
Parfois j’imagine un paysage en partant du réel. C’est le cas ici avec ces montagnes alpestres qui n’existent pas chez nous.

Parfois j’imagine un paysage en partant du réel. C’est le cas ici avec ces montagnes alpestres qui n’existent pas chez nous.

Decathlon sort son Riverside GCR en vente exclusive sur le net. Ce vélo tout carbone équipé gravel coûte 2800 euros. C’est donc un investissement de prix où l’on n’a pas le droit à l’erreur.
Pneus tubeless Touareg, 12 vitesses à commande électrique, freins hydrauliques,…
Sans l’avoir vu et essayé, j’aurais du mal à acheter un vélo. Bien sûr Decathlon a ses magasins pour assurer le SAV et la livraison en drive.
Mais pourquoi se limiter à la vente sur le net?
J’imagine que la marque y a intérêt notamment pour la gestion de ses stocks et de ses flux. Mais pour l’acheteur c’est plus risqué.
Il est vrai que la vente par internet se développe de plus en plus et que Decathlon imite ses précurseurs comme Canyon qui a fait une belle percée sur le marché du net.


J’ai ressorti le VTT. Rien que pour voir si les chemins sont praticables.

A Moosch, je suis monté par le sentier de la grotte, puis à la colline de la Vierge.

Demi-tour ensuite.



Va t-on vers un schisme avec les papes de la religion Cencoliste?
Jean-Pierre est tenace, il ne lâche pas l’affaire. Des cols belges existent à profusion et il tient à le faire savoir même si mon Club des Cent Cols n’en reconnait pas certains, les trouvant trop peu documentés.
Cher Monsieur,
un grand merci pour votre site. Néanmoins, je dois vous avouer que je suis un peu déçu de ne guère retrouver mes photos sur internet. Je vous avais envoyé (notamment) un certain nombre comprenant de panneaux ce cols sous la neige. Pensez-vous faire quelque chose pour que celles-ci apparaissent sur écran dès que l’on écrit le nom d’un col? Personnellement, étant nul en informatique, je ne sais comment faire, mais votre site est connu et je pense que vous arriverez à pallier ce manque. Avec toute ma sympathie, Jean-Pierre Snyers (4190 Ferrières)
J’avais déjà reproduit ses images de cols
Jean-Pierre devrait peut-être promouvoir un challenge des cols d’outre-Quiévrain voire même nous raconter les belles randos qu’il réalise en Belgique. Moi-même j’ai roulé en Gaume du coté de Virton et d’Arlon dans un passé lointain alors que j’habitais Longwy. Je passais la frontière à Mont-Saint-Martin ou plutôt par Gorcy puis Baranzy.
Je suis évidemment tout disposé à reproduire ses photos des cols belges qui démontrent l’authenticité de la chose. Mais j’ai même mieux à lui offrir.
En 2014, j’avais proposé à mes lecteurs de conduire leur propre chronique. Mais mon initiative n’a pas eu de succès. Cette rubrique lui tout à fait ouverte. Il suffit que Jean-Pierre m’adresse ses articles relatifs au vélo, je les publierai.
(Jean-Pierre Snyers est par ailleurs auteur d’un millier d’articles, de vingt livres religieux, et rédacteur à la revue catholique belge « Médiatrice et Reine ».)
Mon autre dada avec le vélo, c’est la peinture.
Les chaînes YouTube m’aident à progresser à trouver des idées, des conseils pour mieux peindre..
Depuis quelques semaines je me consacre à un site sympa, l’atelier de René Milone et de Linda son épouse qui l’assiste dans son travail. Ils sont installés au Québec mais je soupçonne René d’avoir un accent du midi de la France…tandis que Linda semble plutôt du « Grand Nord » comme on dit ici.
Récemment, René a peint aux falaises d’Etretat.
René est prof de peinture et ses vidéos sont très bien faites. On peut s’abonner à ses cours en ligne si on le souhaite.
Mais je vais aussi sur d’autres sites:

acrylique sur toile 50×40

Imaginez ce matin deux-tiers de footeux français qui vont reprendre le boulot en tirant la gueule.
La gueule des mauvais jours, la gueule de bois du perdant. Pas du perdant perdu au fond du classement des nations, non. Celui du deuxième, c’est à dire celui du pire des perdants, celui dont on se souvient longtemps.
« Dimanche, on est là et vous la gagnez une fois encore, les mecs » (Emmanuel Macron lors de la demi-finale)

Oui, ce matin la défaite commence seulement son post-partum avec d’autant plus de gravité que la Coupe du Monde de football implique les Etats. Le président français a tenu à s’y impliquer directement, « sur le tas », et à ajouter à l’enjeu une dimension hautement politique à la défaite, là où d’autres sont restés à l’écart d’un enjeu jugé incertain.

Oui, ce matin la France est défaite entraînant avec elle toutes les rancœurs accumulées par les uns, les cohortes de footeux, et aussi par les autres, ceux qui fatalement vont par ricochet être contaminés par la déception.
Le retentissement de l’échec est tel que les télévisions toutes confondues ont largement relayé l’évènement hier soir en y consacrant pour France 2 deux-tiers de son journal.
Il ne restera au final que ce goût amer d’une équipe de joueurs manipulés par des enjeux de politique tacticienne et l’organisateur quatari empêtré avec l’exploitation de dizaines de milliers de travailleurs migrants, son aberration écologique, ses soupçons de corruption et la criminalisation de l’homosexualité.
Bon, je vais déjà mieux. Je peux aller me recoucher.

acrylique sur toile 30×40
Je suis devenu timoré. J’hésite à sortir en raison du temps. En Alsace, il fait largement en-dessous de zéro, le verglas et la neige recouvrent les chemins et les chaussées secondaires. Alors ni vélo, ni course à pied. L’idée même de pédaler dans le garage? non, ça ne me motive pas. J’ai regardé les tapis de course, il faut compter dans les 300 euros en prix d’appel…sinon il faut aller dans une salle de sport. 9 euros de l’heure, je suis radin.
Je me réfugie dans ma peinture.
Aujourd’hui un paysage de neige. Je ne le considère pas réussi pour plusieurs raisons dont l’erreur la plus fondamentale est qu’on ne place pas son sujet dans l’axe du tableau.
Une erreur de débutant. Et pourtant je l’ai commise.
Je ne parle pas du reste de la même tonalité.
Je n’ai qu’une excuse, la neige n’est pas facile à restituer

Ce magnifique cycle Wilier va vous ravir à Noël.
La gamme se décline en cinq modèles tout carbone, y compris le cintre.
Le haut de gamme Wilier SLR38KC tout équipé Campagnolo est un peu cher à mon goût: 11700 €
Equipé en SRAM Force eTap AXS 2×12, il faudra tout de même débourser 7400 euros.

J’ai commencé comme ça. Avec une toile 40×50 (10F).
Revêtue de Gesso.
C’est Geishouse après l’école direction Saint-Amarin
Trois couleurs primaires, bleu, jaune, rouge, du noir et du blanc. Mon tracé est un peu fort et je vais avoir du mal à masquer le bleu. Je m’en souviendrai.
Je commence en haut comme à l’aquarelle. C’est l’automne et je me demande comment m’y retrouver dans cet océan de marron.

Ensuite les toits. Ne pas les faire tous pareils et ne pas sortir de la teinte.
Finalement j’arrive à la fin. La fin, c’est les détails où je ne suis pas orfèvre et les contrastes qui vont « donner du relief » « à la toile. Sinon, c’est plat.


Il s’agit alors du modèle Rockrider XC 500S MTB.
Sur Twitter, le groupe a déclaré : « Nos équipes qualité ont identifié une défaillance avec la fourche Manitou Machete 120 mm pouvant entraîner une rupture de celle-ci. »
Vélo sur glace
Le titre peut vous paraître présomptueux.
Oui il l’est.
Aujourd’hui rendez-vous à la pharmacie pour mon rappel de vaccination. Je sors mon vélo et je vise la partie sèche de la rue.
N’essayez pas de faire du vélo sur la glace, vous serez à terre brutalement avec des dégâts inestimables, fractures, dermabrasions, commotions,…tout ce qu’il faut pour encombrer les urgences de votre hosto déjà fort sollicité et passer les fêtes alité.
Dès que j’aborde la rue Jean Flory, celle du lycée et du collège, une patinoire.
D’abord s’arrêter sans freiner et descendre si possible sans tomber…puis tenter de marcher sur le trottoir. C’est pire!
A la première intersection rejoindre les grands axes, la route d’Aspach et le boulevard Auguste Scheurer Kestner (ex RN66). Là les vélos peuvent rouler au milieu du trafic routier. Quel privilège! Mieux vaut revêtir son gilet jaune. Derrière moi, les camions patientent car je dois éviter les bas-côtés. Finalement je suis content d’em… le monde.
Il n’y a aucune culture vélo dans ma ville et il est donc normal que les axes secondaires ne soient pas traités combien même ils conduisent aux établissements scolaires. Je ne reproche donc rien aux pouvoirs locaux étant entendu que rouler à vélo les jours de pluies verglaçantes est un non-sens cycliste pour le commun des mortels. Mais j’en fais un principe, je me refuse à prendre ma voiture pour faire 4 km (aller et retour) et les trottoirs à pied ne sont pas plus praticables. D’ailleurs ici les piétons marchent sur la route, c’est dire le sentiment d’abandon de cette populace démunie de bagnole.
Au jour J à l’heure H, je me présente à mon rendez-vous de rappel de vaccination quand mon attention est attirée par un bruit de pelles maniées vigoureusement; ce sont les employés municipaux qui dégagent l’épaisse couche de glace rendant impossible l’accès au marché de Noël.
Je m’approche du guichet: Ce n’est pas moi, c’est ma collègue…
Je patiente avec mon masque sur le nez dans l’officine, mes lunettes sur la casquette…
Vos six mois de délais ne seront révolus que le 1er janvier, votre dernier rappel date du 30 juin. Désolé, les consignes sont strictes.
Il ne me restait plus qu’à faire demi-tour.
En janvier 2021, j’avais aussi regretté que ma ville soit aussi peu présente face aux chaussées enneigées.


Le Rangen depuis l’œil de la Sorcière




J’ai choisi un circuit court de 15 km avec de la montée pour ne pas prendre froid car il fait -2°C.
Je monte à l’œil de la Sorcière mais la ville est déjà dans l’ombre. Je redescends et je longe le Rangen par la chapelle. Puis je grimpe à l’Aïda-platzala. Je pousse encore jusqu’à Waldkapelle. Je pousse réellement pour l’Aïda et encore pour la Waldkapelle car c’est trop pentu pour moi, d’autant qu’il faut « tenir la trace » d’un tracteur forestier passé par là.
Puis je redescends par l’oratoire Ifiss.
Pas très rassuré par ce nouveau sol neigeux et verglacé, je dois m’accoutumer à la nouvelle donne de l’hiver à vélo.


C’est mon village natal. J’y reviens de temps à autre. Les lieux me sont devenus étrangers. Je ne connais plus les habitants et je n’en croise aucun. Ça ressemble à un village fantôme. Mais l’Association Foncière ne m’oublie pas: mes trois ares de friches me valent 5 euros de taxes cette année. J’en suis presque fier.

Tout était mieux avant

Cette affirmation que l’on entend de plus en plus souvent à propos de tout et de n’importe quoi est un signe des temps. Le signe d’une France qui fout le camp. Cette espèce de nostalgie du passé proche, voire lointain, appelle spontanément la réponse « fout le camp, viens ici! » en guise de plaisanterie de comptoir.
Pourtant lorsque j’en parle autour de moi, fatalement dans des cercles de ma génération, le constat semble partagé: la France est en déclin.
Alors serions-nous devenus, nous les anciens ou les vieux, des déclinistes porteurs de pessimisme?

Les grands dogmes politiques de gauche ou droite ayant disparu, l’espoir d’un monde meilleur auquel se raccrocher a disparu avec. Alors il ne nous reste plus qu’à observer le désastre auquel nous conduisent ces politiciens néo-libéraux de pacotille venus occuper les sièges de l’Etat avec des diplômes en peau de lapin.
D’abord le désastre d’une conduite de l’Etat chaotique et désordonnée avec ses embardées médiatiques comme pour meubler la vacuité d’un pouvoir désemparé face en enjeux qui se dressent devant eux. Des enjeux environnementaux, politiques, économiques et sociaux.
En attendant de trouver la martingale capable de sortir des impasses, on gouverne par la peur. La peur de manquer de masques, un autre jour de carburant…et aujourd’hui de courant électrique.
La sobriété est devenue une vertu commerciale en même temps que le maître-mot des politiciens en herbe qui sont aux commandes de l’Etat. Le subterfuge consiste à nous gaver d’applis pour nous faire croire que la régression est en fait un progrès. La belle arnaque!
J’ai beau chercher dans mon quotidien, je ne vois pas l’ombre d’une assurance qui pourrait contrarier mon jugement, oui la France est bien en déclin.
Quel rapport avec le vélo direz-vous?
Le vélo est devenu électrique.
Si t’as pas ton vélo électrique, t’es un homme du passé! Un has-been.
Mon cardiologue m’a accueilli hier avec cette question. Etes-vous passé à l’électrique? Ma négation a semblé le décevoir. Pour lui, l’électrique est devenu une évidence, il s’évade en Savoie sur son VTT électrique l’été prochain. Mon généraliste aussi, son cyclo-camping de l’été est électrique.
Fatalement, le vélo est appelé à perdre un jour ou l’autre ses pédales. Même si j’entends bien qu’on me susurre à l’oreille qu’à VAE on pédale aussi.
Le progrès de nos jours est devenu une esbrouffe capable de détruire toutes nos valeurs fondamentales.
Inquiétante déclaration du médecin fédéral de la Fédération de
Cyclotourisme, François le Van en janvier 2011: « Avec l’âge et la surcharge
pondérale…le cyclotouriste est plus exposé que le sédentaire car
il s’entraîne constamment, et le jour où survient l’accident, les
conduits sont bouchés à 90% et il fait un infarctus massif »
(Cyclotourisme N°598 janvier 2011).
Cette déclaration aussi pertinente et éclairée soit-t-elle a dû décourager plus d’un cycliste et certains ont préféré le canapé devant la télé au vélo.
Cela dit faire des efforts à vélo sans surveillance médicale périodique est à déconseiller. Chaque année je vois un cardiologue et nous sommes nombreux à le faire. C’est d’autant plus nécessaire qu’habitant une zone montagneuse, la grimpée des cols est éprouvante pour le système cardio-vasculaire.
Un coureur cycliste dans le Ventoux développe jusqu’à 400 watts. Au-delà de ces 400 watts, les experts de la chose considèrent qu’il y a un doute…
Un cyclotouriste sur le plat n’a besoin que de 70 watts pour se déplacer. On est donc loin de consommer l’équivalent du moindre moyen motorisé puisqu’un VAE appelle 250 watts à pleine puissance. On peut donc très bien se déplacer avec 4 fois moins de watts et juste avec sa force musculaire.
Ce petit préambule étant posé, il faut rester zen, je ne suis pas un superman du vélo et je ne l’ai jamais été.
Habituel test d’effort cardiaque sur un vélo d’hôpital ce matin.
D’année en année, ma performance décroît. En 2007, j’atteignais 235 watts au pédalage. A présent seulement 190 watts.
190 watts, c’est un quart de cheval-vapeur pour ceux qui s’interrogent. C’est la puissance que je peux encore développer en plein effort. Pas longtemps!
Bien entendu, en prenant de l’âge, la capacité cardiaque décroît aussi. Aujourd’hui, à force de charger la puissance appelée palier par palier sur la machine, à 146 pulsations j’ai décroché au 6eme palier. Il faut admettre que pédaler sur un engin qui n’est pas confortable ne permet pas d’exprimer son potentiel optimal. Je cherchais une meilleure position de pédalage mais c’est impossible, on est assis debout. Tout est inconfortable, même la selle. On a l’impression d’être sur un vélo hollandais. Je ne cherche pas d’excuses mais je sais sur mon vélo, je saurais faire mieux.
Le Groupe Hospitalier (GHRSHR) de Mulhouse est une vaste structure à malades
Appelé « Moenchsberg », rien que pour y accéder sur les hauteurs du Rebberg, il faut affronter les embouteillages de la ville, puis se livrer à un jeu de piste dans l’immense hall d’entrée. Cette année le plateau technique avait déménagé au second étage et j’ai dû chercher avant de revenir au point de départ et me renseigner. La lecture des panneaux de signalisation, urologie, cardiologie, chirurgie viscérale, thoracique, oncologie suffit à vous plonger dans un univers irréel et dramatique où l’on côtoie les habitués impassibles que sont les employés et les ambulanciers et de pauvres hères hagards trainant leur chariot d’oxygène ou de perfusion. L’un d’eux m’interpelle « ausgang? » en me montrant l’ascenseur…« ya, ausgang! »
Entré avec un tension de 15/9 à force de déambuler dans les couloirs et de chercher le plateau technique de cardio, j’ai cru manquer l’heure de rdv. Puis une fois en place, j’ai dû attendre mon tour pendant 25 minutes.
Bref j’ai démarré avec un handicap de tension haute. Par la suite, les praticiens discutaient entre eux et ça ma déconcentré.
Je ne sais pas si j’y retournerai dans deux ans.
Comme je m’y attendais, mon cardiologue a été plutôt surpris de ma décision de faire de la course à pied, sans toutefois me l’interdire. Il a pointé l’arthrose possible…je lui ai répondu que le mal était déjà fait.

Jean-François Copé, devenu avocat, s’est vu confier la défense de Deliveroo, la centrale de livraison de repas à vélo.
Deliveroo qui a du requalifier le statut de ses porteurs à vélo en salariés continue d’être dans le collimateur de la justice.
En cause l’URSSAF qui lui réclamerait des cotisations de sécu non payées depuis plusieurs années.
Il serait question de plusieurs centaines de millions d’euros! (selon Médiapart)
De quoi mettre Deliveroo en faillite.
Si l’on s’attache à la morale de l’affaire, il faut bien reconnaître que Deliveroo a tenté d’exploiter une main-d’œuvre fragile peu au fait des lois sociales et prenant des risques inconsidérés en milieu urbain sur des vélos.
C’est donc un très mauvais exemple que donne Deliveroo de l’usage qu’il peut être fait du vélo.

Le chalet Zuber est situé en haut de Thann non loin du col de Teufelsgrund.
Mal signalé, je me trompe parfois. Belle vue par beau temps sur la vallée.



C’est une peinture relookée à partir de celle de 2020. C’est donc un exercice pour moi qui consiste à tenter une autre interprétation à partir de trois couleurs, la triade du vert, violet et orangé

Je navigue à l’instinct. L’instinct basique.
C’est à dire que la route me guide, mes jambes pédalent. Et j’abandonne tout le reste. Quand la cagoule a terminé de couvrir mes lunettes de buée, je ne vois plus rien. Je peux donc fermer les yeux. Et dormir.

J’ai bien dormi.
Au km 25, le GPS m’a informé que j’étais at home.

La météo des orages à la maison
L’énergéticien EDF se met à l’économie d’énergie comme les cyclistes.
Il a déjà le compteur. Il ne lui manque plus que le vélo pour faire tourner ses turbines.
L’avantage avec l’écowatt, c’est qu’on sait à l’avance si on risque de retrouver son logement dans le noir à son retour de balade. C’est la météo des orages à la maison
Tous ce stratagème pour ne pas avouer notre déclin à la suite des coups de boutoir portés à notre modèle économique par l’Europe et les écologistes.

Idéal pour grimper un col et à ranger ensuite dans le sac à dos.
détecte les changements d’inclinaison de la route et de vitesse en temps réel.
En toute discrétion.
300 euros pas avant mars 2023.
Comment devenir auto-producteur?

Des coupures de courant, en plein hiver, c’est le scénario auquel on nous prépare.

C’est le monde à l’envers.
Chose inimaginable parmi les jeunes générations habituées à disposer de la fée électricité sans vergogne, la France est devenue plus vulnérable que ses voisins à cause de ses générateurs nucléaires devenus subitement douteux.
Il n’y a que les économiquement faibles qui savent se priver d’électricité et du reste. Mais l’Etat, Bon Samaritain, veille au grain et viendra à notre secours d’une façon ou d’une autre.
Noël risque donc d’avoir un goût de petite Ukraine si nous devons dîner aux bougies. Petite Ukraine est très maladroit de ma part, on est encore loin de vivre dans des caves sous des immeubles effondrés par les bombes dans le froid et l’humidité. Mais la perspective d’une fin d’année sans courant pendant deux heures, voire plus, fait déjà frémir. Pas que les citoyens-clients, mais aussi le monde économique qui sans courant 24/24h plonge les process industriels dans l’abîme.

Tout aujourd’hui dépend de l’énergie électrique…même les chaudières à gaz et à bois dotées de régulation électronique.
On nous dit que 38% des abonnés seront épargnés car ils sont raccordés sur des lignes dites prioritaires, donc non coupées.
Paris plaidera non coupable
Heureux Parisiens!
Le tout Paris, concentré de sièges sociaux, d’ascenseurs, de ministères et de personnalités influentes sera au rang des prioritaires. Il ne sera pas astreint à plaider non coupable.
Qu’importe si dans les campagnes éloignées, les trayeuses s’arrêtent et les trayons tombent dans la bouse de vache, et si le tank à lait n’est plus réfrigéré.
La France d’en haut et la France d’en bas existent toujours…et le dernier de cordée est prié de bien s’accrocher.
EDF a réussi une performance: faire admettre la pertinence de son tarif EJP (effacement jours de pointe) à l’ensemble des consommateurs. Il suffira de se connecter à l’application écowatt pour savoir qu’on a intérêt à débrancher un max d’appareils si on veut éviter la coupure.
J’ai de la chance, je suis raccordé sur le réseau qui dessert la gendarmerie voisine en principe prioritaire.


Certains jours, je regrette d’être parti de chez moi sur mon vélo. Mais l’idée même de renoncer m’insupporte, alors je poursuis ma route.
Novembre se termine. Les mois en bre sont dans mon imaginaire synonyme de froid, d’humidité et de temps gris.
Ce mois de novembre ne déroge pas à la règle mais le froid n’est pas vraiment au rendez-vous puisqu’on peut encore faire son vélo sans sortir « la quatrième couche », les surchaussures et la cagoule.
La cagoule, pourtant j’en vois qui la porte avec huit ou dix degrés, cela me parait excessif. Mais a contrario j’en vois d’autres qui roulent jambes nues.
Comme d’autres sportifs de ma génération, je compose avec mes handicaps. Ceux liés à l’âge. Une sorte de frilosité à mettre le nez dehors s’y ajoute alors même que le temps reste clément. Je me fais violence, comme si j’étais prisonnier de ma propre image, celle que j’ai façonnée au cours de plusieurs décennies.
Avant que tout s’arrête, je compose
Je compose, c’est le bon terme pour dire que j’affronte mes contradictions comme celle de me dire que j’ai mal là, ou là, ou encore ici pour ne pas enfourcher le vélo. Vous le savez parfois je biaise: je vais courir dans le quartier. C’est un exercice qui dure moins longtemps mais que je juge éminemment physique.
Bref, en novembre j’ai réalisé une quinzaine de sorties. Un jour sur deux. Assez pour satisfaire mon ego qui n’est pas démesuré.






