
J’ai peint une autre aquarelle du Thannerhubel. Une part d’imagination en plus.

J’ai peint une autre aquarelle du Thannerhubel. Une part d’imagination en plus.
Nous entrons dans les temps courts. Ceux qui ne permettent pas de s’attarder en chemin avant la nuit tombée.
Alors je rôde autour de chez moi. C’est tout l’intérêt du VTT, pouvoir rôder. Errer. Les champs sont encore occupés. Il faut couper les maïs, extraire les betteraves. Et dans les bois, les engins s’affairent à sortir les grumes.
Les étangs des sablières sont au plus bas. Les oiseaux se réfugient sur les ilots.
Les Allemands sont très investis dans le vélo.
Ils innovent beaucoup.
La boite Pinion (un nom très ressemblant à pignon!) n’est pas nouvelle, bien que discrète sur le marché. Directement dérivée du modèle de l’automobile, son constructeur en fait la présentation à Eurobikes 2019.
Cette boite a certainement des atouts pour le vélo urbain dès lors qu’elle vient à bout de cet archaïsme qu’est le dérailleur de chaine.
A quand une boite automatique?
L’ABS ( Antiblockiersystem ) a fait son entrée sur les vélos. Les vélos à assistance électrique. On peut donc s’attendre à voir le système s’étendre un jour au vélo « musculaire ».
Soyons fou: imaginons le jour où le vélo freinera tout seul à la survenance d’un obstacle…
Toutes ces aides à la conduite du vélo me laissent sans voix.

La revue « Cyclotourisme » de novembre est arrivée. C’est le magazine de la fédération française de cyclotourisme.
Avec ce numéro de novembre, la fédé nous délivre un mystérieux message dans son édito en constatant que « le niveau de nos abonnés, et par voie de conséquence de nos lecteurs, ne cesse de baisser » écrit Gérard Pliquet.
En clair le magazine est « malade »…mais « la maladie pourrait être éradiquée »… « les remèdes existent »… « si leur mise en œuvre, individuelle et collective, avait été efficiente, nous n’aurions pas y revenir. » « D’autres solutions seront prochainement proposées… »
Que la revue ne se vende pas bien, ce n’est pas nouveau. Cela fait des années que le lectorat s’étiole et que le journal doit être mis sous perfusion. Déjà en 2015 « Le lectorat de la revue est réduit à l’extrême: 17000 abonnés pour 120.000 licenciés alors qu’elle coûte 150.000 euros à produire (hors expédition). Soit 11% des licenciés seulement! »… (source)
Personne n’ose tenter une explication: les cyclotouristes ne lisent pas ou ne lisent plus, accrochés qu’ils sont à leur Facebook. Ils pédalent le temps restant. Certains ne savent peut-être même pas lire si je voulais être perfide quand je vois le niveau sur les réseaux sociaux.
Pourtant, si l’on parcourt la revue, elle est plutôt bien faite.
Et pourtant la revue se vend mal.
J’ai ma petite idée sur la question. Puisque la revue se vend mal, pourquoi tout simplement ne pas en tirer une version numérique que tout le monde pourra consulter à sa guise sans engager des frais d’impression et d’acheminement dispendieux?
La fédé a engagé sa transition numérique en élaborant une stratégie digitale. Gageons que dans les cartons des disques durs figure aussi le projet d’une revue numérique.
Des nouvelles d’Eurobikes…




La légende est orpheline.
Je n’ai aucune légitimité à délivrer, contrairement à d’autres, un hommage à Poulidor. Les professionnels du sport cycliste s’en chargeront ainsi que la pleureuse patentée du journal de treize heures.
Mais enfin, il faut le reconnaître, après les « va-y Bobet », Poulidor avait endossé le maillot de la raillerie aux bords des routes avec le « vas-y Poupou ». En souffrait-il? je ne le sais pas.
Le « vas-y Poupou » était resté dans l’imaginaire populaire au point que même un modeste cyclotouriste en latex bariolé se voyait parfois encouragé de la formule devenue quolibet du terroir.
Poulidor était devenu au fil du temps une légende. La légende du perdant. Il a su en faire sa victoire.

Le Thanner-Hubel, c’est la montagne des Thannois comme son nom l’indique avec son sommet à 1104m. Je vois la neige tombée pendant la nuit depuis chez moi. Alors j’y grimpe, rien que pour voir la neige. Aujourd’hui, c’est dans la brume que je progresserai. Dommage.

Avant de partir
Cette rando là est celle d’un marcheur amateur qui marche seul. Donc vous devez compter sur vous. On peut se perdre dans les Vosges. Ce qui veut dire qu’il faut partir en sécurité en moyenne montagne quand le temps est dégradé. Sur la crête je me suis fait « rafalé » et c’est parfois inquiétant d’entendre le vent siffler et de se sentir bousculé. Il faut donc être correctement habillé, porter de bonnes chaussures, pas des baskets, des gants étanches, une capuche et une casquette ou un bonnet. Avoir au moins une carte et sa boussole, mieux un GPS qui dans le brouillard vous indique où vous êtes et un téléphone si vous tombez et si vous ne pouvez plus marcher. Avoir un en-cas même si votre rando n’excède pas trois heures et de l’eau.
Je vais te le planter le bâton, moi
C’est la première fois que j’utilisais mes bâtons. Un modèle d’entrée de gamme de chez Décathlon. Est-ce utile? Je n’en avais aucune expérience.
Alors oui, c’est utile, je peux le dire…mais cela demande de l’apprentissage.
D’abord régler la longueur. Plus court en montée (105cm) et plus long en descente (115cm), ça dépend de votre taille. Les bâtons vous aident à aborder la pente et les sols rocheux surtout lorsqu’ils sont glissants. Vous pouvez prendre appui dessus et éviter de déraper ou glisser et en plus vous répartissez l’effort musculaire entre les cuisses et les épaules.
Quand vous êtes sur le plat, naturellement, les bâtons vous accompagnent, pic droit, jambe gauche et pic gauche, jambe droite. Mettez les dragonnes autour du poignet comme pour un bâton de ski.
Dans les descentes prononcées, vous contrôlez votre vitesse en plantant d’avance devant vous tout en limitant la fatigue musculaire de la jambe.
Si vous marchez moyennement vite comme moi, vous ferez les 8km en deux heures.



On remerciera ce lecteur de n’avoir rien contre les cyclistes mais on préfère qu’il passe au large.
Une tolérance? cet automobiliste parle d’une tolérance, mais laquelle? S’agit-il d’être autorisé à frôler le cycliste?…ou bien à franchir la ligne blanche?
Ce genre de remarque de la part d’un automobiliste sous-tend que plutôt que de franchir une ligne blanche et risquer…
…mieux vaut frôler un vélo dont personne ne pourra dire qu’on est passé trop près…sauf si on le renverse. En effet qui est capable d’estimer un mètre cinquante, voire moins d’un mètre, sur la route entre deux mobiles en mouvement?
Rappelons tout de même que depuis le 4 juillet 2015, il est possible de chevaucher une ligne blanche continue sur les routes à double-sens limitées à 50km/h lorsque l’on double un vélo. Cette possibilité est uniquement offerte lorsque la visibilité le permet. Cette mesure découle directement de la nouvelle autorisation qu’ont les cyclistes de circuler à une distance suffisante des véhicules stationnés sur la droite.
Chaucidou à Altkirch?
Je tombe des nues. J’apprends qu’un Chaucidou est à l’étude à Altkirch. Rappelons-le: Altkirch n’a aucune culture vélo. Ce n’est pas dans les gènes de la sous-préfecture du Sundgau. Alors apprendre que la ville envisage un tel aménagement, je dis chiche!
Un Chaucidou ressemble à ça…
Chaucidou veut dire « chaussée pour les circulations douces » et n’a rien à voir avec le Cochonou du Tour de France.
Le principe consiste donc à n’affecter qu’une voie pour les autos et deux pour les vélos. Officiellement c’est une chaussée à voie centrale banalisée sans marquage axial.
Vous l’avez compris, un tel dispositif dans une ville est de nature à vous faire perdre les élections. Car le Chaucidou oblige les voitures « à se garer » pour se croiser ET sans renverser les cyclistes.
Si le principe est révolutionnaire en France et peu répandu du fait que le lobby automobile s’oppose à ce type d’infrastructures, il est largement utilisé chez nos voisins.
J’ai une très mauvaise opinion de la place faite aux vélos par la municipalité d’Altkirch. Si ce projet voit le jour, je déménage à Altkirch. Bon, je crois que finalement Altkirch va renoncer.

Le Club Etoile 78 de Vieux-Thann est un club familial. On y pratique le cyclotourisme et depuis peu le VTT. Si vous souhaitez nous rejoindre, on roule le dimanche matin à 9 heures. RDV derrière la mairie. Page Facebook…et en plus vous pourrez voir ma bobine en live.
J’ai copié mon parcours de mars 2018 intitulé Bunkers à VTT. Et ça donne Bunkers bis. Logique, non. Avec mon club Etoile 78 de Vieux-Thann, on s’est fait un peu violence ce matin car les premiers frimas sont arrivés en Alsace. A 6h30, j’ai pris mon courage à deux mains pour aller acheter ma baguette de pain à la boulangerie Kieffer rue du… Général de Gaulle. Faut pas croire, les Alsaciens sont des patriotes, on n’imagine pas le nombre de rues rattachées à la Libération. J’ai vu que de la glace recouvrait les pare-brises des autos, alors j’ai resserré toutes les écoutilles et j’ai pédalé. J’étais en mode hibernation (si vous ne savez pas ce qu’est le mode hibernation à vélo, lire ici). A 9h45, inspection des travaux routiers au centre de Vieux-Thann.
Ces travaux là durent, durent des mois pour le plus grand bien des riverains à qui l’on a ôté le trafic routier. Je tourne, je tourne, attendant neuf heures. A neuf heures, le départ est donné. Comme vous pouvez le voir, je mets longtemps sur le blog (15 lignes) à m’échauffer. C’est comme les vieux machinistes de locomotive à vapeur qui se levaient quatre avant le départ du train pour allumer le feu de la chaudière sans contrôleur. Sinon le parcours plat choisi fait 35km, ne tenez pas compte de mes circonvolutions en attendant le départ.
Les vététistes ont leurs secrets. Des itinéraires improbables avec surprises et d’autres éprouvés, ceux que l’on connait pour les avoir déjà expérimentés.
Ce que je trouve agréable dans un parcours, c’est de pouvoir jalonner son itinéraire de points d’intérêt afin qu’au retour on ne dise pas « on n’a fait que pédaler, c’est trop nul les parcours du Maxou ». C’est d’autant mieux de s’arrêter que cela permet de redonner un peu de cohésion au groupe qui a parfois tendance à s’étirer au gré du potentiel de chacun.
Aujourd’hui au programme…tin-tin-tin!…(roulements de tambour)
– Lutzelhof


– Chapelle de Deckwiller
– Bunkers de Burnhaupt
On passera vite devant les bunkers, mais on peut visiter ce site en touriste si l’on est intéressé aux ouvrages militaires de la Grande Guerre; j’y ai consacré un billet en 2014
– Lavoir du Dick

– Barrage de Michelbach
Si vous voulez faire ce parcours 35km/200m
La route est sèche. Le temps n’est pas à la pluie, mais il fait frais 10° et 8° seulement au retour.


La Voie Verte qu’on prend face à l’hôpital est à peu prêt réussie et elle nous conduit jusqu’à Buhl. Elle permet d’éviter cette affreuse rue Théodore Deck.
A Buhl, je prends la rue de la Liberté, ce n’est pas le meilleur plan car il y a un raidart en plus pour atteindre la route de Soultzmatt.
A Bollwiller, je prends Staff. La traversée de la Voie Verte à Cernay est infernale avec les familles qui ne contrôlent ni les chiens ni les enfants. La crainte est de renverser quelqu’un. Je sonne plusieurs fois et très peu de résultat, jusqu’à m’arrêter. On est samedi, c’est donc normal.
Je m’arrête.
La vieille dame semble ne plus pouvoir marcher avec son déambulateur…Elle me montre du doigt son immeuble de l’autre coté de la passerelle derrière l’Espace Grün.
Vous y arriverez?…
Oui, en allant lentement.

Soulagé. Test d’effort réussi. « Excellente performance » a écrit le cardiologue….et il a ajouté » récupération rapide ».
Quand j’ai parlé de mon cardio à 166 dans certaines côtes vosgiennes, j’ai vu qu’il tiquait un peu. « par rapport à 220 moins l’âge, c’est un peu haut… »
âge? taille? poids?… je me suis souvenu du sketch des Deschiens…
J’ai enfourché la bécane et run!…cette année la selle est à réglage électrique, je déhanchais un peu, alors on a baissé le tube depuis le pupitre. On n’arrête pas le progrès.
Au bout du 7eme palier, j’ai déclaré forfait. J’avais plus envie.
Bilan: 225 watts (watt, unité de puissance, nom commun peut s’écrire aussi W du nom de James Watt) Bref, j’atteins presque la puissance d’un vélo électrique… pendant 30 secondes!
Et le pouls? 157
Et la tension? 220 volts? non, 228/99
Et les tr/mn? 80

Je me réfugie sous le porche de l’église Notre-Dame de Croaz Batz attendant que l’averse passe. Puis je vais sur le port. La Reine du Léon est là, chargeant sa cargaison de touristes au départ pour l’ile de Batz

J’avais peint ce paysage imaginaire en 2011. Et Google-photos déclenche la neige de temps en temps.





Sans neige…






Emmaüs à Cernay est un grand bazar où l’on trouve tout. Pour peu que l’on cherche. Cette entreprise (c’en est une) construite sur les préceptes de l’abbé Pierre pour venir au secours des démunis est une réussite.
Le principe est simple, vous donnez, ils revendent à bas prix.
Emmaüs, c’est le second marché de la consommation, un concurrent sérieux aux foires au puces et aux déchetteries.

Je chinais chez Emmaüs-Cernay au rayon des bouquins sans rien chercher en particulier.
J’étais dans la colonne des R…le premier livre que je sors au hasard: Emmanuel Ruben « Sur la route du Danube » (Rivages)
Je vais sur la quatrième de couverture et je lis…
A l’été 2016, Emmanuel Ruben entreprend avec un ami une traversée de l’Europe à vélo.

Stop, j’achète!
Chez l’Abbé Pierre, on ne discute pas les prix. C’est écrit partout. A ce prix là pour un bouquin paru en mars 2019, c’est pas cher payé.
Merci M’sieur l’Abbé.


Au-delà des traditionnels bilans sur le nombre de km de pistes cyclables, la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclettes) a souhaité mettre en place une grande enquête comme cela se pratique dans d’autres pays européens.
Comment se sentent les cyclistes à vélo dans leur ville ? Comment cohabitent-ils avec les autres usagers ? Les 5 minutes de questions permettent d’aborder toutes les thématiques du vélo dans la ville (sécurité, cohabitation, stationnement, confort, location, services…).
Le questionnaire se réalise par commune, que l’on soit cycliste régulier,
occasionnel voir non cycliste (pour ces derniers les raisons de
cette non pratique sont abordées). Un cycliste peut répondre sur plusieurs communes qu’il pratique à vélo, donc pas seulement celle où il
réside !
Ces données n’ont de valeur statistique que si un nombre important d’usagers s’exprime, c’est pourquoi il faut à minima 50 réponse par communes. Plus il y a de données plus les résultats seront statistiquement robustes. Le nombre de réponses en direct ici avec les villes proches de la qualification.
L’enquête a pour but de dégager les points forts et les points à améliorer de chaque ville, de voir l’évolution avec la précédente enquête de 2017 (résultats ici) mais aussi de classer les villes entre elles (en fonction du nombre d’habitants) afin de créer une émulation. Ces résultats seront connus lors de la soirée de remise des prix le 7 février à Bordeaux et seront d’autant plus intéressants, que la campagne des élections municipales battra son plein !
En 2017, Thann ne figure même pas parmi les répondants alors que Cernay en a obtenu cinq. Bizarre car je me souviens avoir répondu pour Thann. Bravo au seul cyclo de Schweighouse-Thann qui a réussi à figurer dans l’enquête. Qu’on ne s’y trompe pas, ce baromètre a surtout pour but de faire parler de nous dans la presse locale. Rien ne changera du jour au lendemain.
Allez, on s’y colle, voila de quoi faire bisquer les candidats-maires de 2020.

Voila ce que j’écrivais dans mes Potins du lundi le 15 juillet 2019…
je subodore que les années passant, on fait du vélo avec attention, je veux dire en faisant attention. Attention à ma tendinite des doigts qui se réveillent dans les longues descentes sur les freins, attention à cette douleur au-dessus du genou gauche qui atteste que j’ai tiré un trop grand braquet en grimpant le Vieil Armand, attention à la rhinite qui se réveille pour un oui, pour un non…bref il faut savoir ou apprendre à pédaler mou pour durer.
On a tous au début un capital. Petit ou gros selon notre chance. Puis on l’entame. Parfois sans s’en rendre compte. Jusqu’au jour où l’on n’a plus rien. Je veux parler de ce capital santé que chacun fait fructifier comme il peut, l’âge venant.
Le corps médical est formel, entretenir son corps, donc son capital physique passe par le sport. On parle même du sport-santé!
En réalité, il faut un jour déchanter. Vos gènes sont là et renferment le secret de fragilités qui un jour ou l’autre se réveillent et vous rappellent à l’ordre.
Le sport et l’âge ne font pas toujours bon ménage. D’un coté c’est bon pour le système cardio-vasculaire…et de l’autre les articulations du squelette n’aiment pas trop qu’on les sollicite exagérément.
Exemple avec les tendons et les cartilages qui se déclinent en tendinite et en arthrose lorsqu’ils sont malades.
Pas besoin d’être grand clerc pour savoir que quand vous vous levez le matin perclus de douleurs articulaires des doigts, de la hanche, des pieds ou du genou, c’est que vous avez de l’arthrose.
Mon médecin me l’a dit « à partir de 60 ans c’est naturel d’avoir de l’arthrose ». Pour la hanche, c’est parfois bien avant, douloureux et très invalidant. Il semble que le corps a une durabilité variable et que certaines pièces du puzzle s’usent plus vite que d’autres selon les individus.
De nombreuses articulations peuvent être touchées par l’arthrose. Les principales sont les cervicales et les lombaires (entre 70 et 75 %), le genou (40%), le pouce (30%), la hanche et la cheville (10%) et les épaules (2%). (Doctissimo)
Nous sommes 50 à 65 % après 65 ans à souffrir d’arthrose. Voila qui ne va pas arranger ceux qui vont bosser à l’avenir jusqu’à 70 ans!

J’ai regardé mon agenda…ma douleur du genou droit est intervenue le 9 juillet lors de la montée au Vieil Armand. Une douleur inhabituelle pour moi qui n’ai jamais rien connu de tel.
Depuis les deux genoux se sont mis de la partie, et aussi les doigts (mais j’avais déjà des signes précédemment) et aussi le pied droit. J’ai consulté les nombreuses pages du net. La pharmacopée est classique. Elle passe par les anti-inflammatoires, puis la chirurgie. Mais le mieux, à mon avis, est encore de prendre son mal en patience avant de recourir à la méthode forte.
Des montées et descentes d’escalier douloureuses qui cependant n’empêchent pas de faire du vélo. Une légère souffrance au pédalage et c’est tout. On y pense et on évite de trop presser sur les pédales. D’ailleurs le vélo n’est pas déconseillé. Contrairement à la course à pied.
Je commence par la punition. Je sors de chez moi et je grimpe le Hundsrück par le Steinby. Faut pas croire, je rame. Même en connaissant la particularité des lieux, je peine à monter ma carcasse en haut. D’abord atteindre la première courbe. La pente croît jusqu’à 10%. Je surveille le cardio comme le lait sur le feu. Pas plus de 160 puls. Avec mon 33/32 je gère comme je peux.
Puis quand les courbes arrivent, je me repose, si on peut dire…et j’attends la cabane du Plan Diebold…
Rebelote avec le dernière rampe vicieuse car elle est comme un tremplin de ski en courbure croissante.
C’est quand on aperçoit la Fourmi qu’on est sauvé. Pas sauvé des eaux car je me prends un bon grain sur la tronche en arrivant.
Le Schirm? oui je l’ajoute pour ne pas être trop court sur le retour surtout qu’un coin de ciel bleu se dérobe à l’horizon.
A Aspach, j’allonge jusqu’à Cernay.



J’ai ressorti mes Braudel. Les trois tomes que je m’étais offert dans les années 90. Pour un cycliste qui aime voir du pays, avec Braudel on est servi.
Fernand Braudel, historien géographe de renommée mondiale, nous rabiboche avec la France, notre France éternelle.
Braudel, c’est presque un conteur pour moi. Il commence à la première page par citer Péguy : « regarder la France comme si on n’en était pas ». Voila un programme réjouissant…et Braudel d’ajouter: « je tiens à parler de la France comme s’il s’agissait d’un autre pays, d’une autre patrie, d’une autre nation ».
Je suis parti pour 1089 pages. Du nanan. Car à la fin on doit en sortir réconcilié avec soi, avec les démons du nationalisme xénophobe que l’on tente de nous instiller. Loin des clichés rabougris des extrêmes. C’est le moment.

Pour la petite histoire, je suis passé le week-end dernier à Luméville-en-Ornois (Meuse). Fernand Braudel y est né et une plaque est apposée sur sa maison. C’était donc un Lorrain.
Lors de mon passage à vélo le 13 mai 2018, je n’avais pas vu cette plaque car elle était dans le sens opposé au carrefour de Chassey-Beaupré.


Comment va Vélomaxou?
Il y a longtemps que je ne me suis pas livré à cet exercice d’introspection qui consiste à se regarder dans la glace et à exprimer la vérité sur mon audience dans la jungle de l’internet. Une audience lilliputienne face aux ténors de la blogosphère. Restons modeste!
D’abord, les journaux…
Les journaux font rarement état de leur bonne santé. Surtout lorsqu’ils vont mal. C’est le cas notamment de la Presse Régionale écrite. Le lectorat s’étiole et ne repose souvent que sur les retraités en semaine et les sportifs quand les nouvelles des scores sont publiés. La Presse est victime d’une défiance généralisée. Les gens lisent moins et …ils ont moins confiance ou ne trouvent pas ce qu’ils aimeraient y lire.
La Presse écrite tente de jouer la carte de la confiance ce matin en invitant ses lecteurs à dialoguer car le constat de désaveu est patent

Bien fait!
Si les journaux et les hebdos se cassent la figure, c’est bien fait pour eux, ils ont pris le parti du pouvoir en place depuis belles lurettes et adopté un ton doucereux face au démantèlement de nos structures sociales et régionales. Alors qu’ils ne viennent pas se plaindre.
Par exemple, ce matin, deux maternités fermées à Altkirch et Thann et les DNA se fendent d’un simple reportage avec les bobines des deux derniers nouveaux-nés. Tant pis pour les suivants. Ils devront se rendre à Mulhouse.
Évidemment le journal n’a pas d’opinions. Il se contente d’acquiescer et d’envoyer ses « localiers » faire la photo de famille des personnels autour du lit de la dernière parturiente et bye-bye la matern. Pour l’histoire.
Du coté des blogueurs, on subit aussi
Le blog, c’est cette expression directe sur le net d’individus qui ne représentent qu’eux-mêmes. Une sorte d’expression directe derrière un écran-clavier. Ambiance confortable. Le blog est loin de jouer sur les terres de la Presse. On n’est d’ailleurs pas en concurrence puisque nos sujets de prédilection échappent pour la plupart à ceux de la Presse locale.
Pourtant nombre de journalistes s’appuient sur leur propre blog pour assoir leur renommée comme Jean-Michel Apathie ou Christophe Barbier, preuve que le blog n’est pas mort en dépit de son coté « has been » depuis que des réseaux comme Facebook ou Twitter se sont emparés du marché de l’expression directe avec les débordements que l’on connait.

LTD RANDO 68 à l’honneur chez Overblog
Mon confrère et ami Pierre Brunner figure à la troisième place des meilleurs blogs publiés chez Overblog son éditeur. Une place amplement méritée. Bravo Pierre!

Les plateformes de blogs

En dessous de 20.000 visites/mois, on est dans les choux
Depuis que Wikio a abandonné son classement des blogs francophones, difficile de savoir quelle place occupe son blog dans le classement thématique…surtout si vous ne vous êtes pas inscrit chez ceux qui mesurent l’audience.

Et Vélomaxou ?
En-dessous de 20.000 visiteurs/mois impossible de figurer parmi le Top200. Vous pouvez oublier! Je ne me voile pas la face, Vélomaxou subit une lente érosion de son audience depuis 2006. Le vélo est lié à une pratique tournée de plus en plus vers la performance. Inutile de combattre, ma pratique s’apparente chaque année à celle des retraités en « fin de parcours ». Il me reste ma position politique radicale et alternative à la voiture en ville. Je la défends pied à pied. Même si elle n’est pas facile à tenir dans le contexte actuel.

Les potins du lundi, une rubrique appréciée

Ne nous décourageons pas!
Ce passe-temps m’occupe et il est bénévole. Je n’en tire rien d’autre que la satisfaction d’écrire des ressentis, de décrire des balades, de commenter l’actualité et de poster de belles photos. Tout le monde n’a pas cette chance de pouvoir consacrer du temps à ce loisir qui consiste à dire ce que l’on aime, à parler de nature et de vélo.


J’ai voulu lire ce thriller par hasard parce qu’il trainait là. C’est un roman policier dont on dit du bien et Bernard Minier, ancien douanier, figure parmi les auteurs les plus lus.
L’écriture est limpide et le but recherché est atteint: on est tenu en haleine car les séquences se succèdent rapidement sans qu’on y trouve de l’ennui.
Cependant on pourrait dire que la trame policière est classique, même si l’intrigue est palpitante. A la fin, Bernard Minier remercie Frédéric Péchenard et Pascal Pasamonti, deux grands « flics » pour leur aide. On est entre gens qui s’estiment.
Lisez donc « Soeurs » si vous aimez les polars et le crime.
On l’appelle la plaine. Ce sont les Vosges « plates ». Celles où Jeanne d’Arc gardait les moutons. Le Vair qui prend sa source non loin de Contrexéville se jettera dans la Meuse près de Domrémy avant parfois d’envahir les villages riverains lorsqu’il déborde.
Je croque en chemin quelques vues du lointain et j’y dépose de la couleur. Juste pour avoir un souvenir.
L’évolution est lente.
Tellement lente qu’on ne la voit pas. Avant que l’homme ne soit homme, il a du s’en passer des millénaires…
Le vélo est aussi un mobile à l’évolution lente. Sauf pour les compétiteurs. Il est à l’image de la vie normale, de ceux qui ne veulent pas consumer tout leur potentiel physique et moral trop rapidement.
Cette évolution lente se transforme chaque fin d’année cyclotouristique en récapitulatifs divers, en palmarès, en scores,…un étalage de cols, de kilomètres, d’images, de pneus usés, de chaînes changées et pour les plus hardis de moyennes soutenues.
Le plus dur à mon humble avis va être de redescendre de ce piédestal d’estime de soi au fur et à mesure que, l’âge avançant, on va devoir constater parfois avec surprise que tous les paramètres auxquels nous tenons sont en recul. Je ne sais plus où j’ai lu que nos forces déclinent de 3% l’an. En cause, l’âge. On voit ainsi que notre potentiel physique est mathématiquement amputé de 30% sensiblement tous les dix ans. Alors notre centenaire à vélo Robert Marchand en est d’autant plus méritant qu’il ne lui reste plus beaucoup de moyens pour entraîner son vélo en haut d’une côte…sans assistance, cela va de soi.
Le monde du travail qui s’est tant donné au cours du siècle, mois après mois, voit disparaître ses acquis pourtant conquis de hautes luttes. J’entends dire que le travail de nuit ne commencerait plus à vingt heures mais à minuit…alors que la nuit tombe dès 17 heures avec nos fameuses heures d’hiver. Je sais ce que c’est travailler la nuit, je connais les troubles qui l’accompagnent, des troubles sensoriels, une fatigue accrue, des sommeils en pointillés, des relations sociales altérées. La casse du monde du travail, c’est aussi une évolution lente contre laquelle on semble démunis. Cette évolution est pour sûr une régression sociale que nous mettrons longtemps à enrayer.
Les oiseaux migrateurs ont trouvé le moyen d’échapper chaque hiver à la dureté du climat.C’est un astucieux phénomène d’adaptation qui conduit les oiseaux à migrer en fonction de nos saisons. Mais les migrations ont tendance à présent à évoluer en raison du réchauffement climatique. Certains oiseaux se sédentarisent. C’est une évolution lente qu’on constate en Alsace notamment avec les cigognes dont certaines restent l’hiver sur place. Il est vrai qu’à force de les nourrir grassement, on a pesé sur le processus migratoire.

Le loup revient. Dans nos campagnes vosgiennes, du coté d’Autigny-la-Tour, les craintes ancestrales reprennent corps. On évoque sa présence ici, puis là, puis ici et là en même temps. Les plus anciens d’entre-nous ne chantent pas « promenons dans les bois pour voir si le loup n’y est pas ». Ils ont peur de voir leurs troupeaux décimés. Le retour du loup, c’est la bête du Gévaudan, un mystère qui réveille l’inconscient collectif fait de légendes et de terreur. C’est aussi une lente évolution auquel le monde moderne n’est guère préparé.
Les grandes transhumances routières se terminent aujourd’hui. Le Bison Futé va pouvoir se reposer. Pas trop puisque les vacances de fin d’année se profilent déjà à l’horizon. Les goûts des Français et de nos voisins ne sont pas prêts de changer. Prendre la bagnole ou le train chaque fois qu’on peut s’extraire des contingences du quotidien pour changer d’air, c’est une constante de la vie moderne et citadine. Puis revenir et constater que rien ou presque n’a changé le lundi matin à son bureau ou à son usine. Les mêmes voisins, les mêmes embouteillages, le même patron, les mêmes collègues…et parfois le même ennui.
Pourtant au fond de nous-mêmes, les raisons de croire en de profonds changements nous taraudent. La question climatique en tête, mais pas que! Il faut aussi constater les mécontentements qui surgissent partout sur la planète et s’interroger sur cette nouvelle (r)évolution sociétale qui ne dit pas son nom.

Je m’étais arrêté là juste pour faire le plein d’eau. Le cimetière luxembourgeois est majestueux. Pavé, planté, taillé et même doté des derniers perfectionnements. Pour se procurer l’arrosoir divin et thermoformé, prière d’introduire un jeton de supermarché ou un euro si vous êtes argenté. Ils vous seront rendus à la sortie après avoir copieusement arrosé vos fleurs à l’eau du réseau municipal.
Mon cimetière ne dispose pas de dispositif moderne anti-vol pour les arrosoirs. Mais les mauvaises manières y sont rares.

Mon exercice du jour consistait à rejoindre Waldkapelle puis Hirnelestein depuis Thann. Un exercice classique qui commence par monter…puis qui descend. Pas de blague: je monte » à ma main » comme on dit, c’est à dire en m’octroyant des pauses. On part de la cote 290 pour arriver à 620 soit un peu plus de 330 m de dénivelé sur 4 km ce qui fait du 8% moyen sur chemin dur caillouteux. Quand ma marmite bout, je relâche la pression.
L’exercice cardiaque sur le graphe ci-dessous est en rouge. Je l’ai affiché en face de moi en permanence. Je prends donc soin de moi.

Si vous voulez faire ce tour là, compter 15 km et 350 m selon Openrunner (500m selon Garmin), c’est vous qui voyez…


Trottinons!
J’ai l’air malin avec ma trottinette Oxelo de chez Décathlon, à trottiner sur le trottoir. Avec la trottinette électrique, on ne trottine plus, c’est devenu ringard. On se translate sur une latte électrique à dix centimètres au-dessus du sol. L’analogie avec le vélo s’éloigne. Il reste deux roues minuscules et un guidon, le tout mu par un effet gyroscopique qui vous tient en équilibre dès qu’on roule.
C’est à un véritable phénomène de société que nous assistons en ville avec l’explosion des trottinettes électriques. Du moins, c’est ainsi que les choses nous sont présentées, nous qui, en province, n’assistons à rien de tel. Alors il faut le croire.
Le magazine Gyronews, adepte de toutes les nouveautés en matière d’Engins de Déplacement Personnel (EDP) déplore l’attitude des médias vis à vis de ce nouveau moyen de déplacement qu’est devenu la trottinette électrique… L’essor de la trottinette électrique engendre un problème de cohabitation avec les autres usagers de la voie publique, à commencer par les piétons. (relevé dans Gyronews)
Du coté des pro-trottinettes, on cite volontiers l’immense avantage de la trottinette en libre service qui permet de traverser Paris en une trentaine de minutes tout en profitant du soleil et de la vue.

Qu’est-ce qui rassemble ces nouveaux tenants de la route urbaine, de la rue? ont-ils une sociologie particulière? attendons de voir si le phénomène va au-delà du bobo BCBG parisien et des grands centres urbains…Cependant déjà tout un microcosme besogneux s’est mis en branle derrière le phénomène trottinette avec ces précaires qui ramassent les engins le soir pour les recharger en électrons et qui les rapportent au petit jour là où ils seront réutilisés. Ne nous trompons pas: ce qui semble dessiner un trait commun entre les utilisateurs, c’est une défiance, une défiance des convenances et des codes. Pas seulement du code de la route mais aussi du code des civilités. On est dans ce que nommerait Pierre Sansot une sorte d’anarchie joyeuse qui défie les lois.
Et du coté des cyclistes?… les cyclistes?… ils font le dos rond. Eux qui peinent depuis des décennies à aseptiser la ville de ses voitures sans y parvenir, à tenter de montrer une image moderne et écolo et comment bien se comporter en ville, les voila relégués avec leurs vélos au rang de primitifs antédiluviens. Le vélo est devenu non avenu, inutile, rétrograde et encombrant. Combien de divisions chez les cyclistes? s’amuseraient les corps constitués face à nos revendications multiformes. Rien de cela chez le trottineur, il prend la rue. La rue l’a pris. Au diable les autorités! Finalement le mouvement trottinette est révolutionnaire avant l’heure.
Il suffisait d’y penser
Il fallait s’en douter. Avec une simple planche à roulettes et un guidon, (plus quelques kilos de technologies à base de lithium issu de nos terres rares) les urbains ont trouvé d’un coup la parade aux embarras de la ville. Plus besoin de bagnoles, de transports en commun, de métro qui oblige à vivre comme des rats, de scooters (la grande sœur de la trottinette),…la trottinette répond à toutes les attentes, y compris la contrainte environnementale. Absence de bruit, de pollution locale, de place mangée sur le domaine public, et même…absence de code de la route puisqu’il est avéré que ces engins se faufilent partout en toute impunité. Qui va croire que la maréchaussée sera en mesure d’endiguer ce flot d’indiscipline!
Bien joué, les trottinetteurs!
Le gouvernement subitement se réveille et décrète. Les nouveaux engins de déplacement personnel mettraient gravement en question le dogme du tout bagnole et son corolaire « le code de la route ». Alors on réglemente (voir mon article) dans l’urgence. Car les trottineurs n’ont cure des conventions: tout l’espace public leur appartient et n’a plus de limites. Grave déconvenue pour ceux qui s’escriment à édicter des règles de partage du domaine public, à commencer par les cyclistes! La trottinette s’instille en zigzaguant sur les bandes cyclables, lorsqu’elles existent, au grand dam des inconditionnels de la bécane. Expulsés les cyclistes? oui il y a des risques.
Alors tout le monde attend. Attend de voir le soufflé trottinette retomber. Le seul espoir. Déjà les loueurs se désespèrent du vandalisme qui ronge leur business-plan à grande vitesse. Du coté chinois, des cargaisons entières de trottinettes sont prêtes pour remplacer celles jetées à la Seine.
Si la trottinette électrique plait tant, c’est qu’elle est simple à mettre en œuvre et ne nécessite aucun effort musculaire, contrairement au vélo sans assistance. Elle redonne aux citadins la maîtrise de leurs mouvements dans un environnement de plus en plus contraint…et en plus on rentre dans sa supérette avec l’engin!
Lire Isabelle et le vélo au sujet de la réglementation trottinette
De l’EDP à l’ADP, ça ne décolle pas

Êtes-vous d’accord pour un referendum sur la privatisation de l’aéroport de Paris (ADP)?
De l’eau a coulé sous les ponts et les Français ont d’autres chats à fouetter plutôt que de se préoccuper si Roissy doit être privatisé. Après tout, privatiser l’aéroport, ce n’est pas pire que les autoroutes, Gaz de France ou EDF!…On ne le dit pas, mais on le pense. Et moi qui suis un peu écolo sur les bords (sur les bords seulement), je me dis que privatisation = augmentation des prix et donc c’est bon pour éviter des vacances planétaires à crédit à Phuket ou au Caraïbes qui détériorent la couche d’ozone.
Il faudrait obtenir 4,7 millions de soutiens pour enclencher le processus référendaire, on n’en est qu’à 900.000. A l’heure où tout le monde réclame plus de démocratie participative, force est de constater que l’opinion semble avachie quand on lui demande de se mobiliser.
Ou alors, tout simplement, cela signifie qu’on est d’accord pour vendre nos aéroports…
Le pouvoir en place se garde de faire un appel au peuple pour inviter les Français à prendre position contre son projet. C’est compréhensible. En revanche pour la réforme des retraites, aucun problème pour communiquer à tout va.
Il faut se munir d’une carte d’identité, être inscrit sur les listes électorales, connaître par cœur le code Insee de sa commune de naissance… Et entre les bugs, les problèmes d’accent, les erreurs de localisation, le site a la fâcheuse manie de planter. (Médiapart)
« L’avion, c’est pour les bourgeois et Paris, c’est loin. Voilà ce que j’entends dans ma circonscription »
« Quand on explique que la privatisation des aéroports aura les mêmes conséquences que la privatisation des autoroutes, ça fait “tilt” dans la tête des gens.

On tournait en rond avec Sébastien. Sans trouver la sortie de ce labyrinthe de Wattwiller. Un labyrinthe où maintes fois on a cru repasser là au même endroit.
Au bout d’une kilomètre quatre cents, nous avons trouvé la sortie.
Avant de s’engouffrer dans ce parcours VTT à Wattwiller, on a longé le vignoble tout de jaune coloré, visité Iffis et ensuite Saint-Morand.
Le parcours est sympa, mais il demande un peu de ressources au début. On en profite pour monter des escaliers en portant le vélo, un exercice pas évident!… https://www.openrunner.com/r/10656245
J’me marre en écrivant « douce France » pour titre de ma sortie du jour. Si l’on veut se comporter en sportif accompli qui profite de son vélo par cette chaude journée d’octobre, alors oui la France est douce.
Sur le plan social, c’est tout autre, la France est conflictuelle et tous les corps de métier vitupèrent.Il ne manquerait plus que les Gilets Jaunes reviennent à la surface et le bazar pourrait reprendre jusqu’au 2 décembre.
Remarquez, moi, ça m’arrange. Je préfère la France qui rouspète à la France endormie.
D’ailleurs cette nuit, moi qui suis insomniaque, je vais encore être volé d’une heure. Et la télé! avec son micro-trottoir qui sonde la bas monde « oh ben oui alors, je vais dormir une heure de plus » .
J’ai croisé des grognards à vélo. Paul s’arrête le long d’une haie à l’usine de patates. Je fais demi-tour. –
J’ai repris ma route. Et Paul la sienne.
https://photos.app.goo.gl/KaA5bxA7ri4b6U6W9