Les potins du lundi

Le docteur Gérard Porte nous met en garde, le cycliste aura tôt ou tard sa petite pathologie

Je cours après mes kilomètres à vélo. Et cette année je cours du mieux possible, rien n’y fait, j’ai toujours mille kilomètres de retard. Les mille kilomètres de mon voyage à sacoches à Valjoly en 2018. Finalement, sans m’en apercevoir, je suis un cycliste décroissant. J’use moins mon corps et mes vélos. Relativisons, faire cent bornes tous les jours avec des sacoches n’est pas difficile dès lors qu’on est entrainé. Si l’on doit grimper le Tourmalet, c’est différent évidemment. Tout est relatif. Idem si tu pars avec tes sacoches l’été pendant les vacances sans s’y être préparé.

Les voyages, ça forme la jeunesse. La vieillesse aussi.

En parlant de vieillesse, il faut se préparer à tout. Y compris au pire. Je découvre petit à petit les affres du cycliste qui un matin a mal ici…et là. Pour moi ça commence par des souffrances articulaires. Trois heures de guidon et j’ai les phalanges douloureuses et gonflées le soir même. Pour d’autres, ce sont des restrictions cardiaques. Bref si faire du vélo entretient la forme, ça la démolit aussi un peu. Comprenne qui pourra!

J’entrevois déjà un jour où mes escapades vosgiennes ne seront plus que dans les rêves. Il me restera les images du temps jadis.

Col du Calvaire 2017, une convivialité assumée qui se perd peu à peu

Puisque nous en sommes là, il est temps de parler du nouvel artifice de ceux qui ne peuvent plus grimper (à vélo!). Alors ils passent à l’électrique et se donnent de nouvelles perspectives et illusions. Mais, il y a deux ans, un centcoliste émérite rencontré au col du Calvaire (le bien-nommé) m’avait confié qu’une fois qu’il ne pourrait plus pédaler, son vélo serait remis au clou. Et pas question de passer à l’électrique. C’était un principe pour lui, pour ne pas dire une fierté.

Pourquoi les élus seraient-ils épargnés ?

Ramassage des ordures à Louvain-la-Neuve

C’est la question que pose Philippe Bilger sur son blog à propos de ce maire de Signes écrasé par un véhicule venu déposer des gravats sur sa commune.

Oui pourquoi seraient-ils épargnés ces maires? La République les a abandonnés depuis longtemps et celui qui veut jouer les Rambo risque sa vie comme tout pékin victime d’un délit routier. C’est un constat.

Le président de la République est intervenu pour appeler à être « sans complaisance et ferme » à l’encontre des « incivilités » et de la dégradation « du sens de l’Etat de la Nation »

décharge moniteurs informatiques en Chine

Autrement dit, circulez, y’a rien à voir!

La République est devenue la République des Pleureuses. Nos braves soldats du feu sont honorés d’une médaille lorsqu’ils décèdent. Le maire de Signes aussi.

Mais quoi d’autre? rien!

Il faut en convenir: nous sommes en face d’un Etat impuissant incapable de faire sa police et qui laisse les voyous nous pourrir la vie. Chaque jour.

Pleurons mes frères de toutes nos larmes puisque la République nous y invite.

Restent les déchets. Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de toutes ces ordures produites par la société de consommation. Dans le temps, on avait juste droit à rien. Chacun faisait avec rien. Son compost avec les épluchures de pomme de terre, ses manches de râteau avec du cornouiller et sa lessive avec une …lessiveuse. Pour l’eau on avait le broc et la cruche en porcelaine sur la table. Aujourd’hui, on a tout, parfois en double voire en triple et ça déborde partout dans les placards, les greniers et au garage. Une fois que la place manque, qu’est-ce qu’on va faire de tout ça?

Pour les particuliers, fastoche, on les fait payer via la redevance d’enlèvement des ordures. Et si ça déborde encore, on a inventé les déchetteries…et même le mot dont l’orthographe peut être variable. Ne plaisantons pas avec les déchetteries: on est en face d’une véritable industrie du déchet. Pas question d’abandonner les bouteilles en plastique: les déchetteries en vivent. On est coincés pour longtemps avec le plastoque, avec Wattwiller et Vittel. Si vous buvez l’eau du robinet, sacrilège! vous allez mettre des types au chômage et faire monter le coût de la redevance.

Ce dépôt de gravats pourra servir à renforcer un chemin forestier. Admettons!

Et pour les tonnes de gravats des entreprises? dès lors que c’est payant, on comprend le comportement de certains entrepreneurs indélicats qui préfèrent benner derrière un buisson. Pas grand risque de se faire prendre.

désamiantage d’un tour HLM à Wittelsheim

Les Parisiens sont-ils irresponsables? Oui puisqu’ils ne semblent pas prendre conscience du danger constitué par l’importante pollution au plomb consécutive à l’incendie de Notre-Dame. Les pouvoirs publics réagissent mollement. Le pire du mal n’est-il pas déjà fait? Pour les touristes, les badauds qui regardaient le sinistre, c’est déjà trop tard. Mais pour les habitants, il apparait que la pollution s’étend sur plusieurs kilomètres au sein de la capitale. Du Monoxyde de Plomb PbO (jaune au rouge), et Dioxyde de Plomb PbO2 (teinte noirâtre) dispersés partout et des ouvriers qui caracolent dans tous les sens sur le sinistre. Construire un sarcophage comme on le fait pour désamianter les immeubles? vous n’y songez pas, ça coûterait bonbon!

Thann-Sentheim-Soppe à VTT

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C’est un beau parcours au départ de Thann.

interdire les deux rives de la Doller aux VTT à Guewenheim, je doute que ça passe devant un juge…je vais quand même faire un petit courrier au Club Vosgien

Le plus difficile c’est de passer le tronçon Roderen-Guewenheim en évitant autant que possible la route. Après on longe la Doller, rive droite. Les marcheurs ont cette prétention d’interdire les deux cotés de la rive de la Doller aux VTT. Le comble! Je vous recommande passer outre en attendant que l’affaire se règle judiciairement devant les tribunaux.

La Doller est en basses-eaux

A Sentheim, on quitte la Doller et on rejoint la chapelle Notre-Dame des Bouleaux. Très beau parcours en forêt.

Puis on poursuit jusqu’au haut de Soppe-le-Bas. Là aussi vous verrez les fameux panneaux Lallonde posés par le Club Vosgien de Guewenheim. Passez outre!

L’ARTICLE R163-6 DU CODE FORESTIER PERMET-IL DE VERBALISER LA CIRCULATION DES VTT EN FORET? voir la réponse ici

En montant à Soppe, encore un interdit VTT!
Et ça continue…au fait la loi Lallonde, vous connaissez?

Après quoi, vous plongez vers la Zone Industrielle de la Doller.

Tiens un caca d’entrepreneur!…

Puis traverser la Doller par la voie ferrée. Suivre le canal de déversement du réservoir de Michelbach.

C’est interdit que quand le train passe

A Michelbach, traverser le barrage.

Les cygnes en séminaire?
La relève est assurée

voir le parcours GPS https://www.openrunner.com/r/10358398

Dechambenoît, le munster fermier

C’est vous qui êtes dans le journal de ce matin? oui on me l’a dit…mais je n’ai pas vu l’article… Je vais vous le chercher. La fermière est contente, elle va pouvoir afficher la page des DNA à sa ferme comme un trophée.

Ce sont les DNA du jour qui consacre un article au munster fermier ou Munster-Géromé de la ferme Dechambenoit installée au Frenat du Haut à Le Ménil (Vosges).

La vache de race vosgienne se distingue par son dos blanc (vaches du coté du Champ du Feu)

Le munster fermier, ou Munster-Géromé, est un fromage au lait de vache, à pâte molle à croûte lavée provenant d’Alsace ou des Vosges et contenant 45% de matière grasse. Pourquoi Géromé? parce qu’au fil des siècles la fabrication du Munster (Alsace) s’est répandue sur le versant lorrain des Vosges et popularisé lors des foires de Gérardmer (Géromé)

Le munster fermier voyage à vélo parfaitement

Aussitôt lu, aussitôt je suis parti à mon marché acheter le fameux munster fermier au lait cru.

la ferme est au km 24 de notre parcours à coté de la Passe du Sêcheneux

Le Frenat du Haut, on connait avec l’ami Jean. La ferme perche, c’est le cas de le dire à coté de la Passe du Sêcheneux.

Ce jour là, en 2014, on en avait bavé avec Jean pour grimper la passe du Sêcheneux

C’est sympa, la fermière vient chaque samedi à Thann vendre ses produits laitiers, Munster et autre bargkass ou Bergkäs si vous préférez, le fromage de montagne.

Si l’envie vous prend d’aller faire ce parcours routier du coté de la ferme Dechambenoît, voir mon billet d’alors…ici

Monsieur Muscle et sa Fée

Les perspectives d’Altkirch ne sont pas toujours à son avantage
Même en s’approchant, rien n’y fait. J’aurai toujours ces silos en béton devant moi
Miracle de la photo

C’est une fable.

Appelons-le Monsieur Muscle.

Monsieur Muscle est ganté dans une belle tenue rouge, les muscles saillants et bronzés. Avant d’aborder les lacets de Guewenheim, il s’approche de Madame… »mets toute la puissance », lui glisse t-il à l’oreille.

Madame est une fée. La fée électrique. Aussitôt dit, aussitôt fait. Madame la Fée se propulse en haut des lacets…tandis que Monsieur Muscle en bave à l’arrière.

Une fois sur le plat, Monsieur Muscle a repris les commandes avec plus d’aisance. Ça barde à l’avant. Mais Madame la Fée est limitée à 25 km/h avec son beau vélo électrique, elle ne peut pas aller plus vite. Alors Monsieur Muscle fulmine, Maxou est là derrière la Fée électrique…et Monsieur Muscle n’ose pas abandonner sa moitié électrique.

C’était un jeu puéril.

Tagolsheim et les Vosges au loin
la même en plus près
ce que j’aime dans ce cliché, c’est le village délicatement posé dans son écrin de verdure

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Trottinette, un outil urbain

Idéal pour les petites courses en ville ou la promenade de quartier. Penser à rentrer avec l’engin dans le magasin!

J’ai essayé la Trottinette OXELO TOWN 9EF de Décathlon. Ce modèle n’a pas de suspension arrière, ni de béquille. Dommage! Mais l’ensemble parait de bonne facture.

Bref, attraper l’engin dans son garage et partir est un jeu d’enfant. Pesant 6,250 kg et pliable, munie d’une sangle bandoulière, vous passez en mode piéton rapidement. En plus un crochet sous le guidon pour attacher un sac à provision.

Où aller?

Tiens, je vais chez mon boulanger et je prends mon trajet quotidien réalisé avec mon vélo…

Première chose, songer à prendre le trottoir et méfiance avec les bordures: vous n’avez que des roues de 200 mm en gomme bien raide et le modeste ressort avant n’est pas d’une grande efficacité.

La trottinette est un engin urbain, il faut de bons trottoirs. Idéal pour les petites courses de quartier.(2,400km-12 minutes- 12 km/h) à mi chemin entre la marche et le vélo.

A présent, il faut patiner. Moi, je suis pied gauche (personne n’en a jamais douté!). Avec trois grandes poussées, l’engin prend de la vitesse et on peut se reposer. Pas longtemps. La plate-forme permet de garer ses deux pieds sans qu’ils se montent dessus.

J’essaie l’autre pied…c’est moins « rentable », mais ça dépanne. Vous l’avez compris, l’inconvénient de la trottinette c’est que ça marche avec une seule jambe!

Attention carrefour!

Je descends du trottoir en faisant gaffe et je repars en face.

Me voici arrivé chez mon boulanger.

Un cliché et je repars…ça descend…la rue est déserte et j’en profite. La trottinette fait un raffut du diable, pas de doute on m’entend arriver. Attention dans les virages, aucun grip pour se retenir du dérapage. Lâchage d’une main: précaire, demande de l’entraînement. Des deux?…

Frein à main et à pied sur roue arrière, efficacité moyenne.

J’arrive…pas de doute, c’est physique. Plus rapide qu’à pied, c’est indéniable. Mais on est un peu perdu avec le statut mi-routier mi-trottoir de cet engin.

J’ai acheté cet engin sur Facebook Market. Le matériel vendu par Décathlon tient la cote à la revente. Ce modèle est prévu pour 100 kg. J’ai encore un peu de marge (TROTTINETTE OXELO ADULTE TOWN 9EF TITANE 15 OXELO)

L’engin peut constituer une alternative au vélo lors d’un voyage en train ou dans le coffre d’une voiture pour rejoindre un centre-ville ensuite…

Mes autres articles en relation

Les forçats du vélo

Ce sont des forçats sur un vélo. Les livreurs de Deliveroo sont tombés dans le piège que leur a tendu la nouvelle économie, celle du travail auto-entrepreneurial, un monde où l’on retrouve toutes les féodalités d’un salariat camouflé.

Qu’un cycliste à vélo puisse à ce point dévaloriser l’image du vélo malgré lui, ça me peine.

Au contraire le vélo devrait être l’outil d’une aristocratie retrouvée, celle du bien-être, de l’intelligence d’une mobilité douce au service de la cité, de la convivialité en ville.

Foutaise que tout cela! Le vélo est dévalorisé et sert l’environnement par le bas.

A la place on trouve des mecs qui se faufilent dangereusement dans les bouchons pour gagner 4,50 euros avec des menus-traiteur dans un sac à dos pour les bobos de la société high-tech des beaux quartiers. Pour sûr, ces gens là ne risquent pas de jouer la solidarité avec les livreurs qu’ils contribuent à avilir.

Cette nouvelle société « débridée » que les lois-travail Hollande, puis Macron, ont largement contribué à encourager sont des poisons à retardement pour nos jeunes travailleurs. Sans congé maladie, sans droit au chômage, sans retraite, ce nouveau sous-prolétariat consacre sa propre perte.

Loin d’être des travailleurs indépendants, statut que leur impose de choisir Deliveroo, les coursiers employés par cette plateforme lui seraient en fait « assujettis » et placés dans une situation de « dépendance technique et économique », estime l’inspection du travail.

Voir mes autres articles sur l’ubérisation du vélo

Êtes-vous plug?

Ce machin là fera bondir les rétifs à l’électronique embarquée.

Pourtant recharger son Iphone ou son GPS en roulant, ça peut dépanner et être indispensable pour les grands raids.

Avec cette prise USB au guidon, vous finalisez l’usage de votre production d’énergie.

Et les vélos?

On pourrait disserter à l’infini sur cet éloge de la lenteur.

Franchouillard le vélo?

On pourrait dire aujourd’hui ringard. Cette image du vélo nous colle à la peau, à nous les cyclistes à sacoches, les cyclistes à remorque, les cyclistes boudinés dans leur cuissard à élasthanne au bord de la rupture.

Jean Carmet et Michel Audiard l’avaient tout de suite vu: ringardiser le coureur cycliste ferait marrer la France.

Cinquante ans après on ne se marre plus, on rame. On rame pour faire revenir le vélo au rang qu’il mérite dans les mobilités urbaines.

Carmet et Audiard, vous nous avez joué un sale tour.

La semaine de Cognac vue coté automobilistes

La semaine fédérale de cyclotourisme de Cognac vient à peine de démarrer qu’on recueille déjà les premières impressions des autochtones sur la page Facebook de la ville de Cognac….

Édifiant!

Je ne sais pas si la Fédération a encore quelque chose à gagner de positif dans ces grandes messes qui réunissent plus de 10.000 cyclistes.

J’imagine que le modèle est à revoir.

je ne vois aucun inconvénient à changer mon trajet quand une route est bloquée et annoncée pour permettre une manifestation. Mais là, à l’heure de l’embauche c’est vraiment dangereux pour tout le monde. Il suffirait d’être vers l’Espace 3000 ou le château pour s’en rendre compte, ne serait-ce qu’à entendre ce pauvre policier municipal s’époumoner pour que les cyclos respectent les règles.
De même en ville quand ils s’arrêtent avec leurs vélos sur les trottoirs et obligent les piétons à marcher sur la chaussée

Tient en direct un qui grille le céder le passage juste devant nous obligé de piler pour ne pas le renverser mais faut surtout pas l’engueuler car il n’est pas content en plus

j’ai vu et doublé des cyclistes sur la rocade…Avec le trafic et le nombre de poids lourds qui y circulent c’est un itinéraire curieux…

C’est surtout 11 000 personnes qui ne font pas attention et qui se croient tout permis sur la route en roulant au milieu de la chaussée en prenant les rond points à l’envers, code de la route non respecter, ça passe aux feux rouges. Bref du grand n’importe quoi

C’est infernal et pénalisant pour celles et ceux qui travaillent : double temps de trajet ce matin pour aller travailler et les cyclos peuvent avoir des comportements dangereux.
Le policier municipal ce matin en face du château était le bienvenu mais bien seul et à un seul endroit

Il va finir par y avoir un mort ! Bon nombres sont irrespectueux, se croient tout permis parce qu’ a vélo… la route est à eux… j ai frôlé le drame ce matin… on klaxonne pour prévenir on se fait insulter par cette bande d’abruti en caleçon moulant ! Bravo ! Belle image que vous donnez !
Je regrette le manque d’encadrement, de balisage et de sécurité de cet événement ! Le savoir être et le savoir vivre devrai être rappelé a ces chers cyclotouristes avant qu’un drame ne vienne s’ajouter aux deux malheureuse personnes ayant perdu la vie.

Deux décès à la Semaine

C’est dans FR3 Nouvelle Aquitaine qu’on apprend que deux cyclistes participant à la semaine fédérale de cyclotourisme de Cognac sont décédés suite à des accidents cardiaques.

Voir l’info ici

D’année en année, force est de constater que le risque cardio-vasculaire s’accroit avec l’âge des participants.

Certaines images de la vidéo parlent d’elles-mêmes…on se demande si le cameraman ne l’a pas fait exprès. Il va falloir hélas se résoudre à admettre que l’âge d’or du cyclotourisme pratiqué à la FFVélo est derrière nous. Et c’est triste.

Train+vélo: oui, mais démonté

Cette fois, c’est acté: pour voyager avec votre vélo en train, il faudra le démonter et disposer d’un bagage spécialisé 120×90.

Toutes les infos sont décrites dans Slate.fr

N’étant pas client de la SNCF, je risque d’autant moins de le devenir.

Je suis sans voix

Les zadistes disent « zone à défendre »

Face à ces panneaux on se perd en conjecture.

Par quel chemin cette écriture normative est-elle devenue absconse? Moi qui suis un lettré…normal, je pense, je me demande toujours comment un établissement industriel important comme celui qui gère les lieux de l’Ochsenfeld à Vieux-Thann a t-il pu laisser se multiplier en nombre des panonceaux à l’orthographe défaillante.

A quel niveau grammatical faisons-nous appel dans un cursus scolaire afin d’écrire « défense d’entrer » et non pas « défense d’entrée »? CE1?…CM2?…

En 2012, les militaires de la Hardt avaient-ils faits appel au même rédacteur?
En 2007, le pont de la Doller au rond-point d’Aspach nécessitait une mise en garde pleine de poésie qui me faisait bien rire

Cette confusion lexicale m’interpelle. Comment ceux qui rédigent l’interdit comprennent-ils ce qu’ils écrivent? et pourquoi la hiérarchie de l’entreprise ne réagit pas à une bourde qui met sa notoriété en question?

J’ai repris ma route et je suis arrivé à temps pour arrêter cette balle de paille qui s’échappait en douce sur la route.

AIR FRANCE Cargo est tombé bien bas. Son image de marque a atterri à Aspach-le-Haut depuis au moins 15 ans chez un cultivateur du lieu. Pour sûr, l’image de marque d’AIR FRANCE en a pris un vieux coup. Il est vrai que le mondialisme économique a taillé ds croupières à AIR FRANCE Cargo depuis longtemps, depuis que KLM est entré dans le jeu.

Air France-KLM Cargo a entrepris de réformer son modèle pour renforcer sa place sur ce marché hautement concurrentiel. Le Groupe met davantage l’accent sur les capacités offertes par les soutes de ses avions passagers, tirant parti de son vaste réseau mondial.

N’en parlons-plus, on se quitte sur une belle image.

Fiona Kolbinger en tête

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Elle arrivera dans la nuit à Brest.

4 000 kilomètres en totale autonomie, sans mécanicien, entre Bourgas en Bulgarie et Brest.

Pour suivre son arrivée…

Plus de détails ici

Les potins du lundi

Fin de canicule humide pour mes amis des Cent Cols, le week-en dernier à Kirchberg. Après tant de chaleur, finir sous la pluie à la rencontre BIG/CCC c’était vraiment manquer de chance.

Au tour des Blouses blanches

C’est pendant les vacances que les Français apprennent les mauvais coûts, pardon les mauvais coups qu’on leur réserve pour la rentrée. J’entends dire cela depuis des lustres.

C’est la hausse des prix, de nouvelles taxes, les tarifs autoroutiers,…Nous sommes habitués.

En revanche ce à quoi nous ne sommes pas habitués, ce sont aux revendications diverses qui perdurent pendant les vacances. On avait cru le mouvement Gj éteint, mais aussitôt voici le mouvement Blouses blanches. Celui des urgentistes des hôpitaux.

A Mulhouse ils étaient 26 médecins il y a quelques mois. Ils sont 17 aujourd’hui. Ils seront une dizaine au mois de septembre. Le chef des urgences, le docteur Kacem est formel.

Pourquoi partent-ils ? Parce qu’à l’heure actuelle, à Mulhouse, plus qu’ailleurs dans la région, les conditions de travail semblent dégradées. (DNA du 3/08)

Les médecins ont encore ce pouvoir de quitter leur poste comme bon leur semble en raison de mauvaises conditions de travail, ce qui n’est pas le cas des OS pressurés dans leurs usines qui n’ont pas le choix d’aller voir ailleurs si la soupe est meilleure.

Je veux bien admettre que la situation est très dégradée par la bobologie quand des vététistes, des footeux et des randonneurs pédestres viennent grossir les rangs des patients le dimanche matin, mais quand même…il est permis de s’interroger sur ces désertions de médecins en plein été.

Franky superstar?

Quelques heures après sa traversée de la Manche sur son flyboard, Franky Zapata concentre déjà les critiques. Son engin ne servira à rien. C’est le pire exemple de gaspillage énergétique, « Je vais refroidir tout le monde mais cet « exploit » et cette invention c’est n’importe quoi. Ça ne servira à rien, aucune application civile ou militaire sérieuse, ça fait beaucoup de bruit et ça pollue. Un jouet d’adultes riches et casse-cou (propos recueillis sur tweeter). Dommage pour Franky, son invention arrive au mauvais moment.

C’est triste de voir partir un cyclo pour toujours

C’est en bas de page qu’on en parle comme pour s’excuser d’attrister un peu plus un billet en pleine période de vacances. Des amis, des confrères croisés au cours de nos balades nous quittent définitivement. En douce parfois parce que la maladie insidieuse les a éloignés de nous.

A Loisir Rixheim Vélo (LRV) un de mes anciens clubs, c’est le président du club Bernard Hassel qui annonce la pénible nouvelle sur le forum « ils sont désormais 2 à pédaler dans les étoiles, Nanou a rejoint Gégé » à quelques jours d’intervalles.

La grande famille cyclote pense à eux.

Scène pénible à Guewenheim

Morzwiller

Tout avait bien commencé. Les cigognes s’ébattaient le long de la route…

Lachapelle

WC public en fête

Soppe-le-Bas, la vigne

Le vin nouveau était prometteur, quand soudain le long de la piste…

Guewenheim

…le train fut attaqué…

….et les voyageurs sommés de descendre assister à la scène de Far-West non sans avoir du vider leur bourse auparavant.

Ça fait combien déjà 1,50m?

Le code de la route préconise un espace d’une mètre cinquante pour dépasser un cycliste (hors agglomération). D’où vient cette distance?…on entend dire, avec humour, que c’est la place nécessaire pour tomber sans se faire écraser ensuite par celui qui vous dépasse ou pour éviter les nids de poule fréquents sur nos bords de chaussée…

Qui est capable d’apprécier au volant la place qu’il laisse réellement au cycliste? Parfois lorsque je suis frôlé par un véhicule, c’est à dire à moins d’1,50m, je tente d’identifier sur le sol là où est passée la roue arrière…pas facile! Évidemment, je ne vais pas jusqu’à sauter à terre un mètre pliant en main pour vérifier. L’appréciation de cette distance est fort aléatoire car la plupart d’entre-nous et des usagers ne savent pas ce que représente 1,50m.

En fait 1,50m, c’est en gros l’envergure de vos deux bras tendus. C’est donc beaucoup plus que ces écarteurs dont se dotent certains cyclistes sur leur vélo. Je ne recommande pas non plus à l’automobiliste qui me dépasse de tendre deux bras par la portière. On pourrait cependant imaginer des aides à la conduite avec un radar latéral comme on le fait pour le radar de recul…

Si vous prenez une chaussée étroite telle qu’une départementale de 6 mètres de large, le cycliste prend déjà un mètre, plus 1,50m d’espace de sécurité entre la voiture et vous…la voiture de 2m de largeur devra donc « prendre » 1,50m sur l’axe médian.

C’est pas simple du tout.

Dans les faits, beaucoup renoncent au vélo tout simplement parce qu’ils craignent, à juste titre, d’être fauchés sur la route par un usager peu respectueux du code de la route.

Moi, j’ai déjà renoncé au vélo en groupe du fait de l’inaptitude de beaucoup de cyclistes à comprendre la dangerosité de leur comportement sur la route et aussi de l’insouciance des autres usagers, voire de leur agressivité.

En fait, je me réfugie plutôt vers le VTT. Comme beaucoup d’entre-nous.

Vignoble

Ollwiller. Je passe dans ce lieu privé…les chiens aboient. Mais je ne suis pas réprimandé. En fait la signalisation est contradictoire avec un sens interdit et une vitesse lente autorisée. Bref, on ne sait pas à quoi s’en tenir.

Ce matin, vignoble.

Je commence à Uffholtz et je termine à Wuenheim.

Retour par les champs.

Dans la plaine, l’arrosage
J’arrive à Wattwiller par le vignoble
Un seul pêcheur à l’étang
la carpe a lutté, elle aura la vie sauve
A Ollwiller, je prends la voie privée, on verra bien
j’aime bien cette tourelle isolée
le vignoble de Wuenheim est devant
Ollwiller
Hartmannswiller
Wuenheim

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HP Velotechnik

C’est le Scorpion de HP Velotechnik prêt à être livré. Vitesse 45 km/h avec immatriculation
Un matériel soigné avec clignotant, phare puissant, freins hydrauliques
rétroviseurs, GPS, Bluetooth
deux batteries 36V, 636 Wh
détail suspension arrière
C’est de l’humour, car je ne suis nullement intéressé par cette machine qui coûte la bagatelle de…11000 euros

Bretonnant

Douarnenez, l’Ile Tristan

Le 29 juillet 2010, je parcourais la côte bretonne. Je retrouve des clichés.

Comme pour mieux m’imprégner de ces magnifiques paysages changeants au gré de la lumière, je peins. C’est ma façon à moi de parler breton. La Bretagne est adorée des peintres. A l’aquarelle, c’est l’eau et le ciel qui nous ravissent. Je suis loin d’atteindre le degré de maîtrise des spécialistes de la chose.

Je travaille sur un trop petit format, je vais essayer plus grand pour mieux donner cours à l’expression du lavis.

Heureusement que j’ai ce hobby de la peinture pendant cette parenthèse du vélo.

L’Arcadie pour les nus

Titre foireux, j’en conviens. Ce roman d’Emmanuelle Bayamack-Tam a reçu le prix des lecteurs France-Inter. Ce qui lui donne, j’imagine, une audience supplémentaire.

Si vous voulez vous placer en marge de la normalité convenue, lisez Arcadie.

L’héroïne, Farah, y vit depuis l’âge de six ans dans une communauté appelée Liberty House située du coté de l’arrière pays niçois. La sexualité y est sans tabou avec à sa tête une sorte de gourou nommé Arcady qui règne sur un petit monde déjanté (ce sera ma seule allusion au vélo).

Un monde libertaire confronté à la cruauté de la norme sociale. Surtout pour Farah qui découvre peu à peu ses conformations transgenres…

Un roman moderne mêlant poésie et trivialité de façon plus virtuose et réjouissante que jamais (Télérama)

On est loin du vélo.

Ed. P.O.L, 448 p., 19 €.

Pédale douce

Rétrograde, rétropédalage, rétroscopie, rétroviseur, …aujourd’hui train rétro.

Pédale douce est un terme qui appartient au piano. Il s’agit de la pédale droite qui atténue le son et donne de la nuance au son.

Le monsieur m’a dit « attendez que la barrière soit entièrement levée! »

Le terme est galvaudé. On l’emploie pour demander de la modération en tout.

Et à vélo? pourquoi pas aussi! Aujourd’hui j’appuie en douceur sur les pédales car j’ai mal à un genou. Un truc qui frappe de nombreux cyclistes et qui à la longue devient rédhibitoire pour la poursuite du vélo.

On voit nettement le col sur l’horizon, il ne semble pas haut depuis Houppach

Alors je me modère. A mon avis, humble avis, c’est de l’arthrose, une dégradation du cartilage. Un truc de vieux, quoi!

J’ai croisé une dizaine de cyclistes dont la plupart semblait découvrir la grimpée du Hundsrück. Avec curiosité et émoi, deux comparses détonants.

C’est dommage de devoir se limiter en pleine saison d’été. Je fais contre mauvaise fortune bon cœur.

Mon attention est attirée par cette boite à livres. Le monsieur qui jardine tout près me demande si je lis…c’est lui qui a eu cette initiative. Trois ou quatre livres dont des livres de classe. Il a aussi installé une poubelle et emporte les ordures déposées à la ville. C’est son jardin empli de nains de jardin qui borde la Voie Verte en direction de Bitschwiller. Il nettoie aussi les rives de la Thur face à chez lui, la Renouée est tenace. Parfois, me dit-il, des voitures s’engagent sur la piste et un jour les Brigades Vertes ont arrêté un attelage avec une caravane. Le GPS en cause, selon lui.Attendons de voir combien de temps la boite à livres va garder son intégrité…

Là où je m’exprime le mieux, c’est dans les descentes, et encore! J’ai aussi trois ou quatre doigts qui souffrent du même mal sur les poignées de freins.

Bientôt l’hospice!

Les potins du lundi

Chaque année, lors de la transhumance bien-nommée, les bouchons autoroutiers font les délices des gazettes. De façon immuable notre modèle social reste inchangé, les vacances sont faites pour partir. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, on appelle vacances, l’ensemble des déplacements d’agrément comportant au moins quatre nuits consécutives hors du domicile… on en déduit donc que ne pas partir est synonyme de pauvreté. Pourtant on connait tous autour de nous des vacanciers très contents de rester chez eux. Sont-ils tous pauvres?…

Partir où?

Peu importe, ce qu’il faut c’est partir pour marquer le coup, pour changer les idées, pour voir du paysage, pour goûter à la mer ou à la montagne. Prendre l’autoroute avec sa voiture et sa famille, c’est quand même moins pire que partir à Phuket sur le plan de la pollution. J’ai cette intuition et je n’ai pas du tout envie de le démontrer. Mes lecteurs matheux le feront certainement pour moi.

Mais auparavant, il convient d’affronter la marée humaine qui se presse sur les autoroutes.

Équation insoluble: comment faire entrer en même temps sur l’autoroute 10.000 voitures par heure là où il ne peut en entrer que 1800?

Chaque année, Bison futé fait montre de son incapacité à ne pas être…futé. C’est même imbécile de croire qu’un bovin, tout bison soit-il, puisse être futé. Pourtant chaque année, on nous ressert le truc du Bison futé depuis au moins quarante ans.

C’est comme « mangez au moins cinq fruits et légumes chaque jour! »

D’où ça vient? où sont les preuves d’un bienfait pour la santé à partir de cinq?…et pourquoi pas à quatre?… jamais aucun expert n’a su nous le démontrer. Surtout avec les doses de pesticides contenues dans les fameux fruits et légumes!

Pour en revenir à la thrombose autoroutière, les solutions sont simples mais personne ne veut y recourir.

  • prendre son vélo et les itinéraires cyclables lorsqu’ils existent
  • commander son voyage autoroutier à l’avance comme on le ferait pour un voyage en train

On imagine que les concessionnaires d’autoroutes ne verraient pas d’un très bon œil qu’on restreigne l’accès à leurs ouvrages si peu chers acquis et tant rémunérateurs. Mieux vaut en effet enfermer tout le monde dans la nasse pour être sûr que chacun paie plein pot un service dégradé où il aura généré un max de pollution.

Ou alors il existe une solution libérale: installer des grilles horo-tarifaires en fonction du flux de véhicules comme on le fait pour le courant électrique avec des tarifs heures pleines ou heures creuses.

Toutes ces considérations apparaissent d’une grande futilité en regard de l’urgence climatique, j’en conviens. Mais en ce bas monde, nos semblables peinent à imaginer l’ampleur de l’écueil qui est devant nous.

Vous aimerez peut-être aussi mon billet des vacances 2017…et la constance du propos.

Alors comme ça Alaphilippe est déchu?

Déchu avant d’être oint. Pour le coup, il redevient humain, notre Alaphilippe. Son incapacité à résister dans l’Iseran le rend presque sympathique aux yeux des mortels incrédules.

Comme par malédiction, le Tour sombra peu après sous le déluge des Dieux, la grêle et les éboulements.

Inutile d’aller plus loin, le Tour était joué.

La Seine à vélo: peut mieux faire

Méfions-nous des images idylliques! Il semble que la Seine à vélo réserve de mauvaises surprises…

De la future véloroute nous n’avons d’abord vu que des zones industrielles et portuaires. Le reste fut sentiers tortueux, routes agricoles caillouteuses, côtes à 20%, descentes sur routes du même acabit, sentiers abrupts en forêt, et, heureusement, magnifiques vues, et même passage de la Seine en bac. (extraits du billet d’Isabelle et le vélo)

Le Seine à vélo, Isabelle connait. Elle peut donc en parler en étant experte des lieux. Manifestement ce n’est pas gagné. Vu de loin, on croit le paysage plat. Que nenni! On réserve aux cyclistes les itinéraires pentus, c’est bien connu…alors que pour les routes on gomme les déclivités à coups de bulldozers.

A lire dans Isabelle et le vélo

Gravel, réfléchissons avant!

Ces terrains que j’ai parcourus à VTT sont-ils propices au Gravel. Thierry Crouzet donne son avis

Faut-il s’équiper Gravel? C’est en forme de question que j’intitulais mon précédent billet concernant cette formule de vélo qu’on appelle Gravel, un cycle réunissant à la fois des qualités routières et tout chemin. On peut le relire ici

Mais voici que sur la toile s’annonce l’expérience de Thierry Crouzet, un Languedocien féru de vélo comme nous. Intitulé Où se situe la limite entre gravel et VTT ? il se pose la question que nous nous posons tous avant de franchir le pas et d’ajouter une bécane de plus dans notre garage.

Il se lance dans un circuit local du coté de Montpellier et de Sète qui mesure 77km spécialement conçu par le Gravel Bike Montpellier.

En 2013, j’ai parcouru le massif de la Guardiole à VTT. Le terrain peut-il se prêter au gravel?

Ses impressions sont parfaitement explicites…on peut les lire ici sur son blog de belle facture

Thierry Crouzet est aussi ingénieur en robotique, philosophe et auteur de nombreux ouvrages. Thierry Crouzet défend le revenu de base inconditionnel comme voie de sortie de la crise économique (wiki)

extraits: Pour moi, le gravel n’est pas un vélo d’aventure. C’est un vélo pour les itinéraires pensés pour lui, un peu comme le vélo de route d’ailleurs, à cela prêt que son terrain de jeu est plus vaste. Sur les itinéraires « homologués » pour lui, le gravel procure un immense plaisir, mais il suffit de quelques sections difficiles pour tout gâcher.

ce chemin de calcaire rougeâtre est typique du Languedoc, les chemins de barrière anti-feux sont nombreux dans la pinède.

Thierry Crouzet s’interroge Maintenant, quand je roule à VTT, je ne cesse de me dire « Là, c’est gravel, là, non. » On va sûrement tous se poser la question avant d’opter pour un Gravel…d’autant que je ne suis prêt à sacrifier mon confort de VTT tout suspendu à n’importe quel prix.

VTT à St Privat, une journée cuisante dont j’ai encore le souvenir. Le Gravel ne m’aurait pas facilité les choses

Si vous êtes un défricheur de cols en terres inconnues, prenez le VTT!

En conclusion, méfions-nous des terrains abordés! Par exemple si vous envisagez la Traversée des Vosges, mieux vaut un VTT

Mon triangle des Bermudes à St Privat

Pas de sursis pour les radars

Le radar « tourelle » de Preixan (Image Midi Libre) le coût d’un radar est compris entre 30 000 et 40 000 €

66 % des quelque 2 000 radars fixes ont été vandalisés et 250 auraient été détruits depuis mi-novembre, soit 10 radars par jour. (journal l’Alsace du 3 janvier 2019)

J’ai cherché sur le net. Depuis janvier 2019, on ne communique plus sur l’état des radars détruits. Pourquoi?… Comme près de  4.500 radars automatiques  sont installés sur les routes de France, cela représenterait 2.250 radars rendus inutilisables, d’après les Echos du 11/12/2018. Communiquer serait accroître le risque d’entretenir le mouvement destructif et en outre montrer l’ampleur du sujet.

Dans mon environnement proche, j’observe que la plupart des radars détruits le restent et qu’il subsiste à la place des carcasses calcinées.

Dans la nuit de jeudi à vendredi ce radar de l’Aude (image ci-dessus) a été scié à la disqueuse alors même qu’il venait d’être remplacé.

Le radar « tourelle » est diabolique: il filme tout y compris si vous êtes au volant téléphone à la main…(ainsi qu’éventuellement d’autres éléments de votre vie privée à l’intérieur du véhicule; mais ça le radar « de base » le faisait déjà)

On comprend donc l’enjeu qu’il y a à le détruire puisqu’il est désormais avéré que tout le monde téléphone au volant (et non pas seulement 30% comme semblent vouloir en attester les pouvoirs publics).

Va t-on devoir installer des caméras pour surveiller les radars? logiquement on peut s’y attendre. Mais il faudra aussi surveiller les caméras.

Derrière ces destructions systématiques de radars se dessine un mouvement profond de refus d’une société répressive dirigée en priorité vers les usagers de la route.

L’argument de la sécurité a vécu: les usagers se rendent compte que, tous les radars étant neutralisés, la mortalité routière n’a pas explosé pour autant (voir par exemple le site BZH info). C’est embarrassant pour le gouvernement car le radar n’a plus qu’une raison d’être: ponctionner les poches des contribuables…ceux justement représentés par le mouvement Gilets jaunes.

Et Maxou, qu’en pense t-il?

Mon avis compte peu. Petit conducteur, je profite comme beaucoup d’autres de l’absence des radars sur des tronçons où les modulations de vitesse sont tellement variables que se faire prendre à l’hameçon par un radar est devenu une loterie.

L’avenir de la route partagée

D’abord un constat simple pour se rendre compte de la complexité du problème de la concentration routière en France…et des conséquences environnementales engendrées:

  • En 1970, le parc automobile était composé de 14 millions de véhicules
  • 50 ans plus tard, le parc atteint près de 40 millions!

L’avenir de nos routes ne va pas s’arranger pour les automobilistes. Les contraintes environnementales (bruit, vitesse, pollution, encombrements) font que la puissance publique s’ingénie à trouver les moyens de dissuader l’auto de passer par là…et même de passer tout court.

L’arsenal de moyens, on le connait. En ville, il s’agit de faire baisser la vitesse tout en déviant le trafic inutile à l’extérieur des agglomérations.

voir le décret partage de la voirie

Zone 30, zone 20, ralentisseurs, rétrécissements, chicanes, feux « pédagogiques », sens interdits, rings obligatoires,…et stationnements interdits ou payants.

Mais les élus qui croient avoir rétabli la quiétude dans les quartiers résidentiels doivent à présent compter avec les GPS qui s’ingénient à déjouer les plans de circulation organisés par les agglos. Quelle n’est pas la stupeur de certains quartiers jusqu’alors paisibles de se voir envahis par de nouveaux Bisons Futés dotés de logiciels GPS à l’intelligence redoutable capables de contourner les embouteillages!

La chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) est un outil encore peu usité tant elle déconcerte l’automobiliste français. Le CVCB consiste à ne laisser qu’une voie aux voitures tout en aménageant deux rives cyclables pour les cyclistes. Aussi dénommée «chaucidou» (chaussée pour les circulations douces) ou Kernfahrbahn en Suisse ou en Allemagne.

CVCB aux Pays-Bas

Pour l’avoir expérimenté en tant qu’automobiliste, l’effet est immédiat. Si un véhicule surgit face à vous, vous ralentissez immédiatement et songez à vous « garer » sur la bande cyclable sans faucher le cycliste qui s’y trouve! La manœuvre est délicate et oblige à faire preuve d’attention.

Les Pays-Bas sont adeptes du genre car dans ce pays, chaque voie secondaire fait d’abord la place aux deux-roues.

Histoire sans paroles

Jeanne à Vals-les-Bains

Jeanne à vélo passe ses vacances en Ardèche. Mais il ne se départit pas de son œil de cyclologue urbain.

N’accablons pas Aubenas ou Vals-les-Bains: leurs efforts pour rendre la ville cyclable sont semés d’embûches dans lesquelles sombrent corps et âmes les concepteurs d’ouvrages.

Des voiries étroites où l’on ne veut surtout pas mécontenter l’auto et des piétons qui font les frais de trottoirs partagés.

Voila de quoi nous sommes capables en ville! Tant que le législateur ne mettra pas fin à ce dogme du tout voiture en ville là où il n’y a pas de place, on ne s’en sortira pas. Pourtant les solutions existent:

  • laisser sa voiture à l’entrée de la ville et mettre des transports en commun gratuit
  • supprimer les places de stationnement
  • généraliser les voies uniques centrales banalisées

Dépenser autant de fric public et aboutir à des résultats aussi nuls et bâclés, c’est notre lot quotidien d’infamie. On se demande encore à quoi servent les recommandations du CEREMA.

Si vous êtes féru de vélo en ville, lisez le billet de Jeanne à vélo .

A l’eau le Tour?…

Le Canard Enchaîné du 24 juillet

Alaphilippe a battu de manière stupéfiante son record de puissance de 6 % dans des montées qu’on pensait trop longues pour lui et où il craquait, d’ordinaire.

Ce n’est pas moi qui le dit, je suis trop ignare pour émettre un tel avis sur le maillot jaune du Tour. Il s’agit d’Antoine Weyer, ancien coureur 1ère catégorie, ancien entraîneur de l’équipe Festina,

De son coté, Alaphilippe déclare dans l’Equipe « Je sais le travail que j’ai fait pour en arriver là, j’en suis le premier étonné. Si cela crée de la suspicion, c’est comme ça. Quand on réussit, ça fait forcément parler, ça crée de la suspicion.« 

Suspicion n’est pas preuve pour autant. Mais comme disent les chroniqueurs, Alaphilippe déjoue tous les pronostics.

En attendant les contrôleurs de la brigade anti-dopage ont rendu visite aux équipes Jumbo-Visma, Deceuninck-Quick-Step et Ineos, jeudi juste avant le départ de la 18e étape du Tour de France. Steven Kruijswijk, troisième du classement général, George Bennett et Laurens De Plus, ses deux principaux soutiens en montagne au sein de la formation Jumbo-Visma, ont même subi un contrôle sanguin dans l’autobus, à seulement une grosse heure du départ. (source RTL be)

Ces infos là ne filtrent pas sur les chaines télé partenaires (France 2 et 3) du Tour qui sont là justement pour faire de l’audience et donner une image idyllique de la Grande Boucle qui sillonne notre hexagone en long et en large.

Je ne suis pas compétiteur, mais je sais néanmoins faire du vélo. Pas seulement pour faire mes courses en ville. Quand je vois grimper ces coureurs dans le Tourmalet, je suis bluffé. Comment peut-on produire trois semaines durant autant d’efforts surhumains? je m’interroge toujours chaque année. Du coté des spécialistes de la chose, on parle cette fois de cétone.

Les esthers de cétones seraient à la mode sur le Tour…

L’équipe d’Alaphilippe utilise des flacons de 25 grammes coûtant moins de 30 euros. Leur fournisseur est en rupture de stock.