Un fois rentré à la maison, je regarde mes images. Contemporains, nous vivons dans une immédiateté qui laisse parfois peu de place à la réflexion.
Devant la collégiale de Thann, je médite. Il y a de quoi avec tant d’allégories que je suis incapable de traduire concrètement. Alors je me prête à des conjectures sans avoir les base historique et religieuse suffisantes.
D’abord pourquoi la collégiale s’appelle collégiale?
une collégiale, c’est comme une cathédrale sauf qu’il n’y a pas d’évêque et donc pas de cathèdre. Restent les chanoines, qui se réunissent en collège, d’où le nom.
façade ouest
La collégiale de Thann est une œuvre majeure de l’art gothique flamboyant le long du Rhin supérieur.
la Collégiale trône au centre-ville de Thann
Sa construction s’échelonne du XIVe siècle à la fin du XIXe.
Aujourd’hui on l’entretient, c’est à dire qu’elle est en permanence entourée d’échafaudages destinés à restaurer les pierres et les sculptures abîmées par le temps et les acides de la pollution atmosphérique.
Plus ringard que jamais. Puisqu’il faut l’accepter, avec l’âge on nous dit qu’on devient con. J’assume.
Pris par des obligations domestiques, j’ai mis entre parenthèses le sport pendant quelques jours.
En même temps, je me suis dit qu’il fallait songer à réduire la voilure. Je suis moins ardent pour affronter le mauvais temps à vélo. Et quand le whatsapp du club affiche les dénivelées du lendemain à venir, je renâcle…
2022 va t-il nous aider à sortir de la pandémie et des quiproquos? Faire en sorte qu’on puisse reprendre nos habitudes? les bonnes plutôt.
A bientôt sur Facebook
Au club je suis le vieux de service malgré moi. La sénilité peut faire de moi une gloire de l’exception. Il n’y en a pas d’autre à encore pédaler. Mais je ne suis pas un séducteur parmi la gent âgée, personne ne vient me rejoindre. Je souffre un peu en entendant décliner toutes les solutions avancées pour faire venir du monde dans le club, le sang neuf qui fait défaut. Nos jeunes ne savent pas que la formule club ne recrute plus parmi les familles. Un club de familles à vélo, en voit-on encore? En a t-on jamais vu un seul? Les formules qui marchent sont désormais les sorties cyclo-sportives, comme par le passé, et les groupes VTT informels formés sur la toile. Bref l’avenir du vélo de groupe repose sur les groupes Facebook.
Voulez-vous faire Président?
Je suis d’accord pour dire qu’un candidat pro-animaliste fera le bonheur de nos vaches vosgiennes, mais cela suffit-il à faire une politique?
On peut ruminer, s’insurger contre les 500 signatures, mais on doit constater que la formule écarte nombre de zozos anti-ceci ou pro-cela. Pourtant là où le système dérape c’est que les élus de terrain bloquent des gens par principe à gauche ou à droite et ce n’est plus qu’un mauvais jeu anti-démocratique qui prive l’électeur de base de pouvoir voter pour son candidat.
La France est unique mais elle est divisible en une infinité de chapelles comme on le voit actuellement dans les sondages de campagne présidentielle.
Ceux de la ville, ceux des champs qui se subdivisent entre rurbains et pro-chasseurs, pro-vaccins et antivax, convoyeurs de libertés et adeptes de mobilités douces, anti-genres en tous genres, pro-mariage pour tous, parent 1 et parent 2, smic à 10.000 euros, retraite à 82 ans, Cochonou bien à nous, Français de souches et Français de papier, hijab au foot,…
Tout ça me donne le vertige, je suis largué.
Accrochez-vous! la dénaturation de nos traditions, cette acculturation qu’on voudrait instaurer parmi nous porte les germes d’une discorde profonde. Sous le terme de wokisme, on cherche à nous faire prendre les vessies pour des lanternes. Celui-là n’en est pas un, c’en est une!…il ou elle devient donc iel. Une façon de noyer le poisson.
Et maintenant on veut jouer au foot dans la tenue qui me convient, pas celle du règlement.
On devrait décréter la présidence tournante.
Chacun aurait droit à ses vertiges. D’autant qu’il vaut mieux ne pas le répéter: heureusement, quel que soit l’élu de notre cœur ou de notre rancœur, il y a peu de marges de manœuvre pour diriger la République. La moitié de nos richesses, le fameux PIB, est englouti par l’Etat qui redistribue à gogo et nous produisons de moins en moins. Le calcul est donc vite fait, il va falloir se serrer la ceinture de plus en plus pour les prochaines décennies. Haro sur les 35 heures, sur la retraite à 60 ans, tout est bon pour tailler en pièce notre modèle social du temps glorieux. Si on perd des parts de marché c’est parce qu’on travaille moins. A force on va finir par le croire.
La bagnole électrique
Elle perce la voiture électrique. Forcément les contraintes environnementales l’aide à progresser et en plus l’explosion du coût des carburants fossiles n’arrange rien pour ceux qui possèdent encore le fameux moteur à explosion.
Le gouvernement attend. Il renfloue l’EDF et le fameux tarif Recharge va pouvoir sortir. Avant d’acheter un véhicule électrique, il faut d’abord aller lire les petites lignes de son contrat de fourniture électrique: le tarif relève des seuls usages domestiques, lumière, cuisson, eau chaude, chauffage…mais pas la recharge de la voiture.
37 milliards pour l’État!
L’usage recharge de la voiture va devenir une annexe du contrat avec un compteur distinct et la fiscalité qui va avec, c’est à dire la fameuse taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).
L’Etat aurait tort d’abandonner une recette de cette ampleur en encourageant les véhicules électriques à prospérer…d’autant que les centrales EPR en projet vont coûter bonbon à financer.
Je vous le répète, il y a peu de marges de manœuvre pour diriger la République tant les contraintes sont incontournables dans les nations sophistiquées.
C’est épidémique ce machin là. Pour un peu on feindrait presque de le découvrir. Surtout avec ceux qui poussent à la roue, les anti-tout, « le convoi de la liberté« ,… pour qu’on abandonne encore plus vite toute protection contre la contamination.
Bientôt on n’en parlera plus du tout car la campagne présidentielle prend peu à peu le dessus de l’actualité et forcément une campagne avec restrictions sanitaires ça ferait désordre dans le champ des libertés.
La Covid serait devenue banale pour la plupart. Sauf pour ceux qui n’ont pas de chances, les non vaccinés et les gens fragiles sur le plan immunitaire qui peuvent être terrassés en quelques heures.
Pourtant du coté des hôpitaux, seulement 3300 malades en soins critiques! Soit un niveau haut qui décroît peu.
Mais le pouvoir politique en a décidé autrement, il compte prochainement ouvrir les vannes en grand. On peut donc rouler. Tout va bien comme dirait l’autre.
Ils sont sympas à Guevenatten; ils parlent de moi dans le journal local.
J’avais deux aquarelles du village. Le maire, monsieur Schittly, me les a achetées et en a fait paraître une dans le bulletin du village qui s’appelle « l’écho du hérisson ».
Le puits fontaine de Guevenatten(illustration du bulletin municipal ci-dessous) a longtemps servi aux villageois et au bétail. C’est une source qui affleure le sol et protégée par une arche ressemblant à un fournil de boulanger Prosper qui connait les lieux a dit: C’est à Guevenatten que l’on découvre aussi une curiosité sans doute unique dans le Sundgau : un puits couvert. D’une profondeur de 19 mètres, le puits est surmonté d’un abri à quatre pans couvert de Biberschwantz. L’ouvrage renferme un mécanisme de remontée d’eau. A voir, à la sortie du village vers Bretten.
Je commande un liquide préventif (pour les pneus VTT sans chambre) à Décathlon Wittenheim par click and collect, histoire d’être sûr de l’avoir quand je vais y aller avec mon vélo, soit 40 km aller et retour.
Manque de chance, arrivé sur place je constate que je n’ai pas ma carte d’identité sur moi, juste ma commande sur iphone.
La dame refuse de me le remettre ce qui en toute logique est normal puisque la procédure convenue est de présenter une pièce d’identité. Entre-nous soit-dit ce n’est pas très recommandé de se balader à vélo sans document.
J’achète donc dans le rayon un second produit que je paie avec mon Apple Pay et je m’en vais…et je laisse filer le délai de mise à disposition, assuré que mon bidon va retourner dans le rayon et mon compte être crédité.
Le 5 février 2022
A cette date mon compte n’est toujours pas recrédité du produit acheté, payé mais non retiré. J’appelle « le capitaine » du magasin, c’est comme ça qu’il se nomme, et on me dit « vous avez retiré le produit, cette affaire est close« .
Donc j’en déduis que lorsqu’on achète en click and collect à Décathlon on peut très bien délivrer son article à quelqu’un autre (et donc sans vérifier votre identité) ou alors le remettre en rayon sans vous recréditer la somme payée.
Quelle est ma conclusion?
Ne pas tourner autour du pot: il faut être binaire avec le click and collect, soit on possède son achat soit on ne l’a pas. Or avec Décathlon, il existe une zone floue, un doute puisque ni vous ni Décathlon ne peut prouver que vous êtes bien en possession du produit acheté.
En attendant, ne jamais acheter d’objet de valeur à Décathlon en click and collect, c’est ce que j’en déduis…contrairement à Amazon où votre produit est livré en Hub Locker qui s’ouvre avec une lecture de votre code-barre et un mail immédiat de livraison dès que vous retirez le colis.
Le traçage de l’application Décathlon comporte donc une faille. Je l’ai fait remarquer à la capitaine Décathlon qui semble t-il n’a pas mesurée toute la subtilité du problème et du quiproquo qui en découle.
Epilogue
J’achète souvent chez Décathlon et je suis un client fidèle
En guise de conclusion, lorsque j’ai commencé à parler de vol (et non pas d’arnaque), on m’a dit qu’on allait vérifier le niveau de stock magasin (c’est à dire pour les puristes, compter les entrées et les sorties de produit et le comparer au niveau constant du stock).
Une demi-heure après, on me rappelle et je suis crédité de la somme de 10 euros.Le stock comportait bien un produit en trop.
Notez bien que s’assurer de l’état de l’inventaire n’est nullement sécurisant pour le client. Dans mon cas l’inventaire s’est avéré faux, c’est à dire qu’il y avait un produit en plus sur stock physique par rapport à l’état comptable et donc un employé a remis le bidon en rayon sans mouvementer mon compte client. Je ne suis pas dupe: un niveau de stock pas à jour le 5 février par rapport à un achat du 15 décembre, pour moi c’est pipeau.
Rien ne prouve d’ailleurs que c’était mon bidon en trop dans le rayon.
Et si le niveau comptable avait été en conformité avec l’état physique? alors j’en déduis qu’on ne m’aurait rien remboursé du tout…et donc qu’un tiers (?) s’était emparé de mon bidon à bon compte.
Avec moi, vous êtes sûr de toujours avoir affaire à un pinailleur.
Moralité
La moralité de tout ça, c’est que l’application click and collect de Décathlon n’est pas au point et que la faille qui existe à la livraison doit être corrigée en y ajoutant un verrou de sécurité à la livraison.
Le grand âge est en question dans l’actualité avec le groupe Orpéa montré du doigt pour ses pratiques de gestion jugées peu humaines.
On n’échappe pas à la catégorisation du grand âge: Le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans s’élève aujourd’hui à 1.4 million. L’espérance de vie augmentant chaque année, en 2060, ils seront 5 millions.
Nos vieux, nos vieilles pourrait-on dire car elles sont plus résistantes au temps, sont un vrai problème des sociétés dites modernes. On ne sait plus comment s’en occuper autrement qu’en les confinant (un terme à la mode) dans des espaces dédiés et souvent barricadés où l’on ne sait pas trop ce qui s’y passe.
Moi je sais un peu.
L’Ehpad, quel vilain acronyme!, désigne ce qu’on appelait autrefois la maison de retraite. La dépendance a toujours existé chez les personnes de grand âge, plus ou moins. Mais la dépendance, on aimerait la taire et la cacher car ce n’est pas beau pour celui qui est libre de ses moyens intellectuels et physiques de découvrir qu’un jour il sera peut-être atteint lui aussi et entre les mains de tiers.
Entre les mains, c’est la bonne expression pour dire que de jour comme de nuit il faudra peut-être une aide pour tout. Et dans pour tout il y a évidemment et surtout le plus intime de la personne.
Les personnels des Ehpad craquent à tour de rôle car le grand âge exige savoir et savoir-faire tout en maintenant une humanité naturelle et bienveillante à l’égard de celui ou de celle qui petit à petit perd le sens de la vie.
Cette perspective d’être pensionnaire à deux pas de chez moi à l’Ehpad des Trois Sapins du groupe Korian (l’autre grand nom du marché des vieux) m’effraie car j’y ai mené une animation pendant quelques mois qui m’a permis d’en connaître une part du quotidien.
La déchéance profonde y côtoie une certaine autonomie. Être plongé dans cet univers n’aboutit-il pas in fine à précipiter les « encore valides » vers l’abîme?
Ce qui est encore plus effrayant, c’est de voir ces personnels exploités à marche forcée accomplir des actes qui perdent leur humanité lorsqu’ils sont bâclés.
Des grabataires qui restent des heures sans change, avec des escarres qui prospèrent scandaleusement, des pensionnaires en salle commune qui s’endorment devant leur petit-déjeuner et qu’un infirmier de passage tente de réveiller pour lui enfourner une cuillère à soupe médicamenteuse, …
Notre société est-elle prête à repenser le sort de nos aînés? à y apporter l’humanité indispensable? à renforcer l’aptitude et le nombre des personnels et leurs rétributions? à contrôler étroitement ceux qui financiarisent la filière? Le montant du prix de l’hébergement est fixé par le conseil départemental pour les établissements habilités à l’aide sociale et par le gestionnaire pour les EHPAD privés (25% du secteur).
Il y avait un Président qui aimait désigner les premiers de cordée jusqu’au jour où il s’est aperçu que c’était les seconds, voire les troisièmes…et même les derniers qui faisaient tourner « la machine » lorsque la France s’est mise à trébucher avec la Covid.
La France rurale ne disposait pas de toute cette organisation autour du grand-âge. On mourrait chez soi ou chez son fils ou chez sa fille. Lorsqu’on n’avait plus la force de contribuer à la vie de la ferme, on restait devant le feu à l’âtre à surveiller la soupe ou le lait…et parfois, en remettant une bûche, on sombrait dans le bûcher.
La vie de vieux est une épreuve. Souvent la dernière.
Un mois incertain, on pourrait même dire une année incertaine tant les données épidémiques continuent de contrarier les uns et les autres.
Surtout les autres en proie à la défiance catégorique. Le vaccin? une arnaque, le pass? une atteinte intolérable aux libertés publiques et individuelles. Continuons donc comme ça!
De mon coté, je fais le dos rond, pourvu que je passe entre les gouttes, je veux dire le goutte à goutte! Mon année 2022 commence donc en douceur sans trop d’encombre puisque mon mode de vie, mon statut d’inactif me permettent de ne pas être confronté aux grandes problématiques de la vie en société. Je ne vais donc pas aller m’exposer par forfanterie à je ne sais quelle expérience capable de me mettre en difficulté.
Alors en ce début 2022, je l’ai déjà dit aucun programme de rencontres. Il faut apprendre à vivre dans l’expectative, l’attente prudente. Je ne sais d’ailleurs pas si je reverrai un jour se desserrer cette chape de restrictions diverses car les pandémies sont à vie longue si l’on se réfère à l’histoire.
Peinture:
J’ai carrément franchi le pas en allant vers l’acrylique plutôt que vers l’aquarelle. L’aquarelle, c’est plus tendre, il y faut une fragilité, une dévotion pour y entrer. Je n’ai rien à présenter. Mes derniers travaux sont ceux 2021 lorsqu’on aborde la neige. La neige nous fait encore défaut; il faut monter sur le massif mais je deviens douillet et les sports de glisse ne me séduisent pas. Les raquettes sont trop en investissment. Alors j’attends que la neige descende jusqu’à nous dans la vallée…
L’acrylique est plus dans mon tempérament du moment. J’en profite pour revisiter la mer que j’aime tant depuis les rivages.
la mer qui frappe les falaises
Le vélo
Y’a pas photo: le VTT est en pole position en ce début d’année. Par temps froids, c’est encore ce que je préfère avec ces semaines où le thermomètre peine à décoller au-dessus de zéro. La sensation de froid à vélo est plus marquée qu’à pied et le vent, sa force, son orientation sont des facteurs de poids.
Huit sorties VTT
Garmin Connect fait le boulot, il ne me reste plus qu’à extraire le bilan sur tableur. J’ai essayé LibreOfficeen remplacement de ma suite bureautique Microsoft qui commence à dater. Sur le plan cardio-vasculaire, le VTT est sans doute plus impactant et c’est pour ça qu’il faut se modérer. Je saute plus facilement de la selle dès que les pentes deviennent critiques. Il n’y a pas de honte à marcher.
Type d’activité
Date
Titre
Distance
Durée
Fréquence cardiaque moyenne
Fréquence cardiaque maximale
Ascension totale
VTT
2022-01-30 08:52:01
Roderen -Cernay
27,4
02:41:14
105
151
267
VTT
2022-01-25 13:35:03
Heimsbrunn
41,48
04:23:50
106
136
199
VTT
2022-01-20 14:13:03
Roderen-Michelbach
20,99
01:57:02
115
160
257
VTT
2022-01-16 08:39:03
Cernay-Aspach
14,7
01:23:17
99
145
35
VTT
2022-01-12 13:47:21
Roche Albert
15,65
02:08:57
129
157
494
VTT
2022-01-10 13:42:27
Bitschwiller
17,53
02:13:50
123
153
437
VTT
2022-01-05 13:49:33
Etangs Cernay
20,63
01:27:11
107
141
57
VTT
2022-01-01 13:53:18
Michelbach-Bourbach
22,92
01:47:24
118
154
222
181,3
1968
Mon VTT de janvier
Deux sorties routières
Evidemment, l’âge venant, on est moins véloce sur un vélo de route. J’admire ceux qui bouclent 60 km en deux heures. Il me faut bien davantage. S’exposer sur la route lorsqu’il fait froid ne me séduit plus d’autant que les opportunités de s’arrêter en route pour un p’tit café sont rares.
Type d’activité
Date
Titre
Distance
Calories
Durée
Fréquence cardiaque moyenne
Fréquence cardiaque maximale
Vitesse moyenne
Ascension totale
Cyclisme sur route
2022-01-22 13:36:59
Dannemarie-Lauw
67,26
845
02:48:49
123
158
23,9
408
Cyclisme sur route
2022-01-08 13:28:16
Richwiller
42,9
567
01:58:50
115
147
21,7
138
110,16
546
mon vélo de route
Le jogging
Quel vilain terme! Je m’y suis donc mis sur le tard à la faveur des restrictions sanitaires qui ont marqué durablement notre mémoire.
Le fameux rond de un kilomètre a été un enfermement pour les cyclistes que nous ne sommes pas prêts d’oublier. J’ai donc couru à la place. J’en ai pris de l’estime même si je sais que je ne rejoindrai aucun des caciques vétérans de la discipline. Tourner mes cinq bornes à pinces, je m’en contente. Je fais gaffe car ce genre d’exercice est cardiovore.
6 sorties, 33 km
Type d’activité
Date
Titre
Distance
Calories
Durée
Fréquence cardiaque moyenne
Fréquence cardiaque maximale
Course à pied
2022-01-29 10:07:23
Thann Course à pied
7,01
615
00:51:36
168
195
Course à pied
2022-01-24 16:11:55
Thann Course à pied
6,01
447
00:42:10
140
161
Course à pied
2022-01-21 15:57:00
Thann Course à pied
5,07
384
00:36:14
142
182
Course à pied
2022-01-17 16:45:29
Thann Course à pied
5,2
433
00:39:30
144
156
Course à pied
2022-01-07 15:05:46
Thann Course à pied
5,57
509
00:41:47
153
169
Course à pied
2022-01-02 10:16:00
Aspach-Michelbach Course à pied
1,95
151
00:13:59
137
146
Course à pied
2022-01-02 09:55:25
Thann Course à pied
2,43
175
00:17:45
128
141
33,24
ma course à pied, attention au cardio!
What else? comme dit l’autre
C’est fou comme ces anglicismes nous pénètrent presque malgré nous.
Sinon, fatalement dirais-je, je revisite un peu tout de la vie passée. Parfois l’envie me prend d’en écrire un fascicule, mais j’hésite. Il faut découper des tranches de vie et les formater. et y consacrer des heures et de heures pour un résultat purement autobiographique sans grand intérêt.
Il me reste la lecture des autres, les auteurs, les vrais. Je vais arrêter avec Elena Ferrante et son « amie prodigieuse ». Vous savez qu’à force de la traquer, un journaliste l’aurait démasquée? Elle s’appellerait en fait Anita Raja…Le lectorat est partagé entre curiosité12 et indignation en réaction à ce qu’il considère comme une investigation intrusive (Wiki). Des écrivains qui préfèrent changer de nom, il en existe. Le plus célèbre est Romain Gary qui a signé plusieurs romans Émile Ajar (La Vie devant soi, Gros câlin,…).
Mes lectures sont éclectiques. Je note des titres pour m’en souvenir. Puis j’achète quand j’en ai envie…Acheté, c’est barré.
Un dernier mot
Je suis présent sur les réseaux sociaux. Facebook, Twitter, Instagram, Tiktok.
Comment ne pas y être! je suis à l’affût de tout et pourtant c’est souvent affligeant de médiocrités et de mauvais goût. Les réseaux sociaux nous renvoient une image d’une société en pleine déliquescence qui me pose question. Je me demande chaque jour quand aura t-on touché le fond de la vulgarité, de la bassesse, des compromissions intolérables comme celle de l’acceptation d’une inculture crasse, d’un illettrisme outrageant.
Mais il faut y être pour comprendre ce populisme, ces rancœurs, ces aigreurs, ces propos trashs, cette fachosphère réac qui s’emparent des réseaux qu’on dit sociaux.
Comme ça, sans savoir pourquoi. Il n’y avait pas de cycliste dans la famille. Le vélo n’avait plus la cote dans les années soixante. La Mobylette raflait la mise. Se débarrasser de ces tas de ferraille nommés Peugeot, Mercier, Motobécane était une réussite sociale.
Trente glorieuses obligent!
J’ai pourtant choisi le vélo. Un peu comme un accompagnement de la vie quotidienne avec des hauts et des bas usages. Ceux de la vie professionnelle étaient plutôt des bas. Inconvenant le vélo. L’entreprise était celle du tout-voiture et du tout-camion. Soit!
Alors j’ai gardé mon vélo au garage longtemps, ne le sortant que les beaux jours. La sortie dominicale, c’était un peu comme aller à la messe, une corvée du corps quand d’autres s’infligent la corvée de l’âme.
J’ai choisi le vélo.
Parce que, me disais-je, ça ne peut pas faire de mal. Si ça ne fait pas de bien. D’autres choisissent, les cartes, le jardinage, le bistrot, la chasse, le foot,…que sais-je?
Et d’autres n’ont rien choisi du tout.
D’ailleurs l’ai-je réellement choisi le vélo? je n’en sais rien. J’étais rentré des vacances à la plage où l’on faisait le lézard pendant des heures. Je m’étais emmerdé grave comme disent les jeunes de maintenant. Le lendemain, je suis rentré dans le magasin de cycles Peugeot face à la Poste et j’en suis ressorti avec un tas de ferraille en 52×14 et boyaux fins.
Cycliste du dimanche matin
J’ai donc choisi le vélo par hasard. Sans aucun esprit de compétition sachant mon aversion pour la défaite. Et bon an, mal an, j’ai accompli mon devoir cycliste et dominical. Culturellement, le vélo n’était voué à aucune mission utilitaire, la bagnole s’en chargeait. Le vélo, c’était pour le dimanche. J’étais devenu un cycliste du dimanche matin. L’après-midi, c’était pour récupérer.
Cinquante ans plus tard, je suis embarrassé. Voici les chroniques nécro qui s’allongent dans les gazettes internet de clubs. Le cycliste est aussi mortel. Comment gérer une telle révélation? On n’entend plus parler d’untel ou d’un autre…on apprend qu’il est mort. Apprendre que son copain cyclo est parti est une grande peine car c’est un peu de nous qui part au firmament. On ne sait trop quoi dire en pareille situation, on se raccroche aux bons souvenirs, à la bonne bière au café des Bons Amis. Bref on s’accroche aux généralités du terroir pour se dire qu’on aimait bien le vélo en commun. On vivait une cause commune.
Et pourtant, j’imagine qu’ailleurs aussi, on arrive à disparaître corps et âme. Même si l’on fuit du plus vite qu’on peut au guidon de notre machine, on a la mort aux trousses.
J’ai choisi le vélo.
Je gère mes insomnies comme je peux. Au clavier à 3h12, il est 3h59. Et j’ai le sentiment de ne pas avoir perdu mon temps de réveil puisqu’il me semblait être réveillé comme en plein jour. (27/01/2022)
Courir dans la zone industrielle me change de la ville
Des usines à la campagne, il en faut. A force d’avoir tout refilé aux Chinois, on n’a plus rien à fabriquer. Ceux qui nous ont vendu la France des Services nous ont trompés…et le résultat, on le connait, on importe tout même notre bouffe! Peugeot et Renault fricotent avec les Chinois. Si j’étais au pouvoir je poursuivrais les dirigeants pour intelligence avec l’ennemi. Mais je ne suis pas au pouvoir, vous pouvez donc dormir sur vos deux oreilles. Même les sourds! C’est pour ça que le programme du candidat communiste Fabien Roussel me convient car avec lui on pourrait rétablir la dictature du prolétariat qui nous fait tant défaut. La France au monde du travail, pas à la finance! Vous le voyez, j’entre modestement dans la campagne. Mais avec fracas.
Pour qui vais-je voter?
C’est embarrassant de voter pour un Président dont découlera tout notre avenir politique, social et économique pendant cinq ans. Surtout si ce n’est pas le bon, c’est à dire le sien! C’est l’inconvénient de la Veme République construite sur mesure pour De Gaulle et ses députés godillots du RPR. Notre République continuera donc d’être monarchique avec son prélat de droit divin à sa tête et ses députés recrutés sur dossier. Mélenchon est tenté par la Sixième, mai s’il était élu, ce qui est peu probable, démissionnerait-il?
A ce sujet, ôtons un doute: je n’ai jamais caché mon engagement politique, je suis pour une gauche radicale et la gauche ne peut être qu’en rupture avec le capitalisme.
On ne peut donc m’accuser d’être un cryptocommuniste.
Ça semble primaire comme résumé. Cependant, je suis toujours stupéfait de voir comment les jeunes générations adhérent à des « valeurs formatées et en kit » sans aucune attache ni en cohérence avec l’histoire politique. Il ne me reste donc sur l’échiquier de la Présidentielle que le choix de Mélenchon, de Roussel et de Poutou. Vivre avec ses utopies, ça ne me dérange aucunement...c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’irai pas voter au deuxième tour, sûr que mon tiercé sera loin derrière la meute.
Mélenchon depuis qu’il s’est engagé à réduire le nucléaire n’a plus la cote avec moi. Je suis pour la défense des monopoles et la renationalisation de tout le secteur public industriel ( énergies, télécommunications, transport ferroviaire et voies autoroutières)
J’ai un extrême méfiance envers les écolos car ils ne sont pas en rupture avec le capitalisme.C’est un signe inquiétant.
ZI d’Aspach-Michelbach, c’est une mini-zone qui n’a rien à voir avec les grands centres industriels
Les joggeurs y sont à l’aise avec un grand trottoir d’au moins trois mètres de large sans personne et dont la fine couche de macadam disparait au fil du temps. Dans vingt ans, vous pourrez revenir, les trottoirs seront des friches car en France on ne finance que le premier investissement. Il n’existe pas de budget d’entretien rien que pour des joggeurs. Pas davantage de camions, les usines sont paisibles, sans fumées et sans bruits. On doit y travailler de la feutrine.
Pour le retour, j’opte pour le chemin rural qui longe l’Ochsenfeld
Le lieu n’a donc plus rien à voir avec les paysans venus vendre leurs bœufs aux citadins et maquignons.
j’ai tellement galéré avec ce Mont Saint Michel que je me suis promis d’en peindre un autre
Au total, j’ai fait six kilomètres. Bien assez pour ma carcasse et pour me sentir bien dans ma peau et …dans ma tête. Il est vrai qu’à seize heures au moment de faire le bilan de mon emploi du temps, je suis parfois pris d’une honte secrète et indicible générée par mon oisiveté. Lorsque j’étais encore en activité, ma journée était rythmée par des post-it, la liste était préparée la veille et je biffais au fur et mesure mes opérations. Puis quand l’informatique est arrivée, j’ai eu le Palm III-C un agenda offert par la direction mais pas encore connecté. De la rigueur avant toute chose!
Avec l’âge venant, je me demande parfois quelle saleté pourra ternir mon quotidien. On pense tout de suite à la Covid par les temps qui courent. Mais je crains aussi parfois un délabrement mental insidieux. La perte des mots parfois m’inquiète et je me rends compte du grand désarroi de ceux qui ont la conscience défaillante.
J’écoutais l’autre jour à la TV Luc Ferry, l’ancien ministre et philosophe, dire que ses anniversaires lui signifiaient encore une année de moins à vivre et qu’il était plus facile d’entamer un compte à rebours à partir d’un certain âge sans trop en faire état. Comme il a raison. Surtout qu’à la fin je n’aurai pas de rédemption; ma valeur de reprise n’attirera pas grand monde dans l’au-delà.
le seul reproche qu’on peut faire à ce pilote, c’est qu’il est peu visible des autres usagers et donc vulnérable vis à vis des voitures et camions
La trottinette électrique est excellente sur le plan de la motricité et sur le plan pratique.
Moi qui utilise parfois une trottinette sans moteur, je sais comment réagit l’Engin de Déplacement Personnel (EDP). Il demande de l’adresse dans les encombrements urbains et surtout de la prudence…d’autant qu’on est inactif à bord contrairement au VAE où l’on pédale.
Passer du trottoir à la route, un jeu d’enfant! Et pourtant, c’est là qu’on rencontre des acteurs qui font n’importe quoi comme par exemple prendre la route inopinément sans regarder derrière.
Regarder derrière avec une trottinette, ce n’est pas facile car on perd souvent pendant cette fraction de seconde le contrôle de la trajectoire et le mouvement de roulis induit sur la plate-forme peut vous déséquilibrer, contrairement au vélo où l’on assure plus facilement la verticalité de l’ensemble vélo/conducteur.
Ducati 800 euros (autonomie 50km-17kg)
Indéniablement, cet EDP fonce à 20 km/h sans difficulté. On pourrait dire que c’est la meilleure solution de déplacement en ville sur le plan de la « vitesse commerciale ». Non seulement en ville mais aussi dans les bourgades comme la mienne où il n’existe pas de transports collectifs.
Je sens que je vais casser l’ambiance en ajoutant que non, une silhouette longiligne droite comme un I à contre-jour, l’automobiliste ne la voit pas. Je suis pour l’obligation du port d’une chasuble rétro-fléchissante de jour comme de nuit.
Et pour les cyclistes aussi.
Cela dit le succès de la trottinette électrique est mérité. Elle est facile à mettre en œuvre, à garer chez soi, peu encombrante, une alternative à la voiture en ville, intermodale. Mais sa charge d’embarquement est limitée. Elle séduit surtout les jeunes générations car son prix d’accès est attractif, moins de 200 euros pour le modèle OXELO Klick 500 de Décathlon
Tout le monde change d’avis parfois sans s’en rendre compte, parfois sans le dire, parfois sans oser le dire.
Le vélo, son écologie du voyage, n’ayons pas peur des mots :la poésie du voyage est franchement écornée par des artifices qu’on aimerait taire.
Par exemple celui des cols franchis à vélo. Noble entreprise!
J’en suis encore un adepte puisque j’appartiens à la Confrérie des Cent Cols qui en a fait sa raison d’être: grimper des cols et les « collectionner ». Le problème je le connais, c’est que cette louable entreprise s’accompagne d’une débauche de kilomètres parcourus en voiture voire en avion, en bateau, pour glaner des cols à mille lieues de chez soi.
Bonjour l’empreinte carbone!
N’en faisons cependant pas un drame, car quelle discipline sportive ne fait pas appel à la voiture ou à l’avion pour se rendre sur place?
Dans notre quête vertueuse en direction d’un monde décarboné, on pourra disserter longtemps encore sur le sujet.
Faudra regonfler les pneus avant de regonfler la gôche, madame Taubira
On ne tire pas sur une ambulance. Encore moins sur une cycliste.
Retenez moi sinon je fais un malheur. Christiane Taubira voue un attachement biblique à la gauche. Elle n’a pas pu se retenir de s’aligner sur les rangs des candidats, persuadée qu’elle va fédérer tout le monde en deux coups de cuillère à pot.
Or, je le confesse, Christiane Taubira n’incarne rien pour moi et n’est porteuse d’aucune valeur programmatique. Je me souviens juste qu’elle a sévi dans des registres pas forcément glorieux avec « le mariage pour tous », dans la défense des délinquants, pour l’indépendance de la Guyane et récemment par son mutisme en faveur de la vaccination des Guyanais.
Le problème de la gauche aujourd’hui est simple: il comporte une aile social-démocrate et écologiste incompatible avec les véritables valeurs d’une gauche unifiée.
Pour le reste, circulez! Il n’y a plus qu’à attendre la raclée méritée.
Une nouvelle fois, la tentative d’imposer le casque à vélo trébuche. Le sénateur François Bonneau (DVD) vient de retirer sa proposition de loi (lire ci-dessous). Les cyclistes dans leur ensemble sont partagés entre obligation ou pas du port du casque.
Pour bien comprendre la position des uns et des autres utilisateurs, il faut savoir que le monde cycliste est multiple.
On y trouve des cyclistes appartenant au monde du loisir et de la compétition, des voyageurs,…et des « utilitaires », c’est à dire des cyclistes pour qui le vélo est un moyen de transport urbain ou interurbain. J’appartiens à l’un et l’autre de ces deux mondes, on pourrait presque dire que je suis une exception tant rouler à vélo en ville est un non-sens pour le cycliste du dimanche. Parler de cycliste du dimanche n’a rien de péjoratif, sauf que la plupart du temps ce cycliste à des réflexes d’automobiliste dans la semaine et il n’est pas en capacité de juger ce qu’est le vélo en ville en d’autres termes que insécurité, voire gène pour le trafic routier. Ce qui est fâcheux, c’est que ce sont souvent les cyclistes sportifs qui parlent au nom des autres.
Le plus étonnant c’est que même les vététistes de la MBF (Moutain Bike Foundation) se mettent à recommander le casque non pas pour eux-mêmes, mais pour tout le monde.
De son coté la FUB, la Fédération des Usagers de la Bicyclette, est contre l’imposition du port du casque et la FFVélo (FFCT) le recommande.
Dans les faits, l’accidentologie du cycliste ne démontre pas que le casque apporte un plus pour le vélo en ville, pas davantage que pour un piéton. En revanche, la chute sur route a des conséquences plus engageantes envers le casque et a fortiori pour les disciplines sportives.
Sur le plan prudentiel, le monde automobile et les assureurs ont tout intérêt à voir l’imposition du port du casque réglementée: renverser un cycliste sans casque minorera la responsabilité pénale du conducteur.
Ci-dessous l’article paru dans les DNA du 14 janvier…
Dans le film Contagion, de Steven Soderbergh, Jude Law interprète un blogueur conspirationniste. Allociné
Deux ans.
On ne saura peut-être jamais comment le virus a été déterré (inventé diront d’autres), ni si il vient réellement de Wuhan en Chine. Les Chinois restent discrets lorsque le 11 janvier 2020 survient l’annonce officielle du tout premier mort du Covid-19.
Deux ans.
Nos modes de vie ont été profondément influencés, voire changés par ce virus qui implique une forme de repli sur soi des populations.
Ne sachant comment se protéger efficacement contre la résurgence de cette pandémie qui se transforme lentement en maladie endémique, alors on invente peu à peu un nouveau monde.
Nous voici arrivés au monde du tout-télé.
Télé, on connait déjà, les Grecs l’avaient inventé pour dire « au loin, à distance ». Alors puisqu’il convient de garder ses distances pour se prémunir de la maladie, on s’isole. Les Chinois ne craignent pas d’assigner à résidence des millions de citoyens à la première alerte et les Australiens sur leur île enferment Djoko pendant cinq jours dans un centre de rétention.
Télé…phone, télé…vision, ces outils là sont devenus familiers bien avant l’arrivée du virus. Ce qui est nouveau c’est l’avènement à marche forcée du télé travail et du télé-enseignement. Voila de quoi contrecarrer en profondeur notre façon de vivre.
Sans oublier le téléachat, la téléconsultation, la télémédecine, la télé-livraison par drone, le télé-relevé des compteurs d’électricité, de gaz et d’eau, le télé-dépannage, le téléchargement des factures, des films vidéo, le télépéage …et le télépaiement des contraventions.
Le télétravail, lorsqu’il est possible, modifie la relation sociale à l’intérieur de l’entreprise notamment la relation hiérarchique. Cette liberté conditionnelle a ses revers puisqu’elle assigne à domicile des règles de travail étroitement contrôlées par la télé-gestion informatique.
L’école de son coté se retrouve gravement en danger car le télé-enseignement prive l’écolier de sa relation sociale à l’autre et le place au sein d’un univers familial plus ou moins bien préparé à assurer ce rôle.
En 2021, la FFCT a perdu 5000 membres licenciés. Très exactement 5370 en clubs et 154 en individuels selon les chiffres de l’AG de Nevers.
Il n’y a pas lieu de s’en réjouir même si Martine Cano, la présidente,de la FFCT, s’attendait à pire… »L’inquiétude concernant les licences était beaucoup plus grande au début de l’année, où une baisse plus forte était redoutée » déclare t-elle dans le rapport moral de l’AG 2021.
Martine Cano a l’art de masquer la vérité: la FFCT s’écroule de plus en plus vite. Ainsi la fédération ne cesse de décliner et de plus en plus vite.
Elle avait perdu 8000 adhérents entre 2015 et 2019. Elle en perd 5000 en une année! (voir ici)
Depuis 2015 (122793 adhérents) la FFCT se retrouve en 2021 avec 105069 membres soit une baisse de 15%
On ne tire pas sur une ambulance. Pourtant sa voisine, la FFC (113.000 licenciés), en profite en attaquant sur tous les plans…
Contestation sur la licence « vélo-sport » créée par la FFCT pour aménager un espace aux « cyclosportifs »
Il est vrai que la FFC embrasse toutes les disciplines du vélo…sauf le tourisme et qu’elle serait intéressée par une OPA sur la FFCT. La FFC dispose de relais politiques et d’une influence certaine qui pourrait lui permettre de ravir tous ceux qui s’estiment « mal servis » ou à l’étroit au sein de celle qui tente de rajeunir son image en se faisant appeler FFVélo. Le sénateur Jean-Jacques Lozach (Creuse) a déjà tenté le rapprochement en 2019…
les activités offertes par le FFC
Du coté des marcheurs de la FFRP, on lorgne aussi sur le vélo avec des sections comportant une activité VTT
Moi qui suis devenu adepte de VTT, je suis obligé de constater que la plupart des balisages rencontrés dans le massif vosgien sont ceux de la FFC et pas ceux de la FFCT
le balisage des parcours VTT très présent dans les Vosges
Pour les licenciés FFCT (FFVélo) les nouvelles licences 2022 sont disponibles sur le site internet.
Je ne suis plus licencié depuis maintenant plusieurs années. Mais je suis allé voir comment ont évolué le coût des licences…
Je me souviens avoir quitté la fédé lorsque le certificat médical est devenu obligatoire pour pouvoir souscrire aux randonnées.
Sans participer aux randonnées (licence vélo-rando) ou à des cyclo-sportives (licence vélo-sport) , on peut souscrire à la balade (licence vélo-balade) et être exempté de certificat médical.
Après ce choix fait, il existe trois niveaux d’assurances
Mini-braquet à 20 euros
Braquet à 22 euros
Grand braquet à 72 euros
Au total, vous devrez donc payer
la cotisation fédérale 40 euros
l’assurance selon le niveau choisi (mini, petit, grand braquet) variant de 20 à 72 euros
ajouter éventuellement l’abonnement à la revue 25 euros
ajouter la cotisation du club si vous êtes membre d’un club (variable selon les clubs)
le risque en vélo balade est souvent assuré par votre assurance multi-risques familiale (à vérifier sur votre contrat), ce qui dissuade de nombreux cyclos individuels d’adhérer à la FFCT
tarif licence 2022 pour membres individuels
Quelques exemples de souscription…
mini braquet+revuepetit-braquet sans revue
Si vous vous sentez mieux en club, sachez que la pratique se décompose en type de circuits: vert, bleu, rouge, noir. Avec une licence balade, vous ne pourrez en principe effectuer que les circuits vert et bleu de difficultés moindres. C’est un beau bazar que la fédé a institué en 2017.
Je ne sais pas ce qu’il en est advenu depuis, car je roule à présent tout seul, « à ma main » comme on dit dans notre jargon cycliste…mais je me doute que dans les clubs la gestion des couleurs est compliquée puisque beaucoup de cyclos prennent la licence « balade » pour ne pas avoir à présenter de certificat médical. Alors les clubs doivent insérer à partir de 2022 sur les bulletins d’inscription cette phrase…
« J’atteste sur l’honneur que je suis en condition physique suffisante pour effectuer le parcours que j’ai choisi… » (cela couvre l’organisateur par rapport à la non-présentation d’un certificat médical) «… et avoir pris connaissance des difficultés du parcours que j’ai choisi » (cela couvre l’organisateur par rapport au licencié possédant une licence balade qui ferait un autre parcours qu’un parcours coté vert ou bleu) «… et des consignes de sécurité » (cela couvre l’organisateur des vélos non conformes au Code de la route, non-respect du Code de la route en général et du débridage des VAE).
Attention, rouler en club comporte des exigences physiques où le « roule-cool » est plutôt mal vu. Ne vous aventurez donc pas à l’aveugle dans n’importe quel club car la spécialité de la plupart, c’est d’héberger en son sein des compétiteurs qui ne songent qu’à en découdre...d’où l’imposition du fameux certificat médical de non contre-indication à la pratique du cyclotourisme (CMNCI)
Finalement l’Etat protecteur a réussi à s’immiscer dans la pratique du cyclotourisme en restreignant notre liberté, appuyée par le Compagnies d’Assurances lasses d’indemniser les accidents cardio-vasculaires.
C’est un paradoxe que les écolos urbains cachent habilement. Plus vous favorisez le déplacement à vélo, plus vous perdez des voyageurs en bus. Le phénomène est connu, ce ne sont pas les automobilistes qui décroissent comme on aimerait le dire.
A Mulhouse le phénomène est connu mais chut! on évite d’en parler. Pourtant ce type de transfert modal inquiète puisqu’il vient amputer les recettes de billetterie et contrarier le développement des transports en commun, fer de lance de l’alternative au « tout voiture ». Alternative au « tout voiture », mon œil! Le confort du bus et sa facilité d’accès est loin de rivaliser avec la voiture et le vélo.
Le bus est-il la bonne alternative pour se déplacer en ville? On peut se poser la question.
Compter les cyclistes c’est bien, mais ce sont souvent les mêmes qui passent devant plusieurs fois
Enregistrement gps de ma déambulation à IKEA Mulhouse (2 étages)
J’ai encore mesuré hier.
1400 mètres!
Un tour d’Ikéa, rondement mené pour rejoindre les babioles au rez-de-chaussée, mesure 1,4km.
Obligatoirement on s’arrête en route..
Le but du jeu marketing pour la grande surface, vous l’avez compris, c’est qu’on ne puisse pas dévier du parcours imposé. Il existe quelques raccourcis discrets du coté des cuisines, mais chut!
Fatalement quand c’est compliqué de faire son marché dans certains rayons, il faut parfois revenir sur ses pas. J’ai oublié les boutons du tiroir, ou je ne sais plus si j’ai dépassé le rayon literie.
Les décors sont si réalistes qu’on pourrait presque se mettre à table ou se mettre au lit…les fenêtres illuminées font croire qu’on est installé à Kaysersberg.
Bref à IKEA, ce sont des pros avec leur nouveau gilet siglé HEJ (bonjour)
Lorsque j’arrive au rayon plantes, j’ai besoin de m’assoir car je fatigue vite au ralenti.
On ne pourra pas dire que ce cirage de pompes du géant suédois est de mauvais aloi.
Reste la question sanitaire…des alvéoles marquées un seul visiteur à la fois, mais des visiteurs parfois peu enclins à respecter la distanciation et qui se baladent masque sur le menton.
Niveau de CO2? on ne sait pas. On devrait ouvrir les issues de secours périodiquement pour renouveler l’air.
C’est fou le nombre d’écrivains qui se sont consacrés au temps qui passe.
Depuis Hubert Reeves « le banc du temps qui passe« , Jacques Laurent « l’inconnu du temps qui passe », jusqu’à Proust « à la recherche du temps perdu »…
Je pourrais moi aussi écrire longtemps sur le temps mais pas avec talent comme le font les auteurs patentés.
En attendant, le temps passe
Cette année a filé à la vitesse d’une étoile. « Grand V » comme disent les mathématiciens en herbe. Mais un an plus tard, on en est toujours là, à résoudre des inconnues avec des équations de second degré avec des courbes exponentielles et des asymptotes.
Hier soir, en guise de passe-temps, j’ai filmé des anti-pass au rond-point. J’ai déclenché des torrents de bile sur Facebook. La preuve que le virus rend fou.
Je ne vais pas refaire le film palpitant de 2020. Tout le monde l’a encore en tête, même si c’est diffus et compliqué. Le retraité a cette sagesse de profiter du temps libre pour dresser des états de situation. Sa situation. Fatalement le temps compte plus vu qu’il se contracte. Il est même compté.
En attendant, le temps passe…
…et j’attends mon charpentier comme on attend Godot.
Mon charpentier ne viendra pas. Il est cas contact.
En attendant 2022, mon carnet de route est encore vide
Du changement chez Vélomaxou
Changer de design c’est un peu une renaissance sur la toile. Alors pour 2022, j’ai changé le thème de mon blog. Il s’appelle dorénavant twenty-sixteen. J’espère qu’il plaira.
Mon ancien thème a vécu.
J’ai vu Présidents, le film de Anne Fontaine
C’est une satire de Sarko et Hollande qui se retrouvent en Corrèze et forment un couple à l’assaut d’un nouveau quinquennat pour contrer Macron et Marine Le Pen. C’est poilant comme tout avec Jean Dujardin dans le rôle de Sarko, Gregory Gadebois dans celui de Hollande, Doria Tillier et Pacale Arbillot dans le rôle des épouses.
Alors justement 2022 qui se profile à l’horizon de nos brumes vosgiennes ne se présente pas bien du tout.
IrmaMaxou y voit le télescopage dans la vie publique d’une élection présidentielle et d’une situation épidémique qui perdure. On ne sait pas encore qui va l’emporter face à la pléthore de candidats-virus et de candidats-présidents.
Si les présidents passent, les virus ne trépassent pas. Mon toubib disait souvent « c’est viral » lorsqu’une grippette survenait et on n’en parlait plus. Mais à présent qu’on a déterré les coronavirus, la planète vibrionne. Va t-on devoir inventer de nouveaux modes de vie? changer nos rapports à l’autre durablement? changer nos modes consommation, de développement? de loisirs?…
Les démocraties planchent sur le sujet. Elles peinent. Elles peinent car ce modèle politique se prête mal à des injonctions qui mettent arbitrairement en cause les libertés individuelles et collectives. Nous ne sommes pas à l’abri d’un régime autoritaire capable de canaliser les angoisses existentielles des populations.
Je ne sais pas vous, mais moi j’ai un carnet de route 2022 encore vide.
La cause, on la connait, c’est cette nouvelle incertitude qui pèse avec la pandémie qui met à mal tous nos projets dès lors qu’ils sortent un peu du quotidien. Je ne suis pas prêt à me lancer dans un Tour de département des Vosges ou du Bas-Rhin avec mon vélo si par malheur on risque à nouveau d’être enfermé ou confiné par une cohorte de variants plus ou moins agressifs.
Pour l’heure, je sursois.
Du coté des entrepreneurs de raids à vélos, on fait comme si tout allait bien se passer. J’ai des doutes. Les cyclo-montagnardes et autres prouesses époustouflantes comme ici la Route du Silence (1200 km/20.000m) de Pascal Bride ne sont-elles sujettes encore une fois à des déconvenues désagréables pour les promoteurs et les participants?
Vidéo de présentation de la route du Silence le 15 août prochain. Des images de neige et de froid pas très engageantes pour une épreuve prévue en août.
Je veux pas être un oiseau de mauvais augure bien que la situation sanitaire soit des plus incertaines. On en voit déjà les prémisses avec beaucoup de compagnies aériennes clouées au sol du fait de la reprise de la contagiosité du virus mutant.
Influenceur à haut-risque
Certes des blogueurs influents, il en existe. Mais face aux influenceurs patentés de la toile, le blogueur est un petit joueur.
Avec mes quatre cents abonnés, je ne joue pas dans la même cour que les Youtubeurs et les Tiktokeurs de talent de la toile. Mais le jeu d’influenceur qui consiste à orienter vers l’achat de produits et de marques commerciales comporte aussi des risques comme par exemple lorsqu’on met ses enfants en scène. Les influenceurs sont rémunérés, moi pas.
Maëva Frossard, mère de famille, créatrice de « Mava chou, une maman sans tabou », une chaîne YouTube familiale de 152.000 abonnés (recettes, déco, bons plans, concours, placements de produits, boutique de vêtements en ligne) a craqué sous l’effet du cyber-harcèlement dont elle a été victime. Elle s’est suicidée.
C’est un sujet auquel je serais incapable de m’atteler autrement que par des exemples de la vie courante, n’étant ni scientifique ni philosophe, je suis obligé de me rattacher au bon sens paysan, celui de nos anciens qui, faute de savoir, se protégeaient de leur mieux.
Faire des provisions pour se prémunir d’une disette, éviter les visiteurs supposés porteurs de peste ou de choléra, s’abriter en cas de cataclysme,…on ne savait faire que ça.
Il est sûr que la période pandémique est pour moi une révélation, celle que nous ne sommes pas à l’abri des virus malgré nos connaissances scientifiques et les bienfaits de la médecine. Nombre de mes contemporains ne pensent pas forcément comme moi.
La science, j’y crois avec raison, c’est à dire sans confiance aveugle. Les scientifiques eux-mêmes affichent des vérités basées sur le savoir et l’expérience sans pour autant être tous d’accord entre-eux. Les controverses sont nombreuses car le temps long est parfois nécessaire pour valider une découverte souvent suivie d’études cliniques approfondies
Chaque jour de nouvelles inconnues naissent dans la Presse. Les tests covid sont-ils fiables? n’engendrent-ils pas de faux résultats? les vaccins ne rendent-ils pas les tests positifs?…Autant de doutes qui alimentent les craintes.
Les dernières interrogations portent sur la durée pandémique, la multiplication des variants, la vaccination des enfants, la quatrième dose,…et les suivantes.
Devant cet imbroglio qui interroge toute la planète sur les conduites à tenir, vient se greffer la crédulité. C’est à dire les croyances de café du commerce qui ne reposent sur aucun concept philosophique avéré. Entretenues par toutes sortes de lobbys parfois inavoués ou cachés, les croyances sont entrées en combat contre l’évidence scientifique. Je ne vais pas détailler ici tout ce magma qu’on dit complotiste, ce serait trop long.
Les fractures sociétales ont de beaux jours devant elles..
Il est vrai que l’usure est là. Autant de controverses, de prises de position, de remises en cause finissent par vaincre nos assurances et instiller le doute.
C’était en 2013. Je ne me souviens plus d’où nous sommes partis. Peut-être à Lutterbach…Ce chêne remarquable doit être celui de Schweighouse/Thann Maurice avait un vtt remarquable. Savez-vous pourquoi?je n’arrive pas à situer ce blockhauslieu très connu des promeneurs à Michelbachdes adeptes du Cannondaleun site apprécié des vététistes du lieuRammersmatt et son vallonRammersmatt à la fermeEtang à Aspach-le-Hautjardin du repos de nos amies les bêtesterrain aéromodélisme de Reiningue derrière l’abbaye
L’hiver venant, il est propice de revisiter ses lieux de prédilection, ceux que l’ont a aimé et qui au cours du temps restent gravés dans ma mémoire.
J’affectionnais beaucoup ce littoral rhénan, le Rhin notre mer, le long du pays de Bade où je me rendais à vélo. Un terroir qui n’avait plus beaucoup de secrets pour nous dès lors qu’on savait y trouver quelques raidillons corsés.
Les images sont de juillet 2011
quelques raidillons corsés.
Quitter le vignoble et grimper encore dans la forêt jusqu’à atteindre quelques trésors de l’architecture allemande
On n’échappe pas aux produits régionaux délicatement alignés dans un chalet libre d’accès
Depuis trois jours je sentais le confinement venir. Mon odorat n’a pas fait défaut malgré le pif qui goutte comme un robinet fuyard.
Le Rhin ou Rhein en allemand. Étymologiquement Rhein vient du grec et signifie eau qui coule…et le rhume aussi vient de rhein pour signifier l’écoulement corporel.
Oui, ce matin mon pif est largement confit. Je veux dire enduit de graisses diverses supposées faire passer l’incendie des narines. J’ai tenu huit minutes trente entre chez moi et le boulanger avant de sortir le paquet de kleenex . Mon cas n’intéresse pas le corps médical bien autrement absorbé par la pandémie. Comme toujours en pareil situation, je tente les recettes de grand-mère, les solutions d’eau de mer parfumées à l’eucalyptus, la cuillère de miel,…sans encore avoir essayé le schnaps. Avec moi, ces ersatz pharmaceutiques ne font pas illusion très longtemps; une fois le flacon vide, j’en reste au même stade. D’autant que l’inflammation gagne la trachée et déclenche une toux irrésistible. Je vais tenter de résister à la consultation d’autant que j’ai la crainte de ces ambiances médicales où l’on côtoie tout …et que les rendez-vous renvoient à 2022.
2022 c’est encore loin.
Bref, pour le vélo et le jogging, c’est râpé pendant plusieurs jours.
Quelques jours à VTT avec bikepacking, c’est dans l’air du temps (tour du Haut-Rhin)
Inutile d’attendre le 31 décembre, je connais déjà mon palmarès 2021 et ce ne sont pas les quinze derniers jours de l’année qui impacteront mes résultats.
les estuaires bretons à VTT, un must!
Je rassemble en quatre ligne mes états de service 2021
J’en suis presque flatté depuis que j’ai abandonné mes carnets au profit de Garmin Connect qui centralise toutes mes sorties.
jogging-neige, un truc qui fait avaler des paquets d’air glacé
Prédominance du VTT plus bucolique, plus conforme à mes attentes et surtout moins anxiogène que la route dans cette terre d’Alsace très peuplée.
Baroudeurs en voitures
Glasshütte, prendre son temps
Je vais à l’avenir lever le pied pour la recherche de cols nouveaux. Pourquoi? tout simplement parce que les nouveaux cols impliquent d’utiliser un véhicule pour se rendre sur place et ma conscience écolo en est dérangée. J’ai des amis qui sont devenus ainsi des « baroudeurs en voiture » et je ne veux pas devenir un de ceux-là. Le Covid ne va pas arranger les choses non plus car je fuis les rassemblements hôteliers où nous sommes délibérément confinés …et potentiellement fragilisés.
Garmin Connect rassemble tous mes paramètres sportifs bien plus précisément que mes petits carnets
Je ne compte pas mes sorties en ville à vélo. A quoi bon? elle n’ont rien de sportif. C’est deux kilomètres chaque jour seulement et parfois, c’est à trottinette.
Cela dit, force est de constater ma lente décroissance. Je m’en accommode puisqu’elle est inéluctable. Je m’octroie moins d’escapades éloignées et physiques sur le massif; je prends aussi moins ma voiture pour me projeter sur des sites au départ hors domicile.
Je profite cependant de vacances familiales pour emporter mon vélo à la recherche de paysages
inconnus.
Nous avons changé d’époque.
Le vélo dans son ensemble accomplit une lente mutation sociétale en dépit de tous ses handicaps comme par exemple la concurrence acerbe de la bagnole qui veut garder son leadership avec la venue de l’électrique. Le covid a précipité l’avènement du vélo électrique (VAE) au point de rendre le vélo « musculaire » dépassé. Je m’en accommode difficilement quand je rencontre sur les cimes de fringands venus « frais comme des gardons ». J’ai un indicible vague à l’âme. Oui, nous avons changé d’époque.
S’en souvient-on, en avril on n’avait droit qu’à un rond de 10km! le 15 avril cette limite de 10km est étendue au département et pas à plus de 30km de votre club si vous quittez le département (tout le monde n’est pas en club!)
Avec décembre, la fin de l’année se profile. Nous sommes nombreux a ne plus pédaler car le mauvais temps n’est pas propice aux balades.
Alors on se penche sur ses images qui rappellent de bons souvenirs…et l’on se projette sur l’année prochaine et sur tous les beaux défis qu’on pourra encore se lancer si la force nous soutient.
Après ce come-back, j’ai l’impression que le VTT l’emporte sur tout le reste.
Pourtant j’ai « fait » aussi de la route et du jogging avec mes maigres moyens.
Je lui ai dit: je ne comprends pas, depuis que je me suis mis au jogging avec le Covid, je n’arrive pas à descendre en dessous de 7 minutes le kilomètre…
Le cardiologue m’a regardé dans les yeux, puis il m’a dit, c’est normal, vous êtes vieux et vous voulez faire des performances comme si vous aviez 30 ans.
Fermez le ban! Mais ça m’a fait un choc car être vieux je croyais que ce n’était que dans la tête.
Alors j’ai essayé autrement d’aborder le sujet.
Dans les côtes à vélo, je surveille mon cardio, quand il atteint 150, ça me fait peur, alors je ralentis…
Vous avez essayé l’électrique?
Bon d’accord, j’arrête. Le sujet devient trop délicat. Il ne m’a pas dissuadé, il a juste écrit « patient actif pratiquant le VTT, et toujours le jogging. »
Tension « blouse blanche » 17/9, pourtant il avait mis la blouse verte. Pouls 60. (C’est bien parce que mon cœur me donne l’heure en même temps)
Le cardiologue a terminé sa visite et je suis parti tout penaud.
Le bigorexique est addict au sport. On ne parle pas d’une simple passion mais bien d’une dépendance à la pratique excessive d’un sport. Rien à voir avec la messe, donc.
J’ai vu un reportage à la télé. La femme se lève à 4 heures chaque matin et elle se met à pédaler pendant cinq heures sur son home-trainer au salon. Elle est bigorexique ou accro au sport.
Elle doit être aussi bling-bling dans sa tête, à mon avis.
Elle ne se sent en forme qu’à partir d’une certaine dose ou si vous préférez d’un dose certaine.
Il est désormais acquis que certaines disciplines, et le running vient en première position de celles-ci, favorise la sécrétion d’endorphines, cette molécule naturelle qui déclenche (ce que les Américains nomment) ‘le runner high’, autant dire l’ivresse du coureur.(source Ouest-France)
Dopé, le Maxou? C’est vrai qu’on le constate tous plus ou moins; au retour d’une sortie jogging ou vélo, on se sent fatigué mais aussi plutôt de bonne humeur…sauf si on a crevé trois fois en route.
J’ai eu peur de faire partie aussi de ceux-là, les bigorexiques. Mais non, je me contente de quatre sorties vélo par semaine et…à petite dose. Ouf! j’échappe à la maladie.
Ce matin, 2 ou 3 degrés, je me suis fait violence pour partir sur mon vélo. Il n’y avait pas de verglas mais le vent d’ouest sur l’Alsace était désagréable.
Les pistes cyclables ne sont pas toutes déneigées, on l’oublie parfois. J’ai du modifier mon itinéraire.
A Gildwiller, j’ai pris Burnhaupt, Heimsbrunn et Reiningue.
Quand vous n’êtes pas sûr de l’état du sol, tenter de le tester avec les pieds pour mesurer l’état de glissement de la neige. Il existe des neiges plus ou moins collantes.
Le vélo sur neige demande de l’attention. Ce matin la neige tombe et mieux vaut aller à pied faire ses courses. Je tente néanmoins le vélo. Tout est une question de dosage: la neige est-elle glissante? avec ou sans congères? le sol en dessous est-il verglacé? un ensemble de paramètres détermine ma décision de prendre ou pas le vélo, notamment l’épaisseur de neige. Ensuite, l’itinéraire: éviter les grands axes empruntés où vous n’aurez pas la place d’évoluer à votre guise, surtout si vous tombez. Cet affirmation n’est vraie qu’en cas de neige. En cas de verglas, mieux vaut utiliser les axes traités.
Le but, c’est d’aller de A à Z sans tomber.
Car la chute est potentiellement risque de fracture de poignet ou de hanche. Ne pas encombrer les urgences déjà très sollicitées avec le covid.
Ensuite prendre ses aises sur la chaussée et se souvenir de l’état du sol, là où se trouvent les nids de poules, les raccords, les caniveaux en traversée. Si vous êtes au milieu de la chaussée, les voitures ralentissent, sinon elles vous frôlent sans ralentir.
Les prises de bordure:
d’abord une grande boucle pour vous aligner
ensuite franchir la bordure perpendiculairement lentement
Le freinage:
pas besoin de frein, il suffit d’arrêter de pédaler, la neige va vous aider.
on passe le stop au ralenti
on s’interdit le frein avant (en France, la poignée du frein avant est à gauche)
Un dernier mot
D’une heure à l’autre, les conditions de vélo sur neige peuvent évoluer défavorablement. Ce n’est pas parce que ça marche le matin que ça ira aussi facilement l’après-midi.
A VTT sur la neige, il en va tout autrement, la conduite peut-être sportive et tout aussi casse-gueule car la nature des sols et l’enneigement est très variable au long d’un itinéraire.