Je retourne aujourd’hui sur mes anciens fiefs. La forêt de la Hardt, je l’ai sillonnée en long, en large et en travers pendant plusieurs années.
Je me suis arrêté sur quelques sites remarquables qui peut-être vous intéresseront…
Départ de l’Ile Napoléon.
Le char du Pont du Bouc La cascade de la Hardt à Hombourg. Fin de 19eme siècle, un prêtre imagine fertiliser la plaine en dérivant une partie du canal. Les canaux sont perméables. Les irrigations sont abandonnées. Seule subsiste la partie bétonnée et sa cascade. le canal d’amenée avant la chute d’eauLe château de Hombourg et son golf. Je le trouve très beau.L’étonnant château-fort de la famille Burrus construit en 1930 en béton armé pour y abriter 150 vaches!Entrée du château-fortséchoir à tuiles fin XVeme siècleFerme St Martin du Butenheim, non loin subsiste les ruines d’un village disparu, Butenheim Chapelle de la Vierge à Petit-Landau érigée en 1852le bateau est si long qu’il ne tient pas sur l’objectifL’appartement semble imposant à l’arrière du bateauvestige de guérite allemande de la première guerre près du champ de tir . On peut voir d’autres guérites près de la SPA à Mulhouse https://velomaxou.com/2014/12/07/berges-de-lill-a-vtt/Là je me dégonfle, si je tombe personne ne viendra me chercher là (champ de tir de la Hardt)ruines allemandes du champ de tir allemandStèle de huit Alsaciens fusillés par les allemands en 14-18 (Rixheim)Obélisque ancien canal Napoléon à l’Ile Napoléonl’extraordinaire gare ferroviaire de l’Ile Napoléon (propriété d’un particulier)détail du parcours champ de tir allemand de la Hardt
On sait que les Postes sont confrontées à de lourds enjeux, transmettre des plis et des colis tout en luttant face à la concurrence de l’internet qui raréfie le courrier. Ce postier suisse emporte sur son tricycle électrique le contenu d’une tournée qu’on imagine bien remplie attendu qu’il a fallu y adjoindre une remorque.
…sans la remorque
La poste suisse exploite aussi des lignes d’autobus « carpostal »…
Arrêt de bus suisse « carpostal » et la boite à lettres à coté En France, la Poste dispose aussi d’un tricycle appelé le Staby Fabriqué par Ligier à Vichy, la Poste doit disposer à terme de 1000 Staby. Vitesse 45 km/h, autonomie 35 km.
Le radar situé sur la commune d’Espère, dans le Lot, a été complètement détruit. — Préfecture du Lot
Merci les vandales!
La dégradation ou la détérioration d’un radar « est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende ». Une peine qui peut être alourdie à sept ans de prison et 100.000 euros d’amende selon les circonstances.
Et pourtant, la presque totalité des radars fixes a été détruite. Les peines encourues, manifestement, n’intimident pas les auteurs des dégradations. Dans ce mouvement de défiance entre l’État et les citoyens, on ne sait pas qui va gagner le bras de fer. Souvenons-nous que l’État lui aussi sait être violent lorsqu’il éborgne les manifestants. Les arguties de Castaner qui tente d’établir un parallèle avec la hausse de la mortalité routière ne suffiront pas à convaincre les sauvageons.
En attendant, je ne risque plus temporairement d’être verbalisé sournoisement par ces machines absurdes les rares fois où je prends ma voiture. Merci les vandales! Plus philosophiquement, les radars posent la question de notre droit d’aller librement et à quelle vitesse. Évidemment si on va trop vite, on risque l’accident. Mais ceci est vrai pour tous les autres moyens de transport, les trains, les avions, les vélos, les motos et même les piétons. La question est donc de savoir si la restriction de notre droit de circuler avec les radars est en adéquation avec notre liberté tout court et pourquoi un panneau limitant la vitesse n’est pas en soi suffisant.
Hijab Décathlon
Hijab de course
Le climat est malsain pour le hijab de course de la centrale de sport. Il est clairement identifié comme un couvre-chef en lien avec l’islam, pas un article de sport. Or l’islam a mauvaise presse en France pour diverses raisons sur lesquelles je ne m’appesantirai pas. C’est comme ça, il faut l’admettre. Personnellement, je le considère donc comme un signe religieux et sexiste contraire à nos valeurs républicaines et laïques. En conséquence, je désapprouve son usage dans les pratiques sportives. N’en parlons plus puisque Décathlon a retiré son produit. Aurélien Taché, député de LaREM, a une façon pour le moins expéditive de traiter la question: il a comparé le voile islamique et le serre-tête au cours d’une émission télévisée de la 5 . A force d’être en marche, la République a tendance à perdre ses valeurs. Nous avons des députés zappeurs: lorsqu’un problème surgit, ils bottent en touche.
Pour mémoire, en 2010, on a connu l’affaire de la Burqa. Il a fallu une loi pour que les femmes voilées ne dissimulent pas leur visage derrière une moustiquaire en France. (article en référence).
Rémanence
J’voudrais bien, mais j’peux point. 55% de Français répètent ensemble à l’envi que la fête a assez duré. Les ronds-points ça pouvait encore passer, les centres-villes, non! comme lassés, ils clignent des yeux le samedi sur les boulevards de leurs emplettes. Ils clignent des yeux chaque samedi pour faire disparaître ce qui leur semble devenu incongru en République, pas bananière mais à la démocratie très peu représentative de la base, ces cohortes de manifestants de jaune vêtus qui depuis trois mois déambulent dans nos villes comme des âmes en peine. Cette rémanence du mouvement d’un samedi à l’autre les dérange au plus haut point. Si les manifestants sont identifiés comme des jusqu’auboutistes, en revanche on sait moins qui sont ceux qui protestent contre l’incapacité de l’Etat à arrêter ces manifestations. Des adorateurs du prince Macron qui n’en peut mais? Ce sont, pour sûr, pour la plupart ceux qui connaissent le confort matériel, un quant-à-soi qui les confine dans l’indifférence de ceux qui sont des laissés-pour-compte. Cette détestation de l’autre, cette indifférence, on la connait depuis la nuit des temps, elle exprime une forme de mépris pour celui qui ne lui ressemble pas, pour celui qui réfute les postures convenues du dogme libéral. J’espère que le mouvement perdure en dépit de ma situation enviable.
C’est très discutable comme peinture. Je connais les académismes en la matière. Alors j’en accepte la critique. Autrefois, je me serais arrêté avant. Avant de commettre un sacrilège. Aujourd’hui je colmate les dégâts, un peu comme ceux qui regrettent d’avoir dit une bêtise.
Au début, je n’y ai pas cru. C’est donc vrai, nos GPS courent le risque d’un crash phénoménal le 6 avril, surtout ceux d’avant 2010 programmés avec 1024 semaines soit 19 ans.
Il est donc temps de s’atteler à une mise à jour.
Qu’on se le dise!
Tomtom, c’était mon GPS voiture avant qu’il ne soit supplanté par Wase, le gratuit communautaire de Google.
Bon sang! je ne dépasse que rarement cinquante kilomètres en ce début d’année. Aujourd’hui encore, j’ai du faire un détour à l’arrivée pour passer au-dessus de la barre.
La barre, c’est l’absurdité du 50 qui fait que selon qu’on est au-dessus ou en-dessous, on remplit sa mission, ou pas. Sur le vélo, je suis en mission avec moi-même. Pas question de rouspéter.
J’ai l’impression de ramer. Pas seulement dans les côtes. J’avais un vent de sud-ouest soutenu. Fidèle à mon principe qu’il vaut mieux l’avoir de face plutôt à l’aller qu’au retour, je l’ai affronté jusqu’à Angeot au km 24, c’est à dire à la moitié du parcours. La route est un exercice physique devenu sans autre intérêt que celui de son maintien corporel et mental. Il le faut pourtant pour ne pas être à charge trop tôt de nos assurances sociales. Déjà que Macron renâcle à payer nos retraites!…
Puis je suis rentré, j’en avais marre. Mentalement à Sentheim, je me suis rendu compte que je serais encore « court »; alors j’ai pris Bourbach et Rammersmatt. Huit pour cent Rammersmatt dans la dernière ligne droite, c’est bizarre, je semblais ne pas m’en souvenir. Une fois en haut, j’ai regardé ce qu’il me restait derrière sur la cassette…c’était bon. La psychologie du cycliste est primaire, j’en conviens. Il n’y a que la « niaque » qui compte.
Quand j’ai abordé les faubourgs de Thann, fier comme un bar-tabac, un rayon de soleil m’a fait un clin d’œil.
Une petite devinette pour terminer: savez-vous à quoi sert cet objet?
Peu adapté aujourd’hui à ce type de vêtement, le vélo n’en demeure pas moins un outil d’émancipation là où on ne l’attend pas (la burqa et le burkini)
Le vélo au fil du temps a su s’adapter aux usages et aux modes. Je tente d’en citer quelques exemples
En 1914, la firme Manufrance commercialise un vélo pour dame et ecclésiastique dont la roue arrière est équipée d’un filet protégeant des vêtements flottants. On admirera la courbure du cadre et le carter de chaîne finement ajouré Au début du siècle passé, le vélo est rapidement devenu l’allié de nos loisirs. Cueillir des marguerites et pourquoi pas conter fleurette. Le vélo cet autre outil de nos transports amoureux! On notera l’iconographie romantique et la spécialisation du vélo en fonction du sexe. La jeune femme est plutôt moderne pour l’époque avec son bermuda.Mais le vélo est aussi vecteur d’escapades citadines au Bois de Boulogne rivalisant avec les cavaliers.On ne sait pas si le monsieur pratique la drague…la jeune femme semble attentive à la route. Attention à la jupe dans les rayons. La légende laisserait aujourd’hui planer le doute. Car le vélo n’est pas très chic avec ses pneus ballon. On notera que ce vélo change de vitesse en rétropédalant.Vélo et tabac, un couple peu recommandé de nos joursLors de la grande guerre, la bicyclette Gérard équipait les pelotons cyclistes. Démontable, on pouvait l’emporter sur son paquetageDans nos campagnes, il faut pouvoir gravir les côtes sévères avec le courrier. En ville, il faut monter son vélo dans les escaliers pour être sûr de ne pas se le faire voler. Guidon et pédales pliants, selle amovibleRessembler à une moto, on y pensait déjà! C’était le modèle bien nommé Paradox avec un bagage à la place du réservoir.Le vélo escabeau pour aller à la maraude. La tentation de croquer la pomme est irrésistible en cas de petite fringale. La jeune femme avec ses oreilles de lapin est elle aussi croquante craquante.A la tienne, Etienne! A cette époque là, le vélo est synonyme de joie de vivre. Il illustre volontiers les cartes de vœux et d’anniversaire Alors là, je me pâme. Posséder une Fernand Clément, c’est le must. L’essayer, c’est l’adopter. Aujourd’hui on ne sait plus vendre un vélo comme ça. Seulement des autos. Ne nous trompons-pas: le publicitaire a perçu tous les symboles que peuvent suggérer le chevauchement d’un vélo. Le corps médical s’inquiète même des aspects néfastes du vélo (lire ici)Peu à peu, le vélo a perdu son imaginaire érotique pour devenir un outil alternatif aux transports urbains. Il ne subsiste que le terme Gazelle pour évoquer la fougue et la légéreté.Le cycliste en lycra a définitivement cassé le mythe du vélo poétiqueAujourd’hui l’image du vélo est victime d’un hold-up, elle n’est plus là que pour vendre autre chosele beau vélo n’est pas forcément celui que l’on attend. Goldgénie 24 carats 322.000€le vélo républicain ne fait pas illusion, on sait que la République est incapable d’endiguer nos pollutionsMême Sarkozy n’a pas su convaincre. Il faut reconnaître que l’élégance est discutablePeut-être serez-vous tenté par le cyclo-nudisme à la mode Brighton! Les cyclo-nudistes ont aussi leurs codes http://www.cyclonudistes.com/index.php?op=edito
Les chemins sont détrempés, il faut choisir les sols damés
Après une accalmie de pluie, j’ai pris la poudre d’escampette. Et j’ai fait parler la poudre modestement.
le parcours du jour
L’employé me confirme qu’il ne reste plus que dix centimètres avant que le niveau du barrage n’atteigne son trop-plein.
le trop-plein va entrer en action
Puis je file le long de la Doller qui est bien agitée.
Je contourne Schweighouse par son parcours de santé et je me réfugie dans le sentier de la…poudrière. Vous voyez il y a une histoire de poudre aujourd’hui!
Inévitable traversée de la N66. A 16h20, c’est aussi le trop-plein de voitures, il ne faut pas rater sa traversée.
Un blockhaus que je ne connaissais pas au km 18.8. Un étroit goulet pour pénétrer, je renonce pour aujourd’hui
L’autre point noir, c’est la traversée de la zone commerciale Leclerc…
Le Brexit, c’est déjà un coin enfoncé dans le dispositif européen. Quoi qu’il se passe, No deal ou avec deal, l’Europe aura pris un coup de vieux. Revoter? En quoi un référendum nouveau serait plus légitime que le précédent? Les Britanniques sont face à l’abîme. La République d’Irlande sans filet avec l’Irlande du Nord? Bruxelles est contre et une frontière en dur va donc s’imposer naturellement. Dans les milieux financiers, ça bagarre dur pour donner une rallonge à Londres et les lobbys sont en action. Tout faire pour que le Brexit ne donne pas des idées aux autres peuples, c’est le mot d’ordre et Barnier s’y emploie.
Faut-il encore voter pour l’Europe?
Nous pouvons nous réjouir à quelques semaines des élections de voir ce machin bruxellois en émoi. Ceux qui demain vont briguer nos suffrages vont nous tenir le discours convenu « oui, l’Europe ce n’est pas la panacée, mais à coté, vous allez voir comme les Anglais vont souffrir » et on sera repartis pour un vote par défaut pour ceux qui iront voter…et pas de vote du tout pour ceux qui penseront que c’est du temps perdu. Le Brexit, qu’on le veuille ou non, montre la voie à beaucoup de peuples qui en ont assez du dumping social et du moins-disant sur les coûts salariaux. Moins de salaires, moins de pensions, moins de protections sociales et de la précarité comme en Allemagne avec les Minijobs sans sécu, sans retraites. Nous qui sommes en Alsace, on en voit les effets chaque jour avec les camionneurs venus de l’est qui prennent nos emplois et qui cassent nos statuts.
Une sorte de Mini-Brexit en Alsace
Comme un écho presque futile, l’Alsace s’est remise à espérer. A espérer qu’elle aussi allait pouvoir sortir du carcan du Grand Est imposé par Paris. Et pouvoir faire une sorte d’Elsaxit à l’image du Brexit. Le Conseil d’État vient de doucher ses espoirs en émettant des doutes sur la constitutionnalité de la Collectivité européenne d’Alsace portée par la ministre Jacqueline Gourault. On ne sort pas facilement des griffes jacobines.
WA20 Javelot I CN°1 F-CBQO. (image extraite du site planeur Wassmer)
CRIS: commandes, réglages, instruments, sécurité. J’ai gardé en mémoire mes préparatifs de vol. Un petite pichenette sur le cadran de l’altimètre, j’attends l’envolée.
Quand le MS317 met les gaz de son gros moteur en étoile, mon Javelot se met à rouler sur la piste en herbe. J’ai l’impression d’être enfermé dans un tonneau avec le bruit de la roulette qui se répercute dans la carlingue. Rapidement, je décolle et me tiens un ou deux mètres du sol le temps que le Morane prenne à son tour l’air.
J’ai la main gauche bien calée sur la poignée d’aérofrein pour ne pas qu’elle se déverrouille inopinément.
Je m’applique à suivre la trajectoire de mon remorqueur sans le contrarier. Je dois rester dans le plan sans le faire glisser ou déraper.
Puis quand mon remorqueur bat des ailes, je largue le câble. Me voici seul. Mon Javelot gigote le temps de se sentir à l’aise et que mon trim soit au top.
Mon seul souci immédiat est de garder un œil sur le terrain car je n’ai pas d’autre ambition que de planer jusqu’à la prise de tour de piste.
J’allonge, je vire et je vais chercher la branche vent arrière, puis je vire sous deux alpha pour me mettre en vent de travers… rien à gauche? je surveille ma bille et mon badin en m’alignant dans l’axe de la piste 30.
Je compense un léger vent de travers, puis avec un cran d’aérofrein j’ajuste le point de touché.
A Nancy le livreur à vélo ne montre pas toujours l’exemple
N’attendons pas des louanges, Nancy n’est pas au top des villes cyclables. Un reportage de France 3 vient le rappeler: la ville est la plus mal placée du Grand Est dans le baromètre de la Fédération des Usagers de la Bicyclette.
On peut écouter ce reportage audio qui témoigne…notamment de comportements pas toujours adaptés de la part de ces nouveaux usagers que sont les livreurs à vélo
C’était mon jour de bonté, j’ai entretenu mes vélos
Premièrement, les patins de frein sur le routier. Ne pas se tromper de sens et penser à donner un léger angle de pincement par rapport à la jante. J’en profite pour retirer la saleté. Je monte du compatible Campagnolo rouge. Pourquoi rouge? je ne sais pas, c’est ce que j’ai trouvé.
Deuxièmement, un pneu arrière. Le vieux avait dépassé le repère d’usure depuis un certain temps. Au démontage, le pneu est tout mou, il ne reste plus beaucoup de gomme. Je monte le fameux Conti 5000 qu’il faut gonfler à 7,5 bars. On verra à l’usage. Je suis repassé en 23. Les 25 sont trop justes pour mon cadre.
Troisièmement, le pneu VTT que j’ai regonflé hier en voyage se dégonfle à nouveau. Cette fois , j’ouvre un flanc et je glisse une giclée de liquide d’étanchéité. Je gonfle au compresseur…clac, les flancs se mettent en place. 3 bars et c’est reparti. Je fais tourner la roue, la fuite suinte…je range le vélo, la fuite en bas le temps qu’elle se colmate.
C’était en mai 2017. J’avais grimpé à la ferme d’Ostein, puis après Freundstein, j’avais rejoint le Molkenrain avant de redescendre. (voir mon article d’alors)
Mon parcours du jour
Aujourd’hui, j’ai fait une variante. A Freundstein, j’ai poursuivi jusqu’à la chapelle Sicurani, puis j’ai rejoint la cantine Zeller.
Je commence à me tromper en prenant le sentier pédestre pour monter à Ostein, ce qui n’était pas le mieux à faire
Je dois avouer que je suis peu « armé » pour faire cela. Je manque de ressource, j’ai beaucoup poussé ma machine et en plus je me suis trompé plusieurs fois.
Avant Ostein, pause, je retrouve le chemin
Un vététiste descendait vers moi peu avant Freundstein. Il s’est arrêté et m’a demandé si j’avais un problème. Oui, le manque de force, alors j’économise. Il pointa du doigt son pédalier électrique…comme pour m’indiquer la marche à suivre…
La ferme d’Ostein, un peu sinistre Enfin Freundstein!A l’ombre, encore un peu de neige, je vais à SicuraniVoici la chapelle Sicurani du nom du capitaine mort avec ses hommes lors de la première guerre. Je passe devant un ancien cimetière des Chasseurs de Bonnegoutte. Mon pneu arrière se dégonfle très vite. Je vide la bombe à l’intérieur et ça repart. Je devais manquer de liquide d’étanchéité… Me voici à la cantine Zeller. Pour y parvenir, je me suis trompé deux fois. Décidément! Je crois que l’expo photos dans le bunker est nouvelle. Mais aujourd’hui, c’était fermé.Depuis la cantine, la vue sur la plaine d’Alsace est très belle dans le soleilLa descente à Wattwiller sur un single roulant me permet de rattraper le temps passé. A Wattwiller je rentre jusqu’à Steinbach par les sentiers viticoles
Ce matin en ouvrant mon courrier, j’ai découvert ce message pour le moins énigmatique adressé par ma Caisse d’Assurance Maladie.
J’ai entendu parler de ce Dossier Médical Personnel Partagé (DMP) mais je n’ai pas compris tout de suite l’intérêt qu’il y a de balancer sur le net tous mes tracas médicaux. Car il ne faut pas se tromper, il est question de partager son dossier médical. Le partager avec qui? c’est toute la question. Deux arguments qui pour moi font « pschitt », celui de me simplifier la vie et celui de me sauver d’une mort certaine. La question de fond est qui va pouvoir accéder à nos informations médicales?
Car sous couvert d’arguments peu convaincants, c’est bien de cela qu’il s’agit: que toutes sortes de tiers accèdent à vos données médicales, vos traitements, vos risques de vie et…de mort plus ou moins rapprochée. Nos banquiers, nos assureurs auront tôt fait de collecter sur un barème nos risques de claquer inopinément.
N’en croyons rien, le corps médical sera bien incapable de garder nos secrets au chaud d’un serveur informatique quand on voit la désinvolture avec laquelle on vous toise dans les cabinets et aux guichets médicaux. Le secret médical n’existe que pour ceux qui y croient.
Je ne suis pas dupe, je sais que tout spécialiste de la chose médicale continuera comme par le passé à refaire à zéro nos parcours de soins, dossier en ligne ou pas.
Alors, moi qui suis pourtant adepte du net.0, je vais attendre un peu avant de me précipiter pour accepter qu’on publie mes petites misères.
Isolé, le chemin est sans issue. C’est dire que les occupants ne doivent pas être très dérangés. Je ne souhaite donc pas que ma peinture vienne troubler leur quiétude.
L’histoire minière des lieux reste pour moi une énigme car je ne trouve pas en ligne grand-chose à me mettre sous la dent qui doit être creuse puisque je reste sur ma faim!
Se mettre ou se remettre au vélo, c’est le moment pour profiter des beaux jours.
Comment choisir son vélo, faire connaissance avec votre nouveau vélo, découvrir son environnement, comment s’équiper, préparer son itinéraire et ses voyages , prendre soin de sa forme physique,…
Vous saurez tout de ce nouveau compagnon de route.
Je l’ai acheté d’occasion, l’occasion de voyager à bon compte (2.36€ chez un libraire berlinois qui vend en ligne des bouquins en français)
« Hier entspringt die Donau », ici nait le Danube. C’est là que commence le voyage devant cette plaque à la source du Danube.
J’ai sauté sur l’occasion de voyager par procuration. Parcourir le Danube, ses paysages, son histoire, notre histoire!
Je sais que les cyclistes sont nombreux à projeter ce voyage le long du Danube.
Me voici donc à Donaueschingen au pied du fleuve. Je connais le parc des Fürstenberg pour y être allé de nombreuses fois.
Pour le reste, je vais en attendant mieux me pencher sur l’ouvrage de Claudio Magris, qui je le sais, est une référence. 550 pages que je savoure déjà.
Finalement, les manifs sont rentrées dans le rang, on ne les remarque plus. Elles ne sont plus que le bégaiement d’une société malade qui secrète quelques excroissances de rancœurs, puis tout redevient normal.
Les commerçants se terrent derrière leurs rideaux de fer et les badauds préfèrent les jardins publics aux artères commerçantes. Je suggère qu’on épaule un peu les Gilets jaunes en leur confiant des protestations ciblées; par exemple les manifestants pro-vélo pourraient revendiquer avec l’aide des Gilets jaunes plus de pistes cyclables ou moins de bagnoles en ville. Les Gilets jaunes deviendraient ainsi des manifestants par procuration. Un samedi, manif pour les agriculteurs, un autre samedi manif pour les Ephad, un troisième pour le climat,…Les Gilets jaunes pourraient détenir là un bon filon avec les manifs dédiées et même créer un marché des manifs et pourquoi pas faire jouer les cours. On aurait donc une bourse de la manif et un cours fluctuant. Les acheteurs de manif pourraient souscrire des emprunts et choisir le niveau de revendication: avec ou sans casseurs, avec ou sans pavés…et pour les manifs de grande méchanceté avec cocktail Molotov ce qui n’a pas encore été expérimenté depuis 68.
Relégué en fin de journal, parfois complètement absent des titres du France 2 de 20 heures (le 23 février), le mouvement des Gilets jaunes ne passionnent plus. Il reste un volant de quarante ou cinquante mille irréductibles pour qui c’est devenu une habitude de manifester en jaune le samedi. Alors les médias s’en détournent. Il n’y a plus que LCI ou BFMTV qui meublent leurs antennes en continu avec des caméras statiques attendant que des sauvageons fassent le buzz et arrachent les parements de pierre du mobilier urbain pour ainsi les transformer en projectiles.
Le Grand Débat, je n’en étais pas. Mais j’entends ce qui s’y est dit. Une grande communication de bla-bla de Français « ya ka » qui pensent que tout est simple et qui ne comprennent pas pourquoi c’est si compliqué. Avec cet encouragement à débattre de tout et de rien, ceux qui ont le plus à craindre sont les députés, ceux qu’on a envoyés à Paris pour nous représenter et qui ne représentent en fait plus personne puisqu’ils ont fait le serment d’allégeance à la Macronie qu’il fallait tout changer dans le sens inverse de ce que veulent les Français.
Ce qui fait enrager le bon peuple, c’est que d’autres puissent se déclarer peuple à leur place comme le font les Gj. Faire people, c’est à celui qui le fera le mieux. Cette perte de repère et de valeur de nos sociétés modernes a pour conséquence qu’on ne sait plus trop qui on est, d’où on vient et où on va.
Moi si, je sais d’où je viens. Et je m’en souviens. Même si je ne sais pas où je vais. Ce qui m’autorise à dire les choses telles que je les pense.
Le vieil homme me regardait descendre derrière son bois scié, fendu et empilé consciencieusement le long du Altrainrunz. Il m’a regardé passer impassible comme si j’étais un extra-terrestre sur mon destrier à suspension hydro-pneumatique. Surprise! je m’arrête. Vous êtes le deuxième à passer me dit-il…La conversation va durer près d’un quart d’heure. On croit être seuls, là-haut, comme des maîtres du monde. On ne l’est pas. Tronçonneuse, coin, hache, tous les outils du labeur sont sur le sol. C’est une Mc Culloch, mieux qu’Husqvarna selon lui…On vole du gasoil dans les Latil des bûcherons garés là-haut. Même au fond des bois, y’a des voleurs!
Un gros pick-up noir dévale la pente et c’est à peine si l’on a le temps de s’écarter du chemin.
J’ai pris le parti de militer pour le vélo, toujours convaincu qu’il est un maigre argument de nos mobilités douces et d’un air moins pollué en ville. Mais tous les partisans de l’air pur ne l’entendent pas ainsi. Prendre son vélo pour aller en course, au boulot ou porter les minots à l’école, n’y songez-pas! Ils sont tous prisonniers du système, de leur système, auquel ils ne veulent rien changer. Ils débattent, oui. Ce qu’on pourrait faire pour améliorer le système? Mais pas trop! L’habitude des gens est comme une houle lente de longue portée qui se répand à l’infini. Portée par le vent.
J’en ai peint plusieurs ce matin et j’ai beaucoup hésité sur le cadrage, les couleurs. A vouloir trop détailler, parfois je m’égare. A la dernière minute, je sabre tout. C’est quitte ou double, ou ça passe ou ça casse. Masevaux a construit des immeubles modernes au bord de la Doller. Mais ils s’intègrent dans le paysage et la roue du moulin en action est sympa.
J’ai grimpé jusqu’à Allenbourn. Depuis Bitschwiller, on prend la direction du Plan Diebold, mais on tourne tout de suite à droite dans le village en prenant le chemin de l’Allenbourn.
La dame me dit qu’il n’y a plus de mines à Allenbourn. Elle y vit avec son mari et son fils. C’est isolé et ça ne mène nulle part.
Adossé en haut du vallon de l’Allenbourn, on y exploitait du fer, mais aussi du quartz, du manganèse, de la siderite, de la galène et de la sphalérite. Pas de vestiges à voir et des galeries effondrées me dit-elle. Je n’insiste pas je fais demi-tour.
le chemin de l’Altrain dispose de bons raidillons et de descentes vertigineuses
Plus bas, je prends la direction de la butte du Kuppen à 496 mètres. L’endroit comprend un abri sans équipement de mauvaise facture qui doit servir de troisième mi-temps au village d’en bas les jours de fête.
Bitschwiller-les-ThannL’abri du KuppenThannerhubel Maison forestière de l’Altrain
Puis le longe la vallée par la route forestière de l’Altrain Nord jusqu’à la cote 631. Ensuite je dévale la pente le long de l’Altrainrunz jusqu’à Willer-sur-Thur.
Altrainrunz
A Willer, je crois voir la statue de la Liberté dans un jardin.
Le long d’une allée ombragée, des jardins bordés de hautes demeures bourgeoises
Les cyclos y convergent.
Je me casse les dents sur l’oriel. Quel architecte oserait aujourd’hui?
Ceux qui vont tâter les pentes de Gueberschwihr ou ceux qui vont s’engouffrer ensuite dans la vallée de Soultzmatt. Je m’arrête à Rouffach que j’aime bien. Je lui trouve un cachet médiéval de belle facture.
Le long d’une allée ombragée, des jardins bordent de hautes demeures bourgeoises. Et la perspective se termine par un donjon carré et fortifié.
On entre à Gueberschwihr par cette rue pavée éprouvanteEguisheim, le plus beau village des FrançaisOLYMPUS DIGITAL CAMERA
En tentant de conquérir un cinquième mandat, le président Bouteflika fait la démonstration que le handicap moteur n’altère en rien sa capacité à gouverner le Pays.
On croit reconnaître Mulhouse, la tour de l’Europe et une petite sœur jumelle derrière
Patrice Stutz expose actuellement à la mairie de Steinbach. C’est une exploitation des clairs-obscurs magistrale.
Lumière brumeuse du matin, soleil rasant du soir qui allonge les ombres, soleil écrasant du midi qui fait onduler le bitume. (L’Alsace du 22 février)
Des sujets urbains et donc de l’architecture comme je l’aime. L’imagination de l’artiste fera qu’on ne reconnaîtra pas toujours l’endroit. J’identifie Mulhouse mais il existe des anachronismes habiles et voulus, des voitures actuelles, un tramway antique et des personnages qui s’invitent dans les encombrements urbains.
J’adore.
À découvrir jusqu’au mois de mars pendant les heures d’ouverture de la mairie.
C’est quand je me relève d’une gamelle à VTT que je me fais cette réflexion « maxou, t’es bourré ou quoi? »
Je jette un œil autour de moi…personne! Ouf, l’honneur est sauf. Se prendre une gamelle à vélo est toujours un déshonneur…et l’illustration d’un défaut de maitrise.
Hier encore, après la chapelle des Bouleaux, j’ai pris une ornière glaiseuse en travers et mon quintal s’est planté dans la gadoue.
Défense de rire! Seul mon cheval délesté de son opulent jockey a frétillé de joie dans la gadoue. Je lui ai vite attrapé les rênes et il a passé un sale quart d’heure.
Dans le match qui oppose actuellement les bagnoles, la source d’énergie est le thème majeur en jeu.
Faut-il se séparer de son vieux diesel au profit d’une voiture essence ou d’une voiture électrique?
C’est comme ça que les choses se présentent. Les pouvoirs publics accusés d’encourager la pollution aux particules diesel ont décidé de sévir. Ce faisant, les fabricants se frottent les mains, sous le coup de la frayeur, le réflexe des consommateurs, c’est d’abandonner au plus vite son véhicule diesel. Pourtant Carlos Tavares, le patron de PSA prétend qu’abandonner le diesel ne fait pas vendre plus de voitures électriques mais des modèles essence équivalents qui génèrent plus de CO2 que le modèle gasoil.
Alors?
J’ai ma petite idée sur la question. Si on continue de vouloir tous rouler en voiture pour un oui, pour un non, on n’est pas prêt de sortir de l’auberge à pollution. D’autant que pour arranger les choses, on parle de mettre sur la route les nouveaux conducteurs dès l’âge de 17 ans. Alors, un conseil, si vous vous décidez à écouter les sirènes qui vous exhortent à brader votre diesel, achetez un vélo! Avec un vélo, vous allez récupérer quelques sous de la revente à bas coût de votre diesel dévalué et vous allez retrouver la joie de vivre. Adieu les encombrements, la pollution, adieu les taxes, et cerise sur le gâteau, vous allez pouvoir prendre les ronds-points en diagonale.
C’est l’été que la guidoline nous lâche quand le vélo est le plus sollicité, quand cramponné au guidon pour franchir les sommets alpins, les spires transpirent et prennent leur aise. Reprise d’un sujet de 2012.
La guidoline c’est le beau ruban qui entoure le guidon, qui ajoute un look personnalisé à votre dulcinée et vous procure le confort attendu par vos mains pendant de longues heures d’étreintes forcenées.
C’est peut-être superflu de le dire, mais la guidoline assure aussi deux des liaisons « mécaniques » du cycliste avec la bicyclette en plus de la selle et des pédales; c’est là où se concentre un ensemble de forces dynamiques propres à emmagasiner nos efforts sur le vélo, principalement des efforts de traction sur le cintre et de pression lors du freinage.
Démonter la guidoline dès lors qu’on l’a déjà maintes fois rafistolées avec du scotch d’électricien est facile.
Évitez d’emprunter un cutter! Vous risquez d’endommager les gaines de câbles et de vous blesser.
Je n’en serais pas surpris vu l’intégrisme qui gagne les usagers. La grande masse des automobilistes n’ont pas appris le vélo, jeunes, ils sont passés rapidement à la voiture après la mobylette ou le scooter. Ils ne savent donc pas ce qu’est le cycliste, pas le sportif non, le cycliste tout court, celui qui va chercher son pain, celui qui porte ses bouteilles à la benne à verre, ou encore celui qui tente de rejoindre un centre commercial construit pour le tout voiture et pour le drive depuis peu. Le drive pour vélo, ça n’existe pas. Pas encore.
Imaginez qu’on me traite de cycliste de merde…
Je n’en serais pas étonné tellement mon irruption aux carrefours est abscons. Hier encore, mon petit-fils sur son siège bébé, j’aborde le carrefour rue Clemenceau – rue de la paix. La voiture qui arrive sur ma gauche ne me voit pas, le conducteur regarde dans le vide sur sa droite, il ne me voit pas. Le cycliste est quantité négligeable, un gêneur. Incompréhensible! Heureusement je tournais sur la droite et mon guidon accompagne la voiture et le chauffeur semble tout étonné de voir à coté de son passager un cycliste…d’où vient-il celui-là? semblait trahir son étonnement.
Je ne voulais pas en venir là. La détestation du cycliste en ville et sur la route est inversement proportionnelle à l’infime espace qu’il occupe. Finkielkraut, le philosophe, qui ne doit pourtant pas faire de vélo s’est fait traiter de sioniste de merde samedi par un type dans la rue près de chez lui. Je n’en suis pas étonné non plus. Ces types là, capables de telles insultes, sont encore plus dangereux que les bagnoleux étourdis et corrigibles. Ce sont des crapules dont la plupart ont été accueillis dans notre communauté avec bienveillance. Trop de bienveillance.