
Ben oui! vous ne le saviez pas? En France, même attaché, votre vélo court de grands risques (Cernay)

Ben oui! vous ne le saviez pas? En France, même attaché, votre vélo court de grands risques (Cernay)

J’inaugure ma nouvelle rubrique « Holala, c’est dangereux » comme je l’avais annoncé dans ma précédente chronique.
Une rubrique comme celle-là, c’est très facile à alimenter. Juste une image, une photo et le tour est joué. Je vous invite à m’envoyer tous vos clichés afin qu’on puisse faire un musée des horreurs de « Holala, c’est dangereux »
Il suffit de m’adresser vos clichés à mailto:velomaxouleclub@gmail.com
L’heure n’est plus à la concertation: pour se concerter, il faut être plusieurs et être entendus. Or le monde du vélo n’est pas entendu. On nous dit « oui, oui! » et dès qu’on a repris son vélo, tout est comme avant.
Les municipalités se servent des cyclistes d’abord pour s’acheter une forme de paix civile et pour se « verdir ». Mais sur le fond, rien ne change.
Pire sont celles qui se servent de nous pour réduire la vitesse des flux de véhicules. Par exemple avec des rétrécissements, des dos d’ânes.
Holala, c’est dangereux!
Je serai donc un de ceux qui dénoncent les incohérences des décideurs publics puisqu’il est avéré que le cycliste est un citoyen fusible sur lequel on peut compter.

Pas le temps de m’attarder à prendre des photos. Je roule. En plus je photographie avec la langue sur l’Iphone pour ne pas retirer mes gants. Mains trop moites, après je n’arrive plus à les remettre.
C’est un art sans doute de faire du vélo. J’ai croisé beaucoup d’artistes qui s’appliquaient. Je ne prends pas le temps de les dépeindre. Ils étaient trop nombreux. J’ai entendu Jean crier « Môxxi ». J’ai compris que c’était moi, « Môxxi ». En Alsacien.


A Burnhaupt, plein de courage, j’ai allongé la boucle.


J’entends déjà les thuriféraires du vélo me traiter de haut avec dédain « dites donc, jeune homme, vous êtes devenu fou ou quoi? » Ceux-là osent croire que j’ai la pétoche. Mais non, j’en ai vu d’autres. L’intimidation ne marche pas. Je n’appartiens à aucune chapelle.
Comme mon billet « le vélo est-il dangereux? » a eu beaucoup de succès et qu’il continue d’en avoir, je vais pouvoir animer une nouvelle rubrique.
Elle s’appellera « Holala, c’est dangereux ».
En effet il est trop facile pour les cyclistes, pour les élus de tous poils, de dire faites du vélo, et de ne pas voir qu’on envoie au casse-pipe sur la route des milliers de gens.
La Petite Reine a bon dos pensent-ils.
Franchement, ni la route, ni la ville ne sont adaptés au vélo, reconnaissons-le!
Oui, il existe quelques fous de vélo qui s’y risquent, mais n’exagérons rien, le vélo ne sera jamais le mode préféré des Français sur de courtes distances. L’avenir sera peut-être la trottinette, la marche, la mini voiture électrique, mais pas le vélo.
Le vélo est intrinsèquement un truc mal foutu, on devrait dire empirique. Et en plus c’est moche et salissant. Une fois posé, on ne sait plus quoi en faire. Donc non, le vélo n’aura pas d’avenir même si de doux élus se mettent à y croire en cassant la tirelire Covid.
A chaque ouvrage siglé « vélo », les professionnels de la chose vélo le savent mais n’osent pas trop le dire: c’est raté. Qui peut se prévaloir d’avoir vu un vrai ouvrage vélo réussi de A à Z en France?
Moi pas!
C’est pourquoi mon nouveau parti sera de dire à chaque fois que j’en aurai l’occasion « houlala, c’est dangereux ».

Eglise Saint-Dominique
Je passe là. Entre le parking de l’école et les boulistes. Sentier sympa. Petits agrès fermés pour cause …Covid.
Vestiges des 12-13eme siècles Nef : fin 14eme Choeur : 15eme Tour : 1511Jubé : 1516 Restauration importante en 1769

Une nouvelle raison d’être pour les cyclistes. En herbe.
On arrive à toucher le fond de l’absurdité avec nos vélos.
Je suis très en forme aujourd’hui. Pourquoi ne pas donner ce boulot aux dealers. Rémunérés à 200 euros par jour (pas moins), Marlène S. aurait du succès.
Moi je me propose pour les repasser et les revendre à la sauvette.

Une petite moto électrique? pourquoi pas! Ne soyons pas dupes, il n’y a qu’en France que s’applique la réglementation restrictive en matière de vélo électrique.
Au Cameroun, les vélos électriques vont à 50km/h sans problème.

La Toussaint, Noël,…et Pâques aussi?
Va t-on boucler la boucle? l’épidémie de coronavirus entamera t-elle une deuxième année? C’est la perspective qui se dessine chez ceux qui observent le phénomène et constatent que nos pouvoirs patentés pataugent dans la résolution du problème. L’épidémie est toujours là depuis mars. Même sans faire de deuxième vague, on la subit, elle rôde dans nos villes…et ne demande qu’à s’installer dans les campagnes.
Si on avait réagi correctement début septembre, on n’en serait pas là. Aujourd’hui, c’est fini. On a perdu le contrôle. Nous n’avons plus qu’à subir. Le virus va circuler, il y aura deux fois plus de cas dans deux semaines, et une tension hospitalière. (William Dab, ancien directeur général de la santé dans Médiapart )
Ce machin là va t-il nous empoisonner la vie indéfiniment? Les dernières nouvelles ne sont pas encourageantes, les grandes villes françaises subissent à nouveau les assauts du coronavirus et la France qui s’amuse s’inquiète. Soudain, je découvre que la France est jouissive avec ses étudiants qui font la teuf jour et nuit, ses bistrotiers qui ne désemplissent pas avec tous ces gratteurs qui font monter le cours de l’action FdJ.

Nous, les comorbides dans nos territoires éloignés de province, faisons le gros dos. Pourvu que le virus ne nous retombe pas dessus!
Thierry Crouzet, cycliste, écrivain, ingénieur, décrit la situation comme suit dans son journal:
Accepter de vivre avec le virus, sans le laisser provoquer un embrasement général et saturer les hôpitaux, mais sans pour autant nous empêcher de vivre. Je n’aimerais pas être au gouvernement.
Selon Thierry Crouzet qui copublie « Vaincre les épidémies » avec Didier Pittet le 20 octobre prochain, la thèse de la propagation du virus par aérosol est une route de transmission non dominante, donc ne nécessitant pas de focaliser la prévention sur elle.
Ah bon! alors on aurait tout faux avec nos masques. Bon alors que reste t-il? les mains? oui bon alors les mains on se les lave depuis le début.Moi en tus cas, les autres je ne sais pas.

Désignés comme tels, les comorbides cumulent les chances d’attraper la bête s’ils sont à la fois âgés, en surpoids, diabétiques et un peu tendus sur les bords. Bon avec ça, nous voila habillés pour l’hiver! Derrière nos masques on rigole jaune mais on ne nous voit pas, heureusement. Quand je parcours les rayons de l’Intermarché, je baisse la tête pour pas qu’on me stigmatise. Maman, t’as vu le vieux, il cherche la Covid dit le bambin assis dans son siège-caddie.
Ô un comorbide dans le rayon des Cochonou!
Fuite dans les rayons…
Les épidémies, le Monde connait. Au Moyen-Âge, la belle épidémie de peste noire a duré trois siècles et a ravagé le quart des populations soit à peu près 25 millions de morts! On a encore de la marge.
On a l’impression que l’histoire bégaie lorsqu’on se penche sur la littérature des épidémies…
La troisième pandémie débuta avec le réveil du vieux foyer du Yunnan en Chine du Sud, et elle gagna Hong Kong en 1894. C’est là que A. Yersin découvrit, chez le rat comme chez l’homme, le germe responsable dont, quatre ans plus tard, P. L. Simond démontra à Calcutta la transmission par la puce. Rats et puces infectés, dont il n’avait nulle part été fait mention durant les deux premières pandémies, allaient trouver dans la navigation à vapeur un exceptionnel moyen de propagation.(source)
Aujourd’hui, la donne n’est pas comparable, on ne voyage plus avec des bateaux à vapeur, le virus peut donc faire plusieurs fois le tour de la planète en une semaine. En revanche le vecteur animal s’est étoffé, les puces, les rats et maintenant le pangolin!…avec peut-être une petite chauve-souris en prime.
La société des comorbides est en marche
Faut pas croire: le cynisme mercantile de nos sociétés modernes a plus d’un tour dans son sac. Avec le virus, on est capable aussi de faire du fric. Regardez le gouvernement comment il claque le pognon par milliards. Y’en avait plus et tout d’un coup y’en a! On nous aurait menti?
Moi au contraire, je suis un peu Hollandais, je suis un frugal, je me méfie, je préfère le bas de laine plutôt que d’acheter de la dette. On ne sait jamais. Je n’avais pas de grandes envies particulières, à part celle de frimer sur un Gravel, mais maintenant je n’ai plus qu’une envie, celle de vivre encore un peu.
Avec cette désignation du doigt des plus fragiles, pourquoi ne pas « mettre sur le coté » ces fauteurs de troubles que sont les sujets à risques? la question est posée dans certains cercles économiques, scientifiques. Tiens par exemple, faisons de grands Ehpad de comorbides! Au moins ça donnerait du travail au Bâtiment, surtout si le virus dure longtemps. On n’a pas idée des conséquences économiques favorables du corona. S’il dure, outre mesure, on va devoir imaginer des sociétés à deux vitesses, celle des normaux capables d’avaler la bête et de la recracher sans séquelles et les autres, ceux qui se mettent à tousser comme des bêtes puis finissent à en crever. Ainsi on aura des boulots réservés au handicapés de la comorbidité, le télétravail prioritaire et interdiction de sortir en-dehors des heures ouvrables, le matin 5 à 6 heures et le soir 18 à 20 heures pour aller au bistrot rien qu’entre-nous. Les vacances? vacances spéciales comorbides avec promo sur les plages de Normandie… en bus climatisé.

Le vélo, c’est dangereux!
Inutile de les persuader du contraire, les anti-vélos ont des arguments.
Alors ont-ils tort ou raison? Ne nous voilons pas la face: les militants de la cause sont souvent peu convaincants dans leur démonstration du contraire. Et je suis de ceux-là.
Le vélo est une mobilité fragile
Alors faisons un peu appel au bon sens; oui le vélo est une mobilité fragile puisque nous n’avons aucune protection face à l’adversité. Car circuler en France dans un univers contraint et diffus suppose d’accepter un univers de conflictualité, de voisiner avec des usagers en nombre et en mode disproportionnés. D’ailleurs les cyclistes le reconnaissent, c’est un cyclisme de masse qui fera notre rapport de force, qui fera ralentir les flux, et qui nous donnera légitimité et priorité dans le spectre des usagers.
Oui, mais en attendant, les cyclistes sont largement minoritaires et notre part modale en ville plafonnent à 3% dans la plupart des métropoles.
Le mouvement cycliste dans son ensemble est animé de bons principes militants indiscutables. Oui, le vélo est bon pour la santé, oui, c’est un antidote à la sédentarité, oui il est une réponse parmi d’autres aux questions de pollutions environnementales, aux engorgements urbains, aux mitages fonciers des extra-communalités, des hyper-zones commerciales, à l’impossible adéquation des transports collectifs avec les flux croissants de population,…
Le vélo reste dangereux en terme d’accidentalité
Mais dans les faits, le vélo reste dangereux en terme d’accidentalité. Pourquoi ne pas le reconnaître? et pourquoi s’opposer à des mesures conservatrices comme celle du port du casque et d’autres protections passives sur son vélo? On ne devient pas forcément un robocop parce que l’on porte un casque, des gants, des chaussures fermées ou des vêtements de protection. Si l’on vient à chuter malencontreusement, avec ou sans tiers en cause, on ne le regrettera pas.
Le tort militant
Ne pas défendre notre intégrité de cycliste avec des protections passives, c’est le tort des associations militantes. Nous ne sommes pas dans un milieu clos et réservé comme si nous disposions d’infrastructures en propre semblables à celles d’autres pays. Il n’existe pas en France de Direction du Vélo auprès du Ministère des Transports capable de faire prospérer le vélo de façon autoritaire, d’inverser les priorités urbaines dans les choix d’infrastructures. C’est un constat qu’il ne faut pas éluder: le vélo ne sera jamais qu’une réponse mineure aux questions plus générales de mobilités urbaines. Nous n’avons pas les moyens d’inverser une tendance contraire à nos politiques, à notre culture qui repose sur le tout voiture. Pourquoi le nier: la France s’engage massivement vers de nouveaux types de voitures sur la base de l’électricité, plus tard de l’hydrogène. Mais pas vers le vélo autrement que subsidiairement.
Je ne suis pas fataliste. J’observe le mouvement depuis de longues années.
Faire du vélo en ville n’est pas facile. Vouloir démontrer le contraire est une illusion. Les écueils sont de trois ordres:
Trois facteurs qui ne vont pas encourager les mobilités douces! Rien ne sert d’instaurer des zones 30 ou des zones de rencontre (20) dès lors qu’aucune police n’est en mesure de les contrôler sans indulgence.
Alors, le vélo est-il dangereux?
Oui, le vélo est dangereux. Particulièrement en ville. Car c’est en ville que le cycliste est confronté simultanément à l’ensemble des problématiques:
Oui le vélo est dangereux. Pourquoi ne pas le dire?
Ne pas revendiquer le port du casque au motif que cela donne un image négative du vélo, je trouve cela complètement inacceptable. Ce n’est qu’un exemple actuel des postures contestables à l’égard du vélo. Mais ce qui est pire, c’est nier les risques encourus du cycliste dans un environnement potentiellement accidentogène. C’est tromper le cycliste sur les réels dangers du vélo.
Oui bien sûr que le vélo est dangereux pour encore longtemps en France. Il est dangereux pour soi et pas pour les autres. Ne pas le dire ne rend pas service à ceux qui postulent à ce type de transport et délégitiment ceux qui voudraient en vulgariser l’usage.
Pourquoi utiliser de grands mots pour dire des choses simples!
Circuler à VTT le long d’un chemin de mémoire, découvrir des abris de 14-18, peut-être est-ce aussi pour un ado (et pas que! comme on dit maintenant) une façon de réviser notre histoire contemporaine. On a cette opportunité en Alsace de renfermer de nombreuses traces de notre passé guerrier. Alors fatalement, on passe devant au milieu de la forêt au bord d’un vigne, le long d’un étang.
Et c’est l’occasion d’une halte, d’un court commentaire, et l’on repart., Une façon ludique de « faire son vélo ».


Jusqu’où mon corps va t-il me permettre d’aller? s’interroge ce matin Laure Adler dans les DNA qui publie « La Voyageuse de nuit » .
Il est vrai qu’à 70 ans, on commence à porter certaines cicatrices de la vie, s’inquiète t-elle.
Je ne sais pas quel est le bon mot.
On dit souvent qu’on va faire sa gym, cultiver le développement régulier du corps, l’accroissement et l’équilibration de toutes les forces de l’organisme
La gym est devenue tellement tendance qu’on y va comme on va faire son marché. Moyennant finances depuis que d’habiles marketeurs se sont mis sur le marché.
Pour moi, nulle question de payer pour faire ma gym, j’ai eu assez de mal à la gagner pour ne pas la dépenser dans des salons. Je suis radin, c’est vrai. Gagner sa gym? oui, réussir à se convaincre qu’il fallait ne pas s’installer dans l’oisiveté.
Et en plus l’idée de tressauter sur un tapis roulant derrière une vitre me semble le comble de l’hérésie. L’air serait-il plus pur derrière une vitre qu’au dehors? pas sûr!
Non moi ce que je veux, c’est du live, du transport, aller de A à Z plus le retour de Z à A.
Môme, j’en ai bavé avec la gymnastique corrective quand j’étais au CP. Un moniteur en survêtement ressemblant à un adjudant de casernement (peut-être l’était-il?) nous conduisait au bout de la ville, à pied, et on nous étirait le long d’une échelle fixée au mur comme on dépouillait des lapins écorchés.
Je n’ai plus jamais aimé la gym connotée à la torture.
J’y reviens avec le confinement Covid en pratiquant cette discipline marginale qu’est le jogging. Marginale car peu encadrée de prérequis, il suffit de courir, point barre.
A mon âge, j’ai le sentiment de faire de la culture physique comme un supplément nutritionnel, une nourriture du corps en complément de celle de l’âme et de l’esprit.
Ambition vraisemblablement excessive.
Alors ce matin cultivons notre physique, la tête devrait pouvoir suivre!
Clip Vélocité Montpellier.
Clin d’œil à l’ex maire de Montpellier, Philippe Saurel, qui ne voulait pas faire une voie cyclable sur sur une route neuve pour deux cyclistes, disait-il.

C’est vrai qu’en 24×32, c’est relax Max. J’ai été bien inspiré de faire mon vélo hier car aujourd’hui s’annonce moins beau.
Michelbach, je ne m’en lasse pas. C’est à portée de main et les angles de vue sont affriolants. Alors ne nous en privons pas.

C’est un simple constat, le vélo est une traction arrière. Sauf le trikes ou le couché. Quelle importance de savoir ça? aucune. Je me demande si imaginer un vélo à traction avant présenterait un quelconque avantage…
Passons!
Aujourd’hui, le sud.


Galère pour le retour, j’ai tangenté la capitale. D’Habsheim à Pulversheim, une complexité qui subsiste depuis vingt ans. Des encombrements inextricables, la rue de l’Ile Napoleon à Rixheim: trottoir, route, trottoir, route,…, la traversée de l’Ile Napoléon, d’Illzach, de Wittenheim, un bazar dont je n’avais plus idée. On oublie vite! J’ai bien fait d’en partir.


regarder ce qu’est capable de faire un Chinook
Non vraiment Mulhouse ne sera jamais une ville de vélo.
La léthargie de cette Communauté de Mulhouse Alsace Agglomération me fait presque regretter mes vingt ans de militantisme passés là-bas.
En 2014, j’avais parcouru 1000 km dans l’agglo pour mesurer la cyclabilité de chaque communes

Lesquelles ont progressé? je me le demande encore…
Aujourd’hui j’évite les parties boueuses.

Ne cherchez pas! à la recherche d’un titre pour ma balade du jour, j’ai choisi en « En Croisière à VTT « pour le circuit qui contourne le carrefour de la Croisière de Cernay. C’est tout bête.
https://www.openrunner.com/r/12135074
J’avais enfilé l’imper mais à Reiningue je l’ai retiré faute de pluie. Et j’ai même profité d’une ensoleillée.

Vite lu mais juste assez pour avoir la trouille. Compter deux heures pour entrer dans cet univers kafkaïen.
C’est un mec qui n’arrive pas à se lever et qui rate son train. Le patron arrive fissa pour voir pourquoi il n’est pas au boulot.
Je ne vous dis pas la suite…
Et après? après, je vous laisse à vos interprétations toutes plus psychanalytiques les unes que les autres.
La Métamorphose (Die Verwandlung) est une nouvelle écrite par Franz Kafka en 1912 et publiée en 1915.
A lire les jours de pluie.

Encore hier, tout près de chez moi, un cycliste pourtant confirmé, « grand rouleur », adepte de « cyclosportives », a chuté et s’est gravement blessé à la tête. Il ne portait pas son casque, celui qu’il porte habituellement sur la route. Ne l’accablons-pas!
Force est de le constater, circuler à vélo n’est pas un monde de bisounours:
Il ne faut donc pas se retrancher derrière le concept de « mobilités douces » pour tirer un trait sur une réalité: la conflictualité de la circulation routière existe. Face à nous sur la route, il y a des usagers qui n’ont aucun respect pour nous, pour notre fragilité, notre lenteur, notre appréhension, nos hésitations et nos trajectoires hasardeuses.
Le titre est explicite. Je prends le parti du casque à vélo en toutes circonstances.
J’ai ressorti mon casque Lazer des cartons. Je ne l’utilisais plus depuis l’achat de mon casque KED.
La nouvelle affectation de mon casque Lazer sera celle de la ville. Cette casquette en peau de poubelle que mon confrère Lomoberet n’échangerait pas contre son…béret, j’ai décidé de la porter et même d’y ajouter une couverture étanche et réfléchissante…

C’est surtout en ville que les cyclistes ne portent pas de casque et j’observe qu’en ville aussi les menaces de chutes sont fréquentes. Les causes sont multiples: les encombrements et les mobiliers urbains constituent le premier danger, puis viennent toutes les malfaçons de revêtements routiers, les entrées de piste, les signalisations horizontales glissantes, les dos d’âne « assassins », les véhicules mal garés ou pas garés du tout, les portières qui s’ouvrent inopinément, les bornes anti-intrusion,… et j’en passe!
La montée en puissance du fait cycliste avec les dernières mesures sanitaires en faveur du vélo illustre un phénomène nouveau: plus de cyclistes en ville et parmi eux des novices du vélo manquant d’adresse et de compréhension des risques et des règles.
La position des organisations de vélo en ville (FUB) est intenable…
Soutenir que le port du casque doit être recommandé mais non imposé au motif que son imposition ferait baisser le nombre potentiel de cyclistes est un argument contestable et, a priori, un pari peu respectueux de la sécurité des pratiquants. Avec cette position, on accepte implicitement de « sacrifier » quelques cyclistes au nom de la cause cycliste.
Or la sécurité routière ne relève pas de choix individuels mais d’un cadre collectif de sécurité publique.
C’est une pratique constatée: sur route, les cyclotouristes et les cyclosportifs portent le casque, en ville non!
Comment l’expliquer?
On considère que rouler en ville n’est pas accidentogène, pas plus que d’aller à pied donc on ne porte pas son casque pour une simple course dans le commerce local. Et pourtant la ville est aussi porteuse de risques, au moins autant que la route!
« Un casque de vélo assure une protection efficace et atténue les traumatismes crâniens », selon Jean-Pierre Mondenard, médecin du sport.
C’est statistique: une chute à vélo, c’est dans un tiers des cas la tête qui est touchée, en ville comme sur route!
La Sécurité Routière recommande le port du casque du vélo. La loi ne l’impose pas encore mais la loi pourrait évoluer.

Ce matin à Thann, auto contre vélo. Le match toujours inégal.
C’est toujours triste de voir un cyclo à terre. « Je suis où, là » nous demande le monsieur étendu sur le sol.
Bon, n’épiloguons-pas, c’est la tête qui a frappé en premier. Les jambes remuent. Le Look 795 a souffert: roue arrière morte, selle explosée.
Je ne dis rien d’autre. Les pompiers sont venus. J’ai abrité le vélo du confrère chez moi où il est en sureté.

Avant de sortir du bois, je m’arrête. Comme un chat qui hésite à se lancer sous la pluie. J’admire le paysage, les près, les bois, les animaux rassemblés et imperturbables.
Puis je pars.

Rouler sous la pluie à vélo
Beaucoup vont penser que c’est une forme de masochisme. Pourtant j’aime rouler sous la pluie. C’est un retour aux sources de la nature. De l’eau il en faut pour la vie. Pas trop, mais quand même. Rouler sous la pluie, certains promeneurs s’y adonnent, en plus de ceux qui y sont obligés comme les facteurs. Les marcheurs revêtent un long imperméable et portent un grand parapluie leur permettant d’être totalement à l’abri des intempéries.

Les travailleurs en extérieur ne sont pas exemptés de travail sauf sur un chantier en raison de l’impossibilité d’employer certains produits ou matériaux dont l’utilisation implique des conditions climatiques particulières. C’est la loi.
Moi je n’obéis qu’à une seule loi, la mienne. Ma loi me dit de rouler par tous temps autant que je peux. Il faut des préalables: un état d’esprit et des équipements.
La pause

La pause va nous permettre de faire le point: l’état des forces et des équipements. Vérifier l’étanchéité des sacoches, améliorer l’habillement défaillant, sortir les cartes, manger et boire. Et ne pas trop tarder car l’engourdissement menace. L’abribus trop confortable sur lequel on pourra faire un somme est un piège. Dans certains villages, l’abribus est un petit chalet isolé du froid avec parfois de la lecture.

L’état d’esprit? c’est d’abord de la motivation et aussi une attirance pour ce qu’on a coutume d’appeler « le mauvais temps » dans nos sociétés modernes et aseptisées.
Rouler des heures sous la pluie, je l’ai déjà vécu. A la longue, les vêtements montreront leurs points de faiblesse, des coutures où l’eau pénètre, …le point clé sera l’isolement des pieds. Pas simple! Les chaussettes étanches peuvent être la solution.
A la longue, au contact de l’eau le corps se refroidit, penser aussi à des vêtements isolants du froid.
La conduite du vélo est aussi plus délicate: anticiper les manœuvres et ne pas déraper. Penser à être vu: sous la pluie, la visibilité est réduite. J’utilise systématiquement sous la pluie un imperméable jaune et j’allume ma lampe rouge à flash.

Obligatoire jusqu’à l’âge de 12 ans, le port du casque est-il appelé à se généraliser à vélo?
La Sécurité Routière (SR) poursuit sa campagne de sécurité à destination des cyclistes. (voir aussi à ce sujet mon article du 25 septembre dernier)
En privilégiant une communication anxiogène qui aura pour effet de dissuader nombre de ceux qui hésitent à quitter leur voiture pour faire 3 ou 4 kilomètres en ville, la Sécurité Routière prend le parti des automobilistes. En Australie, l’imposition du casque a fait baisser la part modale du vélo de 30%. C’est plus facile de pénaliser le vélo que de construire des ouvrages sécurisés et dédiés. On ne sortira jamais de ce dilemme culturel qui cherche à tous prix à favoriser la bagnole et les SUV, cette hérésie environnementale qui fait que plus aucun constructeur n’a autre chose à proposer dans ses catalogues.

Normal, la Sécurité Routière est avant tout la représentation du lobby automobile. Privilégier le casque c’est conforter les comportements agressifs du monde automobile, moins prendre de précaution au voisinage d’un cycliste.
Cela dit, oui, le casque protège dans un univers urbain ou sur la route dès lors que la masse critique de cyclistes n’est pas atteinte comme dans les pays d’Europe du Nord et que nos infrastructures dédiées ressemblent à un salmigondis d’ouvrages obsolètes ou non avenus. Sans savoir l’expliquer, je roule casqué sur route ou dans les chemins pour les loisirs et sans casque en ville. Je suis pas un opposant acharné au port du casque mais je comprends la gène supplémentaire qu’il va occasionner en ville: va t-on se déplacer à pied avec son casque une fois rendu à destination par crainte de se le faire voler? il existe un problème logistique non résolu.
A moins de se procurer un casque pliant!
Si le casque est un argument de prévention de blessures graves, il ne limite pas la dangerosité des comportements, ceux des automobilistes notamment et ceux des cyclistes qui ignorent tout des règles ou qui s’en foutent.
Je serai encore plus vindicatif vis à vis des cyclistes qui roulent sans lumière ou habillés de noir.
Ne pas confondre Sécurité Routière et Prévention Routière…

La Sécurité Routière est un organisme gouvernemental. Créée en 1982 au sein du ministère de l’Équipement, la Délégation de la sécurité et de la circulation routières (DSCR) est une administration centrale. Rattachée au ministère de l’Intérieur en 2008, c’est en 2017 que la DSCR change de nom pour devenir la Délégation à la sécurité routière (DSR).
La Prévention Routière est une association. L’Association Prévention Routière se bat pour changer les comportements sur la route. Créée en 1949 par les sociétés d’assurance et avec l’aide de l’Union routière de France, elle a pour objectif « d’étudier et mettre en œuvre toutes mesures et encourager toutes initiatives propres à réduire la fréquence et la gravité des accidents de la circulation routière ».

Scène de ménage dans les restos
La Covid joue les prolongations. Dans ma famille on écoute la litanie des mauvaises nouvelles comme tout le monde. Les bars seraient de gros pourvoyeurs, mais dans les bars on n’y va pas. Les restaurants aussi. Mais dans les restaurants, on n’y va que rarement. Il reste des trucs enfermés qui n’ont pas fermés. Comme les salles de fitness ou les gymnases. On n’y va pas non plus. Et à chaque fois devant la levée de boucliers des professions interdites, on se dit qu’on se dirige vers un désastre économique plutôt que sanitaire. Les restaurateurs marseillais ont cassé leurs vaisselles devant la préfecture. Pour faire du bruit. On va devoir racheter de la faïence. Aux Chinois. Les Chinois ont le beau rôle: après nous avoir refilé leur Covid, ils nous ont vendu les masques qui vont bien avec, et maintenant les assiettes des restos.
Les gymnases de la ville? faut pas croire, y’a pas que les scolaires qui y vont, y’a aussi les adultes qui font du sport co, du volley, du hand, du fusal. Et là le risque est maximal pour se choper une Covid. Chaque soir lors de ma sortie urbaine, j’observe l’enseignement du jeu à travers les hublots du gymnase. Ils y mettent du cœur les entraîneurs. Et les joueurs aussi qui sont loin de se douter qu’ils sont de potentiels malades.
Maintenant que l’homme le plus puissant de la planète, Trump pour ne pas le nommer, est atteint, peut-être allons-nous davantage nous méfier puisque même les plus incrédules n’y échappent pas. Que Trump serve de cobaye pour être sauvé montre à quel point nous sommes démunis. La leçon de l’histoire avec Trump, c’est qu’une grande nation démocratique comme les États-Unis n’ait pas su interrompre le délire de cet homme propulsé sous les feux de la rampe au point de tourner en dérision son Pays en colportant des âneries, jour et nuit, au travers de toute la planète.
Faut-il se séparer?
C’est un sujet grave où les faux-pas ne manquent pas de vous propulser dans un camp que vous n’avez pas choisi. Notre Président a fait sobre en déclarant qu’il existe un séparatisme en France mené par des Islamistes et qu’il faut lutter contre.
On le savait déjà mais on n’osait guère en parler de crainte d’engager une polémique inutile tellement les stigmates sont présents. Pourtant ces excès de l’Islam, on les paie cash. Avec La Promenade des Anglais à Nice qu’on a honteusement commémorée le 14 juillet 2017 alors même que l’État a failli de A à Z, avec l’Hyper-Casher, avec Charlie Hebdo, avec la tuerie du Bataclan, j’en oublie…Aussitôt mes amis de gauche appuient sur le frein ou passent la seconde, c’est comme on voudra. Selon eux, s’il y a séparatisme c’est à cause des quartiers devenus hors-la-loi, de la pauvreté, de la drogue, de l’abandon de couches entières de la société, de l’absence de police de proximité,… Je connais la chanson. Et ils ont raison, mes amis de gauche. Mais cela suffit-il à se placer au-dessus des lois de la République en revendiquant d’abord la supériorité de la loi de Mahomet, des écoles coraniques, en obligeant les femmes à se voiler, en exigeant des services publics genrés?
J’avais fait un constat, celui d’un certain communautarisme dans les quartiers de ma ville (8000 hab.), rien de très anormal puisqu’il apparaît que des habitudes culturelles rassemblent les uns et les autres comme partout ailleurs sur nos territoires. Certes, j’ai quelques étonnements face à l’exotisme de certaines tenues vestimentaires, face à l’impétuosité de certains comportements, mais passons! Faut-il accepter l’échelon suivant, le séparatisme? Le séparatisme, c’est autre chose, c’est contrevenir à nos règles et à l’indivisibilité de la République. Par séparatisme, on entend une autonomie de certaines populations et pourquoi pas aussi un détachement de territoires entiers, des quartiers, des villes, des départements, comme pourraient le revendiquer des autonomismes corses, ou bretons, ou…
16 ans, une majorité fragile
J’entends dire qu’on pourrait donner le droit de vote à 16 ans. Pourquoi pas! J’ai connu en 74 l’abaissement de la majorité élective à 18 ans sous Giscard. Les spécialistes de la chose sont divisés. On a de grands ados majeurs, des Tanguy, et des ados précoces dont l’expression ne cessent de surprendre. L’autre jour l’un d’eux s’offusquait, t’es bipolaire ou quoi? lançait-il à son camarade. Les plus récentes recherches montrent que le cerveau ne finit son développement qu’aux alentours de 25 ans.
Mais ce serait prendre le problème à l’envers. S’il s’agit de lutter contre l’abstentionnisme électif, c’est une erreur de croire qu’en élargissant le champ des votants, on aura plus de votes dans les urnes…et moins de gens indifférents à notre processus démocratique. Comptabiliser les bulletins blancs? pour moi c’est un non-vote. Parmi les abstentionnistes on trouve de tout. Ceux pour qui les élections sont des pièges à cons, des incapables majeurs, des pêcheurs à la ligne et ceux qui comme moi estiment que parfois l’offre politique est trop conformiste pour mériter un choix. Le non-choix, c’est un vote par défaut engendré par nos démocraties molles. Il faut en convenir et la confusion de nos valeurs de gauche et de droite a renforcé l’abstentionnisme tout en favorisant l’ascension d’illusionnistes au pouvoir, un centrisme mou qui déçoit tout le monde.
Je serais plutôt pour établir un suffrage capacitaire, c’est à dire un droit de vote reposant sur une compréhension attestée de la citoyenneté. En bref, une sorte de brevet citoyen délivré dans les écoles à l’âge de 16 ans. On y vérifierait alors que le futur citoyen comprend ce qu’est la République laïque et ses valeurs.
C’est ignoble
C’est des choses qu’on peine à raconter. J’ai été témoin lors de ma rando de samedi d’une altercation. C’était en descendant le GR du col Amic qui jouxte la route des Crêtes. J’entends des cris…Une voiture arrêtée moteur tournant au bord de la route…sur le sentier deux hommes dont l’un manifestement très âgé et fragile faisait un besoin. Le second le tenait en le rudoyant, en le secouant. C’était interminable et effrayant de violence. Je me suis arrêté un peu plus loin sans comprendre. C’était une maltraitance, sans aucun doute. Et je n’ai rien dit, ni rien fait. Je m’en veux. C’est ignoble.
Cyclistes déçus
J’ai bien conscience avec un tel billet de décevoir. Décevoir mes amis inconditionnels du vélo. Ceux pour qui le parti du vélo se suffit à lui-même. Non je ne vous parlerai pas des exploits d’un nommé Alaphilippe ou d’une nommée Longo. Je laisse ces sujets à leurs adorateurs puisque mon vélo est à l’opposé du leur.
Je tente chaque matin de m’arrêter sur les pages sportives des DNA pour me construire un vernis de savoir. Le foot? non vraiment sur ce sujet je suis indécrottable. Je m’arrête un peu sur le cyclo-cross grâce à la petite Hélène Clauzel qui est très courageuse

Un lecteur me signale mon erreur: le cross-country, c’est avec des VTT et le cyclo-cross, c’est avec des vélos de route renforcés. Me voila moins bête!
Roya et Tinée

Roya et Tinée, deux vallées mythiques pour les cyclos, durement touchées par les intempéries. C’est là qu’on fait ses armes fréquemment.

Les Alpes Maritimes ont ceci d’étonnant qu’elles appartiennent toutes entières à la Métropole Nice Côte d’Azur. Ainsi les villages les plus reculés sont rattachés à Nice.
Coté italien aussi, les ravages des dernières intempéries sont nombreux .
A Monesi (Italie) où je suis passé en 2018, on pouvait voir un paysage cataclysmique où un pan de la montagne s’est effondré le 28 novembre 2016 emportant route et maisons.
Articles en relation avec le Mercantour…
https://velomaxou.com/2015/09/06/les-alpes-a-velo-lautre-facon/

C’était en août dernier. Nos amis suisses organisaient une randonnée à VTT du coté du lac de Joux dans le Jura (suisse). Les chemins permettaient de s’ébattre à merveille. Quels veinards, ces Suisses!
Un bon souvenir.


Après la pluie du matin, temps inespéré cet après-midi.
Je remonte la vallée avec l’idée d’explorer des sentiers inconnus. A Willer-sur-Thur, je trouve une rue qui grimpe à l’Obersaege…embranchement que je rate. Je poursuis et je me trouve sur la route de Goldbach. Je ne vais quand même pas prendre la route à VTT, ce serait une faute de goût.

Je grimpe un chemin parallèle qui s’appelle le chemin de la Goutte, le long de l’Altenbachrunz. Ce n’est pas trop difficile. J’aboutis à Altenbach chez Madame Sans Gène.



Et après que faire?
Comme j’ai vu que l’ancienne colo de la Goldenmatt a été restaurée en maison de vacances, je grimpe par là. Par le hameau Aloyse Merklin, puis j’arrive au nouveau relais téléphonique. De beaux points de vue.

Arrivent face à moi deux promeneurs…mon attention est tout de suite attirée par les deux accompagnateurs qui suivent: deux dromadaires des Andes. Je veux dire de jeunes lamas qui se précipitent vers moi…n’ayez-pas peur me disent les promeneurs…ils vont juste vous sentir…effectivement le premier lama arrive à la hauteur, ses grandes dents sont juste au bout de mon nez…il me renifle et continue de suivre ses patrons…le second arrive et fait de même. Ouf!

Dans le parc au-dessous de la Goldenmatt, les vaches. Elles squattent le chemin et n’ont pas l’intention d’en bouger.


La Goldenmatt encore en travaux. La charpente métallique n’est pas du meilleur effet.
Je descends à l’Amic, remonte à Freundstein…puis je tente de contourner le chaume du Molkenrain.



Ma dernière grimpée après Freundstein est pénible. Je dois aller jusqu’à la cote 1028 avant de plonger dans la vallée.

En fait de plongée, pour rejoindre Turenne, c’est plutôt casse-gueule, roches glissantes et randonneur qui montent. Bref je descends à pied. Après Turenne, ça roule, mais revers de la médaille, je grelotte dans l’ombre. Je croise un runner en short et mini teeshirt qui manifestement n’a pas froid.

Au chêne Wotan, la photo finish.

https://www.openrunner.com/r/12120017


J’ai un regret, c’est de ne pas avoir de chaussures de jogging imperméables. J’évite donc les jours de pluie. Aujourd’hui on l’attendait mais elle n’est pas venue. J’ai donc mis en marche mon diesel à pinces. C’est une aventure, il fume pas longtemps, juste le temps de déboucher les injecteurs. Je pars pour un run pépére….lisez ici, ça me convient bien.
Mais je ne me sépare pas de mes instruments de base; je veux toujours avoir des références, comme avec le vélo.
Se décider au jogging à la fin de la journée demande un certain courage. Il faut le vouloir. L’exercice est court et les préparatifs ne sont pas aussi longs qu’avec le vélo. Au bout de cinq kimomètres, j’en ai assez. Je suis donc rentré plus vite à la maison. Faut quand même faire attention aux carrefours et aux traversées de rue en biais.
Je suis toujours ébahi de voir mon rythme cardiaque au retour du jogging. La montée dans les tours est instantanée. J’ai deux pauses cardiaques à la traversée de la RN66, l’une après le km 2 et l’autre après le km 4.
Il est vrai que sur cette distance, je tente un peu d’allonger la foulée. J’arrive à descendre le kilomètre à 6 minutes 45 au lieu de 7’30 ». Mais la contrepartie c’est la hausse du rythme cardiaque. Tout est affaire de compromis.


Colmar 2007 relooké 2020…

Une seconde jeunesse pour cette aquarelle de 2007 que je viens de bricoler pour la rendre acceptable.

La petite goutte se déplace de gauche à droite au bout de la visière de mon casque. Puis elle tombe. J’ai compté jusqu’à vingt allers-retours. Je m’occupe comme je peux le long des départementales.
Pour être prévenant, j’ai mis « le jaune fluo » de chantier et en plus j’ai le feu rouge qui lance des flashs comme des SOS.
Rouler sous la pluie n’est jamais très drôle.
Mais c’est une forme d’endurcissement du cycliste. Parfois l’on s’interroge…suis-je mouillé sous mes vêtements? ou est-ce la transpiration? C’est parfois les deux. L’important c’est d’entretenir la vapeur comme sur une locomotive.
Les pieds? ne pas trop remuer les doigts de pied, laisser l’épaisse chaussette faire son travail, elle gonfle et comble les interstices. Chez moi l’eau rentre par les cales malgré les sur-chaussures. Les doigts? le gant de cuir prend de la rondeur, il s’étoffe. Je pourrais boxer le premier récalcitrant avec un punch assourdissant.
Il ne reste plus qu’à attendre les dépassements.
L’oreille entend. Un livreur? oui, c’est les pires, ils vous frôlent avec les fourgons Mercedes car il n’est nullement question d’attendre. Ces mecs là n’ont aucune humanité. C’est la génération multitâches. Le gros poids lourd hésite derrière. Il n’arrivera pas à doubler. Alors je ralentis et un gros bulldozer sur un plateau me dépasse. La route n’est pas large et le chauffeur n’en mène pas large non plus. Dans le rétro il ne doit voir qu’un brouillard obscurcissant. Écrabouiller un cycliste sous une remorque à mille pattes, ça ferait une belle descente de lit mortuaire. Les plus innocentes sont les femmes au volant: dès lors que vous ressemblez à un cône de chantier, elles vous frôlent. Sans aucune volupté.
Ceux que je déteste le plus, ce sont les camions des gravières; ils vous repeignent en jaune kaki instantanément.
La vie du cycliste sous la pluie est une misère.


Gary, on n’en parlait pas à l’école. On aurait du. On préférait nous abreuver de Classiques. J’avais juste suivi l’embarras médiatique du Goncourt lorsqu’il a récompensé en 75 un auteur inconnu dénommé Emile Ajar avec « La vie devant soi ».
Ce n’était autre que Romain Gary, Goncourt en 56 avec « Les racines du ciel ».
Je suis un littéraire inculte. Alors je m’informe avant de me lancer dans une lecture, de choisir un ouvrage. J’essaie de trouver un parcours cohérent à mes choix de lecteur tardif. Un peu comme si je voulais me construire une héritage culturel « à la va-vite » et que j’emporterai en moi, sans rien imposer à quiconque.
En deux jours, j’ai avalé « Le Grand vestiaire ». Je le lis avec avidité. Quand je dis deux jours, un vrai lecteur prend quelques heures…sans rien faire d’autre.
Ce sortir de l’après-guerre correspond assez à l’idée que je me faisais de la France d’alors, moi qui suis né juste après. Toutes ces bassesses anti-juives, faites de dénonciations, de corruptions, de collaborations, on les trouve étalées dans le « Grand vestiaire » autour du personnage falot de Vanderputte.
Avec « Le Grand vestiaire » nous sommes au sortir de la seconde guerre. Le marché noir se prolonge et le trafic d’antibiotiques, de tabac, de préservatifs américains nous plonge dans un monde interlope d’anciens collabos qui se vautrent dans les biens des déportés.
Deux blocs opposés: le communisme et l’Amérique avec sa bombe. C’est dans ce monde binaire que la France va devoir se reconstruire.

Romain Gary, Compagnon de la Libération, diplomate « se suicide le 2 décembre 1980 avec un revolver Smith & Wesson de calibre 38, se tirant une balle dans la bouche »
Vite, mon vélo, que je prenne l’air!