L’exercice des vœux approche

2021 a t-elle été une année noire?

Quand l’heure des vœux approche, je réfléchis à une illustration. Je ne suis pas toujours inspiré comme je l’aimerais. 2021, c’était la période Covid et nous n’en sommes pas encore sortis. J’avais mis un masque sur mon cycliste en signe de réprobation, tellement les mesures sanitaires nous ont porté préjudice dans notre exercice du vélo. Comment sera 2022?

2020 s’annonçait sous de bons auspices

Je ne sais plus ce qui s’est passé en 2019 pour que la France ressemble à un danger atomique
En 2018, des petits poussins à vélo
2017, envie de cimes

2016 un peu présomptueux
2015 roule cool
2014 déjà de la montagne en projet!

La peste et le choléra

Description de cette image, également commentée ci-après
Antonin Artaud (Public domain : « Droits : domaine public. »)

Mes lecteurs penseront que je suis atteint de morbidité. Pendant cette période hivernale, je poursuis ma quête de lectures virales.

Comprendre notre épidémie de Covid qui se propage autour de la planète et qui s’adapte à nos pare-feux, comprendre les réflexes de protection des populations et aussi de défiance d’une part importante de ceux qui refusent une rationalité scientifique, c’est mon cheminement, ma recherche de témoignages du passé.

Voici mes deux bouquins pour les semaines à venir…

  • Le théâtre et la peste Antonin Artaud
  • L’amour aux temps du choléra Gabriel Garcia Marquez

Vous aimerez peut-être aussi…

Mer du lundi

Acrylique 25×25 sur carton de pizza

Comment redémarrer la semaine?

Pour un retraité naturellement marginalisé de la vie active d’antan, il faut s’inventer des rythmes. On a la marche, le vélo, la cuisine, la lecture, la musique…et aussi la peinture. Ce matin, j’ai saisi l’occasion au dos d’un carton de pizza et j’ai peint cette côte rocheuse, histoire de tenter l’écume. Elle est un peu trop pâteuse, mon écume. Il fallait que je tartine pour masquer les inscriptions du carton à pizza. Je ne laisse rien perdre, soucieux de préserver la planète.

J’ai ensuite filé chez mon ophtalmo. L’ophtalomologie hospitalière est un poème. Un chef d’œuvre de bureaucratie. Je n’en dirai pas plus. En ces temps de pandémie, mieux vaut se taire.

Reprenant mon vélo, je suis passé devant la file d’attente du labo. Des candidats au test PCR.

L’écolo de service

L’écolo Hulot tombe de son piédestal. Lâché par ses amis il ne trouve plus auprès de qui se raccrocher.

Imaginer qu’un pouvoir En Marche l’ait consacré ministre de l’écologie, a postériori, ça fait désordre après le vacarme de ses frasques sexuelles.

Il possède une BMW qui se trouve en Bretagne, où il habite, un scooter BMW  qui se trouve à Paris, détaille-t-il.

Un van « pour les vacances en famille ».

Son 4×4 Land Rover, âgé de 20 ans, se trouve en Corse, où il possède une maison « à 1 000 mètres d’altitude ».

Sa « 2CV de 30 ans », achetée récemment, est conduite par sa fille, son van Volkswagen lui sert « pour les vacances en famille ».

Il y a aussi la voiture personnelle de sa femme et une camionnette utilisée par celle-ci pour transporter des chevaux jusqu’en Bretagne, ainsi qu’une moto BMW et « un petit bateau à moteur » (source Le JDD)

Après avoir quitté le gouvernement en 2018, il quitte à présent la vie publique, dit-il.

Quant aux Verts, je m’en souviens: en 2011 Nicolas Hulot était pressenti pour devenir présidentiable, devancé largement par Eva Joly (heureusement). Pourtant Sandra Regol d’EELV a la mémoire courte, elle rétorque que Nicolas Hulot « n’a pas travaillé avec les écologistes, il n’a jamais été membre du parti. »

Récap de mes cols 2021

Comptabiliser ses cols à vélo, un exercice pas toujours facile

L’année n ‘est pas encore terminée et pourtant je viens d’envoyer ma liste à mon Club des Cent Cols.

C’est la règle du jeu de ce club: lister les nouveaux cols franchis avec son vélo.

Malgré les restrictions sanitaires, j’ai quand même réussi 32 cols nouveaux tout en m’interdisant d’aller dans les réunions du club où la promiscuité ne me convient pas.

J’ai voulu déclarer mes cols avec l’outil informatique du club tout nouveau. Mal m’en a pris, l’année 2020 était confondue avec l’année 2021. J’ai du rechercher tous mes cols 2021 un à un…et pourtant je ne suis pas un bleu de la saisie en ligne!

Quelques cols suisses, dans l’Hérault, un peu dans le Jura, en Moselle, dans le Haut-Rhin et dans les Vosges.

CH-BL-0730Chremer Pass730
CH-BL-0820Blauepass820
CH-VD-1228Col de la Givrine1228
CH-VD-1557Col de Porte1557
FR-01-1390aCol de Combe Blanche1390
FR-34-0082Col de la Tortue82
FR-34-0210Cap de la Crous210
FR-34-0244Col de Fambetou244
FR-34-0318Pas de Londres318
FR-34-0375Pas de la Peyre375
FR-34-0492Cap de la Pousterle486
FR-34-0565Col de la Croix de Fer565
FR-39-1160aLa Goulette1180
FR-39-1374Le Goulet1374
FR-57-0306Col de Lessy306
FR-67-0534Col de Steige537
FR-67-0560Col du Blanc Noyer560
FR-67-0602Col d’Urbeis602
FR-67-0761Col du Mont761
FR-88-0428Col des Jumeaux434
FR-88-0435Col de Fouchevouille436
FR-88-0450Col d’Anozel450
FR-88-0469Col du Haut du Bois469
FR-88-0514Col de Mont Repos514
FR-88-0516Col de Climont516
FR-88-0520Col de la Malpierre520
FR-88-0559Col des Roches St Martin559
FR-88-0577Col de Thonon579
FR-88-0596Col des Quatre Chemins596
FR-88-0685Col de la Ronde Tête697
FR-88-0690Col du Kiosque670
FR-88-0730Col Sans Nom730
mes cols 2021

mes cols depuis l’origine…voir ici


La médecine fait des merveilles

le scan, nouveau sésame du monde moderne

Qui n’est pas un jour dans sa vie confronté à l’hôpital!

J’ai encore cette chance d’y être peu allé. Ce matin, examen visuel dans le grand hôpital mulhousien, le GHRMSA. Tout y est parfaitement rodé. Comme à l’accoutumée je ne peux m’empêcher de relater cette expérience. L’hôpital de Mulhouse, comme tous les autres hôpitaux, est confronté nous dit-on à un manque de personnels et de moyens. Je suis incapable d’en juger. Pourtant je suis sûr que ses agents font des miracles, y compris parfois avec des cas graves et désespérés.

Parking payant pour consultant. J’ai commencé par aller fureter du coté des urgences, près de l’hélico du SAMU, croyant échapper à la grande entrée. Non, ce n’était pas bon, à coté des urgences, il n’y avait que la chambre mortuaire.

Devant la grande entrée, la cohorte d’ambulances et l’inévitable zone fumeurs avec les malades amputés sur leur fauteuil venus en griller une.

Une fois dans le sas, un vigile me surveille attentivement car je cherche mon masque… tout neuf en tissu immaculé et plissé, élastiques réglables et pince-nez ajustable. J’ai une femme merveilleuse qui pense à tout.

Scan du passe sanitaire. OK, c’est bon.

La liste des services se dresse face à moi dans la salle des pas perdus. C’est un grand catalogue abscons. Finalement j’avise une dame de service qui pousse son chariot.

  • L’ophtalmo?…c’est le grand couloir tout de suite à droite

Ce sera ma seule relation humaine teintée de compréhension.

Comme pour faire la queue au rayon fromage d’Auchan, prendre son ticket et attendre que votre numéro s’affiche…

Pendant qu’on me prend en charge sans aménité, derrière une vitre blindée (aménité: nom féminin signifiant amabilité), je débite au pas de charge nom, prénom, adresse, number phone. Ce faisant, j’observe un lecteur scanner derrière la vitre blindée dotée à cet endroit d’une petite fente…c’est pour valider votre ticket de parking qui vous permettra de sortir gratuitement. Sinon, c’est 1.60 euro l’heure. C’est vraiment sympa. Je ne remercierai jamais assez ce geste d’une machine me rendant la vie moins chère.

Une première mesure, votre pression intra-oculaire.

Notez bien que jamais on ne m’indiquera à quoi sert cet examen, ni d’ailleurs son résultat. En fait je le sais, votre globe oculaire est pourvu d’une humeur liquide dont la pression ne doit dépasser un certain seuil, sinon vous allez abimer votre nerf optique, risquer un glaucome et engendrer plein de choses désagréables pour votre vue notamment si le petit conduit de décharge de l’humeur est bouché.

Passage au tonomètre à air pulsé: c’est désagréable mais non douloureux et votre œil qui est malin se ferme quand on lui souffle dessus…la machine recommence mais l’opératrice s’impatiente car elle n’a pas que vous à s’occuper

  • Vous habitez à quelle adresse? ne tentez pas de lui répondre et vous? c’est juste pour voir à l’ordi si elle a le bon client.Personnellement, pour éviter ces erreurs, je préconise un bracelet avec code-barre au moment d’entrer.
  • Ne fermez pas l’œil, allons!
  • Retournez dans la salle d’attente, dans le couloir à gauche…

Bien sûr, je me trompe et j’entends appeler mon nom au bout du couloir.

Je manque de renverser le totem de gel hydroalcoolique qui trône au milieu de l’allée

  • On va vous faire un champ visuel, alors retirez vos lunettes et baissez le masque, je vais vous boucher un œil
  • N’appuyez pas sur le bouton n’importe quand sinon vous allez fausser les résultats!…

Au bout de cinq minutes, j’ai eu envie de balancer la Game-Boy. Je ne sais jamais si j’ai coulé le destroyer en haut dans le coin droit ou le périscope qui émerge insidieusement en bas au milieu. Mais j’ai l’œil, je suis capable de combattre cinq ou six attaques simultanées.

  • je vous sens bien fatigué…
  • est-ce que je peux changer de main?
  • pour quoi faire?
  • parce que j’ai la main qui fatigue…et peut-être qu’étant gaucher les ordres iront plus vite jusqu’à mon cerveau…

Manifestement la manipulatrice n’a pas apprécié ma remarque pourtant de bon sens.

Au bout de vingt minutes, j’étais dehors.

Résultats au prochain rendez-vous.

On en pensera ce qu’on veut, mais la médecine moderne est devenue très performante et d’une efficacité redoutable. On aurait tort de l’accuser de ne pas faire des efforts surhumains de productivité. Je viens d’en avoir la preuve en live.

J’ai repris ma voiture et, dernier miracle de la technologie, mon ticket de parking a déclenché le lever de la barrière me permettant de fuir ce monde aseptisé et mécanisé.

Véloscopie

Miroir du cyclisme:je ne suis jamais reconnu dans le miroir

Faites comme moi: écrivez un titre et débrouillez-vous ensuite.

J’ai déjà fait le premier pas, le titre. Je ne sais pas comment il m’est venu à l’idée d’écrire Véloscopie. Je ne sais même pas si il existe ce mot, tant pis je l’ai écrit. C’est un peu dans le genre rétroscopie. Je cherche ce que je pourrais dire autour de ce mot. Des histoires de vélo? ça coule de source. Je me souviens que dans le passé il y avait « Miroir du cyclisme ». C’était un peu une façon de nous faire miroiter un avenir de champion cycliste. Prenez un prolo allant à l’usine gagner sa pitance, il se voyait en Bernard Hinault rien qu’en passant devant le kiosque à journaux et sa journée durant sur sa fraiseuse, il croyait fraiser des jantes de vélo.

Finalement le contremaître lui mettait un coup de botte dans le train pour lui rappeler qu’il était à l’usine. Pas dans le Tourmalet.

Les masses populaires, comme disait Marchais, n’avaient qu’a bien s’tenir.

Bon mon intro est faite. Et maintenant qu’est-ce que je vais raconter?

Dans le prolongement de mon histoire championnesque, il faut rester sur terre. Le vélo c’est pas seulement celui-là, celui de Bernard Hinault, le pauvre. Le vélo c’est celui de tous les jours. J’en fais presque tous les jours, je pourrais donc être titulaire d’un brevet non pas de grimpeur avec un maillot à pois mais d’un brevet de fidélité à un mode de mobilité qu’on dit douce. Douce est vite dit, c’est sur le papier, dans les ministères; mais sur le terrain, faut pas croire, le vélo c’est dur. Comme des noyaux de pêche. De quoi décourager tous les postulants habitués aux fauteuils Pullman de leur bagnole.

Alors le vélo, faut que je vous dise, il a perdu la partie. La partie?… Oui la partie d’échecs. Au début on espérait que la Petite Reine deviendrait grande, qu’elle était promise à un grand avenir et pourtant elle a perdu, bêtement, sous les coups de boutoirs de la transition écologique. Remarquez des princesses qui abdiquent avant même d’être reines, c’est déjà arrivé.

Dacia Spring, le bond en avant de la voiture électrique bon marché

A force de polluer avec nos bagnoles, on s’était dit prenons le vélo et on n’en parlera plus. Les villes vont redevenir potables. C’était sans compter sur la fainéantise du genre humain et la rouerie de l’industrie. Depuis l’avènement de la bagnole électrique à marche forcée, tout va redevenir comme avant. Les rocades, les Speddy sur le bord de la rocade, derrière l’Intermarché, les parkings géants, les stationnements sur trottoirs, les drive Mac Do, Leclerc,…tout va redevenir comme avant avec l’électrique. L’électrique ne polluera plus en ville. En plus les écolos auraient tort de se plaindre, le nucléaire nécessaire est déjà tout prêt chez nous et donc plus d’effet de serre.

En plus la bagnole électrique est loin d’avoir des défauts; outre qu’elle est silencieuse, qu’elle ne pollue pas, elle bénéficie d’un excellent rendement de ses moteurs, bien supérieur à celui des moteurs thermiques et en dépit du poids des batteries.

Ma véloscopie tourne à l’autoscopie

Je dois avoir une petite voiture derrière la tête. Est-ce que la voiture me rendrait fou, par hasard? Je devrais me faire psychanalyser. On se trompe, je ne suis qu’un Français ordinaire, comme beaucoup de mes semblables, qui observe le tohu-bohu médiatique autour de lui. Ne pas se laisser attendrir par le cri des sirènes!

Ne pas se laisser attendrir! Pas facile.Miss Sirène 2019, Julie Peugeot (!) native de Pont de Roide.

Potabilité

En parlant de villes potables, la mienne est au régime sec. Un malencontreux accident forestier d’hydrocarbures infiltrés dans le sous-sol a pollué notre réseau d’eau (15000 hab). Évidemment grand ramdam des autorités: ne plus boire l’eau ni faire la cuisine avec cette eau. Mercredi, ça fera une semaine. Les services compétents ont vidangé les bassins et balancé des milliers de litres à la rivière pour tenter de se débarrasser des quelques molécules scélérates. On dit que ma ville est branchée sur le bassin aquifère de la Hardt en attendant de retrouver l’eau des Vosges…L’eau de la Hardt plombée à l’atrazine des maïsiculteurs?

Entre-nous, je me demande quelle est l’ampleur du phénomène bactériologique et si quelques traces de gasoil dans l’eau est de nature à créer tant de dérangements. Dans ce cas à quoi servent nos périmètres de protection des captages s’ils peuvent être attaqués aussi facilement?

Je vous laisse imaginer la suite de ce monologue bien improbable…

Vaccins covid + grippe?

Ce billet ne s’adresse pas aux antivax

Je vais essayer de comprendre la rationalité de la position des antivax…ou justement comment expliquer son absence. Le raisonnement humain doit être à géométrie variable. Ça m’intéresse bougrement d’autant que ma pharmacienne, supposée rationaliste, m’a tout de go déclaré qu’on n’avait pas beaucoup de recul avec le vaccin covid. Subitement ce manque de recul m’a rappelé un argument tenu depuis des mois par les antivax. Mon ouvrage de référence sera donc « Rationalité » de Steven Pinker.

Sur la foi de la position de la Haute Autorité de Santé (HAS), je me suis rendu chez mon pharmacien pour me faire vacciner à la fois contre la grippe et contre le covid (rappel 3eme dose).

Pas question! Le pharmacien s’y oppose.

Deux explications me sont fournies:

  • d’une part le risque que mon organisme ne supporte pas les deux vaccins
  • d’autre part l’incapacité à se fournir les doses covid dans un délai raisonnable et à organiser les rendez-vous conjoints de plusieurs patients.

Donc ce matin j’ai reçu mon vaccin anti-grippe comme chaque année.

Pour le rappel covid après 6 mois, je me suis inscrit dans un centre de vaccination via Doctolib

La HAS rappelle que la réalisation concomitante des vaccins contre la grippe et la Covid-19 est possible afin d’éviter tout délai dans l’administration de l’une ou l’autre de ces injections. Concrètement, les deux injections peuvent être pratiquées le même jour, mais sur deux sites de vaccination distincts – un vaccin dans chaque bras (source)

Transition

Un Rafale (?) comme celui-là ne passe pas inaperçu dans le ciel cernéen. Il fait un barouf d’enfer. Je me suis laissé dire qu’il coûte plusieurs milliers d’euros. Le pilote ne doit pas perdre les pédales en vol.

Je n’ai pas regardé le dico avant de mettre mon titre. J’ai le souvenir qu’à l’école, il y avait des classes de transition. C’était une appellation douce pour dire qu’on était un peu dans une classe de rattrapage sans subir les outrances des camarades des autres classes.

Dans transition, il y a transit.

Le pédalage est propice à toutes sortes de réflexion. Oui, je vis un peu un transit au quotidien. Lorsque l’âge avance, il faut se préparer à des transitions, une forme d’approfondissement de soi, un accompagnement mental et physique de son vieillissement inéluctable.

Je m’accompagne autant que je le peux.

mon parcours du jour à VTT

Je tente parfois de me perdre dans des projets invraisemblables. Amateur de réseaux sociaux, je joue le jeu des offres d’emploi, il suffit d’un clic. Je postule sur les emplois de facteur avec un CV ronflant de cycliste émérite. Mais il y a l’obstacle de l’âge. Un CV à soixante-dix ans d’un type qui veut faire facteur, forcément ça interpelle les p’tits jeunes recruteurs des boites d’intérim qui épluchent nos écrits. Je vais me plaindre pour discrimination à l’embauche. J’ai regardé parmi les 20 critères discriminants, l’âge y figure.

Ou alors conducteur de bus!

Rien que pour transporter des équipes de foot le dimanche. Mais le permis PL à soixante-dix ans, vous n’y pensez pas mon pov monsieur.

Alors quoi?…

Cariste?… pourquoi pas! j’irai chez Amazon déplacer des colis au volant d’un engin de manutention; mais il faut que je passe l’examen et obtienne le CACES, le certificat d’aptitude à la conduite en sécurité.

Bon pour l’heure je sursois à tous ces projets farfelus.

Je me prépare au froid comme tous mes confrères.

Aujourd’hui, deux couches sur les bras étaient limite face au vent glacial. Il va falloir se reporter sur les circuits VTT protégés, ceux de la forêt. Aujourd’hui j’ai tiré un arbuste qui barrait le chemin le long de la Thur sauvage. Tirer des arbres morts seul est parfois difficile. On devrait s’équiper d’une égoïne.

J’ai terminé mon périple breton par le Phare de Queffelec. Je me suis emmerdé grâve avec cette administration des phares qui depuis Paris a commandité La Jument au large de Ouessant. Henri Queffelec bien qu’humaniste m’a ennuyé. J’ai embrayé avec Je ne reverrai plus le monde, les textes de prison d’Ahmet Altan. Histoire de voir comment la dictature turque traite ses prisonniers d’opinion, et comment Altan organise ces aller-retours entre réflexions et sensations exprimant le quotidien morne du prisonnier.

Puis je suis passé à un univers plus frivole, celui du Journal d’une femme de chambre d’Octave Mirbeau. Je ne devrais pas rire car c’est la triste condition du petit peuple exploité par la bourgeoisie du XIXeme siècle que l’on découvre, les nauséabonds dessous du « beau monde », les « bosses morales » des classes dominantes et les turpitudes de la société bourgeoise.

Elena m’attend

Elena Ferrante (dont on dit qu’il s’agit en réalité d’Anita Raja) a écrit une série de best-seller. Je vais m’y plonger rien que pour m’imprégner du microcosme italien dont je raffole.

J’ai donc de quoi lire cet hiver si je dois mettre entre parenthèses mon vélo en cas de rigueur météo.

Ne tournons pas autour du pot: l’actualité politique est en jachère.

Comme toute l’actualité va tourner autour des Présidentielles pendant plusieurs mois, on n’échappera pas aux questions merdiques comme celles de l’immigration et de la sécurité, plutôt qu’à celles de notre devenir commun, nos écoles, nos hôpitaux, le virage écologique, notre incroyable déclin sur le plan industriel, scientifique et la perte de nos valeurs fondamentales.

Comment va t-on pouvoir aller de l’avant avec ce personnel politique médiocre recruté sur CV? tout aussi médiocre sur l’ensemble de l’échiquier et dont les forces populaires se détournent? Mais le plus étonnant c’est que l’attelage hétéroclite au pouvoir va réussir son second examen de passage en douceur grâce à une société molle, dépolitisée et avide de prébendes diverses comme les chèques de Noël, les indemnités inflation ou les primes énergie. Idéal pour renforcer l’assistanat et acheter la paix sociale!

Coté pandémie, Macron se prépare à imposer la troisième dose alors même qu’il est infoutu d’imposer la vaccination à un quart du Pays. Les vaccinés ont bon dos!

Une France de plus en plus désespérante.

Premières neiges vosgiennes

Ce matin, on découvre les premières neiges sur la montagne vosgienne au-dessus de Thann. (altitude 1000 Thannerhubel)

Faut-il louer son VTT?

ALL MOUNTAIN AM 100S 29″ de Décathlon 1600 euros

Entretenir son VTT coûte un bras m’a dit l’autre.

J’avais calculé en 2018 qu’au bout de cinq ans, l’entretien coûtait le prix du vélo.

Ce n’est donc pas rien.

Mon exemple

  • achat du VTT: 2400 euros
  • entretien: 480 euros par an!
  • voir détail de mon calcul en 2018

Au bout de cinq ans, le vélociste tente de vous avoir au moral devant les factures qui s’allongent.

Mieux vaut en changer!… me dit-il

Zesty AM 4.9 de Lapierre 2400 euros

A quoi l’on peut répondre que bien entretenu, le vélo peut encore rouler. Le hic, c’est que le vieillissement commence à la fin par atteindre le cœur du réacteur.

Ça commence par les roues, que je viens de changer car moyeux irréparables (300 euros), puis viennent la cinématique du cadre tout suspendu et les vérins des amortisseurs.

C’est du lourd sur la facture!

Ne tergiversons pas: acheter un vélo neuf équivalent coûtera le même prix avec en moins le double plateau et avec en plus des roues de 29 pouces, une cassette gigantesque et une selle télescopique.

Globalement, c’est la même chose et ça coûte chez Décathlon 1600 euros (ALL MOUNTAIN AM 100S 29″) ou chez Lapierre le Zesty AM4.9 à 2400 euros.

Bien tenir compte que si vous achetez Décathlon, vous serez prisonnier de la marque et que votre vélociste local vous enverra paître si vous devez changer en urgence des plaquettes ou une chaîne le samedi soir…et que Décathlon vous immobilisera votre vélo un certain temps…

Il faut donc bien réfléchir avant d’acheter ce genre de matériel où les interventions sont fréquentes dès lors que vous êtes un usager intensif.

Vous avez le temps de réfléchir encore pendant un an: des VTT y’en a pas. Le marché s’est arrêté par faute de pièces avec le Covid. Le marché asiatique nous tient par la barbichette comme pour les bagnoles.

chez Décathlon, pas de vélos depuis le Covid

Faut-il louer?

Louer ne changera rien au manque de vélos. En attendant voyons si louer un VTT est une alternative intéressante puisque Décathlon le propose…

Par exemple le VTT ALL MOUNTAIN AM 100S de Décathlon est loué 48 euros pendant 36 mois. Mais à la fin il faut le rendre et payer les dégâts, s’il y en a. Pour éviter ce genre de déconvenue, Décathlon vous encourage en plus à souscrire une assurance (tous risques vol et casse)…mais les pièces d’usure et la main d’œuvre restent à votre charge.

Donc quel est le bilan locatif?

  • 36 mois à 48 euros 1728 euros (vendu neuf 1600 euros)
  • assurance tous risques casse +vol 3 ans 375 euros (estimé)
  • entretien 1440 euros (sur la base de mon expérience)
  • cout total location 3543 euros

Donc au final quand vous rendez le vélo, vous n’avez plus rien…et vous avez tout payé. Bon prince, Décathlon pourra vous le vendre au prix de l’occasion s’il y consent.

Je vous laisse méditer…

Nucléaire, y voir clair

Fessenheim pas morte?

Les questions énergétiques reviennent d’actualité avec la pré-campagne présidentielle.

Le nucléaire est à nouveau en pôle position parmi les solutions possibles pour nous épargner les écrans noirs sur nos ordis.

Dit comme ça, c’est puéril, j’en conviens.

Pourtant il faut se rendre à l’évidence, nos sociétés libérales n’ont pas d’autres choix que de revenir au nucléaire pour passer « l’hiver énergétique » qui s’annonce avec la fin du tout pétrole et des combustibles fossiles.

Je ne vais pas finasser comme tentent de le faire les écolos en nous recommandant de porter des pulls à la maison les jours de grands froids. Non, chacun sait bien que le fameux mix énergétique sera constitué d’ici les trente prochaines années d’énergies renouvelables sous forme d’éolien et de solaire et pour la base de nucléaire.

Dans les champs éoliens, certaines tournent, d’autres pas…

Tout le reste n’est que foutaise, ne nous embarrassons pas à tergiverser. D’autant que le virage de la bagnole électrique nous attend au tournant!

J’ai toujours été partisan d’une économie administrée pour les industries vitales à la nation. L’Europe quant à elle veut faire la peau à tous nos monopoles au nom du sacro-saint libéralisme concurrentiel. C’était tout le contraire qu’il fallait faire en terme énergétique: construire une Europe de l’énergie.

les six scénarii possibles selon RTE d’ici 2050

Roulez!

Chèque carburant 2021 : conditions, date de versement, montant - Mag Eco.

Le chèque redevient tendance

Avec son chèque inflation de 100 euros, Macron donne un sacré coup de pied à l’écologie. En même temps qui peut croire qu’on va nous réconcilier avec le dogme d’un libéralisme fou qui se cherche dès que le marché énergétique s’enflamme?

Je me marre. En douce. Car encore une fois Macron tire son épingle du jeu en puisant dans la caisse à pognon. Ce dernier coup est un coup de maître: il satisfait à la fois les Gilets jaunes qui piaffent d’impatience de réoccuper les ronds-points et il mécontente la gauche écolo qui ne va pas manquer de s’offusquer devant cet encouragement à polluer au volant de sa bagnole.

Je cherche

Je cherche dans les méandres du cheminement de la pensée libérale comment nos grands décideurs vont contourner l’obstacle majeur de l’épuisement énergétique de la planète. En attendant l’électrique total, on bricole nos bagnoles. Ça rappelle les gazos pendant la guerre. Un peu de colza mélangé fera l’affaire. Et de l’hybride pour faire passer la pilule de l’essence chère.

La France a cet handicap que n’ont pas les pays nordiques, elle a une population urbaine ET périphérique. Les urbains et les rurbains. Les uns et les autres n’ont pas les mêmes préoccupations pour se déplacer. Le Haut-Marnais du Grand Est s’en fout que les TGV soient en grève, ce qu’il veut le Haut-Marnais, c’est sa bagnole. Il n’a besoin de rien d’autre.

Va t-on rouvrir Fessenheim?

Comme il est désormais avéré que l’électrique est notre lendemain, quid du nucléaire? Va t-on rouvrir Fessenheim? C’est notre prochain enjeu le nucléaire. Les Allemands se mordent les doigts de l’avoir abandonné. Nous, on l’a encore. Mais l’Europe fait tout pour nous décourager en enfonçant la tête sous l’eau de notre fleuron EDF. Vente forcée de l’énergie nucléaire à prix coûtant à la concurrence, subvention de l’éolien en puisant sur nos factures EDF, démantèlement du service public de l’énergie.

Vous allez voir comment l’Europe de Bruxelles nous envoie dans le mur au nom du dogme libéral.

Y’en a marre des lotissements!

Emmanuelle Wargon, obscure ministre de Macron, a réussi le buzz pendant quelques heures la semaine dernière avant de retirer ses propos…

L’écologie politique même lorsqu’elle s’exprime dans les rangs de Macron a bien du mal à se faire entendre comme on vient de le voir avec Emmanuelle Wargon.

Marcel Gauchet qui publie Macron, les leçons d’un échec n’est pas tendre avec l’écologie. Sa façon de la ringardiser continue d’instiller le doute sur la véritable trajectoire d’un mouvement qui cherche à convaincre au-delà de ses thuriféraires. Car l’écologie est une religion.

extraits…

Télécharger Macron, les leçons d'un échec • Comprendre le malheur français  II • Marcel Gauchet, Eric Conan, François Azouvi (2021)_ePub - Yggtorrent

Par un phénomène aussi remarquable que facile à comprendre, c’est dans les métropoles que le souci écologique est le plus vif, à la mesure du découplage vertigineux avec la nature qui s’y opère, mais en toute inconscience de la contradiction qui l’habite. Vouloir rendre écologiques les métropoles, c’est vouloir rendre écologique un objet intrinsèquement anti-écologique ! Il ne s’agit plus d’installer les villes à la campagne, selon la célèbre boutade, mais d’installer les campagnes à la ville! On est devant une irrationalité collective radicale. (Marcel Gauchet, Macron les leçons d’un échec les Essais, Stock)

À trottinette

5 km/30 mn, la trottinette assure le complément de voyage une fois descendu du tram ou du train

Yves Montant la chanterait-elle? à la place de la bicyclette ? Les habitudes changent. La trottinette va t-elle supplanter le vélo en ville. J’ai encore essayé aujourd’hui. En multimodal, la trottinette a ses atouts. Elle sait se faire discrète dans le tram, elle est pliante, légère et passe inaperçue dans les commerces. Je porte la mienne en bandoulière et je la loge facilement dans une petite voiture.

Dans le tram la trottinette se fait toute petite

Le hic, c’est l’autonomie et la vitesse. Au delà de cinq kilomètres mieux vaut le vélo. La vitesse? Je l’ai mesurée à 10 ou 12 km/h. La charge transportée ? Un crochet modeste au guidon, le mieux est le sac à dos.

Pour en savoir plus https://velomaxou.com/2019/08/08/trottinette-un-outil-urbain/

La lettre d’un mardi

Cycles Cadence (29 pouces,pneus 2.8, freins hydrauliques,pédalier 30 dents, bagages Marion et Quentin) source 200 n°30

Lorsqu’on rentre à la maison, le travail de dépouillement commence.

Les courriers, les journaux, les traces GPS.

200 est arrivé

Il est toujours branché junkie du Gravel, 200. Mais dans le concours de machines (image ci-dessus), j’ai comme l’impression que le vainqueur se rapproche du VTT.

Finalement je reste scotché devant ce vélo avant de reprendre mon écriture.Mon VTT rend l’âme doucement. Son séjour dans l’Hérault a révélé ses failles. Un bruit de ferraille qui reprend dans la transmission, un amorto arrière qui s’effondre. J’avoue que je me lasse. Investir…, investir dans les mises à niveau commence à me coûter bonbon. Je viens de remettre 300 euros dans un jeu de roues. Je pense m’en défaire. Mais je veux trouver quelqu’un qui saura lui redonner une seconde jeunesse et ne pas faire un marché de dupe. Si je le brade 200 euros, il faudra mettre au bout pour réviser l’amortisseur.

Bon après ça, quoi prendre?

Évidemment je ne pourrai pas échapper au mono-plateau et au 27.5 ou 29 pouces. Il me faudrait aussi une selle télescopique et peut-être abandonner les pédales SPD (?) avec lesquelles je ne suis plus assez alerte…

On pense au Gravel avant de changer. Moi aussi, j’y pense. A une seule condition: arrêter les sentiers casse-gueule!

L’AG de mon club Etoile 78 est terminée

Le trésorier Gérard Hauck a pris sa retraite bien méritée après 25 ans de service. Faire 25 ans dans un club, c’est un beau score. Trésorier, c’est un job fait de discrétion et de rigueur, sans décourager les entrepreneurs. Vaste dilemme! L’AG de club est devenu un truc convenu où ne viennent que les inactifs, les anciennes forces, les réservistes. Quarante membres, vingt participants! Parfois des habitués de l’AG que je découvre pour la première fois qui doivent rarement prendre leur vélo, même pour venir à l’AG. Les jeunes, ceux qui se défoncent le dimanche matin sur le vélo s’en foutent de l’AG. C’est la déroute du monde associatif qui se poursuit. Quand je sors de l’AG, j’ai l’impression d’avoir assisté à des obsèques.

Vacances

Sillonner le massif de la Gardiole à VTT, un bon passe-temps. Toujours étonnant de revoir son parcours erratique…

J’ai emporté l’ordi avec moi. Pour charger des parcours locaux sympas, il me fallait l’ordi. Seul hic! Garmin n’accepte que Window pour charger Base Camp, l’interface ordi/GPS. Et comme je suis en Linux (Ubuntu), je n’ai rien pu charger du tout.

J’ai donc improvisé. Comme ci-dessus avec la Gardiole. Ou comme ci-dessous dans le triangle Lattes/Palavas/Carnon…

Trouver des parcours en bord de mer dans les zones peuplées devient délicat (Lattes/Palavas/Carnon)

Match vélo/trottinette, vainqueur trottinette

X-Tron X10 10 pouces 2400W 52V 23.4Ah Scooter électrique à double moteur 65Km/h Vitesse Max 60-80Km Gamme 150Kg Charge Max Distinguer une vraie d’une fausse trottinette n’est pas facile

Il faut l’accepter: le vélo en ville a perdu le match de la mobilité douce.

J’avais eu un premier signe du « phénomène trottinette » à Metz. Larges trottoirs, pourquoi s’encombrer d’un vélo qui une fois rendu devient embarrassant et vulnérable et qui au surplus est astreint au Code de la Route.

A Montpellier, la trottinette est devenue reine, le vélo a perdu la partie. On les appelle EDPM (engin de déplacement personnel motorisé). La trottinette est l’un de ces engins roublards: elle se faufile partout passe du trottoir à la route, ignore superbement toutes règles routières puisqu’elle passe alternativement du statut de véhicule à celui de piéton (à roulettes). Pourtant les règles existent…

Je ne sais pas comment les pouvoirs publics vont pouvoir sortir de cet imbroglio qui place l’usage sauvage de la trottinette au premier rang des engins les plus rapides pour aller de A à Z en ville, concurrençant voiture, taxi, autobus, tramway et…vélo.

En on t-il seulement le pouvoir et les moyens?

Certes, on peut s’attendre à des accidents en nombre. Même de jeunes mères de famille vont chercher les enfants à l’école avec la trottinette!…et reviennent avec l’enfant à bord!

La Russie d’alors

J’ai mis quatre mois à venir à bout de ce bouquin. Près de 934 pages à parcourir cette saga de la bourgeoisie russe du XIXeme siècle. L’idiot, c’est le prince Muichkine. Mais on ne sait pas si réellement il l’est, idiot, après son passage sanitaire en Suisse. Curieusement la Suisse du siècle passé abrite les malades et les sanas. Question d’altitude! (La montagne magique de Thomas Mann)

Bref, pour moi cela a été compliqué de suivre les méandres de l’histoire rien qu’avec les patronymes russes où Muichkine est projeté dans un monde cupide, arriviste et passionnel. On y trouve des méchancetés, des compromissions…et d’impossibles noces.

Vingt ans de travaux forcés en Sibérie à la fin pour le sanglant Rogojine. Je tombe des nues, je croyais que c’était Staline qui avait instauré la déportation de ses sujets. Fiodor l’a devancé.

Cette fois je vais m’accorder une lecture plus légère.

Dire les choses

https://lh3.googleusercontent.com/6U8Pxewi_UZsnewCqqp_q8-PCl0KjsNFIXlVHMf78re2m8FMtp-6gszowbQdr0Em_VlSso6_ggqEBLJPhleE5TPRsHfS62kFsMG_XJa5SYcwn3rAvv4x_BORfFO3J5rHAsYJ6XuGgdIziBs9fsVUf6e-RX_rBbUCPO2idGsWEdYr1_udMpOx46hXGcmREdDbOH1I1EHdXtPI0ePqG29zoHvGF7AZF8zdaYzxi8bj3i8WI7Y0Q3y7RxyekvnHA8iaDRr55_P_9AAqCPSQJHl0v9BGcE6SG1TqqvEle0reJyXKKowYKjlXop_QdlS9Ogt3W_nCpF8Y0rEOWdsiAoxRaczW612P3NKP3M3khiteNZZ02ugXmqChZuoAP79NiNiEw7pn5JX8IsbwhGP3b1KSWbvwBgvKcK7rDSt-NmYDcqx9VvJufPtw35Q29OnRjeQYkDvwkLkafY2hHNWLm-BQpw0ROox64x4CfeINbD7qniH50Eag_vmgPrfhFuFZJl60tYAs_UqsdszyVNaTHRRN6X4AeKE4J6eJelhjTgE8fLNpJV7zVMfdkUBKCNiOEhS8zJdNUy_sVtyixXNocLaqC396OqTGzlavw5a5JGMdS9nahxX9t02M6-zMIqQQpPbg_JavNhaFzJ7ekxpEQrwMRkkAbXJb6ysKeGXMrkUOvAgfpcZoy5TCyN7SFndyVguLLziupORg4lXpYlp3c47964Ci=w1116-h836-no?authuser=0
Que fait cette Decauville à l’Ile Napoléon? je ne sais pas. Mais un lecteur perspicace va nous l’apprendre…peut-être servait-elle au halage le long du canal?

Je n’ai pas abandonné mon blog. Non! J’y éprouve toujours de l’intérêt, celui de pouvoir écrire et dire les choses.

J’en ai quelques-unes à dire depuis la fin de mes Potins du lundi.

D’abord le vélo.

J’ai apporté tout récemment ma participation aux Amis du Randonneur, une association qui vit grâce à ses membres et qui promeut une certaine façon de voyager à vélo en marge de toute férocité cycliste.

Deux jours autour de Guebwiller, c’était mon projet. J’ai été plutôt déçu: trois participant(e)s dont l’une s’est désistée dès le premier kilomètre. Je ne suis donc pas prêt de renouveler l’opération pour laquelle je m’étais investi en étudiant des cartes et des parcours présentant de l’intérêt.

Ensuite, maudite météo, j’avais ambitionné d’aller faire hier du VTT aux Chanoinesses de Remiremont. Patatras! on nous annonce un déluge. Je sursois donc. Que nenni, il n’a plus que l’après-midi.

Une pluie assez soutenue toutefois pour transformer Paris-Roubaix en enfer boueux et les grognards repeints en kaki à la télé.

Sinon, j’aurais très bien pu me rendre à Rixheim pour les Randos de la Commanderie

Du rififi au CV?

Je ne sais pas si l’opération « Itinéraires partagés » engagée à Uffholtz entre le Club Vosgien et les vététistes est du goût de tous les marcheurs. J’entends des voix discordantes à lire dans l’Est Républicain. « Comment comprendre que la principale association de randonnée pédestre du massif ouvre ses sentiers les plus précieux à la fréquentation des deux-roues avides de vitesse et garants de dégradations multiples ? […] Comment comprendre que soit méconnu le danger qui résulte de la cohabitation entre montagnards paisibles et descendeurs ? […] Comment comprendre le soutien à ce laisser-aller du Parc qui se veut le défenseur de la tranquillité ? » (Dominique Humbert, président de SOS Massif des Vosges)

Joseph Peter, initiateur du projet des itinéraires partagés répond «  Méconnaissance des réalités du terrain ». Le nouveau président du CV68, lui-même un temps bête noire des vététistes, rappelle que les pratiques sportives et sociétales ont évolué depuis 30 ans« 

Il est vrai que Joseph Peter a mis de l’eau dans son vin lui qui déclarait « le VTT étant un véhicule sur le plan juridique, le vététiste doit pratiquer en dehors de nos sentiers étroits, inférieurs à un mètre. » 

Je ne vais alimenter cette polémique car j’observe que sur le terrain les choses s’arrangent dans l’intérêt de tous. J’observe aussi que ce combat anti-VTT est plutôt perdu d’avance si l’on considère l’avènement du VTT électrique qui prospère à grande vitesse avec des pilotes pas toujours rompus aux règles de bienséance à l’égard des autres. Il faudra donc faire avec!

Pour ma part, j’ai perdu toute fougue ravageuse à VTT et je me contente souvent de grimper à pied.

La Berce attaque

S.M.B.M. Syndicat Mixte du Barrage de Michelbach
AVERTISSEMENT :
Nous vous signalons la présence sur le site du barrage de Michelbach de la plante invasive << La Berce du Caucase », toxique pour l’homme.
Quels dangers ?
Cette plante contient des substances toxiques qui sont activées par la lumière solaire et rendent la peau très sensible à l’action du soleil. Après un contact avec la plante et sous l’effet de l’exposition au soleil, des lésions plus ou moins graves de la peau se développent en quelques jours.
Attention, en cas de contact avec la Berce: – Lavez soigneusement la peau et changez de vêtements s’ils ont été imprégnés par le suc de la plante, même
si la peau paraît normale.

  • L’effet de sensibilisation persiste plusieurs jours. Donc évitez toute exposition au soleil pendant une semaine environ : manches longues, pantalons, chapeau… et protégez les zones exposées à la lumière solaire par une crème de type écran total
  • Surveillez l’apparition d’une réaction: si la peau devient rouge ou gonflée, consulter un médecin.
    Le Président du SMBM

Connaissez-vous les règles à trottinette?

On les appelle EDPM pour engins de déplacement personnel motorisés. Les trottinettes en font partie, de même que les gyropodes.

On ne se déplace pas comme on veut, ni où on veut avec ces véhicules comme beaucoup semble le croire.

Avez-vous une assurance? c’est la question qui va fâcher nombre d’utilisateurs car un EDPM étant doté d’un moteur, il faut disposer d’un assurance responsabilité civile. Votre assurance familiale multi-risques suffit-elle? Interrogez votre assureur…

Autre idée reçue: on peut conduire son enfant à l’école sur sa trottinette. C’est interdit.

Rencontre du Randonneur

Il y a toujours une part d’inconnu dans l’organisation d’une rencontre, le public.

Trois participants à la rencontre régionale des « Amis du Randonneur » que j’ai organisée samedi et dimanche à Guebwiller.

C’est un peu décevant évidemment. D’autant que le temps samedi était beau et que j’avais étudié les parcours, rédigé un document de route et bossé un peu l’historique des sites à visiter.

Mon parcours de samedi Murbach/Val du Pâtre 37km/515m a été écourté car la montée à Murbach et au col du Bannstein n’était pas tout à fait en adéquation avec les capacités de ce mini-groupe au demeurant fort sympa.

J’ai donc fait un mix du samedi et du dimanche. L’après-midi, nous sommes tout de même allés sur la colline du Bollenberg et aussi au Val du Pâtre en grimpant par Orschwihr. Désormais l’eau du Val n’est plus potable, c’est marqué! signe des temps?

Mon récit…

Journée détente. Au camping de Guebwiller, je tombe sur cette station de lavage vélo. Mais mon vélo est propre donc je ne l’ai pas essayée.

Une station de lavage vélo au camping de Guebwiller

Mes candidats à la balade sont là. Je commence…on va visiter le musée viticole à la cave du Vieil Armand. On a de la chance : dégustation gratuite de vin nouveau. Puis on va voir Thierenbach. En descendant on s’arrête au cimetière juif. C’est l’heure du casse-croûte devant la mairie à Guebwiller. On repart. Voir la filature Gast à Issenheim. Puis Orschwihr. On monte le Bollenberg. On monte le Chemin viticole jusqu’à Soultzmatt puis on retourne puis on va voir le pressoir devant les caves SCHMITT. Comment monte la grosse pierrre? puis les sophoras à l’église d’Orschwihr. On retourne on monte le Val du Pâtre. L’eau n’est plus potable. On redescend au camping de Guebwiller. Je repars à Thann. Un groupe me dépasse on me dit « interdit de pisser sur le maïs » (le langage cyclo est parfois trivial), je grimpe sur mon vélo et je les rattrape avec un cardio de fou. Je me coince derrière. Il me ramène à Cernay. Ce soir je dors.

Dimanche, on devait aller jusqu’à Eguisheim (58km/732m) qui est un beau village touristique puis rentrer par Husseren-les-Châteaux. J’ai préféré surseoir en raison des orages annoncés et n’ayant plus qu’un seul participant.

Dommage!

Vieux-Thann défriche pour le vélo

Rue-de-la-thur

J’avais écrit un billet il y a plusieurs mois sur cette invraisemblable barrière qui compliquait le passage des cyclistes au bout de la rue de la Thur. Le policier municipal m’avait rassuré : on va mettre à la place des poteaux. On a attendu longtemps mais c’est fait. J’ai des doutes sur les potelets : la nuit on ne les voit pas car la rue est mal éclairée. Il reste un buisson qui pousse au milieu de la route à araser.

Rue de la Thur, un signe de son abandon plutôt fâcheux

Voici mon billet d’origine https://velomaxou.com/2021/03/29/vieux-thann-rue-de-la-thur/

Retour de Bretagne

La Bretagne que j’aime

J’ai rapporté Le Phare de Queffelec, Henri le père, comme pour prolonger mon séjour breton.

Au bord de la route, j’ai maladroitement croqué le phare de Trézien, juste pour m’en souvenir

La mythologie bretonne n’a plus grand chose à voir avec le tourisme de masse qui envahit les plages. Oui, si dans les supermarchés, on trouve du kouign-amann au beurre frais, du cidre bouché de Paimpol et aussi de la Robiquette, le touriste ne s’aventure guère au-delà de la gastronomie dans les profondeurs de l’histoire bretonne.

chapelle de Langroaz
A Saint-Martin de Bréhal, canards en plastique et stand de tir aux oiseaux

Le vélo breton n’est pas plus facile qu’ailleurs. Dès que vous empruntez la route littorale, vous devenez un grimpeur de montagne russe traversant tous les précipices des estuaires en prenant de l’élan pour remonter en face.

Mais à la différence de l’Alsace, les revêtements routiers sont bons.

A Saint-Quay, je me suis arrêté devant le port de plaisance. Songeur.

La Bretagne fait des efforts. Mais c’est un pays de bagnoles et de camions comme ailleurs. Du ruban, du ruban asphalté qui sillonne le territoire et des quatre-voies à gogo de Saint-Malo à Vannes.

Les routes secondaires sont étroites, souvent dépourvues de bas-cotés. Si votre guidon tremble, vous êtes bon pour le fossé herbeux qui cache la rocaille.

J’ai saisi le bon moment devant la « calmitude »

Route étroite, point de bande centrale! Chacun doit se débrouiller pour le croisement. Les voies centrales partagées sont donc légion et elles permettent de donner un statut au cycliste avec sa voie peinte.

Ne pas s’aventurer sur le sentier douanier avec son VTT, c’est interdit. La renaturation permanente des berges ne réserve qu’une étroite bande aux marcheurs. Pour trouver un espace VTT, il faut se référer aux communes qui disposent de terrains ad-hoc fléchés et balisés, sinon vous êtes bon pour les voies sans issues qui mènent aux champs d’artichauts. Je les ai expérimentées.

Voila ce qui se vend à Perroz-Guirec mais je n’en ai pas vu en ville

Méfiance avec les plages idylliques! à marée basse, le VTT s’il n’est pas fat-bike risque de s’enfoncer dans un sable mouvant ravageur pour les transmissions.

A Brignogan, on est tolérant avec le vélo le long du rivage, on peut circuler sans trop s’enfoncer dans les zones sablonneuses

Les stations balnéaires exultent en septembre: les sexagénaires (et plus) prennent possession des lieux.

Ils redécouvrent les joies du vélo, les sexagénaires endurcis. Le vélo électrique fait fureur là-bas. Il n’y a plus que lui. Le Croisic qui s’est longtemps battu pour empêcher l’invasion des camping-cars doit à présent faire face à des hordes de cyclistes qui prennent la grand-rue à contresens, slalomant entre voitures et piétons. La presqu’île n’a pas encore imaginé le double sens cyclable.

A Brest, la zone d’Océanopolis est favorable au vélo. Ici le Quenn Mary II en radoub et le chantier de préparation des éoliennes off-shore qui font débat.

J’ai parcouru les marais salants de Guérande sur d’improbables itinéraires en quittant La Turballe, puis je me suis perdu dans Batz-sur-Mer.

Au retour, les paludiers servaient les derniers clients avant fermeture. Un euro le kilo!

Brest a ses adeptes du vélo même si la ville n’est pas plate. Brest est bien investie dans la promotion du vélo grâce à sa jeunesse étudiante. La signalétique y est de qualité et les espaces cyclables bien délimités. Les vélos de location y sont nombreux.

A Plouarzel, chacun sa voie. Le vélo à gauche! Comme c’est bizarre
Vertige
Le Conquet, passerelle sur l’estuaire
ce qui est en vente à Douarnenez
Du coté de Plogoff, des sentiers balisés pour VTT (pas toujours faciles!)
embarcadère pour l’ïle de Sein à Loctudy, les touristes se pressent
arbres remarquables presqu’ïle du Croisic

Mes six tours de vélo bretons…

J’ai pris le VTT sans trop savoir à quoi m’attendre. La machine étant polyvalente, finalement j’ai surtout pédalé sur des routes goudronnées.

Saint-Jacut-dela-Mer

Saint-Quay-Portrieux

Kerlouan

Plouarzel

Audierne

La Turballe

Jean-Jacques m’écrit…

carnaval à Kandern

Il est sympa Jean-Jacques de Saint-Louis.

Il m’a écrit une aimable lettre pour me dire « j’ai toujours pris du plaisir à lire les chroniques » de Vélomaxou…même si je n’étais pas toujours d’accord avec certaines prises de positions politiques en particulier… »

Il me souhaite de pouvoir encore chevaucher mes vélos tout comme lui et se souvient m’avoir rencontré chez le glacier du centre-ville à Kandern.

Jean-Jacques s’attend aussi à l’extinction définitive de toutes mes rubriques ainsi que je l’ai annoncé dans mes derniers potins du lundi du 16 août.

Y’a pas le feu! je roule en roue libre et j’assume en même temps ma prise de position: me retirer sur la pointe des pieds.

Merci Jean-Jacques. Et merci à tous mes amis lecteurs pour leurs commentaires attentionnés.

Les derniers potins du lundi

Ce fut une belle histoire.

J’arrête en douceur. D’abord les Potins du lundi.

Mes lecteurs n’en verront rien, car mon intention est de m’éclipser doucement. L’été revenu, la torpeur est idéale pour s’absenter.

Ce sera donc le 249ème et dernier lundi de mes Potins. Presque cinq années!

C’était pour moi un espace pour parler de tout, un peu, et de n’importe quoi, des choses que j’avais à cœur, de mes convictions, de mes doutes.

Ce blog créé en 2006 n’est plus vraiment au goût du jour. J’en conviens. Sur la toile aujourd’hui, c’est la chaîne Youtube qui cartonne en terme d’audience. Il faut bouger beaucoup trop pour construire ce type d’outil de communication…et avoir du grain à moudre.

J’ai conscience que mon modèle rédactionnel n’est plus en phase avec les générations plus jeunes. Vouloir être un généraliste du vélo est devenu beaucoup trop compliqué lorsqu’on est seul. Il existe les militants d’un coté, engagés dans des combats pro-vélo aux perspectives incertaines et, de l’autre, le loisir sportif à vélo sans oublier la niche du voyage à vélo, et toute son implication dans un processus de marchandisation qui conjugue à la fois fatalement voiture et vélo. Je ne parle même pas du train tellement il est dissuasif de l’employer. La segmentation du marché du vélo en de multiples formes de pratiques est difficile à suivre. Rien que sous le générique VTT, les déclinaisons sont nombreuses, l’enduro, la descente et l’all mountain, le freeride,…et maintenant le gravel qui vient brouiller les pistes.

Les cyclos d’antan y perdront leur latin.

L’audience de Vélomaxou depuis 2012.

Mon audience subit une érosion lente depuis 2014, il faut assumer ce déclin.

Mes contemporains semblent de plus en plus s’éloigner de mes préoccupations initiales. Je ne me sens plus en phase avec le quotidien, cette immédiateté, cette brutalité, cette vulgarité qui s’empare de la sphère internet et des réseaux sociaux.

Si tu n’es pas trash, tu es has-been.

Je ne veux pas combattre tous ces tissus de mensonges, de populisme extrême. Je préfère me retirer sur la pointe des pieds. Laisser le champ à cette vox-populi vociférante qui ne promet rien de bon pour la suite.

L’exemple nous est donné avec cet incroyable fanatisme des antivax et des complotistes de tous poils, cette violence verbale radicale sans nuance.

Les tranches de vie se superposent. Elles diffèrent souvent l’une de l’autre et il faut savoir passer de l’une à l’autre. Sans regrets. J’assume donc cette évolution. Mon investissement vélo a souvent été chronophage surtout si on y ajoute mes récits, mes compilations d’images. J’éprouve le besoin de lever le pied et de passer à autre chose. Il y aura des sensations de vide sans doute, comme une dépression, de devoir s’éloigner de son lectorat. Mais ne vaut-il pas mieux s’arrêter en douceur que d’attendre une chute brutale liée à un évènement imprévu et incontrôlable? Je plains ces grands ultras du vélo et de la toile qui du jour au lendemain sombrent. Se relever doit être difficile.

En matière de pratique du vélo, force est de constater que je suis, naturellement et fatalement, sur le déclin. Je suis obligé comme beaucoup de me rabattre sur des choses moins exceptionnelles, plus modestes et en même temps moins singulières. Il faudrait inventer des maisons de retraite pour cyclistes comme il en existe pour les comédiens. Sur le plan du vélo militant, j’ai donné, même beaucoup donné. Force est de constater que la France politique et associative a zappé sur le vélo. Culturellement, le vélo fait toujours beau dans les revues et instille une touche écolo. Mais en réalité, les infrastructures à l’allemande ou néerlandaise qu’on a pu rêver sont restées un vœu pieu. Au lieu de véloroutes, on a eu droit à des bricolages, des tentatives sans lendemain, des promesses électoralistes …La faute a des politiques tétanisés par la crise automobile qui se dessine à l’horizon et le désespoir des marques dont le marketing tente de prolonger la survie de ses modèles à coup de 4×4 et de SUV gloutons pour la planète pour attendre l’avènement du tout électrique salvateur.

L’heure est donc à présent à la voiture électrique et accessoirement au vélo à assistance. L’un n’allant pas sans l’autre.

Laissons donc les spécialistes de la chose s’exprimer sur la toile. De nouvelles mobilités naissent et les jeunes générations vont se les approprier avec brio.

Il reste ma peinture. Celle sur laquelle je me projette ces prochaines années. Moins énergivore que le vélo.

Balades à vélo autour de Thann

Au pied des Hautes-Vosges

Au départ de Thann (Haut-Rhin), j’ai réuni pour vous mes circuits routiers préférés. Des faciles et des plus difficiles.

Il ne s’agit donc pas de VTT mais de vélo sur routes goudronnées.

(Pour les adeptes de VTT, j’ai réuni 80 parcours autour de Thann ici)

Ces parcours s’adressent à des cyclotouristes entraînés. Ils présentent tous un intérêt touristique et sportif. Ils pourront donc contenter les visiteurs ne connaissant pas les lieux.

Présentation

Thann est situé au pied du massif des Hautes-Vosges, au début de la vallée de la Thur là où la rivière a tracé jusqu’à Cernay un cône de déjection glaciaire avant de rejoindre la plaine d’Alsace. On y trouve donc beaucoup de galets dans le lit de la rivière et aussi dans les champs. Autour de la vallée un beau massif avec le Rossberg, le Thannerhubel et le Grumbachkopf…et bien sûr son magnifique vignoble du Rangen.

C’est donc une région de vélo pour les amateurs de grimpées à la condition de savoir échapper aux routes à grande circulation non protégées pour les cyclistes.

C’est pourquoi vous serez surpris de ne pas y trouver certains itinéraires pourtant attirants a priori.

Par exemple celui qui mène au fond de la vallée de la Thur, jusqu’à Kruth ou au col de Bramont, ou au col de Bussang. La piste qui y mène est vraiment désagréable et non entretenue. Mieux vaut l’éviter et éviter aussi la route départementale RD1066 (ex RN66) qui mène au col de Bussang.

En revanche il faudra tout de même l’emprunter pour aller jusqu’à Moosch où l’on peut grimper à Geishouse et redescendre par Saint-Amarin ou pour rejoindre la montée du Hundsrück par Bitschwiller.

De même que je ne vous présente pas la montée au Grand Ballon sans intérêt autre que sportif et désagréable par son trafic notamment de motos, ni le Markstein qui est moche et un plateau à touristes. Voila qui est dit!

En règle générale, il faut savoir que les infrastructures cyclables sont de mauvaise qualité et non entretenues comme par exemple la piste dite de la Thur qui va de Ensisheim à Kruth ou Urbès.

Pour le dépannage et l’entretien de son vélo, on peut s’adresser aux Cycles Mannheim, route de Roderen à Vieux-Thann qui ne me rétribue pas.

18 beaux parcours

Un choix de parcours est toujours arbitraire. J’ai choisi ceux que j’aime et qu’on peut réaliser en une demi-journée si on a l’âme d’un sportif et en une journée si l’on préfère s’attarder au cadre bucolique de la région. Je vous indiquerai toutes les choses à voir et elles sont nombreuses.

Voici donc 18 circuits de cyclotourisme qu’on empruntera à son allure habituelle et en fonction de la taille de ses mollets et aussi en fonction des sites à visiter. Ces circuits n’ont pas de vocation familiale, il ne faut pas y emmener des enfants. Par ailleurs il faut avoir une première expérience du vélo, savoir parcourir 50 à 80 km avec des dénivelées positives de 700 à 800m pour les parcours montagneux. Ces parcours sont connus de la plupart des cyclistes locaux. Il sont donc éprouvés.

cliquer sur les liens surlignés pour accéder aux détails des parcours

Plaine et bosses

Collines sous-vosgiennes

Côtes remarquables autour de Thann

  • Buissonnets
  • Hilsen
  • Molkenrain
  • Glasshütte
  • Boenlesgrab
  • Schlumpf

Cols

Les cols sont nombreux autour de Thann. Lors du confinement COVID, j’avais compté en avril dernier (2021)que Thann dans son périmètre de 10 km disposait de dix cols à droite de la vallée de la Thur (et même onze avec le col de Rimbach sur la ligne à coté de Masevaux) et douze à gauche dans le sens descendant de la rivière. De quoi faire pâlir les cencolistes de la plaine!

Il s’agit de cols à parcourir en route et VTT.

Pour les « routiers », il existe dix cols à proximité.

Je vais en décrire six.

Les cols routiers autour de Thann au nombre de 10.

Les potins du lundi

L’abribus salvateur (13 mai 2018)

Fiasco météo, le buzz de l’été

Nos deux mois d’été tournent au fiasco météorologique.

Samedi le temps de préparer mon VTT pour une courte balade locale, la pluie s’est invitée. A midi, il pleuvait encore et le ciel chargé ne laissait rien présager de bon pour la suite.

Les gazetiers ont de quoi remplir les colonnes du journal. On n’ose trop rien dire, attaqués que nous sommes par cette épidémie qui nous cantonne dans nos cantines. Alors faisons bon cœur contre mauvaise fortune en se disant que ça pourrait être pire.

Oui, mais c’est pas tout ça, avec la pluie de juillet, voici la pluie d’août. Il faut donc remettre en question ses projets d’été. Des projets on ne peut plus élémentaires comme celui de profiter du salon de jardin ou du jardin d’enfants municipal dont les petits enfants sont si friands.

Le vélo attend les rares fenêtres de tir pour sortir. Les grands trucs de plusieurs heures sous la pluie, j’ai connu. Des sur-chaussures, des imperméables, des gants mouillés, des genoux ruisselants, la goutte au bout du nez, oui j’ai connu tout cela. Y compris les stations prolongées sous les abribus salvateurs.

Pourtant, c’est à n’y rien comprendre, la Grèce et la Turquie flambent. Tous ces désordres donnent le tournis à ceux qui vivent au rythme des saisons, les paysans, les producteurs de légumes et de fruits et les marchands de vacances.

Tokyo, le sport en vedette

Tokyo me réconcilie avec le sport de haut niveau. On a vu des athlètes français se distinguer et il ya de quoi être fier. Même les perdants ont su conquérir nos cœurs. Teddy Riner a très bien « encaissé » sa médaille de bronze. « T’as qu’à le faire! » a t-il dit à un de ses détracteurs. Et toc!

Yohann Diniz, qui marche aussi vite que je cours, a renoncé au bout de 30km. A 43 ans, on lui pardonne.

Wiki

Le karaté est sport à moitié pour les JO. Il n’est pas inclus au programme des Jeux olympiques de 2024 à Paris, recalé par le Comité d’organisation. Mais on a un grand champion, Steven Da Costa, médaille d’or qu’on n’attendait pas. Steven Da Costa est originaire de Mont-Saint-Martin dans le Pays-Haut de Meurthe et Moselle, un pays que je connais bien pour y avoir habité à la fin des années 70.

Je garde Kévin Mayer pour la fin avec la médaille d’argent malgré une blessure. Ces types là forcent l’admiration. Il font dix disciplines à la fois. Pas de vélo dans le décathlon, dommage.

Je suis plus circonspect sur la présence aux JO de sports collectifs professionnels comme le foot ou le tennis.

Musique avec ou sans passe?

Veuillez présenter votre QR-code

Vendredi, le groupe Pluri’elles se produisait à Wittelsheim dans le cycle d’animation un été aux jardins du monde.

Très beau spectacle de plein air. Emmitouflé.

C’était pour moi l’occasion d’inaugurer le tri préalable des spectateurs dans le cadre des mesures sanitaires. Un comité d’accueil soutenu d’une dizaine de personnes pour filtrer les entrées…bien que le passe ne sera rendu obligatoire qu’à partir du 9 août. C’était donc un galop d’essai.

Port du masque obligatoire…lecture du QR-code…pose d’un bracelet numéroté au poignet…examen du contenu des sacs à main par une équipe de vigiles…carte d’identité obligatoire car on annonce la visite de la gendarmerie pendant le spectacle.

Évidemment ça déconcerte pour un concert. J’étais prêt à faire demi-tour. N’est-ce pas trop demander?

A l’extérieur, les sans-passes se faisaient servir des bières à travers les grilles du parc.

Suspense

Le suspense était total. Il fallait mouliner lentement, accompagner les sursauts de l’animal avant de l’amener à la berge.

Et puis soudain, plus rien!

Le poisson s’est échappé après s’être débattu vaillamment.

Il est reparti dans ses profondeurs, la gueule abimée. Son week-end était gâché.

Aujourd’hui pas de vélo.

Je suis parti surveiller mon chantier de travaux publics en jogging. Histoire de me rappeler mes activités sur la voie publique.

Puis je suis allé marcher autour du lac de Michelbach et de l’étang de Reiningue.

Le RD 1066 en travaux à Thann

L’arithmétique des cols

Trois jours à arpenter le massif vosgien. Quiétude et solitude

Je compte, je recompte, je corrige, je vérifie,…

L’arithmétique d’enregistrement de mes cols franchis à vélo est une gymnastique du lendemain devant son ordi. Il ne faut pas en oublier dès lors qu’on se plie à la règle du jeu. C’est une chose futile dont on pourrait se passer. Soit!

Mais c’est une révision, une façon de revisiter sa route et pourquoi pas de s’émerveiller qu’on ait pu le faire alors même que les difficultés se renforcent année après année.

Des grimpées exigeantes

Ajouter deux fois le même col sans le faire exprès parce qu’on a déjà été par là il y a longtemps? impossible! L’informatique du club des Cent Cols veille.

Mais déclarer un col qu’on n’a pas réellement franchi, ça c’est une tricherie avec soi-même. Je m’en garderais bien. Sinon le charme serait rompu. Passer à dix mètres d’un point géographique, c’est discutable. Il y a des puristes, surtout si le panneau n’existe pas. Je ne tombe pas dans de genre d’excès. Un col c’est un point sur un cheminement humain ou de mulet. Alors n’exagérons rien!

Abri des Jumeaux réalisé en 1982 par la section UNC-AFN de Saint-Michel-sur-Meurthe

Voici donc ma liste déposée pour ces trois journées passées à VTT dans les Vosges du Nord.

Ils sont au nombre de 21. C’est l’occasion de revoir les toponymes de ces points culminants de grimpées. Des noms évocateurs d’histoire et parcourus par des générations de voyageurs pédestres, de travailleurs agraires ou sylvicoles ou de chasseurs

Roche de la Pierre Percée

Les potins du lundi

rue Pienoz Kachler à Vieux-Thann

Je n’en crois pas mes yeux. Dans la rue Pienoz Kachler à Vieux-Thann, deux fins filets de peinture blanche apparaissent le long de la chaussée depuis la semaine dernière comme s’ils présageaient deux futures bandes cyclables. Des bandes cyclables généreuses de 1.80 mètre de large…

J’ai même mesuré…

177 cm de largeur pour les cyclistes. De quoi être à l’aise!

Tant est si bien que je m’interroge. Le CD 35 va t-il faire l’expérience de la chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) ?

Car manifestement il ne restera plus la place pour deux bandes de circulation automobile.

La chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) appelée aussi Chaucidou (chaussée pour la circulation douce) ressemble à ça…

Dans cette rue étroite à fort passage du CD 35, ce serait une révolution à n’en pas douter.

Une rue partagée là aurait instantanément pour effet de faire baisser la vitesse puisque les conducteurs en sens inverse seront face à face et devront donc « mordre » sur la bande cyclable pour se croiser et rester derrière les cycles lorsqu’il y en a. En théorie. En pratique la voyoucratie automobile va s’affranchir facilement du dispositif.

Tenter cette expérience dans cette rue est astucieux puisqu’elle est empruntée par de nombreux cyclistes se dirigeant vers le collège, le lycée, Leimbach, Roderen.

Ils ont osé

Route de Roderen à Vieux-Thann, c’est fait. La chaussée à voie centrale banalisée est une réalité.

Mes confrères cyclistes de loisir ne mesurent pas la portée de cette transformation. Pas encore.

route de Roderen à Vieux-Thann, la chaucidou est en place

Je vais certainement surprendre, la Chaucidou est une vieille revendication de monde cycliste en ville. Pourquoi? parce que tout simplement elle sanctuarise un espace réservé pour les vélos tout en diminuant l’espace imparti pour les voitures et les camions en les obligeant à la prudence. Rouler délibérément sur la voie cyclable pour les voitures sera dorénavant une infraction…on va voir rapidement à quelle vitesse les bandes blanches vont disparaître. Dans les Pays Bas, circuler à l’intérieur de l’espace cycliste n’est autorisé que pour se croiser en voiture.

un espace dédié pour les cyclistes qui va mettre en émoi le monde automobile habitué à foncer sur cette route de Roderen
la signalisation verticale et horizontale est en place

Moi qui suis un fervent détracteur de l’immobilisme de Vieux-Thann en matière d’infrastructures cyclables, j’applaudis. Même si je me doute que la démarche provient plutôt du Département que de la ville. Attendons de voir si Vieux-Thann sera capable de reprendre la balle au bond pour la traversée de la rue de Cernay où les cyclistes n’ont à leur disposition qu’un trottoir ignoble.

Fracture ouverte

« Fracture ouverte » titrent les éditorialistes en voulant parler de ce qui oppose les Français, c’est à dire le passe sanitaire. Je l’ai déjà dit, ce machin Covid n’est qu’un révélateur parmi d’autres de tant de choses qui détraquent le « vivre ensemble » de la société française.

J’en ai pris mon parti puisque mes coups de gueule à répétition sur ce blog m’ont définitivement rangé dans le camp des râleurs perpétuels.

Il y a longtemps que le vieux crin-crin de ma musique contre les incivilités diverses, les inconduites des uns et des autres, y compris celles de l’Etat, m’ont persuadé d’une conclusion: je ne suis plus du tout en accord avec nos contemporains et la seule issue serait donc soit d’hiberner sur une ile soit de tenter l’ailleurs.

Mais pour la chose nommée Covid, cette nouvelle fracture me range sociologiquement pourtant là où l’on ne m’attend pas forcément: du coté des pros-vaccins et de son corollaire le passe sanitaire. Comment ne pas réagir face à ces opposants qui se dressent contre l’évidence, accepter le vaccin et isoler la maladie ne sont que les seules armes contre l’épidémie.

Des peureux, des planistes moyenâgeux, des égoïstes, des humanistes solitaires prétendus, …jusqu’aux soignants qui vaccinent tout en le refusant pour eux-mêmes. Les qualificatifs volent bas des deux cotés. Mais c’est surtout du coté des opposants que revient la palme avec dictature, fascisme, apartheid en slogans vengeurs.

Le vaccin oui! mais pour les autres. C’est un peu comme ça que l’opposition se définit.

Nous voici donc parvenus à l’aune d’un grand schisme sociétal qui risque de nous plonger soit vers un totalitarisme étatique soit vers un grand foutoir où la devise de chacun sera tout pour ma gueule.

Une semaine dans les Vosges du Nord

Je prends le large pour quelques jours.

Grappiller quelques cols muletiers à VTT dans cette constellation de la forêt vosgienne. Un délice.

Victoire!

Les vététistes de Etoile 78 Vieux-Thann au chemin Turenne

Un dernier effort après la grimpée. Nul ne nous y oblige mais la ferveur collective est là. Alors on porte haut nos couleurs vélos, pourvu que ça ne dure pas trop longtemps. Un VTT pèse environ 12 à 14kg.

Le portage de VTT et ses techniques