La route pour les trottinettes électriques

Ce nouvel engin à deux roues va devoir emprunter la route dès lors qu’il sera électrique…et sera admis sur les pistes cyclables comme l’est déjà le vélo à assistance électrique.

C’est dans la presse ce matin.

Ce qui a décidé les pouvoirs publics, ce sont les start-up Lime et Bird qui en proposent sur le modèle du « free floating », sans compter tous les conquis, qui ont franchi le cap et acheté leur engin personnel.

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Pour quitter l’aéroport les jours de bouchons, imparable!

Les trottinettes sans moteurs ne doivent toutefois pas dépasser les 6 km/h et continuent de devoir emprunter les trottoirs. Une législation qui ne semble pas être connue, ou du moins suivie (France Inter).

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Trottinette électrique SXT 1000 XXL – 1600W – 12Ah 1600watts-50km/h-800 euros. Ce modèle là ne devrait pas être autorisé sur piste cyclable…

 

Le conflit d’usage à la mode française

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Elle peut pas prendre sa bagnole comme tout le monde, celle-là!

Ce matin dans la Presse, une offensive anti-cycliste de FR3 Nouvelle Aquitaine intitulée

A vélo, tout n’est pas permis

C’est le titre choisi par la rédaction de FR3 pour rappeler que le vélo ce n’est pas l’anarchie joyeuse chère à Pierre Sansot et qu’il y a des règles.

Ah bon?…

giratoire pour cyclistes, une invention vosgienne

Il faut bien appâter le lecteur avec des sujets de société qui clivent.

C’est à la mode.

C’est étrange, j’avais commis aussi un article similaire en 2015 vis à vis des piétons qui prennent toute la largeur de nos bandes.

piste cyclable: le piéton est-il roi?

Cette fois FR3 caresse clairement les automobilistes dans le sens du poil en rappelant que le cycliste est aussi « amendable » s’il franchit les feux rouges ou les stop sans s’arrêter.

Comme quoi, nos conflits d’usage (bel euphémisme!) ne cessent de croître!

135 euros euros par ici, 35 euros par là,… l’arsenal de contraventions pour les cyclistes, rarement appliqué, devrait donner du baume au cœur des conducteurs coincés dans les embouteillages qui pestent contre notre relative impunité.

En ma qualité de « professionnel du vélo en ville », je n’approuve pas tous les comportements comme celui qui consiste à user des trottoirs pour s’épargner une rue étroite ou un feu trop long…ni celui qui consiste la nuit à se déplacer sans lumière.

Reste ceux qui traversent aux feux avec les piétons, ils devraient descendre mais ils ne le font pas par commodité. En Allemagne, c’est prévu. En France pas encore…

En Allemagne, on peut traverser sans descendre du vélo. Pas encore en France. Ceux qui osent traverser sans descendre font hurler les automobilistes. Pourquoi?

Mais j’ai bon cœur: comment ne pas pardonner à une petite grand-mère à vélo d’utiliser le trottoir pour rapporter ses courses de l’Aldi et ainsi lui éviter de se faire renverser à un carrefour par un abruti sans foi ni loi!

Le législateur comprend doucement que conduire un vélo, ce n’est pas comme une auto.

Doucement la loi progresse en notre faveur avec le Tourne à Droite aux feux et de le Double Sens Cyclable dans les sens uniques.

Il reste pourtant quelques féodalités, celles des maires rétifs à tout changement dans leur commune et qui ne comprennent pas que les dos d’âne et les stop(s) à chaque carrefour sont des handicaps pour le vélo.

lire l’article de FR3 Nouvelle Aquitaine (c’est quoi ça Nouvelle Aquitaine? un truc venu d’Amérique?)

Vous aimerez peut-être aussi mon billet consacré au train+vélo en Alsace

 

Les potins du lundi

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Jean-Luc Mélenchon, l’homme qui dérange la bien-pensance

Je n’avais rien à vous dire ce matin.

Et puis en cherchant un peu, j’ai rassemblé mes pensées de la semaine.

D’abord le volet politique.

En essayant d’abattre la France Insoumise, politiques, médias et justice se sont pris les pieds dans le tapis.

Le spectacle de Mélenchon toisant les policiers et filmé en direct, du pain bénit pour tous ceux, ils sont nombreux, qui détestent le personnage.

Seulement, il y a eu un coup de trop dans la campagne anti-Mélenchon; celui de la révélation de qui couche avec lui.

Ça rappelle un peu Giscard qui rentre chez lui à l’heure du laitier ou plus près de nous Hollande sur son scooter.

Ce coup bas de Médiapart, anti merluche de toujours, va lui coûter la perte de quelques milliers d’abonnés dont certains fidèles de la première heure.

Médiapart qui rejoint Closer en se vautrant dans la presse-caniveau, le coup est rude pour le journal fondé par Edwy Plenel, lui qui a été victime des écoutes de Mitterrand en d’autres temps lorsqu’il était au Monde. 

Remarquez que la presse française est prête à toutes les compromissions avec les pouvoirs en place…et les oligarchies. Ainsi Marianne, fondé par Jean-François Kahn vient d’être vendu à un jeune magnat tchèque Daniel Kretinsky qui ambitionne déjà de prendre des parts dans le journal Le Monde fondé à la Libération par Hubert Beuve-Méry.

Le journalisme d’opinion est devenu une profession sinistrée prompte à caresser la doxa en place, quitte à oublier ses principes…et ses lecteurs.

Il ne restera bientôt plus que les chiens écrasés à commenter dans nos journaux.

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Le gravage de nos vélos doit bien conduire, in fine, à un certificat et à une base données avec nos noms et adresses. Pour une voiture, ça s’appelle une carte grise. Et pour un vélo, comment doit-on l’appeler?

Venons-en au vélo…

Olivier Schneider a ramé toute la semaine pour dégonfler l’affaire des cartes grises pour vélo.

Olivier Schneider, c’est le Président de la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB).

Il a pas eu de chance, Olivier.

Il m’a même écrit pour qu’on en parle ensemble.

Incarnant une forme décomplexée du vélo en ville, il a voulu faire plaisir aux pédalants que nous sommes et qui se font piquer trop souvent leur bécane.

En glissant à l’oreille du Ministère des Transports que le Bicycode est une idée lumineuse pour ne plus se faire piquer nos demoiselles, Olivier Schneider a cru qu’il aurait une écoute au moins aussi efficace que le 80km/h suggéré à Edouard Philippe par Emmanuel Barbe de la Sécurité Routière l’été dernier.

Le problème, c’est que tout le monde (ou presque) s’en fout du Bicycode et ce qu’a retenu le Ministère et la Presse, c’est qu’on allait enfin pouvoir ficher tous les cyclistes dans un méga-base de données.

C’était oublier que parmi nous, il existe une frange de cyclistes libertaires non négligeables qui voient d’un très mauvais œil la perspective d’être fiché par la police.

On connait la chanson « on n’a rien à se reprocher, donc pourquoi pas? »

En 40 aussi on a dit ça à une certaine catégorie de notre population!

Youpie, une carte grise pour vélo!

Sûr que tous les bagnoleux qui exècrent le vélo en ville se sont réjouis à l’idée qu’on allait enfin faire la peau aux cyclistes qui grillent les feux et les stop.

Sur ce coup là, la FUB s’est un peu prise aussi les pieds dans le tapis roulant.

Carte grise vélo, l’imposture

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Le cycliste va t-il trinquer à l’impôt Macron?

Retour de bâton cruel pour la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB).

Elle a cru bon vendre son Bicycode qui peine à convaincre au Ministère des Transports.

Aussi sec, Elisabeth Borne, la ministre, a inscrit l’obligation de pucer les vélos neufs dans sa loi d’orientation des mobilités (LOM)…avec l’idée d’y graver aussi les vélos anciens dans les deux ans.

Le Bicycode, c’est un gravage de votre bécane qui doit permettre (en principe) d’endiguer les vols de vélos. Surtout les vélos neufs qui freinent parait-il le développement du vélo en ville. A Strasbourg, on dit qu’un vélo neuf est volé dans les huit jours. Ce qui fait les choux gras d’un second marché lucratif sur les sites de vente internet (lire mon billet du 24 juillet 2014 à ce sujet )

Le problème c’est qu’aucune étude sérieuse ne vient démontrer l’efficacité du dispositif.

Bicycode, faut-il y croire?

Pas de chance pour la FUB, les médias y ont vu une occasion de montrer du doigt une taxe de plus assimilable à une carte grise dont on s’acquitterait en achetant un vélo.

C’est FR3 Occitanie qui dès juillet a parlé de carte grise pour les vélos

Aussitôt levée de boucliers chez les cyclistes (si,si, j’en connais qui « râlent ») et aussi ceux qui considèrent plus largement que l’overdose de taxes est atteinte à tous les niveaux avec la politique Macron.

Il est vrai que ce dispositif à fait tilt en particulier chez les automobilistes pour qui les prix de l’essence et les péages urbains envisagés ont clairement montré la volonté taxatrice du gouvernement tous azimuts.

En effet qui n’a pas un vélo au fond de son garage!

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Une loi d’avril 1893 instaura une taxe annuelle sur les vélos en France ! Mise en application à compter du 1er juin 1893, cette loi fixait à 10 francs français la redevance pour la possession d’un « vélocipède ou appareil analogue ». (source)

Imaginons 25 millions de vélos à 10 euros la taxe vélo, ça fait tout de même 250 millions dans la poche de l’État impécunieux.

Du coté des cyclistes, ce qui fait le plus jaser, c’est qu’on puisse se retrouver dans un fichier national dont on ne sait pas à quoi il pourrait servir plus tard…

Dans le passé, il faut s’en souvenir, on a déjà taxé les vélos, mais aussi la possession de chiens et…de pianos au domicile.

Les pianos aussi…

La France tire sur les pianistes. L’impôt sur le piano a été promulgué en 1893 en France. Plusieurs raisons à cela : qui pouvait s’offrir un piano était plus à l’aise que la moyenne, les fraudeurs faciles à détecter… et l’instrument était assez répandu. A 10 francs par piano, l’impôt a rapporté 5 millions en 1893. Cet impôt sur le luxe a disparu au début du XXe siècle. (source)

 

Nuitamment

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Avant le coucher, tisane? promenade du chien? carré de chocolat?

Non, vélo!

J’enfile ma chasuble rétro-réfléchissante et je pédale.

Ce soir là, j’ai fait quinze bornes.

Je quitte l’agglo et aussitôt la masse d’air se fait frisquette sur mes jambes nues.

Mon phare assure un champ de vision suffisant.

Le seul écueil viendrait des bas-cotés si un animal surgit.

Justement dans le virage, je dérange un renard qui s’éclipse le long du Leimbach.

A Aspach, je coupe le phare, je redeviens urbain sous les lampions.

Puis je pousse jusqu’à Cernay.

Le long de Saint-André, les voitures s’écartent et ralentissent, preuves que je suis vu.

Je passe sous le tunnel de la gare.

La remontée à Vieux-Thann par la piste de la Thur est sinistre.

J’ai mis la capuche, ma burqa de cycliste intégriste.

Pour agrandir mon champ de vision dans les virages, je progresse en dent de scie le long de la courbure.

Le mieux serait en plus le phare de casque.

 

 

 

Saint-Dié-des-Vosges, clichés

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Un peu d’Eole, un peu de Calder, beaucoup de ferraille. Je ne sais pas qu’en penser
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J’adore ce télescopage de choses hétéroclites, ce panneau Michelin, cette évocation de la guerre, ce deux roues abandonné et ce museau de TGV déjà antique
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En attendant le train, un jeu de croquet sous les arceaux?

J’ai arpenté les rues, longé la Meurthe.

Remontant la rue Thiers, j’ai contourné la cathédrale pour monter sur les hauteurs.

Mais je n’ai rien vu.

Des voix de femmes s’échappaient là-haut près de l’orgue, puis les premiers accords d’un cantique ont raisonné.

Reconstruite après 1944, l’édifice est massif. Il pourra rassurer les chrétiens.

Le Festival de Géographie est terminé.

Je ne verrai rien du petit jardin chinois encore signalé le long du fleuve.

Le long du quai Sadi Carnot, j’emprunte la passerelle face à la rue Maurice Jeandon.

Aussitôt les canards rappliquent dans l’espoir d’une friandise.

Cyclistes et chasseurs, vigilance!

A VTT aussi, il faut être reconnaissable

Un vététiste tué par un chasseur samedi 13 octobre.

L’information fait le tour des réseaux sociaux et déchaîne les passions.

Tel qu’il est rapporté par la Presse, cet accident met le monde du vélo en émoi.

Un vététiste britannique, qui dévalait un chemin à la lisière d’un bois sur la commune de Montriond, en Haute-Savoie, a été mortellement touché samedi 13 octobre par un tir de fusil de chasse.

L’accident s’est produit vers 18h lors d’une battue au gros gibier organisée par des chasseurs locaux, en présence d’invités, a précisé le procureur de la République de Thonon-les-Bains, Philippe Toccanier.

Vététiste assidu, l’homme était « parfaitement identifiable » sur ce chemin fréquenté, pentu et difficile d’accès, situé à 1.350 mètres d’altitude.

En état de choc, le chasseur, âgé de 22 ans et invité de la battue, a été hospitalisé. (FR3 Haute-Savoie)

Du coté des chasseurs, on fait le dos rond. Il semble, l’enquête le dira, que des fautes ont été commises.

On ne tire pas sans discernement; comment confondre un sanglier avec un cycliste!

les accidents de chasse depuis 15 ans

Évidemment, ce drame nous renvoie à la cohabitation des usagers de la nature.

Si le vététiste est inoffensif, le chasseur ne l’est pas.

Il faut donc que les zones de chasse soient clairement mentionnées lors des battues et respectées des promeneurs et des vététistes.

J’avoue que certaines zones de chasse obligent parfois à remettre en cause son itinéraire, ce qui m’est déjà arrivé.

Que faire?

J’ai déjà parlementé avec des chasseurs à l’affût en lisière pour savoir si je peux poursuivre mon chemin. Il ne faut donc pas hésiter à se parler.

Dans le Grand Est, il existe un logiciel qui permet de connaître les zones de chasse à l’avance.

Ce site s’appelle Vigilance-Chasse. A sa naissance, je n’avais pas été séduit.

Mais je vous invite à le consulter, aller sur le site Vigilance-Chasse

A lire aussi sur Vélomaxou: la chasse aux sangliers. Une prolifération qui fait que les sangliers s’attaquent aux cultures de maïs et aux prairies d’altitude dès qu’ils sortent du bois.

Les potins du lundi

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La Belgique nous montre la voie royale, Macron s’en inspire (dessin de Kroll)

On fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

Depuis que nos ministres ont compris qu’ils étaient révocables sans préavis, certains préfèrent s’en aller avant d’attendre la sentence.

C’est le cas pour les deux derniers, Nicolas Hulot et Gérard Collomb qui sont partis en cassant la vaisselle encore intacte.

D’autres s’y sont essayés avant eux comme François Bayrou et Laura Flessel…et aussi Richard Ferrand, ministre lui aussi éphémère, devenu depuis Président de l’Assemblée Nationale.

J’en oublie peut-être et mes lecteurs sauront me le rappeler.

Oui, j’ai oublié Marielle de Sarnez, la copine politique à Bayrou…et aussi Sylvie Goulard.

J’en ai le vertige!

Au total, Macron aura donc usé sept ministres.

Attendons la suite…

Ainsi donc, ministre est devenu une fonction périlleuse qui peut vous conduire au purgatoire dès le moindre écart de conduite.

Sans indemnités?

J’en doute…il faudrait interroger Pôle Emploi pour recenser tous ces intérimaires de la politique dont on dit que certains n’ont rien à faire dans leur ministère et s’ennuient à mourir.

Achevons de plaisanter pour constater combien le job de ministre est devenu dérisoire, pour ne pas dire ringard…à un point tel qu’on a du mal à trouver des candidats pour remplacer les démissionnaires.

C’est que ministre est devenu un job éminemment casse-gueule tellement la France est ingérable.

Ministre de gauche et de droite semble être le meilleur moyen d’aller dans les décors.

C’est pourtant notre Maître des Horloges qui entend gouverner au centre…un centre fortement excentré à droite qui ne convient pas à tout le monde.

La formule semble faire « pschitt! » comme aurait dit l’autre.

Les ministres techniques (ou technos?) ont un avantage, ils récitent leur bréviaire libéral sans se soucier de rien. Ce sont évidemment des pyromanes capables de mettre le feu à l’État puisqu’ils ignorent tout de notre histoire républicaine, de nos dogmes et des institutions.

A force de s’essuyer les pieds sur les forces vives populaires, la riposte risque d’être cruelle aux prochaines élections européennes, puis aux municipales

N’exagérons-rien: la Belgique tiraillée entre sa droite flamande et sa démocratie wallonne a réussi à tenir…541 jours sans gouvernement.

Après ces considérations sur l’exercice du pouvoir d’en- haut, parler du bas serait presque trivial.

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Ma photo de la future prison est un peu ratée, mais on voit pourtant en haut à gauche trois cyclistes se diriger vers les travaux sur la piste de l’étang de Reiningue

Voici donc les travaux de notre grande prison de Mulhouse entamée le long de la route de Thann, après bien des tergiversations, sur de bonnes terres agricoles et alors même que le bassin potassique regorge de friches inutilisées et infertiles.

Pour voir comment elle sera belle, l’entreprise qui terrasse, l’a délimitée avec un filet rouge.

Y’a comme un défaut puisque la piste cyclable qui conduit à l’étang de Reiningue passe à l’intérieur.

Les cyclistes attendront donc quelques années avant de pouvoir retrouver leur itinéraire habituel.

Comme en s’en doute, pas l’ombre d’un itinéraire provisoire en attendant.

Encore une fois, cela démontre la haute considération de nos pouvoirs à l’égard du vélo.

 

 

Cycliste la nuit

Je suis le seul cycliste équipé ainsi quand je me promène le soir à Thann. J’imagine que je dois paraître ringard.

40% des accidents impliquant des vélos ont lieu la nuit. La principale raison à cela : 57% des pratiquants de la petite reine roulent mal éclairés. 

C’est la Prévention Routière qui lance ce message sur les médias.

Je ne peux que l’approuver.

Hier encore à 21 heures, un cycliste sans lumière.

Encore mieux: il aborde le feu tricolore, puis passe au rouge.

En loucedé.

Celui-là s’en fout de n’être pas vu et de griller un feu.

Deux constats: nous avons affaire à une population qui n’a aucune conscience du danger encouru et qui en outre ne craint aucunement d’être verbalisée. Et pour cause, le soir après la nuit tombée, je ne vois aucune force de l’ordre en ville.

Mais force est d’admettre que nous avons, plus qu’hier, une population qui se défie de tout, y compris des règles.

Alors à quoi bon s’en offusquer!

La nuit nuit

Les potins du lundi

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Regarder dans le rétroviseur

Soyons lucide, Vélomaxou est sur le déclin.

Je ne sais pas si ce désamour frappe tous les blogueurs, mais force est de constater que les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Depuis 2014, Vélomaxou perd chaque année de l’audience.

188000 pages vues en 2014, puis une lente érosion.

Elle semble stabilisée aujourd’hui. Je pense arriver à 140.000 pages en cette fin d’année.

Mais il est vrai que je produits moins d’articles: près de 800 en 2014 et moitié moins aujourd’hui.

En revanche, et c’est réconfortant, mes visiteurs sont toujours fidèles.

65000 en 2014 et 57500 à l’heure actuelle (8 octobre)

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Une lente érosion des pages vues mais un lectorat qui se maintient

Le parti pris de ce blog est d’embrasser tout le spectre du monde cycliste à l’exception de la compétition.

Je garde cette ligne même si mon regard citadin est moins aiguisé depuis que j’ai quitté l’agglomération mulhousienne.

Mais je continue d’aimer tous les vélos, je devrais dire tout le vélo pour être encore plus universaliste.

Le soir à la veillée, j’ai pris l’habitude de parcourir ma ville quand le tohu-bohu de la circulation s’est calmé. Un exercice qui pourra surprendre.

Je rejoins le centre-ville et souvent je longe la Thur au pied du Rangen pour le retour.

Il faut un phare puissant car c’est le noir total en cette période de l’année et je ne suis pas nyctalope sur ce chemin où je rencontre parfois un monde interlope.

Une sombre silhouette à l’approche, on se frôle, et le reste d’une effluve ensuite…

Les coureurs à pied se projettent avec leur frontale sur la tête, je les vois de loin arriver comme des feux follets.

En haut des vignes, derrière les lambeaux de brumes, les feux des vététistes ondulent à l’orée du bois.

On allait voir ce qu’on allait voir

Effectivement on a vu.

Depuis le défilé de cette jeune caste diplômée des hautes études autour du président Macron, les choses ont bien changé.

Notre roi semble nu.

Il semble à présent se raccrocher aux branches du torrent médiatique qui déferle autour de lui.

Trempé jusqu’à l’os dans sa chemise blanche, il n’a trouvé en face de lui qu’une petite frappe pour lui tenir la main et nous adresser un doigt d’honneur.

Comme beaucoup, j’ai mal à la France.

 

Pin-pon-pin ou pin-pon?

Il y a quelques jours (le 25 septembre) à Mulhouse, une ambulance est entrée en collision à un carrefour à feux avec un autre véhicule.

Sous l’effet du choc, l’ambulance s’est renversée.

Elle ne contenait pas de malade et les deux ambulanciers en ont été pour une belle frayeur.

Vient la suite…c’est à dire l’enquête.

L’ambulance utilisait son « deux tons » alors qu’elle n’en avait pas le droit.

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Ambulances, attention à l’abus de sirène!

Il faut savoir que les ambulances privées disposent de deux types de sirènes et que la plupart des usagers ignorent cette subtilité qui fait pourtant toute la différence entre un véhicule prioritaire et un véhicule qui ne l’est pas. La vidéo ci-dessus en témoigne.

  • la sirène trois-tons (do-mi-do) qui signifie aux usagers de la route une facilité de passage mais en aucun cas une quelconque priorité.
  • la sirène deux-tons. L’ambulance ne peut actionner son deux-tons que lorsqu’elle est en mission Samu, donc dûment mandaté par ce dernier.(art R311.1 du code de la route)

Avec le deux-tons, on l’a compris, la voie est libre…et il est plus facile pour l’ambulancier de transporter le patient au rendez-vous fixé parmi les encombrements sans prendre du retard…et de rentrer à sa base lorsque le véhicule est vide.

Ces professionnels de la route travaillent en tension toute la journée. Je n’en dis pas plus…car l’ambulancier me rétorquera que si on me conduit à un scanner, il faut être à l’heure.

Cet abus de sirènes deux-tons par les ambulanciers méritent qu’on y mette fin puisqu’il contrevient à la loi.

A Mulhouse, une procédure a été rédigée pour usage abusif du deux-tons.

 

Vélomaxou, ses articles les plus lus

Cet article là du coté de la cantine Zeller avait bien marché. Et moi aussi! https://velomaxou.com/2014/04/23/cantine-zeller-firstacker-a-vtt/

Une mosaïque de sujets éclectiques qui attirent aujourd’hui…

https://velomaxou.com/2012/09/16/le-danger-de-limmatriculation-des-velos/

https://velomaxou.com/2018/03/28/le-vae-selon-rocky-mountain/

https://velomaxou.com/2014/08/17/la-semaine-federale-vue-par-andre-tignon/

https://velomaxou.com/2016/12/06/je-naime-pas-les-noirs/

https://velomaxou.com/2017/04/12/martine-cano-mecrit/

https://velomaxou.com/2017/10/01/hirnlestein-chenewotan-a-vtt/

https://velomaxou.com/2014/04/08/le-cycliste-en-lycra-objet-sexuel/

https://velomaxou.com/2013/11/04/velos-de-larmee-suisse-le-lieutenant-colonel-karl-

heinz-inabnit-donne-des-precisions/

https://velomaxou.com/2018/03/02/thann-et-ses-tours/

Les potins du lundi

Depuis janvier dernier, la pluie s’est faite discrète (Thann/tempête Eleanor)

Le cycliste vit au rythme des saisons.

A la ville comme à la campagne, il s’expose aux aléas climatiques, ceux de la pluie, du vent et du froid.

Pour la chaleur, on a déjà donné cet été avec cette canicule que les pouvoirs publics hésitaient à nommer.

Trop de mauvais souvenirs sans doute!

Pour la pluie en revanche, aucun problème, le cycliste ne connait plus l’imperméable et les marchands font grise mine.

Comme ceux qui vendent des parapluies.

La sécheresse est telle que tous nos petits cours d’eau le long des collines sous-vosgiennes sont à sec.

Triste décor!

Nos voisins du Territoire sont en restriction sévère et les professionnels doivent fermer leurs commerces de lavage-auto, sinon 1500 euros d’amende, m’a t-on dit.

La Haute-Thur est aussi souffreteuse, certains réservoirs sont ravitaillés par camions.

L’Alsace (la plaine) se sent forte avec sa nappe phréatique gigantesque comme si elle était assise sur un coffre-fort.

Un coffre-fort?

Oui, car l’eau douce de la planète fait défaut partout jusqu’à ces grands lacs que la cupidité a asséché.

Il nous reste donc à attendre le froid…s’il arrive un jour.

Ressortir les cuissards longs et les gants « à doigts ».

On a encore du temps devant nous.

Die weltgrößte Kuckucksuhr im Schwarzwald

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Après 48 heures passées en Forêt Noire, je rapporte dans ma besace un paquet de pixels d’images fixées sur le silicium.

Ainsi passe le temps.

Il y a vingt ans, on aurait dit des kilomètres d’images fixées sur la pellicule.

Je vous raconterai ce la plus tard.

On commencera par le Kuckucksuhr

Le coucou (Kuckucksuhr) made in Germany de Titisee, vous y croyez vous?

Moi, j’ai du mal…sauf si je voyais de visu les travailleurs s’atteler à monter ces bijoux romantiques au fond des vallées de la Schwarzwald.

Même si le coucou de Forêt Noire semble plutôt trouver son berceau ou son nid à Triberg, des importateurs asiatiques ont du trouver matière à s’intéresser à l’heure allemande.

Les petites étiquettes blanches font partie du décor, juste pour nous rappeler que le coucou de la Forêt Noire peut atteindre jusqu’à deux mille euros avec un mécanisme qui, je le présume, n’a rien de Suisse.

Ce qui est amusant, c’est de voir la clientèle asiatique qui se presse dans cette boutique.

 

 

 

 

Les facteurs dans la rue

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Thur-Doller, les facteurs manifestent à Vieux Thann

Quoi de plus normal qu’un facteur dans la rue!

Ceux-là manifestent et le font savoir.

Les facteurs ont ceci de commun avec les élus, c’est que dans le monde rural, ils sont de bons relais d’opinion du ressenti de la France profonde.

Les facteurs de Thur-Doller dans le Haut-Rhin ne sont pas contents.

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En cause la réorganisation sans fin de leurs tournées et un certain mépris des Directions qui les laissent dans l’incertitude du lendemain.

En cause aussi la baisse drastique du flux de courrier qui fait qu’on doit allonger les tournées pour conserver un volume acceptable.

Ce qui n’est pas forcément à l’avantage des postiers qui doivent parcourir toujours plus de kilomètres avec leur vélo ou leur voiture.

Des journées à rallonge qui font perdre l’attrait du métier.

En effet pour nombre de facteurs commencer tôt permet de finir en milieu de journée et donc de disposer d’un temps libre intéressant.

Ce n’est plus le cas, ils doivent commencer plus tard et finir plus tard avec la réorganisation des flux et la centralisation du tri.

Ambiance glaciale ce matin avec le froid venu du nord dans la rue…Gutenberg à Vieux Thann où est implanté le centre de tri.

Ma factrice est là.

« C’est un de mes clients » s’exclame t-elle en apercevant Vélomaxou sur son vélo.

Au centre des calicots et des drapeaux syndicaux, je me fais tout penaud.

« On attend la Presse à neuf heures… » me précise une déléguée.

Des croissants, des brioches, du thé et même des figues fraîches.

De gros poids lourds de 40 tonnes peinent à se frayer un passage quand l’Estafette ripolinée de la CFTC surgit.

Une clameur.

L’ambiance est bon enfant malgré les craintes de voir disparaître lentement une profession sinistrée.

Des maires sifflent le vélo…

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Les maires et le vélo: je t’aime moi non plus! Envoyer les vélos au casse-pipe, certains élus n’hésitent pas comme ici à Neuve -Eglise (Bas-Rhin)

En congrès, les maires ruraux sifflent le vélo.

C’est Olivier Razemon qui le rapporte sur son blog où l’on pourra lire les détails de cette curieuse réaction des maires de nos communes profondes.

Où est le problème?

Le problème vient de la défiance qui s’est installée entre le monde rural et nos gouvernants sur les questions de mobilité.

Le 80 km/h imposé d’en haut n’y est pas étranger et c’est le vélo qui trinque.

C’est ainsi qu’on pourrait résumer les choses.

Pour un maire de petite commune, la solution vélo c’est de la foutaise face aux grandes questions environnementales auxquelles sont confrontées les collectivités rurales.

Comme le dit un maire « je n’ai aucune envie de prendre un vélo pour rejoindre la gare à 45 km ».

à lire dans L’interconnexion n’est plus assurée

Les potins du lundi

Thann: 28000 véhicules par jour! la ville est coupée en deux par la nationale 66, les cyclistes sont invités à traverser à pied face à la Poste et disposent d’un passage souterrain à l’arrêt de tram Saint-Jacques

Une association de défense des cyclistes est en gestation dans le secteur Thur-Doller, deux vallées du Haut-Rhin très empruntées par le trafic routier.

Une petite sœur du CADReS Mulhouse (Cyclistes associés pour le droit de rouler en sécurité) en quelque sorte.

Sous l’impulsion d’une poignée de cyclistes au quotidien, celle-ci entend faire entendre sa voix sur le modèle du CADReS Mulhouse.

Sa zone d’influence irait de Cernay à Wildenstein et de Burnhaupt à Sewen.

Il est vrai que la problématique cycliste dans ces deux vallées mérite l’intérêt.

Parcourues par deux itinéraires cyclables

les deux vallées concentrent une importante population et supportent un important trafic routier générant dangers et pollutions.

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Ranspach a choisi en 2007
« d’étrangler » la route nationale 66 dans sa traversée au
grand dam des voyageurs motorisés qui rejoignent la Lorraine
ou qui arrivent en Alsace avec une bande cyclable sur trottoir

La future association souhaite se pencher en priorité sur les usages utilitaires du vélo:

  • le trajet domicile-travail (encouragé modestement par les pouvoirs publics),
  • les déplacements locaux inférieurs à un kilomètre
  • favoriser les trajets des écoliers et des collégiens à vélo

…l’idée de base étant de faciliter l’usage du vélo pour les petits déplacements.

Dans la vallée de la Thur où la circulation de la RN66 constitue un véritable frein à l’usage du vélo, les élus vont être appelés à améliorer leurs dispositifs d’incitation au vélo.

Comme on l’imagine, les points noirs sont nombreux et les solutions pas toujours faciles à élaborer.

Surtout dans la vallée de Thann qui voit passer sur la RN66 chaque jour 28000 véhicules dont 1700 poids lourds!

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sous des abords bucoliques, la VV331 permet aux cyclistes de voyager à l’écart de la route nationale 66 le long de la vallée de la Thur

Du coté des élus, les initiatives manquent face à cette déferlante de véhicules et certaines sont parfois peu au goût des cyclistes comme celle de François TACQUARD, Président de la Communauté de Communes Adjoint au Maire de STORCKENSOHN, qui déclarait dans les colonnes du journal l’Alsace le 10 novembre 2017 à la suite d’un accident de poids-lourd « Il ne faut plus qu’une telle situation se reproduise. Des solutions existent, puisqu’il y a, le long de la vallée, des voies annexes, rues communales, chemins ruraux ou pistes cyclables, qui pourraient être ouverts en cas de bouchons importants » .

Réquisitionner les itinéraires cyclables en cas de bouchon sur la RN, une solution de facilité qui sera loin de satisfaire riverains et cyclistes!

Attendons de voir cette future association cycliste portée sur les fonts baptismaux d’ici la fin de l’année 2018!…

Le vélo suisse entre dans la Constitution

La Suisse a voté le dimanche 16 septembre pour l’inscription du vélo dans sa Constitution par 73.6% des voix exprimées.

De quoi donner du baume au cœur des militants et des usagers cyclistes!

Une mesure plutôt symbolique de l’avis des observateurs qui notent que la traduction de cet engagement vise à «fixer des standards de qualité et de sécurité, mener des projets pilotes novateurs, etc » (selon la conseillère nationale verte Lisa Mazzone)

Les pistes cyclables pourront être encouragées sur le même principe que les chemins pédestres.

Plus de détails dans 20 minutes

Une Schwalmala réussie

Moi qui croyais que la fête de la Schwalmala à Hirsingue ferait un flop à cause du temps médiocre, perdu!

C’est d’ailleurs ce temps qui m’a dissuadé de m’y rendre.

La Schwalmala d’Hirsingue (Sundgau) a réuni 1160 participants pour sa 35e édition 2018.

Tant mieux!

(chiffre communiqué par les organisateurs sur FB)

 

Temps pétueux

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Une image saisie hier le long du canal de Dannemarie

J’avais déjà utilisé temps pis dans le passé alors aujourd’hui temps pétueux, calembour péteux.

Alors…ça vient ou ça vient pas, la tempête de vent?

J’ai renoncé ce matin à sortir mes vélos, influencé par ces mesures de prudence qu’on nous distille à tout bout de champ et à brûle-pourpoint.

Ici en Alsace, les grands champs ont de nombreux bouts, c’est encore plus pénible.

On attend le coup de vent annoncé par Météo France en Alsace.

Les parcs et jardins publics seront fermés à 15h30, Pourtalès a laissé des traces.

Confiné chez moi, j’en pince pour mes pinceaux, tous heureux de faire trempette dans leur bocal après un régime sec de plusieurs semaines.

Les images des ouragans marquent les esprits, alors on se calfeutre chez soi et les fêtes de plein air en subissent les conséquences.

Je pense à la Schwalmala d’Hirsingue qui a lieu ce jour. Les organisateurs, optimistes, déclaraient pourtant la veille sur Facebook « grand soleil annoncé ».

Perte sèche dès que le temps devient humide, les boissons peuvent être rendues aux grossistes mais les nourritures périssables seront gâchées.

 

 

Toi tu pédales, moi je joue…

Question: faut-il pédaler en mesure? Dans ce cas je préfère le slow au rock.

Pour en savoir davantage, c’est sur 20 minutes Strasbourg

Les potins du lundi

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Concrétion cycliste à Epinal. Au diable les vieux biclous!

Epinal passe à l’électrique.

 

J’avais consacré à Epinal (Vosges) un billet en janvier dernier.

La semaine fédérale de cyclotourisme s’y préparait et je voulais, de visu, me rendre compte de la culture vélo de la capitale vosgienne.

On sait par la suite le retentissement qu’a eu cette semaine dans la Presse locale et sur les réseaux sociaux.

10 à 12000 cyclistes d’un coup, ça marque forcément les esprits des locaux.

J’y suis retourné (15 septembre).

Justement, je suis bien tombé, c’était la fête du vélo dans les rues de la ville, une sorte de réplique minime de ce tremblement de terre vécu lors de la semaine fédérale début août.

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tandem pour couple fâché.

Encadrés par la police municipale, plusieurs dizaines de cyclistes ont arpenté les rues spinaliennes.

Jeunes et moins jeunes, vélos décorés, l’ambiance était joviale.

Il y a donc des cyclistes à Epinal.

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fête du vélo à Epinal

Ce fut un scoop pour moi qui n’avait croisé en janvier dernier que deux compères se rendant à la messe. lire l’article

Aux stands d’animation, une longue file…ce sont les candidats à la gravure Bicycode que vient de généraliser le gouvernement Philippe lors de l’annonce d’un nième Plan Vélo.

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l’attente pour graver son vélo avec le Bicycode
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prototype VAE en bois, dans la capitale du bois c’est normal

Mais là où j’hallucine, c’est de voir tous ces cyclos le long du canal habillés de pied en cap comme de purs cyclotouristes, chevaucher tous des vélos à assistance électrique.

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La Maison du Vélo à Epinal, le VAE a le vent en poupe

Sur le coup, j’ai cru à un défilé promotionnel de la marque locale Moustache.

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Ce cycle électrique Moustache trône à la Maison du Vélo

Renseignement pris à la Maison du Vélo, non les cyclos d’ici apprécient massivement le tout électrique en raison des côtes qui entourent la ville…et Épinal jouit manifestement d’un engouement pour le cycle électrique.

Ne pas tout mélanger, le cyclo électricien se garde bien de participer à la fête du vélo pourtant toute proche.

J’ai compris que le VAE est composé essentiellement de nouveaux venus à ce moyen de détente sans en connaître fatalement la forme rustique, celle où l’on doit pédaler pour de bon et transpirer.

 

 

Les potins du lundi

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Le randonneur rendu à la méditation

Tirer les leçons d’un voyage à vélo, celui proposé par notre ami Pierre Chatel, membre du Club des Cent Cols.

C’est à présent mon travail.

Un travail de mémoire et de sentiments réunis.

J’étais donc parti grimper quelques cols à vélo cette semaine passée.

Pas des cols avec pignons sur rue, non! des cols plutôt méconnus et insolites le long d’une ligne frontalière entre l’Italie et la France du coté de Tende et de la Roya.

Je n’entrerai pas dans les détails, mais je note mes idées à creuser.

1 Pourquoi est-il si difficile au bout d’une journée à pédaler de se retrouver retiré du monde, sans moyen de communication dans un refuge si sommaire où notre hygiène élémentaire de citadin était mise en question?

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refuge Barbera, col des Seigneurs loin du monde

2 Pourquoi le patou qui m’a suivi était si gentil et très peu soucieux du devenir de son troupeau?

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est-ce bien un patou? certains en doutent…

3 Pourquoi l’Italie fait-elle preuve d’une telle indigence face à ses sinistrés de Monesi?

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Monesi, le village où la route s’arrête

4 Resituer dans l’histoire ces zones militaires au-dessus de Tende

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5 Revisiter ma géographie des vallées de la Roya, de la Vésubie et de la Tinée…

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la vallée de la Roya, le gigantisme alpin appelle le Vosgien à l’humilité

6 le voyage itinérant à VTT en montagne, quels bagages? en autonomie pendant trois jours sur les six du séjour, il faut être prévoyant, en emporter ni trop ni pas assez car la météo peut vite se dégrader…j’ai été particulièrement handicapé par mes sacoches.

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A VTT, choisir le bon bagage

7 …et enfin comptabiliser cette abondance de cols grimpés au fil de ces sept jours.

  • 7900 m de dénivelé
  • 256 km
  • x cols

Pour compter les cols de ce séjour à VTT, se rendre sur Openrunner

  • Casterino-Barbera

https://www.openrunner.com/r/9105317

  • Barbera-Upega

https://www.openrunner.com/r/9105326

  • Upega-La Brigue

https://www.openrunner.com/r/9105336

  • Col de Turini

https://www.openrunner.com/r/9105339

  • Lantosque – Peïra-Cava – Turini

https://www.openrunner.com/r/9105346

  • La Colmiane

https://www.openrunner.com/r/9105354

Je vais prendre le temps de souffler un peu…

 

 

Six EPR en projet

Centrale de Fessenheim

Vu depuis l’Allemagne, le nucléaire en France c’est d’abord Fessenheim.

Deux gros faitouts en béton qui bouillonnent de l’autre coté du Rhin.

Fermer Fessenheim, c’est déjà toute une histoire.

Mais abandonner 25% ou 30% du nucléaire français, c’est tout autre chose.

C’est notre culture nucléocrate héritée de De Gaulle qui subitement se révolte et proteste.

Ce qui fait dire à Benjamin Grivaux, le porte-parole du Gouvernement, qu’on n’efface pas cinquante ans de politique nucléaire en cinq ans. « Les gouvernements précédents ont inscrits des objectifs qui n’étaient pas tenables »

Mieux: EDF réclame 6 nouveau EPR pour conforter sa place mondiale d’énergéticiens expert du domaine…et concourir à moins de CO2 sur la planète.

Les Voisins allemands peuvent s’empresser de réimprimer des autocollants « Nuclear, nein danke » pour venir protester sur les bords du Rhin.

Hulot s’est barré à temps.

Il n’y a finalement que les anti-nucléaires pour croire qu’on démantèle des réacteurs d’un coup de baguette magique et qu’on prive le Pays d’un quart de ses besoins électriques sans difficultés.

Les Allemands ont essayé, ils s’en mordent les doigts.

Le facteur ne sonnera plus

Mon facteur ne sonne plus depuis longtemps.

Sauf pour le calendrier.

Mais il passe toujours dans la rue.

A grande vitesse.

Le 33, le 47, le 22 de l’impasse.

Les plis volent et virevoltent.

Avec sa gouaille habituelle, le quartier se réveille.

« Comme par hasard, le 22 est au bout de l’impasse » dit-elle comme pour regretter ce supplément d’hectomètre.

Elle connait par cœur ceux qui lui fournissent encore du travail.

Le métier n’est plus ce qu’il était.

Pourtant elle continue de courir, ma factrice sur son coursier.

Des clients, il n’y en a plus.

A part les mauvais payeurs et les contrevenants de la route qui sont avisés.

Pourtant si, je maintiens deux abonnements magazine, celui du volatile le mercredi et celui de Marianne le vendredi, par sympathie à l’égard de cette presse impécunieuse.

Le facteur ne sonnera bientôt plus du tout puisqu’en dix ans, le courrier s’est effondré de moitié.

Alors?

Faut-il se dépêcher de vieillir pour prendre un contrat « vieux » auprès de la Poste et recevoir la visite attentionnée de ma factrice?

Non, la solution découle de source: ne plus passer qu’un jour sur deux comme pour les poubelles ou alors aller chercher son courrier au bout du quartier.

Faire un grand barouf médiatique pour nous dire que La Poste est sauvée avec le pognon de la CNP, est-ce bien raisonnable?

vous aimerez peut-être mes autres articles plus anciens sur La Poste…

https://velomaxou.com/2018/05/02/la-poste-boomerang/

https://velomaxou.com/2013/10/02/la-poste-conviviale/

https://velomaxou.com/2012/03/14/avis-mortuaire-a-la-poste/

https://velomaxou.com/2017/11/29/calendrier-du-facteur-un-succes/

 

 

 

Barda

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image Gérald C.

C’est toujours une période fébrile pour moi.

La préparation d’un voyage est d’abord une accumulation d’effets de d’objets où il faut arbitrer.

Ce que j’emporte et ce que je laisse.

Bien sûr, on peut partir la fleur au fusil.

Mais là, pas question.

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la préparation d’un voyage à vélo conduit à un amoncellement d’objets et d’effets qui me mettent dans l’embarras

Je me prépare à une razzia de cols transalpins à VTT au départ de Tende.

Sept ou huit jours en refuges itinérants.

préparer son itinéraire, c’est indispensable dès lors qu’on sort des sentiers battus

L’inconnue, c’est le temps qui est de plus en plus facétieux puisqu’il a neigé dans les Dolomites il y a deux jours.

Pas question de solliciter les secours à la moindre alerte comme c’est la mode aujourd’hui.

Il faut être équipé et pouvoir faire face aux aléas.

Nous serons une vingtaine mais je ne compte pas sur l’autre, c’est ma nature.

 

Hulot s’en va

Nicolas_Hulot_2015_(cropped)Le ministre de l’écologie Hulot déclare quitter le gouvernement ce matin sur France Inter.

Ouf!

Il tire les conclusions de cet invraisemblable attelage qu’il constituait avec des gens comme Stéphane Travers, ministre de l’agriculture, complètement en opposition avec les principes de l’écologie.

Finalement, Nicolas Hulot n’a jamais été meilleur que dans l’entertainment avec Ushuaia.

Qu’il y retourne!

Les potins du lundi

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La gare de Sentheim nous plonge hors du temps.

Revient-on cent ans en arrière?

Possible.

Il suffit d’attendre le train paisiblement pour comprendre comme le monde d’aujourd’hui a changé.

Les locaux ont été conservés avec soin comme si une mise en scène était imminente avec son chef de gare, ses contrôleurs de billets et bien sûr des voyageurs qui se rendent à la ville.

Le bureau du chef de gare est cosy, dirait-on.

On imagine Courteline.

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Rideaux à la fenêtre, horloge dont le tic-tac doit rythmer le temps qui passe, immuable, plumier, tampon encreur, machine à écrire et sous-main.

Je ne garantis pas l’authenticité de l’ensemble mais l’ambiance y est.

Et moi je voyagerais volontiers dans ce temps là.

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La salle d’attente sent bon l’encaustique et les peintures acryliques de Nadine Nette me ramènent soudain à la réalité.

Inaugurée le 30 juin 1869, la ligne de Cernay à Sentheim dessert la haute vallée de la Doller ; elle se poursuivait à l’origine jusqu’à Sewen. Après avoir eu à subir les conséquences des guerres de 1914-1918 et 1939-1945, sa fréquentation décline jusqu’à l’arrêt du trafic voyageur en 1967, elle est déclassée en 1973.(Wiki)

Aujourd’hui, la ligne de chemin de fer revit de Cernay à Sentheim grâce à l’association touristique Train Thur Doller

A mes lecteurs: lundi 3 septembre, pas de Potins du lundi, je serai en voyage.

 

 

Alanis

Tard dans la soirée, j’ai redescendu les Buissonnets.

J’ai encore l’air en tête ce matin de Head Over Feet.

Morissette, Morissette…ça me rappelle un peu les sandwichs alsaciens.

Mon fils, qui s’y connait pas qu’un peu, me l’a dit: « papa, Alanis Morissette, c’est une femme »

Quelle bourde!

Bon, je ne suis pas déçu du déplacement à la ferme-auberge des Buissonnets puisque j’y ai découvert un Tribute Band qui reprend des airs d’Alanis Morissette avec talent.

Ceux qui ne se sont pas déplacés pourront les revoir dans la région.

Ma culture musicale est à refaire.

Les potins du lundi

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Le pont Morandi, symbole de l’euro?

Je colle à l’actualité.

C’est une facilité pour notre source d’inspiration.

Les sujets ne manquent pas.

Ainsi un viaduc autoroutier, le viaduc Morandi, contre toute attente dit-on officiellement, s’est effondré avec ses voyageurs au-dessus de la ville de Gênes causant plus de 40 morts.

Stupeur et tremblements dirait-on dans un mauvais jeu de mots

Vous verrez, quand les juges vont détricoter les responsabilités hiérarchiques des uns et des autres, on aboutira à un lampiste. Relisez Amélie Notomb!

L’Italie, la dolce vita, les plages de rêve, la mozarella, la pizza, les pastas, son cinéma far-west spaghetti, son cinéma d’avant-garde, Vittorio De Sicca, comment ne pas aimer un pays qui parle avec ses mains!

Les accidents technologiques, puisqu’on les nomme ainsi, sont fréquents dans nos sociétés développées.

On serait presque blasés de ces drames à répétition et tentés de dire « c’est la faute à pas de chance ».

Ceux qui vont accréditer cette thèse seront tous les mis en cause qui vont défiler un à un devant les micros et les tribunaux.

Pour dire que tout était prévu et qu’ils ne pouvaient prévoir l’imprévisible.

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A vélo, on ne craint rien

A force on s’habitue

Pourtant ces drames humains qu’on nomme défaillances avec euphémisme sont en fait le résultat de compromissions où se mélangent habilement incompétence, cupidité et laisser-aller.

Un juge mettra des années à démêler le vrai du faux.

N’accablons pas l’Italie: on est capable en France de faire aussi mal.

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Par exemple avec nos déraillements de trains, par exemple avec nos autoroutes dont la chaussée s’effondre sans prévenir…prions pour qu’une centrale n’explose pas!

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Ni les lois, ni les normes, ni les règles, rien n’a pu éviter qu’un modèle capitaliste qui se goinfre avec nos péages conduise à cette catastrophe.

Les économies administrées et autocratiques ne font pas mieux, direz-vous.

Je pense à Tchernobyl en URSS…aux catastrophes ferroviaires chinoises, sans pouvoir citer toutes celles que l’on nous cache.

Dommage! car on ne peut pas trouver un modèle politique supérieur sur le plan de la fiabilité.

Des simples nids de poule, notre État impécunieux ne peut les reboucher. Alors des ponts, n’y songez-pas!

Sept pour cent de nos ponts seraient dangereux et trente pour cent en mauvais état.

Il suffit de ne pas y passer.

On pourrait suggérer que l’État invente un nouveau panneau routier pour les ponts intitulé « à vos risques et périls ».

Où est la place du vélo en ville?

Le vélo en ville. Jusqu’où?

Ce billet reprend la plupart des thèmes de l’émission de France Inter

Le débat de midi

Le vélo, petite reine ou dictateur du milieu urbain ?

Interlocuteurs en présence:

Isabelle Lesens, cyclologue

Olivier Schneider, secrétaire de la FUB

Mathieu Flonneau, maître de conférences en histoire contemporaine

Le vélo en ville est-il la petite reine tant attendue ou le méchant dictateur de nos mobilités?

A force de tourner en rond, on commence à se poser la question.

Quand je dis « on », je pense aux élus, aux décideurs et aux militants de la cause du vélo en ville…et aussi bien évidemment aux usagers du vélo eux-mêmes.

Du coté national, la cause semble entendue: on ne peut rien attendre d’un Plan Vélo vide de sens.

Isabelle Lesens dit regretter l’absence de rupture avec le passé tout en constatant des mesures floues d’accompagnement loin de conduire le vélo à une part modale de 15 à 20% en ville.

Il est vrai que la France patine depuis vingt ans au moins avec 3% de part modale dans la plupart de ses grandes villes, à l’exception de Strasbourg.

Du coté de la Fédération des Usagers (FUB) on continue d’espérer…et de vouloir accompagner les Collectivités pour la création de réseaux cohérents de pistes cyclables, en dotant les villes de moyens contre le vol de vélo, et en systématisant l’apprentissage du vélo dans les écoles.

Mais le nerf de la guerre des politiques publiques, c’est l’argent.

Bercy freine des quatre fers pour déverrouiller par exemple l’Indemnité Kilométrique Vélo (IKV) à ceux qui souhaitent aller au boulot à vélo plutôt qu’en voiture.

Pour Mathieu Flonneau, Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, si le vélo joue un rôle dans le bouquet des mobilités, il ne faut pas en attendre la panacée. Selon lui, la pédagogie repose depuis vingt ans sur un échec très large en France du report modal des mobilités en faveur du vélo.

Devant ce mur écologique, cette transition « mobilitaire », des tensions très larges apparaissent autour de ce bouquet de mobilités: la culture vélo a des limites qu’il ne faut pas nier.

Il y a des tensions, des inerties, des chemins de dépendances qui font que Strasbourg aura de la peine à atteindre 15% de part modale ajoute t-il.

Pour Olivier Schneider de la FUB, l’interrogation reste sans réponse: pourquoi, dit-il, 80% des gens veulent plus de pistes cyclables alors même que seulement 3% des usagers utilisent le vélo en ville? l’inconfort des ouvrages?… la dangerosité de l’environnement?…

La FUB revendique des efforts dans le domaine des comportements (?) et sur les infrastructures….comme par exemple imposer l’effort physique.

Agir sur les comportements n’est pas simple dès lors que l’automobile omniprésente n’a jamais autant eu le vent en poupe d’un point de vue culturel et que les démocraties libérales n’ont nullement l’intention de peser sur les choix économiques

L’automobile a t’elle été une intruse dans la ville? s’interroge Mathieu Flonneau

Non!

Au contraire, il y a eu co-construction de l’espace urbain en facilitant des trajets domicile-travail plus longs éloignant les populations des villes et transformant les modes de vie.

Ce qui parasite le débat, c’est que beaucoup de centre-ville ont changé d’affectation en devenant touristique. De ce fait les mobilités pour le vélo deviennent plus légitimes dans l’hyper-centre.

Mais le vélo perd rapidement sa légitimité dès lors que les agglomérations s’allongent.

La piste cyclable deviendrait alors plus utile dans les périphéries non conçues sur le mode « revanchard » de l’automobiliste.

Il ne faut donc pas essentialiser les comportements et nier l’intermodalité conclut-il.

Comme on le voit, les théoriciens du « tout-vélo » en ville sont loin de convaincre.

Les décisionnaires urbains sont aussi imprégnés de doutes.

On les comprend dès lors que la conception des inter-modalités est devenu un casse-tête insoluble où les enjeux divergents parasitent le débat.

 

 

Les potins du lundi

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Découvrir un chemin à vélo

Je m’étais égaré sur un chemin de liaison entre deux villages.

Un chemin, allez comprendre pourquoi, qui manquait de goudronnage à mi-parcours…comme si ces deux cents mètres de linéaire vicinal n’appartenait à personne.

Allez comprendre pourquoi!

Ce sont les hasards de mes pérégrinations qui me font découvrir des itinéraires jusqu’alors inconnus de moi.

La France est parait-il championne en chemins et routes.

Un million de kilomètres!

Et beaucoup de nids de poule depuis que la France des champs coute trop cher à nos princes.

Le tracteur vient vers moi tandis que les génisses dans le pré se mettent à presser le pas à l’annonce de l’arrivée du patron.

D’un geste adroit le paysan déverse quelques centaines de kilos d’ensilage de maïs à ses bêtes qui n’ont plus d’herbe depuis trois semaines.

Puis il arrête son moteur et l’on bavarde.

M’arrêter et échanger avec d’autres; mon vélo est un trait d’union entre ceux qui ne se parlent plus beaucoup tant les occasions manquent.

Ceux dont on dit souvent du mal, qu’on accuse de polluer la planète.

Ce paysan là va s’arrêter et prendre sa retraite.

Le lait?

Inutile de s’entêter! dit-il

D’autres font beaucoup mieux dans l’est de l’Europe ou en Nouvelle-Zélande.

En plein mois d’août, il commence déjà à entamer ses réserves de l’hiver, alors…

Alors, me dit-il, on ne fera plus de lait…et à la place on sèmera des céréales, celles avec lesquelles on nous accuse de polluer!

Sinistre perspective.

Epinal: des cyclos pas réglos?

Epinal, une semaine cyclotouriste controversée

La semaine fédérale de cyclotourisme qui se déroule actuellement à Epinal ne fait pas que des heureux.

La population semble découvrir un mouvement cycliste envahissant sans en comprendre forcément le sens.

Lu sur Facebook…

Que font-ils là?

A quoi ça sert?

Pourquoi ici?

Ils vont rester combien de temps?

D’autres plus perfides interrogent…

« comment des octogénaires osent-ils venir faire du vélo en pleine canicule? »

Bref, le grand raout de la Fédé de Cyclotouriste (FFVélo, ex FFCT) censé valoriser le cyclotourisme de masse semble rater son rendez-vous annuel dans les Vosges.

Mais la semaine n’est pas terminée…

Il n’y a pas de quoi se réjouir de telles réactions car le cycliste de loisir a au contraire besoin de valoriser son image.

Déjà les années passées on sentait que la grande messe des fervents de la petite reine dérangeait dans les bourgades et les chefs lieux de canton.

En cause la trop grande masse de cyclistes – 12000 dit-on – concentrée en un seul point.

Contrairement à l’Ardéchoise, l’autre rassemblement cyclo-sportif, qui a lieu chaque année en Ardèche, la FFVélo ne bénéficie pas de ce capital sympathie qui associe toute une population au vélo avec des relais puissants sur le terrain au niveau des communes et des associations.

La Semaine Fédérale doit à chaque fois roder ses équipes puisqu’elle se tient à chaque fois dans un lieu différent.

En 2019, ce sera Cognac.

On avait déjà vu dans les réseaux sociaux depuis le début de la semaine un certain mécontentement s’exprimer dès le lundi quand les automobilistes se rendant au boulot ont du faire face à des encombrements inhabituels dans les rues d’Épinal, préfecture des Vosges.

Cette fois, c’est le journal Vosges Matin (8 août) qui dans un article intitulé

Des cyclotouristes pas très respectueux des règles

constate le comportement de cette population à deux-roues venue de tout l’hexagone et de quelques pays voisins…

Sens interdits empruntés par les deux-roues, feux rouges grillés, non respect des cédez-le-passage et stops ou bien circulation sur les trottoirs ne sont qu’un petit florilège des règles bafouées par certains adeptes du vélo.

…et d’ajouter:

Mais la palme revient à quelques cyclotouristes qui, peut-être par mégarde, ont été surpris en train de circuler sur la RN 57 !

Encore une fois la FFVélo va devoir se poser la question du devenir de sa formule qui consiste à rassembler autant de cyclistes au même endroit sans mesurer tous les inconvénients qui en résultent.

Si l’argument économique satisfait le commerce local et les institutions – on parle de 5 millions d’euros de retombées – du coté de l’acceptation de la population, ça coince sérieusement.

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