On a choisi avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann le parcours de 33km et doté de 650m de D+.
première descente, ne pas rater la trace!
Belle ambiance comme souvent dans ces concentrations de cyclistes qui aiment la nature.
parcours bucolique
Trace exigeante avant d’atteindre le premier ravito à 15km au belvédère de Mandeure qui surplombe le Doubs face à la commune de Mathay.
au terrain de BMX à proximité rassemblement au public nombreux.
beau point de vue au ravito 1 belvédère de Mandeure
Mais il fallut poursuivre avec une succession de toboggans vertigineux qui en a fait hésiter plus d’un. J’ai préféré les shunt soft plutôt que de risquer une chute fatale.
la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours à Mandeure, très jolieon arrive à Mandeuredécontractéun peu de griserie sur le goudronon commence à creuser grave
Mais après le second ravito, on a du encore ramer et puiser dans les réserves.
arrivée au deuxième ravito à Mathay
Fait notable, la grande proportion de VTTAE qui remontent les files caillouteuses et qui peinent à doubler dans les single.
ici aussi, il faut puiser quand d’autres préfèrent mettre pied à terre
Cela dit ambiance bon enfant avec des familles et des compétiteurs compréhensifs dans les bouchons.
une belle aventureun grand merci à l’Avenir Cycliste Rudi pontain qui avait bien fait les choses
il faisait beau aujourd’hui sur les crêtes vosgiennes
Je ne suis pas monté sereinement à l’Amic. Il est vrai qu’on n’a pas encore beaucoup de km dans les jambes en 26 mars.
A la sortie de Willer, je me retourne…j’avais un type dans ma roue.
« Ah, mais on est deux…ne vous privez-pas, passez devant…«
« Non, non je n’en ferai rien…«
Je suis donc monté comme ça avec un type derrière qui avait eu la bonté de laisser 100 mètres d’espace.
J’ai horreur de ces situations. Pour moi c’est pire que s’il était devant car mentalement j’ai l’impression de mener le train…et j’atteins des cardios de folie.
Bon à Goldbach, j’étais raide comme un passe-lacet. Mais j’ai puisé, j’ai ratissé au fond des réserves car j’ai du métier et mon dérailleur a cru que je devenais fou. A Blanschen, je sais que c’est encore difficile. Du coté du terrain de foot il y a un méchoui à renifler.
A l’Amic, je souffle sur le parking. Mon suiveur se prend en photo devant le monument du capitaine. Il semble hésiter à prendre le Grand Ballon.
Je descends à Wuenheim qui est encore fermé jusqu’au 1er avril. Je sais que s’il y a un comité d’accueil en bas je suis bon pour le PV. Mais je croise des cyclos qui montent, c’est bon signe.
46km/700m
La pente coté Willer semble plus difficile (9.2km/456m) que coté Wuenheim (11.86km/536m) avec des passages nombreux à 7,8,9%Je me traine comme je peux dans la montée
Le look est bon, 29 à l’avant et 27.5 derrière. Et la machine?
On en dit du bien. Mais ça démarre à 4500 euros.
Attention: Canyon n’a pas de magasins, en cas de panne voici ce que dit Canyon:
Lorsque vous envoyez votre vélo à Canyon pour réparation, nos mécaniciens experts remettront votre vélo en parfait état le plus rapidement possible. Pour plus de détails sur les services disponibles, voir la the page Inspection et Réparations. En principe, vous pouvez faire vérifier votre vélo par d’autres mécaniciens professionnels. Cependant, vous devriez toujours faire réparer vos éléments de suspension (fourche et amortisseur) par le fabricant lui-même.
C’est le maillon faible de Canyon qui spécule sur le bon accueil des mécaniciens locaux. Sûr que vous allez être accueilli les bras ouverts!
C’est pour cette raison que jamais je ne me lancerai dans ce type d’achat du VTTAE où la technologie est très sophistiquée et chère.
A Bicyclette Paulette vend son kit sport 1100 euros. (vélo en sus)
Pas de doute: le vélo électrique appelé VAE continue sa progression spectaculaire.
A un point tel que même les « muscus » cherchent les moyens de s’y mettre à leur tour.
Alors on tente le coup de la conversion de son ancien vélo à l’électrique?
Certains le font eux-mêmes s’ils sont un tant soit peu doués pour le bricolage. Mais attention, avant de se lancer il faut être sûr que votre vélo est adaptable, et surtout doté de freins, de roues et d’un cadre solides car les efforts de l’électrique mettent en question la rigidité et la résistance des composants.
Si vous hésitez, mieux vaut s’adresser à un professionnel. Mais il va vous en coûter une certaine somme, entre 1000 et 1500 euros.
Specialized ave un Z comme Zorro sort son nouveau vélo « Allez »
Ce vélo n’a rien à faire là mais je vous le mets quand même pour montrer l’hérésie à laquelle se prêtent les fabricants. Tout est dans le détail avec l’Allez.
une forme de douille de direction plus aérodynamique
le boîtier de pédalier et le tube diagonal d’une seule pièce sont hydroformés à partir d’une seule pièce d’alliage
Wouahhh!…
Attendez la suite…
La douille de direction en alliage est la plus complexe jamais fabriquée, les câbles intégrés et les formes de tubes empruntés au Tarmac SL7 le rendent 41 secondes plus rapide sur 40 km que le précédent Allez Sprint Disc.
Alors là ça change tout. On est obligés de craquer. Se rendre compte qu’on va gagner 41 secondes chrono sur 40km, sans compter l’arrêt bistrot et la pause pipi, c’est effectivement un argument imparable.
l’Allez Sprint LTD à 7500 euros…courons vite l’acheter!
Il parait que ça se mange, le coquelicot. Je n’ai pas essayé.
C’est magique. En 15 minutes ma pizza aux coquelicots est prête. Je plaisante. Gardez vos cartons de pizzas et entraînez-vous à peindre. C’est un support gratuit pour tous les peintres en herbe, comme moi.
La seconde vie du carton est assurée.
Pas de craindre de mal faire, d’autant que l’acrylique pardonne beaucoup.
Je donne mon carton à celui qui le veut mais sans cadre.
Croire qu’on va pouvoir laisser passer l’orage en s’enfermant dans un bunker est une fausse bonne idée (image Aurel). Ce n’est pas Mélenchon le plus à craindre, c’est Poutine
C’est un billet qui déplaira, je le sais. J’en prends la responsabilité. On aimerait que je ne sorte pas de mes sujets de prédilections. Moi je prends parti. Délibérément.
Inutile de se prendre la tête, la politique c’est mathématique.
Au diable les valeurs!
Dans moins de trois semaines (le 10 avril), la Présidentielle. La Présidentielle en France a quelque chose de sacré comme au temps du roi Soleil, on croit que l’avenir de la planète en dépend comme si nous étions encore le centre du monde. Alors que la France est devenue une nation de second plan à bien des égards.
La suite, les législatives, ne sert à rien puisque comme on le sait et comme on le voit l’exécutif piétine sans vergogne le législatif. On avait les députés godillots au temps du RPR, on a maintenant les députés croupions de Macron.
Comme je le disais, la Présidentielle est mathématique. C’est presque binaire vu que les Français n’ont plus le sens des valeurs morales et que la politique n’incarne plus rien d’autre qu’une forme de consensus mou où l’on se garde bien d’oser les changements de fond.
Mon pognon d’abord!
Donc voici comment voter:
choix 1: pas bouger!…c’est grosso-modo le choix d’une majorité d’électeurs
choix 2: Macron…il a beaucoup d’atouts: la masse des classes moyennes qui lui est redevable, des concurrents dispersés, une gestion dynamique du Covid, des Gilets jaunes délaissés sur les ronds-points, la main sur le portefeuille dès qu’un mouvement d’opinion émerge en faisant trop de bruit
choix 3: Mélenchon…il a dit « au-dessus de 12 millions de revenus, je prends tout » au moins c’est clair.Mais il a un grave défaut, celui d’être anti-nucléaire. C’est donc la marque d’une profonde incompétence vu le contexte mondial et environnemental
choix 4: pour les indécis, les rêveurs, les utopistes, les fachos, les réacs,…et qui sais-je encore…il est clair que MLP n’a pas l’étoffe pour représenter les 30% des Alsaciens qui votent pour elle…et encore moins les autres
Quand je dis que c’est mathématique, les Français pensent « combien? » avant de mettre le bulletin dans l’urne.
à quel âge la retraite?
à combien le SMIC?
à combien le litre d’essence?
Tout le reste leur importe peu. Le reste? oui le destin de la planète, son irrémédiable destruction environnementale, son mode de développement et de consommation, sa gestion énergétique,…
L’illégitimité du vainqueur va aussitôt réanimer les vaincus. Normal, car ils n’auront pas d’autre choix à évoquer que le faible score ou la faible participation des inscrits ou encore l’abstention de ceux qui ne croient plus en rien. Mais en vérité ce sera leur inaptitude à capter les suffrages en leur faveur qui sera la cause de leur échec. Ils auront manqué de chiffres convaincants pour rallier les voix des indécis.
L’Ukraine est cependant capable de jouer un mauvais tour aux surenchères si « l’appel du drapeau » réveille les consciences.
Car la guerre ukrainienne est potentiellement porteuse d’une déconvenue pour les tenants du mondialisme économique prôné par les libéraux comme Macron ou Scholz en Allemagne. Une déconvenue désagréable car elle menace à terme nos équilibres, nos libertés et la paix mondiale.
L’OTAN dont on a dit tant de mal redevient une valeur sûre à laquelle on se rallie sans trop regarder les cadavres cachés dans les placards de l’oncle Sam. Mais le « non alignement » revendiqué par Mélenchon pose aussi problème car nous n’avons pas les moyens militaires en Europe occidentale de nous défendre si nous sommes attaqués par un dérangé comme Poutine.
Là aussi, c’est mathématique.
Combien de divisions?
combien de chars?
combien d’avions?
combien d’hommes?
Pour l’heure, quel que soit le résultat de la Présidentielle, on va devoir subir les conséquences de notre défiance vis à vis de Poutine. On n’aura peut-être pas la guerre, mais on va le payer cher.
Le matin en me levant, j’ai devant moi Barville où je suis né et son église. Enfants, nous grimpions dans les pommiers. Depuis, les arbres sont morts et le verger a été renaturé.
Ce n’est pas un secret. Outre le vélo loisir, je peins. Modestement, sans titre ni gloire autre que ma fierté personnelle.
J’ai refait mon atelier qui était envahi de tableaux disséminés au sol, un capharnaüm où je ne pouvais plus circuler sans manquer de m’affaler.
J’ai construit deux racks de rangement comme celui-ci et je gagne de la place.
Le matin en me levant, j’ai devant moi mon église de Barville où je suis né. C’est un enchantement pour moi de me lever en étant là et là-bas au soleil levant.
J’ai replacé ma galerie au fond faite d’aquarelles de paysages d’Alsace…et j’ai mis au sol des essais de mer à l’acrylique dont je suis assez satisfait.
Des essais à l’acrylique qui me plaisent
Il faut apprendre à aimer ce que l’on fait, ce que l’on peint. Ce n’est pas simple car il faut des prédispositions conjuguées: l’envie, le goût pour le sujet, une sorte d’attachement qui vous exonère du réel et un savoir-faire jamais au top pour satisfaire son exigence.
C’est tout le contraire du professionnel, sûr de lui, de ses succès; l’amateur que je suis, nage dans une sorte d’inconnu qu’il peine à maîtriser. Je vais à hue et à dia où bon l’attirance me conduit, parfois dans des impasses.
En 2015, j’ai tenté une plage bretonne et deux barques puis je les ai abandonnées dans « leur jus ».
Les « reprendre », c’est leur donner une seconde vie, une seconde chance
Ainsi va la vie.
J’ai tenté de vendre une partie de mes peintures au profit de l’Ukraine, mais je n’ai pas abouti dans l’entreprise. Il me faudrait un tiers de confiance qui prendrait en charge les échanges financiers et me mette à l’abri des déconvenues.
Sous forme d’expo, je n’ai pas de salle publique pour m’accueillir.
Fermer Fessenheim, c’est fait. Et maintenant qu’est-ce qu’on fait? On attend que Poutine nous livre du gaz.
EELV, ce sont les écologistes d’Europe Ecologie Les Verts.
Je n’en suis pas membre. Je pourrais sympathiser avec s’ils ne se fourvoyaient pas en permanence face à l’évidence du moment. Par exemple l’énergie.
Jacques Muller, ancien maire de Wattwiller et ancien sénateur m’écrit pour me dire que les DNA font un sondage d’opinion « pour ou contre le nucléaire » …et pour me rappeler la chose suivante…
Non à la relance du nucléaire
parce que c’est dangereux : la guerre d’Ukraine montre que çà peut poser de graves problèmes en termes de sécurité (idem en termes d’attentat terroriste ?),
à cause des déchets ingérables que nous laissons aux générations futures (aspect moral),
parce çà ne répond en rien au défi climatique vu les délais (construction et mise en route qui exige deux voire trois décennies alors que la fenêtre pour éviter le crash climatique est de quelques années : nous avons entre 5 et 10 ans grand maximum selon les experts du GIEC, pour stopper la catastrophe climatique),
à cause du coûts des investissements absolument pas maîtrisé (cf. l’EPR de Flamanville et en Finlande…),
le courant nucléaire coûte plus cher que le renouvelable, et le fossé va se creuser.
Bon je m’empresse de répondre au sondage des DNA pour dire que , bien sûr, il faut défendre le nucléaire et ne pas écouter EELV. Sauf à être dans la merde comme les Allemands qui sous la pression des Verts ont fermé leurs centrales atomiques et sont conduits à présent à utiliser du lignite, à importer du gaz russe et à construire sur la Baltique un océan d’éoliennes incapables d’alimenter les usines de la Ruhr.
Ce poteau n’a pas sa raison d’être. Ni d’ailleurs le bloc placé derrière. C’est un fer en U qui ne laisse pas de chance au cycliste qui l’accroche malencontreusement. Alors que nous devrions être sur une piste sécurisée, les responsables de cette voirie méritent juste d’être poursuivis pour mise en danger.
On avait déjà dans le passé un poteau métallique en plein milieu de la piste là où les trous sont encore apparents.
C’est donc ce poteau à droite qu’un jeune cycliste a percuté lors d’une balade à vélo.
Je n’ai rien inventé. Ce tour d’Alsace existe dans les dossiers de la FFCT.
Il s’agit de rejoindre des points de passage imposés:
départ Illzach (car ce sont les Audax d’Illzach qui l’ont inventé.)
Neuf Brisach
Strasbourg
Haguenau
Wissembourg
La Petite Pierre
Saverne
Col du Donon
Mont Sainte Odile
Haut-Koenigsbourg
Colmar
Col de la Schlucht
Grand ballon
Ballon d’Alsace
Dannemarie
Ferrette
Kembs
Illzach
Théoriquement, le parcours fait 732km et 9000m de dénivellation.
Mais on le trace comme on veut pourvu qu’on passe par les points signalés. A l’époque de sa création, les traceurs informatisés n’existaient pas encore. Je l’ai donc tracé avec le routeur d’Openrunner et j’obtiens 668km et 8500 m de D+
Si l’on s’inscrit dans le cadre de la Randonné Permanente de la FFCT, il faudra payer un droit d’engagement modique et recueillir des tampons sur sa carte de route attestant qu’on est bien passé aux points de contrôle...et réaliser le parcours au choix:
60 heures
72 heures
sans limite de temps
Faisons le calcul…
Formule sportif en 60 heures? hors de propos, je ne sais pas faire, surtout si je visite les lieux de passage
Formule randonneur en 72 heures, ça fait donc 3 jours et je devrais parcourir chaque jour 230 km soit 11 heures de vélo sur plat et plutôt 15 heures en montagne. Non!
Formule touriste en temps libre, je mise sur 120 km par jour et ça donne 6 jours et donc 5 nuitées à prévoir…
Finalement j’aboutis à 6 nuitées préférant limiter les ascensions quotidiennes à 1500m. Et dans ce cas le premier jour j’ai une longue traversée de l’Alsace du sud au nord de 175km et une petite dernière journée de Ferrette à Thann.
Au plan d’eau de Reiningue, je m’arrête. Blosen Air est là avec son cerf-volant. « salut Max! » Nous sommes voisins au Blosen. Saviez-vous que le Blosen (souffler) à Thann c’est un quartier où le vent souffle fort et souvent en rafales. Je laisse Roland D’Alessandro manœuvrer sa machine aux couleurs de l’Ukraine sans trop m’approcher. C’est un ventilé qu’il a fabriqué lui-même, prévu pour vent fort, une partie de la voilure transparente permet au vent de s’écouler à travers. Il pose l’engin là où il veut, au sol, sur le dossier d’un banc, traverse entre les arbustes,…puis il remonte. Roland est un virtuose. voir sa page Facebookpasser entre les branches, c’est possible, il suffit de se pencher. Facile à dire!
C’est en roulant que je médite. C’est curieux méditer s’apparente à dire du mal de soi. Alors soit, je dis du mal de moi.
Je peaufine mon parcours car je pars souvent « à reculons », c’est à dire sans vraiment le vouloir.
Je tire à pile ou face: soit vélo de route, soit VTT? mais j’ai un joker, un jogging de 40 minutes et j’ai contourné l’obstacle de ma flemmingite aigüe. L’indicible serait justement de ne rien choisir du tout et de rester à la maison en s’inventant un prétexte, je ne sais pas moi….ranger le garage, faire une peinture,…
Mais quand viendrait le soir, j’aurais du remord d’avoir abandonné mon rythme de vélo pour un motif fallacieux.
Je suis comme ça, je fonctionne à l’affect.
Et en même temps, comme dirait l’autre, j’ai des raisons de santé qui pourraient justifier de faire une pause: les genoux arthrosés qui font mal à chaque tour de pédale.
je vais laisser les dames traverser (Sentheim)
Ce soir j’ai terminé par Rammersmatt et j’ai du tout mettre à gauche pour éviter d’avoir trop mal. Il me restait la grande couronne en dernier recours. Je regardais la vitesse s’effondrer, j’étais comme un marcheur.
Au total j’ai récupéré une part d’estime de moi-même. Tout est donc bien.
Cela dit, je me demande toujours si ma « décroissance vélo » est inéluctable, si elle est dans ma tête seulement ou aussi dans mes jambes…
Pour en avoir le cœur net, il faudrait retourner dix ans en arrière et regarder de quoi on était capable en pareille saison.
Chiche!
Je me suis arrêté à 2016: le 17 mars 2016, j’avais déjà 600km de route et 600km de VTT!
A grand renfort de pub dans le canard, voici les agriculteurs qui tentent de verdir leur image en produisant du gaz de fumier.
Les digesteurs de bactéries commencent à proliférer dans la campagne haut-rhinoise. Comme à Traubach-le-Bas où ces énormes bulles ressemblent à des soucoupes volantes. Ca tombe bien, comme on est en froid avec la Russie, on va pouvoir montrer notre savoir-faire énergétique.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Imaginons 30 exploitations qui portent leurs déjections agricoles dans le méthanisateur…bonjour la campagne!
Tout cela pour produire…3% du gaz consommé en Alsace avec 14 méthanisateurs.
Loin de moi l’idée de dire que c’est négligeable. Mais il faut tout compter pour juger de la pertinence économique du projet.
l’investissement à amortir avec 15% de subventions publiques: 15 millions!
l’extension du réseau gaz en rase campagne pour capter le gaz et ensuite le mélange de ce gaz pauvre avec du gaz normé à 11 kWh/m3 (PCS).
il faut aussi évacuer le CO2 qui représente à lui seul 30 à 40% du gaz produit.
le va et vient de tracteurs devant alimenter le digesteur et les dégâts collatéraux que sont la pollution des engins, l’entretien des routes et les odeurs.
l’élevage de 3000 vaches en stabulation forcée (soit 100 vaches par exploitations)
prévoir de chauffer les cuves par grands froids pour maintenir la réaction anaérobie à 30°C…avec un chauffage au gaz!
On n’a plus qu’à digérer la facture car comme le disent les exploitants de GRDF dans les DNA du 15 mars 2022 il faudra attendre une année pour évaluer les quantités injectées dans le réseau.
D’ailleurs les chiffres mentionnés dans les DNA sont plutôt optimistes à mon sens: 170m3 de gaz par heure, soit environ 34 000 Mégawatt-heure par an (sic). Raisonnons un peu 34000 MWh par an divisé par 8760 heures (une année) donne 3900 kWh soit 22 kWh/Nm3.
Sachant que le gaz produit a un pouvoir calorifique compris entre 5 à 7 kWh/Nm3, cherchez l’erreur…
Michel Verhaeghe en 2005 (image Jean-Michel Clausse)
Il se faisait appeler le Top.
Michel Verhaeghe vient de disparaître à l’âge 74 ans. Ses amis des Cent Cols lui rendent hommage. Il avait la discrétion des grands rouleurs qui ne font pas de bruit autour d’eux. Pourtant il était un pape des grimpeurs de cols avec 10.000 cols à son actif.
Nous étions peu à le connaître car il était plutôt solitaire et baroudeur et ne participait pas ou peu aux grandes messes de la Confrérie.
Quand le palmarès était publié, il était là depuis plusieurs années avec son compteur arrêté à 10.000 cols. Peut-être ne les comptait-il plus!
Son ami Jean-Michel Clausse raconte l’anecdote suivante lorsqu’il fallait songer au couchage… il nous avait trouvé de son côté une ancienne colonie de vacances abandonnée, au moins 15 pièces avec du parquet au sol, du 4 étoiles : j’ai dû me rendre à l’évidence : que ce soit sur le vélo ou pour les « à côtés », Michel restait plus fort que moi et il avait tout à m’apprendre !
Un autre ami, Hervé Lachaume, s’étonnait à son tour: j’ai été épaté par la simplicité de son vélo, on aurait pu croire un vélo de supermarché, mais justement il racontait qu’avec ça, il n’avait pas peur d’aller partout et finalement ce vélo lui a permis d’accrocher de très nombreux cols à son tableau de chasse.
En 2018, Thann m’avait convié à une visite destinée à programmer des ancrages vélo dans différents quartiers. Pendant la visite, un coup de vent, tous nos vélos se sont renversés. Depuis quatre ans, aucun poteau d’ancrage n’a été installé. Preuve que la ville se moque du monde.Quand on vous demande vos idées, c’est louche et on sait très bien que ça débouche sur un blanc-seing pour faire n’importe quoi, voire rien du tout.
Il y a deux ans déjà, les Municipales.
A Thann, ma ville, un maire LDVC a succédé à un maire LDVC à la suite d’un combat fratricide. Pour ceux qui ne savent pas LDVC ça veut dire Liste Divers Centre. Autrement dit des gens assis entre deux chaises et qui tentent de ratisser large. A propos de vélo, mon nouveau maire ne s’était pas engagé outre-mesure: on suivra le schéma vélo Thur-Doller avait-il dit et écrit.
Le fameux schéma Thur-Doller a chiffré les investissements de Thann-Cernay dédiés aux mobilités douces à 15 millions d’euros globalement répartis sur 15 ans.
Qu’en est-il?
Le plan vélo Thur-Doller a disparu dans les limbes des intercommunalités et Thann n’a rien fait du tout pour le vélo depuis deux ans. Je peux en attester car je sillonne la ville à vélo chaque semaine.
Je ne sais pas vous, mais moi cette guerre à nos portes me fout la frousse.
Je lisais que les Suisses sont capables de protéger 8 millions de résidents avec leurs abris anti-atomiques, voire!… Mais nous? combien en a t-on? à part les dessous de l’escalier et le vide sanitaire, je ne vois pas bien où me calfeutrer si le Poutine dans son for intérieur se met à envoyer ses cosaques de l’Oural à Biarritz.
Du coté de nos chefs de guerre, pas de panique, ils ont tous une villégiature du coté de Brégançon où ils pourront attendre que l’orage passe, attendre que Poutine arrive un bouquet de roses à la main.
Mais nous en Alsace, on n’a rien de tout ça. On n’a que les bunkers laissés par les Teutons. Sans confort, ni eau courante, ni parabole internet. Pas d’eau, d’accord, on pourra toujours puiser dans le lavoir du Dich, mais pas de jus pour nos portables, non alors!
Ce qui frappe dans cette guerre poutinesque, c’est l’admirable réaction du peuple ukrainien et la veulerie de l’Europe occidentale qui peine à montrer sa force supposée face au dictateur.
reprendre ma MAT 49 et m’entraîner dans le jardin?
J’en arrive à me demander si nos canons sont bien prêts à nous défendre, si nos avions sont en état de voler, si à soixante-dix ans passés, je ne vais pas devoir reprendre ma MAT 49 de troubad et m’entraîner dans le jardin.
L’Ukraine? c’est encore loin dans les esprits tant qu’on n’a pas pris des débris de drones sur la tronche.
A propos de guerre, je m’interroge sur notre capacité à réagir si le cinglé de Poutine se mettait en tête de nous attaquer. J’ai de gros doutes. Notre défense est-elle opérationnelle? pourquoi l’Europe s’est-elle arrêtée au corps franco-allemand plutôt que de développer une véritable défense? Pourquoi les Allemands se sont-ils laissés piégés par les écolos qui ont fait fermer le nucléaire tout en se rendant dépendant au gaz russe?
Tous derrière Macron, c’est le mot d’ordre qui rassure. Quel autre candidat serait le plus à même de faire face? Se planquer derrière Macron, n’est-ce pas l’arbre qui cache la forêt et tous les pleutres qui s’abritent derrière?
Le prix des carburants, c’est la première illustration palpable des conséquences de la guerre déclenchée par Poutine.
On pourrait ajouter qu’à pied comme à vélo, la hausse est indolore. Ce matin j’ai parcouru le dernier kilomètre à pied pour atteindre mon colis livré dans le casier Amazon au supermarché Match. Moins loin que le centre-ville.
Pas de panique, le prix des carburants est appelé à redescendre, dit-on. Le contraire conduirait à la révolution. Aujourd’hui, cinq Gilets Jaunes se sont réinstallés au grand rond-point de Burnhaupt. A un mois des élections, nulle question que le désordre s’installe comme tentent de le faire les Corses.
Et donc en allant à pied ça ne m’a rien coûté en essence.
Pour l’heure, je balaie d’un revers de main tous ceux qui vitupèrent contre le commerce en ligne.
J’attends depuis longtemps qu’on me démontre que le commerce local a sa légitimité face à Amazon.
Aucune démonstration ne vient contre-argumenter le modèle de consommation proposé par Amazon.
La règle est simple, c’est celle de la concurrence voulue par le commerce mondial. Dès lors en simple citoyen, je m’y plie. Bon gré, mal gré.
Pourquoi aurais-je le moindre scrupule à ne pas défendre ceux qui se font appeler « petit commerce »? alors même qu’ils sont incapables de proposer une offre attractive à la fois sur le prix, sur la qualité et sur le service?
C’est la première fois que je vois un navire de CroisiEurope sur le canal de Dannemarie.
Le MS Madeleine est une superbe péniche 5 ancres à dimension humaine, mesurant 38,50 mètres de long et 5,07 mètres de large. Elle peut accueillir 22 passagers, dans 11 cabines disposées sur deux ponts. Chacune d’entre elles, d’une superficie variant de 8 m2 (plus une cabine PMR de 11 m2), dispose de toutes les commodités et offre les meilleures conditions de séjour. À bord, tout est soigné dans les moindres détails et les 5 membres d’équipage garantissent un service personnalisé. (voir plus ici)
Beaucoup de cyclistes et de promeneurs le long du canal. Parfois, c’est chaud car certains parents laissent divaguer les enfants, le chien traverse avec sa laisse élastique, cinq promeneurs alignés, je sonne cinq fois…personne ne bouge.
J’exhume ce billet de mes brouillons. Il n’est qu’une réflexion sur les controverses que je voie poindre sur nos mobilités prochaines entre les inévitables conflits d’intérêt entre l’usage de la voiture électrique et du vélo en ville
La question arrivera un jour.
Avec la hausse continue du prix de l’essence, la raréfaction des matières premières et l’inévitable renchérissement du coût de l’électricité, rouler en voiture va devenir un luxe.
L’avenir de la voiture électrique, un mode de déplacement légitimé
Quand tout va être résolu, la voiture électrique devrait être séduisante. Ce que l’on sait de ses handicaps sera en passe d’être amélioré: au rang des freins à l’achat d’abord son coût, ensuite la faible autonomie des batteries, le manque de bornes de recharge, les temps d’attente pour faire le plein d’énergie,…la clim énergivore l’été dans les bouchons,…
Mais certains savants geotrouvetout s’aventurent à imaginer des solutions transitoires ou des solutions de remplacement au pétrole. Commelors de la dernière guerre mondiale avec le gazo.
Comme le bioéthanol issu de nos plaines betteravières. Car les paysans qui ont fait fortune dans la betterave lorgnent dorénavant vers le maïs et le colza pour faire tourner leurs distilleries et produire du carburant. Argument de poids, le bioéthanol consomme autant de CO2 lors de la pousse des plantes qu’il n’en produit lors de la combustion. Le bilan carbone est donc neutre.
Mais il y a un problème: la culture du carburant bio prive la planète de millions d’hectares de terres nourricières. Et il faut compter aussi sur la mise à disposition des produits dans les stations, la coût de la transformation des véhicules, l’inconnue de l’évolution du prix de vente et de la fiscalité.
Laissons l’électrique de coté pour le présent. Ceux qui s’y hasardent exploitent des niches de comportement bien connu: des navetteurs quotidiens sur de courtes distances capables de profiter de montages financiers favorables et transitoires. Font-ils fausse route? nous le saurons plus tard quand le tarif et la fiscalité des véhicules électriques seront définitivement établis. Reste la question d’un usage de masse du véhicule électrique…c’est à dire la mise à disposition de postes de recharge rapides, l’accès aux terres rares de fabrication des batteries, le recyclage des matériaux,…et l’inévitable montée en puissance des centrales nucléaires capables de faire face à la demande d’énergie électrique décarbonée.
Actuellement, les Etats s’en tiennent au statu quo et poussent les feux pour le tout-voiture électrique, seul sésame à un mode de vie confortable et renouvelé de la France périphérique: des bagnoles partout et pour tout faire, notamment pour vivre à la campagne et travailler à la ville. Ainsi notre gouvernement préfère cacher la vérité aux automobilistes de demain et admettre que la voiture électrique va entraîner de nouvelles contraintes environnementales qu’on dissimule provisoirement sous le tapis afin de maintenir l’emploi dans l’industrie automobile et de ne pas raviver la crise de ceux qui n’ont pas d’autres choix que d’utiliser leur voiture.
Mais voila poindre la solution vélo sur de courts déplacements urbains.
Le vélo en ville tente de surnager dans cette euphorie de la voiture électrique qui rend toute autre solution ringarde. Le vélo? vous n’y songez pas, comment faire ses courses et emmener les enfants à l’école? Les associations militantes sont à la peine surtout face aux bombardements de spots vantant les mérites de la voiture électrique.
Continuer de se rendre en voiture en ville, de construire des places de stationnement dans les centres urbains, d’assurer la pérennité des grandes surfaces, la voiture électrique sera là pour ça puisqu’elle aura gagné de nouvelles lettres de noblesse au cœur des cités du fait de leur absence de gaz d’échappement.
Le vélo?… et pourquoi pas la trottinette!
La solution vélo agace. On le voit dans certaines agglomérations où les élus freinent son développement. Manque d’espaces dédiés, absence de contrôles des véhicules garés sur les bandes cyclables, réticences à développer les zones 20 et les zones piétonnes, installations urbaines dissuasives pour les cyclistes comme l’inflation de mobilier urbain qui pénalise le développement du vélo en sécurité. Manque d’itinéraires directs et fléchés,…la liste est longue de ces municipalités qui n’investissent pas dans les mobilités douces.
Alors on s’interroge, ne va t-on pas débarrasser à terme les centres urbains des vélos et de ces réglementations jugées absurdes qui compromettent le tout-voiture partout? augmenter les contraintes diverses pour dissuader les cyclistes? arrêter les facilités accordées au déplacement du vélo? imposer l’obligation du casque? de l’immatriculation? de la vignette? du permis vélo?
Ici et là, d’habiles édiles tentent déjà une inflexion réglementaire en déposant des propositions de lois visant à restreindre l’usage du vélo.
On sait ce qui les anime. Faire la place nette aux bagnoles de demain.
cimetière Ehrenfriedhof La cantine Zeller (cote 670) est postérieure au conflit de 14-18. Madame Zeller y exploitait un débit de boissons pour les randonneurs. A proximité on trouve divers vestiges de la Grande Guerre ainsi qu’une chapelle en bois reconstruite. Le sentier se poursuit jusqu’au site du Hartmannswillerkopf.
C’est un parcours exigeant. Rien que pour dire qu’il faut pédaler dur pour passer du km 13 au km 19 avec 330m de dénivelée et atteindre la fameuse Cantine Zeller au dos du Vieil Armand.
Vente frais venu de l’est et quelques plaques de glace dans l’ascension.
Sans entraînement le mérite n’en est que plus grand pour ceux du club Etoile 78 qui ne sont pas encore préparés à la montagne.
Au retour on passe par le cimetière des Uhlans 95 soldats, appartenant en majorité au LIR 56 et au Garde Jäger Bataillon (G.J.B.), tombés pour la plupart au cours des combats du 21 et 22 décembre 1915..(voir ce site)
le cimetière des UhlansOn a fait aujourd’hui (en rouge) sensiblement le même parcours (en bleu) que celui du 1 sept 2021