosgiennes. Du coté de Roderen.
Masevaux se prépare déjà à l’hiver, les animations de Noël sont
déjà en place…N’est-ce pas trop tôt?
En revenant, des libéristes traversent le soleil au dessus de
l’Oelenberg pour le plaisir des yeux.
Voici la fin de l’année 2009 qui approche.
Vélomaxou en profite pour vous présenter ses aquarelles
d’Alsace…
…et aussi celles inspirées par d’autres thèmes ou d’autres
paysages.
Mes aquarelles encore disponibles sont en
vente en m’écrivant à mon adresse.
Format 24×32
10 euros chaque aquarelle, frais de port en
sus 2 euros pour France métropolitaine.
Les clubs cogitent…
En cette période d’hibernation relative, les discussions vont
bon train: faut-il renouveler nos maillots de club aux couleurs
démodées et aux formes distendues?
C’est que la question n’est pas aussi anodine qu’il y
parait.
Les maillots, outre le fait qu’ils doivent d’abord nous vêtir
confortablement, doivent répondre à tout un tas de préoccupations
qui font débat.
Les plus jeunes veulent porter beau et fin pour être « fun » comme
on dit.
Les dames veulent en plus disposer de quelques frivolités comme
la petite fermeture éclair dissimulée sous un revers, le col
molletonné et les pinces qui mettent bien en valeur la silhouette
sans ressembler à sa voisine.
Qui s’en plaindra?
Les moins jeunes s’en foutent un peu; disons le tout net!
Attachés qu’ils sont à pouvoir trouver tout ce qu’ils cherchent
dans trois poches dorsales surdimensionnées, le reste importe peu
pour eux. L’essentiel, pour ceux-là; c’est l’autonomie du maillot!
Un maillot capable de transpirer dès la première bosse et de vous
éviter un rhume dans la descente qui suit.
Il doit être capable, en outre, de « tenir une journée » en
embarquant si possible le mouchoir, les barres de céréales, une
banane séchée, de la monnaie, les clés de la maison, la lampe de
casque, deux chambres à air, le coupe-vent…et le téléphone. Non
sans oublier la paire de lunette de vue pour chercher l’épine
sournoise piquée dans le flan du pneu.
Bref, une vraie caverne d’Alibaba!
Mais les dirigeants de clubs doivent, en plus, tenir compte du
respect de leur Image: les maillots sont comme pour les marques des
vecteurs de notoriété. Il faut qu’on puisse non seulement être vu
de loin pour la sécurité mais aussi être reconnus entre tous les
clubs de la région.
Pas de publicité sur les maillots! dit-on à la FFCT.
Ce qui n’est pas du goût de tout le monde, à commencer par les
clubs pour qui les sponsors sont les bienvenus dès lors qu’il
s’agit de financer les tenues au nouveau look ravageur.
La fontaine de Bacchus se devait d’être là!
A l’entrée de Voegtlinshoffen et au coeur du vignoble
d’Alsace.
Cet énorme Bacchus aux visages multiples ne manque pas de
surprendre tous les visiteurs qui abordent le village.
Hélas pour les amateurs de dégustation, c’est de l’eau qui coule
de cette fontaine et non pas du vin!
Oui, c’était « fastoch » aujourd’hui de filer vers le nord.
Une petite brise de sud et 17°C au compteur.
Rien d’autre qu’un virus mexicain ne pouvait nous dissuader
d’enfourcher notre bécane.
Il serait bon, depuis le temps qu’on en parle, qu’on attrape
tous ensemble une fois pour toutes cette fameuse grippe; car il ne
fait pas de doute qu’on va l’avoir avant d’être vaccinés puisque
les « vieux cyclos » seront les derniers à l’être.Vaccinés.
La grande piste rectiligne d’Ensisheim nous tendait donc les
bras et puis on a obliqué vers l’est pour couper la plaine d’Alsace
en travers. Le grand toit de l’écluse de Rustenhart ne plait tant
que j’en ferai une aquarelle. Quand j’aurai le temps!
Après l’épisode des anguilles de Fessenheim, on poussera voir
les grands tankers ancrés devant l’écluse avant de rejoindre « le
cirque » d’Hartheim.
Mettons nos lecteurs dans la confidence: le cirque
d’Hartheim, c’est notre auberge allemande décorée de clowns où nous
aimons prendre un café.
En rentrant à Mulhouse, Jean arborera son gilet de sécurité dont
l’efficacité n’est plus à démontrer.
Avant d’atteindre Grünhutte, une vingtaine de chevreuils
s’étaient rassemblés dans le parc de la maison forestière pour
goûter à la quiétude du crépuscule.
82km.

Aujourd’hui, curieuse attraction à Fessenheim.
Des hommes sur des bateaux pneumatiques se livrent à une pêche
miraculeuse; ils récupèrent des anguilles qui viennent de passer
dans les turbines de la centrale hydroélectrique.
Un système goniométrique de localisation est en place sur la
berge.
Certaines, parait-il, n’ont pas apprécié l’exercice périlleux du
passage dans les pales de la turbine et les variations brutales de
pression qui règnent dans les parages.
Avant d’être expédiées en amont des turbines par une conduite
forcée en plastique, les anguilles-cobayes sont équipées de petits
ballons sonde accrochés dans leurs chairs au moyen
d’hameçons…
Cette étude déjà conduite sur la Loire aboutissait à conclure
que 10 à 25% des anguilles ne sortaient pas vivantes de
l’épreuve!…
On ne sait pas si cette étude sur le canal du Rhin vise à
mesurer les mêmes paramètres que sur la Loire…
L’anguille est une espèce menacée à cause de sa surpêche, des
barrages et des pollutions.
Lorsqu’elle est en « dévalaison » vers la mer pour se reproduire,
l’anguille doit donc franchir les dix turbines d’EDF qui jalonnent
le Rhin à partir de Kembs…Un vrai parcours du combattant!
– « Bon sang, mais c’est bien sûr! » aurait dit Sherlock
Holmes.
Il suffisait effectivement d’y penser: à la place de la coque en
plastique, les danois ont revêtu un casque d’un chapeau en tissu
écossais.
Impeccable pour aller en ville à vélo! Non?
99 euros! Quand même.
Je vous laisse découvrir la firme.
C’est en voyant un groupe de cyclistes arrêtés au sommet du
Bannstein au beau milieu de la route que je me suis dit que,
décidemment, la sécurité et nous ne font pas bon ménage.
Il faudra encore longtemps, longtemps, pour que cette
sacro-sainte recommandation entre dans nos esprits et dans les
faits: « garons-nous sur le bord de la chaussée! »
Cela dit, on ne peut que regretter qu’une aire de stationnement
non boueuse ne soit pas aménagée au Bannstein de telle sorte qu’on
puisse s’y arrêter sans mettre ses pieds dans la boue.
Mais il restera toujours cet atavisme cycliste qui veut qu’on
préfère s’arrêter en haut d’une côte pour attendre les copains
plutôt que de se mettre en sécurité.
Plus largement, Maxou est toujours surpris de constater que le
cycliste semble vivre sa vie hors de toute contingence routière,
c’est à dire qu’un accident peut se produire surtout si on le
« facilite ».
C’est la route étroite qu’on occupe largement, c’est l’arrêt
inopiné n’importe où, mais surtout dans les hauts de côte et dans
les virages.
Pourtant les refuges ne manquent pas. C’est une entrée de
chemin, c’est un trottoir, c’est un obstacle derrière lequel se
protéger…
Bref, les occasions ne manquent pas pour se mettre en sécurité.
Alors, pourquoi ne pas essayer?
Commençons par un exercice de démocratie cycliste dont seuls les
cyclotouristes ont le secret.
– « Bon, alors, on va où aujourd’hui? »
– « Pas de pluie en vue, 11°C… »
– « Bon, alors? »
– « Bof!… »
– « Bof, quoi? »
– « Kandern? »
– « Oh, non, pas Kandern! ça monte!… »
– « Bon, alors, Kandern?(gag) »
– « Non! du plat… »
– « Alors, allons revoir les potirons?… »
– « Soit! ça sera les potirons. A Feldkirch. »
Ils sont un peu en décomposition les potirons.
Même l’ours a revêtu un imperméable en plastique. Il a perdu
tous ses habits en kürbis après les dernières pluies.
Le crocodile commence à perdre ses dents; heureusement qu’un
expert en molaire est là!
Mais pour la queue, on ne pourra rien faire…la gangrène le
gagne petit à petit et l’issue semble être fatale pour le
saurien.
On goûtera à l’intérieur du magasin bio les produits maison et
surtout la liqueur de potiron qui rappelle le Campari,
nous dit Daniel en fin connaisseur, apparemment, de
Campari…avant de poursuivre jusqu’à Staufen juste le
temps de goûter à l’apfel-champagne torte.
Etonamment, le vent de sud fait monter la température de 3°C
très rapidement et, ce n’est pas vrai, nous n’avons pas du utiliser
les plaids que l’aubergiste tient à notre disposition sur la
terrasse.
Le retour s’effectuera en cheminant parmi les pistes cyclables
qui s’enchevêtrent et nous placent souvent dans l’embarras avant de
choisir le bon itinéraire.
92km de bonne humeur.
Petit gag du retour de nuit:
Chacun s’équipe peu à peu de ses plus beaux feux de position dès
Chalampé.
Tiens ma Géonaute a rendu l’âme…encore les piles!
Daniel arbore fièrement sa torche de casque.
A vous donner le tournis, la lampe de casque qui va de çi de là
au grè de son cheminement nocturne.
Voici enfin la route militaire de la Hardt.
La route trouée bien connue: elle nous invite à un gymkana
permanent.
Une voiture vient vers nous au pas dans la forêt.
Elle roule en feu de route.
Normal, elle évite les trous elle aussi.
Plus moyen de distinguer la route tellement nous sommes
éblouis…
Je l’arrête résolument en me plaçant au milieu de la chaussée
trouée.
Je vous laisse imaginer la suite…
Pour les jours sans vélo, on pourra toujours se consoler avec sa
collection de plaques de vélo.
A part quelques noms encore gravés dans nos mémoires, comme « les
cycles Mercier » qui a fabriqué jusqu’au milieu des années 80 des
cycles pour « tous les jours » mais aussi des cycles de course.
Hélas, ces plaques n’évoquent plus rien d’autre que le temps où
les manufactures de bicyclettes possédaient leur marque de noblesse
comme les grands noms de l’automobile d’antan.
Oui, je sais, c’est difficile à dire…mais aujourd’hui, en
dépit de l’annonce de temps maussade, on a pris les voitures pour
cycler un peu plus au nord.
Sur place, hélas, il fallut se rendre à l’évidence, il pleuvait
à gros bouillons.
Trop en tous cas pour entamer la balade prévue autour du
Kaiserstuhl.
Il ne restait plus qu’à visiter la cathédrale Münster
St.Stephan de Breisach dont les plus anciennes parties romanes
datent du 12éme siècle, son Jubé en grès et la chaire Renaissance
en marqueterie artisitique…Et rentrer ensuite à Mulhouse sans
fatigue.
Hommage aux anciens de la Grande Guerre.
texte au dos de cette carte datée du 28 janvier
1915
« Je suis bien touché de ta délicate pensée car Reine vient
de m’apprendre que tu m’avais écrit au 1er janvier.
Je regrette bien sincèrement de n’avoir pas reçu ta
correspondance car cela fait tellement plaisir surtout quand on est
éloigné, d’avoir des nouvelles de vieilles branches comme toi…Je
pense souvent aux bons moments que nous avons passé ensemble
l’hiver dernier et quelquefois spontanément malgré la période que
nous traversons, il m’arrive d’entonner un de tes gentils couplets.
En attendant de te lire…
« Monet », le bateau de CroisiEurope, est ancré aux chantiers
navals de Mulhouse.
Belle pièce!
A Kembs, la route EDF va devenir un vrai billard et ce chevreuil
est venu reconnaître les lieux avant l’ouverture.
A Kembs, on s’approche du plan d’eau qui jouxte le canal.
Les oies, puis les cygnes puis les ragondins se manifestent
aussitôt en quête de nourriture.
Mais nous n’avons que quelques miettes de biscuit. Peu à leur
goût!
Chacun se dispute quand même ce maigre butin.
On dit le ragondin sensible aux hivers rudes: sa queue gèle et
se gangrène… Funeste perspective si le grand froid est au
rendez-vous de l’hiver prochain!
On s’attardera le long du canal du Rhin le temps d’admirer ces
arbres de feu éclairé par le soleil déjà bas dans le ciel.
Atteindre les hauteurs d’Efringen-Kirchen est une punition
inhabituelle pour la saison avec un passage à 13%. Dès la bosse
franchie, la vue sur Bâle, puis sur la plaine d’Alsace sera notre
récompense.
Blansingen mérite aussi le détour.
Au pont de Chalampé, en ce 11 novembre, les Alsaciens se
pressent en nombre pour faire du shopping coté allemand.
Ironie de l’histoire!
C’est à Westhalten qu’on a rencontré Valentin et sa maman.
Tout près de l’école.
A la récré, Valentin va voir les autres enfants en attendant de
pouvoir lui aussi aller à l’école.
C’est que Valentin est déjà intelligent. Beaucoup plus qu’on
l’imagine et contrairement à la légende.
5°C aujourd’hui et temps médiocre.
On s’habitue peu ou prou aux temps d’hiver; il faut ajuster les
vêtements à la température: ni trop, ni pas assez!
Contrairement aux cyclos qui adoptent un train soutenu pendant
toute leur randonnée, on préfère moduler notre vitesse au gré de
nos conversations ou filer à grand train quand le paysage est
monotone et la route sans âme. Il faut donc un habillement
adaptable à toutes les situations rencontrées.
Après Guebwiller, on cheminera le long du vignoble jusqu’à
Soultzmatt.
Retour par Rouffach et Munchhouse.
C’est généralement après l’accident que viennent les
questions.
L’Association des Accidentés de France (AAF)
peut vous aider si vous êtes victime d’un accident.
A ce sujet, encore une fois, le port du casque comme moyen de
protection n’est plus à démontrer.
Même si les militants du vélo en ville (Fubicy) refusent
l’obligation du port du casque, force est de constater que le
casque vous protège, partiellement, contre
les traumatismes cérébraux.
Car dans une chute à bicyclette, c’est souvent la tête qui est
la première à frapper le sol ou le véhicule percuté.
Dans ma modeste expérience d’hier soir, ma tête a frappé le sol
et c’est mon projecteur frontal qui dépassait de la visière du
casque qui a tapé le premier.
En conclusion, la lampe frontale doit être posée sur le casque
et non pas sous le casque.