Tués à vélo, trop!

Accidentologie routière (chiffres sécurité routière)

17 morts à vélo en février! Les chiffres sont là. Les tués à vélo augmentent.

Selon Olivier Schneider, président de la FUB « la majorité des tués, contrairement à une idée reçue, ce n’est pas en ville, c’est hors agglomération » et « ce sont souvent des hommes de plus 50 ans qui sont les victimes ». Sous-entendu, ce sont des cyclotouristes âgés.

C’est vrai que les seniors de plus de 65 ans sont en forte hausse (+18% tous usages confondus) parmi les tués. Est-ce l’effet du papy-boom?

Soit 184 cyclistes tués lors des 12 derniers mois contre 147 en 2010. Si les chiffres sont indéniables, en revanche il manque un paramètre, celui de la croissance des cyclistes observés lors des 10 dernières années.

Plus précisément, il manque aux chiffres des tués les causes et les circonstances de ces décès de cyclistes. Ont-ils percuté un véhicule? ont-ils été renversés? sont-ils seuls en cause?

Ce flou entretient la suspicion vis à vis de l’État et de ses services. Les pouvoirs publics ont choisi de faire un enjeu politique de l’accidentologie routière depuis de longues années. Que va décider le gouvernement de façon arbitraire? ne va t-on pas en profiter pour imposer le port du casque? Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, n’y sera pas étranger.

Le cycliste tête de bois

Un homme de 66 ans qui circulait à vélo, rue des chasseurs à Montpellier, a été renversé par une voiture mercredi vers 11h. Le conducteur ne s’est pas arrêté. Le cycliste, sérieusement blessé, a été évacué par les pompiers aux urgences du CHU de Montpellier. (source)

Le prix à payer pour faire du vélo s’accroît un peu plus d’année en année. Le cycliste qui se tue seul sur la route est rare. La plupart du temps un véhicule en est la cause. Si un véhicule est en cause, il ne faut pas oublier aussi que le cycliste est parfois imprudent. Par exemple, en 2014, dans la seule ville de Freiburg imBreisgau (Allemagne) on notait que sur 583 accidents avec cyclistes, 308 étaient dus au cycliste lui-même! (source)

En février 18 morts à vélo! (source)

Les pouvoirs publics, très en retard sur les infrastructures cyclables, vont devoir mettre les bouchées doubles s’ils veulent promouvoir le vélo en ville et lutter efficacement contre la délinquance routière qui pénalise l’essor de la bicyclette. En effet, beaucoup hésitent à prendre leur vélo faute d’ouvrages adaptés, de pistes en site propre ininterrompues et directes, mettant le deux roues à l’abri du trafic routier.

Travaux sur itinéraires cyclables

Kreutzweg octobre 2010

Une route barrée, pour un cycliste, est souvent une catastrophe pour la suite de son itinéraire car il n’a souvent d’autre choix que de retourner de là où il est venu. C’est le cas notamment dans les parcours montagneux où après avoir grimpé on se trouve face à un chantier impénétrable.

Dans un cas comme celui-ci, notre passage est soumis au bon vouloir des ouvriers

A vélo, les itinéraires bis n’existent pas, à la différence d’un marcheur qui trouve la plupart du temps un sentier où se faufiler.

Dans les griffes de cet engin, mon vélo carbone ferait « crunch »

Hier encore la montée du col Amic était barrée comme elle l’est chaque année pendant la période hivernale…jusqu’au 31 mars. Car si la route est barrée, ce n’est pas seulement parce qu’elle est impraticable suite aux intempéries, c’est aussi parce qu’elle a une vocation forestière et qu’elle est utilisée par les grumiers et les bûcherons.

A VTT, on trouve le moyen de contourner les obstacles
face à de tels mastodontes, le cycliste doit souvent battre en retraite

Il arrive parfois que les itinéraires cyclables soient barrés pour des durées indéterminées comme ici à Valdieu-Lutran

Un barrage de la EVR6 qui dure, qui dure…
Ces engins là ne nous laissent que peu de place pour doubler
La montée du col du Hundsruck fermée pour cause de course de côte en juin 2017, c’est aussi une déconvenue pour celui qui avait prévu un circuit à vélo passant par là
Les forestiers veillent au grain; depuis que des promeneurs ont pris sans le vouloir un arbre sur la tronche, les précautions sont au maximum.

Lorsqu’un travailleur constate l’intrusion, sur le chantier, d’une personne étrangère à ce chantier, il suspend son action, sauf le cas où cela pourrait avoir pour effet de créer un risque supplémentaire. (règles d’hygiène et sécurité sur les chantiers forestiers et sylvicoles-décret du 17 décembre 2010)

Le limiteur intelligent va t-il s’imposer?

le limiteur de vitesse intelligent risque de rendre fou les adeptes de la bagnole, comment ça marche?

Je prédis un fort émoi dans le monde automobile.

Les députés européens entendent imposer le bridage de la vitesse des voitures en fonction des limitations routières. Comment? tout simplement en contrôlant automatiquement la vitesse des véhicules par un dispositif radio associé aux panneaux.

C’est une idée de génie, plus besoin de radar puisque tout le monde respectera la vitesse légale. Voici les article de presse qui en parlent…

« Le limiteur automatique de vitesse sera obligatoire d’ici deux ans dans votre voiture » : cette inquiétude est relayée par différents internautes sur Facebook et des sites spécialisés dans l’automobile. source

Il s’agit donc de forcer les automobilistes à respecter les limitations de vitesse. Mais également réduire « l’encombrement sur les routes » ainsi que « les émissions de CO2 » de manière à améliorer la qualité de l’air. source

Pas de panique: le lobby automobile aura vite fait de mettre le dossier du projet européen sous la pile.

Les potins du lundi

Je pourrais vous parler ce matin comme on le fait dans les stammtisch d’Alsace. De tout et de rien tant le bavardage libère le ressenti, les rancœurs, les bonheurs. Vous dire que c’est un crève-cœur de voir les charcuteries Tempé liquidées, le cochon n’étant plus porteur après tant de séismes cardio-vasculaires et cette vague de véganisme qui balaie tout sur son passage, ou encore de Manurhin qui se désespère de ne pouvoir redémarrer son commerce de flingues faute d’agrément d’Etat. Non, ce que je vais vous dire ce matin relève aussi du café de comptoir mais dans un autre domaine.

Pourquoi le tram-train de la Thur est aussi mal aimé?

Parce que ses détracteurs ont choisi dès le début de lui faire la peau. Des détracteurs? Oui, les inconditionnels du TER, les utilisateurs frontaliers, ces navetteurs contraints, se sont sentis grugés dès le départ. Faire rouler un tram sur une voie SNCF, c’était le plus mauvais choix à faire selon eux. Arrêts fréquents, absence de confort, et temps de trajets accrus. Pour les partisans du TER, si le tram-train a été construit jusqu’à Thann, c’est uniquement pour que l’agglo de Mulhouse atteigne la taille requise pour bénéficier d’un tram dans sa ville.

Guebwiller va attendre longtemps avant de revoir un train revenir devant sa gare: plus aucune ligne de train ne doit posséder sur son trajet des passages à niveau. Construire un pont pour la D83? faut pas rêver!

A nous de vous faire préférer le train! Je ne sais plus si ce slogan de la SNCF a existé un jour ou si je l’ai inventé. Utilisateur occasionnel du train, j’ai pris le tram-train de la vallée de Thann pour me rendre vendredi à l’Assemblée Générale du CADRES Mulhouse.

Je me suis un peu forcé, histoire de ne pas prendre ma voiture comme 95% des habitants des lieux. Ma fibre écolo a gagné.

Première déconvenue, le tram-train n’arrivera que dans 20 minutes. Je m’installe au volant de ma voiture sur le parking de la gare et j’écoute la radio. La SNCF n’y est pour rien, il suffisait que je me renseigne sur l’horaire. Vingt minutes, c’était le temps du voyage, en voiture. Bon, admettons!

Deuxio, je veux prendre mon billet. Il est 17h45 et le soleil qui descend lentement sur le Thannerhubel rend l’écran du distributeur illisible. Je tourne la grosse molette à l’estime sans voir ce qui est sélectionné…Au bout de deux cycles, j’obtiens mon billet cartonné.

Je monte dans le tram-train. Un visage barbu se penche sur moi. C’est le contrôleur. Il n’a pas perdu de temps. Je suis en règle. « N’oubliez-pas de composter au retour! » Au retour, j’apprendrai que le contrôleur a été chic avec moi car le billet de tram-train doit être composté sur le quai de la gare et pas dans la voiture du tram comme je l’ai fait…quel novice ce Maxou!

A propos de billet de train, vous avez vu le coût des prunes affiché dans toute les gares? ça fait froid dans le dos. Dès le 20 mars, pour améliorer la sérénité et l’équité de tous pendant le voyage, les règles de régularisations à bord de vos trains changent. La sérénité et l’équité? vous êtes sûrs?…moi ça me fout la trouille…

Des prunes dissuasives.

Notre tram-train est confortable. Pas suffisamment en tous cas pour les habitués qui mettent les pieds sur la banquette en face. Ce genre de comportement m’insupporte et j’imagine que nombre de voyageurs potentiels renoncent au train à cause de ces incivilités. J’en fait partie. Un ami a fait la remarque à l’un d’eux. A sa descente du tram, un comité d’accueil l’attendait. Gardons-nous donc de toute remarque provocante!

A Cernay, une effroyable gamine de six ans environ est montée à bord avec sa famille. Son jeu jusqu’à l’arrivée a été de parcourir le couloir central pendant tout le trajet en courant et en se traînant à plat ventre comme un Océdar. Un vrai démon! Jamais un parent n’est intervenu.

Au retour, j’apprendrai par un ami que mon billet n’était pas le moins cher (!), et nous ferons un kilomètre à pied le long des quais pour passer le temps car nous sommes arrivés trop tôt avant l’arrivée du train. Pourtant quand je stationne avec ma voiture à Mulhouse, mon smartphone me prévient de la fin de mon stationnement payant un quart d’heure avant, mais la SNCF ne sait pas me prévenir de l’arrivée de son train.

A nous de vous faire détester le train.

Les biffins contre les jaunes

Le Gouvernement est en ordre de bataille dispersé. Macron rentre en pétard du ski, Castaner liquide son préfet de police…et pour faire bonne mesure le Sénat en remet une couche avec l’affaire Benalla. Il est fait appel à la troupe pour défendre le Fouquet’s attaqué par les Gilets jaunes. Les pétochards se demandent ce qui se passerait si on subissait une vraie attaque de Trump ou de Poutine…

Le Fouquet’s, son charme intemporel demeurera t-il?

C’est un très mauvais message à l’adresse des citoyens de semer l’idée qu’un ennemi intérieur est parmi nous. L’action des Gilets jaunes est un spectacle bon enfant qui n’a rien à voir avec un mouvement insurrectionnel. Non, un vrai mouvement insurrectionnel pourrait ressembler à la rigueur à celui des grèves de la sidérurgie en 1979 où les manifestants neutralisaient des voies ferrées, des moyens de communication radio et des systèmes énergétiques. Ici, nous n’avons rien de tout cela, juste quelques symboles du capitalisme bling-bling donnés en spectacle avec des feux de Bengale sur les chaînes d’info en continu. Rien de comparable avec les lanceurs de balles de défense qui éborgnent les manifestants. Le pire pour Macron, qui n’en peut mais, est donc loin d’être arrivé. Les gesticulations du pouvoir sont d’un ridicule qui confine à l’excès.

L’ultra-gauche aurait donc quelques vertus, celle au moins de réveiller nos consciences face à l’endormissement du bon peuple par le dogme libéral incarné par Macron. Son Grand Débat est en train de faire « pschitt » et les Européennes se présentent sous un jour peu reluisant pour la classe dominante et sa doxa qui veut briser nos valeurs communes, services publics, enseignement, retraites, sécurité et justice sociales.

Curieux positionnement politique qui venant d’un sexagénaire féru de chose publique est pour le moins déconcertant. Je n’en rougis pas. Péché avoué est à moitié pardonné diront mes compagnons de route plutôt discrets sur ce registre de la citoyenneté. Je m’attends à devoir encore prendre parti prochainement pour l’Europe des peuples et contre l’Europe du libéralisme économique. C’est un devoir pour nous tous.

Les potins du lundi

Commencer par balayer la planète devant chez soi

Les chercheurs trouvent parfois à bon escient. Ainsi l’usage des écrans peut à la fois nuire au cerveau en développement des enfants, au cerveau adulte « attiré par des sources d’informations plurielles et volatiles », avec le risque à terme de développer anxiété et dépression, et au « cerveau social », avec la menace d’un isolement. (C’est dans les DNA du 17 mars)

Plurielles et volatiles, voici notre cerveau qui risque de s’égarer là où on ne voudrait pas à cause des écrans. On pense tout de suite à cette tuerie de Nouvelle-Zélande où un esprit fragile s’est cru autorisé à déclencher un carnage à l’aide d’une théorie stupide.

Je cherche des exemples avec mon esprit mal tourné…

Des sources plurielles?…quelles sont vous sources diront les braves gens qui ne comprennent pas toujours tout du vécu quotidien. Mes sources sont sur l’ordi Monsieur le Procureur, je ne peux pas toutes les détailler tellement elles sont multiples mais ce que je sais, c’est qu’elles échappent à votre entendement, à votre compréhension de l’état du monde. Tiens, par exemple, regardez ces jeunes qui défilent pour le climat et qui poursuivent l’État, quelles sont leurs sources? pourquoi n’ont-ils pas le cerveau social rêvé par tout État totalitaire?

Si l’on s’en tenait uniquement à la parole publique, des sources réputées nécessairement fiables, pourquoi alors nos données climatiques seraient-elles si déficientes? pourquoi les mers se rempliraient-elles de plastique, de pétrole où la Méditerranée est devenu un vaste dépotoir? pourquoi nos villes seraient toujours plus irrespirables? pourquoi nos récoltes autant corrompues de pesticides et notre eau si chère à nettoyer avant de la boire?

Nos États semblent impuissants à dire la vérité et à mettre en œuvre les correctifs qui s’imposent. Alors nos sources plurielles et volatiles risquent encore longtemps de plomber le moral de la République.

Les potins du lundi

Randonnées de mars en 2009. Dix ans après les troupes ont fondu.

Je n’ai pas voulu paraître un faux-frère en participant aux Randonnées de Printemps ce samedi à Sausheim. Histoire de me replonger dans mes anciennes pratiques cyclistes, j’ai donc repris une licence à la FFCT.

Simple comme un coup de clic, je me suis retrouvé avec une licence toute neuve sur mon ordi. « Téléchargeable sur smartphone » . Ils ont fait des progrès à la FFCT, ils sont capables de capter notre pognon sur le net aussi facilement qu’Amazon. 508436, ils m’ont retrouvé facilement dans la cyclo-sphère du tourisme à vélo. J’ai échappé au carcan de la visite médicacale; j’ai du prendre un ersatz de licence qualifiée de balade douce pour cycliste du dimanche désœuvré. 78 euros, c’était le prix à payer pour être en paix avec moi-même. N’en parlons plus!

C’est toi qui peint des aquarelles? oui, c’est moi. Ma fierté était grande. Ce cyclo avec lequel je bavardais en sillonnant la Hardt me faisait un grand honneur en pointant l’autre dada de ma retraite dorée. Puis j’ai tenté de bavarder avec un autre cyclo qui pédalait avec application. Il chevauchait un VTT tout neuf, sa troisième sortie. On vole facilement les vélos dans nos caves, m’a t-il dit, comme pour s’excuser de rouler routier à VTT. Puis il s’est réfugié dans le silence. Il n’y avait plus, bien entendu, plus aucune ferveur cycliste dans ce remake d’époques lointaines où des cohortes venues parfois de loin transcendaient la cause cyclo-touristique. Nous assistons actuellement aux derniers soubresauts d’un mouvement qui s’étiole de lui-même faute de pratiquants, celui du cyclotourisme de club. Le modèle a vécu.

Rnadonnées 2009. Bourtzwiller

Causeux, c’est pas toujours facile à vélo, alors je m’enferme dans ma pédalée scrupuleuse qui doit me mener de A jusqu’à Z, puisque c’est le but des ces randos légendaires proposées par les clubs. Pédaler, verbe du premier groupe, verbe d’action s’il en est. Je trouve que c’est mieux que courir, pédaler. Courir, ça me semble plus banal, presque trivial. On dit bien courir les filles, non? ce n’est plus de mon âge, je préfère pédaler. C’est déjà un tout, pédaler, la maîtrise d’un potentiel physique et d’un compétence cyclopédique et mécanique de grande ingéniosité. En substantif, ça donne la pédalée, c’est plus lyrique comme l’envolée des Walkyries. D’une grande pédalée, j’ai rejoint Radbrunnen où le Kronprinz faisait boire ses chevaux dans la forêt de la Hardt. Bon, moi je vous le dis comme ça, vous vérifierez mon approximation. J’écris nuitamment ce chapitre à trois heures du matin pour ne pas perdre le fil de mes songes éveillés…et ce matin ce billet a reçu un grand coup serpe pour châtier sa longueur.

Voulez-vous devenir géocacheur?

Les géocaches de Thann et Cernay sont nombreuses. Ceux qui s’adonnent au géocaching les connaissent pour la plupart dès lors qu’elles sont proches de la ville.

J’ai déjà expliqué ce qu’est le géocaching en 2014 ici

J’ai commencé à géocacher un jour avec deux copains de mon club sur cette crête au-dessus de Digne-les-Bains où se trouvait une géocache autour de la chapelle Saint-Pancrace. On ne l’a pas trouvée, hélas!

Pratiquer le géocaching est un moyen ludique de rendre ses balades encore plus agréables. A pied ou à vélo, chercher une géocache est un vrai plaisir. Mais pour cela, il y a un préalable: accepter la règle du jeu, c’est à dire « jouer le jeu »! Bien remettre en place la géocache une fois trouvée, mentionner son passage avec un crayon et…si possible y laisser un petit cadeau pour les enfants qui s’adonnent au jeu.

le contenu d’une géocache allemande « généreuse »

Comme vous le voyez, autour de chez moi, les géocaches sont nombreuses, une simple balade autour de chez vous peut suffire à vous initier…avant de devenir un grand géocacheur capable de créer vos propres caches. Certaines sont faciles à trouver, d’autres moins…il y a cependant des limites à savoir comme par exemple ne pas mettre de géocaches sur des terrains interdits ou dangereux ou au fond de l’eau!

Pensez à regarder en l’air, la géocache est parfois pendue à une branche

Le site de géocaching est là

S’inscrire est gratuit en formule de base et on peut renseigner ses découvertes sur le site une fois rentré à la maison.

Quand la fourche casse…

Sur cette vidéo, on voit un cycliste chuter après être passé sur un barre métallique. On imagine que la barre s’est prise dans la roue…

Je ne le pense pas.

En réalité, la fourche carbone casse sous l’effet du choc.

la barre métallique saute, mais comment pourrait-elle être entrée dans le rayonnage? en revanche, il semble que la roue s’affaisse coté gauche à la suite de la rupture de la fourche
un morceau de fourche et la roue après l’accident
La fourche du Canyon n’a pas résisté

Vous pouvez retrouver l’intégralité de cette vidéo sur Facebook à la page La Roue.it

Poste mobile

Engin de la poste suisse (vélomaxou 2014)

On sait que les Postes sont confrontées à de lourds enjeux, transmettre des plis et des colis tout en luttant face à la concurrence de l’internet qui raréfie le courrier. Ce postier suisse emporte sur son tricycle électrique le contenu d’une tournée qu’on imagine bien remplie attendu qu’il a fallu y adjoindre une remorque.

…sans la remorque

La poste suisse exploite aussi des lignes d’autobus « carpostal »…

Arrêt de bus suisse « carpostal » et la boite à lettres à coté
En France, la Poste dispose aussi d’un tricycle appelé le Staby
Fabriqué par Ligier à Vichy, la Poste doit disposer à terme de 1000 Staby.
Vitesse 45 km/h, autonomie 35 km.

Les potins du lundi


Le radar situé sur la commune d’Espère, dans le Lot, a été complètement détruit. — Préfecture du Lot

Merci les vandales!

La dégradation ou la détérioration d’un radar « est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende ». Une peine qui peut être alourdie à sept ans de prison et 100.000 euros d’amende selon les circonstances.

Et pourtant, la presque totalité des radars fixes a été détruite. Les peines encourues, manifestement, n’intimident pas les auteurs des dégradations. Dans ce mouvement de défiance entre l’État et les citoyens, on ne sait pas qui va gagner le bras de fer. Souvenons-nous que l’État lui aussi sait être violent lorsqu’il éborgne les manifestants. Les arguties de Castaner qui tente d’établir un parallèle avec la hausse de la mortalité routière ne suffiront pas à convaincre les sauvageons.

En attendant, je ne risque plus temporairement d’être verbalisé sournoisement par ces machines absurdes les rares fois où je prends ma voiture. Merci les vandales! Plus philosophiquement, les radars posent la question de notre droit d’aller librement et à quelle vitesse. Évidemment si on va trop vite, on risque l’accident. Mais ceci est vrai pour tous les autres moyens de transport, les trains, les avions, les vélos, les motos et même les piétons. La question est donc de savoir si la restriction de notre droit de circuler avec les radars est en adéquation avec notre liberté tout court et pourquoi un panneau limitant la vitesse n’est pas en soi suffisant.

Hijab Décathlon

Hijab de course

Le climat est malsain pour le hijab de course de la centrale de sport. Il est clairement identifié comme un couvre-chef en lien avec l’islam, pas un article de sport. Or l’islam a mauvaise presse en France pour diverses raisons sur lesquelles je ne m’appesantirai pas. C’est comme ça, il faut l’admettre. Personnellement, je le considère donc comme un signe religieux et sexiste contraire à nos valeurs républicaines et laïques. En conséquence, je désapprouve son usage dans les pratiques sportives. N’en parlons plus puisque Décathlon a retiré son produit. Aurélien Taché, député de LaREM, a une façon pour le moins expéditive de traiter la question: il a comparé le voile islamique et le serre-tête au cours d’une émission télévisée de la 5 . A force d’être en marche, la République a tendance à perdre ses valeurs. Nous avons des députés zappeurs: lorsqu’un problème surgit, ils bottent en touche.

Pour mémoire, en 2010, on a connu l’affaire de la Burqa. Il a fallu une loi pour que les femmes voilées ne dissimulent pas leur visage derrière une moustiquaire en France. (article en référence). 

Rémanence

J’voudrais bien, mais j’peux point. 55% de Français répètent ensemble à l’envi que la fête a assez duré. Les ronds-points ça pouvait encore passer, les centres-villes, non! comme lassés, ils clignent des yeux le samedi sur les boulevards de leurs emplettes. Ils clignent des yeux chaque samedi pour faire disparaître ce qui leur semble devenu incongru en République, pas bananière mais à la démocratie très peu représentative de la base, ces cohortes de manifestants de jaune vêtus qui depuis trois mois déambulent dans nos villes comme des âmes en peine. Cette rémanence du mouvement d’un samedi à l’autre les dérange au plus haut point. Si les manifestants sont identifiés comme des jusqu’auboutistes, en revanche on sait moins qui sont ceux qui protestent contre l’incapacité de l’Etat à arrêter ces manifestations. Des adorateurs du prince Macron qui n’en peut mais? Ce sont, pour sûr, pour la plupart ceux qui connaissent le confort matériel, un quant-à-soi qui les confine dans l’indifférence de ceux qui sont des laissés-pour-compte. Cette détestation de l’autre, cette indifférence, on la connait depuis la nuit des temps, elle exprime une forme de mépris pour celui qui ne lui ressemble pas, pour celui qui réfute les postures convenues du dogme libéral. J’espère que le mouvement perdure en dépit de ma situation enviable.

Le vélo et ses codes sociaux

Peu adapté aujourd’hui à ce type de vêtement, le vélo n’en demeure pas moins un outil d’émancipation là où on ne l’attend pas (la burqa et le burkini)

Le vélo au fil du temps a su s’adapter aux usages et aux modes. Je tente d’en citer quelques exemples

En 1914, la firme Manufrance commercialise un vélo pour dame et ecclésiastique dont la roue arrière est équipée d’un filet protégeant des vêtements flottants. On admirera la courbure du cadre et le carter de chaîne finement ajouré
Au début du siècle passé, le vélo est rapidement devenu l’allié de nos loisirs. Cueillir des marguerites et pourquoi pas conter fleurette. Le vélo cet autre outil de nos transports amoureux! On notera l’iconographie romantique et la spécialisation du vélo en fonction du sexe. La jeune femme est plutôt moderne pour l’époque avec son bermuda.
Mais le vélo est aussi vecteur d’escapades citadines au Bois de Boulogne rivalisant avec les cavaliers.On ne sait pas si le monsieur pratique la drague…la jeune femme semble attentive à la route. Attention à la jupe dans les rayons.
La légende laisserait aujourd’hui planer le doute. Car le vélo n’est pas très chic avec ses pneus ballon. On notera que ce vélo change de vitesse en rétropédalant.
Vélo et tabac, un couple peu recommandé de nos jours
Lors de la grande guerre, la bicyclette Gérard équipait les pelotons cyclistes. Démontable, on pouvait l’emporter sur son paquetage
Dans nos campagnes, il faut pouvoir gravir les côtes sévères avec le courrier.
En ville, il faut monter son vélo dans les escaliers pour être sûr de ne pas se le faire voler. Guidon et pédales pliants, selle amovible
Ressembler à une moto, on y pensait déjà! C’était le modèle bien nommé Paradox avec un bagage à la place du réservoir.
Le vélo escabeau pour aller à la maraude. La tentation de croquer la pomme est irrésistible en cas de petite fringale. La jeune femme avec ses oreilles de lapin est elle aussi croquante craquante.
A la tienne, Etienne! A cette époque là, le vélo est synonyme de joie de vivre. Il illustre volontiers les cartes de vœux et d’anniversaire
Alors là, je me pâme. Posséder une Fernand Clément, c’est le must. L’essayer, c’est l’adopter. Aujourd’hui on ne sait plus vendre un vélo comme ça. Seulement des autos. Ne nous trompons-pas: le publicitaire a perçu tous les symboles que peuvent suggérer le chevauchement d’un vélo. Le corps médical s’inquiète même des aspects néfastes du vélo (lire ici)
Peu à peu, le vélo a perdu son imaginaire érotique pour devenir un outil alternatif aux transports urbains. Il ne subsiste que le terme Gazelle pour évoquer la fougue et la légéreté.
Le cycliste en lycra a définitivement cassé le mythe du vélo poétique
Aujourd’hui l’image du vélo est victime d’un hold-up, elle n’est plus là que pour vendre autre chose
le beau vélo n’est pas forcément celui que l’on attend. Goldgénie 24 carats 322.000€
le vélo républicain ne fait pas illusion, on sait que la République est incapable d’endiguer nos pollutions
Même Sarkozy n’a pas su convaincre. Il faut reconnaître que l’élégance est discutable
Peut-être serez-vous tenté par le cyclo-nudisme à la mode Brighton! Les cyclo-nudistes ont aussi leurs codes http://www.cyclonudistes.com/index.php?op=edito

Brexit, Elsaxit, à qui le tour?

Après les Britanniques, à qui le tour?

Après le Brexit, allons-nous avoir l’Elsaxit?

Le Brexit, c’est déjà un coin enfoncé dans le dispositif européen. Quoi qu’il se passe, No deal ou avec deal, l’Europe aura pris un coup de vieux. Revoter? En quoi un référendum nouveau serait plus légitime que le précédent? Les Britanniques sont face à l’abîme. La République d’Irlande sans filet avec l’Irlande du Nord? Bruxelles est contre et une frontière en dur va donc s’imposer naturellement. Dans les milieux financiers, ça bagarre dur pour donner une rallonge à Londres et les lobbys sont en action. Tout faire pour que le Brexit ne donne pas des idées aux autres peuples, c’est le mot d’ordre et Barnier s’y emploie.

Faut-il encore voter pour l’Europe?

Nous pouvons nous réjouir à quelques semaines des élections de voir ce machin bruxellois en émoi. Ceux qui demain vont briguer nos suffrages vont nous tenir le discours convenu « oui, l’Europe ce n’est pas la panacée, mais à coté, vous allez voir comme les Anglais vont souffrir » et on sera repartis pour un vote par défaut pour ceux qui iront voter…et pas de vote du tout pour ceux qui penseront que c’est du temps perdu. Le Brexit, qu’on le veuille ou non, montre la voie à beaucoup de peuples qui en ont assez du dumping social et du moins-disant sur les coûts salariaux. Moins de salaires, moins de pensions, moins de protections sociales et de la précarité comme en Allemagne avec les Minijobs sans sécu, sans retraites. Nous qui sommes en Alsace, on en voit les effets chaque jour avec les camionneurs venus de l’est qui prennent nos emplois et qui cassent nos statuts.

Une sorte de Mini-Brexit en Alsace

Comme un écho presque futile, l’Alsace s’est remise à espérer. A espérer qu’elle aussi allait pouvoir sortir du carcan du Grand Est imposé par Paris. Et pouvoir faire une sorte d’Elsaxit à l’image du Brexit. Le Conseil d’État vient de doucher ses espoirs en émettant des doutes sur la constitutionnalité de la Collectivité européenne d’Alsace portée par la ministre Jacqueline Gourault. On ne sort pas facilement des griffes jacobines.

Histoire aérienne

WA20 Javelot I CN°1 F-CBQO. (image extraite du site planeur Wassmer)

CRIS: commandes, réglages, instruments, sécurité. J’ai gardé en mémoire mes préparatifs de vol. Un petite pichenette sur le cadran de l’altimètre, j’attends l’envolée.

Quand le MS317 met les gaz de son gros moteur en étoile, mon Javelot se met à rouler sur la piste en herbe. J’ai l’impression d’être enfermé dans un tonneau avec le bruit de la roulette qui se répercute dans la carlingue. Rapidement, je décolle et me tiens un ou deux mètres du sol le temps que le Morane prenne à son tour l’air.

J’ai la main gauche bien calée sur la poignée d’aérofrein pour ne pas qu’elle se déverrouille inopinément.

Je m’applique à suivre la trajectoire de mon remorqueur sans le contrarier. Je dois rester dans le plan sans le faire glisser ou déraper.

Puis quand mon remorqueur bat des ailes, je largue le câble. Me voici seul. Mon Javelot gigote le temps de se sentir à l’aise et que mon trim soit au top.

Mon seul souci immédiat est de garder un œil sur le terrain car je n’ai pas d’autre ambition que de planer jusqu’à la prise de tour de piste.

J’allonge, je vire et je vais chercher la branche vent arrière, puis je vire sous deux alpha pour me mettre en vent de travers… rien à gauche? je surveille ma bille et mon badin en m’alignant dans l’axe de la piste 30.

Je compense un léger vent de travers, puis avec un cran d’aérofrein j’ajuste le point de touché.

Touché!

En ce temps là, l’école avait lieu sur Bijave, un Javelot biplace. Mais auparavant, on n’avait à disposition qu’un gros C800 à places côte à côte et des Nord1300

Mécanique

C’était mon jour de bonté, j’ai entretenu mes vélos

Premièrement, les patins de frein sur le routier. Ne pas se tromper de sens et penser à donner un léger angle de pincement par rapport à la jante. J’en profite pour retirer la saleté. Je monte du compatible Campagnolo rouge. Pourquoi rouge? je ne sais pas, c’est ce que j’ai trouvé.

Deuxièmement, un pneu arrière. Le vieux avait dépassé le repère d’usure depuis un certain temps. Au démontage, le pneu est tout mou, il ne reste plus beaucoup de gomme. Je monte le fameux Conti 5000 qu’il faut gonfler à 7,5 bars. On verra à l’usage. Je suis repassé en 23. Les 25 sont trop justes pour mon cadre.

Troisièmement, le pneu VTT que j’ai regonflé hier en voyage se dégonfle à nouveau. Cette fois , j’ouvre un flanc et je glisse une giclée de liquide d’étanchéité. Je gonfle au compresseur…clac, les flancs se mettent en place. 3 bars et c’est reparti. Je fais tourner la roue, la fuite suinte…je range le vélo, la fuite en bas le temps qu’elle se colmate.

Quatrièmement, j’ai trouvé chez Décathlon ce dégraisse-chaîne dont j’attends beaucoup. Un peu cher 15 euros mais il remplacera le précédent à bout de souffle. J’avais écrit un article récemment sur le nettoyage de chaîne ici


Les potins du lundi

Tailler dans le vif est une violence

Finalement, les manifs sont rentrées dans le rang, on ne les remarque plus. Elles ne sont plus que le bégaiement d’une société malade qui secrète quelques excroissances de rancœurs, puis tout redevient normal.

Les commerçants se terrent derrière leurs rideaux de fer et les badauds préfèrent les jardins publics aux artères commerçantes. Je suggère qu’on épaule un peu les Gilets jaunes en leur confiant des protestations ciblées; par exemple les manifestants pro-vélo pourraient revendiquer avec l’aide des Gilets jaunes plus de pistes cyclables ou moins de bagnoles en ville. Les Gilets jaunes deviendraient ainsi des manifestants par procuration. Un samedi, manif pour les agriculteurs, un autre samedi manif pour les Ephad, un troisième pour le climat,…Les Gilets jaunes pourraient détenir là un bon filon avec les manifs dédiées et même créer un marché des manifs et pourquoi pas faire jouer les cours. On aurait donc une bourse de la manif et un cours fluctuant. Les acheteurs de manif pourraient souscrire des emprunts et choisir le niveau de revendication: avec ou sans casseurs, avec ou sans pavés…et pour les manifs de grande méchanceté avec cocktail Molotov ce qui n’a pas encore été expérimenté depuis 68.

Relégué en fin de journal, parfois complètement absent des titres du France 2 de 20 heures (le 23 février), le mouvement des Gilets jaunes ne passionnent plus. Il reste un volant de quarante ou cinquante mille irréductibles pour qui c’est devenu une habitude de manifester en jaune le samedi. Alors les médias s’en détournent. Il n’y a plus que LCI ou BFMTV qui meublent leurs antennes en continu avec des caméras statiques attendant que des sauvageons fassent le buzz et arrachent les parements de pierre du mobilier urbain pour ainsi les transformer en projectiles.

Le Grand Débat, je n’en étais pas. Mais j’entends ce qui s’y est dit. Une grande communication de bla-bla de Français « ya ka » qui pensent que tout est simple et qui ne comprennent pas pourquoi c’est si compliqué. Avec cet encouragement à débattre de tout et de rien, ceux qui ont le plus à craindre sont les députés, ceux qu’on a envoyés à Paris pour nous représenter et qui ne représentent en fait plus personne puisqu’ils ont fait le serment d’allégeance à la Macronie qu’il fallait tout changer dans le sens inverse de ce que veulent les Français.

Ce qui fait enrager le bon peuple, c’est que d’autres puissent se déclarer peuple à leur place comme le font les Gj. Faire people, c’est à celui qui le fera le mieux. Cette perte de repère et de valeur de nos sociétés modernes a pour conséquence qu’on ne sait plus trop qui on est, d’où on vient et où on va.

Moi si, je sais d’où je viens. Et je m’en souviens. Même si je ne sais pas où je vais. Ce qui m’autorise à dire les choses telles que je les pense.

Le vieil homme me regardait descendre derrière son bois scié, fendu et empilé consciencieusement le long du Altrainrunz. Il m’a regardé passer impassible comme si j’étais un extra-terrestre sur mon destrier à suspension hydro-pneumatique. Surprise! je m’arrête. Vous êtes le deuxième à passer me dit-il…La conversation va durer près d’un quart d’heure. On croit être seuls, là-haut, comme des maîtres du monde. On ne l’est pas. Tronçonneuse, coin, hache, tous les outils du labeur sont sur le sol. C’est une Mc Culloch, mieux qu’Husqvarna selon lui…On vole du gasoil dans les Latil des bûcherons garés là-haut. Même au fond des bois, y’a des voleurs!

Un gros pick-up noir dévale la pente et c’est à peine si l’on a le temps de s’écarter du chemin.

J’ai pris le parti de militer pour le vélo, toujours convaincu qu’il est un maigre argument de nos mobilités douces et d’un air moins pollué en ville. Mais tous les partisans de l’air pur ne l’entendent pas ainsi. Prendre son vélo pour aller en course, au boulot ou porter les minots à l’école, n’y songez-pas! Ils sont tous prisonniers du système, de leur système, auquel ils ne veulent rien changer. Ils débattent, oui. Ce qu’on pourrait faire pour améliorer le système? Mais pas trop! L’habitude des gens est comme une houle lente de longue portée qui se répand à l’infini. Portée par le vent.

Patrice Stutz, ses aquarelles

On croit reconnaître Mulhouse, la tour de l’Europe et une petite sœur jumelle derrière

Patrice Stutz expose actuellement à la mairie de Steinbach. C’est une exploitation des clairs-obscurs magistrale.

Lumière brumeuse du matin, soleil rasant du soir qui allonge les ombres, soleil écrasant du midi qui fait onduler le bitume. (L’Alsace du 22 février)

Des sujets urbains et donc de l’architecture comme je l’aime. L’imagination de l’artiste fera qu’on ne reconnaîtra pas toujours l’endroit. J’identifie Mulhouse mais il existe des anachronismes habiles et voulus, des voitures actuelles, un tramway antique et des personnages qui s’invitent dans les encombrements urbains.

J’adore.

À découvrir jusqu’au mois de mars pendant les heures d’ouverture de la mairie.

Envie de mer

Saint-Tropez

Je m’en souviens encore. Les vacances familiales m’avaient amené dans les années 80 au bord de l’eau dans un centre de vacances associatif.

Une succursale du Club Med avec « danse des canards » chaque soir dans l’amphithéâtre pour amuser le bon peuple.

Je n’avais trouvé qu’une échappatoire à cette torpeur estivale qui nous confinait à l’abrutissement et au néant, l’atelier d’aquarelle.

Une brave monitrice bénévole animait de 15 à 17 heures son cours à l’aide d’une poignée de réfractaires à la sieste.

J’en étais.

Voir des images d’Alsace

Stéphane, un de mes lecteurs me signale deux sites d’images d’Alsace.

Deux très beaux sites. J’ajoute celui de Robert Bischoff avec ses images aériennes.

https://alsacevosges.fr/

https://visiter.alsace/

https://www.skypixel.com/users/bischoff-robert

Les potins du lundi

Macron, on aura ta peau! La concorde est-elle encore possible avec les Gilets Jaunes?

Comment faire pour sortir de cette crise?

C’est l’interrogation des commentateurs depuis maintenant plusieurs mois. Et en off, les politiques se demandent la même chose. C’est le grand désarroi dans la classe politique complètement discréditée à droite comme à gauche.

Même le Grand Débat n’imprime pas. Pourtant Macron y a mis du cœur et y a consacré du temps.

Pour se convaincre que ça n’imprime pas, ce qui se dit en off dans l’opinion, c’est qu’aucune suite ne sera donnée à ce Grand Débat. Les gens ne sont pas dupes, ils disent « oui, on nous écoute, mais rien ne changera ».

Macron, c’est le Bordeaux de la politique! entend-on dire en écho de ce mépris de classe illustré par la bourgeoisie des grandes villes et les petites phrases assassines du Président dont il est coutumier à l’égard du petit peuple.

Il semble que la France s’est arrêtée, tétanisée par cette irruption incontrôlable d’un mouvement qui se veut sourd à toute politique. Aucun parti, aucun corps intermédiaire n’a de prise sur le mouvement Gilets Jaunes. Et c’est bien embêtant pour ceux qui avaient l’habitude d’être des leaders convenus de l’opinion. A cela s’ajoute cette détestation du parlementarisme dès lors que la classe au pouvoir est loin de représenter la France d’en bas, ce nouveau Tiers-Etat inconnu d’en haut.

Alors?…

Le pouvoir tente de jouer la montre espérant faire la jonction avec les Européennes et voir s’éteindre le désaveu tout seul. C’est un pari risqué. Les Européennes, beaucoup de Français n’en attendent plus rien et savent que le jeu de l’économie mondialisée de Bruxelles ne sera pas remis en cause. Pour comprendre l’entêtement des Gilets Jaunes, il faut prendre conscience de la haine persistante que suscite la classe politique et Macron sur les ronds-points. A qui la faute? la faute à tous ces politiques qui depuis quarante ans se sont couchés devant le dogme du tout libéral, à droite comme à gauche.

A Burnhaupt, une croix au bord du rond-point et qu’y lit-on? Macron, on aura ta peau.

C’est de funeste augure.

2034

J’ai du poser mes deux mains sur le scanner de la mairie. Deux mains, celui qui en perd une n’est-il plus qu’un demi citoyen? et si une grenade vous déchire la main, on pourra vous retrouver avec l’empreinte de l’autre.
La carte d’identité biométrique est équipée de deux puces : une puce pour nos données personnelles d’identification et l’empreinte de nos deux index. La deuxième servira de signature électronique pour les démarches administratives en ligne.

Qu’est-ce qui se cache derrière ce nombre, 2034? (50 ans après « 1984 » de George Orwell)

C’est la date de validité de ma toute nouvelle carte d’identité. Ma bobine est donc là gravée sous cette fine couche de plastoque. J’ai du batailler pour la faire renouveler, bien qu’elle me sert peu souvent (voir mon billet du 20 avril 2017). Nos pouvoirs publics si sourcilleux sur le thème de la nationalité ont tout simplement décidé qu’une carte d’identité pouvait être valable cinq ans encore après sa péremption. Facile à dire, mais aux frontières on peut se faire refouler. Les Italiens seront tentés comme on l’imagine de nous refouler vu l’ambiance actuelle.

Ouf, je suis conforté dans ma nationalité pour encore au moins 15 ans. Age, taille, mais pas le poids, je peux donc faire bombance à mon gré.

A moins qu’une loi scélérate n’en décide autrement en me rendant apatride. Pourtant certains jours je m’interroge…2034, c’est loin et comme la préposée de la mairie me l’a confirmé, d’ici là elle sera en retraite si retraite il y a a t-elle ajouté comme en boutade… Moi illico, je lui ai répondu, rassurez-vous, d’ici 2034 je ne serai peut-être plus de ce monde pour venir renouveler ce sésame et la prorogation de cette carte en plastique sera rendue caduque.

Au-delà de l’anecdote, l’identité est un sujet très actuel qui aiguise les passions, surtout à droite de ma droite.

Finalement si nous étions tous apatrides, nous n’aurions plus de problèmes. Nous serions tous citoyens du monde.

Les potins du lundi

Tomi Ungerer a fait un tour de France à vélo en 1946. Il est mort le 9 février 2019

Le niveau zéro.

Nous cyclistes, on connait le niveau zéro. C’est celui du trottoir abaissé au niveau du fil d’eau qui permet de franchir les intersections sans tressauter. Un concept qu’aucun maître d’ouvrage ne sait réaliser correctement. En Allemagne, en Belgique, c’est automatique. En France, non. On ne sait pas pourquoi.


Les trottoirs partagés piétons-cyclistes à l’étranger

Pour la politique, le niveau zéro, c’est tout différent, c’est celui du caniveau aussi, mais celui où on touche aux affaires nauséabondes celles que les politologues sont à la limite d’y voir une affaire d’État comme l’affaire Benalla. Je ne m’étendrai donc pas sur cet abaissement du plus haut sommet de l’État qui fait de ses acteurs au mieux des bateleurs de gymnase en manche de chemise, et au pire des pieds nickelés qui désespèrent ceux qui croyaient encore aux Institutions de la République.

Passons!

Ni à l’école, ni à la maison, ni dans la rue, Linky Stop

Je regardais à la télévision ces millions d’hindous venus se baigner dans les eaux du Gange. Ils sont venus se laver de leur péchés. Des millions de pèlerins hindous étaient rassemblés, dimanche 10 février, sur les rives du Gange, lors de la journée jugée la plus propice de la Kumbh Mela, le plus grand festival religieux au monde qui se tient tous les douze ans à Allahabad, dans le nord de l’Inde. (France TV)

Cette croyance me fascine. Toutes les croyances me fascinent. Dans nos sociétés modernes, certaines ont franchi allègrement les siècles mais elles ne revêtent plus ces manifestations ostentatoires que les divinités hindoues continuent d’entretenir.

Sur le plan hygiènique quel européen serait capable de résister à un tel bain dans cet océan de bactéries véhiculées par le Gange? oui, un dieu hindou existe!

A Bourbach-le-Bas, la croyance au compteur Linky maléfique s’affiche sur toutes les façades. La persistance à croire à sa nocivité est supérieure à toute rationalité au point d’en devenir suspecte.

Ainsi, le département unique d’Alsace semble renaître en douce. Souvenons-nous que le referendum de 2013 avait poussé dehors l’idée de la collectivité unique et son usine à gaz institutionnelle. La collectivité unique revient par la fenêtre…un peu comme un remake du traité de Lisbonne qui a effacé le référendum sur le traité de Maastricht en 1992 .

Le 7 avril 2013, le referendum avait abouti à une structure pléthorique et finalement au Non à la Collectivité Unique. On nous ressert le même plat. Froid cette fois.

Embrassons-nous Folleville ! Bas-Rhinois et Haut-Rhinois filent à nouveau l’amour fou depuis que Hollande a inventé le Grand Est. C’est du Labiche, les deux conseils départementaux sont prêts au mariage. Avec quel assentiment populaire?… aucun!

Reste maintenant à savoir où vont élire domicile les jeunes mariés…Le Haut-Rhin risque de tomber bien bas. Voila un mariage arrangé que la famille Grand Est risque d’avoir en travers de la gorge pour longtemps.

Alphorn

Les potins du lundi

De la neige en hiver, certains s’en étonnent. Jusqu’à Trump qui y trouve une occasion de plus de railler le réchauffement climatique.

Chez nous, en France, la neige provoque aussi son lot de déconvenues chez ceux qui ne comprennent pas cette intrusion météorologique dans leur quotidien.

Les milliers de camionneurs qu’on bloque à titre préventif alors que chez nos voisins, disent-ils, tout se passe très bien même avec deux mètres de neige.

Bloquer est devenu une affaire de précaution.

Par précaution, Monsieur, je vous empêche d’aller manifester car vous pourriez commettre un délit. Ça rappelle un peu le délit de sale gueule. Finalement, chez nous, on ne sait plus trop comment accepter notre liberté citoyenne tout en la restreignant. Nous sommes en liberté surveillée. Comme le lait sur le feu.

En démocratie seules les violences policières sont légitimes. Et en dictature?

Si vous n’êtes pas content, adressez-vous à votre maire ou à votre député! C’est ça la démocratie représentative, vous élisez un inconnu ou un notable avec du bagout et il décidera pendant cinq ans, voire plus, ce qui est bon pour nous et ce qui l’est moins. Il fera même plus, il votera des lois qui seront supérieures à toutes nos objections.

En France, les lois émanent le plus souvent des propositions du gouvernement et les députés ne sont là que pour dire amen. C’est ce qui se passe en ce moment. Très peu de lois émanent des députés eux-mêmes et la plupart des amendements sont retoqués. On peut donc dire que cette démocratie est confisquée par l’exécutif.

Ce genre de délégation de pouvoir a assez duré, nombre de Français ne sont plus d’accord pour l’accepter. Alors ils manifestent et le font savoir tous les samedis. C’est pénible pour tous ceux qui pensaient être débarrassés pour cinq ans de tout engagement politique. C’est pénible aussi pour le service d’ordre obligé de faire des heures sup mal payées et fiscalisées à coups de flash-balls et c’est pénible pour la France qui se raidit, une France qui se recroqueville au nom d’un bien-pensance institutionnelle dont le concept craque de partout. Il faut que ça tienne, alors on rafistole, on bricole des lois d’exception, on racle les fonds de tiroirs pour que le peuple d’en bas se calme.

On ne sait pas encore par quoi remplacer notre représentation, vu que les gens de la base ne veulent être représentés que par eux-mêmes.

A mon humble avis, il n’y a qu’une assemblée constituante qui pourra nous sortir de l’impasse, mais il faut encore que les esprits murissent…que les gilets jaunes s’en chargent et que Macron consente à partir un peu plus tôt avant le chaos généralisé.

La neige fait donc son œuvre. Elle va tenir au moins jusqu’aux vacances de février et les stations de sports d’hiver vont pouvoir afficher complet aux remontées mécaniques et empocher la manne bienfaitrice de la classe moyenne sup. D’ici là, d’aucuns pensent que le calme sera revenu sur les ronds-points et que tout repartira comme avant.

Comme avant.

Hansi, sa peinture

On retrouve à présent les images d’Hansi sur toutes sortes de produits dérivés qui pérennisent son nom

Tous les Alsaciens connaissent Hansi pour ses dessins qui célèbrent l’Alsace, son univers peuplés de petits enfants, de cigognes au milieu de paysages typiques de l’Alsace. De son vrai nom Jean-Jacques Waltz était aussi un peintre aquarelliste de renom, ce que l’on sait moins.

sC’est cette peinture d’Hansi que j’aime. J’y trouve le romantisme de l’Alsace, ses couleurs, son architecture typique et l’exploitation de clairs-obscurs étonnants
Pour découvrir l’autre face moins connue de Hansi à travers sa peinture, ce livre
Jean-Jacques Waltz dit Hansi (1873-1951). Il s’est distingué aussi pour son franc engagement anti-allemand comme caricaturiste

Pour moi, c’est un maître.

Êtes-vous insomniaque?

Je dédie ce billet à tous les insomniaques qui ne manqueront pas de se reconnaître tandis que leur moitié dort paisiblement.

C’est ce qui m’arrive à chaque nuit, ou presque. Rien à faire, à trois heures du matin je me réveille et je suis frais comme un gardon. La nuit est terminée pour moi. On me dit que les grands hommes dorment très peu, mais je n’ai pas cet orgueil et quand je me réveille en pleine nuit c’est contre mon gré car j’aimerais encore profiter du sommeil.

A mon grand regret! Inutile d’insister, je ne me rendormirai pas. Alors j’attrape mon bouquin et je vais lire devant l’ordi. Puis je passe à la lecture des mails, des nouvelles de la nuit,…à cinq heures et demi du matin, je suis fatigué, je pique du nez. Alors je fais semblant de me recoucher en m’allongeant jusqu’à six heures et demi sans pour autant retrouver le sommeil.

Les sites pour insomniaques sont légion. Chacun a sa combine. Le magnésium, les gélules d’artichaut pour le foie, le bain avant le coucher, la promenade du soir, la mélatonine, le millepertuis, …sans parler des prescriptions de neuroleptiques dont raffolent certains.

La dernière trouvaille, c’est de dormir avec ses chaussettes: ça fait gagner une demi-heure en plus, parait-il!…

Et puis il y a ceux qui acceptent le mauvais sort, ne plus dormir chaque nuit au bout de quatre à cinq heures de sommeil. Ils se lèvent et vaquent à des occupations nocturnes, vider le lave-vaisselle, mettre du bois dans le feu ou regarder la télé.

On dit dans les chroniques médicales que l’insomnie masque une maladie en préparation ou en développement ou des troubles psycho-somatiques.

Bref, quand c’est le jour du vélo et que l’heure approche, je suis déjà tout raplapla comme si j’avais parcouru cinquante kilomètres avant de l’enfourcher.

Les potins du lundi

Confiance en la presse: une image vaut parfois mieux qu’un long discours

Ayez confiance!

Les journalistes se sentent mal aimés. Et ils le font savoir… dans la presse. Je serais tenté de dire dans leur presse. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Ils ont même lancé une enquête, pas de police, d’opinion. C’est l’enquête du baromètre annuel Kantar de référence sur la confiance dans les médias.

En cause, la confiance. Près de six personnes sur dix pensent que les faits rapportés dans notre journal quotidien ne sont pas conformes à la vérité. Ce n’est plus de la confiance, c’est de la défiance.

Les professionnels de la profession sont comme on l’imagine affligés qu’on puisse ainsi mettre en question leur travail qui consiste à rapporter des faits, les hiérarchiser, les vérifier…et lorsqu’ils en ont le temps les commenter.

A qui la faute de cette défiance?

Chacun aura une explication. Les journalistes invoquent en premier lieu l’internet qui colporte de fausses informations, les fameuses « fake news » et les réseaux dits sociaux comme Facebook accusé de propager par algorithme de fausses nouvelles. C’est de bonne guerre d’invoquer l’autre média qu’est la toile pour ne pas voir ses propres défauts et la façon dont les comités de rédaction pointent plutôt telle info qu’une autre. Il ne faut pas être grand clerc pour constater le pilonnage des partis radicaux que sont le RN de Marine Le Pen et la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Si tout le monde joue au journaliste, où va t-on?

Si la presse est devenue tant décriée, j’ai ma petite idée. Insipide, mono-colore, dupliquée, inféodée aux puissances d’argent, complice des lobbys et du pouvoir politique, la presse ferait bien de faire sa propre autocritique. Le dernier plus beau exemple en date de cette complicité, c’est la campagne électorale européenne menée tambours battants par Emmanuel Macron dans les territoires, baptisée pompeusement Grand Débat, et relayée abondamment par les médias publics. Ce n’est pas moi qui le dit, tout le monde en parle, c’est la presse qui a fait gagner Macron aux dernières élections de même que c’était déjà la presse qui a pris parti contre le non au referendum de Maastricht et contre la volonté du peuple. Est-ce que je désinforme en disant ça? Mais la presse écrite n’est pas en reste. Ainsi Marianne (pour ne citer que celui-là) , l’hebdo qui se veut citoyen avec à sa tête Natacha Polony. Il vient d’être racheté par un oligarque tchèque du nom de Kretinsky qui fait des affaires dans le monde de l’énergie. Mais Marianne a semble t-il encore des difficultés puisqu’il lance des appels quotidiens à ses lecteurs pour l’aider à traverser une mauvaise passe financière. Je ne parle pas de la presse régionale Grand Est qui est toute entre les mains du Crédit Mutuel. (lire l’article)

La presse reste un outil bourgeois au service de la bourgeoisie.

Ainsi quelle presse met en question aujourd’hui ouvertement le dogme libéral mondial qui opprime les peuples alors même qu’elle en est l’obligée? quelle presse met en cause l’inféodation du monde politique au capitalisme qui détruit la planète? Certainement pas nos journaux locaux d’information écrits ou télévisuels. La presse reste un outil bourgeois au service de la bourgeoisie. Il existe entre média et politique une connivence, une perméabilité qu’on aurait tort d’ignorer. Mêmes cursus, mêmes écoles, mêmes parcours mondains, et parfois conjoints dans la vie privée. Quand une information parait, il faut toujours la décrypter et apprécier son potentiel parti-pris. Je me méfie aussi de la presse particulièrement dans les moments de tension sociale car elle choisit vite son camp.

Les gilets jaunes l’ont bien compris en créant leur propre chaine d’info avec Vécu. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les journalistes fassent l’objet d’intimidations au contact des gilets jaunes…eux au moins savent dans quel camp sont les journalistes.

Courir

Le tour du lac à pied hier. Je me suis mis à faire des étapes en petites foulées. Depuis le gros tronc d’arbre jusqu’au banc là-bas, puis marche, puis footing jusqu’au banc suivant,…ce qui est amusant avec mon appli Wahoo, c’est de voir sa performance immédiatement 6’21 » au kilomètre en courant et 12’57 » pour la marche.

J’ai commencé hier. Pour voir…

J’ai regardé le dico en rentrant à la maison.

Courir, verbe du troisième groupe. C’est déjà bon signe vu que pédaler est du premier groupe. Marcher aussi. Donc tous les trailers qui défilent le soir sur le trottoir n’ont plus qu’à bien se tenir!

J’essaie. Sur l’ordi. J’ai mis mon cardio, branché Wahoo sur l’Iphone, et j’ai compulsé les sites de courses à pied pour débutants. Commencer à courir, c’est le premier sur lequel je suis tombé. Vingt conseils. Je butte un peu sur le cinquième…
Pour bien courir il faut faire reculer le pied dans la chaussure à chaque foulée pour passer d’une course en cycle arrière à une course en cycle avant moins traumatisante et bien plus efficace …

…et aussi sur le onzième
Se mettre à courir impose de faire des exercices de gainage pour éviter les douleurs lombaires …

Là ça se corse, je vais essayer à la maison

Je suis réaliste. Je sais que le footing est un sport difficile qui doit supporter son squelette et pas que! tout le reste dont la surcharge pondérale. Je vais souffrir.

Vélo+train= galère assurée

Son vélo dans la train? d’autres préfèrent le cheval

Je viens de lire le blog de ma consœur Isabelle et le vélo. Elle y expose la situation du cycliste qui veut voyager avec son vélo. Le vélo, éternel allié incompris du train, c’est le titre de son article.

Lire l’article d’Isabelle et le vélo

Isabelle, comme d’autres cyclistes, tient à voyager en train avec son vélo. En France, la SNCF freine des quatre fers comme du temps de la diligence et souhaite ne pas trop s’investir sur le sujet. On comprend pourquoi: les vélos sont encombrants et peu au goût des autres voyageurs qui se plaignent de la place prise. Sans parler que les vélos en question sont aussi parfois source de salissures pour les autres voyageurs lorsque le train est bondé.

sVélos de travailleurs sur la ligne Mulhouse-Strasbourg

Mais passons! En France, voyager avec son vélo reste difficile dans les trains. La SNCF ne préfère pas accueillir ce genre de voyageurs qui se rendent parfois très loin accompagnés de leurs bagages. En revanche la SNCF accepte les cyclistes qui vont travailler et préconise de posséder deux vélos, un dans la gare de départ et un autre dans la gare d’arrivée comme pour le trajet Mulhouse-Bâle ou Mulhouse-Strasbourg.

Je ne suis pas en situation de prendre position face à ce problème, n’étant pas utilisateur. J’ai pourtant la vague impression que ce type de voyage reste marginal. Alors on va me dire que je ne défends pas la cause des cyclistes. Un peu, oui! Les désagréments recensés par ceux qui l’expérimentent ne m’encouragent pas à postuler pour ce type de voyage combiné.

Il faut que les consciences s’éveillent, certes.

Article de vélomaxou en relation

Le massif et les grumiers

Vaste sujet pour les amoureux de la nature. La forêt est un carrefour d’enjeux, ceux des exploitants forestiers, ceux des chasseurs et ceux des randonneurs. La forêt, ne l’oublions pas est avant tout un biotope où le monde végétal, minéral et animal vit en symbiose. Comment concilier ces intérêts pas toujours convergents et respecter la nature?

Je ne suis pas expert et pourtant, je suis capable d’écrire cette introduction sans l’aide de personne. Plus pointus sont les experts. Transition et permaculture de la Doller nous invite à une réunion publique. En cause le Sprickelsberg où des dessertes géantes pour grumiers sont envisagées.


Au croisement de la question de la mobilité, des espaces de randonnées et celle de la gestion forestière, qu’en est-il de ces dessertes géantes en plein massif forestier destinées à faire pénétrer les camions grumiers et les pratiques de cultures industrielles intensives avec pesticides au coeur des massifs ? C’est la question qui se pose pour le Sprickelsberg dans la haute vallée où un collectif de défense du massif et des riverains impactés se constitue contre un projet de mise en place d’une desserte  entre DOLLEREN et KIRCHBERG (293 hectares).
Réunion publique vendredi 25 janvier 2019 à 20 heures à la Maison de Pays de Wegcheid.
Au programme, projection et débat. Le dialogue de sourd est-il une fatalité ?

Pascal Bitsch
Transition et Permaculture dans la vallée de la Doller