Le rassemblement régional des Cent Cols avait lieu cette année à la Planche-des-Belles-Filles. Il n’existe pas de col à la Planche devenu célèbre avec les passages répétés du Tour de France. Le col le plus proche est celui de Querty à 833m (où je suis passé en 2014 ainsi qu’en 2019).
Notre rassemblement a rencontré un vif succès puisque nombreux parmi nous sont venus de loin, de France, d’Italie avec le Président du club Cent Cols, de Suisse, de Belgique profitant de la fin du séjour organisé cette semaine à Todtmoos (Schwarzwald).
Mes trois compagnons de voyage
Mon parcours VTT a été celui proposé par le club des Cent Cols. Avec trois cols au programme au départ de Plancher-les-Mines
Chevestraye
Chevrères
Sans Nom
un compagnon venu de Suisse
Un peu juste au niveau physique, j’ai galéré. Et même plus. Même goudronné, le parcours n’est pas facile. Surtout la grimpée à partir de Felfahy pour rejoindre le col de Chevrères (916m).
la photo souvenir à ChevrèresThibaut Pinot semble susciter des rancœurs
le début du sentier est un peu raide
Voici donc le col de Sans Nom et son potelet indicateur fort garni et de belle facturepour nous ce sera le Rahin (53)
Après une longue descente de 6km, on aboutit dans la vallée du Rahin.
La vraie épreuve pour moi, c’est La Planche.
montée à la Planche. Voir ça, ça m’affole. le premier km est à 10%
Etre dépassé par un club de mobylettes c’est singulier. Certains engins consomment beaucoup d’huile. La Haute-Saône soigne ses cyclistes de passage avec de beaux totems. S’arrêter pour prendre la photo, c’est l’alibi qu’il me fautLe Régional de l’étape a eu ses admirateurs
Il faut convenir que La Planche dispose d’une véritable popularité depuis qu’elle est devenue une étape fréquente du Tour de France. Les cyclistes amateurs, parfois venus de loin, y sont nombreux. Les itinéraires depuis de Giromagny jusqu’au Thillot sont agréables et variés…et aussi parfois redoutables.
Arrivé au parking de La Planche, je n’en demande pas davantage. « La Super-Planche »? Non merci.
Notre Président Enrico ALBERINI (à gauche) était parmi nousretour à Plancher-les-Mines. Jacques Pissenem sculpte des arbresle parcours du jour comportait trois cols, Chevestraye (km5), Chevrères (km11), Sans Nom (km12)
Le vélo à assistance électrique Elops 900 de Decathlon est un modèle à vocation purement urbaine. Correctement équipé, il bénéficie d’une offre printanière faisant passer son tarif de 1 119 € à 999 €.
il repose sur un moteur logé dans le moyeu arrière développant un couple de 35 Nm. L’assistance sera légère, mais suffisante pour évoluer dans les villes qui ne comportent pas de grosses montées. (méfiance si vous habitez le Rebberg à Mulhouse ou si vous travaillez au centre hospitalier). Couplé à une batterie de 417 Wh (36 V et 11,6 Ah), ce moteur assistera le cycliste pour un maximum de 70 km avec le mode d’assistance le plus faible.
Le sujet devient de plus en plus actuel avec la recrudescence des véhicules qui vous frôlent souvent le fait de conducteurs en mode « multi-tâches » ou sous l’effet de drogues hallucinogènes très en vogue actuellement.
Faut-il s’équiper d’un rétroviseur pour mieux anticiper le danger venant par l’arrière?
En matière de rétroviseurs, on a déjà tout dit. Et pourtant nous ne sommes pas équipés.
Les freins au rétro sur route ou en ville on les connait:
on ne voit pas bien
c’est fragile et pas facile à régler
Je sais qu’en écrivant cela je fais bondir les inconditionnels du rétro qui sont peu nombreux à être convaincus. Seulement la réalité est là. A la différence d’une voiture, on ne peut pas consacrer plus d’une seconde à la vision dans le rétroviseur et abandonner sa vision de trajectoire longtemps.
Une vidéo qui démontre bien l’embarras du cycliste avec ses rétros
Ensuite, dès lors qu’un rétro est positionné sur le vélo, il devient vulnérable lorsqu’on stationne son vélo puisque par principe il dépasse du guidon.
Il est une autre donnée importante à prendre en compte, c’est l’angle que notre œil devra prendre pour voir derrière
En bout de guidon, résultat médiocre (TAGVO 11 euros les deux)
plus votre rétro est positionné à l’extérieur de votre champ visuel, plus vous aurez du mal à observer ce qui arrive par l’arrière et plus l’image fournie sera étroite. Ce constat exclut donc les rétros placés en bout de guidon de course et les rétros sur l’axe de roue avant.
il ne reste donc que les rétros de casque qui se déplace avec votre tête qui présente un réel intérêt. D’autant que plus le rétro est prêt de l’oeil plus la plage de vision est large.
modèle Zefal Z Eye 8 euros. A ce prix on ne risque rien d’essayer
Avis d’un utilisateur:
installé facilement sur le casque. la fixation à scratch tient bien au début mais dès qu’on la déplace pour réglage elle devient plus lâche. Un autre type de fixation est à envisager (bienvenue aux bricoleurs) un collier de serrage a fait l’affaire. On peut aussi envisager un système de fixation par boulon (vis + écrou). Les presbytes peuvent parfaitement utiliser ce rétroviseur même si la distance qui sépare l’œil ne permet pas de voir le miroir net, ce qui compte est l’image renvoyée. Au final, moins de torticolis en perspective. je recommande, il n’y a pas mieux pour l’instant sur le marché.
C’est pourquoi je préconise cette solution, le mieux étant d’avoir deux rétros de casque réglés sur chaque posture de tête. Mais ne rêvons pas, aucun de ces produits de casque (ou de lunette) ne remportent l’adhésion. Soit ils sont de mauvaise qualité, soit ils sont trop fragiles et difficiles à régler.
se fixe sur la branche de lunette (10 euros)
La caméra Parkvision
Encore une merdouille à recharger en rentrant de sa sortie vélo?
Avant de s’aventurer dans ce système électronique, mieux vaut attendre d’en savoir plus sur l’autonomie et la durabilité du produit.
L’ensemble pèse…400 grammes. Poids prohibitif pour un vélo de route.
camera Parkvision fixée sur le guidon (90 euros)l’écran semble occuper la largeur d’un demi-guidon
Les avis relevés sont positifs à 80%, mais peut-on s’y fier?
Je fait du vélo fréquemment mais atteint d’une cécité visuelle sur un œil, je n’étais pas vraiment rassuré sur ma sécurité. J’ai essayé le rétro mais à par voir une partie de mon épaule, jusqu’à ce que je trouve sur Amazon une caméra miroir à vélo chez PARKVISION. Et bien c’est bluffant la réalité que l’on peut voir sur l’écran et croyez-moi je suis rassuré de voir de loin le véhicule se rapprochant. La photo est prise par un temps très couvert. Vous allez me dire le prix? La sécurité n’a pas de prix. Facile à mettre en place, je conseille fortement pour ceux qui font beaucoup de route.
Chaque année, les membres grimpeurs de cols se rassemblent régionalement.
Dans le Grand Est ce sera samedi 27 mai à Plancher-les-Mines qui comme chacun sait est dans le territoire de Belfort. Ben non tout le monde sait que c’est en Haute-Saône, Plancher, et pas dans Le Territoire. Et paf! Bien vu Laurent
Au programme un nouveau col tout neuf qui vient de sortir pour la circonstance.
Le circuit VTT passera au nouveau col « Sans Nom » FR-70-1001. La trace 15701832 est dispo sur Openrunner. 35 km et 1100 D+
La vache! 1100m de D+ pour aller boire un coup aux Belles Filles.
Un pot d’accueil sera servi à partir de 8h sur le parking du départ qui est situé dans la commune à l’impasse du canal ( prendre à droite la rue du pont du Var, le parking est à gauche après le petit pont)
le policier repoussant Thierry Frémaux au Carlton de Cannes (capture Tweeter)
Pas content Thierry Frémaux.
Le Président du Festival de Cannes n’a pas voulu écouter le policier municipal qui lui demandait de ne pas faire de vélo sur le trottoir aux abords de l’hôtel Carlton.
Mal lui en a pris.
Le policier l’a rattrapé dans le hall de l’hôtel et Frémaux a tenté d’un doigt vindicatif d’entrer dans la bulle de confort du policier.
Donnez-moi votre nom! lançait-il au policier
A quoi le policier a repoussé le Président du Festival.
Vous m’avez agressé, je vais porter plainte a poursuivi Frémaux
Finalement c’est le personnel du Carlton qui a séparé les deux hommes.
Le journaliste Eric Morillot qui a filmé la scène s’est adressé à Frémaux en ces termes
Vous rouliez à bicyclette sur le trottoir. Un policier vous a demandé deux fois de vous arrêter. Quand il vous rattrape devant le Carlton vous l’accusez de vous avoir agressé. Je vous le redis ici, Thierry Frémaux, vous aviez tort et vous n’êtes pas au dessus des lois ! Nous sommes plusieurs témoins de ce qu’il s’est passé. Ce policier municipal a tout notre soutien. (Twitter)
C’est un tour commun, celui où l’on profite de la nature à vélo.
Quelques singularités auxquelles nous sommes sensibles, comme ce mini-lac de la Seigneurie ou encore cette extraordinaire exposition d’arrosoirs qui font de Rougemont une célébrité.
Encore un récit d’accident dramatique dans la presse de ce matin.
Au départ tout devait bien se passer. Le grand-père sur son vélo allait voir son fils au village voisin. C’était sa sortie matinale et j’imagine aussi sa fierté de pouvoir encore s’offrir une balade à vélo. Il n’est jamais arrivé.
L’automobiliste conduisait la voiture de l’entreprise. Il téléphonait à sa copine comme beaucoup le font à présent pour toutes sortes de raisons plus ou moins nécessaires et avouables.
Et boum!
Evidemment projeter un cycliste à trente mètres ça fout un choc. Mais pris de panique, l’automobiliste poursuit sa route et construit à la hâte un épouvantable stratagème: répandre des débris de sa voiture au pied d’un mur à plusieurs kilomètres du lieu de l’accident pour tenter de faire croire qu’il est étranger au drame.
Je ne sais pas. Je ne sais plus. J’ai cru savoir. Mais non, mes hypothèses sont fausses.
Pendant un temps, j’ai cru qu’en restant bien à droite sur mon vélo, « en faisant les bordures » comme on dit dans notre jargon, on pouvait échapper à l’accident de celui qui vous double avec sa voiture ou son camion.
En outre, je m’étais persuadé que mieux valait des départementales à faible trafic où le trafic routier est moindre mais où les échancrures du bord de route sont souvent des pièges pour le vélo.
Puis je me suis dit que mieux valait prendre toute sa place sur la route, « un bon mètre ». Mais j’ai tout de suite senti que je dérangeais « grave » en empêchant de pouvoir me dépasser en cas de véhicule arrivant en face. Générer un freinage d’urgence, susciter l’ire, ce n’était pas non plus le bon plan.
Puis je me suis dit, « soyons fluo » pour être vu de loin et même ajoutons une loupiote clignotante, pour permettre d’attirer l’attention de celui qui conduit son véhicule en multitâches.
J’en suis revenu, il semble que rien n’est capable de me satisfaire entièrement tellement le comportement automobiliste est devenu irresponsable.
Pas de vélo, de la course à pied pour en finir plus vite en ce dimanche où des pluies sont annoncées. Pour l’heure, rien.
En 48 minutes de CAP, c’est encore moins de temps qu’à VTT, mais j’ai le cardio au taquet tout le temps.
Comme je suis adepte de « merdouilles électroniques », j’ai emporté deux GPS pour comparer les enregistrements cardios. Le Forerunnen 235 et le Edge Touring Plus.
L’un prend le pouls au poignet (graphe du haut) et l’autre au thorax (graphe du bas).
Ils sont semblables avec une moyenne de 138 sur le Edge et 140 sur le Forerunner.
La piste cyclable qui mène à l’Institut Saint-André vient d’être réalisée. Auparavant un simple chemin, l’itinéraire est à présent revêtu. Il dépasse même le terminus du train Thur-Doller pour rejoindre les étangs
la piste aboutit aux étangs derrière les Ets Wantz
A deux pas de chez moi, « portes ouvertes » sur l’industrie du déchet ménager.
Celle où l’on trie, celle où l’on broie…mais pas celle où l’on brûle.
Les déchets incinérables, ceux dits des « sacs noirs », on les transfère en camion dans un incinérateur à Sausheim. Avec l’incinération, fatalement on pollue l’atmosphère même avec des filtres qu’il faut régulièrement déboucher. Normal, un filtre retient les cochonneries. Alors il faut bien jouer au chat et à la souris avec les inspections pour démontrer qu’on est dans les clous de la tolérance admise. Il était un temps où il était difficile lors de la combustion de capter les dioxines ou les furanes (sous classe de la dioxine) rejetées par les cheminées. Les dioxines rappellent Seveso.
Mais tout près de chez moi à Aspach-le-Haut, le SM4 officie.
celui qui consiste à valoriser nos déchets biologiques, épluchures de pomme de terre et peaux de banane
celui qui consiste à trier nos emballages papier, plastique et cannettes afin de les transformer en gros ballots de près de 350kg.
Un personnel très dévoué et compétent nous a reçu par petits groupes de visiteurs.
8000 tonnes de compost chaque année utilisable par l’agriculture
nos déchets bio fermentent pendant un mois dans un immense bâtiment appelé réacteur
D’emblée le parti pris est de dire que nos déchets bio doivent être transportés dans des camions, puis valorisés, puis vendus aux agriculteurs du lieu qui cultivent blé, maïs et asperges.
Le but du jeu n’est donc pas d’encourager les particuliers à composter eux-mêmes. Explication avancée, ils n’y connaissent rien et souvent ne veulent pas les garder chez eux. L’explication est surtout économique car si on vient à pouvoir garder son bio, on va induire une rupture dans l’équilibre du modèle.
Concrètement, chez moi, je mets de coté quelques déchets bio pour pouvoir à mon potager. J’ai cette chance. de pouvoir le faire.
Au bout d’un mois le compost sera criblé et les particules de plus de 2cm seront séparées.
Avant d’être commercialisé, des échantillons sont analysés en laboratoire à Aspach-le Bas pour s’assurer que le produit répond au label sanitaire éco-européen.
le compost prêt à l’emploi
Le centre de tri
Ce centre de tri va déménager à Richwiller où une unité plus moderne vient d’être construite
nos fameux « sacs jaunes » arrivent sur site. une machine ouvrir les sacsun premier tri de centrifugation dans un Trommel ballots de bouteilles plastique de couleur prête à réemploi par l’industriechasuble et casquette de jockey renforcée pour les visiteurs
Beaucoup d’énergie là-aussi pour trier nos cannettes, nos cartons et nos bouteilles et flacons en plastique.
ballots de cannettes aluminium
Un effectif de 75 personnes que se relaie jour et nuit par groupes de 25. Si le tri est automatisé, il demande encore un traitement manuel dans des ateliers.
ballots de plastique ultime dont personne ne veut …les ballots sortant des compacteurs
Les machines ne peuvent pas tout. D’autant que de nombreux objets n’ont rien à faire là. En cause des usagers indélicats qui se débarrassent à tort. Comme des bouteilles de gaz hilarant, des seringues, des déchets médicaux dont certains produits radioactifs.
c’est fou le succès de la Chantillyobjets camouflés dans des sacs jaunes et devant faire l’objet d’un tri manuel
A l’issue de la visite, on a droit à un sac de compost gratos. Merci les gars!
Une petite mer intérieure à deux pas de l’Alsace (Haute-Marne et Marne)
Il pleut. Un seul voilier a tenté l’aventure.
parcours impeccablement fléchés
C’est du vélo de route sans problème.
La photo n’est pas floue, il pleut
On part, on roule, on arrive. La plupart du temps on est en site propre sur les digues du lac. Il n’y a plus qu’à admirer le paysage.
les magnifiques maisons à pans de bois du Dervois (Saint-Marie-du-Lac-Nuisement)
Construit pas l’homme ce barrage-réservoir « Marne » pourrait presque être perçu comme naturel. On a donc bien fait les choses. Juste englouti quatre villages tout de même. Seule émerge de l’eau l’église de Champaubert presque flattée d’une telle célébrité inattendue. Gloire au Seigneur!
Eglise de Champaubert sauvée des eaux. Dieu avait bien fait les choses
Refuge des oiseaux migrateurs, on croisera parfois en chemin des observateurs munis de longues vues en tenue de camouflage qui les font ressembler à des paras.
complexe touristique de Giffaumont
Parti d’Eclaron, je rejoins Eclaron après m’être resourcé dans ce terroir tant aimé et sillonné dans le passé.
C’est ma hantise, percuter un camion à l’arrêt. Surtout un camion comme celui-là avec sa lame tranchante garé régulièrement rue du Traîneau à Aspach-le-Haut DNA 10/05
C’est un risque pour le cycliste trop respectueux du « rouler à droite ».
Les camions stationnés ont une large emprise de la chaussée et les percuter est souvent plus dangereux que percuter une voiture à l’arrêt.
Les écluses de Valdieu-Lutran, au nombre de douze, illustrent les efforts de l’homme, jadis, pour franchir une crête comme ici la ligne de partage des eaux Rhône – Méditerranée / Rhin – Mer du Nord. (voir mon article de 2006)
Transporter de lourdes charges devait prendre du temps. Un temps compté qu’on n’accepte plus aujourd’hui avec le flux tendu des marchandises.
Amicalement, je faisais remarquer à un éclusier qu’on devait perdre beaucoup d’eau en éclusant des coquilles de noix à faible tirant d’eau…alors que les chalands d’antan bien chargés devaient occuper un grand volume de l’écluse…
Il ne m’a pas, semble t-il, compris. Alors lorsqu’un plaisancier passe, on véhicule d’abord de l’eau, de l’eau qu’on peine à capter dans la Largue et la rigole de Belfort.
Mais le volume d’eau V1 perdu à la première écluse n’est perdu qu’une fois, il devient ensuite V2, V3,…heureusement.
Cette zone pilote en itinéraire partagé mérite qu’on fasse un retour d’expérience avec les utilisateurs
C’est ici au col du Herrenfluh (km15 de mon parcours) que j’ai chuté hier en redescendant du Molkenrain.
km 15 site pilote marcheurs/VTT
C’est pourtant un endroit que je connais puisque j’ai participé au chantier d’aménagement en 2021. Seulement je ne l’avais pas encore éprouvé comme vététiste étant précisé que je ne suis pas un habitué de ce genre de terrain et que je manque de pratique dans ce contexte.
Soit!
Mais j’ai tenté tout de même. Et arrivant si peu vite que j’ai perdu l’équilibre, je suis tombé lourdement du vélo (27.5 pouces) coté intérieur du virage par manque de vitesse. Je pense avoir arraché la marche piéton dotée de cales en ronds à béton qui s’est effondrée sous le choc.
A mon corps défendant, entre septembre 2021 (date des travaux) et mai 2023, la conformité des lieux a beaucoup changé.
Qu’on en juge par cette photo prise le jour des travaux:
situation en fin de travaux en 2021, passage beaucoup plus fastoche qu’aujourd’hui.
J’ai eu le temps de voir le sol arriver vu le dénivelé et aussi mon incapacité à choisir l’endroit de réception.
Bref je suis arrivé sur l’escalier des marcheurs et j’ai ensuite glissé.
Je me souviens que mon sac à dos m’a beaucoup protégé, il s’est comporté en amortisseur et mon casque a tapé aussi fortement. Comme quoi, et j’en ai toujours été persuadé, dans cette discipline le casque est indispensable.
Cela dit, je me demande si c’est une bonne idée de faire des by-pass VTT à coté des escaliers des marcheurs alors que des ronds à béton sortent du sol. Je ne me souviens pas de la pose de ces fers à béton. N’ont-ils pas été rajoutés après pour contrer l’érosion des marches?
Il n’en reste pas moins que ma responsabilité est entière. J’étais fatigué, j’avais peu de force, je venais de gravir 800m, je manquais de conviction.
Boum, gamelle! Je quitte le vélo et je pars en roulé-bourré sans lui. Dutronc dirait « crac-boum-hue ». D’abord la hanche, ensuite le sac à dos et pour finir le casque. J’ai les neurones qu’ont les chocottes.
Bon, pour finir je me relève et je reprends la route. C’est plus sûr.
14 Le casque protège à VTT
Enfoncement coté lobe pariétal gauche. Je l’ai échappé belle.
Par deux fois déjà, j’ai failli rencontrer une trottinette en ville à une intersection.
Ces engins virent mal du fait des lois de la gravité qui les font sortir de la trajectoire à cause d’une trop grande vitesse.
A la différence du cycliste, le trottinetteur n’arrive pas à compenser toute la force centrifuge de son virage en se penchant car il arrive trop vite. Résultat, il traverse l’axe central de la chaussée…et va se viander où il peut. Parfois sur le capot d’une voiture ou sous un camion.
La fois dernière, la trottinette a débouché devant moi à une intersection et n’a pu faire autrement que de s’arrêter le long du trottoir opposé. Le pilote s’est excusé et m’a remercié de l’avoir laissé finir son tournant entre mon vélo et la bordure du trottoir
Les férus de maths pourront vérifier le phénomène trottinette ici
Difficile de séduire face à la voiture. On ne pourra jamais se défaire de l’image techniciste et rétrograde du vélo face à l’offre concurrente, bus et voiture. Pourtant cette machine me rend d’énormes services en ville
C’est devenu une mode, le gouvernement distribue généreusement des milliards pour faire passer la pilule des retraites.
Hier c’était pour les lycéens stagiaires en entreprises. Aujourd’hui c’est pour les cyclistes.
On connait l’argument: il s’agit de faire basculer les trajets voiture de moins de 5 kilomètres vers le vélo. Facile à dire mais pas facile à mettre en œuvre. Pour les utilisateurs de voiture en péri-urbain ou dans le monde rural, elle est irremplaçable. A la différence des pays nordiques ou de l’Allemagne, nous avons de grandes disparités de densités urbaines qui font qu’on ne peut pas convertir aisément la voiture en vélo partout.
On va donc encourager à nouveau les Français à prendre leur vélo ou à en acheter un s’ils n’en n’ont pas tout en faisant croire que les mobilités douces sont universelles.
Au programme
des formations dans les écoles (j’y ai déjà participé comme intervenant)
des primes à l’achat pour le neuf et l’occasion (électrique ou pas)
des aménagements urbains et des emplacements sécurisés pour garer sa bécane aidés à 30% par l’Etat…à la condition que les communes soient en capacité d’investir. Dans ma ville, même le renouvellement de la signalétique vélo semble hors de portée!
un réseau cyclable passant de 57.000 à 100.000 km en 2030. Dans ce domaine des pistes cyclables, les cyclistes ont déjà été échaudés par des ouvrages mort-né n’aboutissant nulle-part, non entretenus ou détournés de leur but par une population qui n’a rien à voir avec le vélo comme c’est le cas en périphérie urbaine.
On ne peut toutefois que souscrire à ce programme tout en gardant en tête quelques repères.
Dans le Haut-Rhin, le réseau cyclable existant est quasiment à l’abandon dans certaines vallées vosgiennes. C’est le cas de la Voie Verte de la vallée de la Thur truffée de raccords, de racines émergentes, de scories diverses venant du trafic agricole, de poteaux et de roches. Sans parler des interruptions comme à Vieux-Thann ou des signalétiques absentes comme à Fellering
En Allemagne, le plan vélo national évaluait déjà en 2012 l’investissement des villes pour le vélo de 8 à 19 euros par an et par habitant.(source Vélos et territoires)
budget vélo des collectivités 14 euros/hab en 2019
2 milliards, ce n’est pas rien. Cela représente 30 euros par habitant à rapprocher des 14 euros consacrés chaque année par les différents niveaux de collectivités.
Aussitôt, le préposé leur a donné un siège en signe de bienvenue. Vous n’imaginez pas comme c’est prisé. Les Allemands viennent spécialement les acheter pour les remettre en fonction, m’a t-il dit.
Mes vélos vont donc peut-être entamer une nouvelle vie outre -Rhin.
J’aime retrouver cette ferveur populaire de gens comme moi, assurés que ce mépris et cette incompétence de la classe dirigeante n’en a plus pour longtemps.
La CFDT était bien représentée ce matin à Mulhouse. Son dirigeant, Laurent Berger, va la quitter en juin.
Il portait bien son nom ce Berger là. Bien sûr, l’intelligentsia bourgeoise va le regretter car il incarnait, d’après elle, une certaine adhésion aux réformes.
Adhérer aux réformes dans l’esprit bourgeois c’est taper dans les acquis sociaux…et c’est aussi enfoncer un coin dans la solidarité ouvrière.
Ne soyons pas dupes!
Pendant que le cortège se préparait, je me suis esquivé sur la pointe de mes pneus fins.
Hier dans la montée du Hundsrück, je croise un, puis deux, puis trois, puis quatre cyclistes tous vêtus de noir. Une mode? une volonté d’être furtif? un club de trompe-la-mort?
Vous qui connaissez l’étroitesse de la route qui mène à Bitschwiller et les virages serrés, je m’étonne que cette mode du cycliste tout de noir vêtu prospère. Elle est même le fait de grands cyclo-sportifs aguerris à la route.
On en rencontre désormais tous les jours sur nos routes.
2013 BCMF Vercors. Je ne vais plus dans ces manifestations trop dangereuses
Je me demande pourquoi ces cyclistes se mettent ainsi en danger de ne pas être vus. Une moto qui déboite derrière une voiture, une voiture qui ne vous aperçoit pas, un virage pris trop au large, l’accident est si facilement arrivé.
Etrangement, ce qu’on impose aux motos, avoir des phares allumés le jour, ne l’est pas pour les cyclistes. Ni même le port de la chasuble. Cependant l’usage de feu rouge clignotant à l’arrière remporte du succès, preuve qu’on est conscient du danger à l’arrière, quand bien même ce feu ne soit pas homologué.
Il y a en France une liberté de fabriquer et de vendre des vêtements noirs aux cyclistes. Ne venons pas nous plaindre si l’on n’a pas été vus! Et après on viendra dire que l’interdit n’est pas justifié et que l’Etat ne peut se mêler de tout.
La peinture devient mon second passe-temps après le vélo. Cette peinture illustre mes recherches de progrès. A force de m’inspirer de « tutos », je tente ce qu’on appelle la désaturation des couleurs. D’abord un mélange de noir, de blanc et d’une couleur dominante. Puis insérer ce mélange dans chaque teinte du tableau. Je pense ainsi mieux atteindre le réel.
En avril ne te découvre pas d’un fil…on connait la suite.
Mais le dicton passe sans qu’on puisse le vérifier distinctement. Le rapport à la terre, à la météo, a changé du fait de nos activités contemporaines moins dépendantes des éléments. Aujourd’hui c’est plutôt la sécheresse qui inquiète.
Chaque fois que je traverse nos vallées vosgiennes, j’observe les cours d’eau. Mais les débits sont de faibles indicateurs de la sécheresse.
Cependant la Thur recueille les eaux de pas moins de 23 affluents!
les 23 affluents de la Thur (Wikipédia)
Rien qu’à Thann, trois mini-affluents:
le Grumbach 1,2 km
le Finsterbach4 2,8 km encore appelé Kattenbachruntz.
En Alsace, j’ai longtemps entendu dire que nous avions la plus grande nappe phréatique qui alimente 80 % de la population alsacienne en eau potable.
Mais on le dit moins.
Au fil des années, les pollutions domestiques, industrielles et agricoles se sont multipliées ; à cela se sont rajoutées ces dernières années les sécheresses et canicules.(DNA 16/3/22)
Toutes sortes de polluants s’y retrouvent. D’abord les polluants « historiques » de l’agriculture comme l’atrazine et de nouveaux occupants comme les produits pharmaceutiques rejetés par le corps humain et les micro-plastiques.
Mon mois d’avril
la chance du retraité, faire du vélo au bord de la mer en avril
Il est toujours aussi puéril de formuler un retour sur son activité passée. Mais c’est un marqueur auquel je tiens. J’opère des arbitrages en ayant conscience qu’il faut moins de ceci et plus de cela car pour moi les journées sont longues, je dors peu, et donc je suis contraint d’utiliser mon temps avec sagesse.
Eviter de ne rien faire!
L’éloge de la paresse est une philosophie à laquelle je ne sais pas accéder. Mais le droit à la paresse est à nouveau revendiqué dans notre ère moderne en réponse à la technocratie ambiante du capitalisme qui inaugure sans cesse de nouvelles tâches sans intérêt.
L’oisiveté ne me convient pas car lorsque j’y sombre, je peine à en sortir. Je préfère me consacrer à des choses gratifiantes. Encore faut-il les prioriser, éliminer ce qui ne sera plus d’actualité. Pas exemple l’aéromodélisme. Je comptais y revenir, soixante plus tard, j’ai déjà investi dans la radiocommande. Je n’y reviendrai vraisemblablement pas.
Pour l’heure j’arbitre entre le vélo et la peinture, mes deux activités dominantes.
Mon mois d’avril physique et circonstanciel. Je me méfie. Ce mois, outre les douleurs articulaires liées à l’âge, je viens de « ramasser » une allergie genre rhino-pharyngite qui me prend au retour du vélo (yeux larmoyants, éternuements, toux)
J’assure le minimum syndical
Les travaux domestiques? mécaniques? le moins que je peux. J’y place plutôt la lecture. Oui, je ne suis pas « jardin », ni « bagnole ». A chacun son truc!
Surtout ne pas étendre le potager! 10m2 suffisent. Tout mètre carré en plus, c’est de la mauvaise herbe en plus à biner.
Ensuite, je sème. Et j’attends.
Les bagnoles m’insupportent. J’ai une vieille diesel de 10 ans d’âge. Voila qu’elle me lâche à 300 km de chez moi. 4 injecteurs: 2200 euros. Sur le coup on pense à en changer ou à l’abandonner. J’admire tous ces urbains sans voitures qui ne se transportent avec la famille que par train ou avion. Chez moi, c’est inconcevable. Abandonner sa voiture n’est pas encore faisable. Mais les restrictions d’usage (environnement, taxes diverses) pourront nous y aider.
J’ai fait un appel aux candidats du club. Personne! Alors je roule tout seul, après ma sieste généreuse. Je ne suis donc tenu à rien sur le plan itinéraire et vitesse.
Et après, en juin, on verra des cyclos se pointer pour commencer la saison.
La montée par Wuenheim. La plus facile, dit-on. Je n’ai pas d’autre ambition que de grimper en haut.
D’ailleurs je m’arrête deux fois.
C’est sûr que je n’y arriverais pas
Une fois au Rote-Rain pour regarder un concours de jeunes vététistes et une fois à la Croix Zimmermann pour écouter deux Alphorn.
Puis je me laisse descendre à Willer.
le Steinby est barré mais le portillon est ouvert. Alors faudrait savoir!
Dans un sursaut d’estime, je prends la grimpée du Hundsrück à Bitschwiller. Mais je m’arrête au Plan Diebold. Je croise un, puis deux, puis trois cyclistes dont une particularité me choque, ils sont entièrement vêtus de noir.
J’en ai assez, surtout avec le petit passage à 10% avant le Plan. J’ai presque mes 1000m de déniv. Je ne suis pas à l’agonie, je me contente de 8/10 km/h dans les grimpées et j’ai 18 de moyenne. De quoi avoir une mention bien.
Dans les années 70, je passais à vélo le long de ce village touristique qui borde l’Hérault. Venant du Causse-de-la-Selle, on rejoignait le Pont-du-Diable, Aniane, La Boissière avant de rentrer à Montpellier par Montarnaud et Juvignac. On ne s’arrêtait pas Saint-Guilhem trop encombré mais il fallait faire attention aux piétons rejoignant leurs voitures. Je suis retourné à St-Guilhem en juin 2021, à VTT cette fois https://velomaxou.com/2021/06/15/saint-guilhem-le-desert/