Se mettre ou se remettre au vélo, c’est le moment pour profiter des beaux jours.
Comment choisir son vélo, faire connaissance avec votre nouveau vélo, découvrir son environnement, comment s’équiper, préparer son itinéraire et ses voyages , prendre soin de sa forme physique,…
Vous saurez tout de ce nouveau compagnon de route.
Je l’ai acheté d’occasion, l’occasion de voyager à bon compte (2.36€ chez un libraire berlinois qui vend en ligne des bouquins en français)
« Hier entspringt die Donau », ici nait le Danube. C’est là que commence le voyage devant cette plaque à la source du Danube.
J’ai sauté sur l’occasion de voyager par procuration. Parcourir le Danube, ses paysages, son histoire, notre histoire!
Je sais que les cyclistes sont nombreux à projeter ce voyage le long du Danube.
Me voici donc à Donaueschingen au pied du fleuve. Je connais le parc des Fürstenberg pour y être allé de nombreuses fois.
Pour le reste, je vais en attendant mieux me pencher sur l’ouvrage de Claudio Magris, qui je le sais, est une référence. 550 pages que je savoure déjà.
Finalement, les manifs sont rentrées dans le rang, on ne les remarque plus. Elles ne sont plus que le bégaiement d’une société malade qui secrète quelques excroissances de rancœurs, puis tout redevient normal.
Les commerçants se terrent derrière leurs rideaux de fer et les badauds préfèrent les jardins publics aux artères commerçantes. Je suggère qu’on épaule un peu les Gilets jaunes en leur confiant des protestations ciblées; par exemple les manifestants pro-vélo pourraient revendiquer avec l’aide des Gilets jaunes plus de pistes cyclables ou moins de bagnoles en ville. Les Gilets jaunes deviendraient ainsi des manifestants par procuration. Un samedi, manif pour les agriculteurs, un autre samedi manif pour les Ephad, un troisième pour le climat,…Les Gilets jaunes pourraient détenir là un bon filon avec les manifs dédiées et même créer un marché des manifs et pourquoi pas faire jouer les cours. On aurait donc une bourse de la manif et un cours fluctuant. Les acheteurs de manif pourraient souscrire des emprunts et choisir le niveau de revendication: avec ou sans casseurs, avec ou sans pavés…et pour les manifs de grande méchanceté avec cocktail Molotov ce qui n’a pas encore été expérimenté depuis 68.
Relégué en fin de journal, parfois complètement absent des titres du France 2 de 20 heures (le 23 février), le mouvement des Gilets jaunes ne passionnent plus. Il reste un volant de quarante ou cinquante mille irréductibles pour qui c’est devenu une habitude de manifester en jaune le samedi. Alors les médias s’en détournent. Il n’y a plus que LCI ou BFMTV qui meublent leurs antennes en continu avec des caméras statiques attendant que des sauvageons fassent le buzz et arrachent les parements de pierre du mobilier urbain pour ainsi les transformer en projectiles.
Le Grand Débat, je n’en étais pas. Mais j’entends ce qui s’y est dit. Une grande communication de bla-bla de Français « ya ka » qui pensent que tout est simple et qui ne comprennent pas pourquoi c’est si compliqué. Avec cet encouragement à débattre de tout et de rien, ceux qui ont le plus à craindre sont les députés, ceux qu’on a envoyés à Paris pour nous représenter et qui ne représentent en fait plus personne puisqu’ils ont fait le serment d’allégeance à la Macronie qu’il fallait tout changer dans le sens inverse de ce que veulent les Français.
Ce qui fait enrager le bon peuple, c’est que d’autres puissent se déclarer peuple à leur place comme le font les Gj. Faire people, c’est à celui qui le fera le mieux. Cette perte de repère et de valeur de nos sociétés modernes a pour conséquence qu’on ne sait plus trop qui on est, d’où on vient et où on va.
Moi si, je sais d’où je viens. Et je m’en souviens. Même si je ne sais pas où je vais. Ce qui m’autorise à dire les choses telles que je les pense.
Le vieil homme me regardait descendre derrière son bois scié, fendu et empilé consciencieusement le long du Altrainrunz. Il m’a regardé passer impassible comme si j’étais un extra-terrestre sur mon destrier à suspension hydro-pneumatique. Surprise! je m’arrête. Vous êtes le deuxième à passer me dit-il…La conversation va durer près d’un quart d’heure. On croit être seuls, là-haut, comme des maîtres du monde. On ne l’est pas. Tronçonneuse, coin, hache, tous les outils du labeur sont sur le sol. C’est une Mc Culloch, mieux qu’Husqvarna selon lui…On vole du gasoil dans les Latil des bûcherons garés là-haut. Même au fond des bois, y’a des voleurs!
Un gros pick-up noir dévale la pente et c’est à peine si l’on a le temps de s’écarter du chemin.
J’ai pris le parti de militer pour le vélo, toujours convaincu qu’il est un maigre argument de nos mobilités douces et d’un air moins pollué en ville. Mais tous les partisans de l’air pur ne l’entendent pas ainsi. Prendre son vélo pour aller en course, au boulot ou porter les minots à l’école, n’y songez-pas! Ils sont tous prisonniers du système, de leur système, auquel ils ne veulent rien changer. Ils débattent, oui. Ce qu’on pourrait faire pour améliorer le système? Mais pas trop! L’habitude des gens est comme une houle lente de longue portée qui se répand à l’infini. Portée par le vent.
J’en ai peint plusieurs ce matin et j’ai beaucoup hésité sur le cadrage, les couleurs. A vouloir trop détailler, parfois je m’égare. A la dernière minute, je sabre tout. C’est quitte ou double, ou ça passe ou ça casse. Masevaux a construit des immeubles modernes au bord de la Doller. Mais ils s’intègrent dans le paysage et la roue du moulin en action est sympa.
J’ai grimpé jusqu’à Allenbourn. Depuis Bitschwiller, on prend la direction du Plan Diebold, mais on tourne tout de suite à droite dans le village en prenant le chemin de l’Allenbourn.
La dame me dit qu’il n’y a plus de mines à Allenbourn. Elle y vit avec son mari et son fils. C’est isolé et ça ne mène nulle part.
Adossé en haut du vallon de l’Allenbourn, on y exploitait du fer, mais aussi du quartz, du manganèse, de la siderite, de la galène et de la sphalérite. Pas de vestiges à voir et des galeries effondrées me dit-elle. Je n’insiste pas je fais demi-tour.
le chemin de l’Altrain dispose de bons raidillons et de descentes vertigineuses
Plus bas, je prends la direction de la butte du Kuppen à 496 mètres. L’endroit comprend un abri sans équipement de mauvaise facture qui doit servir de troisième mi-temps au village d’en bas les jours de fête.
Bitschwiller-les-ThannL’abri du KuppenThannerhubel Maison forestière de l’Altrain
Puis le longe la vallée par la route forestière de l’Altrain Nord jusqu’à la cote 631. Ensuite je dévale la pente le long de l’Altrainrunz jusqu’à Willer-sur-Thur.
Altrainrunz
A Willer, je crois voir la statue de la Liberté dans un jardin.
Le long d’une allée ombragée, des jardins bordés de hautes demeures bourgeoises
Les cyclos y convergent.
Je me casse les dents sur l’oriel. Quel architecte oserait aujourd’hui?
Ceux qui vont tâter les pentes de Gueberschwihr ou ceux qui vont s’engouffrer ensuite dans la vallée de Soultzmatt. Je m’arrête à Rouffach que j’aime bien. Je lui trouve un cachet médiéval de belle facture.
Le long d’une allée ombragée, des jardins bordent de hautes demeures bourgeoises. Et la perspective se termine par un donjon carré et fortifié.
On entre à Gueberschwihr par cette rue pavée éprouvanteEguisheim, le plus beau village des FrançaisOLYMPUS DIGITAL CAMERA
En tentant de conquérir un cinquième mandat, le président Bouteflika fait la démonstration que le handicap moteur n’altère en rien sa capacité à gouverner le Pays.
On croit reconnaître Mulhouse, la tour de l’Europe et une petite sœur jumelle derrière
Patrice Stutz expose actuellement à la mairie de Steinbach. C’est une exploitation des clairs-obscurs magistrale.
Lumière brumeuse du matin, soleil rasant du soir qui allonge les ombres, soleil écrasant du midi qui fait onduler le bitume. (L’Alsace du 22 février)
Des sujets urbains et donc de l’architecture comme je l’aime. L’imagination de l’artiste fera qu’on ne reconnaîtra pas toujours l’endroit. J’identifie Mulhouse mais il existe des anachronismes habiles et voulus, des voitures actuelles, un tramway antique et des personnages qui s’invitent dans les encombrements urbains.
J’adore.
À découvrir jusqu’au mois de mars pendant les heures d’ouverture de la mairie.
C’est quand je me relève d’une gamelle à VTT que je me fais cette réflexion « maxou, t’es bourré ou quoi? »
Je jette un œil autour de moi…personne! Ouf, l’honneur est sauf. Se prendre une gamelle à vélo est toujours un déshonneur…et l’illustration d’un défaut de maitrise.
Hier encore, après la chapelle des Bouleaux, j’ai pris une ornière glaiseuse en travers et mon quintal s’est planté dans la gadoue.
Défense de rire! Seul mon cheval délesté de son opulent jockey a frétillé de joie dans la gadoue. Je lui ai vite attrapé les rênes et il a passé un sale quart d’heure.
Dans le match qui oppose actuellement les bagnoles, la source d’énergie est le thème majeur en jeu.
Faut-il se séparer de son vieux diesel au profit d’une voiture essence ou d’une voiture électrique?
C’est comme ça que les choses se présentent. Les pouvoirs publics accusés d’encourager la pollution aux particules diesel ont décidé de sévir. Ce faisant, les fabricants se frottent les mains, sous le coup de la frayeur, le réflexe des consommateurs, c’est d’abandonner au plus vite son véhicule diesel. Pourtant Carlos Tavares, le patron de PSA prétend qu’abandonner le diesel ne fait pas vendre plus de voitures électriques mais des modèles essence équivalents qui génèrent plus de CO2 que le modèle gasoil.
Alors?
J’ai ma petite idée sur la question. Si on continue de vouloir tous rouler en voiture pour un oui, pour un non, on n’est pas prêt de sortir de l’auberge à pollution. D’autant que pour arranger les choses, on parle de mettre sur la route les nouveaux conducteurs dès l’âge de 17 ans. Alors, un conseil, si vous vous décidez à écouter les sirènes qui vous exhortent à brader votre diesel, achetez un vélo! Avec un vélo, vous allez récupérer quelques sous de la revente à bas coût de votre diesel dévalué et vous allez retrouver la joie de vivre. Adieu les encombrements, la pollution, adieu les taxes, et cerise sur le gâteau, vous allez pouvoir prendre les ronds-points en diagonale.
C’est l’été que la guidoline nous lâche quand le vélo est le plus sollicité, quand cramponné au guidon pour franchir les sommets alpins, les spires transpirent et prennent leur aise. Reprise d’un sujet de 2012.
La guidoline c’est le beau ruban qui entoure le guidon, qui ajoute un look personnalisé à votre dulcinée et vous procure le confort attendu par vos mains pendant de longues heures d’étreintes forcenées.
C’est peut-être superflu de le dire, mais la guidoline assure aussi deux des liaisons « mécaniques » du cycliste avec la bicyclette en plus de la selle et des pédales; c’est là où se concentre un ensemble de forces dynamiques propres à emmagasiner nos efforts sur le vélo, principalement des efforts de traction sur le cintre et de pression lors du freinage.
Démonter la guidoline dès lors qu’on l’a déjà maintes fois rafistolées avec du scotch d’électricien est facile.
Évitez d’emprunter un cutter! Vous risquez d’endommager les gaines de câbles et de vous blesser.
Je n’en serais pas surpris vu l’intégrisme qui gagne les usagers. La grande masse des automobilistes n’ont pas appris le vélo, jeunes, ils sont passés rapidement à la voiture après la mobylette ou le scooter. Ils ne savent donc pas ce qu’est le cycliste, pas le sportif non, le cycliste tout court, celui qui va chercher son pain, celui qui porte ses bouteilles à la benne à verre, ou encore celui qui tente de rejoindre un centre commercial construit pour le tout voiture et pour le drive depuis peu. Le drive pour vélo, ça n’existe pas. Pas encore.
Imaginez qu’on me traite de cycliste de merde…
Je n’en serais pas étonné tellement mon irruption aux carrefours est abscons. Hier encore, mon petit-fils sur son siège bébé, j’aborde le carrefour rue Clemenceau – rue de la paix. La voiture qui arrive sur ma gauche ne me voit pas, le conducteur regarde dans le vide sur sa droite, il ne me voit pas. Le cycliste est quantité négligeable, un gêneur. Incompréhensible! Heureusement je tournais sur la droite et mon guidon accompagne la voiture et le chauffeur semble tout étonné de voir à coté de son passager un cycliste…d’où vient-il celui-là? semblait trahir son étonnement.
Je ne voulais pas en venir là. La détestation du cycliste en ville et sur la route est inversement proportionnelle à l’infime espace qu’il occupe. Finkielkraut, le philosophe, qui ne doit pourtant pas faire de vélo s’est fait traiter de sioniste de merde samedi par un type dans la rue près de chez lui. Je n’en suis pas étonné non plus. Ces types là, capables de telles insultes, sont encore plus dangereux que les bagnoleux étourdis et corrigibles. Ce sont des crapules dont la plupart ont été accueillis dans notre communauté avec bienveillance. Trop de bienveillance.
C’est l’œuvre d’un militant copieusement critiquée par les automobilistes locaux en commentaires de l’article de presse. Comme on l’imagine, Montpellier est d’abord une ville où l’auto règne en maître. Le phénomène anti-cycliste s’affiche ouvertement dès lors qu’il s’agit de mettre en cause des pratiques et des usages contraires au tout voiture.
Quiproquo: C’est ma factrice. Je n’attends pas de recommandé?… Non, non, je ne trouve plus ma chaîne sur mon vélo!!! et vous l’avez perdue où? mais je ne n’ai rien vu tomber…Bon, garez-vous là!…je vais chercher des gants…d’un coup d’œil, j’ai vu que ce gros vélo de La Poste baignait dans l’huile de vidange. Depuis longtemps.
Oui, le moteur s’est emballé, j’ai tapé dans le mur et je me suis laissée tomber!…
Je commence à m’interroger… en même temps je constate que la chaîne a fait deux tours sur la cassette et qu’elle pend derrière le carter.
Normal que le moteur d’un VAE sans chaîne continue de tirer si vous pédalez dans le vide, lui dis-je…
Dérouler la chaine, j’y parviens. Mais la remonter sur le pédalier met le moteur en marche!…Exercice hautement périlleux sans couper le courant!
Coupez le moteur!
Je ne sais pas…
Et démonter la batterie?… oui on y parvient en levant la selle.
Maintenant, une fois la chaîne remontée, les pédales entrainent la roue, c’est bon signe.
Seul hic: il n’y a plus de roue libre…on ne peut plus arrêter de pédaler et donc on sera en traction permanente.
Je me penche sous les sacoches…j’aperçois un crochet pris dans les rayons. C’est un tendeur du porte-bagage qui a fait le tour des pignons et qui bloque la roue libre.
Avec une pince, je retire l’ensemble.
Le tour est joué. Ma factrice fait cent mètres, revient vers moi.
Tout est bien.
J’ai remis la Poste dans le droit chemin et passé avec succès ma première épreuve de mécanique VAE.
Macron, on aura ta peau! La concorde est-elle encore possible avec les Gilets Jaunes?
Comment faire pour sortir de cette crise?
C’est l’interrogation des commentateurs depuis maintenant plusieurs mois. Et en off, les politiques se demandent la même chose. C’est le grand désarroi dans la classe politique complètement discréditée à droite comme à gauche.
Même le Grand Débat n’imprime pas. Pourtant Macron y a mis du cœur et y a consacré du temps.
Pour se convaincre que ça n’imprime pas, ce qui se dit en off dans l’opinion, c’est qu’aucune suite ne sera donnée à ce Grand Débat. Les gens ne sont pas dupes, ils disent « oui, on nous écoute, mais rien ne changera ».
Macron, c’est le Bordeaux de la politique! entend-on dire en écho de ce mépris de classe illustré par la bourgeoisie des grandes villes et les petites phrases assassines du Président dont il est coutumier à l’égard du petit peuple.
Il semble que la France s’est arrêtée, tétanisée par cette irruption incontrôlable d’un mouvement qui se veut sourd à toute politique. Aucun parti, aucun corps intermédiaire n’a de prise sur le mouvement Gilets Jaunes. Et c’est bien embêtant pour ceux qui avaient l’habitude d’être des leaders convenus de l’opinion. A cela s’ajoute cette détestation du parlementarisme dès lors que la classe au pouvoir est loin de représenter la France d’en bas, ce nouveau Tiers-Etat inconnu d’en haut.
Alors?…
Le pouvoir tente de jouer la montre espérant faire la jonction avec les Européennes et voir s’éteindre le désaveu tout seul. C’est un pari risqué. Les Européennes, beaucoup de Français n’en attendent plus rien et savent que le jeu de l’économie mondialisée de Bruxelles ne sera pas remis en cause. Pour comprendre l’entêtement des Gilets Jaunes, il faut prendre conscience de la haine persistante que suscite la classe politique et Macron sur les ronds-points. A qui la faute? la faute à tous ces politiques qui depuis quarante ans se sont couchés devant le dogme du tout libéral, à droite comme à gauche.
A Burnhaupt, une croix au bord du rond-point et qu’y lit-on? Macron, on aura ta peau.
Nos bagnoles aiment tellement la neige qu’elles vont faire bronzette là-haut
Je ne suis pas sportdhiveriste.
Nul doute que si je l’étais, je ferais partie de ces milliers de gens à emprunter leur voiture pour aller la garer là-haut, sur les cimes vosgiennes. Il est vrai que la météo était attractive, neige et soleil à la fois, c’est rare dans nos Vosges.
La voiture ça vous gagne. Le climat attendra encore un peu.
Figurez-vous que je suis allé traîner à Malsaucy. Un grand complexe nature du coté de Belfort. Des étangs constitués dès les XVIeme siècle sur des terres peu fertiles, l’ensemble est devenu un lieu de loisirs pour la marche, la promenade familiale et le vélo. Auparavant, le site était une réserve piscicole. Tous les ans à la Saint-Michel on y péchait le poisson et en 1811, on y préleva 4000 carpes! Pauvres bêtes!
des parcours arborés bien entretenus La maison de l’environnement à l’architecture bizarreLe randonneur pourra entamer le parcours circulaire de la Véronne, la femelle du Véron, je présume?Une signalétique parfaite pour le citadin épris de nature
A éviter le dimanche lorsqu’il fait beau. Le parking est pris d’assaut et la zone nature perd rapidement de son intérêt. Finalement, j’ai préféré me rabattre vers un autre étang moins prestigieux, celui de Champagney en Haute-Saône.
Le bassin de Champagney est composé de terres rouges en référence au grès de surface. Le village est connu pour son passé minier (houille).
Le bassin alimente aussi le canal du Rhin au Rhône (lire l’histoire ici) en complément de la Largue.
A Champagney, le cadre est plus naturel et sauvage On peut faire le tour du lac avec des chaussures de randonnée, quelques endroits détrempés
Ne pas se laisser gagner par la morosité. Quand je n’ai pas envie de vélo, je stresse car au fond de moi-même, je crains de sombrer dans la paresse. La paresse physique. Il me faut donc un joker. Mon joker c’est le VTT. Je me dis si la motivation ne vient pas, tu rentreras au plus court. Finalement j’ai fait trente bornes comme un jour normal.
J’ai commencé par un escalier inconnu, celui qui mène au-dessus de Vieux-Thann. J’ai donc porté le vélo et ça m’a mis en température.
Je commence par les escaliersSympa le chemin au-dessus de Vieux-Thann avec les ombres portéesJe pars à Cernay en longeant la Thur jusqu’aux harasUne chaleur incroyable en ce 16 février
Après: la routine.
Direction Schweighouseparcours de santé de Schweighouse
J’ai fini par m’inviter chez les Gilets Jaunes à Burnhaupt. J’ai pris un siège, j’ai regardé les voitures passer. Puis j’ai repris la route.
Je me suis installé et j’ai taillé bavette avec les gilets jaunes. Puis j’ai repris la route.J’ai grimpé dans la forêt et débouché à Aspach-le-HautMon parcours du jour
Je suis parti tard. Dans ces cas là, je prends le VTT car on peut faire en peu de temps une balade sympa à deux pas de chez soi.
Aujourd’hui « je tourne » du coté des étangs de Cernay.
26 km de VTT sans routes, c’est ce qu’on aime avec ce véloEpicerie? non, cabanon de chasse de ReiningueJ’ai réussi à trouver cette glissière pour traverser le ruisseauJe ne sais pas identifier ces oiseaux. Au fond la pointe du clocher de Schweighouse
Les cyclistes des clubs mulhousiens adorent la côte adriatique italienne. Le séjour à Rimini, notamment à l’hôtel Arlino, était un must. Aujourd’hui je ne sais pas si l’habitude perdure d’autant que la Toscane a su capter ensuite les faveurs des cyclotouristes du sud Alsace.
Rimini n’a rien pourtant de favorable au vélo si mes souvenirs sont bons. Longer le bord de mer et l’étroitesse des voies fort empruntées jusqu’à Pesaro ou alors monter à San Marino avec la crainte d’être poussés par un camion dans les fossés. En revanche, « l’after-bike » ne manquait pas de charme, ses avenues de bord de mer, ses glaciers, sa plage de sable fin…et la gastronomie copieuse de l’Arlino.
J’ai du poser mes deux mains sur le scanner de la mairie. Deux mains, celui qui en perd une n’est-il plus qu’un demi citoyen? et si une grenade vous déchire la main, on pourra vous retrouver avec l’empreinte de l’autre. La carte d’identité biométrique est équipée de deux puces : une puce pour nos données personnelles d’identification et l’empreinte de nos deux index. La deuxième servira de signature électronique pour les démarches administratives en ligne.
Qu’est-ce qui se cache derrière ce nombre, 2034? (50 ans après « 1984 » de George Orwell)
C’est la date de validité de ma toute nouvelle carte d’identité. Ma bobine est donc là gravée sous cette fine couche de plastoque. J’ai du batailler pour la faire renouveler, bien qu’elle me sert peu souvent (voir mon billet du 20 avril 2017). Nos pouvoirs publics si sourcilleux sur le thème de la nationalité ont tout simplement décidé qu’une carte d’identité pouvait être valable cinq ans encore après sa péremption. Facile à dire, mais aux frontières on peut se faire refouler. Les Italiens seront tentés comme on l’imagine de nous refouler vu l’ambiance actuelle.
Ouf, je suis conforté dans ma nationalité pour encore au moins 15 ans. Age, taille, mais pas le poids, je peux donc faire bombance à mon gré.
A moins qu’une loi scélérate n’en décide autrement en me rendant apatride. Pourtant certains jours je m’interroge…2034, c’est loin et comme la préposée de la mairie me l’a confirmé, d’ici là elle sera en retraite si retraite il y a a t-elle ajouté comme en boutade… Moi illico, je lui ai répondu, rassurez-vous, d’ici 2034 je ne serai peut-être plus de ce monde pour venir renouveler ce sésame et la prorogation de cette carte en plastique sera rendue caduque.
Au-delà de l’anecdote, l’identité est un sujet très actuel qui aiguise les passions, surtout à droite de ma droite.
Finalement si nous étions tous apatrides, nous n’aurions plus de problèmes. Nous serions tous citoyens du monde.
Le Ventoux, une montagne de cailloux très prisée des cyclistes avides de grimpées
C’est Vélo101 qui le révèle, il n’y aura pas de vélodrome à Bédoin. Ni d’hôtel haut de gamme. Vélo101 a pris le parti de défendre ce truc de ouf à Bédoin destiné à transformer cette modeste commune du Vaucluse de 3000 habitants en Luna-Park pour gogos argentés.
Bédoin, pour ceux qui ne savent pas, c’est le pied du Mont Ventoux que 150.000 cyclistes gravissent chaque année. Une sorte de pèlerinage pour beaucoup d’entre-nous et aussi quelques « cinglés », c’est ainsi qu’ils se nomment, qui le franchissent par ses trois faces dans la journée.
D’aimables promoteurs ont imaginé construire un vélodrome enterré à ses pieds pour attirer les amateurs de courses sur piste. Aucune relation avec le Ventoux.
C’était sans compter avec le Collectif citoyen de Bédoin qui a compris que le Ventoux et ses 150.000 cyclistes, c’était déjà suffisant pour une aussi petite commune.
Un cauchemar d’écolos pour qui Bédoin doit rester dans son formol selon Vélo 101
Tomi Ungerer a fait un tour de France à vélo en 1946. Il est mort le 9 février 2019
Le niveau zéro.
Nous cyclistes, on connait le niveau zéro. C’est celui du trottoir abaissé au niveau du fil d’eau qui permet de franchir les intersections sans tressauter. Un concept qu’aucun maître d’ouvrage ne sait réaliser correctement. En Allemagne, en Belgique, c’est automatique. En France, non. On ne sait pas pourquoi.
Pour la politique, le niveau zéro, c’est tout différent, c’est celui du caniveau aussi, mais celui où on touche aux affaires nauséabondes celles que les politologues sont à la limite d’y voir une affaire d’État comme l’affaire Benalla. Je ne m’étendrai donc pas sur cet abaissement du plus haut sommet de l’État qui fait de ses acteurs au mieux des bateleurs de gymnase en manche de chemise, et au pire des pieds nickelés qui désespèrent ceux qui croyaient encore aux Institutions de la République.
Passons!
Ni à l’école, ni à la maison, ni dans la rue, Linky Stop
Je regardais à la télévision ces millions d’hindous venus se baigner dans les eaux du Gange. Ils sont venus se laver de leur péchés. Des millions de pèlerins hindous étaient rassemblés, dimanche 10 février, sur les rives du Gange, lors de la journée jugée la plus propice de la Kumbh Mela, le plus grand festival religieux au monde qui se tient tous les douze ans à Allahabad, dans le nord de l’Inde. (France TV)
Cette croyance me fascine. Toutes les croyances me fascinent. Dans nos sociétés modernes, certaines ont franchi allègrement les siècles mais elles ne revêtent plus ces manifestations ostentatoires que les divinités hindoues continuent d’entretenir.
Sur le plan hygiènique quel européen serait capable de résister à un tel bain dans cet océan de bactéries véhiculées par le Gange? oui, un dieu hindou existe!
A Bourbach-le-Bas, la croyance au compteur Linky maléfique s’affiche sur toutes les façades. La persistance à croire à sa nocivité est supérieure à toute rationalité au point d’en devenir suspecte.
Ainsi, le département unique d’Alsace semble renaître en douce. Souvenons-nous que le referendum de 2013 avait poussé dehors l’idée de la collectivité unique et son usine à gaz institutionnelle. La collectivité unique revient par la fenêtre…un peu comme un remake du traité de Lisbonne qui a effacé le référendum sur le traité de Maastricht en 1992 .
Le 7 avril 2013, le referendum avait abouti à une structure pléthorique et finalement au Non à la Collectivité Unique. On nous ressert le même plat. Froid cette fois.
Embrassons-nous Folleville ! Bas-Rhinois et Haut-Rhinois filent à nouveau l’amour fou depuis que Hollande a inventé le Grand Est. C’est du Labiche, les deux conseils départementaux sont prêts au mariage. Avec quel assentiment populaire?… aucun!
Reste maintenant à savoir où vont élire domicile les jeunes mariés…Le Haut-Rhin risque de tomber bien bas. Voila un mariage arrangé que la famille Grand Est risque d’avoir en travers de la gorge pour longtemps.
Le 26 décembre 1914, le lieutenant Hans Killian occupe le village de Ammertzwiller avec ses hommes. Nous sommes sur la ligne de front qui sépare l’Alsace du Territoire de Belfort. Des galeries sont construites sous le village à 6.5m de profondeur et permettent aux soldats d’y vivre et de se déplacer sans être vus. Le principe s’appelle le Maagstatt du nom de son promoteur, le capitaine Maag.
lanceur de mine allemand (minenwerfer) Wikipédia
Les minenwerfer ressemblent à des torpilles tirées depuis des canons. Elles sont capables d’être lancées à 20 coups par minute au-dessus des tranchées adverses françaises.
En réplique, les Français inventeront le Crapouillot au milieu de l’année 1915.
Il existe à Ammertzwiller un sentier de mémoire où l’on peut trouver toutes les explications relatives à ces mines et aux galeries creusées aux abords du village.
Derrière ce grillage subsiste un immense cratère causé par l’explosion des mines destinées à détruire les galeries adverses (derrière le lotissement à Ammertzwiller)
Parti en matinée, j’ai échappé aux rafales de vent et à la pluie. Ce n’est qu’à Wittelsheim sur la piste cyclable que le vent et la pluie ont commencé à se manifester, mais j’étais presque arrivé.
Pompe à incendie de Leimbach. Avant d’aborder la grimpée à Rammersmatt, cette pompe allait-elle être prémonitoire?
Non, une fois débarrassé de cette grimpée de Rammersmatt, je me suis senti motivé. Il est vrai que commencer par une côte « à froid » n’est pas recommandé.
A Sentheim, j’ai pris les Soppe, puis Gildwiller, Galfingue et plein nord jusqu’à Wittelsheim. C’est grandement suffisant pour ce matin.
L’HLM de Wittelsheim a vécu. Il avait du être préalablement désamianté.l’immeuble en cours de désamiantage le 29 novembre 2018 démolition d’une tour à Wittelsheim en 2013, la pelleteuse a été incendiée par la suite démolition en juillet 2008 d’une première tour
Je pars par les chemins de la plaine et je profite du vent favorable. Bref, il n’y a rien à faire, ça roule tout seul.
A l’aller, c’est un peu monotone
Pour le retour, une fois à Berrwiller, je grimpe dans la forêt, puis je longe les sous-collines vosgiennes jusqu’à Vieux-Thann.
A Berrwiller, gentille rue?ferme auberge des Dahlias
L’accès à l’étang est barré, il faut grimper jusqu’à la Alphorn Platzla et prendre le sentier des pèlerins.
Alphorn PlatzlaPour les amateurs d’alsacien, notre plus beau séjour en forêtDeux pèlerins?
C’est un parcours agréable qui mobilise ses forces sur le retour. Mais on a de beaux points de vue et après la forêt à partir de Wattwiller, on parcourt le vignoble.
plongée dans le vignoble d’AlsaceJ’aborde Cernay (contraste forcé, j’aime bien)Steinbach
A la cote 425, on rejoint le Roïplan et on sort à Vieux-Thann au pont de la piste du Rangen.