Pisser dans un violon

Pisser dans un violon, c’était brasser de l’air. Plus maintenant car on va pouvoir pisser intelligemment. L’urine devient parait-il un nouvel or vert. Tout dépend de l’usage qu’on en fait.

On connaissait déjà l’urinothérapie consistant à boire sa propre urine. Je n’ai pas goûté mais peut-être qu’avec un peu de grenadine, ça passerait mieux!…

L’urinothérapie est une pratique déjà suivie par cinq millions d’Allemands, dix millions de Chinois, deux millions de Japonais et un million de personnes aux Pays-Bas.

L’urine contient principalement trois éléments : l’eau (95 %), l’urée (dégradation des acides aminés de l’organisme) et la créatine (déchet des muscles).
En moyenne, un homme produit 1.5 litres d’urine par jour, un cheval 10 litres et un éléphant jusqu’à 80 litres.

Attention: Boire son urine reste une pratique empirique dont l’efficacité n’a pas encore été scientifiquement prouvée.

On se souvient aussi avoir lu que des explorateurs perdus dans le désert ont bu leurs urines faute d’eau.

Mais voici que les nouveaux diesel aux normes Euro6 sont équipés de réservoirs d’urée. Autrement dit de l’urine. De l’urine synthétique destinée à transformer les oxydes d’azote rejetés dans l’atmosphère en azote et en vapeur d’eau.

Commercialisé sous le nom d’Ad-blue la plupart des constructeurs se lancent dans le procédé.

Récupérer son urine à la maison

Une poubelle pour les plastiques et les cartons, une autre pour les déchets ménagers et…une troisième pour son pipi. Bref, un pot de chambre familial!

C’est vers quoi nous allons tendre à l’avenir. L’urine envoyée dans nos égouts perturbe le cycle des stations d’épuration. L’urine a en effet l’inconvénient d’empêcher les bactéries de se développer dans les bassins de décantation et c’est pourquoi les exploitants ont besoin de gros débits d’effluents pour faire tourner les usines.

Les cyclistes, et pas seulement, sentent parfaitement la bonne odeur de dame nature lorsque l’épandage des lisiers est en cours. Le lisier n’est rien d’autre que les urines des bovins.

L’urine de l’humain serait donc aussi un excellent engrais à valoriser.

Extraire le phosphore de l’urine permettrait de limiter l’exploitation de mines de phosphate dont les gisements sont limités. D’autre part, prélever l’urine pour en faire de l’engrais permettrait de l’exclure du circuit classique de traitement en station d’épuration et ainsi de réduire la quantité de micropolluants rejetés dans la nature. (source)

Les potins du lundi

Epandage agricole

Faut-il observer un recul de 5 mètres ou 10 mètres par rapport aux habitations pour procéder à l’épandage des pesticides? C’est le débat de la semaine. Depuis qu’un maire a voulu interdire à proximité de son école et des habitations, la justice a tranché fissa. Le Gouvernement s’est ridiculisé en se basant sur ce qui est écrit sur les fûts des fabricants de produits. Il suffit de se promener dans la campagne pour comprendre que 5 ou même 10 mètres n’évitent pas que le quidam de passage se prenne une giclée de glyphosate lorsque le paysan (mal)traite ses champs avec les grandes rampes de son pulvérisateur attelé à son tracteur agricole.

Nous les cyclistes sommes aussi les victimes de ces pulvérisations qui dépassent largement les contours du champ au gré du vent. Certains exploitants arrêtent leur dispositif le temps qu’on passe, mais d’autres font semblant de ne pas nous voir.

Il existe pourtant une réglementation très précise en matière d’épandage qui curieusement semble inconnue des maires …

Les épandages sont soumis à de fortes contraintes horaires et météorologiques: en cas de vent supérieur à 20 km/h, ou en pleine journée, il est fortement déconseillé ou interdit d’épandre. « Quelle que soit l’évolution des conditions météorologiques durant l’utilisation des produits, des moyens appropriés doivent être mis en œuvre pour éviter leur entraînement hors de la parcelle ou de la zone traitée. Les produits ne peuvent être utilisés en pulvérisation ou poudrage que si le vent a un degré d’intensité inférieur ou égal à 3 sur l’échelle de Beaufort. » (Le seuil de 3 est dépassé lorsque vous pouvez voir les feuillages bouger à l’œil nu). Ce même texte interdit la pulvérisation à moins de 5 mètres des cours d’eau visible sur une carte au 1/25000. (Référence : arrêté du 12 septembre 2006 3  – article 2 notamment)

Traitement de la vigne au Rangen (2008).

Les vendanges ont commencé en Alsace.

Je me penche sur cette profession discrète qui fait parfois des miracles avec sa trésorerie sans qu’on sache toujours s’il s’agit de l’opération du Saint-Esprit.

Non, le Saint-Esprit n’a rien a voir là-dedans. L’affaire Albrecht restera dans les annales judiciaires de la profession pour attester du contraire.

Je traverse le nuage de pulvérisation en restant en apnée le plus longtemps possible

Il s’agit tout simplement de se mettre d’accord entre viticulteurs pour savoir combien on va donner de tours de vis au pressoir. Si vous pressez moins, vous aurez moins de nectar et si vous pressez plus, vous en aurez….plus. Vous avez compris. Viennent s’ajouter à cette règle les conditions sanitaires, l’ensoleillement, la pluie,…

Cette année 2019, conditions idéales. L’Association des Viticulteurs d’Alsace s’est donc réunie à huis clos, c’est à dire portes fermées, pour décider démocratiquement (?) qu’on allait faire pisser la vigne à 80 hectolitre à l’hectare. Soit le rendement maximal. Le résultat, on le devine

  • on produit plus de vin de qualité moyenne et donc on en vend plus dans les supermarchés
  • corrélativement le cours de l’hectolitre perd de sa valeur s’il conduit à une mévente auprès des acheteurs

Ne parlons pas d’entente illicite sur les prix, les viticulteurs sont des gens bien.

Ce sera donc 80 hl/ha, bien que l’Alsace peine à vendre 920 000 hl et ses milliers d’hectolitres de vins stockés dans les caves. (DNA 2 septembre 2019)

Cernay chemin du réservoir, un terrain propice vient de voir le jour, même si le chemin en a souffert

Nous les cyclistes qui sillonnons les chemins viticoles reculés, on voit que chaque friche dans son plus profond recoin ne tarde pas à trouver un espace propice à planter quelques arpents supplémentaires. On comprend pourquoi.

Ne l’oublions-pas: la vigne française concentre à elle seule 20% des pesticides alors qu’elle n’occupe que 3% des surfaces agricoles cultivées.

Article en relation:

https://velomaxou.com/2019/07/05/le-glyphosate-a-la-vie-dure/

Les potins du lundi

L’illettrisme touche des pans entiers de notre société

C’est la rentrée. Rentrée scolaire et rentrée tout court pour les familles qui reprennent corps avec le quotidien.

Ceux qui sont restés scotchés devant les écrans de l’actualité ont vu que le Gouvernement pense désormais aux familles en distribuant la généreuse allocation de rentrée. Scolaire l’allocation, siouplait!

Une rentrée scolaire à 2 milliards d’euros

Allocation qui est une subvention déguisée aux fournisseurs d’accessoires scolaires puisque, de la poche des parents, l’allocation s’échappe rapidement dans celles des marchands. Je pense aux libraires qui se frottent les mains puisque les manuels changent pour un oui, pour un non.

En Allemand, on avait un Bodevin Isler qui faisait plusieurs générations d’écoliers avec quelques annotations en marge. Les bourses scolaires étaient les bienvenues. Parle t-on mieux allemand aujourd’hui?

Aujourd’hui marchandisation effrénée autour de l’école de Jules Ferry qu’on nous dit toujours gratuite. Voire!

Je ne parlerai pas des contenus des enseignements, je ne suis pas spécialiste de la chose. Mais j’observe. De l’extérieur.

Petit potache, je suis devenu grand et je me suis débrouillé avec les outillages élémentaires reçus de mes maîtres.

Des savoirs de base comme remplacer un verbe du premier groupe par un du troisième pour distinguer un participe passé d’un infinitif. Un B.A. BA qui échappe à la plupart de nos contemporains.

Les meilleurs élèves d’aujourd’hui sont au niveau des pires d’hier (Hebdo Marianne du 30 août). Jadis cinq fautes entières valaient un zéro en dictée.

Le constat est là et semble unanime: plusieurs générations ne comprennent rien au bien écrire et ignorent la grammaire. Je suis prêt à le croire quand j’observe les dégâts sur les réseaux sociaux et ces contorsions sémantiques qu’il faut mettre en œuvre dans la compréhension du texte. Nous sommes en face d’un désastre de communication et bien peu à le dénoncer comme si le dépit était insurmontable.

A étudier avant de partir

Étudier son parcours avant le départ, la clé de la réussite

Le moindre parcours pourtant insignifiant peut s’avérer compliqué dès lors qu’à vélo vos moyens de secours sont réduits…et que vous n’avez rien préparé à l’avance.

Des secours?

Oui, je veux parler des pannes, par exemple. Les pannes mécaniques qu’on pallie comme on peut avec les moyens du bord, la crevaison, le bris de rayon, le bris de chaîne et d’autres incidents plus graves comme la panne de dérailleur ou de freins.

Demain, je me prépare à ça (Forêt Noire). Connaître mentalement son profil de route est un plus indéniable qui vous évite les déconvenues une fois sur la route.

Mais il existe aussi la panne de puissance tout court, comme cela arrive à nombre d’entre-nous par faute de sommeil, de préparation, ou tout simplement parce que ce jour là vous avez présumé de vos forces.

Des paysages de rêve à vélo, mais il ne faut pas présumer de ses forces

Connaître son parcours et l’altimétrie correspondante vont donc vous aider à planifier l’usage de vos ressources, à doser vos efforts et à ne pas présumer de vos capacités.

Plusieurs fois à VTT, j’ai tracé des parcours montagneux, puis j’ai regardé les difficultés du terrain et la dénivelée…pour finalement renoncer jugeant que c’était trop pour moi.

Quand l’imprévisible se produit! Une route de montagne barrée peut remettre en cause tout votre programme. Surtout que les Allemands n’aiment pas qu’on s’affranchisse des interdits!…

Par exemple à VTT, je sais que 2000 mètres de dénivelée sur chemins avec 50km est un terme que je ne saurais dépasser, que je ne veux pas dépasser en étant seul. C’est ma limite et je l’atteins rarement.

Oct. 2010 Munstertal, en cas de travaux les femmes d’abord!

Sur route c’est différent. On est plus léger, on embarque moins de matériel « de survie » et les risques d’avarie sont moindres. Encore faut-il conduire sa machine avec prudence et ne pas relancer ses efforts, sa vitesse de façon irréfléchie dès lors que le « grand bout » du parcours est encore devant.

La chambre à nœud quand vous ne pouvez plus réparer autrement

Face à un itinéraire inconnu, je privilégie le GPS: ma route est toute tracée à l’avance, je n’ai donc pas à m’arrêter à chaque carrefour rencontré.

réparer une chaîne peut vous sauver la mise

Être à plusieurs de forces semblables dans un parcours de découverte en un atout supplémentaire pour la réussite du voyage dès lors qu’on peut s’entraider.

Les potins du lundi

Les arbres qui meurent sous l’effet de la sécheresse (la Roche Albert 2019- Vosges)

Vous imaginez que je ne vais pas laisser passer cette occasion trop belle du G7 sans en parler. Ce qui fait la différence entre moi et beaucoup d’autres de mes confrères à vélo, c’est que je ne m’en laisse pas conter sur les bassesses de ce monde en déclin et que les stars du système veulent malgré tout continuer à perpétuer (nous tuer à perpétuité?)

J’ai mes raisons de croire que nous ne sommes pas loin d’une guerre mondiale. Quel genre de guerre? je ne le sais pas encore. Pourtant tous les indicateurs sont au rouge. A commencer par celui du climat qui génère ici et là des transformations apocalyptiques de la planète. Des effondrements de glaciers arctiques et des feux gigantesques, sans parler des conséquences pour la biodiversité, dont on sait à coup sûr quel en est le responsable. Mais aussi des puissances capitalistiques qui se déchirent entre-elles pour s’attribuer les restes du gâteau planète. Imaginez-vous que la plupart de nos médicaments sont entre les mains de la Chine qui demain pourra jouer notre santé à sa guise! Pourquoi? tout simplement parce que les firmes préfèrent fabriquer moins cher ailleurs. Ces boites là, je commencerai par les nationaliser sur le champ pour trahison!

Le responsable?

C’est notre mode de développement mondial qu’il faut nommer par son nom: le développement capitaliste. Désormais seul repère de modèle économique de la planète. Il n’y en pas d’autre…j’ai beau chercher, depuis l’effondrement des dictatures communistes, il ne reste que lui pour détruire nos ressources à coups massifs de pillages, polluer l’atmosphère, la terre et les mers. Même la Chine est devenue un empire zélé du néo-capitalisme, et elle ne s’en prive pas grâce au dollar américain dont elle se gave en nous inondant de produits manufacturés à bas coûts. La Chine tient les US par la barbichette car c’est elle qui possède la plus grande réserve de dollars.

Le guéguerre capitaliste entre grands de ce monde ressemble à un jeu de marionnettes où ce sont les dirigeants qui tirent les ficelles, histoire d’amuser le bas monde. Biarritz et son sommet du G7 en est une belle illustration.

Le climat?

Bof, ça devra encore attendre un peu, le temps que l’offre de consommation s’adapte à cette nouvelle donne pourvu qu’on ne change pas de modèle. D’ailleurs des Trump ou des Bolsonaro ne se privent pas d’alimenter le climato-scepticisme pourvu que les affaires marchent.

Le capitalisme est en effet incapable dans ses fondamentaux de penser son business autrement qu’en faisant du fric. Alors le réchauffement attendra. Mais jusqu’à quand? A mon avis, il faut attendre qu’une étincelle se produise dans cette belle mécanique où tout le monde veut sa part du gâteau. Les ingrédients sont déjà là. Je veux parler de ces imbéciles comme Trump, Poutine, Bolsonaro ou même Johnson qui sont prêts avec jouer avec le feu qu’ils ont allumé sur la planète.

S’emparer du pays voisin, cela ne vous rappelle rien?

Quand les rodomontades auront cessé, il faudra passer à l’étape suivante. Trump s’y essaie en testant le marché avec le Groënland. Poutine l’a devancé, il a même fait mieux, il a envahi la Crimée sans rien demander à personne…et la molle Europe a laissé faire.

Je me garderai d’accabler notre jeune Macron qui patauge dans ce marécage nauséabond de CETA et de MERCOSUR, sa tentative de faire illusion avec l’arrivée théâtrale de l’Iran à Biarritz, et qui passe le plus clair du reste de son temps à détruire notre modèle social, nos acquis, nos retraites, notre service de santé, nos services publics pour nous aligner sur les moins-disants de la planète.

Les Altermondialistes de tous poils ont raison de fustiger ces démonstrations ostentatoires de pays riches. Refuser tout dialogue, c’est la ligne qu’il faut garder et attendre que le système s’effondre sur lui-même.

Ne pas se perdre à VTT

Ne pas perdre le nord en voyage à VTT

Sur la route, des panneaux. Il est donc impossible de se perdre. Y compris sur des routes isolées où l’on trouvera forcément l’indication d’un hameau ou une borne kilométrique.

En forêt, les premiers à se perdre sont les cueilleurs de champignons.

A VTT, c’est différent. Si comme moi vous pratiquez des balades en montagne vosgienne, mieux vaut savoir où vous allez mettre vos roues et laisser un mot chez soi avant de partir.

Si à la nuit tombante, vos proches n’ont pas de nouvelles, ils risquent de s’inquiéter.

Mon parcours du jour est accessible sur mon ordinateur, là où je l’ai tracé sur l’application BaseCamp de Garmin avant de partir.

Dès lors deux alternatives quand vous partez afin de ne pas vous perdre dans des lieux inconnus:

  • avoir une carte avec soi, savoir la lire et savoir se positionner sur la carte. La fragilité d’une carte, c’est qu’elle ne dit jamais où vous êtes. Il faut donc être parfaitement entraîné à identifier votre environnement et à le reporter sur la carte.
Pour ne pas perdre le nord: une carte mais aussi une boussole!
  • avoir un GPS.

J’ai un GPS. Comme pour la carte, il faut savoir s’en servir et mes débuts ont été épiques, j’ai eu recours à la carte en même temps…avant de comprendre comment fonctionne le GPS.

J’ai déjà expliqué les rudiments du GPS ici….

Dans les Vosges, ce qui arrive parfois, c’est qu’on emprunte des chemins sans issue ou qui se révèlent impraticables par suite de l’abandon d’exploitation. Il faut donc savoir faire demi-tour et revenir sur ses pas.

Revenir sur ses pas avec un GPS est facile: il trace finement votre cheminement et il est donc aisé de revenir sur son chemin en suivant sa propre trace. Ne le répétez-pas: il m’arrive parfois de grimper en forêt hors chemin pour rejoindre un sentier en surplomb. Cette surmarche est en principe interdite. Avant de se lancer bien apprécier la distance et la pente à franchir et la direction à prendre. Attendre la réponse des satellites qui positionnent votre avancement, puis poursuivre dans la bonne direction.

Un GPS vous suit à la trace y compris quand vous commencez à tourner en rond dans la forêt

Accident ou incident, que faire?

L’accident peut toujours arriver et il peut être dramatique, surtout si vous êtes seul. Il faut donc ne pas prendre de risque inconsidéré comme par exemple franchir un obstacle difficile à vélo plutôt qu’à pied…et savoir faire demi-tour face à un danger tel qu’un guë dont on ne voit pas le fond

Ne pas se rater

L’incident lui est toujours probable, c’est pourquoi j’emporte un minimum de choses dans mon sac à dos pour réparer le vélo.

Ne pas oublier non plus qu’un accident ou un incident en fin de journée peut vous conduire à voir la nuit tomber dans un lieu insolite surtout quand les jours raccourcissent.

Je rencontre parfois des promeneurs qui me demandent où ils sont ou si c’est bien par là Waldkapelle. Waldkapelle, c’est à vol d’oiseau de Thann et se perdre là n’est pas grave, on trouve toujours à redescendre dans la vallée. Mais parfois on est loin de toute habitation. On pourra alors se dépanner avec les itinéraires balisés du Club Vosgien.

Personnellement, à VTT je n’utilise pas ces itinéraires même si je les emprunte par section.

Où suis-je?

C’est parfois la question qui se pose et comment rejoindre le village le plus proche?

Sur ce GPSmap 62S de Garmin, la touche MARK vous donne instantanément votre position.

Un GPS vous donnera toujours vos coordonnées…et votre emplacement (si bien sûr vous avez téléchargé la carte du lieu); Garmin vous permet de disposer avec quatre cartes informatiques TOPO de l’ensemble de la France IGN.

Je fais confiance aux batteries Eneloop 1900mAh depuis plusieurs années. En voyage, je peux me dépanner avec des piles R6

Attention à votre autonomie batterie! Toujours partir avec des batteries chargées et un jeu d’avance (chargé!)

Le téléphone?

Un téléphone portable pourra vous dépanner s’il est équipé d’une touche LOCALISER

Les téléphones portables avec internet disposent d’un GPS intégré dès lors que vous avez chargé une application de navigation comme Strava ou Openrunner ou Wase.

En outre sur Iphone vous disposez de l’icône « Localiser » qui vous donne instantanément votre position.

Enfin, dernière astuce si la nuit tombe savoir utiliser la torche de son téléphone et disposer d’un sifflet pour vous permettre d’être localisé (en général fixé sur le sac à dos)

En dernier ressort, le numéro d’appel des secours est le 112

Articles connexes….

Rudiments de base avec un GPS

Ne pas perdre le nord

VTT, j’emporte quoi?

Paris-Brest, aller et retour

Paris-Brest, le gâteau a été créé en l’honneur du raid cycliste existant depuis 1891

Paris-Brest-Paris se termine. Ou presque.

Long de 1200 km, il a réuni cette année près de 6000 participants. Avec ce palmarès, vous atteignez le Graal du randonneur cycliste. On ne peut évidemment que rester admiratif devant cet exploit qui doit être réalisé en moins de 90 heures pour être homologué par l’Audax Club Parisien.

Aller vite n’est pas interdit: 42 heures et 26 minutes, c’est un coureur allemand qui le détient depuis 2015: Björn Lenhard soit à 30 de moyenne arrêts compris. Lors du retour, il a du croiser beaucoup de monde!

300 km. Mon plus grand trophée Audax

Paris-Brest-Paris n’est « rien d’autre que la fierté de terminer le parcours au plus tard le 22 août » avec le gain d’une breloque à l’arrivée comme l’écrit le Point.fr. C’est dire si c’est nul dans notre monde marchand où le vélo est encore perçu dans le grand public comme un accessoire de compétition et de course.

Se faire mal quatre jours et trois nuits sur une selle, est-ce raisonnable? Disons que c’est une victoire sur soi-même…tant pis si en retour vous gagnerez quelques tendinites bien méritées!

Personnellement, ce genre de démonstration cycliste ne me fait pas « vibrer » et je ne l’ai jamais désirée. Mon seul exploit Audax s’est limité au « 300km » et je n’en ai pas demandé plus.

A quoi bon, d’ailleurs? faire du vélo comme un esclave sans profiter du paysage , non merci.

Les potins du lundi

Lecteurs fidèles, vous le savez, chaque lundi (depuis le 5 octobre 2015) j’écris une chronique. C’est parfois un travail difficile car les sujets capables d’intéresser tantôt se bousculent dans ma tête, tantôt doivent être extraits d’un vide sidéral dans l’actualité.

Alors je réfléchis… Qu’est-ce que je vais raconter à mes lecteurs?

Dans l’actualité retenons que les trottinettes électriques font un vacarme du diable. Pourquoi? tout simplement parce qu’elles choquent par l’ampleur du phénomène. Certes en province, on en voit peu. Mais dans les grandes villes, le sujet est là. Sur la route (et pas que! comme on dit maintenant) ces nouveaux engins de mobilités s’imposent délibérément au sein du trafic routier. Sans règle, sans cadre légal, sans code à respecter contrairement au vélo, la trottinette enfonce un coin dans le modus vivendi de la route, de la rue. Les conducteurs filent à 40 km/h sans difficulté et comme on s’y attend l’hécatombe va se produire, elle se produit. Car nul parmi les autres usagers n’est appelé à s’attendre à l’irruption de ces hommes droits comme des i qui se déplacent comme des zombies hors sol parmi la circulation.

On pourrait imaginer qu’une trottinette en plus dans la ville c’est une voiture en moins. Il semble que non. Une étude révèle que ce sont des hommes lassés des transports en commun, de leur inconfort, de leur lenteur, qui adoptent ces nouveaux modes de transport solitaire et capables de faire du porte à porte.

Du coté des cyclistes, on fait le gros dos. Les trottinettes ont tous les droits et les cyclistes très peu. Surtout depuis qu’ils réclament à cry et à cor toujours plus d’ouvrages cyclables sécurisés et performants sur la voie publique. Pour ma part, je suis plutôt partisan du « rien faire », c’est à dire que les corps publics arrêtent l’idée « de faire du vélo » dans leurs programmes de travaux, car tout ce qu’ils font est souvent inutile voire bâclé, sans lien avec les référentiels et les recommandations propres au cycle. Il faut définitivement l’admettre: hors du goudronnage pour le Tour de France, la France n’a pas de culture vélo et ne comprend rien au vélo en tant que mobilité urbaine. Il suffit pour s’en convaincre de constater le nombre d’ouvrages morts-nés consacrés à notre chère petite reine.

Finalement cette nouvelle concurrence décomplexée de la trottinette désespère un peu le cycliste urbain, lui qui a voulu jouer la carte des mobilités douces et non polluantes se retrouve doublé par des geeks qui n’ont cure des pinces à vélo sur les jambes de leurs costumes trois-pièces.

Ralentisseurs: sont-ils conformes?

ralentisseur trapézoïdal tout neuf à Cernay

Roderen vient d’en installer trois dans sa traversée.

A quoi ça sert un ralentisseur?

Le ralentisseur pour cycliste. Il fallait y penser!

Pourquoi un cycliste se préoccupe des ralentisseurs?

Parce qu’ils nous cassent les pattes! …et pas que les pattes pour être trivial. Nous n’avons pas d’amortisseurs comme sur les voitures…ou alors il faut un VTT tout suspendu! Nous en avons de nombreux en mémoire comme ceux d’Aspach-le-Haut, ceux du lycée de Thann, la liste est longue et vous pourrez m’aider…Rien n’est prévu pour nous, les cyclistes sont quantité négligeable; ce que veulent les maires c’est réduire la vitesse à tout prix face aux mécontentements des riverains. Pourtant certains itinéraires plus empruntés que d’autres par les vélos mériteraient davantage d’égard de la part des décideurs publics.

profil type d’un ralentisseur trapézoïdal. Face à ce type d’ouvrage il est souvent constaté que la pente d’un mètre minimum n’est pas respectée, ni la hauteur de 10 cm. Comporte obligatoirement un passage piétons

Qu’en est-il de ces ralentisseurs qui fleurissent partout pour ralentir autos et camions?

Il existe un moyen simple d’éviter d’infliger cette secousse aux vélos, c’est le coussin berlinois. Beaucoup de communes y rechignent car le fameux coussin se détruit rapidement en cas de passages à fort trafic. Les cyclistes quant à eux peuvent les contourner par la droite (à condition que la largeur soit suffisante entre le coussin et la bordure du trottoir).

coussin berlinois
Profil type d’un ralentisseur dos d’âne. Dans les faits on a souvent droit à des angles prononcés à la place d’un arrondi

Quelles sont les règles?

décret n°94-447 du 27 mai 1994- norme NFP 98-300 du 16 mai 1994

  • D’abord un ralentisseur ne peut être installé sur un itinéraire de plus de 3000 véhicules/jour
  • Ni sur une ligne régulière de bus publics
  • Il doit être dans une agglomération sur une section limitée à 30km/h

Où est-il interdit ?

  • sur les voies à grande circulation, sur les voies supportant un trafic poids lourds supérieur à 300 véhicules en moyenne journalière annuelle, sur les voies de desserte de transport public de personnes ainsi que sur celles desservant des centres de secours, sauf accord préalable des services concernés ;
  • à moins d’une distance de 200 mètres des limites d’une agglomération ou d’une section de route à 70 km/ h ;
  • sur les voies dont la déclivité est supérieure à 4 p. 100 ;
  • dans les virages de rayon inférieur à 200 mètres et en sortie de ces derniers à une distance de moins de 40 mètres de ceux-ci ;
  • sur ou dans un ouvrage d’art et à moins de 25 mètres de part et d’autre.

Un tiers non conformes!

Une enquête révèle qu’un tiers des ralentisseurs étaient non-conformes. Ils sont très souvent trop hauts ou trop raides, et mal ou pas signalés (marquage au sol, panneaux). Lorsque la saillie d’attaque (début de surélévation) est trop franche, elle entraîne de la casse sur les voitures : suspensions, amortisseurs, pare-chocs, bas de caisse, pots d’échappements, roues ou encore jantes… et parfois même en roulant au pas. C’est aussi un danger particulier pour les deux-roues dont les cyclistes, et certains sont implantés dans des zones à plus de 30 km/h ou même en virage…

A vélo, ce qui fait mal, ce sont les pentes brutales surtout quand elles sont encadrées de pavés, voire de creusements engendrés par le passage des véhicules.

Autres ralentisseurs: les chicanes

bande cyclable avec ralentisseur (photo non truquée Neuve-Eglise Bas-Rhin)

Les plus terribles tellement ils mettent les cyclistes en danger.

Ralentisseurs anciens à Kembs. Pour être sûr de l’efficacité, la municipalité avait ajouté des plots en béton
ralentisseurs pour cyclistes pressés
Ralentisseur chicanes avec by-pass cycliste. Attention en face, les voitures ne vous laissent pas beaucoup de place!…il faudrait prolonger la bande blanche

Trottinons un peu!

Trottinette Kickbike de luxe 540 euros. Un peu cher pour moi

Ce matin, j’ai changé de monture. J’ai emprunté ma trottinette et mon coursier à pédales a fait la gueule.

J’avais entrepris ces jours passés de prendre en mains cet engin qu’on a tous au moins une fois utilisé dans notre jeunesse. Le grand luxe, c’était la trottinette à pédale avec roues à rayons et garde-boues en alu.

5km, la distance optimale pour un déplacement de quartier à trottinette

Aujourd’hui, la trottinette est passée entre les mains des adultes tandis que les plus jeunes préfèrent la planche roulettes, toute seule. Oui, je sais, on doit dire skateboard ; ça fait plus fun.

Donc revenons à ma trottinette. Est-ce un outil de mobilité intéressant?

Oui, sans aucun doute. Certes je dois affronter les regards des badauds dans leur jardin qui s’étonnent de voir passer un original à cette allure.

Le pharmacien: 12 minutes

Un léger sac à dos fera l’affaire. Je pars chez mon pharmacien. Tout juste deux kilomètres au rond-point de Vieux-Thann ZI. Certes les trottoirs sont parfois trop défoncés alors je dois prendre la chaussée, en douce. Ne pas me faire voler ma trottinette. Je la plie et je la dépose à l’intérieur de l’officine. Personne ne l’a aperçue.

Le boulanger:15 minutes

Je reprends ma route. Je veux dire mon trottoir. Remonter le long de la nationale 66 n’est pas très agréable, le flux de véhicules est envahissant. Je me faufile rue de Provence et je profite des quartiers au calme. Au lycée, je fatigue un peu car « le patinage » doit être presque permanent. Profiter de grands élans nécessite de l’énergie. Ma jambe droite vient en secours de la jambe gauche, le temps de la reposer.

Retour sur la plaque comme disent les cyclistes; ça descend tout le temps.

Bilan positif

Un peu plus de 5km parcourus. Cinq kilomètres me semble la distance optimale à parcourir en ville avec une trottinette sans s’embarrasser d’un vélo. D’autant qu’on redevient piéton très facilement dans les passages encombrés ou les carrefours. Mais c’est indéniablement plus dépensier sur le plan physique que le vélo…et les capacités d’emport sont réduites.

Par rapport à la marche, la trottinette est sans conteste supérieure en rapidité pour les petits déplacements urbains.

Mobilités urbaines, la foire d’empoigne

Trottinette électrique E-Twow Booster Evolution S 500 W 36 V 7,5 Ah 850 euros

Une obscure association, l’Apacauvi (« Association philanthropique action contre l’anarchie urbaine vecteur d’incivilité ») vient de rencontrer un représentant du Ministère des Transports. Cette association est dirigée par Jean-René Albertin. Sa femme, pianiste à l’Opéra, avait été percutée par une trottinette électrique en mai, et souffre d’une double fracture du bras droit.

Pierre Sansot dans « Chemin aux vents » (Payot) ne se sent pas concerné par les associations des deux-roues avec poussettes, badges et pancartes…Il ne satisfait pas de la segmentation des flux et des espaces (à chaque véhicule sa bande, son parcours)…il préfère inventer au coup par coup (ses) règles, (ses) itinéraires, « faire l’indien ».

Je suis un apôtre, au fond de moi, des espaces indéterminés, comme Pierre Sansot qui revendique une anarchie joyeuse pour les vélos.
Si vous voulez voir une trottinette foncer dans Paris à 80 km/h, c’est à partir de la minute 4

En cause les trottinettes électriques.

Très bien! Laissons les choses décanter…Les trottineurs électriques sont des geeks paresseux qui veulent arriver au bureau avant les autres tout en roulant sur les pieds des piétons. J’ai essayé une vraie trottinette: je roule avec constance au mieux à 12 km/h soit deux à trois fois plus vite qu’en allant à pied sur un trottoir. Mais avec l’électrique, la trottinette roule non plus à 12 mais à 30 voire 40 km/h. Des vitesses qui relèvent de la route et pas des trottoirs, comme on l’imagine. Le problème c’est que la trottinette électrique, à ces vitesses là, n’est nullement adaptée sur le plan de la sécurité pour se fondre dans le trafic routier. En cause son instabilité, son absence d’assise, sa fragilité face aux imperfections du sol et son freinage aléatoire. On peut s’attendre à voir les accidents se multiplier.

Mais, car il y a un mais, voici que l’Apacauvi ressort du Ministère et fait cette déclaration « plusieurs pistes [ont été abordées] , comme l’assurance des opérateurs et des conducteurs, et l’immatriculation des trottinettes et des vélos pour rendre possible les poursuites »

Conclusion: en faisant montre de s’attaquer aux trottinettes, on s’attaque indirectement aux cyclistes.

plaque cycliste suisse

Il n’y a pas de fumée sans feu. En septembre 2018, le Plan Vélo envisageait déjà l’immatriculation des vélos: « Pour lutter contre le vol, chaque vélo, neuf ou d’occasion, sera doté d’un numéro d’immatriculation. «A l’image des motos, les vélos devront faire l’objet d’un marquage, comme un numéro d’immatriculation pour lutter contre le vol. Il sera réalisé à l’occasion de ventes par des professionnels » (source)

Le danger de l’immatriculation des vélos

Les potins du lundi

Le docteur Gérard Porte nous met en garde, le cycliste aura tôt ou tard sa petite pathologie

Je cours après mes kilomètres à vélo. Et cette année je cours du mieux possible, rien n’y fait, j’ai toujours mille kilomètres de retard. Les mille kilomètres de mon voyage à sacoches à Valjoly en 2018. Finalement, sans m’en apercevoir, je suis un cycliste décroissant. J’use moins mon corps et mes vélos. Relativisons, faire cent bornes tous les jours avec des sacoches n’est pas difficile dès lors qu’on est entrainé. Si l’on doit grimper le Tourmalet, c’est différent évidemment. Tout est relatif. Idem si tu pars avec tes sacoches l’été pendant les vacances sans s’y être préparé.

Les voyages, ça forme la jeunesse. La vieillesse aussi.

En parlant de vieillesse, il faut se préparer à tout. Y compris au pire. Je découvre petit à petit les affres du cycliste qui un matin a mal ici…et là. Pour moi ça commence par des souffrances articulaires. Trois heures de guidon et j’ai les phalanges douloureuses et gonflées le soir même. Pour d’autres, ce sont des restrictions cardiaques. Bref si faire du vélo entretient la forme, ça la démolit aussi un peu. Comprenne qui pourra!

J’entrevois déjà un jour où mes escapades vosgiennes ne seront plus que dans les rêves. Il me restera les images du temps jadis.

Col du Calvaire 2017, une convivialité assumée qui se perd peu à peu

Puisque nous en sommes là, il est temps de parler du nouvel artifice de ceux qui ne peuvent plus grimper (à vélo!). Alors ils passent à l’électrique et se donnent de nouvelles perspectives et illusions. Mais, il y a deux ans, un centcoliste émérite rencontré au col du Calvaire (le bien-nommé) m’avait confié qu’une fois qu’il ne pourrait plus pédaler, son vélo serait remis au clou. Et pas question de passer à l’électrique. C’était un principe pour lui, pour ne pas dire une fierté.

Pourquoi les élus seraient-ils épargnés ?

Ramassage des ordures à Louvain-la-Neuve

C’est la question que pose Philippe Bilger sur son blog à propos de ce maire de Signes écrasé par un véhicule venu déposer des gravats sur sa commune.

Oui pourquoi seraient-ils épargnés ces maires? La République les a abandonnés depuis longtemps et celui qui veut jouer les Rambo risque sa vie comme tout pékin victime d’un délit routier. C’est un constat.

Le président de la République est intervenu pour appeler à être « sans complaisance et ferme » à l’encontre des « incivilités » et de la dégradation « du sens de l’Etat de la Nation »

décharge moniteurs informatiques en Chine

Autrement dit, circulez, y’a rien à voir!

La République est devenue la République des Pleureuses. Nos braves soldats du feu sont honorés d’une médaille lorsqu’ils décèdent. Le maire de Signes aussi.

Mais quoi d’autre? rien!

Il faut en convenir: nous sommes en face d’un Etat impuissant incapable de faire sa police et qui laisse les voyous nous pourrir la vie. Chaque jour.

Pleurons mes frères de toutes nos larmes puisque la République nous y invite.

Restent les déchets. Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de toutes ces ordures produites par la société de consommation. Dans le temps, on avait juste droit à rien. Chacun faisait avec rien. Son compost avec les épluchures de pomme de terre, ses manches de râteau avec du cornouiller et sa lessive avec une …lessiveuse. Pour l’eau on avait le broc et la cruche en porcelaine sur la table. Aujourd’hui, on a tout, parfois en double voire en triple et ça déborde partout dans les placards, les greniers et au garage. Une fois que la place manque, qu’est-ce qu’on va faire de tout ça?

Pour les particuliers, fastoche, on les fait payer via la redevance d’enlèvement des ordures. Et si ça déborde encore, on a inventé les déchetteries…et même le mot dont l’orthographe peut être variable. Ne plaisantons pas avec les déchetteries: on est en face d’une véritable industrie du déchet. Pas question d’abandonner les bouteilles en plastique: les déchetteries en vivent. On est coincés pour longtemps avec le plastoque, avec Wattwiller et Vittel. Si vous buvez l’eau du robinet, sacrilège! vous allez mettre des types au chômage et faire monter le coût de la redevance.

Ce dépôt de gravats pourra servir à renforcer un chemin forestier. Admettons!

Et pour les tonnes de gravats des entreprises? dès lors que c’est payant, on comprend le comportement de certains entrepreneurs indélicats qui préfèrent benner derrière un buisson. Pas grand risque de se faire prendre.

désamiantage d’un tour HLM à Wittelsheim

Les Parisiens sont-ils irresponsables? Oui puisqu’ils ne semblent pas prendre conscience du danger constitué par l’importante pollution au plomb consécutive à l’incendie de Notre-Dame. Les pouvoirs publics réagissent mollement. Le pire du mal n’est-il pas déjà fait? Pour les touristes, les badauds qui regardaient le sinistre, c’est déjà trop tard. Mais pour les habitants, il apparait que la pollution s’étend sur plusieurs kilomètres au sein de la capitale. Du Monoxyde de Plomb PbO (jaune au rouge), et Dioxyde de Plomb PbO2 (teinte noirâtre) dispersés partout et des ouvriers qui caracolent dans tous les sens sur le sinistre. Construire un sarcophage comme on le fait pour désamianter les immeubles? vous n’y songez pas, ça coûterait bonbon!

Dechambenoît, le munster fermier

C’est vous qui êtes dans le journal de ce matin? oui on me l’a dit…mais je n’ai pas vu l’article… Je vais vous le chercher. La fermière est contente, elle va pouvoir afficher la page des DNA à sa ferme comme un trophée.

Ce sont les DNA du jour qui consacre un article au munster fermier ou Munster-Géromé de la ferme Dechambenoit installée au Frenat du Haut à Le Ménil (Vosges).

La vache de race vosgienne se distingue par son dos blanc (vaches du coté du Champ du Feu)

Le munster fermier, ou Munster-Géromé, est un fromage au lait de vache, à pâte molle à croûte lavée provenant d’Alsace ou des Vosges et contenant 45% de matière grasse. Pourquoi Géromé? parce qu’au fil des siècles la fabrication du Munster (Alsace) s’est répandue sur le versant lorrain des Vosges et popularisé lors des foires de Gérardmer (Géromé)

Le munster fermier voyage à vélo parfaitement

Aussitôt lu, aussitôt je suis parti à mon marché acheter le fameux munster fermier au lait cru.

la ferme est au km 24 de notre parcours à coté de la Passe du Sêcheneux

Le Frenat du Haut, on connait avec l’ami Jean. La ferme perche, c’est le cas de le dire à coté de la Passe du Sêcheneux.

Ce jour là, en 2014, on en avait bavé avec Jean pour grimper la passe du Sêcheneux

C’est sympa, la fermière vient chaque samedi à Thann vendre ses produits laitiers, Munster et autre bargkass ou Bergkäs si vous préférez, le fromage de montagne.

Si l’envie vous prend d’aller faire ce parcours routier du coté de la ferme Dechambenoît, voir mon billet d’alors…ici

Les potins du lundi

Fin de canicule humide pour mes amis des Cent Cols, le week-en dernier à Kirchberg. Après tant de chaleur, finir sous la pluie à la rencontre BIG/CCC c’était vraiment manquer de chance.

Au tour des Blouses blanches

C’est pendant les vacances que les Français apprennent les mauvais coûts, pardon les mauvais coups qu’on leur réserve pour la rentrée. J’entends dire cela depuis des lustres.

C’est la hausse des prix, de nouvelles taxes, les tarifs autoroutiers,…Nous sommes habitués.

En revanche ce à quoi nous ne sommes pas habitués, ce sont aux revendications diverses qui perdurent pendant les vacances. On avait cru le mouvement Gj éteint, mais aussitôt voici le mouvement Blouses blanches. Celui des urgentistes des hôpitaux.

A Mulhouse ils étaient 26 médecins il y a quelques mois. Ils sont 17 aujourd’hui. Ils seront une dizaine au mois de septembre. Le chef des urgences, le docteur Kacem est formel.

Pourquoi partent-ils ? Parce qu’à l’heure actuelle, à Mulhouse, plus qu’ailleurs dans la région, les conditions de travail semblent dégradées. (DNA du 3/08)

Les médecins ont encore ce pouvoir de quitter leur poste comme bon leur semble en raison de mauvaises conditions de travail, ce qui n’est pas le cas des OS pressurés dans leurs usines qui n’ont pas le choix d’aller voir ailleurs si la soupe est meilleure.

Je veux bien admettre que la situation est très dégradée par la bobologie quand des vététistes, des footeux et des randonneurs pédestres viennent grossir les rangs des patients le dimanche matin, mais quand même…il est permis de s’interroger sur ces désertions de médecins en plein été.

Franky superstar?

Quelques heures après sa traversée de la Manche sur son flyboard, Franky Zapata concentre déjà les critiques. Son engin ne servira à rien. C’est le pire exemple de gaspillage énergétique, « Je vais refroidir tout le monde mais cet « exploit » et cette invention c’est n’importe quoi. Ça ne servira à rien, aucune application civile ou militaire sérieuse, ça fait beaucoup de bruit et ça pollue. Un jouet d’adultes riches et casse-cou (propos recueillis sur tweeter). Dommage pour Franky, son invention arrive au mauvais moment.

C’est triste de voir partir un cyclo pour toujours

C’est en bas de page qu’on en parle comme pour s’excuser d’attrister un peu plus un billet en pleine période de vacances. Des amis, des confrères croisés au cours de nos balades nous quittent définitivement. En douce parfois parce que la maladie insidieuse les a éloignés de nous.

A Loisir Rixheim Vélo (LRV) un de mes anciens clubs, c’est le président du club Bernard Hassel qui annonce la pénible nouvelle sur le forum « ils sont désormais 2 à pédaler dans les étoiles, Nanou a rejoint Gégé » à quelques jours d’intervalles.

La grande famille cyclote pense à eux.

Ça fait combien déjà 1,50m?

Le code de la route préconise un espace d’une mètre cinquante pour dépasser un cycliste (hors agglomération). D’où vient cette distance?…on entend dire, avec humour, que c’est la place nécessaire pour tomber sans se faire écraser ensuite par celui qui vous dépasse ou pour éviter les nids de poule fréquents sur nos bords de chaussée…

Qui est capable d’apprécier au volant la place qu’il laisse réellement au cycliste? Parfois lorsque je suis frôlé par un véhicule, c’est à dire à moins d’1,50m, je tente d’identifier sur le sol là où est passée la roue arrière…pas facile! Évidemment, je ne vais pas jusqu’à sauter à terre un mètre pliant en main pour vérifier. L’appréciation de cette distance est fort aléatoire car la plupart d’entre-nous et des usagers ne savent pas ce que représente 1,50m.

En fait 1,50m, c’est en gros l’envergure de vos deux bras tendus. C’est donc beaucoup plus que ces écarteurs dont se dotent certains cyclistes sur leur vélo. Je ne recommande pas non plus à l’automobiliste qui me dépasse de tendre deux bras par la portière. On pourrait cependant imaginer des aides à la conduite avec un radar latéral comme on le fait pour le radar de recul…

Si vous prenez une chaussée étroite telle qu’une départementale de 6 mètres de large, le cycliste prend déjà un mètre, plus 1,50m d’espace de sécurité entre la voiture et vous…la voiture de 2m de largeur devra donc « prendre » 1,50m sur l’axe médian.

C’est pas simple du tout.

Dans les faits, beaucoup renoncent au vélo tout simplement parce qu’ils craignent, à juste titre, d’être fauchés sur la route par un usager peu respectueux du code de la route.

Moi, j’ai déjà renoncé au vélo en groupe du fait de l’inaptitude de beaucoup de cyclistes à comprendre la dangerosité de leur comportement sur la route et aussi de l’insouciance des autres usagers, voire de leur agressivité.

En fait, je me réfugie plutôt vers le VTT. Comme beaucoup d’entre-nous.

L’Arcadie pour les nus

Titre foireux, j’en conviens. Ce roman d’Emmanuelle Bayamack-Tam a reçu le prix des lecteurs France-Inter. Ce qui lui donne, j’imagine, une audience supplémentaire.

Si vous voulez vous placer en marge de la normalité convenue, lisez Arcadie.

L’héroïne, Farah, y vit depuis l’âge de six ans dans une communauté appelée Liberty House située du coté de l’arrière pays niçois. La sexualité y est sans tabou avec à sa tête une sorte de gourou nommé Arcady qui règne sur un petit monde déjanté (ce sera ma seule allusion au vélo).

Un monde libertaire confronté à la cruauté de la norme sociale. Surtout pour Farah qui découvre peu à peu ses conformations transgenres…

Un roman moderne mêlant poésie et trivialité de façon plus virtuose et réjouissante que jamais (Télérama)

On est loin du vélo.

Ed. P.O.L, 448 p., 19 €.

Les potins du lundi

Chaque année, lors de la transhumance bien-nommée, les bouchons autoroutiers font les délices des gazettes. De façon immuable notre modèle social reste inchangé, les vacances sont faites pour partir. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, on appelle vacances, l’ensemble des déplacements d’agrément comportant au moins quatre nuits consécutives hors du domicile… on en déduit donc que ne pas partir est synonyme de pauvreté. Pourtant on connait tous autour de nous des vacanciers très contents de rester chez eux. Sont-ils tous pauvres?…

Partir où?

Peu importe, ce qu’il faut c’est partir pour marquer le coup, pour changer les idées, pour voir du paysage, pour goûter à la mer ou à la montagne. Prendre l’autoroute avec sa voiture et sa famille, c’est quand même moins pire que partir à Phuket sur le plan de la pollution. J’ai cette intuition et je n’ai pas du tout envie de le démontrer. Mes lecteurs matheux le feront certainement pour moi.

Mais auparavant, il convient d’affronter la marée humaine qui se presse sur les autoroutes.

Équation insoluble: comment faire entrer en même temps sur l’autoroute 10.000 voitures par heure là où il ne peut en entrer que 1800?

Chaque année, Bison futé fait montre de son incapacité à ne pas être…futé. C’est même imbécile de croire qu’un bovin, tout bison soit-il, puisse être futé. Pourtant chaque année, on nous ressert le truc du Bison futé depuis au moins quarante ans.

C’est comme « mangez au moins cinq fruits et légumes chaque jour! »

D’où ça vient? où sont les preuves d’un bienfait pour la santé à partir de cinq?…et pourquoi pas à quatre?… jamais aucun expert n’a su nous le démontrer. Surtout avec les doses de pesticides contenues dans les fameux fruits et légumes!

Pour en revenir à la thrombose autoroutière, les solutions sont simples mais personne ne veut y recourir.

  • prendre son vélo et les itinéraires cyclables lorsqu’ils existent
  • commander son voyage autoroutier à l’avance comme on le ferait pour un voyage en train

On imagine que les concessionnaires d’autoroutes ne verraient pas d’un très bon œil qu’on restreigne l’accès à leurs ouvrages si peu chers acquis et tant rémunérateurs. Mieux vaut en effet enfermer tout le monde dans la nasse pour être sûr que chacun paie plein pot un service dégradé où il aura généré un max de pollution.

Ou alors il existe une solution libérale: installer des grilles horo-tarifaires en fonction du flux de véhicules comme on le fait pour le courant électrique avec des tarifs heures pleines ou heures creuses.

Toutes ces considérations apparaissent d’une grande futilité en regard de l’urgence climatique, j’en conviens. Mais en ce bas monde, nos semblables peinent à imaginer l’ampleur de l’écueil qui est devant nous.

Vous aimerez peut-être aussi mon billet des vacances 2017…et la constance du propos.

Alors comme ça Alaphilippe est déchu?

Déchu avant d’être oint. Pour le coup, il redevient humain, notre Alaphilippe. Son incapacité à résister dans l’Iseran le rend presque sympathique aux yeux des mortels incrédules.

Comme par malédiction, le Tour sombra peu après sous le déluge des Dieux, la grêle et les éboulements.

Inutile d’aller plus loin, le Tour était joué.

Gravel, réfléchissons avant!

Ces terrains que j’ai parcourus à VTT sont-ils propices au Gravel. Thierry Crouzet donne son avis

Faut-il s’équiper Gravel? C’est en forme de question que j’intitulais mon précédent billet concernant cette formule de vélo qu’on appelle Gravel, un cycle réunissant à la fois des qualités routières et tout chemin. On peut le relire ici

Mais voici que sur la toile s’annonce l’expérience de Thierry Crouzet, un Languedocien féru de vélo comme nous. Intitulé Où se situe la limite entre gravel et VTT ? il se pose la question que nous nous posons tous avant de franchir le pas et d’ajouter une bécane de plus dans notre garage.

Il se lance dans un circuit local du coté de Montpellier et de Sète qui mesure 77km spécialement conçu par le Gravel Bike Montpellier.

En 2013, j’ai parcouru le massif de la Guardiole à VTT. Le terrain peut-il se prêter au gravel?

Ses impressions sont parfaitement explicites…on peut les lire ici sur son blog de belle facture

Thierry Crouzet est aussi ingénieur en robotique, philosophe et auteur de nombreux ouvrages. Thierry Crouzet défend le revenu de base inconditionnel comme voie de sortie de la crise économique (wiki)

extraits: Pour moi, le gravel n’est pas un vélo d’aventure. C’est un vélo pour les itinéraires pensés pour lui, un peu comme le vélo de route d’ailleurs, à cela prêt que son terrain de jeu est plus vaste. Sur les itinéraires « homologués » pour lui, le gravel procure un immense plaisir, mais il suffit de quelques sections difficiles pour tout gâcher.

ce chemin de calcaire rougeâtre est typique du Languedoc, les chemins de barrière anti-feux sont nombreux dans la pinède.

Thierry Crouzet s’interroge Maintenant, quand je roule à VTT, je ne cesse de me dire « Là, c’est gravel, là, non. » On va sûrement tous se poser la question avant d’opter pour un Gravel…d’autant que je ne suis prêt à sacrifier mon confort de VTT tout suspendu à n’importe quel prix.

VTT à St Privat, une journée cuisante dont j’ai encore le souvenir. Le Gravel ne m’aurait pas facilité les choses

Si vous êtes un défricheur de cols en terres inconnues, prenez le VTT!

En conclusion, méfions-nous des terrains abordés! Par exemple si vous envisagez la Traversée des Vosges, mieux vaut un VTT

Mon triangle des Bermudes à St Privat

Pas de sursis pour les radars

Le radar « tourelle » de Preixan (Image Midi Libre) le coût d’un radar est compris entre 30 000 et 40 000 €

66 % des quelque 2 000 radars fixes ont été vandalisés et 250 auraient été détruits depuis mi-novembre, soit 10 radars par jour. (journal l’Alsace du 3 janvier 2019)

J’ai cherché sur le net. Depuis janvier 2019, on ne communique plus sur l’état des radars détruits. Pourquoi?… Comme près de  4.500 radars automatiques  sont installés sur les routes de France, cela représenterait 2.250 radars rendus inutilisables, d’après les Echos du 11/12/2018. Communiquer serait accroître le risque d’entretenir le mouvement destructif et en outre montrer l’ampleur du sujet.

Dans mon environnement proche, j’observe que la plupart des radars détruits le restent et qu’il subsiste à la place des carcasses calcinées.

Dans la nuit de jeudi à vendredi ce radar de l’Aude (image ci-dessus) a été scié à la disqueuse alors même qu’il venait d’être remplacé.

Le radar « tourelle » est diabolique: il filme tout y compris si vous êtes au volant téléphone à la main…(ainsi qu’éventuellement d’autres éléments de votre vie privée à l’intérieur du véhicule; mais ça le radar « de base » le faisait déjà)

On comprend donc l’enjeu qu’il y a à le détruire puisqu’il est désormais avéré que tout le monde téléphone au volant (et non pas seulement 30% comme semblent vouloir en attester les pouvoirs publics).

Va t-on devoir installer des caméras pour surveiller les radars? logiquement on peut s’y attendre. Mais il faudra aussi surveiller les caméras.

Derrière ces destructions systématiques de radars se dessine un mouvement profond de refus d’une société répressive dirigée en priorité vers les usagers de la route.

L’argument de la sécurité a vécu: les usagers se rendent compte que, tous les radars étant neutralisés, la mortalité routière n’a pas explosé pour autant (voir par exemple le site BZH info). C’est embarrassant pour le gouvernement car le radar n’a plus qu’une raison d’être: ponctionner les poches des contribuables…ceux justement représentés par le mouvement Gilets jaunes.

Et Maxou, qu’en pense t-il?

Mon avis compte peu. Petit conducteur, je profite comme beaucoup d’autres de l’absence des radars sur des tronçons où les modulations de vitesse sont tellement variables que se faire prendre à l’hameçon par un radar est devenu une loterie.

L’avenir de la route partagée

D’abord un constat simple pour se rendre compte de la complexité du problème de la concentration routière en France…et des conséquences environnementales engendrées:

  • En 1970, le parc automobile était composé de 14 millions de véhicules
  • 50 ans plus tard, le parc atteint près de 40 millions!

L’avenir de nos routes ne va pas s’arranger pour les automobilistes. Les contraintes environnementales (bruit, vitesse, pollution, encombrements) font que la puissance publique s’ingénie à trouver les moyens de dissuader l’auto de passer par là…et même de passer tout court.

L’arsenal de moyens, on le connait. En ville, il s’agit de faire baisser la vitesse tout en déviant le trafic inutile à l’extérieur des agglomérations.

voir le décret partage de la voirie

Zone 30, zone 20, ralentisseurs, rétrécissements, chicanes, feux « pédagogiques », sens interdits, rings obligatoires,…et stationnements interdits ou payants.

Mais les élus qui croient avoir rétabli la quiétude dans les quartiers résidentiels doivent à présent compter avec les GPS qui s’ingénient à déjouer les plans de circulation organisés par les agglos. Quelle n’est pas la stupeur de certains quartiers jusqu’alors paisibles de se voir envahis par de nouveaux Bisons Futés dotés de logiciels GPS à l’intelligence redoutable capables de contourner les embouteillages!

La chaussée à voie centrale banalisée (CVCB) est un outil encore peu usité tant elle déconcerte l’automobiliste français. Le CVCB consiste à ne laisser qu’une voie aux voitures tout en aménageant deux rives cyclables pour les cyclistes. Aussi dénommée «chaucidou» (chaussée pour les circulations douces) ou Kernfahrbahn en Suisse ou en Allemagne.

CVCB aux Pays-Bas

Pour l’avoir expérimenté en tant qu’automobiliste, l’effet est immédiat. Si un véhicule surgit face à vous, vous ralentissez immédiatement et songez à vous « garer » sur la bande cyclable sans faucher le cycliste qui s’y trouve! La manœuvre est délicate et oblige à faire preuve d’attention.

Les Pays-Bas sont adeptes du genre car dans ce pays, chaque voie secondaire fait d’abord la place aux deux-roues.

Les clubs face à la révolution électrique

vélo à assistance électrique, la confusion des genres va t-elle fausser le jeu? celui-ci est électrique et pas facile à reconnaître

C’est en chemin, hier sur nos VTT, que Claude imaginait que le Club des Cent Cols pourrait accepter les vélos à assistance électrique autrement que sous le seul aspect médical du pédalant. Ne le répétons-pas: il soupçonne certains centcolistes de flirter avec la règle en grimpant les cols avec une aide électrique.

En effet, les clubs sont de plus en plus confrontés à des adhérents vieillissants qui ne peuvent plus « suivre » sans l’aide de l’assistance électrique.

Electrique ou pas, les clubs vont peiner à satisfaire tous les publics

Mais pas seulement!

De plus en plus nombreux, des cyclistes en pleine forme font de l’électrique une véritable discipline. Ils se détournent donc naturellement des clubs où l’acceptation est conditionnelle.

Par exemple au Club des Cent Cols où la règle fondatrice est de gravir des cols avec son vélo et l’unique force musculaire, comment faire pour adapter cette règle?

  • créer une section distincte réservée aux « électriciens »?
  • confondre les deux disciplines?

L’une et l’autre de ces solutions posent problème.

Un discipline distincte revient carrément à créer un second club avec ses propres tableaux et palmarès, sans que les cols gravis en « musculaire » puissent être confondus avec l’électrique…

Déjà en 2018, les organisateurs ne s’embarrassent pas, électrique ou pas, tout le monde est admis à concourir

Confondre les deux disciplines va engendrer naturellement des frustrations… ceux qui trouveront les parcours trop faciles (les électriciens) …et ceux qui se verront concurrencés injustement dans l’effort.

Je ne méconnais pas le fait qu’une perméabilité existe entre vélo et vélo à assistance; ainsi ce couple de cyclistes de forces inégales qui souhaiterait rouler ensemble…et qui donc se verrait mal devoir participer à des circuits distincts.

Il reste que la question est posée de savoir comment accueillir le vélo assistance en club…car entre vélo muscu et vélo électrique, il existe deux approches pour ne pas dire deux cultures du vélo. Celle des inconditionnels ou le vélo est synonyme d’effort et de dépassement de soi et celle des adeptes du loisir cycliste en mode assisté qui n’ont pas envie de se projeter dans une perspective contraignante demandant rigueur et entraînement permanent.

Du coté de la Fédération de cyclotourisme, l’essor du VAE interpelle, « Cyclotouristes, mes frères, ne rigolons pas, nous sommes également contaminés » déclare Bernard Lescudé dans son édito de Cyclotourisme magazine de juillet-août 2019. Le terme de contamination est-il bien choisi? Ne revient-il pas à percevoir le VAE comme une agression?

L’enjeu est donc gros.

Surtout que le possesseur de VAE est plutôt « investisseur » vu le prix des machines et qu’il y a fort à parier que les promoteurs touristiques vont se bousculer pour ferrer ce gros poisson adepte de plein air et de sorties organisées qui regardent peu à la dépense.

Les potins du lundi

Au boulot!

Ce sera donc 64 ans pour l’âge de la retraite. Le Nouveau Monde de demain est en marche. C’est un grand progrès social qui s’annonce puisqu’il sera plus juste, nous dit-on. Ces sottises proférées à l’envi dans les gazettes ressemblent à ces incantations des dictatures communistes d’antan. La vérité est que l’économie de l’Europe est atone, les tensions internationales élevées et qu’il est illusoire de croire que nos marges de progrès vont se restaurer à court terme.

Alors on taille dans le vif des acquis sociaux. Prendre à Pierre pour donner à Paul.

Il peut être fier Macron, il fait la peau à un ensemble de conquêtes sociales issues du lendemain de la Libération. Après la destruction de notre code du travail, la démolition de la SNCF, bientôt de l’EDF, que restait-il encore à dégommer? les régimes spéciaux de retraite.

C’est fait. C’est sûr, immoler les symboles du Conseil National de la Résistance sur l’autel du progressisme, voila de quoi faire people pour les classes laborieuses pressurées, précarisées, abonnées aux CDD. Vivre dans l’incertitude du lendemain plus longtemps encore, ce serait donc plus juste. C’est ce que nous promet Macron. Corvéable, malléable, la masse laborieuse rêvée par le capitalisme moderne, c’est cela à quoi nous allons être astreints.

Ce que l’histoire ne dit pas encore, c’est quelle sera l’employabilité des 55-64 ans qu’on peine à maintenir à leurs postes dans les entreprises new-look? dans quel placard à balais allons-nous planquer ces travailleurs quinquagénaires dont plus personne ne veut ? On sait déjà que Pôle-Emploi héberge nombre de ces sacrifiés de plans sociaux issus du libéralisme mondial. Je ne vais pas citer de noms, chaque semaine on apprend que telle ou telle usine ferme après avoir empoché les subsides de l’État.

Cet allongement de temps de travail aura des conséquences sur nos loisirs et notre temps libre, c’est indéniable. Moins de gens disponibles pour s’occuper des petits-enfants, moins de bénévoles associatifs et un marché du troisième âge forcément moins attractif.

En clair, nous allons travailler plus longtemps pour gagner moins. Inutile de tourner autour du pot, le Gouvernement ne veut pas consacrer plus de 13% du PIB aux charges de retraites; conséquence, la part du gâteau sera donc plus petite à l’avenir pour les têtes blanches.

Nos jeunes sont contents, eux qui pensaient n’avoir aucune retraite à l’avenir, les voila rassurés. Le Gouvernement joue une partition qui ressemble à une romance puisque personne ne comprend rien aux régimes de retraites. J’en connais parmi mes amis qui se marrent, ce sont tous ceux qui vivent leur retraite avec les fonds de pension accumulés en Suisse.

Le Nouveau Monde promis pas Macron ne devrait pas trouver en chemin beaucoup de contradicteurs. Quelques escarmouches de fonctionnaires et assimilés à la rentrée et le tour sera joué. Pas de problèmes de navigation aérienne: les contrôleurs échappent à la punition. Police, gendarmerie et pompiers aussi. Du coté des cheminots, quelques blocages de trains; à l’EDF les conducteurs de centrales nucléaires pourraient protester mais on sait comment faire taire le mécontentement avec quelques gratifications bienvenues.

Et les infirmières? et les profs? c’est embarrassant…attendons de voir!

Sibeth Ndiaye

Une qui n’a pas sa langue dans sa poche c’est Sibeth Ndiaye. Normal, c’est la porte parole du gouvernement Philippe. Elle aurait notamment déclaré à son entourage lors du décès de Simone Veil : « yes, la meuf is dead » (c’est contesté). On ne peut pas dire que ce type de langage excelle dans le bon goût. Mais ce qui nous surprend, nous les vieux de l’Ancien Monde, c’est l’accoutrement de la ministre. Disons qu’il est coloré et exotique pour une fonction de représentation de la République Française. L’eurodéputée Nadine Morano y voit une tenue de cirque. Libre à elle! De là à dire que ce propos est raciste…

Il est vrai que notre personnel politique de couleur n’est pas toujours bien accepté si l’on se souvient de la façon dont certains ont traité Christiane Taubira.

Tourmalet. Vous avez vu Julian Alaphilippe dans le Tourmalet?…et le beau Pinot?…du coup la France se sent ragaillardie. Il est normal que le sport cycliste dans lequel nous investissons tant nous redonne quelque espoir de fierté. Moi qui ne suis pas connaisseur de la chose cycliste dans ce registre de la compétition, je reste bluffé de voir comment des jeunes gars grimpent en quatrième vitesse à des altitudes stratosphériques. Surtout Alaphilippe qui n’a pas très bonne mine à la télé. Un qui est bien tombé, c’est Macron. Grimper le Tourmalet avec le Tour de France devrait le doper dans les sondages.

Existe pour enfant aussi…

VTT 24 pouces pour petites tailles

Je ne voyais que trois têtes casquées grimper le chemin derrière la vigne à Muggardt.

Les deux premiers de cordée semblaient mus par un tapis roulant. Étrange! Quant au troisième, son mouvement de tête laissait supposer un pédalage puissant en adéquation avec la pente.

J’ai compris pourquoi la dame et l’ado avançaient aussi bien une fois arrivés au col: l’assistance électrique!

Et l’ado chevauchait un VTT de 24 pouces. On peut donc apprendre tôt le vélo électrique, signe qu’une évolution profonde est en cours dans le domaine du loisir à vélo.

Retour en Forêt Noire

Sulzburg

On n’est pas obligés de faire un grand tour pour apprécier la Forêt Noire. Demain j’y retourne et je m’en réjouis d’avance.

Au programme une randonnée courte à VTT du coté de Sulzburg avec cinq cols au passage.

  • DE-BW-0610c Sattelplatz
  • DE-BW-0582a Kohlplatz
  • DE-BW-0647 Rimseck
  • DE-BW-0540b Nussbaumplatz
  • DE-BW-0402a Muggardter Höhe
Le château de Staufen et son vignoble

Les potins du lundi

Deux pédales

Les pédales, nous les cyclistes, on connait. Même qu’avec une seule on aurait beaucoup de mal à monter jusqu’au lac de la Lauch! Mais deux pédales pour les automobilistes, c’est encore trop: résultat, un candidat au tout automatique a défoncé la vitrine de BMW à Sausheim et envoyé deux ou trois clients à l’hôpital.

Rebelote à Munster. La dame au volant de son 4×4 BMW (encore!) a confondu vitesse et précipitation. Heureusement, à Munster les vasques florales ont la peau dure. Résultat: une piétonne qui passait par là gravement blessée et transférée à Hautepierre en hélicoptère.

Ces accidents à répétition de nos voitures en ville posent problème; en quoi une voiture à deux pédales serait plus compliquée qu’avec trois? je m’interroge…

Le terrorisme plane dans les esprits chaque 14 juillet

Comment empêcher les vélos de passer à Mulhouse en 2016.

Cela fait donc trois ans qu’un carnage s’est produit le 14 juillet sur la promenade des Anglais. Inutile de rappeler l’incurie de nos corps publics de l’époque; celle de la ville de Nice et celle de l’État. Aujourd’hui encore chacun se renvoie la balle de ses manquements.

Lors du passage du Tour de France à Bitschwiller jeudi dernier, la rue Joffre n’était pas accessible autrement qu’à pied, ou à vélo. Un camion de la ville barrait la rue de Longchamp et les voitures ne pouvaient pas pénétrer. Oui, simple et efficace! Pour les événements locaux, les communes ont reçu, semble t-il, des consignes simples et efficaces: disposer des engins communaux en travers des accès aux zones piétonnes. C’est tout bête mais Nice n’y avait pas pensé.

Bataille de chiffonniers en vue

Municipales 2020: les incivilités des sauvageons pèseront dans la balance

Ça y est, les Municipales suscitent des vocations. Mon maire (Thann) répond aux attaques à coup de droit de réponse dans les boites à lettres. « A mon arrivée en 2014 j’ai accumulé les mauvaises surprises » écrit-il.

  • 50.000 euros de déficit de fonctionnement
  • 400.000 de prêt à rembourser en un an
  • 7000.000 de travaux de voirie et 8000.000 d’entretien de bâtiments non anticipés

Des chiffres vertigineux comme ceux-là, les citoyens n’ont en évidemment cure; ce qu’ils voient les citoyens, ce sont les chaussées en miettes au centre-ville (et pas que!) les terrains de jeux vandalisés sans qu’un agent de ville n’y mette de l’ordre et la traversée de l’itinéraire cyclable de la Thur en jachère. Ne parlons pas de la signalétique cyclable, hors de prix selon les services…

Les doléances écrites sans réponses, les services désinvoltes qui oublient de vous inscrire sur les listes électorales…ce sont aussi des motifs d’insatisfaction du citoyen lambda qui voit les édiles s’éloigner des préoccupations de la vox populi. Dommage pour les élus: les citoyens s’en souviennent aux élections.

Le contentieux, le mien, est donc patent et je saurai m’en souvenir. Si toutefois je parviens à être inscrit sur les listes électorales!

Les écolos se réveillent

Je n’ai jamais eu de tendresse particulière pour les écologistes. Ils aiment nicher à droite, à gauche, au gré du vent. Voici qu’ils se fendent d’un communiqué assassin dans la presse d’Alsace pour se plaindre des effets de la canicule. D’un seul coup, ils veulent tout interdire, arrosage, lavage de voitures, irrigation (golfs, piscines, stations de lavage, arrosages non prioritaires). Ces écolos là sont des opportunistes nés. En revanche, ils se gardent bien de mettre en cause le modèle de développement de la planète et son mondialisme débridé. On ne sait jamais, des fois qu’un poste se libère… à droite ou a gauche comme a su en tirer parti le ministre de Rugy. A droite ou à gauche, c’est le problème de l’écologiste capable de manger à tous les râteliers. Pourvu que la soupe soit bonne!

Langmatt, des lotissements perchés sur les hauteurs en manque d’eau

En matière climatique, le pire est à venir. Nos populations ne sont pas préparées à des restrictions d’eau, des robinets à sec, des douches une fois de temps en temps comme dans les Ehpad. Encore moins préparées à la chaleur. On se camoufle comme on peut, on se réfugie dans les supermarchés, de préférence près des produits frais. Et on file le lendemain chez son médecin pour soigner la bronchite.

La Roche Albert, les sapins qui meurent sous l’effet de la sécheresse (juillet 2019)

Les oiseaux? Pour eux le pire est déjà là. Mes oisillons qui nichaient sous mon toit à la fin juin sont tous morts. Ils sont sauté du nid sous l’effet de la chaleur. Les plus anciens d’entre-nous nés à la campagne (j’en suis) ont connu le puits au bout du village et les allées et venues quotidiennes pour emplir les seaux, tandis que les plus modernes ont connu la pompe à bras sur la pierre à eau de la cuisine. Mais les plus jeunes? comment vont-ils découvrir cette pénurie d’eau qui se dessine dans le Grand Est?

En 2018, des camions-citernes ont ravitaillé des pompages de la Haute-Thur. Et en 2019, rien ne dit que la situation ne sera pas pire…

Pédaler mou

Si on fait de la culture physique au troisième âge, c’est parce que l’on a entendu qu’elle préserve des maladies et de la mauvaise santé. On connait tous aussi des octogénaires en pleine forme sans rien faire. Méfions-nous donc des idées reçues du corps médical. Ce qu’on ignore souvent c’est que la fameuse pratique sportive a tendance à vous casser les articulations en douce.

Leon Schiffman et Leslie Lazar Kanuk distinguent trois sous-segments : jeunes-vieux de 65 à 74 ans (young-old) ; les vieux, de 75 à 84 ans (old) et les vieux-vieux, de 85 ans et plus (old-old)

On a donc encore toutes nos chances puisque les paliers de la vieillesse nous donnent des perspectives envieuses.

Mais je subodore que les années passant, on fait du vélo avec attention, je veux dire en faisant attention. Attention à ma tendinite des doigts qui se réveillent dans les longues descentes sur les freins, attention à cette douleur au-dessus du genou gauche qui atteste que j’ai tiré un trop grand braquet en grimpant le Vieil Armand, attention à la rhinite qui se réveille pour un oui, pour un non…bref il faut savoir ou apprendre à pédaler mou pour durer.

Et tant pis pour la course au train qui vous tente lorsqu’un quadra vous fait la nique sur le plat!

Vous aimerez peut-être aussi mon billet de 2016 sur les vieux qui dégagent

Il est arrivé

La revue 2019 des Cent Cols est parue

La revue des Cents Cols est toujours attendue avec impatience de la part de ses membres.

Celle de 2019 vient de paraître. Une occasion de redécouvrir nos sites visités au cours de l’année écoulée, de lire ceux qui outre le vélo sont aussi de fins rédacteurs. Mais on ne peut passer sous licence l’Annexe.

L’Annexe, ce sont les pages de nos palmarès, le tableau d’honneur, la liste des membres de la confrérie, la liste des plus fidèles, bref cette fierté d’appartenir à une grande famille d’amoureux de la montagne.

Nos petits nouveaux figurent au tableau d’honneur dès les cent premiers cols atteints. Les plus « capés » alignent autour de 10.000 cols comme Pierre Brivet et Michel Verhaeghe.

Vélomaxou commence à plafonner avec ses 1179 cols. Je dois me résoudre à lever le pied un jour et ma progression va petit à petit ralentir vu que j’ai ratissé la plupart des cols autour de chez moi.

Rejoindre le Club des Cent Cols

Le Tour 2014 en Alsace

Le diable en personne.

Images préparatoires du Tour de France 2014 lors de son passage à Mulhouse.

Quelque deux cents coureurs cyclistes, des centaines de voitures suiveuses, des camions techniques (service d’ordre, secours, presse…), des bus qui parcourent des milliers de kilomètres le long de la « Grande Boucle », des hélicoptères, des avions, sans compter les 10-12 millions de spectateurs qui se déplacent, en camping-cars ou en voitures, pour admirer la course le long des routes : l’empreinte écologique du tour est énorme et cette célèbre course illustre bien la difficulté à gérer les effets environnementaux d’événements sportifs majeurs. source

Les potins du lundi

Le Tour de France continue de perpétuer chez nos voisins des clichés bien franchouillards

C’est une semaine fantastique qui s’annonce pour les adorateurs de course cycliste alsaciens avec la venue du Tour de France. Mercredi l’étape Saint-Dié-Colmar et Jeudi l’étape Mulhouse-La Planche-des-Belles-Filles.

Je comprends toute cette génération qui suit la Grande Boucle depuis des temps immémoriaux. Pour une fois les footeux seront dépassés à l’applaudimètre. Tous les acteurs économiques seront aux premières loges. Colmar, ville d’arrivée, va consacrer 300.000 euros de ses finances publiques pour accueillir le Tour! Un investissement qui rapporte: le maire dit que la ville retrouvera 15 à 20 fois sa mise avec l’hôtellerie-restauration.

La compétition cycliste est le miroir, l’exemple, de tous ces cyclistes en herbe qui le dimanche matin s’époumonent le long de nos départementales. J’en ai même été modestement un des acteurs dans une catégorie beaucoup moins exposée qu’on appelait « cyclotourisme »…voire « cyclo-sportif » pour les plus aguerris.

Tout cela pour moi est du passé. Le cyclotourisme d’antan a vécu et chacun vogue désormais vers un vélo plus solitaire, plus athlétique ou plus bucolique selon ses goûts.

C’est dire que le champ des pratiques a enfin réussi à se sortir du dogme de « la tête dans le guidon » et du « 52×14 ».

Enfin le spectre du vélo s’est élargi à la ville. Les cyclistes urbains pour qui le vélo est avant tout un instrument quotidien de déplacement vont se tenir à l’écart de cette envahissante caravane publicitaire suivie d’athlètes bodybuildés bariolés dans laquelle peu se reconnaissent.

Laissons passer le Tour et faisons notre vélo comme on l’aime.

Cette nouvelle adoration pour la Petite Reine en ville reste en tous cas marginale. La maire de Paris, Anne Hidalgo, en fait pourtant son cheval de bataille pour les prochaines échéances. « Nous sommes passés entre 2015 et 2019 de la 17e à la 8e place, derrière Copenhague, Amsterdam et Utrecht, dans le baromètre mondial des villes les plus favorables au vélo » (Le Point.fr du 7 juillet) …et pourtant nombreux sont ceux à lui reprocher d’avoir fait de Paris un vaste chantier où tout est bloqué. Il faut se méfier des déclarations hâtives à la veille des élections. Paris à la 8eme place mondiale: mon œil!

Amsterdam est à 40% de part modale pour le vélo et Paris…3%! (FUB) Faire un bond de 34% sur la part modale de Paris comme s’en enorgueillit Anne Hidalgo revient à passer Paris à 4% soit 10 fois moins qu’Amsterdam.

Les cyclistes mulhousiens du CADRes savent combien il est difficile de modifier les habitudes des automobilistes. Les restrictions nouvelles liées à la pollution vont peut-être enfin changer la donne.

Décroissance

le feu est passé au vert et notre homme, le mollet saillant, s’échappait déjà en quatrième vitesse en direction de Leimbach.

Je suis au feu rouge de l’Intermarché sur mon VTT.

L’autre confrère routier arrive au feu presque irrité de devoir marquer le pas. Salut amical. Je sens qu’il est pressé d’en découdre avec lui-même.

moi: ça y est, c’est parti pour un grand tour de Rammersmatt?…

lui: oui, Rammersmatt, Bourbach, Hundsruck, Vieil Armand, Amic, Grand Ballon, Markstein! Je pense éviter l’orage.

Heureusement, je n’ai pas entendu la suite des son périple dominical qui m’aurait gâché la matinée car le feu est passé au vert et notre homme, le mollet saillant, s’échappait déjà en quatrième vitesse en direction de Leimbach.

Je ne sais pas comment ces cyclistes, celui-là dans la force de l’âge, vont aborder fatalement un jour leur décroissance d’exploits.

Moi, j’ai déjà commencé à rouler en mode sauvegarde…pour ne pas dire secours. Ma décroissance est lente et je la commence tôt.

Le glyphosate a la vie dure

7500 tonnes de glyphosate en 2017

C’est le quotidien en ligne Médiapart qui publie la carte de France des pesticides 2017. Édifiant! L’Alsace n’est pas la plus mal lotie. Des communes de la Marne battent des records dans l’emploi des produits phytosanitaires…

Des communes rattachées au code postal 51320 spécialisées dans les céréales sont capables en 2017 d’utiliser près de 145 tonnes de pesticides! Coole, on y passe lorsqu’on se dirige sur Paris en prenant la Nationale 4 entre Vitry et Sézanne

Au chapitre des joyeusetés utilisées par nos amis agriculteurs, le glyphosate figure en tête avec 7500T achetées en 2017.

Achetées ne veut pas dire utilisées.Il semble que la profession fasse des stocks en prévision de l’interdiction.

Du coté de Orschwihr (vignobles essentiellement), on consommait près de 13 tonnes de pesticides en 2017

Voici les cinq matières dangereuses utilisées de façon croissante par l’agriculture dans le Haut-Rhin…………….

  1. Glyphosate:  38 tonnes en 2009/60 tonnes en 2016 (herbicide cancérogène probable)
  2. Metam-Sodium: 0.15t en 2009/0.42t en 2016 (herbicide interdit UE, dérogatoire en France)
  3. S-métolachlore: 41/59t (herbicide, cancérogène possible)
  4. Chlorothalonil: 1.8/5.2t (fongicide dangereux)
  5. dimethenamide: 8/14t (herbicide, cancérogène possible)