
Aquarelle?
Non.
J’ai raté.
Alors j’ai tartiné avec de l’acrylique.
Bon, ça passe.
Faut pas être trop difficile.
Un beau sous-bois du coté du Käsacker

Aquarelle?
Non.
J’ai raté.
Alors j’ai tartiné avec de l’acrylique.
Bon, ça passe.
Faut pas être trop difficile.
Un beau sous-bois du coté du Käsacker

Faut s’méfier!
L’artisan se laisse parfois gagner par les méthodes du grand commerce.
Ton vélo en pneus de 26 ne vaut plus rien! combien? 200? 300 euros?
Ce n’est pas qu’une affaire de pneu, c’est une affaire générationnelle.
Nos commerçants en cycles préfèrent vendre du neuf quitte à mécontenter les moins jeunes attachés à leur machine.
Enfant des années 50, notre taille moyenne est de 1.70m et le vélo de 26 pouces nous convient parfaitement. C’est une affaire de proportion, pas de marketing.
Mais les standards américains sont passés par là.
Les jeunes hommes d’aujourd’hui sont plus grands de 4 à 8 cm en moyenne et acceptent mieux les vélos de 27.5 pouces.
Je proteste, évidemment.
C’est comme pour les bagnoles.
Au prétexte qu’elles n’ont pas le dernier gadget à la mode, elles décotent.
Surtout celles au gasoil.
En vendant, on entre dans le circuit infernal de ceux qui changent pour changer.
Vous allez alors devenir un roi de l’actif circulant et vous contemplerez votre beau vélo neuf au pied du lit chaque matin.
Eh vous là, qu’est-ce que vous faites?
Moi je fais circuler mon actif, mon vélo tout neuf. Celui que je revendrai vite fait l’année prochaine.
En gardant, on devient gardiste comme ceux qui collectionnent les bons vins.
Remarquez gardiste, je l’étais déjà avant, puisque chacun sait que les cyclistes sont des avant-gardistes qui s’ignorent.
Je ne le ferai pas.
Il me faut revenir sur cet épisode de contestation des Gilets Jaunes.
Beaucoup préfèreraient griller les étapes; j’en connais parmi mon entourage qui aimeraient voir se dissoudre en silence ce phénomène qui entrave la bonne marche de leur idéal climatique.
Le Plan Climat et ses promoteurs veulent continuer sur leur lancée comme si rien ne devait enrayer le rythme immuable des réformes vers un univers décarboné.
Ni Trump, ni la Chine, la France toute seule est sûre de sa vérité.
Le grain de sable, hélas, est venu des Gilets Jaunes.
On ne sait pas encore si la société qu’on dit aujourd’hui libérale pour ne pas dire capitaliste (ce gros mot), va abandonner quelques lambeaux de pouvoir d’achat aux travailleurs.
Pour le pouvoir en place, le désaveu est patent.
Il n’a que ce qu’il mérite après tant d’humiliations et de régressions subies par le monde du travail.
La France profonde est devenue une sorte de tiers état où personne ne la représente dans aucune institution et qu’on peut taxer à volonté.
La faute à qui?
Ne soyons donc pas étonnés si la rue devient un nouveau théâtre de revendications et de protestations.
Pour l’heure, cette révolution qui ne dit pas son nom effraie le beau monde des ministères et les élites médiatiques , mais ce n’est rien à coté d’une vraie révolution comme celle de 1789 où les ingrédients sont pourtant identiques:

Je pars toujours à l’aventure de chez moi.
Une aventure de deux heures.
Et puis je rentre, l’aventure terminée.
Je repasse sur des lieux connus et pourtant ma curiosité trouve toujours matière à satisfaction.
Avant Hirnelestein, j’ouvre un chantier de mécanique.
C’est rare.
Le grand pignon ne passe pas.
Je décale la butée fin de course…je détends le câble…bref, je patauge.
Enfin ça marche.
Hirnelestein, je grimpe l’escalier.
Morne plaine.
Je pousse jusqu’à l’Amselkopf.

Puis je me laisse descendre jusqu’aux mines.

Steinbach puise son eau dans un puits de mine et la déferrise avec du manganèse.
En 1870, les Allemands avaient rouvert la mine et envoyaient de l’eau polluée aux habitants.

Je m’arrête au chantier des Trolls au puits du Donnerloch, puis à coté de la cabane en bois cordé, je visite une galerie d’une vingtaine de mètres de long grâce à ma lampe de casque.



Je traverse la Croisière.
Les Gilets décroissent.
Je termine par ma visite de ligne 63 kV Luetterbach-Thann.
Énigmatique titre.
C’est pour mieux attirer les regards.
C’est la fin de l’année qui est en vue; les challengers voient arriver le terme de leurs exploits à vélo et d’autres la confirmation de leur déclin irrémédiable.
L’âge aidant, je m’en fous un peu.
J’écoutais hier à la radio le généticien Axel Kahn parler de sa passion pour la marche.
Il s’enflammait de ses exploits passés et des sommets atteints.
Puis un jour qu’il ambitionnait de grimper 2000 mètres, il déclara forfait à 1300 mètres.
Plus de jus!
Depuis, il s’est rabattu sur les îles, des chemins plus à plat.
Il publie « Chemins » chez Stock sur les traces du marcheur Jacques Lacarrière qui avait publié « Chemin faisant »
Je sais que ces comptes d’apothicaire déplaisent à quelques-uns de mes lecteurs, alors je ne vais pas fanfaronner.

Je garderai donc pour moi ma fierté d’avoir visité de beaux paysages et d’en avoir témoigné ici et en même temps, comme dirait l’autre, réalisé un score honorable sur mes compteurs kilométriques.
Tout ce que je grignote à présent sur le vélo d’ici le 31 décembre, c’est du bonus.

Macron serait dans le doute car le mouvement ne faiblit pas contrairement à ce qu’annoncent les médias.
Ce soir les chroniqueurs se désolent de l’incompétence de l’État.
Du coté des gilets jaunes, le feu vert est donné pour poursuivre le mouvement car la détermination est forte.
Il est vrai que l’agrégation des rancœurs est un ferment puissant.
Les milieux économiques doivent prendre peur à quelque semaines des fêtes de fin d’année..

Après ce parcours qui devient désormais mon pèlerinage, je poursuis ma route.
Au loin, les Alpes.

Sur mon retour, deux jeunes qui peaufinent leur parcours de bosses.
Bravo les gars!


Isabelle et le vélo tire à boulet vert sur la bagnole électrique. Elle le fait beaucoup mieux que moi.
Surtout que Carlos Tavarès, le peudeugeu de PSA en a dit tout le mal qu’il pensait.
Ce gars là mériterait d’aller en prison comme Carlos. Ses actionnaires vont-ils le déboulonner pour avoir dénoncé la supercherie de la bagnole électrique?
Ne cédons pas aux sirènes de la voiture électrique même si les Verts (de rage) en font la promo.
aller lire Isabelle et le vélo
Je sais c’est facile de dire que c’est mieux chez le voisin.
Ici c’est Schloss Burgeln en Allemagne à quelques kilomètres de la frontière rhénane.
Un château bien entretenu qui démontre que l’Allemagne possède de l’argent.
Alors comment font-ils, ces Allemands, pour mieux réussir que nous?
Les impôts sont-ils plus élevés?
Non, l’Allemagne prélève 10 points de moins que nous.


Parmi ceux qui se félicitent de cette mésaventure qui frappe « les gilets jaunes »: les écologistes.
Ceux de la première heure qui n’ont jamais cessé de vilipender les premiers responsables de la pollution, à savoir les automobilistes.
Invoquer les tankers, les avions de ligne, oui ils le font aussi.
Mais les automobilistes, et les camionneurs!, ce sont des proies faciles.
D’autant que les retombées polluantes dans les villes sont « à portée de mains », oxydes de carbone, oxyde d’azote, microparticules et autres composés chimiques tous néfastes pour la santé et la planète.
Autant le dire tout de suite, j’ai toujours eu une méfiance relative à l’égard des écologistes de salon toujours prompts à nous donner des leçons de bien vivre sans toujours démontrer et éprouver concrètement leurs préceptes.
Des écolos à vélo, j’en connais peu.
L’affaire des gilets jaunes pourrait bien se retourner contre ceux qui ont allumé le feu de la discorde.
A commencer par le sieur Hulot et avant lui la dame Royal.
Vouloir mettre la France rurale à pied à marche forcée, sinon à vélo, est un vœu pieux dans lequel le gouvernement s’est fourvoyé en cumulant hausse des prix pétroliers et fiscalité.
Il est à craindre que notre France en Marche et ses jeunes thuriféraires au pouvoir s’y cassent les dents car il n’existe actuellement aucune alternative crédible au tout voiture dès lors qu’on exige des Français mobilité et flexibilité au travail. Ce ne sont pas les mesurettes prises dans l’urgence qui vont mettre un terme au mécontentement. Pendant quarante ans, on a gentrifié les villes, exilé les forces populaires dans le péri-urbain toujours plus loin sans développer les infrastructures collectives de transport ad hoc et à présent on s’étonne des dégâts de la route et des retombées carbonées.
On va mettre du temps à sortir du dilemme. Surtout que le peuple est chauffé à blanc!

Les microsillons creusés par le juke-box font 33 tours et puis s’en vont.
Je n’ai pas écouté tous les airs susurrés par le vent.
Je suis parti après le boogiewoogie parcourir les grandes allées désertes.


La société du spectacle bat son plein.
La classe médiatique n’a qu’une idée en tête, être raccord avec l’actualité mercantile.
Passer du jaune au noir…et revenir au jaune ensuite.
Le consumérisme mondialisé n’en a rien à foutre des gilets jaunes.
Après Halloween, voici le Black Friday.
J’espère que les Gilets Jaunes vont intimider gentiment ceux qui se prêtent à ce spectacle obscène: les commerçants.

On préfère l’aborder au sec.
Ce jour là, le 4 mai 2017, l’orage est passé.
Et j’ai profité d’un ciel chargé derrière l’auberge de la Fourmi.

Ça peut toujours servir.
Un routier ne pourra plus dire « où mettre une sonnette? »

12.90€
Un peu chère!

Cette manière de laisser croire qu’on a reçu une France en loques et qu’elle mériterait davantage que les aménagements intelligents et modérés d’un pragmatisme non idéologique est dévastatrice car elle laisse l’ensemble des électeurs macroniens et de leurs représentants dans un état de saisissement indigné. (Philippe Bilger, ancien avocat général)
Même les soutiens éclairés de la droite française s’interrogent.
Macron n’en fait-il pas trop?
Il n’est pas tendre Bilger qui poursuit:
Quoi, ces Français ne sont pas contents de l’avenir radieux qu’on leur prépare mais préfèrent leur imparfait présent, quoi, ces citoyens sont plus attentifs à leur pouvoir d’achat et à leur manière d’aller au travail qu’à l’écologie et à son triomphe ou non quand ils seront tous morts !
C’est déjà la lutte finale chez Macron. Voila un président qui s’est consumé plus vite que les autres.
Un vieux stalinien n’aurait pas su si bien dire.

Mon vélo s’abandonnait.
Il ondulait dans les courbes de l’accordéon reliant les wagons du tram-train.
Ensemble, nous songions à cette jeunesse enjouée qui se pressait dans la grande chenille.
Un train de paroles dont nous ne comprenions pas tout.
Saccadées, empruntes d’un mélange de cultures, les phrases des jeunes ados détonnaient; mon univers grammatical prenait subitement des rides.
Il faut se plonger dans le tram-train pour comprendre.
Plan A: vélo
Plan B: vélo plus tram-train
L’appellation tram-train est-elle propre à l’Alsace? je ne sais pas. C’est Jean-Marie Bockel qui a eu l’idée de construire un gros tram pour rejoindre Thann depuis Mulhouse.
Son inauguration le 11 décembre 2010 a fait l’objet d’une manifestation de mécontents (déjà!) (voir mon billet )
J’ai pris le B pour aller à mon électrocardiogramme annuel.
Avec le plan B, j’arrive pas en cycliste chez le cardio.
J’en profite pour faire un tour au centre-ville.
La grande roue place de la Réunion est déjà en action.
Le passage des Cuveliers est l’astuce cycliste qu’il faut connaître puisque l’avenue du Président Kennedy est partiellement interdite.
Pour tout vous dire, mes déplacements au centre-ville sont erratiques; je suis un cycliste adepte de l’anarchie joyeuse comme Pierre Sansot.
Mulhouse-Rixheim de jour, ça va.
J’en profite pour réviser les changements apportés à la ville.
Le long du quai d’Alger, la population des « gros hamsters » progresse.
Ils sont installés tous les cent mètres sur le gazon et cassent la croûte.
Comment traverser cette jungle de circulation dans les circonvolutions de trois giratoires inextricables!
J’accède à pied à notre passerelle menant à la rue de Bâle en priant.
Puis je dois à nouveau traverser la D66 et me faufiler dans un étroit goulet aménagé pour les vélos, je suis dans la rue de Bâle, ouf!
Rue de Mulhouse à Rixheim, rien de neuf, le cycliste est drossé contre les platanes.
Pour le retour en pleine nuit, ça craint.
Le secrétariat d’un médecin est un va-et-vient générationnel.
Comment va madame votre épouse?
Mais elle est partie l’année dernière…
Ô je suis navrée, toutes mes condoléances!
Mon laisser-passer cardiologique sur le porte-bagage, je saute sur ma bécane souhaitant encore rester un peu chez les bien-portants.
Je quitte Rixheim
Mieux vaut être équipé de son… gilet jaune.
Un fois dans mon tram, 40 minutes et je suis at home.

C’était l’opération de la dernière chance.
Quand on rate sa peinture, il ne reste plus qu’à en faire des confettis ou un puzzle comme ici.
Mon prof tentait l’acrylique sur ses ratés d’aquarelle.
Mais il en ratait peu.
Pas comme moi.
En décembre 2017, j’avais peint le Gsang dans le sens montant depuis la vallée

Non, je ne vais pas vous parler encore une fois des gilets jaunes.
C’est l’heure de faire l’état des lieux de notre vélo. D’autant que les réparateurs nous attendent les bras ouverts alors que l’activité du vélo-loisir se met en sommeil hivernal.
Serge me l’a dit, jauge à la main, « ta chaîne est usée ».
Et d’ajouter pour me convaincre « t’es à 80%!…. »
Chez moi, j’ai vérifié avec ma jauge VAR…
Oui, c’est vrai le coté +0.075mm de la jauge entre dans les maillons.
Qu’est-ce que ça veut dire?
Cela signifie que l’allongement d’un maillon du à l’usure dépasse 0,075 mm (7mm pour 100 maillons), allongement jugé excessif selon l’expérience.
Si on insiste, on risque d’user prématurément la cassette de pignons et les plateaux.
Mieux vaut donc ne pas insister, d’autant qu’une chaîne usée admet moins facilement les changements de braquet.
Grâce à lui vous pourrez vérifier la périodicité de votre entretien et aussi noter les coûts consacrés à votre vélo.
Pour mon VTT (qui est réputé plus cher à l’entretien qu’un vélo de route ou de ville), j’ai fait une grande visite en février dernier
En mars, pas de chance, retour chez le meccano…
En juin, révision amortisseur arrière et changement pédales
A venir ce mois, changement de chaîne…
Et je ne suis pas un « massacreur de matériel! »
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coût d’utilisation d’un vélo de ville
Si l’actualité cycliste observe un relatif sommeil avec les premiers froids, en revanche l’agitation sociale prend de l’ampleur à une période inhabituelle de l’année.
A deux mois du prélèvement à la source tant redouté par le gouvernement, à six mois des Européennes, le mouvement dit « des gilets jaunes » interroge.
Une France en recherche de vérité. Si le message du gouvernement est faiblement audible quant à sa politique fiscale, celui des « gilets jaunes » est encore moins convaincant sur un plan au moins: il n’a pas fait céder le pouvoir après deux jours de barrages filtrants aux abords des centres urbains.
J’ai compris le message délivré par le gouvernement pendant ces derniers jours.
En substance celui-ci:
Si le carburant augmente c’est pour limiter notre empreinte écologique, et donc nous devons continuer à augmenter la taxe carbone là où nos prédécesseurs n’ont pas fait assez.
Voila de quoi satisfaire du coté du mouvement écologique qui étrangement se fait très discret dans les médias.
Hulot serait-il parti trop tôt?
Pour ces Français qui manifestent, l’écologie est bien punitive, eux à qui l’on a dit « vivez à l’air pur de la campagne et travaillez à la ville ».
Il reste cependant la seconde partie du plan gouvernemental à développer…
Ce que le gouvernement se garde de dire, c’est qu’il n’a pas encore su résoudre la deuxième partie de l’équation écologique, à savoir comment les Français péri-urbains vont devoir se déplacer pour aller bosser là où il n’y a que la voiture.
Inévitablement, on pouvait donc s’attendre à une réplique des usagers, pour la plupart des péri-urbains appartenant, dit-on, à la classe moyenne-basse ( c’est à dire gagnant entre 1500 et 2000 euros par mois) qui peinent à boucler les fins de mois, aidés en seconde ligne pourrait-on dire par les possesseurs de gros diesel 4×4 survitaminés.
D’autant qu’on laisse entendre que les hausses ne sont pas terminées…
On nous dit pêle-mêle qu’il faut se séparer de sa vieille voiture, monter des boitiers électroniques pour rouler à l’éthanol, acheter des voitures roulant au GPL, passer à l’électrique,…or toutes ces mesures coûtent de l’argent et sont loin de résoudre notre dépendance.

Sauf l’éthanol si on cultive des milliers d’hectares de champs produisant du colza.
Sauf l’électricité à condition d’en accepter les contraintes: des batteries au lithium rare et cher produites en Chine et de l’électricité d’origine nucléaire.
Rien de très enthousiasmant en somme!
Le mouvement cycliste, de son coté, ne peut pas grand-chose dans cette foire d’empoigne entre les tenants du tout-voiture et les pouvoirs publics.
Cependant, j’ai de la sympathie pour l’association « Vélo utile » de Saint-Brieuc et pour sa porte-parole Priscilla Janot dont le slogan est « Essence trop chère ? Changez de pompe ! »
La France entend donc faire démonstration de sa politique vertueuse en matière de réduction du CO2 de la planète sur le dos des plus pauvres de nos concitoyens quand la Chine et les États-Unis en sont les premiers contributeurs.

De gauche à droite, du haut en bas, les vieux, les jeunes,…
Comme des lots de buchettes assemblés avec des élastiques pour apprendre à compter.
De quelle catégorie relevez-vous?
Pas facile à dire depuis que notre pouvoir macronien a décidé de saucissonner les Français selon leur statut, d’un coté les actifs, de l’autre les retraités et toute cette myriade d’assistés plongés dans la précarité et relevant d’allocations diverses.
Mais cette distinction est encore plus insidieuse dès lors qu’elle organise notre espace en territoires.
Ainsi en France, on a coutume à présent d’opposer ceux du monde rural et ceux de la ville.
Quand je parle de la ville, je parle de ceux qui ont tout sous la main et qui par voie de conséquence se plient aux dogmes du libéralisme sans difficultés.
Tout sous la main?
Oui! emploi, écoles, hôpitaux, services sociaux, commerces, police, salles de spectacles et…transports en commun.

Et ceux de la France dite périphérique, ceux qui restent dépendant d’un modèle de consommation où la voiture est le vecteur de mobilité d’un espace à l’autre.
Pour un peu, on reprocherait presque à leurs habitants de coûter trop cher aux finances de l’Etat.
Alors on ferme.
Tout ce qui est possible d’être fermé.
D’abord on s’empresse d’achever les derniers filons industriels devenus improductifs, puis on s’attaque aux services.
Hôpitaux, maternités, écoles, ligne ferroviaire et on nous dit « débrouillez-vous! ».
Vu sous ce prisme, on comprend l’aigreur des propos à l’endroit de notre classe dirigeante.
Tout le monde en est à présent convaincu mais très peu sont capables de l’intellectualiser en dénonçant l’ordolibéralisme qui nous gouverne.
Cet appauvrissement de la conscience politique laisse encore de beaux jours à ceux qui entendent nous gouverner sauf…sauf si ce mouvement de mécontentement venu de nulle part se cristallise pour former un nouveau parti protestataire…
Maintenant c’est l’heure des bilans.
Combien étaient-ils? on a du mal à le dire (selon le syndicat France Police, ils étaient un million)…Là où les gilets jaunes ont marqué un point, bluffant tous les commentateurs et les organisateurs patentés de manifs de République à Bastille, c’est en inventant une cybermanif à l’échelle nationale sans l’aide de personne d’autre que Facebook.
Les partis d’opposition font grise mine, eux qui n’arrivent pas à mobiliser contre le pouvoir en place.
Déclarer sa manif à la préfecture comme y invitait le ministre de l’intérieur pouvait dès lors sembler dérisoire quand tous les ministères numérisent leurs services.
Un parti politique peut-il en émerger? un parti que beaucoup assimileraient au poujadisme des années 50?
On serait tentés de penser que leur force est à la fois leur faiblesse: pour le pouvoir en place, ne pas avoir à qui parler est fort embarrassant.
Dans la sphère économique, on commence à compter les dégâts d’une journée comme celle du 17 novembre. A l’approche des achats de fin d’année, il ne faudrait pas que les gilets jaunes campent trop longtemps sur les giratoires et paralysent des centaines de zones commerciales.
Comme le dit Laurent Bodin dans l’éditorial du journal l’Alsace de ce matin l’exécutif est décidément bien loin de la compréhension et de la considération qu’Emmanuel Macron lui-même appelait de ses vœux mercredi dernier.
On va donc voir dans les prochains jours comment les positions des uns et des autres évoluent.
Aux dernières nouvelles, selon LCI, les gilets jaunes évoquent une grande manifestation à Paris le 24 novembre…

On n’a pas eu plus de six ou sept degrés cet après-midi.
Ce soir, j’ai les bronches qui râlent un peu.
Du thé, du miel.
Je suis parti à 15 heures.
Fenêtre de tir étroite de deux heures avant la nuit.
J’ai pris la direction de Pont d’Aspach avec mon VTT.
A Pont d’Aspach, les gilets jaunes.

Le tour du rond, j’expérimente le milieu du rond convois exceptionnels, puis je m’en vais.




Ils ont ma sympathie.
Attendons les déclarations de notre super-ministre bololo ce soir…
J’ai pris ensuite le train pour traverser la Doller et j’ai grimpé le layon du pipe-line jusqu’à la retenue de Michelbach.

Les marcheurs de Guewenheim terminaient leur rando à grandes enjambées le long du lac.
Arrivé sur les hauteurs de Bourbach-le-Bas, j’ai pris Roderen par les champs.

Puis je me suis laissé couler jusqu’à Thann.

Les giratoires sont devenus des points stratégiques.
A l’origine, ils sont conçus pour limiter les accidents…puis petit à petit, on les multiplie pour faciliter les accès aux commerces avec sa voiture au détriment du petit commerce en ville.
Construits aux abords de grandes zones commerciales, les giratoires se sont révélés être d’excellents bastions de contestation.
Quand Carrefour finançait lui-même ses giratoires…
Selon les DNA (25/09/2013), l’opération (de Carrefour Mulhouse de l’Ile Napoléon) – estimée à 2.1 millions d’euros HT – est financée par la société immobilière Carrefour (1.1 M €), la société Sogemo (177 000 €) et le conseil général (458 000 €) (source)
Les gilets jaunes l’ont compris, ils ont installé leur PC au centre des ronds.
Point de convergence de nombreux axes, il est très facile de les neutraliser et d’empêcher l’accès aux commerces.
Certaines enseignes chiffrent déjà leur pertes du 17 novembre à 70%.
Ambiance bon enfant ce matin 17 novembre au rond-point de Cernay face à Leclerc.
Un cycliste sympathisant s’est joint à la manifestation.
Si les automobilistes étaient patients et compréhensifs dans leur ensemble, l’un d’eux a quand même voulu marquer son mécontentement en klaxonnant.
Peine perdue, aussitôt un groupe s’est formé devant son véhicule pour le bloquer.
Finalement l’automobiliste a changé d’itinéraire et s’est éclipsé en faisant un doigt d’honneur aux gilets jaunes.
Mon avis:
Je n’ai pas de complaisance particulière à l’égard du mouvement gilets jaunes. Ce sont des gens comme vous et moi qui manifestent. Ils illustrent notre temps. Mais j’observe qu’ils n’ont dans leur démarche qu’une vision consumériste de la société dans laquelle ils vivent. Quand tout tourne autour de la bagnole, fatalement on en dépend fortement. Pour aller au travail, pour aller faire ses courses, pour mener les enfants à l’école, à la danse, aux sports…et pour aller en vacances s’il reste de l’argent. Ce qui est regrettable c’est de voir que l’affadissement du monde politique a définitivement tué notre conscience politique des choses. La seule solution est donc de refonder, de rebâtir notre contrat social autour d’un autre modèle.











Je pars à Bitschwiller…





Toujours bridé à la maison, je suis dans la phase « toux » du processus.
Je la connais cette phase, elle m’épuise et elle dure, elle dure…
Je suis passé par là en avril dernier. (voir mon billet)
Je veux dire dans les Pyrénées Orientales du coté d’Argelès.
J’en ai un souvenir fugace.
J’ai mis un pied à terre, puis voyant tous ces touristes, je suis parti.
Il ne m’en reste que l’image de fortifications bricolées noyées dans le végétal au-dessus de Collioure.
Un avis certainement injuste.
Construit sous Charles Quint au XVIeme siècle, le fort abrite des collections d’armes médiévales et renaissances.

Vélomaxou ne reste pas les bras croisés, il n’est pas insensible au désarroi de ceux que l’on appelle désormais « les gilets jaunes ».
Loin des yaka, faukon, on l’ignore trop, de grands esprits transpirent pour résoudre la transition écologique de nos transports.
Je ne vous citerai qu’un projet, proche de nous, celui de la réouverture de la ligne ferroviaire Cernay-Masevaux.

Enfin, un trait d’union entre nos deux vallées de la Thur et de la Doller va être remise en fonction!
C’est une première victoire des « gilets jaunes » là où on ne s’y attendait pas: la réouverture de la ligne ferroviaire Cernay- Masevaux est en effet une réponse positive aux questions de mobilité posées en milieu rural.
C’est la distance qui sépare Cernay de Masevaux.

Voila de quoi satisfaire tous les usagers de la route qui se pressent chaque jour pour rejoindre l’agglomération mulhousienne.
L’infrastructure est encore viable entre Saint-André et Sentheim puisqu’elle est exploitée par l’Association touristique Thur-Doller.
Inaugurée le 30 juin 1869, la ligne de Cernay à Sentheim dessert la haute vallée de la Doller ; elle se poursuivait à l’origine jusqu’à Sewen. Après avoir eu à subir les conséquences des guerres de 1914-1918 et 1939-1945, sa fréquentation décline jusqu’à l’arrêt du trafic voyageur en 1967, elle est déclassée en 1973.
Certes il y aura quelques aménagements à prévoir, la traversée de la RN66 à Saint-André, la reconstruction de la ligne de Sentheim à Masevaux.
La RN66 et la D466 (à Burnhaupt) seront dotées d’un passage inférieur sous la voie ferroviaire.
Du coté programmation des trains, la page internet est déjà prête…

Anquetil, quintuple vainqueur du Tour de France, disait qu’à force de se piquer pour tenir la cadence ses cuisses et ses fesses « ressemblaient à des écumoires ».
« Le dopage est un mode de vie dont Anquetil ne se défera pas, jamais il ne renoncera à être le maître du jour et de la nuit, le maître de l’intensité, le maître du début et de la fin des fêtes.
Anquetil tout seul est la pièce de théâtre tirée du livre de Paul Fournel, mise en scène par Roland Guenoun.
Anquetil tout seul sera joué ce soir à l’Espace Tival de Kingersheim (voir ici)
…également vendredi 16 au relais culturel de Thann et samedi 17 à l’Espace Rhénan de Kembs
Anquetil tout seul, de Paul Fournel, Seuil, 150 p., 16 €.
Signalons, du même auteur, la parution en poche de Chamboula, Points, 384 p., 7,60 €.

Moi qui aime me promener à vélo habillé de jaune, je trouve cette concurrence des gilets jaunes déloyale…ne va t-on pas instiller le doute dans les esprits? ne va t-on pas être confondus avec les manifestants, c’est à dire des cyclistes contre la hausse des carburants?
Le comble!
La couleur jaune, outre qu’elle est très visible dans le champ chromatique, colporte toutes sortes d’idées plus ou moins négatives.
On dit que c’est la couleur des cocus et aussi l’expression d’une maladie de foie.
C’est aussi celle des traîtres.
Le jaune est donc lourd de sens si on y ajoute que les nazis l’avaient choisie pour l’étoile de David portée par les juifs.
Toutes ces connotations négatives sont heureusement compensées par le jaune symbole de l’or.
De l’or pour la manif des gilets jaunes, voila de quoi rire jaune!
Un rhume inopiné m’a privé de mon vélo du mardi.
Alors j’ai peint.
Encore ce village de Barville que je revisite à ma manière.
Avec une vieille carte postale noir et blanc, j’imagine les couleurs de l’époque…comme j’aurais aimé qu’elles soient…
Le chaud soleil de l’été pèse sur les toitures.
Le photographe a invité les habitants à prendre la pause.
Une brouette, du bois à fendre, une calèche…mais pas de voiture.
Chaque maison est ornée d’un poirier noueux.
Le tas de fumier devant l’étable fait honneur au paysan.
Plus tard, le modernisme a fait son apparition…
On attendait le boulanger pour lui acheter la miche de pain et, gamin, on espérait qu’il faudrait une tranche croustillante en plus pour faire le poids exact sur la balance.
Le poissonnier avec sa Juvaquatre criait « frais » alors que ses merlans avaient l’œil vitreux.
Puis, enfin le facteur sur son vélo arrivait tout essoufflé en haut de la côte…
« Vous avez une carte de votre frère…il dit qu’il fait pas beau chez lui… »
Aujourd’hui le village est désert, les habitants reviennent de la ville une fois le soir venu, en voiture.
Je ne me pose pas la question de savoir si je porterai un gilet jaune samedi 17 novembre, jour de manifestations diverses contre la hausse des coûts des carburants.
Je l’ai déjà dit, et je l’ai même mis modestement en pratique, nos modes de déplacement, nos modes de vie pèsent sur l’avenir de la planète.
Beaucoup feignent à présent de découvrir cette nouvelle donne, l’énergie est rare et chère.
Elle le sera de plus en plus.
Pas seulement pour se déplacer mais aussi pour se chauffer.
Cette révolution jaune qui s’annonce est celle non seulement des territoires, par opposition aux villes, mais aussi celle d’une population en fracture avec le monde qui gouverne et qui se veut à l’écart des dogmes politiques.
[Un mouvement qui] s’inscrit sur fond d’effondrement des idéologies politiques, et de radicalisation des débats sur les réseaux sociaux. (Francis Brochet, journaliste)
Cette défiance du monde politique par le Français de base est problèmatique car elle s’affranchit de toutes les hiérarchies, obéit aux slogans douteux et haineux véhiculés par le net, nous expose aux pires manœuvres fascisantes.
On ne sait pas vraiment si ce mouvement protestataire va faire « pschitt » ou s’il va trouver de nouveaux souffles dans sa contestation.
Ce 17 novembre, prenez donc votre vélo!

Le Club des Cent Cols a présenté sa nouvelle tenue lors de son assemblée de Bédouin ce week-end.
Sobre et élégante, elle comporte deux bandeaux rétro réfléchissants sur les manches.
De quoi satisfaire son public.

Ils ne sont plus là pour témoigner.
On les appelait je crois les charpagnats ou encore les romanichels
Je ne sais pas s’ils revendiqueraient cette appellation.
Bref relégués souvent à l’écart du village sur le chemin de l’église, les enfants en avaient peur.
Ils trainaient avec eux une image négative colportée par les villageois.
En fait c’était de pauvres hères.
Ils ont habité ici et la masure témoigne de leur indigence.

Vous avez vu cette brochette de présidents?
Macron excelle dans cet exercice qui consiste à réunir les grands de la planète pour faite la teuf.
Tous n’avaient pas l’air ravi.
Ils étaient prudish.
Normal direz-vous pour un onze novembre.
Heureusement, le frichti attendait.
Manquait que Trump perdu dans Paname avec sa Cadillac au pétrole de schiste.
Il a peut-être couru après les femens…ou il a peut-être préféré prendre un bigmac dans son Air Force One…de crainte d’être empoisonné par un château Margaux…Pauvre Mélania! elle serre les dents, la vie ne doit pas être tous les jours facile.
Heureusement qu’elle a fait les grands magasins avec Brigitte; entre meufs, on s’entend bien.
Poutine était toujours aussi gonflé, il doit pas être en bonne santé cet homme là.
Peut-être un mal de dents?
Merkel pensait à ses courses de demain soir à l’Aldi.
Bref, c’était pas la joie.
Ce qui peut nous réjouir en revanche, c’est que notre Manu est revenu entier de son itinérance dans le Grand Est et le Grand Nord.
Un peu cabossé mais entier.
La tournée de bière des chtis a du lui remonter le moral, le pauvre, il en avait fort besoin.
Reste à trier le linge sale, Brigitte va s’en charger.
La bourde sur Pétain, le permis gratos,…c’est pour Bibi.
La hausse des carburants, c’est pas Bibi.
Les semaines se succèdent et se ressemblent.
Mon gilet jaune, je le porte déjà.
Pour ne pas me faire accrocher par une bagnole.
Le mouvement citoyen naissant dit « des gilets jaunes » qui doit trouver son point d’orgue le 17 novembre annonce une mobilisation populaire d’ampleur.
Cette Jacquerie est déconnectée des corps intermédiaires snobés par le pouvoir depuis des mois. On ne pourra donc pas reprocher aux syndicats de téléguider le mouvement.
Inédite la Jacquerie?
Non, on a eu « les gilets rouges » en Bretagne contre l’Ecotaxe.
On ne sait donc pas comment ces manifestations autogérées vont se dérouler, voire perdurer.
La contestation, on la connait, elle vient de cette transition à marche forcée qu’impose la hausse des coûts de l’énergie et à laquelle les Français n’ont pas été préparés.
Manu s’est entraîné avec son voyage mémoriel, le mouvement du 17 novembre va être vite expédié.

14-18 n’a plus de témoins depuis la disparition en 2008 de Lazare Ponticelli, le dernier poilu.
Il reste les écrits, les images, les stigmates, les ouvrages militaires,…
Un siècle plus tard, je ne me suis pas encore résolu à me plonger dans la lecture des lettres de mon grand-père.
Question de pudeur.

Enfant, je me suis longtemps demandé pourquoi mon grand-père avait un creux sur le coté du crane.
Après en lisant sa lettre, j’ai compris.