Je pense que la police locale et la brigade de gendarmerie pourtant toute proche sont appelées à d’autres tâches que celles qui consistent à verbaliser des stationnements interdits sur un passage piéton.
Depuis le 30 juin 2015, les arrêts et stationnements gênants sur les passages piétons, les trottoirs ou les pistes cyclables sont des stationnements très gênants avec une amende à 135€ (classe 4). Il s’agit de la mise en place d’une des 26 mesures du ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve luttant contre le nombre d’accidents et de morts sur les routes.
Il est à noter que la cour de Cassation a estimé dans un arrêt du 20 juin 2017 qu’il n’était pas possible de se garer sur la voie publique devant son propre garage L’amende est alors de 135€ (classe 4) sur un trottoir et 35€ (classe 2) sinon.
Quelles autres tâches?
Je ne sais pas.
Les policiers sont sans doute très occupés et ils passent devant ce véhicule très fréquemment garé là sans même le remarquer.
Pourtant cette rue est très fréquentée par les voitures, difficiles pour les piétons et les cyclistes.
Alors?
Pourquoi ce riverain n’est-il pas inquiété et squatte impunément le passage piéton?
Je me le demande…
Mais ce qui est encore plus intrigant c’est la conception du traçage vélo…
Pourquoi ce tracé cycliste ici et pas partout? (rue Pienoz-Kachler à Vieux-Thann)
Si les cyclistes sont invités à prendre l’itinéraire à droite pour aller au lycée ou au collège tout proches, en revanche ils ne disposent pas du moyen d’en revenir.
Il faudrait instituer une traversée protégée sur la D35.
Dispositif beaucoup trop difficile à concevoir? alors on évite de se lancer dans l’incertitude.
Un bon équipement cyclable devrait prévoir de pouvoir continuer tout droit en direction de Roderen
Vieux-Thann n’est pas à une approximation près en matière d’équipements cyclables…
B0, le premier panneau de circulation routière a été celui d’interdire la circulation. Étrange, non!
Le cycliste que je suis s’interroge.
Je n’ai pas toujours les réponses à mes questions, mais penser, dit-on, rend moins idiot.
Pourquoi le peuple de France s’offusque t-il tant face à cette hausse des carburants que tous les experts jugent ni plus ni moins élevée que nos pays voisins?
Selon Macron, taxer le carburant, c’est mieux que taxer le travail
Oui mais pour aller travailler il faut une voiture à beaucoup d’entre-nous…et taxer le carburant, c’est taxer indirectement le salaire et pas le patron.
Au surplus, on nous démontre à présent par A plus B que le litre d’essence n’est pas plus cher qu’il y a 40 ans si on le compare au revenu de l’heure de Smic.
Alors?
Alors ce qui irrite, c’est cette défiance de l’État qui entend restreindre nos capacités à nous déplacer en voiture en nous taxant toujours davantage.
Car, reconnaissons le, au prix du brut de pétrole s’ajoutent des rentrées fiscales vertigineuses; à un point tel que le gouvernement est incapable de modérer sa voracité.
les taxes sur les carburants représentent à elles-seules plus de la moitié du prix et rapportent près de 30 milliards à l’Etat
En créant un chèque énergie, on va donc tenter de faire taire la contestation en instituant une charge supplémentaire aux autres citoyens puisqu’il n’est pas question de faire payer l’entreprise.
Il y a une injustice à cette fiscalité, on ne le dira jamais assez, elle pénalise ceux pour qui la voiture est la seule façon de se rendre au travail ou de travailler.
Les provinciaux des grandes banlieues qui ont à souffrir des carences du transport public observent ce mouvement des gilets jaunes avec circonspection, beaucoup ne le comprenant pas.
Lorsque le conflit des gilets rouges s’est ouvert en Bretagne contre l’Ecotaxe, les Alsaciens non plus n’ont pas compris, eux qui s’attendaient à voir enfin réduite la pollution de la plaine d’Alsace par les camions.
Reste le covoiturage, la mobylette ou le vélo…
Tous ces palliatifs mériteraient mieux que des encouragements et un grand travail d’explication qui jusqu’alors n’a pas eu lieu et tarde à venir.
La population n’est pas encore mûre pour comprendre la nécessité de restreindre la voiture dans nos usages…d’autant que les alternatives sont loin de convaincre.
Selon la FUB, le Laser Gun tient la pole position du meilleur phare…mais il se branche sur un alternateur
Excellente initiative de la FUB (fédération des usagers de la bicyclette) qui publie des tests comparatifs d’éclairages vélo.
Au premier rang du palmarès le feu avant laser gun…et le feu arrière shield X de moon.
shield X de moon.(47€)
On va pouvoir au moins y voir clair…sauf qu’avant de se lancer dans un achat, il faut bien réfléchir car selon la source d’énergie (batterie, pile ou alternateur) le feu optimal ne sera pas le même.
Je suis circonspect.
Mon feu IXON IQ de Busch Muller est plutôt mal classé alors que j’en suis très satisfait bien qu’il soit lourd (mais autonome) et relativement cher.
Itinéraire présidentiel commémoratif de 14-18; comment va t-on faire voyager le Président?
Itinérance
C’est le titre des voyages mémoriels que notre Président va entamer pour commémorer les cent ans de la fin du conflit de 14-18.
Une façon comme une autre de découvrir la France profonde en passant cinq jours et quatre nuits le long de la ligne des combats.
Pas seulement la France des tranchées et des blockhaus, mais aussi celle des laissés-pour-compte jusqu’alors inconnus qui galèrent pour boucler les fins de mois.
Cette itinérance n’est pas sans rappeler celle du député Jean Lassalle qui en 2013 avait décidé de boucler un tour de France à pied en réaction au climat de crise politique et économique qui plombe la France.
Si le Président Macron avait choisi de réaliser son périple à vélo, il y aurait ajouté le panache et montré l’exemple à ceux qui n’arrêtent pas de se plaindre de la hausse du coût des carburants.
VAE: les clubs font le dos rond
L’offensive du vélo électrique ne fait pas que des heureux.
Les clubs plutôt que d’y voir une occasion de renouveler leurs troupes font le forcing pour empêcher cette nouvelle population de rejoindre leurs rangs.
Après le ratage du virage VTT par les fédés sportives dans les années 80, c’est le VAE qui devient l’épouvantail des inconditionnels du « vélo muscu ».
On sait ce qu’il va advenir: la création de clubs VAE affiliés au tourisme vert représentés par les QUADs, motos vertes et autres 4×4.
Dans mon Club des Cent Cols, le bétonnage anti-VAE est en marche: pas de possibilité de déroger à la règle qui veut qu’on grimpe en haut des cols à la seule force musculaire.
Laissons donc l’histoire dire qui aura eu raison…
L’eau de Vittel, oui! mais pas pour les habitants
Nestlé Waters, la filiale de Nestlé qui commercialise l’eau des plus grandes sources françaises est inquiète: la source de Vittel baisse dangereusement.
Alors pour ne pas que la source à l’or bleu se tarisse, on va tout simplement priver les habitants de Vittel de leur eau.
Comment?
En connectant leur réseau à celui d’Attignéville distant de 30 kilomètres.
Pour une petite ville comme Vittel, cela suffira amplement.
Du coté des autorités, on préfère avantager Nestlé Waters, quitte à priver les citoyens de leur propre ressource.
Pour mémoire, souvenons-nous que la Collectivité Territoriale d’Alsace a déjà été tentée en 2013 et qu’elle a échoué à la suite d’un référendum (voir mon billet d’alors).
En jeu la disparition des deux départements.
Cette Collectivité nous est à nouveau représentée sans que nous soyons consultés.
Cela rappelle étrangement le Référendum de Maastricht, ne trouvez-vous pas?
L’Alsacien de base que je suis ne sait que penser de cette annonce qui vise à redonner à l’Alsace un soupçon d’autonomie après le désastre causé par François Hollande avec la création du Grand Est, ce grand n’importe quoi sans cohérence d’aucune sorte.
La Collectivité Territoriale d’Alsace envisagée rappelle le statut du Reichsland Elsaß-Lothringen du temps de l’empire allemand comme se plait à le rappeler l’historien Benoit Vaillot.
Certes les régions Lorraine et Champagne-Ardenne font à présent grise mine, elles se sentent trompées et on les comprend.
Il faut bien admettre que le raffut des élus alsaciens a porté ses fruits avec neuf députés bas-rhinois et six haut-rhinois, le Grand Est du président Rottner peinait à convaincre en haut lieu.
Ce système de yoyo de l’Etat avec nos institutions territoriales ne manque pas d’inquiéter.
Pourtant nos territoires ne sont pas des jeux avec lesquels Paris peut jouer à sa guise sans l’avis des populations.
On va donc attendre de voir comment les choses vont évoluer…et comment cet attelage Grand Est-Alsace va fonctionner sur le plan institutionnel.
Je les ai rencontrés à Cernay sur la piste de la Thur.
Tous trois équipés de sacoches.
– Vous allez où?
– A Ensisheim…oui, puis nous rejoignons l’auberge de jeunesse de l’Illberg à Mulhouse…
– Vous êtes sûrs de votre itinéraire?
– Pourquoi?
– Parce que Ensisheim, c’est au nord de Mulhouse et l’Illberg au sud…
– Ah bon!…on s’en fout pourvu que ça roule, on n’est pas à 20 bornes près…
Finalement, je propose de les conduire sur le bon chemin, c’est à dire Wittelsheim, Richwiller,…
Cernay-Illberg ne passe pas forcément par Ensisheim
En chemin, on fera connaissance.
Ils viennent de Forbach.
Ce matin, ils ont quitté Châtenois puis ont longé le vignoble jusqu’à Cernay.
Demain, ils comptent reprendre la route du retour en longeant le Vieux-Rhin.
Leurs machines son roulantes, équipées légèrement de deux sacoches pour deux d’entre-eux et d’une remorque pour le troisième.
Ce sont des rouleurs qui n’ont pas peur de la distance.
Étonnement: l’un d’eux (celui à la remorque) est équipé en single speed, aucun dérailleur, un seul pignon, un seul plateau.
Sur le pont de Richwiller, je leur indique la direction à suivre.
Ils installent leurs phares car la pénombre approche.
Je fais demi-tour en leur souhaitant une bonne fin de voyage.
L’exercice qui consiste à potiner est parfois tout aussi difficile que celui de pédaler.
Alors je réfléchis. Puis j’écris en m’appliquant, en veillant à mon vocabulaire, à la construction de mes phrases, à mon style.
Respecter son lecteur me guide.
Je tente de résister à cet avilissement de la langue dont on voudrait faire un passe-partout en abolissant par exemple le participe passé. Je suis chaque jour comme cet élève qui tente les pleins et les déliés avec sa plume Sergent Major qui gratte le papier, l’écorche et projette des micro-bulles d’encre là où on ne veut pas.
Maintenant que la pluie est revenue en Alsace, après une absence de quatre mois, nous allons pouvoir bichonner nos vélos dans le garage.
Le Molkenrain dimanche 28 octobre, la neige a fait son apparition et l’aubergiste a eu fort à faire pour acheminer sa clientèle avec son 4×4 depuis le col du Herrenfluh. L’auberge fermera en principe le 11 novembre
Un grand rouleur s’honorait cette semaine d’avoir bouclé ses 20.000 kilomètres à vélo.
Au cours des 10 premiers mois de cette année seulement!
Il a donc encore des chances d’en engranger 2 à 3000 de plus d’ici le 31 décembre.
Son truc à lui, c’est de bouffer des kilomètres et d’en tirer des moyennes.
Pourquoi pas!
Un jour, le poids des ans va l’atteindre comme tout le monde et il devra battre en retraite, aborder une relative décroissance.
Sauf Robert Marchand!
A 106 ans, Robert Marchand fait le show en salle sur un vélo grâce à l’insistance de ses fans.
Il est devenu une bête de foire. Malgré lui? je ne sais pas…
Souhaitons-lui qu’un drame ne vienne pas clore le spectacle prématurément.
Tous mes autres confrères, l’âge venant, se retirent un à un sur la pointe des pieds lorsqu’ils sentent ne plus être « dans le coup ».
Car le sport ne fait pas que du bien, il use aussi prématurément les articulations et irrite le système respiratoire gorgé de nombreux polluants.
Il est vrai que pour affronter la route aujourd’hui, il faut être rompu à tous les incivismes, comprendre que le danger est partout et que le plus sournois peut survenir par l’arrière sans qu’on s’y attende.
On a cru pendant un temps que le VTT allait nous mettre à l’abri de la route mais voici que les chasseurs se mettent à leur tour à nous flinguer!
En otages, les profs!
Comment braquer son prof (image Facebook)
En parlant de flingue, quelle n’est pas notre surprise de voir cet élève qui braque sa prof en direct sur Facebook.
On a longtemps laissé croire que l’école était un sanctuaire, un monde à part à l’abri des violences urbaines, garant de l’apprentissage des savoirs, du respect de l’autre.
Que nenni!
C’est devenu le champ clos de petites frappes et de trafics en tous genres et le défouloir d’une jeunesse en déshérence.
En otages, les profs!
Désacralisée, déqualifiée, déconsidérée, vilipendée, la profession ne recrute plus.
Aller faire l’école la peur au ventre, c’est devenu le lot de nombreux enseignantEs.
Les yaka-faukon ont tous leurs solutions, jusqu’au ministre Castaner qui y verrait bien des policiers.
La hausse des carburants va t-elle paralyser le pays?
On a connu les barrages de routiers, d’agriculteurs, d’ambulanciers, des cheminots, de l’EDF, …des gonfleurs d’hélices
A présent, ce sont les automobilistes eux-mêmes qui veulent bloquer.
En cause la hausse du gasoil.
Notre génération semble se satisfaire de slogans simplistes comme ceux de Leclerc qui « crie halte à la vie chère ».
En criant à plusieurs, va t-on enrayer le modèle politique qui fait pression sur le pouvoir d’achat en se parant de vertus écologiques?
Est-il cher le gasoil, d’abord?
A Mulhouse, on le trouve à Leclerc à 1.509 le litre ce matin…et à Neuenburg (chez nos voisins allemands) à 1.469 soit seulement 4 centimes moins cher.
Difficile de dire que la hausse en France est plus élevée que chez nos voisins.
Est-ce que la hausse est inédite?
D’après le site Zagaz, la hausse du gasoil a déjà été élevée dans le passé en 2008, en 2012, sans toutefois jamais atteindre le seuil de 2018.
Ce qui est nouveau, c’est la déconnexion avec le prix du brut.
Délibérément le gouvernement choisi de peser sur le diesel qui est accusé de polluer gravement l’atmosphère…ce qui est vrai.
Pour l’État, se gaver de taxes pétrolières est une bonne affaire.
C’est ce que Ségolène Royal nomme l’écologie punitive.
C’est se donner une image écolo à bon compte.
Dos au mur, les possesseurs de diesel n’ont pas d’alternatives dès lors qu’ils n’ont que la voiture pour se rendre au travail ou pour travailler comme par exemple les artisans et les possesseurs de camionnettes.
L’affaire va t-elle tourner au vinaigre?
Attendons de voir…
Les véhicules ne peuvent que se déprécier à la revente.
Difficile donc pour les utilisateurs de se défaire de leur voiture sans être spoliés.
Alors quelles sont les solutions?
Les solutions sont tellement indicibles que personne n’ose en parler.
Il s’agit de mettre en cause notre mode de développement et le pillage des ressources de la planète qui fait courir l’humanité à sa perte.
Moins de déplacements, plus de proximité.
C’est à dire tout le contraire de ce qu’on a fait au fil du temps.
Je ne vais pas développer, d’autres s’en chargent avec beaucoup de talent.
Beaucoup de communes s’en foutent des vélos…et des cyclistes. Ce qui les intéressent c’est de ralentir les voitures à tout prix avec des dos d’ânes, des feux « pédagogiques » et des rétrécissements qui mettent en danger les vélos.
C’est le cas de Vieux-Thann (Haut-Rhin) et accessoirement de Cernay, sa sœur voisine.
Voila 20 ans que ça dure. Au moins.
Personne ne bouge.
Heureusement, une association CADRes Thur-Doller va voir le jour et compte bien mettre les pieds dans le plat de ces anomalies préjudiciables au mode de déplacement doux.
Pourquoi est-ce que ça devrait changer, direz-vous?
Exemple avec ce trait de peinture sur le trottoir qui s’arrête au changement de commune.
Remarquez que l’absence de peinture, ça arrange les riverains qui peuvent ainsi se garer sur le trottoir.
Que font les cyclistes?
Soit ils ne prennent pas la bande cyclable en sachant qu’ils vont devoir sortir sur la chaussée et se font eng… e ne pas rester sur le trottoir, soit ils sortent avant quand c’est encore possible et se font eng…aussi.
Moralité, on est en danger dans tous les cas.
Pour l’anecdote, cette semaine, un gros pickup 4X4 a ouvert sa fenêtre passager pour hurler « piste cyclable » une fois arrivé à ma hauteur
L’Ultra fruits bars (Décathlon) est parmi les plus chers et pas forcément le meilleur selon le classement de Nicolas Aubineau
J’ai arrêté d’acheter des barres de céréales depuis que j’ai eu des doutes sur les contenus.
Le prix m’a aussi aidé à prendre cette décision.
Presque un euro la barre, non!
Faut-il prendre le temps de fabriquer soi-même ses aliments nutritifs emportés sur le vélo?
Je ne fais que repiquer un article paru dans MatosVélo de Nicolas Aubineau, diététicien, qui après avoir comparé toutes sortes de barres énergétiques en arrive à proposer une barre fabriquée par lui-même…nettement moins chère et contenant des ingrédients naturels.
50 g d’amandes entières
100 g de noix (Cajou, Pécan, Brésil, Grenoble…)
50 g de pistaches
100 g de dattes séchées dénoyautées
2 cuillerées à soupe de poudre de cacao maigre
2 cuillerées à soupe d’éclats de fèves de cacao
2 cuillerées à soupe d’huile de coco
1 cuillerée à soupe de gingembre en poudre
1 cuillerée à soupe d’écorces de citron en poudre
4 pincées de fleur de sel
Le tout mélangé et broyé dans un mixeur puis mis au frigo pendant 12 heures.
Résultat vous obtenez 12 petites barres de 30 grammes.
Coût 45 centimes pièce!
Vu le prix de vente des barres en magasin, ça vaut le coup d’essayer!
Nous sommes mardi 9 octobre; il fait beau, la température est agréable; cette sortie à vélo va me permettre de rouler 120 km. Je suis sur la départementale D15G sur la route de Collex (CH) et Gex (F), à la hauteur de Versonnex. Pas de trafic. Tout est calme. Puis, soudain, un motocycliste, tout de noir vêtu, s’approche de moi. Je me demande bien pourquoi. Et à travers son casque intégral dont je ne peux même pas voir le visage, il me parle de piste cyclable. Je reste impassible; je ne comprends pas. Veut-il faire la police? Cela dure une dizaine de secondes; il est tout près de moi. Je roule à ce moment à 30 km/h environ. Puis je lui dis: «Va, passe ton chemin!» Et là, il m’assène un violent coup de poing qui m’expédie à terre. Je chute lourdement. Puis gros coup de gaz et le voilà parti. Un véritable assassin en puissance. Évidemment, impossible de relever l’immatriculation de son véhicule.
Derrière moi, une voiture avec un couple de Genevois a vu toute la scène. Monsieur se précipite près de moi, m’aide à me relever. Mais leur vue était focalisée sur ma personne et le motard avait depuis longtemps disparu. Donc aucune identification possible.
L’automobiliste m’a proposé de me ramener à la maison. Diagnostic: fracture de la clavicule et côtes cassées plus diverses plaies. J’ai été opéré vendredi 12 et ai pu regagner mon domicile.
Voilà la triste fin de ce mardi 9 octobre. A vélo, un accident peut certes arriver, mais se faire expédier au sol volontairement par un fou de la route, c’est ignoble. Et qui dit qu’il ne répétera pas son geste. Je comprends mieux pourquoi un grand nombre de cyclistes ont opté pour le VTT.
En haut du Grand Ballon, il s’est lâché d’une main en signe de victoire et m’a dit « dur, dur ». Je pense qu’il a grimpé plus vite que moi. Chapeau l’artiste!
Aujourd’hui, c’était mon jour de courage.
A Uffholtz, j’ai pris la direction du Vieil Armand.
Tout penaud parce que c’est un exercice difficile pour moi.
J’ai l’œil rivé sur le cardio et je gère comme je peux.
Une fois aux ruines du Herrenfluh, j’ai gagné mon pari et je m’offre une belle image de la plaine.
Cernay depuis les ruines du Herrenfluh
Quand j’arrive au Vieil Armand, mon attention est attirée par les panneaux.
D’un coté, c’est la commune de Wattwiller, de l’autre c’est celle de Soultz.
Et puis je tente ensuite le Grand Ballon, la tête pleine de calculs.
Je suis un besogneux, je sais qu’il faut grimper encore 7km avec une pente variable de 7 à 8%.
On a coutume de dire qu’à l’auberge du Ballon, c’est gagné!
Voire!
Je trouve encore le temps long après.
C’est dans la dernière ligne droite que je suis rassuré.
La maison de la nature au Grand Ballon prend tournure au-dessus de l’apiculteur Riche
Je « psychote » toujours autant vingt ans après.
J’avais quatre couches pour descendre.
Malgré tout je suis arrivé chez moi avec les doigts blancs, incapables d’ôter mes chaussures.
Du coté des chasseurs, soucieux de redorer leur image, après ces terribles accidents de chasse que l’on vient de déplorer, il est fortement question de renforcer la formation des postulants.
Au programme additionnel du permis de chasser, comment distinguer un sanglier d’un vététiste!
« À terme, cette formation deviendra obligatoire pour pouvoir participer aux battues, il faut réapprendre les bases du métier » est-il précisé
C’est ce verbe du premier groupe qui fait le buzz en France.
Emboitant le pas au célèbre mouvement créé par Emmanuel Macron, la République en Marche (LREM), les Français semblent décidés à user leurs godasses.
Voila qui ne fait pas rire les cyclistes.
C’est un nouveau challenge: savoir qui va marcher le plus…et pour aller ou?
Il ne suffit pas de tourner en rond et l’objectif n’est pas clair.
Certains tirent à droite quand d’autres tirent carrément à gauche.
Au rang des prochains challengers, les automobilistes.
STOP à la HAUSSE des CARBURANTS! disent-ils
Les conducteurs en colère vont rejoindre les rangs des motards en bloquant nos routes le 17 novembre prochain.
On peut lire sur la page Facebook Info Gard-Hérault
Vers un blocage des routes le 17 Novembre pour protester contre la hausse des prix du carburant ?
Un mouvement citoyen contre la hausse des prix des carburants commence à faire du bruit sur les réseaux sociaux. L’idée est simple, il faut bloquer les grands axes partout en France, avec un maximum de personnes, afin de prendre les autorités de court.
Certaines fédérations départementales comme celle des motards en colère (FFMC) prévoient de se joindre à cette journée de mobilisation citoyenne nationale.
Les syndicats des transports routiers réfléchissent quant à eux, à un blocage des raffineries.
Des inconditionnels de la voiture qui se bloquent entre-eux, voici un mouvement pour le moins cocasse.
Sur ce coup là, le gouvernement va avoir du mal à régler la circulation. Hausser le gasoil, c’est bien mais dire aux utilisateurs qu’il va falloir changer nos modes de vie, c’est plus difficile.
Une autre catégorie de marcheurs, ceux qui veulent améliorer le climat.
Une marche est prévue à Mulhouse le 8 décembre.
Pour résumer, d’un coté ceux qui veulent pouvoir polluer à leur guise…et de l’autre ceux qui veulent de l’air pur.
Bon, je crois que je vais aller marcher un peu sur les traces de mon camarade LTD RANDO 68
La Thur à Vieux-Thann. Malgré l’aide du réservoir de Kruth, la rivière est à l’agonie
Cet après-midi, j’en avais un qui me suivait le temps de traverser un champ de maïs coupé.
Puis dès le chemin atteint, il a mis la survitesse.
Inutile de dire qu’il a été vite rendu au carrefour suivant.
Etang de Cernay
Après ma tournée des étangs de Cernay, j’ai mis le cap sur le réservoir de Michelbach.
Et je repensais au débat qui s’empare des clubs.
Faut-il accepter les vélos électriques?
Vaste sujet à n’en pas douter.
Michelbach
Ce n’est pas grave, les possesseurs de vélos à assistance n’attendent rien des clubs.
Ils feront donc comme si on ne les attendait pas et se réuniront par affinités.
Je vois le jour venir où le cycliste « musculaire » sera le dernier des Mohicans.
Si le vélo électrique nécessite pourtant un effort musculaire, il rompt avec l’académisme du vélo qui veut à l’origine qu’on se déplace sans apport énergétique extérieur.
Mis à part dans les descentes où l’on profite de la gravité!
Foutaise que tout cela diront les nouveaux cyclistes à assistance.
Michelbach
Après le tour de Michelbach qui est quasiment à sec, je suis passé chez Mannheim, le vélociste.
Michelbach
Il avait un VTTAE à me présenter avec une motorisation Shimano…et à essayer.
Comme quoi les fabricants n’attendent pas que le vent tourne pour affronter le marché!
Les panneaux viennent d’être posés à Thann bien qu’ils mentionnent août 2017. Il y a un peu de retard à l’allumage.
Thann et sa périphérie sont des zones à risques chimiques, autrement dit des zones « Seveso » du nom de la ville de Seveso où une catastrophe écologique et sanitaire s’est produite en juillet 1976, dans le nord de l’Italie. Un nuage d’herbicide contenant des produits toxiques s’échappe d’une usine chimique, et contamine les alentours, provoquant à la fois des hospitalisations pour les enfants des communes voisines, dont celle de Seveso, et la mort de plusieurs dizaines de milliers de têtes de bétails.(Wiki)
C’est en 1982 que naissent une série de directives afin de prévenir tout risque d’accident majeur sur un site industriel présentant un risque potentiel.
Pourquoi un risque Seveso à Thann?
usine chimique à Thann
Parce qu’il y existe des usines chimiques communément appelées par les riverains « les chimiques » à savoir les usines « Cristal » et « PPC » qui en cas d’avaries peuvent recracher dans l’air quelques joyeusetés comme du chlore, du brome,…et d’autres vapeurs toxiques et inflammables.
Ce nouvel engin à deux roues va devoir emprunter la route dès lors qu’il sera électrique…et sera admis sur les pistes cyclables comme l’est déjà le vélo à assistance électrique.
C’est dans la presse ce matin.
Ce qui a décidé les pouvoirs publics, ce sont les start-up Lime et Bird qui en proposent sur le modèle du « free floating », sans compter tous les conquis, qui ont franchi le cap et acheté leur engin personnel.
Pour quitter l’aéroport les jours de bouchons, imparable!
Les trottinettes sans moteurs ne doivent toutefois pas dépasser les 6 km/h et continuent de devoir emprunter les trottoirs. Une législation qui ne semble pas être connue, ou du moins suivie (France Inter).
Trottinette électrique SXT 1000 XXL – 1600W – 12Ah 1600watts-50km/h-800 euros. Ce modèle là ne devrait pas être autorisé sur piste cyclable…
Cette fois FR3 caresse clairement les automobilistes dans le sens du poil en rappelant que le cycliste est aussi « amendable » s’il franchit les feux rouges ou les stop sans s’arrêter.
Comme quoi, nos conflits d’usage (bel euphémisme!) ne cessent de croître!
135 euros euros par ici, 35 euros par là,… l’arsenal de contraventions pour les cyclistes, rarement appliqué, devrait donner du baume au cœur des conducteurs coincés dans les embouteillages qui pestent contre notre relative impunité.
En ma qualité de « professionnel du vélo en ville », je n’approuve pas tous les comportements comme celui qui consiste à user des trottoirs pour s’épargner une rue étroite ou un feu trop long…ni celui qui consiste la nuit à se déplacer sans lumière.
Reste ceux qui traversent aux feux avec les piétons, ils devraient descendre mais ils ne le font pas par commodité. En Allemagne, c’est prévu. En France pas encore…
En Allemagne, on peut traverser sans descendre du vélo. Pas encore en France. Ceux qui osent traverser sans descendre font hurler les automobilistes. Pourquoi?
Mais j’ai bon cœur: comment ne pas pardonner à une petite grand-mère à vélo d’utiliser le trottoir pour rapporter ses courses de l’Aldi et ainsi lui éviter de se faire renverser à un carrefour par un abruti sans foi ni loi!
Le législateur comprend doucement que conduire un vélo, ce n’est pas comme une auto.
Doucement la loi progresse en notre faveur avec le Tourne à Droite aux feux et de le Double Sens Cyclable dans les sens uniques.
Il reste pourtant quelques féodalités, celles des maires rétifs à tout changement dans leur commune et qui ne comprennent pas que les dos d’âne et les stop(s) à chaque carrefour sont des handicaps pour le vélo.
Jean-Luc Mélenchon, l’homme qui dérange la bien-pensance
Je n’avais rien à vous dire ce matin.
Et puis en cherchant un peu, j’ai rassemblé mes pensées de la semaine.
D’abord le volet politique.
En essayant d’abattre la France Insoumise, politiques, médias et justice se sont pris les pieds dans le tapis.
Le spectacle de Mélenchon toisant les policiers et filmé en direct, du pain bénit pour tous ceux, ils sont nombreux, qui détestent le personnage.
Seulement, il y a eu un coup de trop dans la campagne anti-Mélenchon; celui de la révélation de qui couche avec lui.
Ça rappelle un peu Giscard qui rentre chez lui à l’heure du laitier ou plus près de nous Hollande sur son scooter.
Ce coup bas de Médiapart, anti merluche de toujours, va lui coûter la perte de quelques milliers d’abonnés dont certains fidèles de la première heure.
Médiapart qui rejoint Closer en se vautrant dans la presse-caniveau, le coup est rude pour le journal fondé par Edwy Plenel, lui qui a été victime des écoutes de Mitterrand en d’autres temps lorsqu’il était au Monde.
Remarquez que la presse française est prête à toutes les compromissions avec les pouvoirs en place…et les oligarchies. Ainsi Marianne, fondé par Jean-François Kahn vient d’être vendu à un jeune magnat tchèque Daniel Kretinsky qui ambitionne déjà de prendre des parts dans le journal Le Monde fondé à la Libération par Hubert Beuve-Méry.
Le journalisme d’opinion est devenu une profession sinistrée prompte à caresser la doxa en place, quitte à oublier ses principes…et ses lecteurs.
Il ne restera bientôt plus que les chiens écrasés à commenter dans nos journaux.
Le gravage de nos vélos doit bien conduire, in fine, à un certificat et à une base données avec nos noms et adresses. Pour une voiture, ça s’appelle une carte grise. Et pour un vélo, comment doit-on l’appeler?
Venons-en au vélo…
Olivier Schneider a ramé toute la semaine pour dégonfler l’affaire des cartes grises pour vélo.
Olivier Schneider, c’est le Président de la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB).
Il a pas eu de chance, Olivier.
Il m’a même écrit pour qu’on en parle ensemble.
Incarnant une forme décomplexée du vélo en ville, il a voulu faire plaisir aux pédalants que nous sommes et qui se font piquer trop souvent leur bécane.
En glissant à l’oreille du Ministère des Transports que le Bicycode est une idée lumineuse pour ne plus se faire piquer nos demoiselles, Olivier Schneider a cru qu’il aurait une écoute au moins aussi efficace que le 80km/h suggéré à Edouard Philippe par Emmanuel Barbe de la Sécurité Routière l’été dernier.
Le problème, c’est que tout le monde (ou presque) s’en fout du Bicycode et ce qu’a retenu le Ministère et la Presse, c’est qu’on allait enfin pouvoir ficher tous les cyclistes dans un méga-base de données.
C’était oublier que parmi nous, il existe une frange de cyclistes libertaires non négligeables qui voient d’un très mauvais œil la perspective d’être fiché par la police.
On connait la chanson « on n’a rien à se reprocher, donc pourquoi pas? »
En 40 aussi on a dit ça à une certaine catégorie de notre population!
Youpie, une carte grise pour vélo!
Sûr que tous les bagnoleux qui exècrent le vélo en ville se sont réjouis à l’idée qu’on allait enfin faire la peau aux cyclistes qui grillent les feux et les stop.
Sur ce coup là, la FUB s’est un peu prise aussi les pieds dans le tapis roulant.
Il vient parfois sur mon blog partager ses expériences, discuter vélo.
Il habite Sélestat.
Il nous convie à une belle histoire dans le livre qu’il vient d’écrire 7 ans et 93 heures (Ed Edilivre).
Celle de sa passion pour le vélo, une passion récente qu’il découvrira à l’aube de ses quarante ans.
Tabagisme, malbouffe et absence d’activité sportive ont eu raison de son état de santé. Du jour au lendemain, il décide donc de se ressaisir en se mettant au vélo, faisant preuve d’un impressionnant courage. Après plusieurs années d’entraînement progressif, il peut participer à la fameuse randonnée au long cours du Paris-Brest-Paris, soit plus de 1230 kilomètres en moins de quatre jours.
Je l’ai tout lu.
D’un coup tant c’est bien écrit.
J’y ai retrouvé tous mes apprentissages du vélo, ceux où l’on ne peut se mentir…et aussi ceux de nos premières fiertés, franchir 50 km, grimper un col,…
Je pars à 9h00 un dimanche matin, le plan de route imprimé en main. Vers 11h00, j’arrive à Strasbourg, tout transpirant. C’est possible, seul à vélo, je peux rouler de Sélestat à Strasbourg. Une découverte pour moi !
Marc franchira une à une toutes les étapes du cyclotourisme et se lance chaque année de nouveaux défis.
Le Ventoux pour lui sera un nouveau cap.
Pendant cette ascension du Ventoux, j’aiguise mon corps et surtout mon mental. Résister, être persévérant, opiniâtre et fier de cet accomplissement. Je consolide mon estime de moi, ma capacité à me faire confiance.
Son analyse est juste et lucide.
Viennent ensuite les gammes d’Audax qu’il exécute l’une après l’autre…100, 200, 300 km,…600!
Étonnement lorsqu’il constate aux pauses méridiennes des habitudes peu recommandables dans le monde du vélo…
Les cyclistes les plus calés en physiologie du sport prennent une bière en apéritif, parce que bien sûr, ça hydrate ! Pour ma part, je suis fidèle à la source de Ribeauvillé : une Carola verte.
Viendra naturellement en 2015 son Paris-Brest-Paris.
Paris-Brest-Paris, c’est comme une entrée en religion.
Je vous laisse découvrir ce beau témoignage de Marc Jacquemond dans 7 ans et 93 heures édité chez Edilivre ici