C’est dans le Figaro qu’on trouve l’info: à Paris le vélo mange plus de place que le bus à voyageurs constants! Une affirmation qui vient contredire des idées reçues.
Je ne suis pas spécialiste, j’ai donc du mal à me faire une opinion.
Les cyclos aiment de moins en moins prendre la voie verte de la Thur dénommée VV31. Et pour cause: tortueuse, mal revêtue, le cycliste est envoyé dans une succession de raidillons désagréables et au surplus on s’y perd comme à Fellering tellement c’est mal indiqué.
Fermons le ban!
Bûchers pharaonique de Saint-Jean abandonnés pour cause de Covid aggravée. Il ne manquerait qu’une tempête fasse sombrer l’édifice (A Sausheim, un pompier est mort dans l’éboulement du bûcher)Cette petite cascade est très peu connue. Qui va trouver où elle se trouve?Lac de Kruth. Les promeneurs croient pouvoir traverser. C’est nonMauvaise surprise, je suis dévié sur le sentier rond jaunePourquoi laisser les cyclos s’engager sur le tour du lac alors qu’il faut monter le sentier de randonnée? c’est nul!
Les travaux devaient se terminer en octobre, ils se seront pas finis. Trop d’intempéries!
On croirait qu’ils sont là pour la déco. Amarrés devant tous les autres et fraîchement ripolinés. A Paimpol, on doit porter le masque en attendant que les plaisanciers passent l’écluse et que la passerelle nous permettent le passage.
Vélothon du samedi samedi 5 décembre au départ de Thann
Je me suis inscrit pour participer au Vélothon 2020…et j’ai tracé un parcours autour de Mulhouse. Le départ est fixé à 8h30 heures devant le lycée de Thann.
*L’AFM-Téléthon est une association de parents et de malades qui mène un combat sans relâche contre des maladies génétiques, rares et lourdement invalidantes.
Il s’agit de parcourir 100km à vélo et de verser au plus 100 euros (ou moins) à l’association AFM-Téléthon.
100 euros, c’est beaucoup d’argent pour nombre d’entre-nous, les cyclistes. Alors on peut participer quand même et verser moins.
Le parcours
J’ai réfléchi à un parcours de 100 km autour de Mulhouse au départ de Thann.
100 km, c’est 5 heures de vélo et ajouter une heure d’arrêt environ. On y arrive avec un peu d’entraînement. La seule inconnue étant la météo. Lorsqu’il fait froid, il faut plusieurs couches de vêtements (jusqu’à quatre) des gants épais et des sur-chaussures. Sous le casque, un bonnet et éventuellement un cache-nez. En cas de verglas ou de neige, épreuve annulée.
Je ne sais pas quel temps il fera le 5 décembre ni si nous ne serons pas interdits de circuler à cause de l’épidémie. Je n’invite personne à me rejoindre puisque les aérosols projetés par un groupe de cyclistes sont des vecteurs de contamination potentiels…surtout si l’on crache, l’on mouche au sol dans ses doigts! On ne pourra donc pas compter sur une fusée devant soi pour se laisser aspirer.
Mais on pourra se suivre à une dizaine de mètres de distance. Je partirai à 8h30 depuis le lycée de Thann 1 Rue Moschenross https://goo.gl/maps/YKSFCp2xoSdBiZEg8
Mon parcours Openrunner fait 95km mais il y a quelques imprécisions, je me suis donc ménagé 5% d’erreur. Rouler 100km, ce n’est pas difficile, c’est 5 heures à 20 de moyenne. Donc on peut y aller en confiance…à la condition de ne pas commencer l’apprentissage du vélo la veille.
J’ai prévu des haltes:
Ottmarsheim
à Altkirch km 25 (si nécessaire)
à Ottmarsheim km 65
à l’Ecomusée km 80
Emporter un casse-croûte, des vêtements adaptés en fonction de la météo et de la lumière. Il n’y a pas de voiture accompagnatrice prévue.
Rentrant de Bretagne, j’ai tenu à rapporter mon VTT terreux en Alsace. De la bonne terre collante du col de Trédudon. Un souvenir futile. Puis j’ai entr’ouvert la belle revue 200 qui m’attendait. Un long article sur la rafle des enfants de Vénissieux. Ah non! l’histoire glauque, je la connais trop. Je passe.
Tout se télescope en ce lundi. Je n’aime pas cet amoncellement de choses à faire pour remettre de l’ordre partout. Sur mes vélos, mes tenues, mon bureau, mon blog, mes lectures, mes peintures. Sans oublier d’y ajouter ma tête.
Remettre de l’ordre dans sa tête n’est pas simple lorsqu’on rentre de voyage, vu que chaque jour qui passe nous annonce un changement de programme de nos habitudes, de nos projets.
Il convient donc de se remettre à penser au jour le jour à ce que nous ferons demain.
J’ai dévalé la pente au-dessus de Plounéour-Ménez. La pluie de la nuit ruisselait partout autour de moiEn Bretagne, les (rares) jours de pluie, j’en profite pour aquareller
Pas d’AG Cent Cols dans le Morvan
Cette année, j’avais prévu de me rendre à l’AG de mon club Cent Cols qui se tenait à Autun dans le Morvan. Je m’étais dit que le Morvan n’étant pas très loin de chez moi, pourquoi pas? Patatras, voila l’AG annulée pour cause de Covid aggravé.
La vie associative est gravement perturbée aussi par la pandémie.
Idem pour les séjours 2021 des Cent Cols, ils sont tous en suspens.
Alors, que reste t-il? il reste à faire du vélo tout seul et j’ai vaguement l’idée qu’on nous va rejouer l’épisode du confinement avec son rayon d’un kilomètre si les choses continuent de se détériorer.
Vélothon t-on?
Et maintenant le Vélothon. 200 s’est mis en tête de nous faire pédaler 100 bornes en décembre pour le Téléthon et en plus de verser 100 euros à l’Association. J’y songe…et puis j’oublie. Je n’ai jamais rien compris à l’humanitaire.
Comment tenir un Téléthon en plein Covid! n’est-ce pas encore prendre des risques de sur-contamination?
TousAntiCovid
Il s’appelle Cédric O. C’est facile à retenir comme nom. C’est le monsieur du gouvernement qui sponsorise la machin Stop Covid qui marche pas. Même que Castex il a pas su le mettre sur son téléphone. Bon, le nouveau Stop Covid est mieux me dit-on, il s’appelle TousAntiCovid et est susceptible d’intéresser les geeks. Avant d’installer ce bazar sur mon Iphone, je m’interroge…à quoi ça peut servir? si j’ai bien compris, votre Bluetooth va détecter un type qui, sachant qu’il a le Covid, se balade dans la rue. Il se balade comme ça, en douce, rien que pour vous refiler son truc et faire sonner votre téléphone. Je n’ai toujours rien compris à Stop Covid.
TousAntiCovid est une application dite de contact tracing, au même titre que celles présentes dans les différents pays européens.
Elle utilise le signal Bluetooth d’un téléphone pour détecter un smartphone à proximité et ainsi établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées. L’application prend en compte les contacts à moins d’un mètre pendant au moins 15 minutes. Les autres utilisateurs avec qui la personne malade est restée en contact prolongé durant sa période de contagiosité sont ainsi averties par une notification. La période de contagiosité débute à partir des 48h précédent la date de début des symptômes ou sept jours avant son test positif si la personne est asymptomatique.
Boulot, métro, dodo et…apéro
Je me marre.
Vendredi, tous les citadins se sont précipités dans les bistrots jusqu’à minuit avant les couvre-feux, histoire de bien faire le plein de virus avant la fermeture prévue le lendemain.
Peuplée de mécréants selon les islamistes, la France est en plus jouissive (selon moi). Je suis sidéré par le mode de vie des citadins: boulot, métro, dodo et… apéro. A propos de mécréants, lisez L’immeuble Yacoubian de Alaa al-Aswany, vous allez découvrir comment se pratique l’islam en Egypte et son creuset socioculturel vis à vis des femmes, de l’homosexualité et de la corruption. C’est un vrai délice pour mieux comprendre ce qu’est un état aux mains de militaires où les faux procès, les élections truquées, et les détentions arbitraires sont monnaie courante.
C’est comme ça que les chaînes de télé présentent le couvre-feu. On y voit des consommateurs attablés une dernière fois et des restaurateurs ranger tables et chaises. La France de la bouffe est punie.
C’est pour ça, selon le gouvernement, que le Covid a franchi toutes les barrières. Les barricades que le gouvernement a tenté d’organiser avec des palettes ramassées derrière l’Aldi. Jouir des bons restos, des apéros entre copains, LCI nous en abreuve. Maintenant que l’hexagone est devenu tout rouge, inutile de savoir par où passe le virus: il est devenu passe-partout. Les types qui bossent dehors sur les chantiers, je les vois: aucune protection! Alors j’imagine que dans les usines et les bureaux, c’est pareil.
Hi-ver-nons!
Les vieux auxquels j’adhère de plus en plus et qui me collent à la peau malgré mon corps défendant n’ont plus qu’un seul salut : hiverner!
La propagation Covid sur la planète terre
Une forme d’hibernation comme les marmottes. Sortir, oui mais tout seul et éviter tout rassemblement avec la population même familiale. Maintenant qu’on sait que personne ne sait ce qu’il va advenir, il est urgent de se mettre sur la touche. J’entends les rassuristes, pour eux, le Covid ne fait que 10% de nos morts quotidiens, on a donc encore 90% de chance de mourir d’autre chose. Oui mais mon problème à moi, c’est que je n’aimerais pas mourir du tout trop vite à mon goût.
Les décès Covid vont-ils prendre une pente exponentielle?
L’après-Covid
Je ne sais pas quand nous en sortirons puisqu’il est avéré qu’en juin 2021, on sera toujours en action défensive vis à vis du virus. Les élections? elles vont se succéder entre-temps et personne ne sait dire qui va se précipiter pour prendre le pouvoir avec une pandémie sur les bras.
Je n’ai jamais vu un gouvernement qui a autant la guigne que celui de Castex. Il a tout en même temps. Hollande avait eu sa part d’effroi avec le Bataclan et le magasin casher, c’était déjà du lourd, mais une épidémie!..
Depuis qu’En Marche fait du sur-place, un amoncellement de catastrophes est venu noircir le tableau, l’affaire Pétronin qui se termine en jus de boudin et l’horrible attaque islamique de Samuel Paty achève de nous démontrer l’extrême fragilité de nos corps d’État face aux attaques et aux manipulations étrangères. On savait le gouvernement fébrile avec nos apprentis-ministres venus de la société civile, mais la succession de ratages dans la gestion de la crise sanitaire risque de nous conduire au désastre.
Notre pouvoir est partagé entre deux objectifs: le sanitaire et l’économique. C’est la quadrature du cercle. Maintenir l’économie en marche? oui, et éviter un effondrement où tout le monde y perdrait (ou presque). L’enjeu est redoutable, si le Pays devient un immense mouroir, plus personne ne sera là pour produire et acheter et la société se délitera.
Le pire serait l’emballement incontrôlable du Covid avec des malades aux portes d’hôpitaux bondés et des champs entiers transformés en cimetières de fortune comme on l’a vu au Brésil.
Je comprends les rassuristes avec leurhashtag #covid1984 qui ne cessent de faire référence au monde d’Orwell, et qui estiment que vivre sous contrôle renforcé des libertés individuelles et collectives n’est pas drôle; mais faire comme si le virus n’existait pas, est-ce la solution?
Les épidémiologistes avancent des chiffres effrayants: si l’épidémie s’emballe de façon exponentielle, on pourrait atteindre simultanément 40 millions de malades et 1% de morts soit 400.000. On serait alors loin du petit Covid, de la petite grippe (!).
Sorti d’hôpital
J’avais été témoin de l’accident d’un cycliste dans ma ville début octobre. Il est sorti d’hôpital. J’ai découvert après coup que c’était un voisin, grand rouleur, qui pratique jusqu’à 30 cyclosportives chaque année dont « les trois ballons ». C’est dire qu’il est souvent absent de chez lui. Cette année il n’en aura fait « que » trois (sic) après être resté confiné pendant cinq mois en Espagne. Il ne s’explique pas comment il a percuté la voiture et pense que c’est le contraire qui s’est produit car c’est sa roue arrière qui est cassée. Élément fâcheux, il n’y a pas eu de constat des forces de police et c’est moi qui ait du produire aux sapeurs-pompiers le cliché que j’avais pris sur place pour identifier le véhicule adverse.
Holala, c’est dangereux
Branle-bas de combat dans la Cyclosphère, Vélomaxou estime le vélo dangereux.
Manifestement, un certain nombre de mes lecteurs se sont offusqués. J’avais commis un crime de lèse-majesté. J’allais détruire le mythe de la mobilité douce au sein d’un océan de conduites agressives, de SUV turbocompressés et pressés, de délinquants ordinaires de la route et d’incompétences des pouvoirs locaux.
Pourtant, tous les clignotants sont au rouge depuis que l’épidémie a précipité nombre de néophytes du vélo chez les vendeurs. Les accidents en ville se multiplient et ceux qui vont à l’hôpital ne sont pas les automobilistes mais les cyclistes, c’est une évidence.
Pourquoi le nier? alors même que toutes les associations de cyclistes ne cessent de réclamer des pistes, des priorités, des ralentissements?
Oui, la pratique cycliste est dangereuse dans le spectre diffus des mobilités et reconnaissons-le, la protection active et passive des cyclistes est nettement insuffisante.
Prenons l’exemple du casque. Je ne le choisis pas par hasard car il est un âpre enjeu des « pros » et des « antis », et qui a pour conséquence de prendre les cyclistes en otages. La FUB est formelle: « elle est résolument opposée à toute loi qui interdirait de circuler à vélo sans casque« . Tomber sur la tête? ça n’arrive qu’aux autres disent les « urbains »…les « autres »? ce sont les couraillons du dimanche. Pourtant, en ville on tombe aussi. Souvent bêtement. Le casque est donc une protection passive qui protège, même imparfaitement, qu’on le veuille ou non.
L’autre protection passive qu’on devrait imposer, c’est le port de vêtements voyants et particulièrement l’interdiction d’être vêtu de noir. Y aura t-il besoin d’une loi pour ça puisque l’imbécilité de certains cyclistes devrait nous y conduire?
Soyons fou: faisons du vélo à Vieux-Thann. Photo non truquée
Holala, c’est dangereux ne va donc pas s’arrêter. Tirer à vue sur les inconséquences des décideurs publics qui nous mettent en danger, oui, je vais continuer. Il n’est pas question de transiger, de faire ami-ami avec ceux qui méprisent notre façon de nous déplacer et qui nous font des réponses évasives ou nous dotent des dernières miettes du budget de la rocade.
C’est sous blister moulé, bien présenté. Mais je trouve toujours cela cher. Je me suis demandé si ces modestes plaquettes de VTT ne coûtaient pas , in fine, plus chères que celles des bagnoles…
12.28 euros le kit de 4 plaquettes auto
Arrêtons de nous comparer à l’auto! Mais quand même, je trouve que les miennes ne durent pas longtemps. Achetées en juin 2020, elles sont déjà à changer au bout de 1600 km.
On commence par le toucher. Son velouté est sensuel, on a peur de l’abîmer.
Avant même de l’avoir lu, on sait qu’il va plaire. C’est surtout le parti-pris rédactionnel qui est sympa: des images et du texte travaillés avec des clins d’œil complices. Nous sommes entre gens de vélos. C’est convenu.
Un peu de challenge mais pas trop, un peu d’aventure mais pas trop. Tout est dosé. Ce n’est pas du vélo de fou. La pub est discrète.
Pluie bretonne abondante ce matin. Je pars de Plounéour-Ménez. Au pied des monts d’Arrée, je grimpe par un chemin ruisselant jusqu’au col de Trévezel. J’évolue un peu au jugé et la grande antenne hertzienne qui apparaît dans la brume me conforte dans ma direction.
Monument du Cheval Inconnu au col de Trévezel
Étonnant ce monument au Cheval Inconnu !
J’arrive au col de Trévezel
Puis je me trompe. Je crois trouver un chemin au pied de l’antenne, je ne le trouve pas. Je descends par la route pour remonter ensuite au col de Trédudon. Dommage car de la route à VTT c’est moins grisant. À la descente, je prends un sentier qui est provisoirement transformé en ruisseau.
Mon ruisseau du retour
Me voici à Plounéour-Ménez avec son bel Enclos Paroissial autour de l’église.
Eglise de Plounéour-Ménez (ménez signifie montagne en breton)
Un micro-tour de 10km et 250m. L’essentiel c’est de participer, n’est-ce pas?
Chut! Je prends le GR34 qui est clairement piéton. Même si aucun panneau ne me l’interdit.
Ça passe tout juste
Quand j’aborde des randonneurs, je fais ami-ami et ça passe. Sauf qu’au bout de 6 km de sentier douanier, je tombe sur un panneau qui dit « interdit aux VTT ».
Je n’insiste pas. Je rentre par les terres à Cléder. Les cultures maraîchères sont gigantesques, choux en tous genres. Deux gros molosses se chargent de m’accompagner hors des champs. J’appuie et je monte dans les tours car j’aborde une zone boueuse. Les chiens renoncent. Ici on trouve beaucoup d’itinéraires vélos sur goudron mais rien pour VTT.
On longe la plage. Tous les pêcheurs de coquillages sont réunis Les thermes de GolotaLes Romains qui étaient aussi Gallos avaient installé leurs bains devant la plageOn remonte vers Pont-Ménou le long du bras de merChapelle Saint-Haran, on tourneChapelle Sainte-Barbe
Je m’y suis repris à plusieurs fois pour écrire Guingamp. Parti à neuf heures, j’ai commencé à grelotter sur mon vélo. J’ai enfilé l’imperméable de secours pour m’isoler du froid. Pédaler oui, mais où ? J’ai un écran blanc sur le GPS vu que je n’ai pas de carte. Alors ma trace me sert de guide. Je fais une boucle. Rien que des chemins goudronnés, ils ont les moyens les Bretons. Je rentre par un sentier « artistique ». Les artistes se sont pas là, ils ont laissé leurs œuvres en plan.
J’ai longé la plage. Puis avant Cancale, je me suis fabriqué un masque rudimentaire pour entrer en ville. Au retour j’ai tenté la terre. Souvent des chemins sans issue. C’était malgré tout agréable.
Une rubrique comme celle-là, c’est très facile à alimenter. Juste une image, une photo et le tour est joué. Je vous invite à m’envoyer tous vos clichés afin qu’on puisse faire un musée des horreurs de « Holala, c’est dangereux »
L’heure n’est plus à la concertation: pour se concerter, il faut être plusieurs et être entendus. Or le monde du vélo n’est pas entendu. On nous dit « oui, oui! » et dès qu’on a repris son vélo, tout est comme avant.
Les municipalités se servent des cyclistes d’abord pour s’acheter une forme de paix civile et pour se « verdir ». Mais sur le fond, rien ne change.
Pire sont celles qui se servent de nous pour réduire la vitesse des flux de véhicules. Par exemple avec des rétrécissements, des dos d’ânes.
Passage du canal du Rhin à Chalampé
Holala, c’est dangereux!
Je serai donc un de ceux qui dénoncent les incohérences des décideurs publics puisqu’il est avéré que le cycliste est un citoyen fusible sur lequel on peut compter.
Pas le temps de m’attarder à prendre des photos. Je roule. En plus je photographie avec la langue sur l’Iphone pour ne pas retirer mes gants. Mains trop moites, après je n’arrive plus à les remettre.
C’est un art sans doute de faire du vélo. J’ai croisé beaucoup d’artistes qui s’appliquaient. Je ne prends pas le temps de les dépeindre. Ils étaient trop nombreux. J’ai entendu Jean crier « Môxxi ». J’ai compris que c’était moi, « Môxxi ». En Alsacien.
J’ai pris un vieux chemin au panneau des années 30. Pas de chance, il n’était plus goudronné depuis longtemps.Je suis monté à l’observatoire au sol en pointe de diamant. Rien à l’horizon!
A Burnhaupt, plein de courage, j’ai allongé la boucle.
J’entends déjà les thuriféraires du vélo me traiter de haut avec dédain « dites donc, jeune homme, vous êtes devenu fou ou quoi? » Ceux-là osent croire que j’ai la pétoche. Mais non, j’en ai vu d’autres. L’intimidation ne marche pas. Je n’appartiens à aucune chapelle.
Comme mon billet « le vélo est-il dangereux? » a eu beaucoup de succès et qu’il continue d’en avoir, je vais pouvoir animer une nouvelle rubrique.
Elle s’appellera « Holala, c’est dangereux ».
En effet il est trop facile pour les cyclistes, pour les élus de tous poils, de dire faites du vélo, et de ne pas voir qu’on envoie au casse-pipe sur la route des milliers de gens.
La Petite Reine a bon dos pensent-ils.
Franchement, ni la route, ni la ville ne sont adaptés au vélo, reconnaissons-le!
Oui, il existe quelques fous de vélo qui s’y risquent, mais n’exagérons rien, le vélo ne sera jamais le mode préféré des Français sur de courtes distances. L’avenir sera peut-être la trottinette, la marche, la mini voiture électrique, mais pas le vélo.
Le vélo est intrinsèquement un truc mal foutu, on devrait dire empirique. Et en plus c’est moche et salissant. Une fois posé, on ne sait plus quoi en faire. Donc non, le vélo n’aura pas d’avenir même si de doux élus se mettent à y croire en cassant la tirelire Covid.
A chaque ouvrage siglé « vélo », les professionnels de la chose vélo le savent mais n’osent pas trop le dire: c’est raté. Qui peut se prévaloir d’avoir vu un vrai ouvrage vélo réussi de A à Z en France?
Moi pas!
C’est pourquoi mon nouveau parti sera de dire à chaque fois que j’en aurai l’occasion « houlala, c’est dangereux ».
Je suis très en forme aujourd’hui. Pourquoi ne pas donner ce boulot aux dealers. Rémunérés à 200 euros par jour (pas moins), Marlène S. aurait du succès.
Moi je me propose pour les repasser et les revendre à la sauvette.
Une petite moto électrique? pourquoi pas! Ne soyons pas dupes, il n’y a qu’en France que s’applique la réglementation restrictive en matière de vélo électrique.
Au Cameroun, les vélos électriques vont à 50km/h sans problème.
La France est devenue un grand cluster (niveau d’alerte Covid 8 octobre 2020)
La Toussaint, Noël,…et Pâques aussi?
Va t-on boucler la boucle? l’épidémie de coronavirus entamera t-elle une deuxième année? C’est la perspective qui se dessine chez ceux qui observent le phénomène et constatent que nos pouvoirs patentés pataugent dans la résolution du problème. L’épidémie est toujours là depuis mars. Même sans faire de deuxième vague, on la subit, elle rôde dans nos villes…et ne demande qu’à s’installer dans les campagnes.
Si on avait réagi correctement début septembre, on n’en serait pas là.Aujourd’hui, c’est fini. On a perdu le contrôle. Nous n’avons plus qu’à subir. Le virus va circuler, il y aura deux fois plus de cas dans deux semaines, et une tension hospitalière. (William Dab, ancien directeur général de la santé dans Médiapart )
Ce machin là va t-il nous empoisonner la vie indéfiniment? Les dernières nouvelles ne sont pas encourageantes, les grandes villes françaises subissent à nouveau les assauts du coronavirus et la France qui s’amuse s’inquiète. Soudain, je découvre que la France est jouissive avec ses étudiants qui font la teuf jour et nuit, ses bistrotiers qui ne désemplissent pas avec tous ces gratteurs qui font monter le cours de l’action FdJ.
L’action FdJ pourrait fléchir avec la fermeture des bars
Nous, les comorbides dans nos territoires éloignés de province, faisons le gros dos. Pourvu que le virus ne nous retombe pas dessus!
Thierry Crouzet, cycliste, écrivain, ingénieur, décrit la situation comme suit dans son journal:
Accepter de vivre avec le virus, sans le laisser provoquer un embrasement général et saturer les hôpitaux, mais sans pour autant nous empêcher de vivre. Je n’aimerais pas être au gouvernement.
Selon Thierry Crouzet qui copublie « Vaincre les épidémies » avec Didier Pittet le 20 octobre prochain, la thèse de la propagation du virus par aérosol est une route de transmission non dominante, donc ne nécessitant pas de focaliser la prévention sur elle.
Ah bon! alors on aurait tout faux avec nos masques. Bon alors que reste t-il? les mains? oui bon alors les mains on se les lave depuis le début.Moi en tus cas, les autres je ne sais pas.
Désignés comme tels, les comorbides cumulent les chances d’attraper la bête s’ils sont à la fois âgés, en surpoids, diabétiques et un peu tendus sur les bords. Bon avec ça, nous voila habillés pour l’hiver! Derrière nos masques on rigole jaune mais on ne nous voit pas, heureusement. Quand je parcours les rayons de l’Intermarché, je baisse la tête pour pas qu’on me stigmatise. Maman, t’as vu le vieux, il cherche la Covid dit le bambin assis dans son siège-caddie.
Ô un comorbide dans le rayon des Cochonou!
Fuite dans les rayons…
Les épidémies, le Monde connait. Au Moyen-Âge, la belle épidémie de peste noire a duré trois siècles et a ravagé le quart des populations soit à peu près 25 millions de morts! On a encore de la marge.
On a l’impression que l’histoire bégaie lorsqu’on se penche sur la littérature des épidémies…
La troisième pandémie débuta avec le réveil du vieux foyer du Yunnan en Chine du Sud, et elle gagna Hong Kong en 1894. C’est là que A. Yersin découvrit, chez le rat comme chez l’homme, le germe responsable dont, quatre ans plus tard, P. L. Simond démontra à Calcutta la transmission par la puce. Rats et puces infectés, dont il n’avait nulle part été fait mention durant les deux premières pandémies, allaient trouver dans la navigation à vapeur un exceptionnel moyen de propagation.(source)
Aujourd’hui, la donne n’est pas comparable, on ne voyage plus avec des bateaux à vapeur, le virus peut donc faire plusieurs fois le tour de la planète en une semaine. En revanche le vecteur animal s’est étoffé, les puces, les rats et maintenant le pangolin!…avec peut-être une petite chauve-souris en prime.
La société des comorbides est en marche
Faut pas croire: le cynisme mercantile de nos sociétés modernes a plus d’un tour dans son sac. Avec le virus, on est capable aussi de faire du fric. Regardez le gouvernement comment il claque le pognon par milliards. Y’en avait plus et tout d’un coup y’en a! On nous aurait menti?
Moi au contraire, je suis un peu Hollandais, je suis un frugal, je me méfie, je préfère le bas de laine plutôt que d’acheter de la dette. On ne sait jamais. Je n’avais pas de grandes envies particulières, à part celle de frimer sur un Gravel, mais maintenant je n’ai plus qu’une envie, celle de vivre encore un peu.
Avec cette désignation du doigt des plus fragiles, pourquoi ne pas « mettre sur le coté » ces fauteurs de troubles que sont les sujets à risques? la question est posée dans certains cercles économiques, scientifiques. Tiens par exemple, faisons de grands Ehpad de comorbides! Au moins ça donnerait du travail au Bâtiment, surtout si le virus dure longtemps. On n’a pas idée des conséquences économiques favorables du corona. S’il dure, outre mesure, on va devoir imaginer des sociétés à deux vitesses, celle des normaux capables d’avaler la bête et de la recracher sans séquelles et les autres, ceux qui se mettent à tousser comme des bêtes puis finissent à en crever. Ainsi on aura des boulots réservés au handicapés de la comorbidité, le télétravail prioritaire et interdiction de sortir en-dehors des heures ouvrables, le matin 5 à 6 heures et le soir 18 à 20 heures pour aller au bistrot rien qu’entre-nous. Les vacances? vacances spéciales comorbides avec promo sur les plages de Normandie… en bus climatisé.
Inutile de les persuader du contraire, les anti-vélos ont des arguments.
Alors ont-ils tort ou raison? Ne nous voilons pas la face: les militants de la cause sont souvent peu convaincants dans leur démonstration du contraire. Et je suis de ceux-là.
Le vélo est une mobilité fragile
Alors faisons un peu appel au bon sens; oui le vélo est une mobilité fragile puisque nous n’avons aucune protection face à l’adversité. Car circuler en France dans un univers contraint et diffus suppose d’accepter un univers de conflictualité, de voisiner avec des usagers en nombre et en mode disproportionnés. D’ailleurs les cyclistes le reconnaissent, c’est un cyclisme de masse qui fera notre rapport de force, qui fera ralentir les flux, et qui nous donnera légitimité et priorité dans le spectre des usagers.
Oui, mais en attendant, les cyclistes sont largement minoritaires et notre part modale en ville plafonnent à 3% dans la plupart des métropoles.
Le mouvement cycliste dans son ensemble est animé de bons principes militants indiscutables. Oui, le vélo est bon pour la santé, oui, c’est un antidote à la sédentarité, oui il est une réponse parmi d’autres aux questions de pollutions environnementales, aux engorgements urbains, aux mitages fonciers des extra-communalités, des hyper-zones commerciales, à l’impossible adéquation des transports collectifs avec les flux croissants de population,…
Le vélo reste dangereux en terme d’accidentalité
Mais dans les faits, le vélo reste dangereux en terme d’accidentalité. Pourquoi ne pas le reconnaître? et pourquoi s’opposer à des mesures conservatrices comme celle du port du casque et d’autres protections passives sur son vélo? On ne devient pas forcément un robocop parce que l’on porte un casque, des gants, des chaussures fermées ou des vêtements de protection. Si l’on vient à chuter malencontreusement, avec ou sans tiers en cause, on ne le regrettera pas.
Le tort militant
Ne pas défendre notre intégrité de cycliste avec des protections passives, c’est le tort des associations militantes. Nous ne sommes pas dans un milieu clos et réservé comme si nous disposions d’infrastructures en propre semblables à celles d’autres pays. Il n’existe pas en France de Direction du Vélo auprès du Ministère des Transports capable de faire prospérer le vélo de façon autoritaire, d’inverser les priorités urbaines dans les choix d’infrastructures. C’est un constat qu’il ne faut pas éluder: le vélo ne sera jamais qu’une réponse mineure aux questions plus générales de mobilités urbaines. Nous n’avons pas les moyens d’inverser une tendance contraire à nos politiques, à notre culture qui repose sur le tout voiture. Pourquoi le nier: la France s’engage massivement vers de nouveaux types de voitures sur la base de l’électricité, plus tard de l’hydrogène. Mais pas vers le vélo autrement que subsidiairement.
Je ne suis pas fataliste. J’observe le mouvement depuis de longues années.
Faire du vélo en ville n’est pas facile. Vouloir démontrer le contraire est une illusion. Les écueils sont de trois ordres:
les jeunes générations ne connaissent pas le vélo ou à tout le moins s’en détournent et restent culturellement peu séduites par ce mode de déplacement. On en connait les contraintes: le stationnement aléatoire, les efforts physiques peu valorisés, la complexité des itinéraires dans des flux partagés, les actes de vandalisme associés
les infrastructures totalement inadaptées à ce mode de transport que les collectivités tentent à la hâte de construire pour rassurer les nouveaux postulants face aux questions de distanciation sociale
l’incroyable escalade des comportements violents au volant encouragés par les véhicules mis sur le marché: plus gros, plus lourds, plus rapides, plus meurtriers.
Trois facteurs qui ne vont pas encourager les mobilités douces! Rien ne sert d’instaurer des zones 30 ou des zones de rencontre (20) dès lors qu’aucune police n’est en mesure de les contrôler sans indulgence.
Alors, le vélo est-il dangereux?
Oui, le vélo est dangereux. Particulièrement en ville. Car c’est en ville que le cycliste est confronté simultanément à l’ensemble des problématiques:
des publics cyclistes parfois peu au fait des règles, des comportements à adopter, des risques potentiels,…parmi lesquels des pratiquants occasionnels sans grande expérience, ni adresse, se défiant des prérequis avec des machines inadaptées (sans freins, sans lumières,…)
des lieux multiples de conflictualité entre usagers souvent au détriment des vélos: des stop nombreux imposant des efforts supplémentaires, des priorités à l’avantage des usagers motorisés, des feux non coordonnées pour les véhicules lents,
des ouvrages urbains truffés de malfaçons: nids de poules, revêtements disjoints, alternances de trajets trottoir/chaussée, de bordures,
des comportements inadaptés de la part des automobilistes: risques d’emportièrage fréquents, queues de poissons, changements de direction non signalés, priorités non respectées
Oui le vélo est dangereux. Pourquoi ne pas le dire?
Ne pas revendiquer le port du casque au motif que cela donne un image négative du vélo, je trouve cela complètement inacceptable. Ce n’est qu’un exemple actuel des postures contestables à l’égard du vélo. Mais ce qui est pire, c’est nier les risques encourus du cycliste dans un environnement potentiellement accidentogène. C’est tromper le cycliste sur les réels dangers du vélo.
Oui bien sûr que le vélo est dangereux pour encore longtemps en France. Il est dangereux pour soi et pas pour les autres. Ne pas le dire ne rend pas service à ceux qui postulent à ce type de transport et délégitiment ceux qui voudraient en vulgariser l’usage.
Froid matinal avec tout juste cinq degrés. Réapprendre à se couvrir de vêtements chauds
Pourquoi utiliser de grands mots pour dire des choses simples!
Circuler à VTT le long d’un chemin de mémoire, découvrir des abris de 14-18, peut-être est-ce aussi pour un ado (et pas que! comme on dit maintenant) une façon de réviser notre histoire contemporaine. On a cette opportunité en Alsace de renfermer de nombreuses traces de notre passé guerrier. Alors fatalement, on passe devant au milieu de la forêt au bord d’un vigne, le long d’un étang.
Et c’est l’occasion d’une halte, d’un court commentaire, et l’on repart., Une façon ludique de « faire son vélo ».
Félice est content, il a escaladé le bunker du chemin de mémoire 14-18 de Reiningue
Les bois fument encore après la nuit pluvieuse. Quand je suis arrivé là, j’ai accompli la moitié de mon jogging. Il ne me reste plus qu’à descendre le long de la rivière et des vignes. Il fait bon, mon pas est équilibré et je peux même m’exercer à pousser les feux en profitant de la pente légère.
Jusqu’où mon corps va t-il me permettre d’aller? s’interroge ce matin Laure Adler dans les DNA qui publie « La Voyageuse de nuit » .
Il est vrai qu’à 70 ans, on commence à porter certaines cicatrices de la vie, s’inquiète t-elle.
Je ne sais pas quel est le bon mot.
On dit souvent qu’on va faire sa gym, cultiver le développement régulier du corps, l’accroissement et l’équilibration de toutes les forces de l’organisme
La gym est devenue tellement tendance qu’on y va comme on va faire son marché. Moyennant finances depuis que d’habiles marketeurs se sont mis sur le marché.
Pour moi, nulle question de payer pour faire ma gym, j’ai eu assez de mal à la gagner pour ne pas la dépenser dans des salons. Je suis radin, c’est vrai. Gagner sa gym? oui, réussir à se convaincre qu’il fallait ne pas s’installer dans l’oisiveté.
Et en plus l’idée de tressauter sur un tapis roulant derrière une vitre me semble le comble de l’hérésie. L’air serait-il plus pur derrière une vitre qu’au dehors? pas sûr!
Non moi ce que je veux, c’est du live, du transport, aller de A à Z plus le retour de Z à A.
Môme, j’en ai bavé avec la gymnastique corrective quand j’étais au CP. Un moniteur en survêtement ressemblant à un adjudant de casernement (peut-être l’était-il?) nous conduisait au bout de la ville, à pied, et on nous étirait le long d’une échelle fixée au mur comme on dépouillait des lapins écorchés.
Je n’ai plus jamais aimé la gym connotée à la torture.
J’y reviens avec le confinement Covid en pratiquant cette discipline marginale qu’est le jogging. Marginale car peu encadrée de prérequis, il suffit de courir, point barre.
A mon âge, j’ai le sentiment de faire de la culture physique comme un supplément nutritionnel, une nourriture du corps en complément de celle de l’âme et de l’esprit.
Ambition vraisemblablement excessive.
Alors ce matin cultivons notre physique, la tête devrait pouvoir suivre!