stèle érigée aux Vaillants du quinze deux au Hartmannswillerkopf.
Un siècle se referme.
La guerre de 14-18 se termine le onze novembre 1918 par la signature de l’armistice à six heures du matin dans le wagon du maréchal Foch à la clairière de Rethondes.
L’Allemagne est vaincue.
En Alsace et en Lorraine, les ouvrages militaires qui témoignent de cette guerre destructrice sont nombreux.
Dans toutes les communes, il reste aussi les monuments aux morts et les longues listes d’une génération décimée.
J’ai une pensée pour ce grand-père enrôlé à 17 ans comme palefrenier voyageant au fond d’une cale de bateau en 1915 avec ses chevaux vers le front de l’Orient et pour cet autre prisonnier au camp Sennelager à Paderborn.
Dans les plus petits villages de France, on commémore le 11 novembre (Barville 2015)
Même sous la pluie, la campagne est belle (Roderen, Rammersmatt en haut)
C’était une pluie fine.
Elle n’interdit pas le vélo de loisir.
J’ai pris le VTT car avec lui si le temps est trop menaçant, on est vite rentré à la maison.
J’ai tout de même tenté au km4 un itinéraire hasardeux: le chemin n’existe plus.
Au km 4 quand le chemin disparait je tente de grimper à l’estime vélo sur l’épaule. Sur cette photo d’il y a 50 ans, on voit le tracé du chemin (en rouge l’enregistrement GPS de mon cheminement)Au km4 des fleurs. Comme pour me récompenser d’être venu par là pour finalement faire demi-tour
Je voulais grimper à Kurrenburg non loin de la vue Zuber, hélas après avoir porté le vélo sur mon dos un petit quart d’heure, j’ai préféré renoncer en faisant demi-tour.
Mon parcours du jour 23km 400m
Une fois sur la route de Rammersmatt, je me suis offert le sentier de Mulhberg qui est un délice et qui conduit à Roderen.
un sentier délicieux
Au réservoir j’ai longé le Rueslochbaechle.
A Rammersmatt, j’ai pris le sentier botanique là où la pluie s’est mise à traverser le blouson.
Abrité sous un gros chêne pédonculé j’ai enfilé mon imperméable.
il est temps de mettre l’imper
C’est sensationnel, toute la vapeur d’eau enfermée vous procure une chaleur douce.
Mieux qu’Engie!
A Michelbach, j’ai pris Aspach-le-Haut puis le sentier qui conduit aux étangs de Bodenmatten à Roderen.
Jean-Marc Jancovici est un écologiste convaincu et convaincant.
Problème: il défend le nucléaire et c’est son défaut majeur vis à vis du mouvement écologiste dans son ensemble.
Moi ça ne me dérange pas. Il suffit de comprendre que se passer du nucléaire n’apporte rien au réchauffement climatique et que le conserver est plutôt favorable.
Il expose dans un texte comment il résout ses questions de mobilité.
Autour de chez lui en banlieue parisienne.
Et plus loin lorsqu’il doit prendre le train.
Il s’est affranchi de la voiture.
Tant mieux!
Ne pas prendre sa voiture dépend souvent d’un choix de vie comme habiter là où on travaille.
Je m’amuse avec ce sujet qui mobilise de grands économistes.
Il est très compliqué dès lors qu’on sait tous que tous nos paramètres de santé économique reposent sur un dogme, celui de la croissance.
Croire à la décroissance est de nos jours très mal vu.
J’avoue moi-même ne pas être un modèle du genre quand j’achète sous forme compulsive toutes sortes de gadgets électroniques vite abandonnés.
Mais enfin, mes vélos durent plus que de coutume parmi mes confrères.
Mon vélo quotidien résiste à l’obsolescence programmée. Il va aller manifester avec les gilets jaunes le 17 novembre histoire de montrer l’exemple
Certains alter-mondialistes militent pourtant pour un autre modèle, celui où nos biens se suffisent et ne se déprécient pas.
C’est le sens de cette dénonciation contre l’obsolescence programmée de nos sociétés modernes qui veut qu’on jette nos objets de consommation jugés irréparables au bout de quelques années.
Machine à laver, grille-pain, montre, téléphones…et vélos, tout y passe…et nos déchetteries croulent sous la charge.
Je ne parle pas de la voiture sans cesse améliorée d’une année à l’autre pour nous donner l’envie d’en changer.
Du coté des politiques, très peu se battent pour la décroissance.
Même pas les communistes qui jadis encourageaient un productivisme forcené comme au temps des soviets!
Les hommes politiques savent que notre seul modèle capitaliste repose sur le développement, c’est à dire la production de biens d’équipement et de consommation procurant emplois et augmentation des richesses.
Les États sont aussi très friands de croissance; sans elle, impossible d’assurer un niveau de chômage bas et des rentrées fiscales conséquentes.
Imaginons que le mouvement des gilets jaunes, hétérogène et apolitique, réussisse son offensive consistant à bloquer le pays, ce dont je doute…
Rapidement, l’État va perdre des rentrées de taxes…et le déficit va donc s’aggraver par voie de conséquence.
Moins d’essence vendue= moins de taxes perçues
Cette équation là ne peut perdurer puisqu’il faudra bien reprendre sa voiture le lendemain.
Le seul qui pourrait tirer son épingle du jeu dans ce jeu absurde serait celui qui, comme moi, ne craint pas de parcourir chaque jour 30 bornes à vélo!
Tous les biens de consommation non vendus par suite du blocage « gilets jaunes »organiseront mathématiquement une baisse de 20% pour l’État correspondant à la TVA des produits courants non vendus.
Mais direz-vous, ces produits non vendus seront vendus le lendemain ou le surlendemain, alors à quoi bon!
Une véritable décroissance devra cependant intervenir un jour ou l’autre lorsque la planète aura fini de piller ses ressources.
Oui, il existe une finitude des ressources sur notre terre malgré les slogans imbéciles qui prônent le développement durable.
Ce n’est pas vrai, le développement n’est pas durable.
Aucune loi ne le démontre.
Pour organiser une véritable décroissance, il faudrait que les plus riches d’entre-nous économisent euro après euro et les convertissent en or, seule valeur refuge que la banque ne peut faire fructifier.
Seul problème: les plus riches d’entre-nous n’ont aucun intérêt à casser le système économique dont ils profitent.
Enfoncez vos crocs dans une canette de MONSTER Energy, la boisson la plus diabolique de la planète. Dans notre labo nous avons concocté une double dose de notre mixture tonifiante – âmes sensibles s’abstenir. Bourrée d’énergie, avec ses 500ml elle tape en plein dans le mille et rechargera vos batteries jusqu’a deux fois plus qu’une boisson énergisante classique de 250ml. MONSTER , une boisson puissante mais a la saveur douce que vous consommerez furieusement.
C’est la pub de Monster.
Voila pour le bon coté de la chose.
Du mauvais coté, ça donne ceci…
Je cours derrière le plus grand de la bande, la canette à la main.
Il se retourne.
Il a compris.
Je viens lui apporter la canette vide de Monster qu’il a délicatement oubliée derrière le buisson du square public.
L’ado mesure bien deux têtes de plus que moi.
T’as oublié ça!…
C’est pas à moi…
Ne mens pas! je t’ai vu!
Moi c’était une rouge…je l’ai dans mon sac…feint-il en désignant son sac à dos
Montre là moi!…
A court d’argument, il consent à reprendre sa canette et s’en va avec ses copains rejoindre le collège tout proche.
existe aussi en rouge
Notre jardin public d’enfants est jonché d’emballages, canettes, paquets de cadeaux, de chips et ça me désespère de voir notre jeunesse désœuvrée qu’on laisse sortir des inter-cours des heures entières au lieu de les faire travailler en permanence.
Je dois l’avouer, je refuse de baisser les bras et le laisser-faire de nos semblables qui préfèrent battre en retraite devant tant d’incivilités qui nous pourrissent la vie. J’en connais les risques notamment celui de « se faire casser la gueule ».
Le smartphone à la main, ils surveillent l’heure, squattant les balançoires des petits.
Il est 34, il faut y aller, dit l’un…et ils partent nonchalamment.
La boisson énergisante Monster est à la mode avec l’effigie de ses trois griffes sur la canette.
Coca en baisse de popularité s’est alliée à la marque américaine (selon les Echos).
Monster Energy sponsorise en majorité les sports auto/moto (WRC, Moto GP, BMX…). Monster fabrique également des vêtements et accessoires à l’effigie du logo de la marque (Wiki)
Voici ce que dit la pub Monster en petites lettres…
Teneur élevée en caféine, déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes ou allaitantes ou aux personnes sensibles à la caféine (21mg/100ml).
Je pense que la police locale et la brigade de gendarmerie pourtant toute proche sont appelées à d’autres tâches que celles qui consistent à verbaliser des stationnements interdits sur un passage piéton.
Depuis le 30 juin 2015, les arrêts et stationnements gênants sur les passages piétons, les trottoirs ou les pistes cyclables sont des stationnements très gênants avec une amende à 135€ (classe 4). Il s’agit de la mise en place d’une des 26 mesures du ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve luttant contre le nombre d’accidents et de morts sur les routes.
Il est à noter que la cour de Cassation a estimé dans un arrêt du 20 juin 2017 qu’il n’était pas possible de se garer sur la voie publique devant son propre garage L’amende est alors de 135€ (classe 4) sur un trottoir et 35€ (classe 2) sinon.
Quelles autres tâches?
Je ne sais pas.
Les policiers sont sans doute très occupés et ils passent devant ce véhicule très fréquemment garé là sans même le remarquer.
Pourtant cette rue est très fréquentée par les voitures, difficiles pour les piétons et les cyclistes.
Alors?
Pourquoi ce riverain n’est-il pas inquiété et squatte impunément le passage piéton?
Je me le demande…
Mais ce qui est encore plus intrigant c’est la conception du traçage vélo…
Pourquoi ce tracé cycliste ici et pas partout? (rue Pienoz-Kachler à Vieux-Thann)
Si les cyclistes sont invités à prendre l’itinéraire à droite pour aller au lycée ou au collège tout proches, en revanche ils ne disposent pas du moyen d’en revenir.
Il faudrait instituer une traversée protégée sur la D35.
Dispositif beaucoup trop difficile à concevoir? alors on évite de se lancer dans l’incertitude.
Un bon équipement cyclable devrait prévoir de pouvoir continuer tout droit en direction de Roderen
Vieux-Thann n’est pas à une approximation près en matière d’équipements cyclables…
B0, le premier panneau de circulation routière a été celui d’interdire la circulation. Étrange, non!
Le cycliste que je suis s’interroge.
Je n’ai pas toujours les réponses à mes questions, mais penser, dit-on, rend moins idiot.
Pourquoi le peuple de France s’offusque t-il tant face à cette hausse des carburants que tous les experts jugent ni plus ni moins élevée que nos pays voisins?
Selon Macron, taxer le carburant, c’est mieux que taxer le travail
Oui mais pour aller travailler il faut une voiture à beaucoup d’entre-nous…et taxer le carburant, c’est taxer indirectement le salaire et pas le patron.
Au surplus, on nous démontre à présent par A plus B que le litre d’essence n’est pas plus cher qu’il y a 40 ans si on le compare au revenu de l’heure de Smic.
Alors?
Alors ce qui irrite, c’est cette défiance de l’État qui entend restreindre nos capacités à nous déplacer en voiture en nous taxant toujours davantage.
Car, reconnaissons le, au prix du brut de pétrole s’ajoutent des rentrées fiscales vertigineuses; à un point tel que le gouvernement est incapable de modérer sa voracité.
les taxes sur les carburants représentent à elles-seules plus de la moitié du prix et rapportent près de 30 milliards à l’Etat
En créant un chèque énergie, on va donc tenter de faire taire la contestation en instituant une charge supplémentaire aux autres citoyens puisqu’il n’est pas question de faire payer l’entreprise.
Il y a une injustice à cette fiscalité, on ne le dira jamais assez, elle pénalise ceux pour qui la voiture est la seule façon de se rendre au travail ou de travailler.
Les provinciaux des grandes banlieues qui ont à souffrir des carences du transport public observent ce mouvement des gilets jaunes avec circonspection, beaucoup ne le comprenant pas.
Lorsque le conflit des gilets rouges s’est ouvert en Bretagne contre l’Ecotaxe, les Alsaciens non plus n’ont pas compris, eux qui s’attendaient à voir enfin réduite la pollution de la plaine d’Alsace par les camions.
Reste le covoiturage, la mobylette ou le vélo…
Tous ces palliatifs mériteraient mieux que des encouragements et un grand travail d’explication qui jusqu’alors n’a pas eu lieu et tarde à venir.
La population n’est pas encore mûre pour comprendre la nécessité de restreindre la voiture dans nos usages…d’autant que les alternatives sont loin de convaincre.
Selon la FUB, le Laser Gun tient la pole position du meilleur phare…mais il se branche sur un alternateur
Excellente initiative de la FUB (fédération des usagers de la bicyclette) qui publie des tests comparatifs d’éclairages vélo.
Au premier rang du palmarès le feu avant laser gun…et le feu arrière shield X de moon.
shield X de moon.(47€)
On va pouvoir au moins y voir clair…sauf qu’avant de se lancer dans un achat, il faut bien réfléchir car selon la source d’énergie (batterie, pile ou alternateur) le feu optimal ne sera pas le même.
Je suis circonspect.
Mon feu IXON IQ de Busch Muller est plutôt mal classé alors que j’en suis très satisfait bien qu’il soit lourd (mais autonome) et relativement cher.
Itinéraire présidentiel commémoratif de 14-18; comment va t-on faire voyager le Président?
Itinérance
C’est le titre des voyages mémoriels que notre Président va entamer pour commémorer les cent ans de la fin du conflit de 14-18.
Une façon comme une autre de découvrir la France profonde en passant cinq jours et quatre nuits le long de la ligne des combats.
Pas seulement la France des tranchées et des blockhaus, mais aussi celle des laissés-pour-compte jusqu’alors inconnus qui galèrent pour boucler les fins de mois.
Cette itinérance n’est pas sans rappeler celle du député Jean Lassalle qui en 2013 avait décidé de boucler un tour de France à pied en réaction au climat de crise politique et économique qui plombe la France.
Si le Président Macron avait choisi de réaliser son périple à vélo, il y aurait ajouté le panache et montré l’exemple à ceux qui n’arrêtent pas de se plaindre de la hausse du coût des carburants.
VAE: les clubs font le dos rond
L’offensive du vélo électrique ne fait pas que des heureux.
Les clubs plutôt que d’y voir une occasion de renouveler leurs troupes font le forcing pour empêcher cette nouvelle population de rejoindre leurs rangs.
Après le ratage du virage VTT par les fédés sportives dans les années 80, c’est le VAE qui devient l’épouvantail des inconditionnels du « vélo muscu ».
On sait ce qu’il va advenir: la création de clubs VAE affiliés au tourisme vert représentés par les QUADs, motos vertes et autres 4×4.
Dans mon Club des Cent Cols, le bétonnage anti-VAE est en marche: pas de possibilité de déroger à la règle qui veut qu’on grimpe en haut des cols à la seule force musculaire.
Laissons donc l’histoire dire qui aura eu raison…
L’eau de Vittel, oui! mais pas pour les habitants
Nestlé Waters, la filiale de Nestlé qui commercialise l’eau des plus grandes sources françaises est inquiète: la source de Vittel baisse dangereusement.
Alors pour ne pas que la source à l’or bleu se tarisse, on va tout simplement priver les habitants de Vittel de leur eau.
Comment?
En connectant leur réseau à celui d’Attignéville distant de 30 kilomètres.
Pour une petite ville comme Vittel, cela suffira amplement.
Du coté des autorités, on préfère avantager Nestlé Waters, quitte à priver les citoyens de leur propre ressource.
Pour mémoire, souvenons-nous que la Collectivité Territoriale d’Alsace a déjà été tentée en 2013 et qu’elle a échoué à la suite d’un référendum (voir mon billet d’alors).
En jeu la disparition des deux départements.
Cette Collectivité nous est à nouveau représentée sans que nous soyons consultés.
Cela rappelle étrangement le Référendum de Maastricht, ne trouvez-vous pas?
L’Alsacien de base que je suis ne sait que penser de cette annonce qui vise à redonner à l’Alsace un soupçon d’autonomie après le désastre causé par François Hollande avec la création du Grand Est, ce grand n’importe quoi sans cohérence d’aucune sorte.
La Collectivité Territoriale d’Alsace envisagée rappelle le statut du Reichsland Elsaß-Lothringen du temps de l’empire allemand comme se plait à le rappeler l’historien Benoit Vaillot.
Certes les régions Lorraine et Champagne-Ardenne font à présent grise mine, elles se sentent trompées et on les comprend.
Il faut bien admettre que le raffut des élus alsaciens a porté ses fruits avec neuf députés bas-rhinois et six haut-rhinois, le Grand Est du président Rottner peinait à convaincre en haut lieu.
Ce système de yoyo de l’Etat avec nos institutions territoriales ne manque pas d’inquiéter.
Pourtant nos territoires ne sont pas des jeux avec lesquels Paris peut jouer à sa guise sans l’avis des populations.
On va donc attendre de voir comment les choses vont évoluer…et comment cet attelage Grand Est-Alsace va fonctionner sur le plan institutionnel.
Je les ai rencontrés à Cernay sur la piste de la Thur.
Tous trois équipés de sacoches.
– Vous allez où?
– A Ensisheim…oui, puis nous rejoignons l’auberge de jeunesse de l’Illberg à Mulhouse…
– Vous êtes sûrs de votre itinéraire?
– Pourquoi?
– Parce que Ensisheim, c’est au nord de Mulhouse et l’Illberg au sud…
– Ah bon!…on s’en fout pourvu que ça roule, on n’est pas à 20 bornes près…
Finalement, je propose de les conduire sur le bon chemin, c’est à dire Wittelsheim, Richwiller,…
Cernay-Illberg ne passe pas forcément par Ensisheim
En chemin, on fera connaissance.
Ils viennent de Forbach.
Ce matin, ils ont quitté Châtenois puis ont longé le vignoble jusqu’à Cernay.
Demain, ils comptent reprendre la route du retour en longeant le Vieux-Rhin.
Leurs machines son roulantes, équipées légèrement de deux sacoches pour deux d’entre-eux et d’une remorque pour le troisième.
Ce sont des rouleurs qui n’ont pas peur de la distance.
Étonnement: l’un d’eux (celui à la remorque) est équipé en single speed, aucun dérailleur, un seul pignon, un seul plateau.
Sur le pont de Richwiller, je leur indique la direction à suivre.
Ils installent leurs phares car la pénombre approche.
Je fais demi-tour en leur souhaitant une bonne fin de voyage.
L’exercice qui consiste à potiner est parfois tout aussi difficile que celui de pédaler.
Alors je réfléchis. Puis j’écris en m’appliquant, en veillant à mon vocabulaire, à la construction de mes phrases, à mon style.
Respecter son lecteur me guide.
Je tente de résister à cet avilissement de la langue dont on voudrait faire un passe-partout en abolissant par exemple le participe passé. Je suis chaque jour comme cet élève qui tente les pleins et les déliés avec sa plume Sergent Major qui gratte le papier, l’écorche et projette des micro-bulles d’encre là où on ne veut pas.
Maintenant que la pluie est revenue en Alsace, après une absence de quatre mois, nous allons pouvoir bichonner nos vélos dans le garage.
Le Molkenrain dimanche 28 octobre, la neige a fait son apparition et l’aubergiste a eu fort à faire pour acheminer sa clientèle avec son 4×4 depuis le col du Herrenfluh. L’auberge fermera en principe le 11 novembre
Un grand rouleur s’honorait cette semaine d’avoir bouclé ses 20.000 kilomètres à vélo.
Au cours des 10 premiers mois de cette année seulement!
Il a donc encore des chances d’en engranger 2 à 3000 de plus d’ici le 31 décembre.
Son truc à lui, c’est de bouffer des kilomètres et d’en tirer des moyennes.
Pourquoi pas!
Un jour, le poids des ans va l’atteindre comme tout le monde et il devra battre en retraite, aborder une relative décroissance.
Sauf Robert Marchand!
A 106 ans, Robert Marchand fait le show en salle sur un vélo grâce à l’insistance de ses fans.
Il est devenu une bête de foire. Malgré lui? je ne sais pas…
Souhaitons-lui qu’un drame ne vienne pas clore le spectacle prématurément.
Tous mes autres confrères, l’âge venant, se retirent un à un sur la pointe des pieds lorsqu’ils sentent ne plus être « dans le coup ».
Car le sport ne fait pas que du bien, il use aussi prématurément les articulations et irrite le système respiratoire gorgé de nombreux polluants.
Il est vrai que pour affronter la route aujourd’hui, il faut être rompu à tous les incivismes, comprendre que le danger est partout et que le plus sournois peut survenir par l’arrière sans qu’on s’y attende.
On a cru pendant un temps que le VTT allait nous mettre à l’abri de la route mais voici que les chasseurs se mettent à leur tour à nous flinguer!
En otages, les profs!
Comment braquer son prof (image Facebook)
En parlant de flingue, quelle n’est pas notre surprise de voir cet élève qui braque sa prof en direct sur Facebook.
On a longtemps laissé croire que l’école était un sanctuaire, un monde à part à l’abri des violences urbaines, garant de l’apprentissage des savoirs, du respect de l’autre.
Que nenni!
C’est devenu le champ clos de petites frappes et de trafics en tous genres et le défouloir d’une jeunesse en déshérence.
En otages, les profs!
Désacralisée, déqualifiée, déconsidérée, vilipendée, la profession ne recrute plus.
Aller faire l’école la peur au ventre, c’est devenu le lot de nombreux enseignantEs.
Les yaka-faukon ont tous leurs solutions, jusqu’au ministre Castaner qui y verrait bien des policiers.
La hausse des carburants va t-elle paralyser le pays?
On a connu les barrages de routiers, d’agriculteurs, d’ambulanciers, des cheminots, de l’EDF, …des gonfleurs d’hélices
A présent, ce sont les automobilistes eux-mêmes qui veulent bloquer.
En cause la hausse du gasoil.
Notre génération semble se satisfaire de slogans simplistes comme ceux de Leclerc qui « crie halte à la vie chère ».
En criant à plusieurs, va t-on enrayer le modèle politique qui fait pression sur le pouvoir d’achat en se parant de vertus écologiques?
Est-il cher le gasoil, d’abord?
A Mulhouse, on le trouve à Leclerc à 1.509 le litre ce matin…et à Neuenburg (chez nos voisins allemands) à 1.469 soit seulement 4 centimes moins cher.
Difficile de dire que la hausse en France est plus élevée que chez nos voisins.
Est-ce que la hausse est inédite?
D’après le site Zagaz, la hausse du gasoil a déjà été élevée dans le passé en 2008, en 2012, sans toutefois jamais atteindre le seuil de 2018.
Ce qui est nouveau, c’est la déconnexion avec le prix du brut.
Délibérément le gouvernement choisi de peser sur le diesel qui est accusé de polluer gravement l’atmosphère…ce qui est vrai.
Pour l’État, se gaver de taxes pétrolières est une bonne affaire.
C’est ce que Ségolène Royal nomme l’écologie punitive.
C’est se donner une image écolo à bon compte.
Dos au mur, les possesseurs de diesel n’ont pas d’alternatives dès lors qu’ils n’ont que la voiture pour se rendre au travail ou pour travailler comme par exemple les artisans et les possesseurs de camionnettes.
L’affaire va t-elle tourner au vinaigre?
Attendons de voir…
Les véhicules ne peuvent que se déprécier à la revente.
Difficile donc pour les utilisateurs de se défaire de leur voiture sans être spoliés.
Alors quelles sont les solutions?
Les solutions sont tellement indicibles que personne n’ose en parler.
Il s’agit de mettre en cause notre mode de développement et le pillage des ressources de la planète qui fait courir l’humanité à sa perte.
Moins de déplacements, plus de proximité.
C’est à dire tout le contraire de ce qu’on a fait au fil du temps.
Je ne vais pas développer, d’autres s’en chargent avec beaucoup de talent.
Beaucoup de communes s’en foutent des vélos…et des cyclistes. Ce qui les intéressent c’est de ralentir les voitures à tout prix avec des dos d’ânes, des feux « pédagogiques » et des rétrécissements qui mettent en danger les vélos.
C’est le cas de Vieux-Thann (Haut-Rhin) et accessoirement de Cernay, sa sœur voisine.
Voila 20 ans que ça dure. Au moins.
Personne ne bouge.
Heureusement, une association CADRes Thur-Doller va voir le jour et compte bien mettre les pieds dans le plat de ces anomalies préjudiciables au mode de déplacement doux.
Pourquoi est-ce que ça devrait changer, direz-vous?
Exemple avec ce trait de peinture sur le trottoir qui s’arrête au changement de commune.
Remarquez que l’absence de peinture, ça arrange les riverains qui peuvent ainsi se garer sur le trottoir.
Que font les cyclistes?
Soit ils ne prennent pas la bande cyclable en sachant qu’ils vont devoir sortir sur la chaussée et se font eng… e ne pas rester sur le trottoir, soit ils sortent avant quand c’est encore possible et se font eng…aussi.
Moralité, on est en danger dans tous les cas.
Pour l’anecdote, cette semaine, un gros pickup 4X4 a ouvert sa fenêtre passager pour hurler « piste cyclable » une fois arrivé à ma hauteur
L’Ultra fruits bars (Décathlon) est parmi les plus chers et pas forcément le meilleur selon le classement de Nicolas Aubineau
J’ai arrêté d’acheter des barres de céréales depuis que j’ai eu des doutes sur les contenus.
Le prix m’a aussi aidé à prendre cette décision.
Presque un euro la barre, non!
Faut-il prendre le temps de fabriquer soi-même ses aliments nutritifs emportés sur le vélo?
Je ne fais que repiquer un article paru dans MatosVélo de Nicolas Aubineau, diététicien, qui après avoir comparé toutes sortes de barres énergétiques en arrive à proposer une barre fabriquée par lui-même…nettement moins chère et contenant des ingrédients naturels.
50 g d’amandes entières
100 g de noix (Cajou, Pécan, Brésil, Grenoble…)
50 g de pistaches
100 g de dattes séchées dénoyautées
2 cuillerées à soupe de poudre de cacao maigre
2 cuillerées à soupe d’éclats de fèves de cacao
2 cuillerées à soupe d’huile de coco
1 cuillerée à soupe de gingembre en poudre
1 cuillerée à soupe d’écorces de citron en poudre
4 pincées de fleur de sel
Le tout mélangé et broyé dans un mixeur puis mis au frigo pendant 12 heures.
Résultat vous obtenez 12 petites barres de 30 grammes.
Coût 45 centimes pièce!
Vu le prix de vente des barres en magasin, ça vaut le coup d’essayer!
Nous sommes mardi 9 octobre; il fait beau, la température est agréable; cette sortie à vélo va me permettre de rouler 120 km. Je suis sur la départementale D15G sur la route de Collex (CH) et Gex (F), à la hauteur de Versonnex. Pas de trafic. Tout est calme. Puis, soudain, un motocycliste, tout de noir vêtu, s’approche de moi. Je me demande bien pourquoi. Et à travers son casque intégral dont je ne peux même pas voir le visage, il me parle de piste cyclable. Je reste impassible; je ne comprends pas. Veut-il faire la police? Cela dure une dizaine de secondes; il est tout près de moi. Je roule à ce moment à 30 km/h environ. Puis je lui dis: «Va, passe ton chemin!» Et là, il m’assène un violent coup de poing qui m’expédie à terre. Je chute lourdement. Puis gros coup de gaz et le voilà parti. Un véritable assassin en puissance. Évidemment, impossible de relever l’immatriculation de son véhicule.
Derrière moi, une voiture avec un couple de Genevois a vu toute la scène. Monsieur se précipite près de moi, m’aide à me relever. Mais leur vue était focalisée sur ma personne et le motard avait depuis longtemps disparu. Donc aucune identification possible.
L’automobiliste m’a proposé de me ramener à la maison. Diagnostic: fracture de la clavicule et côtes cassées plus diverses plaies. J’ai été opéré vendredi 12 et ai pu regagner mon domicile.
Voilà la triste fin de ce mardi 9 octobre. A vélo, un accident peut certes arriver, mais se faire expédier au sol volontairement par un fou de la route, c’est ignoble. Et qui dit qu’il ne répétera pas son geste. Je comprends mieux pourquoi un grand nombre de cyclistes ont opté pour le VTT.
En haut du Grand Ballon, il s’est lâché d’une main en signe de victoire et m’a dit « dur, dur ». Je pense qu’il a grimpé plus vite que moi. Chapeau l’artiste!
Aujourd’hui, c’était mon jour de courage.
A Uffholtz, j’ai pris la direction du Vieil Armand.
Tout penaud parce que c’est un exercice difficile pour moi.
J’ai l’œil rivé sur le cardio et je gère comme je peux.
Une fois aux ruines du Herrenfluh, j’ai gagné mon pari et je m’offre une belle image de la plaine.
Cernay depuis les ruines du Herrenfluh
Quand j’arrive au Vieil Armand, mon attention est attirée par les panneaux.
D’un coté, c’est la commune de Wattwiller, de l’autre c’est celle de Soultz.
Et puis je tente ensuite le Grand Ballon, la tête pleine de calculs.
Je suis un besogneux, je sais qu’il faut grimper encore 7km avec une pente variable de 7 à 8%.
On a coutume de dire qu’à l’auberge du Ballon, c’est gagné!
Voire!
Je trouve encore le temps long après.
C’est dans la dernière ligne droite que je suis rassuré.
La maison de la nature au Grand Ballon prend tournure au-dessus de l’apiculteur Riche
Je « psychote » toujours autant vingt ans après.
J’avais quatre couches pour descendre.
Malgré tout je suis arrivé chez moi avec les doigts blancs, incapables d’ôter mes chaussures.
Du coté des chasseurs, soucieux de redorer leur image, après ces terribles accidents de chasse que l’on vient de déplorer, il est fortement question de renforcer la formation des postulants.
Au programme additionnel du permis de chasser, comment distinguer un sanglier d’un vététiste!
« À terme, cette formation deviendra obligatoire pour pouvoir participer aux battues, il faut réapprendre les bases du métier » est-il précisé